Port du masque en entreprise, immigration... le "8h30 franceinfo" de Laurent Jacobelli
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:24OuverteRéponse directe
Nouveau dispositif sanitaire en entreprise : les entreprises sont-elles les mauvais élèves du déconfinement ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Que doit dire, selon vous, la ministre du Travail sur le port du masque en entreprise ?
- 2:14OuverteRéponse directe
Le masque doit-il être obligatoire dans toutes les entreprises ou au cas par cas ?
- 2:39RelanceRéponse partielle
Uniforme et adaptable, on ne comprend pas trop.
- 3:19OuverteRéponse directe
L'action locale, ça ne vous satisfait pas ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Pour les masques en entreprise, obligatoire, c'est aux entreprises d'en assumer le coût ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« Non, il n'y a pas de mauvais élèves. »
- 0:48Invité politiqueFait
« Oui, mais la première responsabilité, c'est le gouvernement. »
- 1:03Invité politiqueFait
« On apprend finalement, en écoutant les informations, qu'aujourd'hui, on peut travailler en open space, c'est-à-dire dans un espace clos, mais en présence de nombreuses personnes, sans le port du masque. »
- 1:31Invité politiqueFait
« Il y a un manque de réactivité totale. »
- 1:52Invité politiqueFait
« Et j'ai peur qu'on soit prêt quand le coronavirus sera parti. »
- 3:11Invité politiqueFait
« parce qu'il a peur demain d'être attaqué en justice »
- 3:41Invité politiqueFait
« Et ça pose la question de la gratuité des masques. »
- 3:56Invité politiqueFait
« Il faut que ces masques soient gratuits pour la population française. »
- 4:24Invité politiqueFait
« Le Rassemblement National offre des masques à l'entrée aux collaborateurs, ainsi que du gel hydroalcoolique, mais c'est la moindre des choses. »
- 5:28Invité politiqueChiffre
« Donc, une jauge à 50 ou 40% de la salle. »
- 5:36Invité politiqueChiffre
« Oui, je crois qu'on est entre 300 et 500, effectivement, sur une salle de 1000. »
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« qu'effectivement il y a un lien entre immigration et demandes d'asile et insécurité »
- 10:13Invité politiqueFait
« ou il y a un lien entre immigration incontrôlée et ensauvagement »
- 10:33Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, en Italie, le nombre de migrants qui arrivent sur le sol italien, il a également augmenté de 150%. »
- 10:39Invité politiqueChiffre
« Je rappelle que M. Salvini, notre allié, les avait fait baisser, lui, de 80%. »
- 12:32Invité politiqueChiffre
« Les chiffres, c'est 453 000 en 2019, autorisation d'aide sur le territoire, que ce soit en permis de séjour, que ce soit en prise en compte de la demande de droit d'asile. »
- 12:42Invité politiqueFait
« C'est un record historique. »
- 12:43Invité politiqueChiffre
« Le nombre de demandes de droit d'asile est à 173 000. »
- 12:46Invité politiqueChiffre
« 80% de refus ? »
- 12:53Invité politiqueChiffre
« Seulement 10% des expulsions du territoire demandées sont réalisées. »
- 13:00Invité politiqueFait
« Ce qui veut dire que n'importe qui sur la planète, à partir du moment où il met le pied en France, touchera des aides, et est pratiquement garanti de ne plus en partir. »
- 15:28Invité politiqueFait
« il n'y a toujours pas la proportionnelle en France »
- 15:33Invité politiqueFait
« C'était une promesse, une des nombreuses, qu'Emmanuel Macron n'aura pas tenue. »
- 16:25Invité politiqueChiffre
« nous n'avons que 6 députés et 1 sénateur. »
- 16:10Invité politiqueChiffre
« on fait pratiquement toujours plus de 5% »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli70 %
- Invité15 %
- Présentateur7 %
- Invité 27 %
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Bienvenue et bonjour à tous dans le 8h30 France Info, à la radio, à la télé, sur le canal 27 de la TNT. Notre invité ce matin, Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National. Bonjour. Bonjour. Pour vous interroger à mes côtés, comme chaque matin, et c'est un plaisir, Naïla Latrousse. Bonjour Naïla.
Bonjour Julien et bonjour Laurent Jacobelli. Nouvelle règle en entreprise, nouveau dispositif sanitaire présenté ce matin aux partenaires sociaux, ce sera au ministère du Travail. Les entreprises sont-elles les mauvais élèves du déconfinement ?
Non, il n'y a pas de mauvais élèves. On entend souvent le gouvernement dire que c'est la faute de l'école, c'est la faute des entreprises, c'est la faute des jeunes. Hier, c'était la faute des pharmaciens. Non, il faut arrêter.
Emmanuel Macron parle de la responsabilité de chacun pour protéger tout le monde.
Oui, mais la première responsabilité, c'est le gouvernement. C'est à lui aujourd'hui de protéger, c'est à lui de donner des directives claires et c'est à lui de montrer la voie. On est aujourd'hui fin août. La rentrée des entreprises, c'est cette semaine et la semaine prochaine. Et on s'aperçoit que rien n'est prêt, qu'on est en train d'y maniginer le protocole. Moi, je suis quand même très surpris parce qu'on apprend finalement, en écoutant les informations, qu'aujourd'hui, on peut travailler en open space, c'est-à-dire dans un espace clos, mais en présence de nombreuses personnes, sans le port du masque. Or, si j'ai bien compris, il y a consensus médical.
Quand il y a plusieurs personnes dans une pièce, il faut un masque.
Mais c'est le protocole sanitaire qui avait été allégé avec la question des 4 mètres carrés, de la distance sociale.
Mais on ne sait aujourd'hui toujours pas à quelle sauce on va être mangé. Je pense que le gouvernement doit être plus clair, probablement plus...
Il y a un manque de réactivité ?
Il y a un manque de réactivité totale. On nous avait dit, on va vous mettre M. Déconfinement, qui est un cadeau, on va vous mettre ce monsieur-là, M. Castex, en Premier ministre. Eh bien, on voit que le superman du déconfinement n'a pas bien prévu la rentrée scolaire, n'a pas prévu tous les scénarios pour les entreprises. Et on se retrouve fin août, comme on était à peu près début février. On accumule un retard terrible. Et j'ai peur qu'on soit prêt quand le coronavirus sera parti. Donc maintenant, il faut des mesures claires, qu'on arrête. Pareil pour le port du masque dans la rue. Du côté impaire, on peut. Du côté père, on ne peut pas.
Il faut maintenant que le gouvernement prenne ses responsabilités.
Alors, que doit dire, selon vous, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, partenaire sociaux ? Le masque doit-il être obligatoire dans toutes les entreprises ? Ou alors, est-ce que ça se gère au cas par cas ?
Écoutez, la logique du cas par cas, elle fait qu'aujourd'hui, deux individus qui sont dans une situation comparable ne se voient pas appliquer la même règle. C'est vrai pour les spectacles, c'est vrai pour les transports en commun, c'est vrai pour beaucoup de choses. Je pense que le rôle du gouvernement, c'est d'assurer l'égalité de tous, c'est-à-dire l'égalité de toutes les entreprises et l'égalité de tous les salariés.
Pour réclamer des mesures uniformes.
Mais bien sûr, uniforme sur toute la France et adaptable. Uniforme, ça ne veut pas dire qu'on arrive avec des normes qui ne sont pas transposables. Mais il faut des règles très claires.
Et adaptable ? Parce que du coup, uniforme et adaptable, on ne comprend pas trop.
Bien sûr, adaptable, ça veut dire que, par exemple, quand vous dites, il faut que quand il y a un espace clos avec plusieurs personnes, on mette un masque, et bien, c'est très clair. Ça veut dire que dans un open space, on met un masque et dans un bureau individuel, on n'en met pas. Mais il faut maintenant des règles claires. Cette logique de la défausse, c'est au préfet et au maire de décider pour les espaces publics, c'est au chef d'entreprise de décider. On voit bien pourquoi c'est fait.
C'est que le gouvernement a peur de prendre ses responsabilités, parce qu'il a peur demain d'être attaqué en justice, parce qu'il se rend compte que depuis le péché originel du mensonge sur les masques, depuis que...
L'action locale, ça ne vous satisfait pas ?
Non. Non, ça ne me satisfait pas, parce que je ne pense pas que les maires aient toutes les données pour décider. Je ne pense pas que les chefs d'entreprise aient toutes les données, et puis, ce n'est pas leur boulot. C'est le boulot du gouvernement. Ça fait partie du régalien.
Pour les masques, en entreprise, obligatoire, c'est aux entreprises, justement, d'en assumer le coup. C'est aux entreprises de payer des masques aux salariés ?
Oui, en tout cas, ce n'est pas aux salariés de le faire. Et ça pose la question de la gratuité des masques. Vous savez, le gouvernement a pris la décision plutôt sage de répandre l'utilisation du masque dans les lieux confinés, mais aussi maintenant dans un certain nombre de lieux publics, même s'il faut éclaircir la doctrine. Il faut que ces masques soient gratuits pour la population française. On ne peut pas avoir une discrimination sanitaire entre les foyers qui peuvent se payer des masques et qui, donc, peuvent être protégés, et ceux qui ne peuvent pas. Donc, il y a là aussi, avec les chefs d'entreprise, avec les groupements d'entreprise, des mesures à décider.
Pourquoi pas d'aider les PME, les TPE qui vont avoir des problèmes de trésorerie sur l'achat des masques ? Mais une fois encore, il ne faut pas mettre la santé au second plan.
Et le Rassemblement National offre des masques à ses collaborateurs ?
Oui, oui, oui, tout à fait. Le Rassemblement National offre des masques à l'entrée aux collaborateurs, ainsi que du gel hydroalcoolique, mais c'est la moindre des choses. Bien sûr, beaucoup de chefs d'entreprise, beaucoup d'associations ont pris les devants. Ils n'ont pas attendu le gouvernement pour prendre des mesures. Et d'ailleurs, on se rend compte dans cette crise que les Français se sont débrouillés sans l'État. Au début, l'hôpital s'est débrouillé sans l'État. Les infirmières se sont débrouillées sans l'État. La police, au niveau des masques, s'est débrouillée sans l'État. Des maires se sont débrouillées sans l'État. Des régions aussi. C'est quand même dommage.
C'est quand même dommage qu'aujourd'hui, les Français doivent travailler malgré l'État, sans l'aide de l'État, dans une crise aussi grave.
Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national. Pas un jour sans événements annulés, foires agricoles, tournois sportifs. Mais les partis politiques maintiennent leurs universités d'été, dont le Rassemblement national, Fréjus, le 5 septembre. Quelle sera la jauge ? Combien de personnes y aura-t-il ? Et quel sera le protocole sanitaire ?
Alors, on s'adapte. Pour une fois, le grand discours de Marine Le Pen, qui aura lieu le dimanche 6, se fera sur une salle qui ne sera pas en libre accès. Ce sera sur préinscription avec, effectivement, tous les sièges qui ne seront pas occupés. Donc, une jauge à 50 ou 40% de la salle. Donc, c'est tout à fait particulier. On s'adapte.
Ça veut dire 200 personnes, 100 personnes, 300 ? Quel est l'ordre de grandeur ?
Oui, je crois qu'on est entre 300 et 500, effectivement, sur une salle de 1000. Je ne voudrais pas dire de bêtises, mais c'est à peu près l'ordre d'idée. C'est à Fréjus, c'est notre tradition maintenant, mais on va utiliser tous les moyens à notre disposition.
Il y aura un sens unique, comme par exemple chez les Insoumis, sens unique de circulation, gel hydroalcoolique partout ?
Il y aura tout. Il y aura masque, il y aura circulation contrôlée, il y aura gel hydroalcoolique.
Pas de bain de foule ?
Pas de bain de foule, mais on utilisera les réseaux sociaux, bien évidemment, pour partager le plus possible notre parole. Parce qu'elle est importante, cette parole. Nous sommes le premier parti d'opposition et on se rend compte qu'aujourd'hui, il y a un besoin d'État. Il y a un besoin d'État en matière de sécurité sanitaire, de sécurité tout court, d'économie, de culture, de contrôle de l'immigration. Et qu'aujourd'hui, l'équipe en place ne joue pas le jeu. On a gagné sur le combat des idées. On voit bien qu'on reprend nos termes. M. Darman, un certain nombre de ministres, reprennent nos mots. Malheureusement pas les actions qu'on préconise.
Donc il y a un besoin de rassemblement national, il y a un besoin d'opposition. Donc on jouera notre rôle.
Dernière question, Fréjus, depuis ce week-end, impose aussi le masque en extérieur en certains endroits. Les territoires ont-ils les moyens de faire respecter cette obligation du port de masque en extérieur ?
C'est compliqué. C'est compliqué parce qu'on voit bien aujourd'hui qu'il y a un problème d'autorité sur des problèmes graves, de violence, de deal, etc. Donc évidemment, les moyens policiers sont plus ténus. Même si dans le cas particulier de Fréjus, on a une police municipale dont tout le monde se plaît à dire et reconnaît l'extrême efficacité et la très bonne organisation, comme d'ailleurs dans la plupart des villes rassemblement national. Mais moi, vous savez, je suis des bouches du Rhône.
Et je suis très étonné de voir qu'on peut aujourd'hui débloquer 130 personnels de force de l'ordre pour contrôler le port du masque sur le vieux port, alors que depuis des années, nous, on réclame un supplément d'effectifs de police pour rétablir l'ordre dans des cités où malheureusement, ce sont les dealers ou les responsables communautaires qui font la loi. Donc on voit parfois d'étranges priorités du gouvernement.
Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national, est l'invité de France Info ce matin. On vous retrouve juste après le Fil Info. Il est 8h40. On retrouve Mourine Suignard.
Une soirée spéciale sur France Info ce soir. Dès 20h pour suivre la demi-finale de la Ligue des champions. Le PSG affronte les Allemands de Leipzig. Le duo Neymar-Mbappé attendu pour tenter de décrocher une place en finale. Gardons-nous des mesures générales trop coercitives. L'appel de Patrick Martin sur France Info ce matin. Le président délégué du MEDEF, le syndicat patronal qui demande du cas par cas pour lutter contre le coronavirus. Les partenaires sociaux qui ont rendez-vous à partir de 10h par visioconférence avec la ministre du Travail. Elles présentent le protocole sanitaire qui sera en vigueur dans les entreprises à la rentrée.
La chaîne de magasins Mark & Spencer va supprimer 7000 emplois. Le groupe britannique qui emploie au total 80 000 personnes dans le monde. La direction affirme que l'entreprise est confrontée à une baisse de la fréquentation de ses magasins à cause du Covid-19. Elle compte sur des départs volontaires ou des retraites anticipées. Les tarifs des cartes de réduction divisées par deux à la SNCF. Une offre promotionnelle jusqu'à début septembre pour la carte jeune, week-end, famille et seniors. La compagnie ferroviaire tente d'attirer les voyageurs après une très forte baisse de la fréquentation des trains. Là aussi liée à la crise du Covid-19.
Le 830 France Info, Julien Langlais, Néhila Latrousse. Avec ce matin Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National.
Cette question, Julien, qui a dit « Aucune communauté sur le sol de la République ne fait sa loi ? » C'est Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, lundi à Saint-Dizier en Haute-Marne. Aucune communauté sur le sol de la République ne fait sa loi. Et que c'est la police de la République, la gendarmerie, c'est bien sûr les forces légitimes d'intervention des forces de l'ordre qui font la loi dans notre pays.
Gérald Darmanin, après une opération de police qui s'est soldée par l'arrestation de 16 personnes, le ministre qui a aussi demandé à son administration de regarder, et je cite Laurent Jacobelli, « Avec un œil différent, les demandes de droits d'asile qui concerneraient les personnes interpellées. » Il fait le job Gérald Darmanin.
En tout cas, il parle bien. Il parle comme nous parlons depuis des décennies. Si les mots étaient magiques, je serais satisfait. Malheureusement, vous savez, les mots ne sont pas magiques. Il y a les actes derrière. Et M. Darmanin, même s'il fait le même constat que nous, qu'effectivement il y a un lien entre immigration et demandes d'asile et insécurité, ou il y a un lien entre immigration incontrôlée et ensauvagement, c'est bien déjà. Il a passé une étape. Maintenant, il va falloir qu'il passe l'étape des actes. Or, ce même...
Vous l'attendez à la rentrée, par exemple, sur la loi contre le séparatisme ?
Mais je l'attends là-dessus. Moi, je l'attends aussi sur le fait qu'il contrôle à nouveau nos frontières. Parce que sinon, il n'y a pas de cohérence dans ce qu'il dit. Aujourd'hui, en Italie, le nombre de migrants qui arrivent sur le sol italien, il a également augmenté de 150%. Je rappelle que M. Salvini, notre allié, les avait fait baisser, lui, de 80%. Une fois que les gens sont en Italie, comme il n'y a plus de frontières entre l'Italie et la France, ils peuvent librement arriver en France.
Une brigade commune a été annoncée durant l'été, entre la France et l'Italie ?
Beaucoup d'annonces, mais il n'y a toujours pas de contrôle de frontières. Et sans contrôle de frontières, ça veut dire qu'on va continuer à accueillir sur notre sol des gens qui vont vouloir venir, notamment pour bénéficier de prestations sociales. Si M. Darmanin est logique avec lui-même, alors qu'il arrête, qu'il arrête avec le système de l'aide gratuite automatique pour les migrants clandestins, qu'il arrête avec le logement de tous ceux qui arrivent en France, qu'il arrête avec toutes ces aides qui coûtent des dizaines de milliards aux Français, qui détournent l'esprit de l'aide sociale des Français, mais qui encouragent une immigration d'opportunité, un détournement du droit d'asile.
Pour l'instant, le top 3 des nationalités pour les demandes d'asile, Afghanistan, Bangladesh, Géorgie. Ce sont ces communautés-là qui rendent impossible l'assimilation, qui profitent des aides sociales.
Je ne vais pas stigmatiser une communauté en particulier, je ne tomberai pas dans ce piège. Je vous dirais simplement que, oui, bien sûr, l'immigration aujourd'hui n'est plus une immigration d'adhésion à la culture française, n'est plus une immigration d'adhésion aux valeurs de notre République, c'est une immigration d'opportunité. A partir de là, l'assimilation, elle est impossible, parce qu'ils sont trop nombreux et parce qu'ils ne souhaitent pas s'assimiler, et que donc cela crée des problèmes de séparatisme, de communautarisme, de délinquance et d'ensauvagement.
Il faut le dire avec franchise et honnêteté, je le dis comme le dit le ministre de l'Intérieur, la différence c'est que nous, en 2022, quand nous arriverons au pouvoir, nous prendrons l'ensemble des mesures nécessaires pour régler la situation.
Les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur datent de juin 2020, et le gouvernement se targue, par exemple, d'accorder moins de titres de séjour pour motifs familiaux en 2019, d'augmenter les mesures d'éloignement, plus 20% en un an, ce n'est pas assez rapide ? Ça va dans le sens de ce que vous réclamez, plus 20,6% de mesures d'éloignement exécutées ?
Vous savez, je me méfie des mots et je regarde les actes, et moi je vois les chiffres. Les chiffres, c'est 453 000 en 2019, autorisation d'aide sur le territoire, que ce soit en permis de séjour, que ce soit en prise en compte de la demande de droit d'asile. C'est un record historique. Le nombre de demandes de droit d'asile est à 173 000. 80% de refus ? 80% de refus, vous l'avez dit, mais quand on met le pied en France, on n'en part pas. Seulement 10% des expulsions du territoire demandées sont réalisées. Ce qui veut dire que n'importe qui sur la planète, à partir du moment où il met le pied en France, touchera des aides, et est pratiquement garanti de ne plus en partir.
Il y a en France des bidonvilles, à Paris et à Marseille, de gens dont on ne sait plus quoi faire parce qu'on n'ose pas les renvoyer. Donc, il y a un moment, il faut appliquer la loi. La loi, elle est très claire. Quand on n'a pas le droit d'être sur le territoire français, on en part.
Et ce sera ça la thématique de votre rentrée politique, Laurent Jacobelli, alors que les régionales sont dans 7 mois maintenant ?
Alors, vous savez, notre programme, il englobe tous les aspects de la vie de la nation. Nous voulons aujourd'hui, très clairement, que Marine Le Pen soit présidente de la République et nous voulons gouverner ce pays. Donc, on ne va pas parler que d'immigration, mais bien sûr, on va en parler, on va parler de sécurité, on va parler d'économie aussi, parce qu'il faut revoir tout notre modèle économique. Il faut maintenant prendre en compte le fait que sans souveraineté, un État ne s'en sort pas. Et ça, la crise nous l'a appris. Il va falloir revoir nos relations internationales. Et c'est sur tous ces domaines que nous allons travailler.
Et nous allons préparer, évidemment, les départementales et les régionales, parce que dans les exécutifs régionaux où nous sommes, nous voyons que nous avons un rôle à jouer. Nous voyons que notre parti et nos groupes servent d'aiguillon. Alors, on va aller plus loin maintenant, on va prendre des régions.
Oui, vous êtes dans l'opposition. Quels sont les objectifs du Rassemblement national pour ces régionales ? Vous-même, d'ailleurs, serez-vous candidat ?
Écoutez, je l'espère. Ce n'est pas moi qui décide. C'est la Commission nationale d'investiture. Mais il est probable que je serai candidat sur la liste des Bouches-du-Rhône. Mais nous, aujourd'hui, notre objectif, il est clair, c'est de gagner. Nous sommes un parti d'opposition aujourd'hui, mais nous avons vocation à diriger des exécutifs. Parce que nous en sommes capables, parce que nous sommes prêts, parce que nous avons les équipes. Et parce que, surtout, notre programme aujourd'hui est largement accepté par les Français. Dans tous les domaines, je le répète, il y a aujourd'hui des ministres qui nous critiquent, mais qui emploient les mêmes termes.
Vous avez perdu des élus municipaux, quand même.
Non, écoutez... Par rapport aux précédentes, en nombre d'élus, vous avez... Oui, on a un peu moins de conseillers municipaux. Vous pourriez voir le verre à moitié plein. Ce serait pas mal. Vous pourriez dire, par exemple, qu'un des meilleurs scores nationaux, c'est Steve Briouat, et d'un moment, avec 74% élus au premier tour, comme la plupart de nos maires. Vous pourriez dire qu'on a augmenté le nombre de villes dans lesquelles nous sommes présents. Vous pourriez dire que Louis Alliot a brillamment gagné Perpignan. Vous voyez, tout est question de point de vue. Moi, j'aurais plutôt tendance à dire qu'on a bien réussi ces municipales.
Le Rassemblement National aura les moyens de mener cette campagne régionale ?
Vous savez, autant on a un État qui a du mal avec l'opposition, puisqu'il n'y a toujours pas la proportionnelle en France, il n'y a toujours pas la banque de la démocratie. Vous savez, c'est une banque qui devait prêter aux partis politiques pour les aider à faire campagne. C'était une promesse, une des nombreuses, qu'Emmanuel Macron n'aura pas tenue. 2017, qui avait été abandonnée en 2017.
Alors aujourd'hui, au Rassemblement National, c'est vrai qu'on a du mal à avoir des prêts, c'est vrai qu'on a du mal à avoir des banques, mais on a des militants, des adhérents, qui sont formidables et qui, à chaque fois, répondent présents, nous prêtent de l'argent ou nous donnent de l'argent pour faire campagne.
Il y a un grand emprunt national, justement. Bien sûr. Est-ce qu'on sait à quelle hauteur le parti est endetté aujourd'hui ?
Écoutez, je n'ai pas assez donné. Très sincèrement, je sais juste que nous sommes capables de rembourser notre dette et que des calendriers d'échelonnement ont été négociés et que donc nous sommes un parti de parole et nous rembourserons notre dette. Et évidemment, tous ceux qui veulent participer à l'emprunt qui est à un taux de 5%, qui est aujourd'hui exceptionnel, peuvent le faire. Vous savez, le Rassemblement National, on a une chance formidable, c'est qu'on fait pratiquement toujours plus de 5% et que donc on est toujours remboursé. Ce qui rend incroyable le fait que des banques refusent de nous prêter.
Écoutez, on est dans une démocratie tronquée, on le sait, puisque avec 11 millions d'électeurs à la présidentielle, aujourd'hui, pour Marine Le Pen, nous n'avons que 6 députés et 1 sénateur. Mais on joue le jeu, on travaille, on avance.
Il y a une réforme du mode du scrutin qui sera sans le prêtre par le modem à la rentrée. Mais juste pour revenir sur la situation financière, plan social ou pas à la rentrée, on entend aussi, on lit beaucoup de choses à ce sujet.
Écoutez, personnellement, je n'en ai pas entendu parler, non. Je ne peux pas vous dire plus que ça.
Le déménagement ?
Ça, j'en ai entendu parler, mais pas seulement pour des raisons financières, je crois que ça compte, mais pour des raisons de practicité aussi et de commodité.
Vous y êtes favorable ? Il faut quitter Nanterre ?
Oui, à titre personnel, je pense qu'il faut qu'on se rapproche notamment de l'Assemblée Nationale. Merci beaucoup Laurent Jacobelli,
porte-parole du Rassemblement National, était l'invité de France Info ce matin à la radio et à la télé. Merci à vous Nayla Latrousse.
Laurent Jacobelli