« Le rétablissement des finances publiques est dans l’intérêt supérieur de la nation »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
je suis très heureux de vous retrouver pour la présentation de ce programme de stabilité qui définit notre stratégie de rétablissement des finances publiques jusqu'en 2027 je voudrais tout de suite combattre ce procès en insincérité qui nous est fait il est à la fois faux injuste et déplacé car depuis 7 ans que je suis ministre des Finances à l'exception de la période de crise du covid nos prévisions en matière de déficit et nos prévisions matière de croissance ont été respecté avec des écarts qui sont des écarts classiques mais la plupart du temps respecté voire même en matière de croissance au-delà de ce qui avait été prévu par le gouvernement est-ce qu'il vous viendra à l'idée monsieur le sénateur de faire un proc encérité à toutes les Institutes de conjoncture qui avaient prévu la récession 2023 alors que nous avions annoncé une croissance à 1 et que nous avons fait 09 est-ce qu'il viendra l'idée de faire un procè en insincérité à tous ceux qui depuis des semaines et des semaines nous expliquent qu'au premier trimestre 2024 nous ferons 0 % de croissance que la croissance est au ralenti que l'économie française ne tourne pas et que tout va mal le gouvernement avait prévu une croissance positive en 2024 l'INC vient de confirmer que nous ferions 0,2 aller faire des procès en d'inincérité à ceux qui se sont trompés pas au gouvernement qui a respecté ces prévision de croissance en 2023 et qui vient de confirmer avec Cees résultats que l'économie française est solide et se porte bien assez avec le défétisme assez avec cette manière systématique de peindre en noir la situation de l'économie française et des salariés et des industries et de tous ceux qui travaillent je reconnais bien volontiers monsieur le sénateur qu'il y a eu un accident qui n'est pas acceptable sur les recettes en 2023 qui ne doit pas se renouveler mais ne confondons pas un accident avec la situation globale de l'économie française qui est solide qui résiste qui a fait je le rappelle de depuis 2017 des meilleures performances que tous les grands États européens Grande-Bretagne Italie Allemagne est-ce qu'il vudrait pas mieux avoir un état d'esprit volontariste qu'un état d'esprit défétiste est-ce qu'il vudrait pas mieux saluer le travail qui a été fait par les salariés par nos industriels par nos chefs d'entreprise par nos patrons de PME plutôt que de systématiquement les accabler de reproches et de critique je reviens une seconde sur la chronologie de ces 7 années de finances publiques qui font une chronologie en TR temps un premier temps qui a été marqué par le rétablissement des finances publiques le retour sous les 3 % de déficit avec des mesures courageuses pas évidentes à défendre notamment la suppression des emplois etd d'autres mesures que nous avons adopté pour revenir sous les 3 % de déficit public nous étions bien seuls à prendre à défendre et adopter ces mesures le deuxième temps j'y reviendrai longuement c'est un temps de crise de crise économique comme la France et les grands pays développés ne n' avait pas connu depuis 1929 depuis 1929 à l'exception des périodes de guerre il n'était jamais arrivé que la richesse nationale s'effondre comme pendant la période du covid il a fallu protéger protéger massivement protéger efficacement et si c'était à refaire je referais exactement la même chose nous avons ensuite connu une période d'inflation que nous n'avions pas connu depuis les années 70 nous avons maîtrisé en 2 ans une inflation qu'il avait fallu 10 ans à maîtriser dans les années 70 et nous avons protéger massivement les Français sur leur facture de gaz et d'électricité si c'était à refaire je referais exactement la même chose maintenant nous rentrons dans le trisème temps qui est le temps le plus difficile puisqu'il faut maintenant rétablir les finances publiques revenir sur le chemin du réétablissement des finances publiques et j'ai parfaitement conscience qu'en France dès que vous avez décider des mesures exceptionnelles elles ont tendance à devenir des mesures ordinaires qu'on vous explique que la prise en charge des factures d'électricité des facture de gaz pendant la crise dans le fond c'est pas des mesures de crise ça doit devenir des mesures ordinaires habituelles non ce serait irresponsable car si nous voulons que demain l'état puisse continuer à protéger en cas de crise il faut retirer les dispositifs exceptionnels relancer la croissance et réduire les dépenses publiques là où elle ne donne pas les résultats attendu pendant cette période de crise celle du covid en particulier nous avons fait le choix avec la majorité de protéger je le disais massivement et efficacement je pense que nous pouvons tous en être collectivement fi et d'ailleurs pour tout vous dire vous me poussiez plutôt à la roue à l'époque en me demandant toujours plus de dépenses supplémentaires en me disant que je ne faisais pas assez pour les restaurateurs pour les hôteliers pour les boîtes de nuit pour je ne sais trop quelle activité j'ai résisté à certaines demandes et nous avons apporté des aides qui étaient indispensables enfin replongeons-nous dans le contexte à l'époque Air France était menacée de faillite qu'est-ce qu'il fallait faire abandonner à France ou apporter les 7 milliards d'euros de prêt que nous avons apporté je suis fier d'avoir apporté 7 milliards d'euros de prêt à Air France pour que l'entreprise se redresse et obtienne les résultats qu'elle a obtenu aujourd'hui Renault était menacé de disparition nous avons apporté un prêt garanti par l'état de 5 milliards d'euros qui ont sauvé Renault qui permis de redémarrer sur des bases scines avec des ouvriers des ingénieurs des techniciens qui font un travail exceptionnel et qui font que ce fleuron l'industrie automobile aujourd'hui se porte bien qu'est-ce qu'il aurait fallu faire laisser tomber Renault nous avons soutenu des PME soutenu des TPE soutenu la filè aéronautique soutenu le secteur de l'hôtellerie des cafés de la restauration de l'événemen cel nous avons mis en place des mesures qui n'avaient jamais vu le jour en France notamment la prise en charge massive de l'activité partielle mais il vaut mieux que l'État finance l'activité partielle et qu'on ne perde pas les compétences plutôt que de laisser tomber des salariés et des compétences au risque de voir disparaître dépend entier de notre industrie et de notre économie les résultats sont là la France n'a pas connu de récession la France a amorti le choc inflationniste la France a été la première à retrouver son niveau d'activité d'avant-crise alors je le redis maintenant que ces crises ont été maîtrisées maintenant que le covid et l'inflation sont derrière nous comme je m étais engagé de doner chiffre d'inflation 2,2 % montre que l'inflation est maîtrisé et est derrière nous et bien il faut revenir sur le chemin du rétablissement des finances publiques comme nous l'avions fait en 2017 2018 et 2019 c'est donc l'objet de ce programme de stabilité qui est ambitieux puisquil doit nous amener à faire en 3 ans ce que nous aurions dû faire en 4 revenir sous les 3 % de déficit public en 2027 plus nous serons nombreux à soutenir cet objectif et je dis bien cet objectif sur les moyens on pe en débattre mais plus nous serons nombreux à soutenir cet objectif plus la France gagnera en crédibilité et en puissance et j'ai la conviction très profonde que c'est l'intérêt supérieur de la nation qui dépasse de loin l'clivage politique que d'arriver à tenir cet objectif de retour sous les 3 % de déficit en en 2027 je l'ai fait à l'Assemblée je le fais ici au Sénat je tends la main à toutes les sénatrices et tous les sénateurs qui ont la volonté comme nous de revenir sous les 3 % de déficit public en 2027 et de tenir notre endettement vous avez ici une feuille de route qui est conforme à cet objectif et qui repose sur trois piliers qui sont crédibles et que les chiffres de ce matin viennent à nouveau de renforcer le premier pilier de notre stratégie de rétablissement des finances publiques c'est la croissance et le plein emploi il se trouve que contrairement au prévisionnistes la croissance française a confirmé qu'elle était solide 0,2 points de croissance au premier trimestre 2024 avec une consommation des ménages qui augmente de 0,4 points un investissement des entreprises qui soi-disant aurait dû s'effondrer et qui a augmenté de 0,5 points et des exportation qui soi-disant auraiit dû aussi s'effondrer et qui ont augmenté de 0,5 points je rends hommage à tous les salariés à tous les entrepreneurs à tous les secteurs économiques qui ont permis à l'économie française d'enregistrer ses résultats il faut les consolider et la meilleure façon les consolidés j'y reviendrai c'est de rétablir les finances publiques c'est le premier pilier notre stratégie la croissance le plein emploi le jour où la France sera au plein emploi autour de 5 % une grande partie de ces problèmes de finances publiques sera résolu le deuxème pilier de cette stratégie ce sont les réformes de structure je n'en citerai que deux le le projet de loi sur la simplification qui va être étudié prochainement au Sénat le coût de la complexité administrative il é évalué par vous-même mesdames et messieurs les sénateurs 84 milliards d'euros par an une part très importante de notre richesse nationale qui part en complexité administrative en procédures qui sont trop lourdes en délais qui sont trop longs la simplification c'est de la croissance la simplification c'est de l'activité la simplification c'est de la liberté pour nos PME pour nos TPE pour nos artisans pour nos commerçants pour tous les secteurs économiques qui créent l'activité sur nos territoires la deuxème réforme de structure a été défendue par le Premier ministre encore récemment c'est la réforme de l'assurance chômage car assurance chômage doit être une incitation à retrouver le plus vite possible un emploi c'est l'objectif de cette réforme trisème pilier c'est évidemment la réduction des dépenses il y a des dépenses publiques qui sont efficaces qui donnent les résultats attendus il y en a d'autres qui ne sont pas efficaces qui ne donnent pas les résultats attendus et qui sont financés par le contribuable donc il ne doivent pas être continués à être financés par le contribuable s' ne donne pas les résultats attendus toutes les revues de dépenses publiqu que nous faisons visent à retirer des dépenses qui ne donnent pas les résultats attendus voilà notre stratégie de rétablissement des finances publiques elle est claire elle est simple de la croissance des réformes de structure de la réduction des dépenses là où cela est nécessaire parce que les résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes alors pourquoi est-ce que c'est l'intérêt de la France de rétablir nos finances publiques c'est bien que le sujet est disputé je l'ai vu encore avec le ministre des comptes publiques hier à l'Assemblée nationale certains nous expliquaient que dans le fond la dette on s'en moque le déficit ça n'a pas d'importance après tout laissons filer tout cela et ça n'est pas grave je crois exactement le contraire le rétablissement des finances publiques est dans l'intérêt supérieur de la nation et il est dans l'intérêt supérieur de nos compatriotes d'abord parce que ça nous permet de rompre avec cette manie très française de considérer toute dépens de crise comme une dépense permanente de confondre l'exceptionnel et l'ordinaire dans une fuite en avant de la dépense publique qui est dommageable à nos comptes et dommageable à notre nation je le vois bien lorsque nous rétablissons progressivement la taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité à quel point cela soulève une levée de bouclier mais je rappelle que nous ne sommes toujours pas revenus au niveau d'avant-crise il est pas illégitime de rétablir ce qui existait avant la crise quand la crise est passée c'est tout ce que nous faisons c'est juste et c'est efficace la deuxième raison c'est que cela nous redonne évidemment des marges de manœuvre pour faire face à la fois au risques de crise et aux investissements qui sont indispensables qui ici prendrait le risque de désarmer l'État à un moment où la situation géopolitique comme la situation en matière de pandémie peut se dégrader d'un jour sur l'autre qui certainement pas moi et ma responsabilité elle est de remplir les caisses de la Nation pour faire face à toute autre crise si demain une crise devait survenir la deuxième raison c'est que ça nous redonne des marges de manœuvre pour les investissements indispensables dans la défense dans la sécurité dans la transition climatique en évitant des dépenses qui elles sont moins utiles ou moins nécessaires je le redis le premier des réarmement doit être un réarmement financier enfin et je sais que c'est un objet de débat important mais c'est un beau débat politique contrairement ce que prétendent certains le rétablissement des comptes est bon pour notre croissance et bon pour notre économie alors j'entends dire qu'avec ce programme de stabilité nous serions tombés dans l'austérité que nous pourrions provoquer une récession je crois que c'est tout le contraire d'abord parce que le niveau de dépenses publique restera en France un des plus élevés de tous les pays développés croyez-moi nous avons de la marge avant l'austérité ensuite parce que le rétablissement des finances publiques entraîne deux conséquences positives majeures et que chacun doit bien comprendre la première c'est le retour de la confiance des ménages et des entreprises qui sont donc incité comme on le voit avec les derniers chiffres à consommer et investir quand il voit que les finances publiques sont bien tenues les ménagesp ne plus le taux d'épinre des ménages est à 17 % un des enjeux majeurs de la croissance que dont nous commençons à voir les résultats avec ce chiffre de consommation des Français c'est qu'il puisse se dire demain il n'y aura pas d'augmentation d'impôts et donc je consomme je le redis à cette tribune nous n'augmenterons les impôts ni avant ni après les élections européennes parce que c'est la garantie que en augmentant pas les impôts les Français pourront consommer pourront investir pourront acheter des biens ils sauront qu'ils n'ont pas besoin d'épargner pour des augmentations d'impôts futur parce que les augmentations d'impôts futur il n' est pas question c'est donc un gage de croissance et d'activité enfin des comptes publics bien tenu ça permet d'obtenir une baisse des taux d'intérêt qui allège la charge de la dette et qui soutiendront aussi la consommation et l'investissement lorsque les agences décident de ne pas dégrader la notation de la France ça évite d'avoir des écarts de taux qui s'accroissent entre la France et l'Allemagne ils se sont réduits depuis cette décision parce que notre stratégie de finances publiqu et de croissance est crédible c'est l'intérêt collectif et je pense qu'on peut s'entendre là-dessus même si une fois encore je le redis ma porte est ouverte pour discuter avec le ministre des comptes publiques sur les modalités sur les décision à prendre mais sur le cap à suivre une fois encore je tends la main et je pense que nous avons intérêt à nous rassembler enfin moins de déficit et moins de dette c'est évidemment moins d'argent pour les créanciers de l'État et plus d'argent pour les Fran français il me semble que c'est éminemment souhaitable alors est-ce que cet objectif serait hors de porté j'entends certains voir avec inquiétude ces 2,9 % en 2027 comme un objectif inatteignable je ne pense absolument pas que ce soit inatteignable au contraire c'est juste une affaire de détermination de constance et de méthode d'autres pays l'ont fait la Finlande dans les années 90 la Suède le Danemark l'Irlande le Portugal plus récemment pourquoi ce que tous les autres pays européens ont été CAPA de faire la France au nom de je ne sais quelle mauvaise tradition historique serait incapable de le faire nous le ferons revenir sous les 3 % de déficit en 2027 et je le redis cela suppose la consciance cela suppose la détermination cela suppose de dépasser nos querelles politiques pour ce qui concerne la majorité le ministre des comptes publiques et moi-même nous y sommes prêts [Musique]
Bruno Le Maire