Accord de paix entre les USA et l'Iran - Thierry Breton : "Il y a un grand perdant, c'est Israël"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
la guerre. Qu'est-ce qu'on peut en en espérer à tout de suite. Votre rendez-vous [musique] avec la Mazda 6i 100 % électrique.
BFM première [musique] avec Kino Garde, spécialiste de la garde d'enfants après l'école et la crèche. Qui nous garde ? Garde les enfants détend les parents.
Votre programme avec Corum, des investissements pensés pour vous, même quand on n pas le temps. Cor l'épargne, on s'investit pour votre argent. [musique] Vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
Bonjour Thierry Breton. Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin.
Vous êtes bien sûr ancien commissaire européen, ancien ministre de l'économie et l'arrivée de Donald Trump hier. Donald Trump dont on peut repréciser ici que vous n'êtes toujours pas officiellement autorisé à à fouler le sol américain. On en est où ?
Bah à ce stade, non mais on va voir, ça peut évoluer. On va voir. Voulez dire que peut-être que dans les les 24 heures, vous obtiendrez euh votre visa euh plus sérieusement Thierry Breton, si précisément il vous a été euh refusé, euh c'était le signe déjà sans doute euh d'une difficulté à trouver la meilleure manière d'être à la fois indépendant, autonome, concurrent même avec les États-Unis sans en être les vassaux.
Conférence de presse de Donald Trump cet après-midi, grand dîner à Versailles demain soir. On va parler évidemment du G7, mais d'abord cet accord ou ce préaccord dont on commence à connaître les détails, peu de détails, ça devrait tenir sur un Bristol quasiment. C'est ce que nous disait François Clémenceau tout à l'heure.
Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle cet accord ? La bonne nouvelle, c'est que cette guerre qui n'avait aucun sens puisqu'on voit maintenant que aucun début de guerre n'a été atteint touche à sa fin. En tout cas, il faut vraiment euh l'espérer.
Donc ça euh bien sûr les uns et les autres vont dire euh et on va y revenir très certainement euh finalement c'est pire qu'avant et cetera. La bonne nouvelle c'est qu'on en voit on voit enfin le bout du tunnel et pardon de le dire mais il faut s'en réjouir. D'abord pour les Iraniens parce que c'est quand même le peuple martyre.
Le peuple martyre à qui on a fait croire qu'on viendrait les libérer. Ça a été l'un des éléments de déclencheur de la guerre. On s'en souvient.
J'ai fait allusion évidemment à Donald Trump lorsqu'il a dit après son succès de l'exfiltration, je mets des guillemets, de monsieur Madurau, euh attendez, j'arrive, j'arrive. Et on a vu ce qui s'est passé, des dizaines de milliers de morts. On sait que c'était évidemment la première logique, le changement de régime, on a vu ce qu'il en est.
Euh la deè le deuxième objectif, c'était évidemment l'arrêt de la capacité dont l'Iran est dotée d'être très proche de l'arme nucléaire. On voit ce qu'il en est. Je dis on voit ce qu'il en est parce que maintenant cette interdiction légitime encore une fois je le redis reléguée au Caland.
Bien sûr, on va en discuter, on va se donner 60 jours. Euh mais enfin vous avez pas l'air d'y croire beaucoup à ça. Non parce que derrière il faut évidemment revenir quasiment à ce qui avait été fait avec l'accord du JCPOA, c'est-à-dire la possibilité d'avoir sur le terrain des inspecteurs indépendants et notamment ceux de laa pour aller contrôler. pe pas prendre pour argent compant la parole iranienne.
Non, bien entendu, on le sait, on les connaît bien. Donc voilà, on verra et je le souhaite évidemment, je souhaite évidemment qu'on puisse y arriver mais enfin ça va prendre ça va prendre un temps fou. Et puis surtout à Pauline de Malerbe surtout euh bon on va on va et on l'espère tous arriver à à se cesser le feu qui va durer la fin des hostilités, la réouverture progressive du des trois Normous mais mais il est inconcevable je pense pour toute personne sensée de penser que les États-Unis vont redémarrer une guerre.
Donc ce spectre qui avait quand même fait bouger l'Iran, il est derrière. Donc, on va rentrer dans une phase de discussion de 60 jours, 90 jours, que sais-je, sans avoir ce spectre. Donc on espère tous évidemment qu'on va convaincre les Iraniens d'avoir à tout le moins peut-être à tout le mieux du reste un je dirais un temps dans pendant lequel on dit 20 ans dit 15 ans ils vont s'interdire de procéder à la maison rester au minimum vigilant si je le plus que vigilant avec quand même pardon quelques contradictions dans ce que vous venez de dire Thierry Breton parce que vous commencez par dire il faut malgré tout s'en réjouir y compris pour le peuple iranien est-ce que vraiment on peut se réjouir pour le peuple iranien que l'Iran sorte Non mais alors je ne sais pas renforcer mais au minimum pas affaiblir.
Vous avez raison de le le signaler sans réjouir parce que c'est quand même ils ont été victimes de bombardement. Pardon excusez du peu. Y compris souvient des écoles avec des petit avec des petites filles.
Donc ça a été ça a été quand même épouvantable. On sait qu'aujourd'hui il y a 68 % 68 % vous m'entendez d'inflation depuis le début de l'année en Iran. Donc on sait qu'aujourd'hui l'Iran et donc le peuple iranien ne peut disposer de l'ensemble des matières premières dont il a besoin y compris pour se nourrir à cause du blocus dans le blocus.
Mais lorsque vous dites vous-même, c'est évidemment, je ne parlais pas des bombardements, mais lorsque vous dites vous-même que dans ce début d'accord, en gros, on va donner pendant 60 jours une sorte de coup des franche aux Iraniens puisqu'ils n'ont plus le pistolet sur la tempe d'une menace de reprise de la guerre que tout le monde a compris éloigné désormais. Est-ce que c'est pas Est-ce qu'il y a pas une forme d'abandon quand même du peuple iranien ? Mais c'est alors ça c'est le deuxième point évidemment.
Alors le premier c'était quand même pour l'instant sur le fait que les canons se taisent ta hôpitaux puissent refonctionner, il faut aussi les reconstruire et cetera. Mais le 2è élément et c'est ce que je disais peut-être au préalable donc de nos propos, c'est que le changement de régime qui avait été je dirais la la raison principale de de en tout cas vu américain vu Américain officiellement il est complètement derrière nous et malheureusement et vous avez parfaitement raison de le rappeler malheureusement on a là un régime qui s'est survécu à lui-même qui a résisté qui va du reste revendiquer cette victoire stratégique hein clairement puisqu'il a résist C'est comme ça qu'il le vend évidemment et à sa population mais aussi à l'ensemble des autres pays de la région y compris plus élargi au sein du Brix. Donc voilà donc euh euh David euh qui a résisté contre Goliath.
Et donc évidemment évidemment ça va être ça va être le narratif ça va être le narratif iranien et donc le peuple le peuple iranien et bien on a on a toujours pas réussi à lui rendre sa liberté et il va continuer à vivre sous ce régime. Au-delà des scénarios du récit que chaque parti va en faire lorsque l'on regarde les faits. Est-ce que vous diriez qu'aujourd'hui Donald Trump est un homme puissant ou un homme faible ?
Il va arriver de toute façon en majesté, c'est ce qu'il voulait. Il va arriver là au G7, il est arrivé hier soir au G7. Donc il va se revendiquer de cet accord encore une fois de la fin probable des hostilités qu'il avait lui-même déclenché.
Et donc on va avoir un narratif triomphant. On sait qu'il est très fort pour cela. Donc on va entendre pendant 3 jours le narratif triomphant, l'ensemble des six autres membres, le G7, ils sont 7 donc 6 + 1.
Donc qui avait peur qu'il ne viennent pas parce que évidemment c'est quelque part le temple, le symbole du multilatéralisme. Est-ce que tout le monde vit dans une forme de crainte désormais vis-à-vis de Donald Trump ? Bien entendu.
Bien entendu. Une une sorte de crainte. Je je le mot est peut-être un peu fort mais en tout cas tout le monde a compris que nous étions désormais dans une logique de rapport de force puisque la confiance qui était je dirais l'élément qui nous a permis de rebâtir le monde d'après-gerre a volé en éclat qui l'a fait voler en éclat et donc c'est remplacé aujourd'hui par des rapports de force.
Les États-Unis exercentes les rapports de force pas toujours du reste avec succès. Ben on le voit aujourd'hui en Iran et on a exercé des rapports de force et au fond qu'est-ce qui se passe ? On rouvre le détroit d'ormous mais on va être obligé de payer.
On a quand même aujourd'hui je dirais détruit à peu près 08 à 09 % de la croissance mondiale ce qui crée des répercussions dramatiques dans un certain nombre de pays compris les pays en voie de développement et en particulier l'Afrique. On a nous en Europe une croissance qui était estimée à 1,2 % qui va être au mieux à 08. Donc on paye tout ça et nos ça c'est vraiment le coup de ce qu'il s'est joué au niveau européen au niveau français aussi hein puisque notre croissance a été revue à la cl si on est à 06 07 ce sera quand même le maximum le bout du monde alors qu'on était plutôt à 0 voire 1 % donc évidemment et puis et puis tous ceux qui nous écoutent ce matin bah l'ont payé aussi parce que on a vu quand même les conséquences directes à la pompe.
Donc alors voilà, ça va baisser, ça baissera du reste moins rapidement que on ne le souhaiterait. On va prendre du temps hein maintenant parce qu'il va falloir libérer le détro d'ormous. Ça va prendre un peu de temps.
Les bateaux, ils sont pas là, ils vont pas sortir comme ça du jour au lendemain. Reconstituer les stocks, ça va prendre du temps. Donc, il faut pas s'imaginer que dès la semaine prochaine, on va repasser à à 1,65 le prix du de Breton, vous avez été vous avez été commissaire européen, vous avez été ministre de l'économie française, vous l'avez dit, on va payer à Ormouse.
C'est en tout cas ce qui est en train de se dessiner dans cet accord. Alors, ça s'appellera pas un péage, ça s'appellera un service. Mais enfin globalement, on a quand même l'impression que là-dessus, au moment où on se parle, en tout cas, Donald Trump s'est plutôt couché.
La France dit "On n'acceptera pas ça, mais qu'est-ce qu'on peut faire concrètement ?" Bien, et ce qui va se passer vraisemblablement, alors encore une fois, on va voir parce que vous l'avez rappelé, ça tient sur une page. On n pas encore signé, on va signer maintenant ensuite vendredi, c'est qu'est-ce qu'on va signer à Pauline de Malerbe ?
Ce qu'on appelle en anglais un memorandum of understanding, c'est-à-dire un un accord cadre. Donc, c'est pas encore un accord, hein, c'est un accord cadre. C'est maintenant on va cadrer les discussions, on va dire voilà exactement ce sur quoi il faut s'entendre.
Et on n'a pas cette feuille, on n'a pas cet accordcadre encore, c'est-à-dire les éléments de la négociation parce que évidemment et Donald Trump va pas les donner pendant le G7 parce qu'il veut encore une fois euh garder le flou parce que quand on va rentrer dans le détail évidemment ce sera pas glorieux. Donc on va garder ce flou, on va rentrer évidemment dans ces négociations après le G7, on va voir ce qui se passe vendredi à Genève. On espère tous évidemment pour l'instant on a la version iranienne, on a pas vraiment la version américaine.
J V dit qu'il pourrait éventuellement dans les heures qui viennent commencer à en dévoiler le contenu. Enfin, on sent que c'est encore très flou. Mais bien sûr et pour la raison que j'ai bien indiqué.
Mais derrière derrière on voit bien que ce qui va se passer c'est une recomposition y compris du proche-rient. Et ça c'est vraiment en route. Euh il y a évidemment un je dirais un grand perdant à l'heure où nous parlons.
Alors l'heure où nous parlons, c'est évidemment Israël euh Israël et on voit du reste comment aujourd'hui euh Donald Trump traite Benjamin Etagier ou hein il emploie des mots des mots très méprisants. Très méprisant et et parenthèse celui qui a ses grâces c'est le nouvel Ayatola. un homme bien, ils sont pragmatiques, intelligents, vous voyez ça bouge hein, ça évolue.
C'est inoui. Enfin, je vois dans votre regard que vous êtes vous de J'allais presque dire affligé. Non, c'est la réalité du monde dans lequel nous sommes.
Voilà, il faut le prendre pour ce que c'est. Mais qu'est-ce que ça veut dire derrière Apoline de Malève ? La géographie, elle des réalis reste.
Donc, on va recomposer évidemment le le proche Orient et ça va être comment ? Le proche et Moyen-Orient vont être complètement recomposés. Évidemment, Israël sera un acteur majeur.
Il va rester par définition bien entendu. Il l'Iran l'Iran qui est renforcé, il va en sortir renforcé bien sûr, ça va prendre du temps parce qu'il y a eu beaucoup de destruction. Ils évaluent ça à 280 milliards de dollars.
Euh on verra bien. Mais mais et donc oui, il va ils vont essayer de se faire refinancer la reconstruction et puis et puis des nouveaux acteurs, des acteurs qui sont là mais qui vont jouer un rôle important, qui ont déjà joué important. On pense évidemment à la Turquie qui donc vous avez déjà ces trois acteurs qui vont reconfigurer quelque part la région et les rapports de force.
Vous avez vu que je n'ai ni cité les États-Unis ni cité l'Europe. Donc à charge pour nous de revenir très vite. Et puis vous avez aussi le Pakistan bien entendu et derrière la Chine qui est là et qui a observé de façon clinique ce qui se passait, qui a continué à soutenir l'Iran, notamment dans sa dans sa nécessité pour la propulsion de ses missiles balistiques.
Missiles balistiques dont vous avez constaté comme moi qui sont sortis de l'accord alors que c'est ces missiles ils peuvent toucher l'Europe. Donc on est quand même concerné. Donc voilà, ça c'est la recomposition du monde qui est en qui est en route aujourd'hui et qui va et une recomposition qui quand je regarde effectivement le dessin que vous en faites euh mais l'Europe quand même à la marge, il faut que nous arrivions à reconquérir.
Est-ce que la symbolique est-ce que le fait que par exemple demain soir on garde Donald Trump sur le sol pour un dîner à Versailles, est-ce que c'est important ? Est-ce que ça peut jouer ou est-ce qu'on n'est pas en train de se faire avoir par Donald Trump ? Alors, j'entends ceux qui raillent et moquent cette cette soirée de main.
Je ne suis pas de cela. Je pense que c'est très important. Euh personne n'est dupe sur ce qui se passe désormais aux États-Unis.
Personne n'est dupe sur ces nouveaux rapports de puissance pour autant. Mais pour autant euh il faut évidemment euh que on en tienne compte et donc il faut continuer à parler. Il faut s'adapter évidemment à ces nouveaux interlocuteurs et j'allais j'allais dire épouser leur grand-mère.
Mais pour autant, il faut qu'on en tire les conclusions. Ça veut dire que pour nous, l'Europe puissance, c'est maintenant une urgence absolue. Non pas encore une fois parce que nous nous sommes une puissance où nous voulons, nous aspirons à être une puissance hégémonique, mais pour peser dans ces rapports de force dont je rappelais tout à l'heure qu'ils vont fonner le monde qui vient.
Alors moi je veux bien qu'on essaie de peser dans ces rapports de force mais enfin la réalité des derniers jours avec notamment ce qui s'est passé sur l'intelligence artificielle Donald Trump qui a littéralement couper l'accès au plus abouti des outils de Claude Fable 5 qui est donc l'un des censé être l'un des meilleurs moteurs d'intelligence artificielle au monde. Et vendredi soir, il a décidé pour des raisons de sécurité intérieure de couper cet accès à tout le reste du monde européen compris. Nous sommes dépendants.
C'est-àdire que s'il décide ensuite de couper d'autres choses, s'il décide de couper nos iPhones, nos nos Outlook euh Google, il peut le faire d'un coup en fait vraiment. On a l'impression qu'il a l'interrupteur. Appoline de Malerbe, il peut le faire d'un coup pour peu que ça n'ait pas de répercussion économique.
Alors aujourd'hui, couper nos iPhones, couper Outlook et cetera, ça aurait beaucoup trop d'implication économique par rapport au fournisseur. Mais bien entendu, donc elle ne le fera jamais. En revanche, et vous avez parfaitement raison, ce qui s'est passé sur un Tropique est absolument systémique.
Mais je voudrais le raller le relier à autre chose. Pour lui, ce qui a été très important la semaine dernière, c'était deux choses, me semble-t-il. La première, c'était d'abord préparer son anniversaire parce que c'était c'était finalement je je réunis le peuple maga autour de moi, je rassemble la famille. il l'a fait notamment avec eu à la Maison Blanche avec la grande soirée de MMA et de motocross.
Et puis le deuxème c'était de réussir la plus grande mise en bourse euh jamais réalisé, celle d'Elon Musk qui est totalement alors il y a une base de réalité évidemment, mais les analystes, je m'abrite derrière les analystes sur le la valorisation de 1800 milliards, excusez du peu, c'est-à-dire la moitié du PIB français pour une entreprise qui fait 18 milliards de chiffres d'affaires, c'est-à-dire 100 fois une valorisation son son chiffre d'affaires, c'était du jamais vu. Il fallait qu'il la réussisse. Il fallait qu'il la réussisse.
Les analyses disent que ça valait 700 milliards ou 750 milliards. Bon, il y a donc 1000 milliards uniquement sur la marque Elon Musk. Ce qui jamais vu dans l'histoire envie de dire c'est la liberté de ceux qui décident.
Il fallait et pourquoi j'ai dit il fallait que ça réussisse ? Parce que précisément si jamais ça ratait alors c'était précisément la bulle intelligence artificielle qui risquait d'exploser et qui a envoyé des répercussions massives sur le cours. Mais ce que vous êtes en [raclement de gorge] train de nous dire c'est une bulle.
Mais bien entendu, quand je vous dis qu'il y a 1000 milliards, c'est pas moi qui le dit, c'est les analystes, donc il a 1000 milliards de plus qu'on sait pas qu'on sait pas expliquer, il n'en demeure pas moins que lorsqu'on fait une introduction en bourse où le NASAQ est à moins 2 %, c'était le cas jeudi matin parce qu'il avait déclaré les choses vont vite Pauline de Malerbe jeudi matin il relançait la guerre, vous en souvenez, en Iran et donc les bourses se plongaient. Ce que je veux vous dire, c'est que dans le milieu de l'après-midi, dans le milieu de l'après-midi, euh on a annoncé que enfin on allait avoir un accord, les bourses ont remonté. Ce que je veux dire, c'est que c'était très important. et pour les États-Unis et pour lui que précisément ça veut dire pardon Thierry Breton, est-ce que ça veut dire qu'au fond vous êtes en train de laisser entendre que c'est une forme de super délit d'initié c'estàd que c'est une sorte de euh d'amitié faite de trip je je dis que lorsque lorsque Donald Trump tripatouillage lorsque et je veux être très précis sur ce point lorsque Donald Trump 39 fois ou 40 fois depuis le début des hostilités avec l'Iran va dire que on y arrive on y est pas arrivé on y arrive on arrivé, il s'adresse aussi au marché.
Il ne faut jamais qu'on l'oublie car ses propos ces propos pèsent dans un sens et on l'a vu sur les marchés et on l'a vu qu'est-ce qu' qu Est-ce que ça veut dire Thierry Breton, c'est c'est quand même très important ce que vous êtes en train de dire. Est-ce que ça veut dire Thierry Breton que vous considérez qu'au fond ce qu'on vient de se dire depuis le début de cet entretien, la question d'un accord, le timing choisi est en réalité avec une arrière-pensée économique et en particulier le momentum, le moment de la mise en bourse d'Elon Musk ? de nouveau très précis.
Cette mise en bourse un élément absolument majeur dans l'histoire. Il fallait pas qu'elle rate. Je vais être très précis dans ce que je vous dis.
Il y a évidemment la lecture géopolitique, on vient de le faire au cours de cet entretien. Il y a il y a la lecture économique mais il y a aussi toujours pour pardon pour Donald Trump la logique marché. Du reste les premiers propos qu'il va tenir c'est que les navires recommencent à circuler, que le pétrole recommence à circuler à flot et les marchés et les marchés repartent en avant.
Donc pour lui, ce que je veux dire c'est que ces actions, toutes ces actions sont à lire désormais avec ce cette je dirais cette vision multicritère. La dernière d'entre elles n'est pas la moins importante. C'est tout ce que je dis parce qu'encore une fois, c'est le financement des États-Unis et de la tech américaine.
Et c'est pour répondre à votre question très légitime sur anhropique sur antropique. Évidemment, on sait qu'il faut quoi ? On sait qu'il faut des talents.
Bah désormais avec Anthropique, on vient de dire il vi il dit que les talents non américains n'auront pas accès au développement. Charge pour nous de réinviter ces talents. Il y a beaucoup d'Européens qui ont des visas H1B qui sont aux États-Unis qui peuvent plus donc désormais travailler dans l'intelligence artificielle.
Mais il faut leur proposer évidemment de les atterrir de de leur proposer. Est-ce que vous diriez comme Raphael Luxman qui a dit notre ennemi a un visage, il a un nom, il s'appelle Elon Musk, il s'appelle Saltman. Est-ce que vous diriez ces formules ?
C'est pas une question d'ennemi, c'est aujourd'hui une question encore une fois, c'est pour ça que je voulais représenter dans cette reconfiguration du monde. Les éléments qui pèsent, c'est évidemment la capacité à attirer des financements majeurs du monde entier pour financer bah pour financer l'incertain. L'A c'est du certain mais c'est aussi de l'incertain.
Donc il ne fallait pas rater ça, il faut pas rater ça et on va continuer dans c Vous avez vu Donald Trump a également annoncé l'indique les c'est le le New York Post qui qui l'assure que les États-Unis n'allaient pas avoir d'autre choix que d'imposer des droits de douanes de 100 % sur le vin français si Paris ne supprimait pas sa taxe numérique sur les g g géant américains de la la technologie ça repart quoi. C'est pourquoi Paris ? Il y a il y a h pays européens aujourd'hui qui ont imposé qui ont mis une taxe imposée qui ont mis une taxe parce que c'est légitime.
Encore une fois, on offre notre marché intérieur à ceux qui veulent y pénétrer, il faut qu'il suit qu'il respectent nos règles. Bah par rapport à la première question, mais vous y croyez ou est-ce que c'est une menace ? Ça fait partie des menaces.
Ça fait partie des menaces de déstabilisation. Il y a huit pays encore une fois européens qui ont mis ces taxes. Donc j'imagine que si jamais il veut qu'elle soit supprimée, je sais pas pourquoi du reste parce que encore une fois c'est une c'est c'est vraiment l'objet de notre démocratie euh qui est souveraine d'avoir décidé ceci.
C'est pas contre quelqu'un, c'est vraiment uniquement pour pouvoir bénéficier de notre marché intérieur. Euh il va falloir sans doute le faire aussi à l'Italie, il va falloir le faire au Danemark, il va falloir le faire à l'Autriche à au h pays. Soit solidaire nous autre nous.
Mais je rappelle que on a accepté 15 % de droits de douanes de façon unilatérale pour aller vendre des produits aux États-Unis contre zéro désormais pour les produits américains en Europe. La contrepartie c'était la stabilité. Alors, il faut que la Commission européenne fasse respecter la stabilité parce qu'encore une fois, c'est l'engagement qui a été pris.
Merci beaucoup Thierry Breton d'avoir répondu à mes questions. Une dernière, vous êtes à la fois français et sénégalais. Je crois que vous avez reçu la nationalité sénégalaise à 21h ce soir.
Vous vous serez partagé devant le match. Je je vais pas regarder. Vous regarderez pas du coup.
Thierry B, ancien commissaire européen et ancien ministre de l'économie. Merci d'avoir répondu à mes questions sur AMCB FM TV. Voilà, Thierry Breton qui revenait notamment sur la réception de Donald Trump notamment demain, ça va être à Versailles sous les ordres de Versailles, des festivités importantes.
Est-ce que ça sert à influer le président américain ? Pas sûr. Personne n'est dupe sur ce qui se passe désormais aux États-Unis.
Personne n'est dupe sur ces nouveaux rapports de puissance. Mais pour autant, il faut évidemment que on en tienne compte. Et donc il faut continuer à parler.
Il faut s'adapter évidemment à ces nouveaux interlocuteurs et j'allais j'allais dire épouser leur grand-mère. Mais pour autant il faut qu'on en tire les conclusions. Ça veut dire que pour nous l'Europe puissance c'est maintenant une urgence absolue.
Ouais. Voilà. Effectivement où l'Europe se positionne-t-elle en fait Donald Trump ?
Même si on lui déroule le tapis rouge, ça sert pas à grand-chose. Arthur Bernard. Non absolument.
Il est tellement imprévisible. D'ailleurs, Thierry Breton a payé pour le savoir. Il est interdit de séjour aux États-Unis sur une décision personnelle de Donald Trump.
En en clart, celui qu'on a entendu à l'instant, c'est l'ancien commissaire européen, celui qui d'ailleurs a contribué avec Bruno Lomer à l'époque ministre de l'économie sous-présidence d'Emmanuel Macron à porté, c'est la France qui apporté cette taxe sur les géants du numérique, cette taxe qui est parfaitement légitime et que Donald Trump voudrait voir être retiré, supprimé. Donc on a entendu un ancien commissaire européen qui défend la place de l'Europe en gros dans une puissance qui se divise où les États-Unis et la Chine devraient se diviser le monde. Dans ce multi l'Europe doit imposer une forme de multilatéralisme multilatéralisme pour redevenir une puissance qui existe entre ces deux blocs.
Thierry Breton a œuvré pour lorsqu'il était la Commission européenne et c'est précisément ce qu'il vient d'expliquer face à Apolline. Alors vous continuez à nous envoyer vos vos questions et bien sûr on tâche d'y répondre ce matin. Il y a une réponse une question justement sur les festivités euh demain à Versailles.
Qui pai toutes ces festivités mercredi soir à Versailles ? C'est pas comme si la France était en déficit. C'est choquant.
Vous ne trouvez pas ? C'est c'est Olivier qui qui dit ça qui qui c'est qui paye en effet c'est qui finance ces événements. Ah bah c'est l'État qui finance ces événements.