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interviewPublic Sénat· 5 février 2024 25 min

Crise agricole : l'écologie sacrifiée ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Catherine tricot est-ce que ce matin on peut dire que la colère des agriculteurs la crise agricole est derrière nous alors la colère des agriculteurs retomberé oui la crise agricole derrière nous non c'estàd qu'on sait très bien que c'est un problème très complexe qui touche à au croisement de deux grandes questions c'estàd le revenu des agriculteurs et puis la nécessaire transformation de notre modèle agricole et là c c'est ce deuxième élément enfin les deux d'ailleurs ne sont en aucun cas résolus on a débloqué 400 millions de d'aide aux agriculteurs il y a 400000 exploitation agrices donc on a débloqué à peu près 1000 € par exploitation agricole tout le monde comprend bien que ça ne peut pas régler le problème donc la question des revenus agricoles n'est pas résolu et celle de la transformation agricole qui ne peut pas contourner la question écologique de tout point de vue et la biodiversité et la question de l'eau et je dirais même que ce weekend ça a plutôt je pense aggravé la question c'estàdire qu'on on a vraiment un une remontée enfin moi ce weekend j'ai un peu regardé les reportages les journaux tout le monde montre l'émotion que crée en fait ce pas en arrière qu'a fait le gouvernement soi-disant pour faire une concession mais qui en fait heurte et les agriculteurs et les citoyens on va parler de la question écologique dans quelques instants mais Yve est-ce que vous diriez que Gabriel hatal a réussi à éteindre la colère alcole est-ce qu'il a bien géré cette crise sa première à Matignon alors la crise elle est pas terminée bien sûr elle va durer tout le 20e tout le 21e siècle de façon évidente euh parce qu'on aura toujours euh production écologie il y aura toujours des chocs je dirais et on est dans un choc de civilisation moi j'en suis persuadé c'estd qu'il faut qu'on change nos moyens de no nos nos façons de produire ça c'est ça paraît assez inéluctable euh après gabrielal je trouve qu'il a bien gérer cette histoire parce qu'il a pas laissé le mouvement s'enflammer le mouvement était puissant il est était très revendicatif il était dangereux euh pour euh il pouvait très vite euh sortir de tout contrôle et je trouve qu'il l'a plutôt assez bien géré assez à l'écoute quand même de de du monde agricole alors évidemment il a été obligé de faire des concessions il a été obligé de on va dire de revenir en arrière sur certaines euh certaines promesses notamment écologiques je dis promesses parce que elle n'était pas encore en en en était pas encore entré en application donc voilà il a mais je trouve qu'il a plutôt bien géré il a bien géré quand même Catherine ou pas ah il a éteint la colère enfin je veux dire les tracteurs sont rentrés ça c'est incontestable il a fait des concessions à une partie du monde agricole parce que ce n'est pas tout le monde agricole qui le demandait la Confédération paysane on ne sait qui elle est pour développer une agriculture plus paysane plus vivrière et avec plus de compatibilité écologique elle elle est absolument pas d'accord avec ses concessions mais même je je dirait la Coordination Rurale moi j'étais dans dans une émission avec la vice-présidente de la Coordination rurale qui disait mais nous on demande pas un retour sur les enjeux écologique ce qu'on demande c'est de pouvoir le faire et de pouvoir vivre de notre métier c'est qu'il a choisi de de de de de donner raison à la FNSA donc tout le monde sait qu'elle en fait cogère depuis des décennies avec le gouvernement l'agriculture et donc il a donné raison à ce groupe la FNSEA qui représente malgré tout que 35 à 40 % des agriculteurs c'est ce n'est même pas la majorité et c'est un groupe qui qui est notamment très influent parmi les grands agriculteurs céréaliers en notamment enfin ceux qui vont vers l'exportation c'estàdire que je crois que le problème et moi je rejoins Yve quand il dit que c'est un enjeu qui est un enjeu du siècle c'està-dire il faut faire une transformation de notre agriculture et je pense moi que la question de l'objectif d'avoir une agriculture exportatrice doit être contesté doit être en tout cas à tout le moins discuté ça rapporte 10 milliards de de de de dollars n'importe quoi d'euros dans la balance commerciale c'est tout à fait certain mais de mais ces 10 milliards on le fait on paye aussi que plus de la moitié des fruits et légumes que nous consommons sont importés c'est-à-dire qu'on nous n'avons en aucune façon de souveraineté alimentaire ça c'est vraiment ce payer de mots que de le dire et si on veut donner cet objectif là à notre agriculture il faut discuter le fait qu'elle soit exportatrice et c'est mauvais pour juste réserver la production française à la France en priorité pour c'estàdire c'est c'est orienter la production agricole vers les besoin de des 67 bientôt 70 millions de Français que nous sommes et je dirais c'est bon pour notre agriculture pour notre écologie mais c'est aussi il faut se rendre compte que c'est totalement destructeur cette cette idée de l'agriculture qui s'exporte dans le monde entier elle est destructrice pour notre environnement notre écosystème à l'échelle planétaire et elle détruit l'agriculture paysane dans les pays du Sud donc c'est très mauvais ça fait 20 ans par exemple que des gens comme la Confédération paysane disent que ce système là est mauvais pour tout le monde à à toutes les échelles sur la planète et je moi je suis contente que on en discute là en fait c'est une discion qui na jamais vraiment eu lieu Yve est-ce qu'il faut moins exporter voir cesser d'exporter non je pense que ce que ce qui vient d'être dit est complètement irréaliste enfin c'est on va pas vivre comme robasson crusé on va fermer toutes les frontières on fait plus rien et on vit chacun chez soi parce que ce qui est valable pour l'agriculture il faut le répliquer à ce moment-là sur tous les secteurs d'activité soyons raisonnablees et ouvrons les yeux on n'est pas dans ce mondelà on est dans un monde où qui est complètement ouvert et alors autant je suis d'accord pour dire qu'il faut renforcer les capacités nationales et faire en sorte que les paysans français vivent de leur production et que la la production soit de je dirais meilleur que jamais à des prix qui sont aussi concurrentiels parce que il est là le sujet aussi c'est que produire certes de qualité c'est une chose mais il faut que ces produits qui soient qui sortent des champs puissent être achetés par les Français or il y a un sujet qui est majeur c'est celui aussi on l'a vu récemment de l'inflation et quand on voit un ministre et c'est pas une critique he mais c'est là où sont les limites du paradoxe si vous voulez quand on voit un ministre de l'économie qui se bat en disant voilà le panier doit pas dépasserel tel prix et puis qui la semaine d'après dit bah oui mais on paye pas assez cher nos agriculteurs bon bah ça c'est les limites de l'exercice je veux dire donc faut être un peu réaliste dans cette histoire là on va pas euh fermer nos frontières on va pas vivre en culture vivrière enfin je veux dire c'est complètement fou ça cette histoire là il faut simplement trouver les moyens de de faire une belle agriculture une bonne agriculture qui soit pas une agriculture trop trop polluente et une agriculture qui soit à pter du portefeuille des français ce qui serait bien c'est qu'on puisse en discuter en fait parce que depuis que j' depuis que ce débat est sur la table en fait l'argument c'est ah vous voulez revenir à l'Albanie ben non on veut pas revenir à l'Albanie on veut discuter les finalités de la politique agricole c'est pourquoi on cultive aujourd'hui des terres en France donc on peut essayer d'en avoir d'avoir une discussion sans nous renvoyer à l'Albanie à l'autarciie à je ne sais quoi non je dis pas qu'il ne faut rien exporter ce que je pense c'est qu'il y a une question par exemple sur ce que nous impor exportons et de respecter davantage le cycle des saisons et le deuxième point que je et je pense que vous avez tout à fait raison Yve de dire que il y a une question aussi de pouvoir d'achat alors il y a deux enjeux là-dedans le premier c'est que ça ce qui serait bien c'est que on pense que il faudrait donner un peu plus d'argent aux salariés en France parce que un des problèmes si on le bio par exemple c'est écroulé c'est parce que les gens gagnent pas assez d'argent on est devant une popérisation on le sait des salariés français c'est c'est une autre question on peut pas oublier un un champ de du de la réflexion quand on passe à l'autre sujet ça c'est la première chose et puis la deuxième chose c'est qu'il faudrait aussi s'interroger sur le fait qu'on fasse appliquer par exemple la loi égalim c'est-à-dire le fait queon paye et qu'on force la le les les grands distributeurs et les fabricants de produits transformés issus de l'agriculture à leur juste prix et ça je veux dire la puissance publique peut intervenir pour faire respecter cette loi qu'elle a elle-même promis qu'elle fait pas là mais non ce qu'elle fait pas c'est d'ailleurs quand quand Bruno le ma et gabrielal disent on va multiplier les contrôles on va prendre des sanctions qui ront jusqu'à 2% oui c'est ça c'est ce qu'elle ne fait donc pas c'est il ils reconnaissent qu'elle ne fait donc pas donc on verra s'ils le font on verra s'ils appliquent parce que quand même Bruno leemire c'est quand même le monsieur qui est très aimable avec les grands dirigeants des groupes industriels pour leur demander s'ils veulent bien s'ils veulent bien augmenter les salaires s'ils veulent bien arrêter de distribuer des dividendes et investir dans l'outil de production sils veulent bien bah là il faudrait pas qu'il veuille bien il faudrait qu'il le fasse c'estd qu'on aimerait bien avoir un gouvernement qui a autant d'exigence et de sévérit é à l'égard de du respect de sa loi par les grands groupes industriels que il n a à l'égard par exemple des chômeurs en fin de droit puisque c'est à l'ordre du jour aujourd'hui de leur ratiboiser encore leurs droits on va revenir sur la question a chose aussi c'est que il y a des évolution dans les modes de consommationin on consomme beaucoup moins de viande que par le passé enfin il y a il y a il y a une transformation aussi de la demande qui évidemment les agriculteurs doivent s'adapter à ça et c'est pas simple on va revenir sur la question écolo puisque les annonces du gouvernement ont fait bondir les écologistes le gouvernement a-t-il sacrifié l'écologie au profit de l'agriculture puisque le gouvernement Alex il est accusé de recule l'écologie oui on le rappelle Gabriel Attal a premièrement annoncé l'abandon de la hausse de taxes sur le gazol non routier et puis il a également annoncé la mise en pause du plan écofyo du gouvernement qui a pour objectif de réduire l'usage des pesticides dans nos champs de 50 % d'ici à 2030 une mise en pause de 3 semaines pour le moment alors forcément et bien cette annonce elle a entraîné les critiques de la gauche et des écologistes on va écouter Sandrine Rousseau qui était sur notre plateau ce matin on n' pas besoin de mettre en pause un plan qui vise à diminuer la part des phyosanitaire dans l'agri en intrant dans l'agriculture je rappelle que non mais quel est le message qui est envoyé quel est le message qui est envoyé c'est que le problème c'est le plan écophyo on a plus d'oiseaux on a plus de verre de terre on a une biodiversité des sols qui est en train de s'effondrer il y a des clusters de cancer d'enfants dont on soupçonne que les causes soient liées aux pesticides V voilà face à ces critiques des écologistes et bien le gouvernement se défend il n'y a pas de recul écologique écoutez Marc fen pas un recul parce que dans le budget du ministère de l'Agriculture par exemple il a 1,2 milliards d'euros qui sont prévus pour faire quoi pour réduire les produits phytosanitaires pour planter des pour faire de la diversification protéin pourquoi parce qu'on a besoin en Europe d'avoir des protéines la puse c'est pas la marche arrière ou alors je comprends rien à ce que sont les vitesses dans une voiture la posuse c'est pas la marche arrière voilà on a compris c'est pas la marche arrière peut-être au point mort du coup en tout cas le gouvernement semble vouloir assouplir les règles françaises en matière de pesticides pour être au même niveau que les concurrents européens écouz le ministre de la transition écologique Christophe béch ce que nous disent les agriculteurs dans ce domaine peut-être avec encore un peu plus de force que dans d'autres c'est il y a des règles qui s'appliquent en France on est dans un contexte de concurrence européenne et M et les règles qui s'appliquent chez nous ell s'appliquent pas parfois à nos voisins allemands italiens Belg et elle s'appliquent encore moins à des gens qui nous font déjà du dumping social mais qui en plus ajoutent maintenant du dumping environnemental donc vous voulez retirer les règles françaises ce que nous disons c'est que sur ce sujet il faut qu'on s'efforce d'agir davantage en européen et l'exécutif cherche notamment à changer d'indicateurs pour mesurer les pesticides et adopter un indicateur européen qui est peut-être un peu moins exigeant que l'indicateur français actuel voà voilà on a entendu Marc F la pause c'est pas la marche arrière est-ce que c'est pas un faux procès qu'on fait au gouvernement bah non parce que je pense qu'en fait le problème que poait Sandrine Rousseau c'est le message qui a été envoyé c'est qu'en fait ce qu'on a indiqué c'est que le problème c'est d'aller dans un le sens de davantage de protection de la nature de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique c'est qu'on a expliqué parce qu'il y avait quand même tout un débat autour de quel est le et d'ailleurs qui n'est pas clos he quels sont les racines de cette crise et là la proposition du gouvernement c'est les racines de cette crise c'est la burecratie si l'écologie bon ben d'une part je pense que c'est faux et d'autre part je pense que ça veut dire que nous ne sommes pas capables d'enclencher sur ce moi ce que je pense être le premier grand conflit social autour de la transition écologique le le message qui a été envoyé c'est on fait Mar on arrête on n pas capable de faire donc on on au lieu d'aller de de chercher comment on avance on dit on arrête et vous verrez que en effet ce qui a été très bien dit par le ministre de la transition écologique c'est on va essayer deire faire baisser toutes les réglementations à l'échelle européenne ben franchement ça renvoie à ce que je disais tout à l'heure peut-être que on pourrait se poser la question de se donner des règles à l'intérieur de notre pays je ne dis pas pour remettre des frontières mais que notre production à nous qu'on ne lui donne pas comme objectif d'être en concurrence avec les les productions des autres et de d'exporter c'est-à-dire de s'aligner avec les les normes environnementales et sociales les plus basses Yve est-ce que le gouvernement a sacrifié l'écologie au des agriculteurs oui c'estàd qu'il a il a remis un peu de réalisme à mon avis dans le dans le dans les tuyaux euh je CIS pas parce que il faut quand même vous savez il faut être réaliste dans la vie vous allez sur un marché la la la ménagère elle va faire quoi celle qui a pas trop les moyens et ben elle va acheter les tomates espagnoles qui sont deux fois moins cher que les tomates françaises donc et les tomates espagnoles elles sont deux fois moins chères pourquoi parce queelles ont des règles de production qui sont deux fois moins cont traignante que les tomates françaises il est là le sujet donc je dis pas qu'il faut moins d'écologie il faut sans doute mieux d'écologie il faut surtout être faut arrêter d'être théorique il faut être très pragmatique dans cette dans cette situation là donc ce qu'il faut c'est essayer de d'harmoniser les règles du jeu qui sont les règles du jeu européennes et puis aussi être beaucoup plus exigeant dans les dans les accords de libre échange avec d'autres continents et d'autres pays qui ne sont pas dans l'Union eurne pour faire en sorte que il y ait pas de distorsion de concurrence mais soyons un peu réaliste parce que là on là aujourd'hui c'est l'heure de l'agriculture mais le jour où on va être dans une crise de l'automobile ce qui est déjà le cas aigu on va dire ah bah oui mais on a loupé on a loupé le Mercosur pourquoi parce qu'il y a tous les produits qui sont en qui sont en jeu he dans les dans les dans les accords de libre échange donc vous voyez on est complètement il faut arrêter la schizophrénie il faut faut être un peu réaliste et voir vraiment ce qui est possible de faire Alex et juste sur les règles du jeu européennes on peut dire aussi qu'il y a également une mise en pause peut-être de la baisse de l'usage des pesticides au niveau européen avec une prolongation de l'utilisation du glyphosate pour les 10 prochaines années une autorisation qui a été validée et puis également cet objectif un peu le même que le plan écofyo he de réduire de 50 % les pesticides d'ici à 2030 le Parlement européen avait débattu d'une loi pour et bien fixer cet objectif cette loi a été rejetée donc il est vraiment une mise en pause au niveau européen oui il y a aussi une mise en pause au niveau européen certes alors en revanche qui est faux et ce qu'on narrête pas de dire en France c'est la surtransposition des des des règlements et des décisions européennes une très bonne un très bon papier d'ailleurs que qu'on peut consulter sur publicsenat.fr montre que c'est pas vrai que si on regarde bien la pas une surtransposition pas supérieure en tous les cas à ce qui à ce qui se pratique en Allemagne et dans d'autres pays européen un dernier mot là-dessus Catherine il faut plus de réalisme ce que dis ah oui oui moi je pense qu'il faut du réalisme et le réalisme c'est qu'on peut pas continuer comme ça voilà c'est ça qui est la réalité c'est que on est devant un mur qui est le mur du de la de l'effondrement de la biodiversité comme l'a rappelé tout à l'heure Sandrine Rousseau de réchauffement climatique mais les premiers qui sont concernés ceux qui vont souffrir concrètement c'est les agriculteurs s'il y a plus d'eau si on a plus un sol complètement appauvri qui ne pe peut plus rien produire ils vont pas y arriver donc il faut changer ça c'est le c'est le réalisme incontournable va terminé par un mot de politique est ce qui s'est passé ce weekend et notamment du côté des républicains puisqu'il y en a un qui voit loin jusqu'à 2027 c'est Xavier Bertron qui a fait un très grand pas vers une candidature à la présidentielle on va l'écouter il était l'invité hier soir de BFM une élection présidentielle est une rencontre c'est vrai pour une élection municipale pour une élection régionale mais plus encore pour une élection présidentielle et je pense que c'est ça que je ne changerai pas je continuerai à creuser sillon et puis il y a aussi d'autrre chose c'est que il y a la question je pense que nous avons besoin aujourd'hui de davantage de bon sens à la tête de l'État c'est ça qui est très important on voit qu'aujourd'hui le bon sens semble être présent sur le terrain et on voit toutes les difficultés qu'il y a pour prendre des décisions de bon sens or les décisions de bon sens sont celles qui entraînent les Français et je pense que d'ailleurs il y a aussi un autre aspect c'est qu'il faut avoir un projet qui soit pas un projet catalogue ça ne sert à rien je pense qu'aujourd'hui les besoins de nos concitoyens c'est l'autorité c'est de savoir si le travail reste toujours une valeur qui permet de s'en sortir de réussir h et puis la vraie boussole c'est l'avenir des jeunes voilà Xav Bertrand qui est prêt pour 2027 Yve est-ce que le le calendrier de l'annonce est surprenant est-ce que cette annonce est opportune B je dirais que il est assez il a je dirais qu'il a pris date et ça ça ça annonce pour lui une longue campagne hein puisque non ce ce qui est sûr c'est que on pensait enfin on pensait certains pensent que ce sont les élections européennes qui servent de thermomètre si je puis dire ou de baromètre et que c'est après cette élection européenne que les uns et les autres à droite à gauche enfin un peu un peu partout se déclareront et commenceront à affuter leurs arguments lui décide de le faire avant cette élection ces élections européennes on pense évidemment à le rvoquier qui lui ne cache pas ses ambitions et attendait le de voir ce qui se passait aux élections européennes mais est-ce que du coup là il complique la tâche aux républicains puisque pour Éric sooti c'était luren voquer le candidat vous savez ça va pas se passer au niveau des républicains cette histoire euh il va y avoir de mon point de vue il y aura trois blocs pour les élections l'élection présidentielle vous aurez un bloc d'une droite nationaliste Zemour Le Pen et peut-être quelques autres un bloc de la gauche de la gauche autour de Mélenchon moi je reste persuadé que ça sera lui qui sera le candidat et puis au milieu vous aurez un bloc central un bloc central dans lequel et bien vont concourir peut-être une dizaine de candidats et c'est c'est bien leur malheur parce que il risquent si s'il n'arrivent pas à s'entendre et bien de faire le jeu des deux autres blocs qui sont des blocs mortifère pour l'avenir de la France me semble-t-il donc on va voir mais dans ce bloc là bah il y a à la fois la majorité présidentielle il y a leslr et aussi une partie du Parti socialiste alors je sais pas si a une partie du Parti socialiste ça c'est allé vite en besogne par contre je suis d'accord avec ce que vient dire y trard c'est qu'en fait il va y avoir un candidat qui va rassembler la droite et euh euh ce qui est s'appelle encore la macronie mais qui ne s'appellera plus la macronie puisqu'il y aura plus de Macron donc il va bien falloir trouver un candidat ils vont chercher un candidat et je crois que Xavier Bertrand comprend que la campagne est lancée c'est-à-dire que la nomination de Gabriel Attal et son démarrage euh en fanfare réavive un tout petit peu cette question et puis on attend aujourd'hui le résultat du procès de François Berrou qui ne ne cache pas non plus ses propres ambitions donc en fait laissz partir trop les autres c'estàdire ne pas rentrer dans l'équation ça fait que les les les les gens commencent à réfléchir sans vous alors lui il dit bah non il y a le maire du Havre il y a le premier ministre il y a le président du monais mais il y a peut-être l'ancien président de la République Nicolas Sarkozi dont on dit que certains que il pourrait être le le recours il y a le président de la région renalp et ben il y a le président de la région nordpatcalé et lui il pense qu'il a des arguments en tant que président d'une région populaire qui fait face au Front national donc il a des arguments à mettre dans la balance et je crois qu'en eff fait comme vous le dites on n'attendra pas les élections européennes pour le juge de paix la question le le paysage en tout cas de la droite du centre et de la droite ENF qui est le centre droit lui il est clarifie enfin il se il se dessine par contre ce qui n'est pas dessiné c'est le candidat et vous et je pense que Marine Le Pen par exemple bénéficie d'être vraiment très très haut dans son camp c'està-dire que ça lui donne un un un un poids politique supplémentaire le fait d'avoir réuni d'une certaine manière d'avoir plié le match avant que le match commence et donc ils vont vouloir essayer d'activer moi c'est mon impression est-ce que les républicains rentrent encore un peu plus dans une période de turbulence il y a cette candidature de Xavier Bertrand il y a aussi le fait que la suite du remanement est attendue et que des débauchages de LR et notamment de sénateur LR ne sont pas exclus c'est sûr que l'avenir des républicains il est compliqué parce que euh on voit qu'il y a quand même des d'abord il y a il y a des une course des ambitions il y a des désaccords de aussi il y a ils sont pas tous sur la même longueur d'onde hein ils pensent pas tous la même chose et à mon avis il y en a une partie qui est très Macron compatible qui pourrait très bien travailler avec la majorité actuelle et puis une autre partie qui cherche à conserver l'identité des républicain puis encore une autre partie qui elle est radicalement beaucoup plus conservatrice et qui l'affiche sans avec fermeté on le voit avec François Xavier bami qui est une figure du parti républicain et qui d'ailleurs devrait normal normalement tirer la liste aux Européennes et qui représente une sensibilité certaine les républicains c'est pas un bloc monolitique et comme tout parti c'est compliqué à faire vivre tout cel on suivra tout ça on regarde ce qu'il a la de nos quotidiens régionaux avec [Musique] Alex et Alex dans le contexte de crise agricole dont on a parlé les agriculteurs préparent le salon de l'agriculture mais sans forcément grand enthousiasme oui le cœur lourd avant le salon c'est le titre à la Une du journal L'Union même si les annonces du Premier ministre ont mis fin à la colère agricole au tracteur sur les autoroutes et bien les agriculteurs se rendront fin février au 60e Salon International de l'Agriculture ils se rendront à ce salon avec beaucoup d'amertume Jean-Luc pruveau producteur de lait dans l'aine l'explique dans le journal L'Union je le cite la base du mouvement est toujours en colère les mesures présentées par Atal sont des bricoles cela ne solutionne pas le problème de fond celui de la rémunération je le cite hein ce sera chaud patate quand les politiques vont venir au salon prévient-il le sourire de nos agriculteurs sera en revanche réservé aux Français en visite même si il s'agira aussi de faire passer un message au au consommateurs autre sujet le bilan du brexit c'est à la Une des Dernières Nouvelles d'Alsace mais oui cela fait 4 ans que le brexit a été appliqué 8 ans 8 ans qu'il a été voté par référendum et c'est aujourd'hui la déception pour les Britanniques exemple à Boston la Boston anglaise he une ville sur la côteest de l'Angleterre celle qui a le plus voté pour le brexit 75 % des voix à l'époque et les habitants sont aujourd'hui amers comme cet ancien barman je le cite je me suis trompé si c'était à refaire je voterai pour rester dans l'Union européenne les brexiteurs à l'image de Boris Johnson nous ont nous ont menti en effet un le système de santé britannique s'est dégradé la l'inflation a frappé de plein fouet le pays et puis pour ceux qui pensaient voter brexit et voter contre l'immigration et bien les flux migratoires n'ont pas été mieux maîtrisés à prendre autrement c'est de Nice Matin et oui Nice Matin s'est intéressé aux méthodes pédagogiques innovantes dans la région niissoise avec par exemple et bien un menton un cours de géométrie sous forme de jeu d'orientation dans la cour de récréation he cela permis de mieux se représenter les formes dans l'espace ou encore et bien à Nice un outil numérique qui favorise la lecture collective et à voix haute de beaux textes de la littérature he cela stimule davantage l'apprentissage que la lecture à silencieuse et individuelle et puis à Nice encore des enfants du cours élémentaire qui font des potagers en forêt en permaculture cela les reconnecte à la nature et cela les sort un peu de leur mode de vie sédentaire et dominé par les écrans et puis Orian ont finit peut-être et bien par la Une de La Provence et du Progrès de Lyon désolé consacré et bien à la défaite de l'Olympique de l'Olympique de Marseille hier contre Lyon 1-0 désespérant pour la Provence om Lyon Lyon qui gagne un mode un match en mode guerrier cétait la une du Progrès de Lyon merci Alex merci beaucoup la Figaro démographie les leviers pour tenter d'enrier la chutier oui alors la démographie qui a un problème dans toute l'Europe d'ailleurs c'estàdire dans le Figaro la revue regard et cette question le monde existe-t-il encore bah c'est précisément ladion que nous don d'avoir c'estce qu'on est capable de refaire un monde en commun c'est à lire d' regard merci caththerrine TR merci je très d'avoir été avec nous merci beaucoup Alex à demain prochain rendez-vous c'est à 18h Thomas H sens public et n on se retrouve demain très bonne journée

Crise agricole : l'écologie sacrifiée ? — Gabriel Attal · Pourquijevote