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interviewLCI (sur YouTube)· 28 septembre 2023 14 min

Harcèlement scolaire : nouvelles arrestations dans un lycée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

vous souvenez la semaine dernière un élève avait été arrêté en classe et bien cette fois ça s'est passé différemment deux lycéens intercollés donc à La Roche-sur-Yon venait de le dire ils sont soupçonnés de harcèlement et de violence sur une élève plus jeune dans leur établissement et les élèves de Première âgées de 16 et 17 ans ont été interpellés par la police dans le bureau du proviseur écoutez ce témoignage si tu veux et du coup bah il y a une surveillante qui est venue chercher un élève de notre classe et elle lui a dit de prendre toutes ses affaires et il est parti il est jamais revenu de la journée enfin voilà tout le monde s'est posé la question que c'est pas un élève enfin il est discret donc je sais pas du tout enfin un camarade je lui ai déjà parlé plusieurs fois par même je suis ami avec lui un petit peu camarade quoi mais on sait pas du tout ce qui s'est passé il est très très gentil vraiment il est il est très gentil très bien élevé il est discret je pense pas que enfin je sais pas du tout si c'est passé quelque chose avec lui mais j'aurais jamais pensé dans le bureau du proviseur c'était la volonté exprimée par par Soizic la semaine dernière parce qu'elle vous défendiez l'idée de l'interpellation dans la classe pour que ce soit mais que ce soit faible dans le bureau du proviseur très bien moi je défendrai la commande la perspective pédagogique au moins les autres le voient ça se fait pas 8 lots je voudrais vous montrer donc ce matin dans Libération interview du patron de la FC de Grégoire Ancel et je voudrais rebondir sur ce que l'on vient d'entendre le témoignage de cette jeune lycéenne dans cette entretien il y a pas mal de choses intéressantes je trouve et notamment l'idée l'idée que les enfants ne se rendent pas forcément compte qu'ils sont en train je cite de générer un phénomène de groupe qui va basculer façon de dire qu'un enfant dans un système peut ne pas comprendre qu'il est en train de de harceler et cette jeune femme vous êtes à l'instant mais il était très sympa ce garçon c'est très discret on veut faire partie du groupe c'est ça le principe même d'un adolescent c'est il veut être sur le bon réseau social il veut aller au bon endroit et il veut mettre les vêtements que les autres portent c'est le principe même d'un adolescent c'est ça et donc effectivement il y a des phénomènes du groupe contre les califaux lutter mais qui font qu'on se rend pas enfin que certes il est tout à fait plausible après faut ça dépend aussi des cas parce que quand on parle de ce qui s'est passé la semaine dernière et lequel nous opposait dans la mode d'intervention et pas dans le fait d'intervenir je précise bien là les les les encouragement suicide alors nous sommes en direct avec Nathan Smadja bonjour merci d'être avec nous vous même vous avez été victime de harcèlement Nathan vous êtes fondateur de l'association résiste je vous soumets à un autre extrait de cette entretien du patron de la SCP donc c'est la Fédération des parents d'élèves on attend il dit c'est un tabou d'imaginer un enfant harceleur et je voudrais savoir quel est votre vision sur ce sujet c'est à dire les parents de harceleur ont du mal à admettre que leur petit garçon leur petite fille peut participer de ce phénomène insupportable c'est une réalité aujourd'hui on se rend compte que quand il y a un million d'élèves qui sont harcelés c'est à dire qu'il y a deux trois millions mais la Barcelone on a juste généralement en bande donc il y a une forme d'omerta qui avait déjà à l'éducation nationale sur le sujet du harcèlement chez les parents elle existe aussi par ce qu'on s'imagine pas que son enfant peut avoir des mots terribles derrière son petit écran sur son SmartPhone ou même dans la cour de récréation donc oui c'est un vrai problème on en a plus en discuter avec Gabriel Attal quand on s'est rencontré il y a maintenant deux semaines on verra bien ce qu'il en sera tout à l'heure lors de l'annonce du plan le harcèlement à l'école mais c'est un vrai problème auquel il faut s'attaquer sérieusement on peut pas laisser des parents à l'abandon face à un système scolaire qui ne permet pas en tout cas d'agir seul face à ce fléau abandon ni déni bien que non il faut parler clairement aux parents votre enfant tel est le cas harcèle il se comporte mal il doit être il doit être punir enfin le rôle de l'administration ou de l'État dans cette affaire c'est de protéger les faibles or malheureusement l'omerta tel que vous la décrivez qui plus est avec des moyens numériques avec les réseaux sociaux elle donne un avantage au harceleur au bourreau contre la victime et donc il y a une espèce de devoir de rattrapage du rattrapage de l'administration il faut être hyper vigilant alors il y a un élément très important et vous l'avez mentionné choisi il y a une forme De Mitou alors je sais pas si c'est correct de le dire comme ça mais de me to du harcèlement scolaire qui est en train de se mettre en place on va vous montrer quelques illustrations de messages qui commencent à fleurir sur les réseaux sociaux de plus en plus de jeunes alors évidemment il faut toujours prendre ça avec mesure mais de plus en plus de jeunes témoignent de ce qu'il de ce qu'ils vivent voyez Victor qui dit à 15 ans il y a 15 ans son intervention de mes parents je serai mort Patrick j'ai redoublé ma troisième en torpille mon travail parce que je ne voulais pas suivre en seconde le groupe de mecs qui me harcelait et finalement ça c'est ça c'est incroyable mais ces messages font écho à une situation que beaucoup ont traversé mais Jean-Baptiste est-ce que on peut pas considérer positivement les choses en se disant ce sera un programme il y a eu la même démarche avec les femmes c'est-à-dire qu'on a on a pendant longtemps ignoré le fait qu'il y avait une domination de genre dans les entreprises des administrations etc et des pratiques qui étaient inacceptables de certains hommes en direction de certaines femmes il y a eu MiTo oh ça s'est on a changé la psychologie collective a changé on s'est rendu compte vous voyez collectivement là est-ce que finalement c'est pas une espèce de catharsis on est en train de se dire bah oui ça se passe dans nos lycées nos collèges nos enfants sont parfois des [ __ ] c'est-à-dire que nos enfants sont parfois cruels et il faut qu'on l'accepte mais ce que je trouve intéressant et vous le releviez d'ailleurs dans dans ce tweet dans le deuxième tweet c'est le fait dans le le deuxième oui c'est ça le deuxième c'est le fait que la personne explique les conséquences que c'est à dire le fait de dire bah finalement je reste en troisième vous imaginez donc c'est quelqu'un qui redouble selon ce qui déclare en tout cas après il y a peut-être d'autres facteurs mais pour pour ne pas suivre c'est harceleurs pour être séparer c'est-à-dire que les enfants cherchent des solutions non ce qui me frappe c'est on m'a parlé déjà Yahoo avant-hier je crois c'était cette idée que en France en tout cas par rapport à d'autres pays européens ou même par rapport aux États-Unis il y a quand même une conception de l'éducation où on ne prend pas en compte plusieurs choses 1 donner aux enfants la confiance en soi globalement les enseignants considèrent que ça n'est pas leur travail et si l'enfant n'a pas d'activités collective genre sport apprentissage de musical ou d'être dans un groupe activité de groupe etc associatif ça ne fonctionnera pas et il aura un handicap à un moment ou à un autre de son développement psychologique que ce soit dans le primaire ou dans le secondaire 2 on a un défaut en France c'est le considérer que c'est un enfant de s'en sortir tout seul et d'où c'est c'est ce qu'on est en train de mettre en place et ce qui va se mettre en place d'ailleurs mais avec énormément de retard par rapport à beaucoup d'autres pays c'est-à-dire pas seulement la bienveillance essayer de faire en sorte que les autres élèves soient bienveillants vis-à-vis de celui qui est opprimé ou agressé mais surtout avoir des activités de prise en charge de l'autre de celui qui est plus faible de celui qui est moins fort de celui qui a plus de difficultés ça s'appelle le tutorat quand ce sont vraiment des grands et des tout-petits mais ça peut exister aussi entre élèves d'une même classe ça si ça peut se mettre en place en France j'imagine que ça se fera d'abord de façon expérimentale c'est bien mais vous voyez on a vécu en France comme si on avait le meilleur système d'enseignement ce qui n'est pas totalement faux globalement même si dans certaines matières et notamment dans les maths ou dans les sciences on a du retard par rapport à d'autres pays mais tout ce qui concerne le développement personnel et bien là on est très très en retard les ils ont été faites à l'envers parce que quand vous regardez dans le parcoursup donc qui sanctionne la fin de la terminale on demande aux enfants d'avoir participé dans des associations et en fait personne n'a dit aux enfants avant qu'il pouvait s'engager contre le harcèlement etc donc les choses sont faites à l'envers alors symbole pour le coup très puissant cette libération de la parole je sais pas si hier à l'Assemblée nationale Virginie Lanaud était élu de la majorité elle est députée elle se lève pour interroger le ministre de l'éducation et de la jeunesse Gabriel Attal on va regarder ensemble ce moment qui a vraiment marqué les esprits hier parce que la personne dont elle parle elle va finir par l'expliquer c'est elle-même je souhaiterais vous lire le message qu'une jeune fille devenue femme a récemment envoyé à son ancienne camarade il y a des années de cela j'ai subi de ta part harcèlement humiliation et attouchement ces agissements ont bousillé ma vie d'enfants et d'adolescentes j'ai pu me reconstruire et construire une famille formidable mais jamais je n'oublierai ces heures de souffrance et de détresse j'ai pensé à une période dénoncer ses agissements cela fait maintenant plus de 40 ans c'est loin mais indélébile cette jeune fille c'était moi je voudrais vous lire aussi ces mots d'enfants qu'il expriment si bien le harcèlement c'est comme l'uranium ça brûle de l'intérieur le harcèlement ça commence par une étincelle ça finit par un incendie maman ce n'est pas pour rire que j'ai voulu mourir Marion 13 ans et va elle 11 ans Dina 14 ans ambre 11 ans Lucas 13 ans Thibault disant Chanel 12 ans Marie 15 ans Lindsay 13 ans Nicolas 15 ans c'est non ce sont ceux d'enfants enlevés à leurs parents ce sont ceux des élèves enlevé à leurs enseignants ce sont ceux de jeunes enlevés à leur pays c'est un moment très très fort l'Assemblée nationale évidemment alors je précise que Madame Lanaud sera notre invité tout à l'heure à 7h20 Nathan Smadja vous êtes toujours avec nous ce moment-là participe sans doute de la libération de la parole je voudrais savoir comment est-ce que vous vous l'avez accueilli j'en ai eu les frissons parce que parce que j'en ai enfin soulagé moi je parle en tant que victime en tant que fondateur d'une association aujourd'hui qu'il contient et enfin on nous écoute vous savez quand j'étais harcelé en 6e j'ai aussi pensé au suicide pendant des pendant plusieurs mois et personne n'écoutait personne m'entendait et j'étais seul face une condoration qui voulait qu'une seule chose c'était ma mort donc enfin on en parlait en France on se saisit du sujet lutter contre le harcèlement ça demande du courage et de la volonté politique c'était pas forcément le le cas des prédécesseurs mais j'ai l'impression que Gabriel Attal a envie et plutôt d'une manière personnelle et de s'en saisir personnellement mais de faire bouger les lignes et c'est une bonne chose c'est vrai qu'il y a l'émotion il faut toujours s'en méfier en politique un sosie parce qu'elle n'est pas la meilleure conseillère mais la manifestement elle est un elle est en carburant parce que le pays entier semble ouvrir les yeux sur un phénomène mais j'allais dire vieux comme l'école oui c'est pas c'est pas récent du tout comme phénomène alors c'est vrai que il y a eu beaucoup d'émotions hier à l'Assemblée c'est assez nouveau ça en revanche c'est à dire le fait que des députés c'est arrivé dans d'autres circonstances enfants placés etc depuis 2017 d'ailleurs beaucoup que des députés mettent en avant leur cas personnel parce que c'est l'idée de dire on est aussi une chambre de résonance de la société civile on n'est pas déconnecté et on a et donc on fait passer ce genre de message qui peuvent permettre de changer les choses effectivement sur le harcèlement je pense qu'il est vraiment en train de se passer quelque chose on l'a beaucoup dit à d'autres périodes mais la manière dont les choses sont en train de se passer là il faut quoi il faut une volonté politique il faut qu'il y ait quelque chose que c'est un écho dans la société et ensuite le troisième le troisième l'aspect c'est arrivé par les via les réseaux sociaux c'est la même chose que promis tout donc c'est trois choses là sont en train de se mettre en oeuvre après il faut pas qu'il y ait trop de déception c'est à dire que on va on va avoir des cas qui seront pas résolus on va continuer à égrainer ces cas l'administration va pas se mettre au garde-à-vous dans la seconde donc c'est ça qu'il va falloir surveiller dans les mois qui viennent mais en tout cas oui on a un moment important c'est compliqué parce que c'est d'abord il y a des dispositions générales à prendre il y a un la prise de conscience de la société je crois que c'est fait aujourd'hui et on s'aperçoit le chiffre que donne monsieur Smadja là je le trouve très spectaculaire et de 2 millions de personnes qui auraient été c'est ça 2 millions de personnes qui sont qui sont harcelées un million donc un million de 3 millions de harceleurs c'est ça que ça veut dire en réalité vous vous rendez compte c'est plus tout à fait quand même un phénomène marginal quand on compare au nombre d'élèves scolaris ça représente ça représente 10% sont des victimes et qu'est-ce qui a fait défaut dans cette affaire là c'est non notamment le la cécité de de des parents probablement mais aussi l'indifférence de l'administration c'est à dire l'incapacité de l'administration à lutter autrement que par circulaire face à un phénomène qui exige au contraire une action humaine non ce que je veux dire c'est que le harcèlement c'est évidemment la cause importante pour les enfants mais si on est prend pas garde c'est aussi évidemment une cause nationale pour les femmes pour les personnes victimes de discrimination et au total aussi la politique en règle générale quand vous voyez un certain nombre de grands leaders politiques méprisés physiquement leurs adversaires politiques avec une forme d'incivilité à la Donald Trump vous voyez ce que ça peut donner aussi pour l'émancipation d'une classe politique digne de ce nom

Harcèlement scolaire : nouvelles arrestations dans un lycée — Gabriel Attal · Pourquijevote