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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 30 juillet 2025 35 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesImmigration & asileEurope & international

Aleksandar Nikolic : "La hausse des impôts ne fonctionnent pas !" (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Les impôts, justement, sur le budget et la question des retraités...

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous proposez au RN pour résorber la dette ?

  • 3:53OuverteRéponse directe

    Vous évoquiez les droits de douane imposés par les États-Unis...

  • 27:05FerméeRéponse partielle

    Est-ce qu'un texte de consensus sur le budget est possible ?

  • 28:33FerméeRéponse directe

    Vous menacez toujours de censure le gouvernement pour la rentrée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:26PrésentateurChiffre
    « Quand on arrive en France, il faut avoir travaillé, cotisé durant 5 ans pour bénéficier d'aides sociales, ça économiserait 18 milliards d'euros. »
  • 2:31PrésentateurChiffre
    « Un tiers des recettes de l'Union européenne en 1985 venaient des droits de douane. Aujourd'hui, on est à 14%. »

Temps de parole

  • Présentateur28 %
  • Aleksandar Nikolic24 %
  • Locuteur 820 %
  • Locuteur 312 %
  • Locuteur 14 %
  • Locuteur 24 %
  • Locuteur 43 %
  • Locuteur 53 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On ne dit pas qu'il faut appliquer notre programme, mais si on ne nous écoute pas un peu sur des sujets qui sont primordiaux pour changer les orientations budgétaires et changer les orientations qui nous ont mené droit dans le mur, évidemment qu'on censurera. Et quand on entend qu'on veut encore augmenter les impôts, par exemple, c'est ce qui est envisagé aujourd'hui par le gouvernement, évidemment que ça pose un énorme problème. On est le pays de l'OCDE, je rappelle c'est les 38 pays occidentaux, l'OCDE, on est le pays où le taux de prélèvement obligatoire dans le PIB est le plus important.

Et on voit qu'on a la pire trajectoire économique, le déficit qui augmente le plus, la dette qui augmente le plus. Ça montre bien qu'on a un problème et que la hausse systématique des impôts pour se dire on va augmenter les recettes, ça ne marche pas. En 1975, je parlais du taux de prélèvement obligatoire dans le PIB, on était à 34%. Aujourd'hui, on est à 46%. Vous vous rendez compte l'augmentation qu'il y a pu avoir. Nous, on a proposé par une lettre de Marine Le Pen des solutions qui sont en plus voulues par les Français pour changer les orientations budgétaires.

Sur l'immigration qui coûte, selon l'Observatoire de l'immigration et de la démographie, 41 milliards d'euros par an entre ce que ça apporte et entre les dépenses supplémentaires. Sur la contribution à l'Union européenne qui doit diminuer, et on le voit encore dans l'actualité avec les négociations avec Donald Trump, qu'une Union européenne qui ne respecte pas la France malgré une augmentation systématique de la contribution qu'on peut apporter à l'Union européenne, sur les choix énergétiques qui entraînent des coûts terribles et qui font que le déficit augmente, sur les impôts, notamment sur les entreprises.

1:32
Aleksandar Nikolic

Les impôts, justement, simplement sur le budget, Alexandre Nicolique, la question des retraités, cet abattement forfaitaire que le gouvernement veut mettre en place, ça c'est un point d'achoppement important aussi, l'un des points d'achoppement importants pour vous.

1:44
Présentateur

Ils prétendent que ça ne fera pas baisser les retraites. En réalité, quand ça ne suit pas l'inflation, évidemment qu'il y a une baisse de pouvoir d'achat des retraités. Donc, ils choisissent de taper et d'abaisser le pouvoir d'achat des retraités, d'augmenter les impôts pour d'autres et donc de diminuer leur niveau de vie quand d'autres dépenses structurelles ne sont pas mises en place. Je viens d'en citer l'immigration, je parlais de la contribution à l'Union européenne, je parlais de l'énergie, enfin juste comme ça l'énergie. Vous avez par exemple des exemples concrets, j'ai travaillé là-dessus au Parlement européen récemment.

Vous avez le Danemark qui a décidé d'abandonner le nucléaire totalement. Il y a zéro nucléaire. Le Danemark émet dix fois plus de gaz à effet de serre parce qu'ils sont dépendants au charbon et leur électricité coûte deux fois plus cher. Un prix d'électricité deux fois plus cher, si on continue à vouloir privilégier les énergies renouvelables, ça a des conséquences pour les entreprises et le déficit commercial qui nous touche, ça entraîne un déficit public. Il y a 25 ans juste, il n'y a pas de déficit commercial, c'est important qu'on en parle sur le fond.

2:40
Aleksandar Nikolic

Simplement, oui, de l'opinion parce que les Français ont quand même, semblent avoir quand même pris conscience de l'importance de résorber cette dette. Le problème évidemment, c'est la manière d'y parvenir, tout le monde n'est pas d'accord, pour résorber ces 43 milliards d'euros en 2026. Qu'est-ce que vous, vous proposez au RN ?

2:55
Présentateur

J'ai été très concret, là je vous ai évoqué des pistes, notamment sur la baisse de la contribution. On nous avait dit, par exemple, qu'on ne peut pas baisser la contribution à l'Union européenne. Mais écoutez, ils viennent de décider de diminuer la hausse. Donc ils ont diminué de 1,6 milliard la hausse. Évidemment que c'est possible, surtout quand on a aujourd'hui une Union européenne qui, je le dis, ne respecte pas les intérêts français à travers le Mercosur, à travers les accords sur les droits de douane notamment. Évidemment que ça va être une piste. Sur l'immigration, c'est très concret.

Vous savez, notre mesure, je vais être très clair, une autre mesure qui dit que quand on arrive en France, il faut avoir travaillé, cotisé durant 5 ans pour bénéficier d'aides sociales, ça économiserait 18 milliards d'euros à la France. Eh bien, ces économies, elles ne sont pas faites. Et on décide de les faire sur le dos des Français retraités, sur le dos des entreprises françaises qui vont devoir peut-être supporter une augmentation des impôts, ce qui entraînera un déficit commercial plus important et un déficit public plus important. Il n'y a aucune logique avec une vision sur le fond qu'il évoquait.

3:53
Aleksandar Nikolic

Simplement, vous évoquiez les droits de douane, ces droits de douane imposés par les États-Unis, 15% sur les importations européennes. Roland Kérol, c'est des droits de douane qui font l'unanimité contre eux, clairement.

4:04
Locuteur 3

Oui, qui font l'unanimité en France contre eux. Parce qu'il faut bien voir qu'il y a beaucoup de pays européens dans lesquels les relations avec Trump sont moins tendues que ce que nous connaissons chez nous. Et donc, il y a beaucoup de pays européens, à commencer par l'Italie, les Pays-Bas, en partie l'Allemagne, qui se disent, on a quand même réussi à obtenir un accord. C'est bon pour la stabilité. 15%, ce n'est pas terrible, mais c'est toujours mieux que 30%. Voilà, et on sent qu'il y a des pays européens qui ne sont pas si mécontents que ça, de ce qu'ils considèrent comme une avancée.

4:45
Aleksandar Nikolic

Et Eric Lombard, hier, parlait d'accord perdant-perdant.

4:48
Locuteur 3

Alors, pour la France, c'est à peu près l'unanimité des formations politiques qui disent, ça ne va pas. Alors, le compte n'y est pas, au contraire, ça va alourdir la dette. Alors, j'imagine que...

5:01
Aleksandar Nikolic

Alors, Alexandre Nicolique, oui, Marine Le Pen, on l'a entendu à plus de lundi, c'est d'accord commercial ?

5:05
Locuteur 3

Il nous a déjà déroulé tout son programme budgétaire, mais permettez-lui, en effet, d'ajouter quelque chose sur les droits de douane.

5:12
Présentateur

Non, mais, les droits de douane, effectivement, comme Trump nous a menacés de 30%, Mme Van der Leyen dit, oh là là, on a réussi à baisser à 15%. Mais en fait, ça va toujours dans leur sens, en fait, dans le sens des Américains. Quand on est dans un rapport de force, nous, il fallait aussi qu'on exerce une menace. Donc, ils nous imposent 15% sur les produits qu'on va exporter chez eux, et pour nous, il y aura 0% de droits de douane sur les produits qu'on va importer des États-Unis. Donc, après, il y a des exceptions, il y aura encore des négociations sur certains secteurs, mais on voit que les secteurs les plus importants pour la France sont ignorés.

Si vous avez 0% de droits de douane, par exemple, sur l'agriculture, qui n'a pas les mêmes normes, qui n'utilise pas les mêmes phytosanitaires, par exemple, aux États-Unis, ça va menacer encore plus notre agriculture, et ça s'inscrit juste après des négociations, toujours sur des droits de douane, avec les pays du Mercosur, qui vont pénaliser notre agriculture. Je vais être très concret sur les droits de douane, et je parle d'agriculture. Est-ce que, enfin, quand, par exemple, on parle d'une baisse des droits de douane sur la filière bovine, je vais être très...

6:13
Aleksandar Nikolic

On va en terminer là, après on...

6:14
Présentateur

OK. On passe de 40% à 7,5%. Non seulement, évidemment, ça va baisser le prix du bovin, par exemple, sur les pays d'Amérique du Sud, mais en plus, ça fait moins de rentrées d'argent. Ce qu'on oublie très souvent quand on parle de droits de douane, c'est que des droits de douane, c'est de l'argent qu'on demande, justement, pour importer. Eh bien, ça, c'est des recettes supplémentaires qui sont comblées, justement, par de la fiscalité supplémentaire. Je vais juste être très précis. Un tiers des recettes de l'Union européenne en 85 venaient des droits de douane. Aujourd'hui, on est à 14%. On a diminué les droits de douane.

6:42
Aleksandar Nikolic

Merci beaucoup, Alexandre Darnicolique, d'avoir réagi ce matin sur France Info, donc à ce conseil, ce dernier conseil des ministres qui s'annonce. Merci aussi à vous, Roland Quairol, de nous avoir accompagnés. On suivra, bien sûr, le compte-rendu de ce conseil des ministres sur France Info dans quelques instants. L'information continue. Restez avec nous.

6:59
Locuteur 8

Je m'ouvre, là, là, elle n'est pas loin. Allez, c'est comme ça. Allez, déjà, on peut se fermer. Oh, non !

7:54
Locuteur 10

Ça, je ne vois rien. C'est comme ça. Je suis dégoûtée. Cette médaille a une histoire. On a eu une saison très compliquée. Et si on nous avait dit qu'on finirait deuxième au Géo, on aurait signé.

8:09
Aleksandar Nikolic

Bonjour à vous et bienvenue. Si vous nous rejoignez sur France Info, dans l'actualité de la mi-journée, cette alerte au tsunami dans le Pacifique, la Polynésie française vient de mettre en place une cellule de crise. Des vagues de 4 mètres de haut sont attendues sur place. Un raz-de-marée puissant au large de la Russie menace les côtes suite à un séisme dans la région du Kamchatka en Russie. Le Japon a évacué la centrale de Fukushima. À Shanghai, l'arrivée d'un typhon a par ailleurs déjà obligé les autorités à évacuer 283 000 personnes. De nouvelles cargaisons d'aide humanitaire à Gaza. Les parachutages de vivres autorisés depuis dimanche par Israël se multiplient.

La France annonce qu'elle va larguer 40 tonnes à partir de vendredi dans ce territoire menacé par la famine. Tandis que le Royaume-Uni annonce son intention de reconnaître l'État palestinien si Israël ne prend pas des engagements clairs. Le dernier conseil des ministres de l'année avant les vacances. Quel bilan avant la fin de l'été à l'heure où François Bayrou est toujours menacé de censure sur le budget 2026 ? Une rentrée à haut risque. On en parlera avec nos invités. Les constructeurs devront prêter des véhicules de remplacement aux clients dont la voiture a été immobilisée à cause d'airbag Takata défectueux.

Décision du gouvernement pour faire face à la lenteur du remplacement de ces équipements dangereux. On commence donc avec cette alerte au tsunami dans le Pacifique. Elle concerne les côtes du Japon, de la Russie, d'Hawaï et même la Polynésie française. Images fortes de ce matin des vagues qui arrivent sur les côtes de Fukushima. Vous allez le voir, la centrale nucléaire sur ces images en direct où les employés ont été évacués. Un tsunami d'un mètre trente a été observé au Japon. Tout est parti d'un séisme de magnitude 8,8 à l'est de la Russie. Chloé Bounamo.

10:13
Locuteur 5

Au Japon, ces employés ont dû se mettre en sécurité sur le toit de leur entreprise. Une première vague d'un mètre trente vient de frapper le nord du pays. Les autorités conseillent de s'éloigner de toutes.

10:27
Locuteur 7

Pour ceux qui habitent dans les zones concernées, merci d'évacuer très vite dans des endroits sûrs, sur des terrains plus en hauteur.

10:35
Locuteur 5

Un séisme de magnitude 8 a secoué la péninsule de Kamchatka et a mis en état d'alerte tout le Pacifique. La menace pourrait atteindre la côte ouest des Etats-Unis, la Polynésie française, le Chili et enfin le Costa Rica.

10:51
Aleksandar Nikolic

On va prendre tout de suite la direction de la Polynésie française où nous attend Xavier Marotel, secrétaire général du Haut-Commissariat en Polynésie française. Bonjour à vous, merci de prendre le temps de nous répondre. Je le disais tout à l'heure, vous avez à l'instant ouvert une cellule de crise.

11:09
Locuteur 8

Oui, bonjour. Effectivement, depuis plusieurs heures chez nous en Polynésie française, nous suivons ce phénomène naturel et donc nous avons ouvert le PC Cris du Haut-Commissariat de la République ici à Papété en lien avec les communes pour pouvoir gérer les opérations de mise à l'abri des populations, notamment sur l'archipel des îles Marquises, puisque c'est là que sera principalement le risque s'agissant de la Polynésie française.

11:38
Aleksandar Nikolic

Des vagues jusqu'à 4 mètres de haut seraient attendues en Polynésie justement au niveau des îles Marquises ?

11:46
Locuteur 8

Tout à fait. Sur l'île de Nukuiva, dans certaines des baies du fait du profil de la baie et des fonds sous-marins, on a revu notre scénario majorant et on pourra atteindre jusqu'à 4 mètres avec des vagues de 1,10 mètres et donc jusqu'à 4 mètres à Nukuiva et 3 îles qui vont être fortement impactées, Ivaoa, Nukuiva et Waouka. Voilà. Le reste de la Polynésie étant nettement moins touchée.

12:18
Aleksandar Nikolic

Qu'en est-il de la population ? Quelles sont les consignes que vous donnez ?

12:23
Locuteur 8

Eh bien on a déclenché l'évacuation et la mise à l'abri de la population dans ces îles. C'est un travail qui a été mené puisqu'on bénéficie d'une cinétique relativement lente avec les communes dans l'après-midi puisqu'on a eu connaissance relativement tôt de ce phénomène ici en Polynésie française. Là on a déclenché les derniers moyens d'alerte à la fois les sirènes et le dispositif FR alerte sur les téléphones portables puisqu'on attend la vague maintenant d'ici moins d'une heure, heure locale chez nous.

Et donc on a rassemblé et évacué la population sur des sites à l'abri qui sont gérés par les communes et on s'appuie évidemment sur les gendarmes, les pompiers, les mouteilles, donc les policiers municipaux qui sont présents. Les opérations se déroulent dans le calme et globalement de manière très satisfaisante.

13:15
Aleksandar Nikolic

Ça représente combien de personnes ces évacuations ? Combien de France est évacuée ?

13:21
Locuteur 8

La population de ces trois îles c'est un peu plus de 6 000 personnes. L'île la plus peuplée c'est celle de Nukuiva où on a un petit peu plus de 3 000 personnes réparties sur différents villages. Ce sont des îles hautes avec des vallées assez encaissées, ce qui fait qu'il n'y a pas de difficulté à mettre la population en sécurité. Mais en revanche on a un éparpillement du peuplement qui est assez important.

13:48
Aleksandar Nikolic

Vous l'avez dit, ces vagues doivent toucher les îles dans une heure environ. Vous avez activé la cellule de crise sur place. Ça veut dire que la situation aujourd'hui et ce matin est inquiétante ?

14:04
Locuteur 8

Non, on se prépare à pouvoir répondre à ce phénomène naturel. C'est quelque chose qui est relativement courant en Polynésie française. On est situé au centre du Pacifique, donc on subit la ceinture de feu et donc l'activité sismique et les séismes et les tsunamis qui en découlent. Là c'est un séisme qui était très important et donc on a un phénomène de tsunami qui lui aussi est conséquent.

Néanmoins c'est un risque qui est connu, sur lequel on fait des exercices réguliers avec la population et avec les différents services de secours, les forces de sécurité, les forces armées et d'ailleurs on avait joué exactement ce scénario tout début juin avec la population des marquises où on avait travaillé localement et donc la population a pu répéter en vraie grandeur cette évacuation, notamment sur l'île de Noucouivre.

Donc on est concentré, on dirige ces opérations de secours au plus près et on est en relation étroite avec notamment la chef de subdivision administrative, la sous-préfète des marquises, puisque l'élongation c'est comparable à un Paris-Stockholm, mais on n'est pas inquiet.

15:17
Aleksandar Nikolic

Donc pas forcément d'inquiétude de votre côté, comment réagit la population à l'heure où on se parle, tout le monde est confiné ?

15:29
Locuteur 8

Alors les gens se sont mis à l'abri, on a vérifié avec les gendarmes que dans les zones où il était nécessaire d'évacuer, la population avait bien évacué, on a eu, et c'est normal, un certain nombre d'appels sur la cellule d'information du public qui a été ouverte ici à Papété, à la fois pour donner les différentes consignes, je pense notamment aux consignes concernant les gens qui habitent sur leur bateau, qu'on a fait évacuer les différentes baies et aller au large pour garantir leur sécurité, et puis aussi parce qu'on en a beaucoup pour les différents touristes dans les autres archipels de la Polynésie pour pouvoir rassurer les gens, parce que même dans les zones il n'y a pas de nécessité d'évacuer, il faut en revanche respecter des consignes de sécurité assez simples, notamment s'éloigner des bords de mer et des bords de rivières, parce qu'on peut avoir une remontée dans les rivières du phénomène de tsunami, et donc chez nous on est quand même en milieu de nuit, il est minuit passée, et donc ces consignes sont globalement bien respectées, et on a une population qui est calme, on n'a pas un afflux d'appels trop significatif.

16:36
Aleksandar Nikolic

– Il y a aussi la question touristique, quel impact sur le tourisme ? Où en est la saison aujourd'hui en Polynésie ?

16:45
Locuteur 8

– Écoutez, on est sur la haute saison touristique, et la Polynésie est sur des records historiques d'afflux touristiques, sur les grands sites comme Bora Bora, on aura un phénomène, une vague qui est d'une hauteur négligeable, qui ne nécessite pas de mise à l'abri des populations.

Sur l'île de Tahiti par exemple, on attend une vague d'entre 15 et 30 cm au maximum, donc il n'y a pas de difficulté, et on est plutôt là en réassurance pour effectivement que les gens puissent profiter de ces magnifiques vacances, de ces magnifiques séjours en Polynésie, et donc on lèvera l'alerte aussi dans quelques heures, puisque vous savez que sur les phénomènes de tsunami, on attend des répliques, et qu'il y a toujours au moins une deuxième vague, et généralement une troisième aussi.

Et donc après la vague qui doit nous atteindre d'ici une heure à une heure et quart suivant les îles, on aura une phase aussi de surveillance et de sortie progressive de l'alerte, qui sera sans doute levée en début de matinée, demain pour nous, donc en début de soirée pour vous dans l'Hexagone.

17:56
Aleksandar Nikolic

D'accord, donc pas de grosse inquiétude de votre côté, mais une vigilance quand même de rigueur quant à d'éventuelles répliques de ce tsunami. Merci beaucoup Xavier Marotel, vous êtes secrétaire générale du Haut-Commissariat en Polynésie française, d'avoir pris le temps de nous répondre. Vous avez donc ouvert une cellule de crise il y a quelques heures sur l'archipel. Merci à vous. Ce séisme de magnitude 8,8 a donc touché les côtes est de la Russie. C'est le plus puissant enregistré dans la région depuis 70 ans. Les autorités ont pris leurs précautions. On va retrouver Anne Pansiné à Moscou. Anne, pas de dégâts notables à signaler pour le moment.

18:34
Locuteur 4

Oui, et pourtant, quand on écoute la journaliste de la télévision russe qui se trouve sur place, elle explique qu'il y a eu de nombreuses petites secousses après la secousse principale, et que ça ne s'est calmé véritablement qu'il y a environ deux heures. Mais pour autant, donc, les autorités disent qu'il n'y a pas de victimes, pas de blessés graves, juste une énorme panique, nécessitant beaucoup d'interventions médicales, notamment auprès des gens qui ont des problèmes cardiaques. Il y a une maternelle dont une partie du bâtiment s'est effondrée, mais elle était vide.

Et vous l'avez dit, tout ça se passe vers la péninsule du Kamchatka, complètement à l'est et complètement au nord de la Russie. Alors, la ville principale de cette péninsule est très bien protégée par une baie, donc il n'y a pas d'impact. En revanche, sur l'île Kouril du nord, qui se trouve juste à côté, là, le port a été touché. Il a subi trois vagues successives. Et il y a des bateaux qui ont été emportés dans la mer. Mais les populations qui vivent sur les zones côtières avaient été préalablement amenées sur des points hauts.

Et d'ailleurs, les autorités disent qu'elles ont organisé des hébergements d'urgence pour les gens qui, ayant peur des vagues, ont peur de rentrer chez eux et qui vont donc passer la nuit dans ces hébergements d'urgence parce que c'est déjà la soirée qui commence en ce moment au Kamchatka.

19:46
Aleksandar Nikolic

Merci beaucoup, Anne, pour ces dernières informations. On va retrouver à présent dans la rédaction de France Info, Maxime Laurent. Rebonjour, Maxime. On l'a dit, pour l'heure, pas de dégâts importants à signaler en Russie.

20:00
Locuteur 1

Non, on va vous montrer l'endroit dont vient de parler Anne Poncinet. La région du Kamchatka, elle est juste ici. L'archipel des Kourils, juste là. Ce qui a permis d'éviter des dégâts considérables, c'est le fait que le séisme est frappé en mer, juste à côté de la terre ici. Magnitude 8,8, ça reste énorme. Mais au moins, ça a limité les dégâts de choc sur les bâtiments. Il y a quand même des communes, comme Severo-Kourils, qui ont été évacuées. C'est une commune de 2000 habitants. Certains immeubles ont été submergés par les trois vagues successives qui ont touché l'archipel. La vague a ensuite continué son chemin vers le Japon.

Le Japon qui est habitué à ce type d'incident et qui a donc pris ses précautions. La centrale nucléaire de Fukushima avait par exemple été évacuée en précaution dans la nuit. Mais l'eau continue son chemin. Parce que magnitude 8,8, vous l'avez dit, ça fait 70 ans que ce n'était pas arrivé. Donc l'eau poursuit son chemin dans le Pacifique. Et d'autres gouvernements sont en train de prendre des mesures similaires.

20:54
Aleksandar Nikolic

Le tsunami peut avoir des impacts dans le reste de la région du Pacifique, Maxime ?

20:59
Locuteur 1

Eh bien, des impacts, il peut y en avoir partout dans la région du Pacifique. Regardez cette région qui est juste ici. Donc ça a frappé vraiment au nord de la région. Pour autant, l'eau continue son chemin. Elle devrait frapper dans quelques minutes une grosse heure. L'archipel de la Polynésie française qui est juste ici. Là, les vagues pourraient montrer jusqu'à 4 mètres sous l'effet de la pression de l'eau. Ça pourrait également toucher l'Australie, les Philippines, l'Indonésie. Tous ces gouvernements sont en train de se préparer. Autre grande zone qui pourrait être touchée, c'est toute la côte ouest des États-Unis, le Chili, le Mexique.

Là, on attend aussi des vagues qui sont encore estimées entre 1 à 3 mètres. Tout ça est à suivre dans les prochaines minutes. L'eau devrait frapper entre 12h30 et 13h.

21:40
Aleksandar Nikolic

Merci beaucoup, Maxime Laurent, pour cet éclairage sur cette actualité, cette alerte au tsunami dans le Pacifique. Au Proche-Orient, à Gaza, de nouvelles cargaisons d'aides humanitaires ont été acheminées hier. La France annonce qu'elle va larguer 40 tonnes d'aides à partir de vendredi dans ce territoire menacé par la famine. Dans les airs, les parachutages de vivres ont été autorisés depuis dimanche par Israël. Ils sont en train de se multiplier. Et puis un pays emboîte le pas à la France pour la reconnaissance d'un État palestinien, le Royaume-Uni, qui se dit prêt à ce tournant historique. Le Premier ministre Keir Starmer pourrait faire cette reconnaissance dès le mois de septembre.

A moins dit-il qu'Israël ne prenne des engagements clairs parmi eux. Un cessez-de-feu dans la bande de Gaza. Les précisions à Londres demain 10 septembre.

22:30
Locuteur 5

Oui, en septembre prochain, le Royaume-Uni pourrait reconnaître l'État palestinien, annonce forte du Premier ministre britannique, mais une reconnaissance soumise à condition. Elle aura lieu sauf si Israël met fin à la situation, je cite, épouvantable à Gaza, conclut un cessez-le-feu et accepte un processus de paix sur le long terme visant à une solution à deux États. Beaucoup de conditions pour cette reconnaissance. Donc alors, cette annonce de Keir Starmer, elle sonne plutôt comme un coup de pression sur Israël. Le Premier ministre a tout de même annoncé des conditions pour le Hamas, le désarmement et la libération des otages israéliens restants notamment.

Vous le voyez, le Royaume-Uni reste donc prudent, mais il devient tout de même le deuxième pays du G7 à faire un premier pas vers la reconnaissance de l'État palestinien, juste après la France.

23:16
Aleksandar Nikolic

Dans l'actualité politique en France, le gouvernement prépare une rentrée explosive sur fond de crises budgétaires et de menaces de censure. C'est dans ce contexte qu'est lieu le dernier Conseil des ministres ce matin. Mohamed Mezrahi, on vous retrouve depuis la cour de l'Élysée. Ce n'est pas encore tout à fait les vacances pour le gouvernement.

23:38
Locuteur 2

Exactement, et vous venez de le dire, ce dernier Conseil des ministres est toujours en cours. Il a débuté à 10h30 et il y a beaucoup de sujets au menu de ce Conseil des ministres qui, depuis ce matin, évoquent ce projet de loi contre la vie chère en Outre-mer, mais aussi l'autonomie de la Corse qui est sur la table du Conseil des ministres ce matin. Ce projet de révision constitutionnelle initié par Gérald Darmanin il y a trois ans à la demande du chef de l'État. Sophie Prima doit faire justement un compte-rendu de ce Conseil des ministres. Comme à chaque Conseil des ministres, ça sera accompagné cette fois-ci de François Rebsamen qui s'exprimera lui aussi sur cette autonomie de la Corse.

Donc un Conseil des ministres, le dernier avant les vacances, une petite pause politique avant une rentrée mouvementée, mais la consigne est claire, tous les ministres doivent rester joignables à tout instant. Une rentrée mouvementée et sous haute tension avec, vous le savez, cette menace de censure contre le gouvernement. Pour reprendre les termes du Premier ministre, il y a aussi cet Himalaya budgétaire à gravir et tous les mouvements sociaux qui sont d'ores et déjà prévus pour début septembre.

Un dernier Conseil des ministres, donc avant les vacances, où le chef de l'État a peut-être eu quelques mots sur cet accord douanier, cet accord sur les tarifs douaniers entre l'Union européenne et les États-Unis. Jusqu'à là, le chef de l'État est resté silencieux sur le sujet.

25:07
Aleksandar Nikolic

Merci beaucoup Mohamed, vous êtes en direct de la Cour de l'Élysée. On suivra bien sûr en direct aussi sur notre antenne le compte-rendu de ce Conseil des ministres. Pour l'heure, on en parle avec deux nouveaux invités ce matin avec nous sur ce plateau sur France Info. Roland Kérol, politologue, directeur Conseil de Région Magazine. Bonjour. Bonjour. Bienvenue. Avec nous également, Alexandre Nicolique, député européen du Rassemblement national. Bonjour à vous. Bienvenue également. On l'a entendu, François Bayrou qui demande à ses ministres durant ses vacances de ne pas rester bien loin. Ça veut dire que l'été va être quand même assez particulier.

25:47
Locuteur 3

Oui, c'est une consigne habituelle. À chaque fois qu'on part en vacances, on dit au ministre, ne restez pas trop loin. On leur donne même parfois un nombre de kilomètres qu'ils ne devraient pas dépasser ou d'heures de vol. On sait que les ministres, ils sont à la disposition de la République. Ils ne sont pas là pour passer leur temps en vacances. Donc ils ont droit. Ils ont droit à une interruption, mais sous contrôle.

26:11
Aleksandar Nikolic

C'est habituel, mais c'est quand même un été assez particulier avec la rentrée qui s'annonce. Cette rentrée est quand même assez tendue.

26:17
Locuteur 3

Très bien. Il se trouve qu'on leur dit chaque fois. Alors peut-être que cette fois, ça sera plus utile. Je ne le crois pas. On va attendre la rentrée. Et la rentrée, c'est seulement le 22 septembre. Ça laisse quand même le temps de se reposer un petit peu. Et en effet, alors là, à la rentrée, au 22 septembre, il va y avoir pas mal d'embouteillages, pas mal de discussions au sein des institutions représentatives et notamment de l'Assemblée nationale. L'arrivée du budget, le risque de la censure, le franchissement possible de cette étape par le gouvernement et les nouvelles projets et propositions de loi.

Donc oui, pour ceux qui s'intéressent à la politique du pays, septembre, octobre, novembre vont être assez agités.

27:05
Aleksandar Nikolic

Et parmi ces dossiers sensibles, en premier lieu, vous l'avez dit, la question du budget pour la rentrée. Ce matin, on a entendu Éric Lombard, dans les colonnes du Parisien, dire qu'il espérait un texte de consensus à la rentrée sur ce budget. Est-ce que c'est possible encore ?

27:19
Locuteur 3

Non. Un texte de consensus, c'est hors de propos. Vous savez, les budgets ne sont jamais adoptés. Les budgets au Parlement passent traditionnellement par des 49-3, c'est-à-dire par le fait qu'une motion de censure contre elle n'est pas adoptée. Donc l'idée que le budget puisse être adopté avec un consensus est une idée qui tombe du ciel, mais qui n'a aucune espèce de réalité possible. personne ne se prêtera à ce petit jeu. Il n'y aura pas de consensus sur le budget. C'est fait pour ça, la discussion budgétaire. C'est fait pour provoquer des différences, chacun montrant aux électeurs sa différence à lui. Donc non, il n'y aura pas de consensus. Il y aura sûrement une motion de censure.

Le seul suspens, c'est sera-t-elle votée ou pas en même temps par les amis de mon partenaire d'aujourd'hui et par la gauche. Si oui, il tombera. Sinon, comme l'espère François Bayrou, sinon, un chemin sera encore possible pour le gouvernement.

28:28
Aleksandar Nikolic

Alors, puisque la terche vous est étendue, Alexandre Darnier et Nicolich, sur la question du budget, la censure, vous menacez toujours de censure le gouvernement pour la rentrée ?

28:36
Présentateur

Bien sûr. Si on ne nous écoute pas, on ne dit pas qu'il faut appliquer notre programme, mais si on ne nous écoute pas un peu sur des sujets qui sont primordiaux pour changer les orientations budgétaires et changer les orientations qui nous ont mené droit dans le mur, évidemment qu'on censurera. Et quand on entend qu'on veut encore augmenter les impôts, par exemple, c'est ce qui est envisagé aujourd'hui par le gouvernement, évidemment que ça pose un énorme problème. On est le pays de l'OCDE, je rappelle, c'est les 38 pays occidentaux, l'OCDE, on est le pays où le taux de prélèvement obligatoire dans le PIB est le plus important.

Et on voit qu'on a la pire trajectoire économique, le déficit qui augmente le plus, la dette qui augmente le plus. Ça montre bien qu'on a un problème et que la hausse systématique des impôts pour se dire on va augmenter les recettes, eh bien, ça ne marche pas. En 1975, je parlais du taux de prélèvement obligatoire dans le PIB, on était à 34%. Aujourd'hui, on est à 46%. Vous vous rendez compte de l'augmentation qu'il y a pu avoir ? Nous, on a proposé par une lettre de Marine Le Pen des solutions qui sont en plus voulues par les Français pour changer les orientations budgétaires.

Sur l'immigration qui coûte, selon l'Observatoire de l'immigration et de la démographie, 41 milliards d'euros par an entre ce que ça apporte et entre les dépenses supplémentaires. Sur la contribution à l'Union européenne qui doit diminuer, et on le voit encore dans l'actualité avec les négociations avec Donald Trump, qu'une Union européenne qui ne respecte pas la France, malgré une augmentation systématique de la contribution qu'on peut apporter à l'Union européenne, sur les choix énergétiques qui entraînent des coûts terribles et qui font que le déficit augmente, sur les impôts, notamment sur les entreprises.

30:11
Aleksandar Nikolic

Les impôts, justement, simplement sur le budget, Alexandre Darlene-Nicolique, la question des retraités, cet abattement forfaitaire que le gouvernement veut mettre en place, ça c'est un point d'achoppement important aussi, l'un des points d'achoppement importants pour vous.

30:23
Présentateur

Ils prétendent que ça ne fera pas baisser les retraites. En réalité, quand ça ne suit pas l'inflation, évidemment qu'il y a une baisse de pouvoir d'achat des retraités. Donc, ils choisissent de taper et d'abaisser le pouvoir d'achat des retraités, d'augmenter les impôts pour d'autres et donc de diminuer leur niveau de vie quand d'autres dépenses structurelles ne sont pas mises en place. Je viens d'en citer l'immigration, je parlais de la contribution à l'Union européenne, je parlais de l'énergie, enfin juste comme ça l'énergie. Vous avez par exemple des exemples concrets. J'ai travaillé là-dessus au Parlement européen récemment.

Vous avez le Danemark qui a décidé d'abandonner le nucléaire totalement. Il y a zéro nucléaire. Le Danemark émet dix fois plus de gaz à effet de serre parce qu'ils sont dépendants au charbon et leur électricité coûte deux fois plus cher. Un prix d'électricité deux fois plus cher, si on continue à vouloir privilégier les énergies renouvelables, ça a des conséquences pour les entreprises. Et le déficit commercial qui nous touche, ça entraîne un déficit public. Il y a 25 ans juste, il n'y a pas de déficit commercial, c'est important qu'on en parle sur le fond.

31:18
Aleksandar Nikolic

Oui, de l'opinion parce que les Français semblent avoir quand même pris conscience de l'importance de résorber cette dette. Le problème évidemment, c'est la manière d'y parvenir, tout le monde n'est pas d'accord, pour résorber ces 43 milliards d'euros en 2026. Qu'est-ce que vous, vous proposez, OERN ?

31:34
Présentateur

J'ai été très concret, là je vous ai évoqué des pistes, notamment sur la baisse de la contribution. On nous avait dit, par exemple, qu'on ne peut pas baisser la contribution à l'Union européenne. Mais écoutez, ils viennent de décider de diminuer la hausse. Donc ils ont diminué de 1,6 milliard la hausse. Évidemment que c'est possible, surtout quand on a aujourd'hui une Union européenne qui, je le dis, ne respecte pas les intérêts français à travers le Mercosur, à travers les accords sur les droits de douane notamment. Eh bien évidemment que ça va être une piste. Sur l'immigration, c'est très concret.

Vous savez, notre mesure, je vais être très clair, une autre mesure qui dit que quand on arrive en France, il faut avoir travaillé, cotisé durant 5 ans pour bénéficier d'aides sociales, ça économiserait 18 milliards d'euros à la France. Eh bien, ces économies, elles ne sont pas faites. Et on décide de les faire sur le dos des Français retraités, sur le dos des entreprises françaises qui vont devoir peut-être supporter une augmentation des impôts, ce qui entraînera un déficit commercial plus important et un déficit public plus important. Il n'y a aucune logique avec une vision sur le fond qui est évoquée.

32:31
Aleksandar Nikolic

Vous évoquiez les droits de douane, ces droits de douane imposés par les États-Unis. 15% sur les importations européennes. Roland Kérol, c'est des droits de douane qui font l'unanimité contre eux, clairement.

32:43
Locuteur 3

Oui, qui font l'unanimité en France contre eux. Parce qu'il faut bien voir qu'il y a beaucoup de pays européens dans lesquels les relations avec Trump sont moins tendues que ce que nous connaissons chez nous. Et donc il y a beaucoup de pays européens, à commencer par l'Italie, les Pays-Bas, en partie l'Allemagne, qui se disent qu'on a quand même réussi à obtenir un accord. C'est bon pour la stabilité. 15% ce n'est pas terrible, mais c'est toujours mieux que 30%. Et on sent qu'il y a des pays européens qui ne sont pas si mécontents que ça de ce qu'ils considèrent comme une avancée.

33:24
Aleksandar Nikolic

Et Eric Lombard hier parlait d'accords perdants, perdants.

33:26
Locuteur 3

Alors pour la France, c'est à peu près l'unanimité des formations politiques qui disent que ça ne va pas. Le compte n'y est pas. Au contraire, ça va alourdir la dette. Alors j'imagine que...

33:40
Aleksandar Nikolic

Alors Alexandère Nicolico et Marine Le Pen, on l'a entendu,

33:42
Locuteur 3

il nous a déjà déroulé tout son programme budgétaire. Mais permettez-lui en effet d'ajouter quelque chose sur les droits de douane.

33:50
Présentateur

Non mais les droits de douane, effectivement, comme Trump nous a menacé de 30%, Mme Van der Leyen dit « Oh là là, on a réussi à baisser à 15% ». Mais en fait, ça va toujours dans leur sens, dans le sens des Américains. Quand on est dans un rapport de force, nous, il fallait aussi qu'on exerce une menace. Donc ils nous imposent 15% sur les produits qu'on va exporter chez eux. Et pour nous, il y aura 0% de droits de douane sur les produits qu'on va importer des États-Unis. Donc après, il y a des exceptions. Il y aura encore des négociations sur certains secteurs. Mais on voit que les secteurs les plus importants pour la France sont ignorés.

Si vous avez 0% de droits de douane, par exemple, sur l'agriculture, qui n'a pas les mêmes normes, qui n'utilise pas les mêmes phytosanitaires, par exemple, aux États-Unis, ça va menacer encore plus notre agriculture. Et ça s'inscrit juste après des négociations, toujours sur des droits de douane, avec les pays du Mercosur, qui vont pénaliser notre agriculture. Je vais être très concret sur les droits de douane. Et je parle d'agriculture. Est-ce que, par exemple, on parle d'une baisse des droits de douane sur la filière bovine ?

34:51
Aleksandar Nikolic

On va en terminer là.

34:52
Présentateur

OK. On passe de 40% à 7,5%. Non seulement, évidemment, ça va baisser le prix du bovin, par exemple, sur les pays d'Amérique du Sud, mais en plus, ça fait moins de rentrées d'argent. Ce qu'on oublie très souvent quand on parle de droits de douane, c'est que des droits de douane, c'est de l'argent qu'on demande justement pour importer. Et bien ça, c'est des recettes supplémentaires qui sont comblées, justement, par de la fiscalité supplémentaire. Je vais juste être très précis. Un tiers des recettes de l'Union européenne en 1985 venaient des droits de douane. Aujourd'hui, on est à 14%.

35:20
Aleksandar Nikolic

Merci beaucoup, Alexandre Nicolique, d'avoir réagi ce matin.