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interviewPublic Sénat· 7 novembre 2022 26 min

Laurence Cohen demande au gouvernement l'indexation de tous les salaires sur l'inflation

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci d'être avec nous Laurence Cohen vous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénatrice communiste du Val-de-Marne Vice-Présidente de la commission des affaires sociales on va bien sûr longuement parler du budget de la Sécurité sociale qui commence cet après-midi et de la question de l'hôpital mais d'abord un mot sur le pouvoir d'achat puisque dans une interview parisien il y a Bruno Le Maire défend la proposition d'Emmanuel Macron dans dividende salarié c'est-à-dire une entreprise qui verse des dividendes à ses actionnaires doivent merci à ces salariés le dividende salarié c'est le profit de tous dit-il il propose une convention de la majorité sur le sujet qui pourrait déboucher sur une proposition de loi est-ce que vous pourriez la soutenir écoutez je trouve que on est on marche sur la tête c'est-à-dire que ça fait des mois et des mois que les salariés demandent des augmentations de salaire il y a une grève des transports jeudi et tout à coup le gouvernement sort de son chapeau des propositions qui vont à l'encontre des demandes des syndicats mais qu'est-ce qui est demandé c'est une augmentation des salaires une augmentation du Smic une augmentation de tous les salaires et puis en l'indexant sur sur l'invitation à savoir donc ce qu'on appelle l'échelle mobile des salaires et qu'est-ce que répond le gouvernement totalement autre chose donc là on voit bien qu'on est dans un conflit entre capital et travail ce qu'il faut faire c'est effectivement que les entreprises puissent augmenter les salaires et pour le faire puisque elle n'en ont pas envie et bien il faut qu'il y ait des sanctions qui leur soient qui leur soit infligés or c'est pas ce que fait le gouvernement le gouvernement dit mais finalement on va on va aider en réalité les entreprises et on va soit disant permettre aux salariés d'avoir une part de la valeur etc mais qu'est-ce que ça veut dire pourquoi est-ce qu'on me demande pas aux entreprises absolument clairement de prendre un petit peu sur leurs dividendes de prendre sur leur énorme profit je pense au labo pharmaceutique mais il y en a plein il y a total etc mais on veut surtout pas égratigner ces profils mais donc là le dividende salarié c'est non pour vous bah ça ne répond pas ça serait quand même savoir d'achat pour les salariés et c'est du pouvoir de Chassier c'est toujours finalement une mesure qui va à l'encontre des intérêts des Françaises et des Français il faut l'augmentation des salaires il faut que les entreprises mettent la main à la poche et c'est possible vu les profits qu'elles font et je parle des grandes entreprises je parle pas des petites vous a répondu Bruno le Merlin dans cette interview parisien augmentait automatiquement tous les salaires sur l'inflation c'est augmenter d'autant tous les prix sans fin il n'y aura que des perdants mais mais voilà c'est c'est de l'enfumage c'est pas c'est pas ça parce que c'est de l'enfumage parce que on peut bloquer les prix notamment les prix de première nécessité et on peut avec des sanctions infligées aux entreprises qui ne suivent pas les directives à savoir l'augmentation des salaires l'augmentation du SMIC on peut y arriver par exemple je vais vous donner un autre exemple comment on est en 2022 comment se fait-il qu'on n'est pas obtenu l'égalité salariale entre les femmes et les hommes ça fait des milliards d'euros pour l'économie ce sont des entreprises qui sont contrevenantes il faut absolument que finalement il y ait des aides qui soient donnés aux entreprises quand elles sont vertueuses on parle quand même d'un gain si on arrivait à ça de 100 à 200 milliards d'euros donc vous voyez là il y a de l'argent parler du budget de la Sécurité sociale puisque vous débutez à 16h l'examen de ce texte dans l'hémicycle du Sénat et s'adopter par 49-3 à l'Assemblée nationale on voit tout ça avec notre journaliste parlementaire tout ça [Musique] et Alex on va voir avec vous d'abord quels sont les grandes lignes de ce budget de la Sécu porté par le gouvernement alors ce qu'on peut dire c'est que avec ce budget bien le trou de la Sécu est en train de se résorber car après et bien l'épidémie de covid 19 qui avait creusé les déficits en 2020 les filles de la sécurité sociale s'élever à 39 milliards d'euros en 2021 à 25 milliards d'euros et ça y est on est vraiment sur la pente descendante avec un déficit pour l'an prochain pour la sécurité sociale qui s'élèverait à 6,8 milliards d'euros ensuite avec ce budget le gouvernement souhaite augmenter les moyens à des EHPAD 3000 infirmiers aide-soignants viendront renforcer les effectifs dans ces établissements première étape d'un plan qui vise à recruter 50 000 personnels supplémentaires judicia 2027 dans les EHPAD et puis ça ajouteront également avec ce budget 4000 places supplémentaires dans les services d'aide à domicile pour lutter contre les déserts médicaux ensuite et bien ce texte allonge d'un an les études de médecine en internat pour que les des médecins internes réalise des stages en dehors de l'hôpital et en priorité dans les déserts médicaux est accueilli ici au Sénat notamment par la majorité de droite j'aime bien l'accueil est glacial de la part de la majorité de droite et du centre au Sénat puisque les sénateurs refusent la trajectoire budgétaire de la sécurité sociale même si l'an prochain le déficit diminue il devrait selon les sénateurs augmenter dans les années à venir ensuite la droite sénatoriale est aussi sceptique sur les moyens qui sont donnés à l'hôpital malgré l'enveloppe de 400 millions d'euros qui a été débloqué la semaine dernière en urgence à la dernière minute pour l'hôpital et les urgences pédiatriques par le ministre de la Santé François Brown et puis comme chaque année la majorité de droits de sénatoriales proposent sa propre réforme des retraites vient via un amendement au texte il donne d'abord un an au partenaire sociaux pour se mettre d'accord sur une solution pour équilibrer le système des retraites et en cas d'échec des négociations entre les partenaires sociaux et bien il prendrait les mesures suivantes d'abord recul de l'âge légal de départ à la à 64 ans augmentation de la durée de cotisation pour atteindre 43 annuités dès le départ en retraite de la génération 1967 et puis convergence des différents régimes spéciaux d'ici à 2023 c'est une manière d'ouvrir le débat sur la réforme des retraites avant le texte du Gouvernement qui attendu cet hiver on va écouter le spécialiste des retraites au Sénat René Paul Savary nous sommes fidèles à nos convictions qu'il faut être comme les autres pays européens avoir un délai de travail suffisant pour prendre en compte cette espérance de vie qui a augmenté de façon à ce qu'on puisse maintenir le niveau des des retraites parce que c'est une préoccupation si on ne prend pas les mesures et bien nous ferons des retraités pauvres et il y aura une baisse progressive de pouvoir d'achat des retraités ce que je ne souhaite pas bien sûr nos concitoyens voilà c'est très forme des retraites de la droite sénatoriale elle ressemble à celle qui est souhaitée par Emmanuel Macron alors qui a copié qui a c'est le gouvernement qui est venu sur notre ligne estime Gérard Larcher comme d'ailleurs l'ensemble de mes collègues mais je suis une sénatrice de terrain je me déplace dans les hôpitaux de mon département le Val-de-Marne et je peux vous dire que la colère est très grande et ce qui est en train de se passer est grave parce que on voit les personnels hospitaliers qui quittent l'hôpital en étant complètement épuisé exténué et en trouvant finalement il y a une perte de leur de leur métier et ça c'est grave parce que le gouvernement n'y répond pas et n'écoute pas ni ce qui se passe à l'hôpital ni ce que nous on relaie au niveau de mon groupe le groupe communiste au Sénat on va parler de l'hôpital dans quelques instants avec la presse régionale un plus spécifiquement mais vous avez décidé de déposer une notion de rejet sur ce texte pourquoi parce que je suis très en colère je suis très en colère comme l'ensemble de mon groupe et nous relayons le mécontentement et l'inquiétude qui règne au niveau de l'hôpital mais aussi au niveau de la médecine de ville écoutez là j'entends que le budget de la Sécurité sociale au niveau du déficit ça va mieux etc mais il faut qu'on soit clair c'est encore 80 maintenant aujourd'hui 80 milliards d'exonérations de cotisations sociales c'est-à-dire plus 10 milliards d'exonérations de cotisations sociales qui sont un manque pour les caisses de sécurité sociale alors le gouvernement et monsieur dussobe nous dit mais vous inquiétez pas l'état qu'on pense mais ça veut dire que c'est de l'argent qui manquent pour l'hôpital ça veut dire que c'est de l'argent qui manque pour embaucher ça veut dire que c'est de l'argent qui manque pour réouvrir des lits donc on arrête avec ça il y a besoin de ne pas assécher les dépenses de ne pas assécher pardon les recettes de la sécurité sociale et donc il faut arrêter cette politique d'exonération donc comme le gouvernement ne veut rien entendre et n'écoute pas nos propositions qui si elles étaient entendues et bien permettrait à l'hôpital de reprendre du souffle et bien nous nous posons cette question préalable en tout cas dans ce budget de la Sécurité sociale il y a une hausse des moyens des EHPAD vous reconnaissez que ça ça va dans le bon sens écoutez c'est toujours d'une politique des petits pas vous avez annoncé les chiffres vous savez ce que demande les professionnels ils demandent 100000 créations de poste chaque année pendant 3 ans c'est-à-dire 300000 créations de poste et là on est complètement en dessous c'est de l'enfumage le gouvernement ne veut rien entendre et on est en train de casser notre système de santé et notamment ce qui est très grave tout ce qui est service public alors il y a aussi la question des déserts médicaux n'en parle beaucoup en ce moment avec cette proposition du gouvernement qui est d'ailleurs un petit peu la même du côté de la droite sanatoriale d'allonger les études de médecine en internat et cette année supplémentaire et bien elle serait faite en priorité dans les déserts médicaux vous pensez que ça va améliorer l'offre de soins dans les territoires sous dotés mais non absolument pas là encore ça a été fait en dépit du bon sens c'est-à-dire il y a eu aucune concertation avec les syndicats des internes ça s'est fait sans anticipation sans réflexion sur la formation et on s'est pertinemment que les jeunes professionnels qu'est-ce qu'ils veulent aujourd'hui ils veulent travailler collectivement en salariat et on leur dit vous allez aller faire des stages en libéral avec avec des seniors or on manque il y a on manque de de médecins traitant il y a 6 millions de patients qui n'ont pas de médecin traitant comment ils vont être encadrés nous la solution que nous proposons une des solutions c'est que le gouvernement donne des moyens au centre de santé aujourd'hui il peut y avoir des centres de santé dans chaque département qui soit supplémentaires qui soient donc aider par ce gouvernement or qu'est-ce que fait le gouvernement là encore il crée des discriminations pour les maisons de santé par exemple il y a 150000 euros qui sont débloqués d'aide pour trois professionnels et pour les centres de santé 75000 donc c'est à dire la moitié moins on voit bien que ça ne va pas c'est à dire que le gouvernement comme la droite sénatoriale d'ailleurs ne connaissent pas quelles sont les aspirations aujourd'hui des jeux de médecins donc ils prennent les choses à l'envers on va également oui un mot sur ces déserts médicaux puisque le une partie de la majorité horizon notamment voulait des mesures plus coercitives sur ces désert médicaux pour que les médecins aillent dans les déserts médicaux ça a été rejeté par le gouvernement est-ce que pour vous il faut des mesures coercitives mais il faut déjà on constate il y a la Cour des comptes qu'il dit c'est pas le groupe communiste déjà les les mesures incitatives ne vont pas donc je parle moi de des centres de santé et nous nous pensons qu'il faut un conventionnement sélectif c'est-à-dire là où effectivement il y a beaucoup de médecins et bien il faut arrêter de conventionner la droite du Sénat la majorité de droits de sénatoriales veut ouvrir le débat sur la réforme des retraites dans ce budget de la Sécurité sociale qu'est-ce que vous répondez à votre collègue René Paul Savary sénateurs de la républicain qui dit que si on équilibre pas notre système de retraite et bien dans l'avenir on aura des retraités pauvres là encore je trouve que évidemment c'est une logique c'est une logique ultralibérale on est en 2022 on a une espérance de vie qui est effectivement plus importante et on nous dit il faut travailler plus longtemps et on voit que les gens il y a un certain nombre de personnes notamment dans des métiers avec une grande pénibilité qui sont absolument cassées et on leur dit il faut continuer alors que si vous regardez le taux de chômage chez les jeunes et chez les personnes justement âgées il y a un taux qui est important donc il faut arrêter en est en 2022 on devrait pouvoir travailler moins longtemps 32 heures ça serait ça serait possible au lieu d'aller à 40 heures et on devrait pouvoir s'arrêter bien plus tôt au lieu de pressurer les salariés comme ils le sont aujourd'hui et du coup comment on financerait notre système de retraite mais là aussi le le système des retraites c'est exactement la même chose si on veut que notre système de protection sociale tiennent debout il faut arrêter d'assécher les recettes et j'en ai fait les cotisations retraite et ben surtout on arrêterait d'exonérer on financerait notre système de protection de protection sociale c'est ça qui est extrêmement important aujourd'hui si vous voulez on assèche les dépenses au détriment de l'hôpital au détriment de l'assurance maladie au détriment des des retraités et et après et bien finalement on est en train de pleurer en disant ah quelle solution on va pouvoir prendre et qui sont mauvaises pour l'ensemble des salariés des retraités est-ce que vous avez voté elle est surtaxes qui sont proposées par la majorité de droits de sénatoriales et qui concerne les mutuelles et les laboratoires d'analyses médicales bah écoutez moi je vais vous savez au au niveau de notre groupe on va examiner comment le débat se déroule déjà je ne sais pas ce que ce qui va en être pose déjà une question préalable où on dit que c'est pas possible on est en colère ce but monsieur ce budget ne va pas ne correspond pas à la réalité il est même un sincère donc déjà on n'est pas pour le budget tel qu'il nous est présenté et on va avoir après si notre motion est rejetée comment et bien on va on va voter suivant les mesures qui vont qui vont être prises par exemple moi j'aurais souhaité que on taxe davantage les grands laboratoires pharmaceutiques qui se sont fait des milliards d'euros de profit pendant la pandémie je pense notamment à Sanofi malgré son échec pour la découverte du vaccin du covid merci Alex on suivra bien sûr ce qui se passe dans l'hémicycle à partir de 16h et demain compte rendu de cette séance avec vous on va parler de puces plus spécifiquement pardon de la question de l'hôpital on va à Marseille on retrouve Léo purgat président et directeur éditorial du Journal La Marseillaise pour Léo merci beaucoup d'être avec nous et vous revenez sur la visite vendredi à Marseille du ministre de la Santé François Brune oui tout à fait le ministre de la Santé est venu à Marseille vendredi jeudi il était également à Avignon pour présenter notamment le suivi numérique des patients il a été à chaque fois confronté aux mécontentement du personnel qui estime que le Ségur n'est pas à la hauteur et que il y a besoin absolument de moyens supplémentaires pour leur permettre de d'assurer leur mission donc ça m'amène à la question que j'avais envie de poser à Laurence Cohen on sait qu'avec votre groupe vous avez fait un tour des hôpitaux avant même la crise sanitaire où vous aviez alerté sur la situation de l'hôpital public aujourd'hui il suffit pas d'avoir raison sur le constat Vous ministre de la Santé et bien quel serait vos premières mesures pour faire cesser cette spirale délétère pour l'hôpital public et bien écoutez c'est vrai que il suffit pas d'avoir raison en amont il faut avoir des des propositions je les dis déjà il faut faire rentrer de l'argent dans les caisses de la Sécurité sociale arrêtez les exonérations de cotisations patronales parce que ça fait un manque à gagner extrêmement important justement pour l'hôpital il faut arrêter avec ces tondames là je veux quand même donner quelques chiffres on est après la crise on aurait pu penser que le gouvernement aurait tiré un certain nombre d'enseignements à la crise covid or long dame augmente c'est-à-dire chez l'objectif national des dépenses d'assurance maladie effectivement le plafond a pas dépassé voilà le plafond a pas dépassé il augmente de 3,7% or 3,7% d'où le mécontentement des Hospitaliers c'est en dessous des dépenses de santé qui sont prévisibles et c'est aussi en dessous pour la première fois de l'inflation donc on voit là le manque à gagner c'est à dire qu'avec ce budget le gouvernement fait économie de près de 2 milliards 1,7 milliards exactement sur le système de santé donc il faut déjà hausser les les recettes au niveau de notre système de protection sociale il faut revaloriser les salaires il faut faire en sorte qu'il y ait plus les exclus du Ségur il faut améliorer les conditions de travail pour améliorer les conditions de travail il faut donc ré-ouvrir des lits et donc il faut que la profession au niveau des professionnels de santé ou du médico-social soit à nouveau attractive donc il faut qu'il y ait des cadences qui sont qui soient moins importantes donc il faut ré-embaucher alors le gouvernement vous direz qu'il a fait tout ça qui a une Ségure qui a eu 10 milliards qu'il a débloqué le numerus clausus et que du coup une fois que c'est médecin seront opérationnels les lits pourront ouvrir François Brunel a débloqué 400 millions d'euros pour les services en tension pour vous c'est pas il y a pas de réponse mais les réponses sont insuffisantes si vous voulez quand il fait ils font le Ségur et bien qu'est-ce ils font ils excluent des personnels sacrés une un mécontentement terrible on le leur dit mais une rectifie pas le tir quand on parle de milliards d'euros on parle pas là je vous ai dit une économie à nouveau si ça fait 30 ans qu'il y a des économies sur le dos de l'hôpital et du système de santé donc il est à l'os là pour parler donc Emmanuel Macron c'est ses paquets que ce gouvernement ça dépend de quel goût je vous parlais effectivement Sarkozy Hollande et et Macron voilà mais nous au niveau des communistes on n'a pas participé à ce à cette à cette politique là nous on est toujours pour une politique de santé qui partent des besoins des des patients et des patients et c'est pas ce que fait le gouvernement et quand il y a le feu tout à coup il arrive mais il arrive avec une petite cuillère remplie d'eau alors qu'il faudrait effectivement un camion de pompiers ouais et sur le les 400 millions la débloquer récemment pour les services en tension alors c'était 150 millions François on a monté à monter l'enveloppe à 400 millions pour vous c'est à la hauteur de l'enjeu mais non c'est pas la hauteur de l'enjeu et c'est pas là encore c'est pas moi qui lui dis c'est pas mon groupe c'est l'ensemble des professionnels écouter les les les les la colère les revendications des personnels au niveau au niveau de la pédiatrie enfin quand j'ai dit dans l'hémicycle fin octobre lors de ma question au gouvernement la question que je posais au niveau de mon groupe qu'il y avait un tri des patients etc affreux de choisir entre deux enfants il y a eu des hués sur le banc du du gouvernement mais là encore c'est les clés c'est les témoignages que je reçois c'est des enfants qui sont qui ne peuvent pas être soignés de bonnes façons au niveau de l'Île-de-France et qui sont envoyés ailleurs vous vous rendez compte pour des enfants et pour des familles comment ça se passait ça la réalité aujourd'hui aujourd'hui de l'hôpital mais on continue le gouvernement on continue à fermer des il se sert en fait de la politique d'austérité qu'il a mené qu'il continue à amener pour réduire l'hôpital public au profit de du privé un dernier mot là-dessus parce qu'il y a un sondage hier dans le Journal du dimanche il faut qu'il dit que 73 % une image négative de l'hôpital vous dites il faut augmenter les salaires il y a des postes à pourvoir qui ne sont pas pour vous est-ce que pour vous la solution c'est l'augmentation des salaires est-ce que ça va suffire non s'il y avait qu'une solution ça serait extrêmement facile c'est vrai que compte tenu de la situation que j'ai décrite il y a une foultitude de de solutions qui sont à proposer il y a l'augmentation des salaires il y a les les embauches il y a donc aussi une restructuration opérée moi là encore les témoignages des Hospitaliers c'est de dire qu'il faut absolument redonner vie redonner sens au service parce que on a on a privilégié justement tout ce qui était l'hôpital a été considéré comme une entreprise la tarification à l'acte il doit absolument elle doit absolument être supprimée or elle perdure tout à l'heure je ne sais plus si c'est vous votre collègue vous avez dit mais le numerus clausus ça y est il a été ouvert mais là encore ils se sont repassés la patate chaude perdre permettez-moi cette expression parce que effectivement les unis on a dit aux universités il faut former plus de médecins sauf qu'on aura pas donné les moyens donc c'est au compte-goutte il y a très très peu de professionnels qui sont supprimés je suis orthophoniste paramédical il y a un manque cruel d'orthophoniste dans tout le territoire que ce soit dans l'Hexagone ou au niveau ultramarin or on ne desserre pas les taux on ne forme pas plus de professionnels c'est ça qui ne va pas il faut supprimer aussi cette histoire de numérus clausus parce que on a vu aussi au niveau des études d'infirmières il y a des des hommes et des femmes qui rentrent mais qui n'avaient pas choisi ce métier là comme premier choix et du coup qui s'en vont au bout d'un an au bout de deux ans qui ne sont pas au bout donc il faut arrêter cette sélection qui est stupide on va retourner à Marseille on va parler de la Une de La Marseillaise cette fois-ci Léo un tout autre sujet elle a une de la Marseillaise vous parlez de la colle des migrants oui tout à fait avec Mimo Lucano qui est l'ex-maire de Riache qui est une petite communauté calabraise qui avait ouvert largement ses portes aux migrants son maire a été condamné en première instance en Italie à 13 ans de prison il était accueilli ce week-end par Benoît Payen le maire de Marseille qui lui a remis une médaille de la ville en attendant le verdict de son procès en appel et pendant ce temps effectivement il y a toujours un avis de SOS Méditerranée avec 240 migrants à son bord qui attend de trouver un port sûr pour débarquer la question que je voulais poser à la sénatrice Cohen et bien c'est comment comment gérer cette question migratoire avec comme voisin une Italie gouvernée par l'extrême droite alors déjà moi quand j'entends qu'il y a des migrants qui sont sur un bateau qu'ils attendent finalement de pouvoir être accueilli j'ai honte j'ai honte pour la France j'ai honte pour ce pays des droits de l'homme où on sait les conditions de passage de ces femmes et de ses hommes des violences qui ne subissent or si les gens viennent quittent leur pays c'est pas par plaisir c'est parce qu'ils sont chassés par la guerre par la pauvreté économique mais aussi par les problèmes climatiques et quand ils viennent ils sont super exploités ici c'est ça la réalité moi je soutiens en ce moment les les travailleurs de chez Chronopost ils sont exploités ils sont sans papiers on les fait travailler dans des conditions de travail qui sont proches de l'esclavage Chronopost avec service public extrêmement important à l'intérieur et y compris au niveau enfin fonds publics avec une partie importante du gouvernement et j'ai fait travailler extrêmement dur on ne reconnaît pas leur travail si il protestent ils doivent prendre la porte alors que ils sont utilisés comme une main d'oeuvre quand mais corvéable à Bercy donc il y a une il y a une hypocrisie on fait venir ces migrants pour qu'ils travaillent sur des sur des un travail qui n'est pas pris aux Français comme je l'entends dire et aux françaises mais bien au contraire et finalement on ne le reconnaît pas leur citoyenneté alors justement Gérald Darmanin il dit moi je vais mettre fin à cette hypocrisie je propose un statut avec Olivier dussope un statut de travailleur pour les métiers en tension avec un titre de séjour pour ces étrangers qui travaillent dans ces métiers en tension est-ce que c'est une bonne idée chiche moi je voudrais bien connaître exactement quelle est la mesure jusqu'au bout parce que ce que j'ai entendu jusqu'à présent c'est effectivement ce que vous dites mais en même temps on considère l'individu tout seul c'est-à-dire sans lien familiaux sans rien il vient il bosse et c'est uniquement par rapport au travail et si jamais il y a un problème si jamais il est renvoyé si jamais l'entreprise ne veut plus de lui parce que finalement et bien il n'en a plus besoin qu'est-ce qui se passe donc si vous voulez on n'est pas là sur le règlement d'un problème d'un point de vue objectif d'un point de vue à la fois humain d'un point de vue économique il faut savoir que les travailleurs qui viennent ici rapportent à l'économie parce que là c'est un titre de séjour d'un an sur des métiers en tension si jamais le métier n'est plus en tension l'année d'après c'est la fin du titre de séjour vous vous dites il faut de la régularisation et pas seulement le titre de séjour dans ma vie bien sûr il faut de la régularisation c'est ça nous que nous demandons au niveau au niveau de notre groupe et c'est surtout pas cette épée de Damoclès va vous vous rendez compte si ça dépend uniquement du travail et donc de l'entreprise ça veut dire que c'est je le répète une main d'oeuvre cornée corvéable à merci on a l'impression de retourner autant de l'esclavage merci Laurence Cohen merci marseillaise Marseille l'internationaliste c'est à la Une de votre journal et au purgate merci beaucoup d'avoir été avec nous et merci Laurence Cohen et dans 20 minutes dans le club des territoires on va revenir sur la question de la dissolution sur le rassemblement national on en parle tout de suite avec notre prochaine invitation [Musique]

Laurence Cohen demande au gouvernement l'indexation de tous les salaires sur l'inflation — Bruno Le Maire · Pourquijevote