Jonathan GERY : Député "RN" de la 8e circonscription du Rhône
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 36 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:45OuverteRéponse directe
Comment devient-on député en une leçon ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Pourquoi le choix de devenir député plutôt que maire ou conseiller régional ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Ce mandat de député, qu'est-ce qu'il a de spécial pour vous ?
- 3:22OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a le plus surpris dans ces presque deux ans de mandat ?
- 4:52OuverteRéponse partielle
Votre circonscription est très diverse, comment gérez-vous ces différences ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Être député, ça vous pose dans un parti au sein du RN plus qu'être maire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31Invité politiqueFait
« Sarkozy nous avait promis le Karcher et puis on a eu Kouchner. »
- 8:15Invité politiqueFait
« Il n'y a qu'en France, où on ne peut plus rien faire, où il n'y a plus une seule fête, un 31 décembre, un 14 juillet, sans qu'il y ait des voyous qui cassent tout. »
- 8:36Invité politiqueFait
« Le président de la République, j'aime à le rappeler, parlait de processus de décivilisation. »
- 8:53Invité politiqueChiffre
« On est obligé de mettre 22 000 flics, c'est-à-dire ce qui représente 10% des gendarmes et policiers au niveau national. »
- 9:08Invité politiqueFait
« Une immigration anarchique, totalement hors de contrôle, le communautarisme, qui favorise une délinquance, puisqu'il y a un lien évident. »
- 10:00Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 3 mandats de dépôt, 3. »
- 18:39Invité politiqueFait
« Il n'y a pas l'épaisseur d'un papier à cigarette entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. »
- 18:54Invité politiqueFait
« Il n'a pas parlé de 62, 64. »
- 19:30Invité politiqueFait
« Il est clair, et moi je pense que le problème en France, ce sont les gens, le nombre de gens qui ne sont pas sur le marché du travail. »
- 20:33Invité politiqueFait
« Je suis allé sur le marché du travail beaucoup trop tard pour finir gardien de la paix sous-officier de gendarmerie qu'avec un bac pro sécurité-prévention, par exemple. »
- 22:13Invité politiqueFait
« Il a 60 ans, il ne peut pas prendre sa retraite. Comment ça se fait ? Il a 44 années de cotisation. »
- 26:10Invité politiqueChiffre
« L'année dernière, c'était 70 000 entreprises qui ont fait faillite. »
- 26:46Invité politiqueFait
« Je suis contre cette loi que je trouve inique. »
- 27:39Invité politiqueFait
« les soignants servent à soigner et pas à tuer. »
- 27:42Invité politiqueFait
« Je suis pour les soins palliatifs qui doivent être développés et contre une loi qui ne dit pas son nom. »
- 28:31PrésentateurChiffre
« le japonais Softbank qui veut investir 75 milliards d'euros en France dans ce domaine. »
- 29:48Invité politiqueFait
« je n'ai pas voté pour la loi qui impose 2 euros par des colis. »
- 30:08Invité politiqueFait
« Il faut relocaliser, réindustrialiser pour avoir du textile, beaucoup plus de textile chez nous. »
- 30:45Invité politiqueChiffre
« On consomme un poulet sur deux et l'étranger. 70% de nos fruits et légumes sont à l'étranger alors qu'on est un pays agricole. »
- 36:33Locuteur non identifiéFait
« il a réussi dès la première année à se sélectionner pour le championnat du monde en Nouvelle-Zélande »
- 36:44Locuteur non identifiéFait
« il a réussi à gagner en groupe d'âge avec les Valides. »
- 37:13Locuteur non identifiéChiffre
« il a réussi 9h39 sur Ironman. »
- 38:58Locuteur non identifiéChiffre
« mon record, c'était 10h53. Et là, en Afrique, j'ai refait et là, j'ai explosé mon record. »
- 39:32Locuteur non identifiéFait
« Les semaines d'entraînement, c'est pratiquement quotidiennement, c'est deux entraînements par jour, voire trois. »
- 39:35Locuteur non identifiéChiffre
« C'est des semaines qui sont autour de 25h. »
- 41:10Locuteur non identifiéChiffre
« Il faut qu'on trouve 15, 20, 20 000 euros. »
- 41:15Locuteur non identifiéChiffre
« J'en suis déjà à 10 000 euros. »
Temps de parole
- Jonathan Gery53 %
- Présentateur33 %
- Locuteur non identifié10 %
- Locuteur non identifié 22 %
≈ 3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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À Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, Wilfried Delacour. Bonjour à tous, merci de votre fidélité à ce rendez-vous politique de fin de semaine sur Lyon 1ère, une fidélité qu'il va falloir renforcer puisque nous entrons déjà dans le dernier mois de la saison. Alors vous le savez, nous accueillons dans cette émission tous les ventailles de ce que la région lyonnaise compte d'élus, direction aujourd'hui le nord-ouest de la métropole et même au-delà puisque nous recevons le député de la 8ème circonscription du Rhône. Bonjour Jonathan Géry. Bonjour, merci de m'avoir invité.
Et bienvenue au micro, curieux de Lyon 1ère, curieux de découvrir votre parcours, celui d'un ancien gendarme devenu policier puis donc député sous les couleurs du Rassemblement National. Et tout cela est très récent puisque vous avez été élu à la faveur de la dissolution de juillet 2024. Tout à fait. Alors Jonathan Géry, comment devient-on député en une leçon ?
En une leçon, il faut déjà commencer par avoir les idées, à part être militant finalement, se faire repérer et puis pas hésiter à s'intégrer au niveau d'une fédération. Alors ça peut être une fédération. Vous étiez militant depuis tôt jeune, j'allais dire ? Oui, depuis 2-3 ans finalement et j'ai adhéré au parti, le Rassemblement National dans les années 2010 on va dire. Je suis comme beaucoup... C'est assez récent, oui, tout à fait. Les années 2010 finalement, j'étais comme beaucoup de RN, un LR, j'ai voté Sarkozy en 2007. J'avais 18 ans, vous voyez, donc je me suis intéressé à la politique limite grâce à lui finalement.
Et puis après les LR m'ont déçu finalement, vous connaissez la phrase, Sarkozy nous avait promis le Karcher et puis on a eu Kouchner. Et c'est comme ça que j'ai basculé finalement dans les idées politiques du Rassemblement National qui est pour moi un peu l'ancêtre du RPR, on va dire. On va dire ça comme ça. Des choses ont dérivé finalement au fur et à mesure des années, des décennies ? Naturellement, mon positionnement politique c'est naturellement droitisé finalement.
Alors pourquoi le choix de devenir député plutôt que, je ne sais pas, maire ou conseiller régional par exemple ?
Je pense que c'est un métier, l'opportunité, tout est une question d'opportunité dans la vie finalement. Elle se présentait comment d'ailleurs cette opportunité pour vous ? Non, non, finalement j'étais candidat à la candidature en fait. Et mon profil a plu au siège à Paris. Et tout naturellement, moi j'habite Châtillon d'Azergues. Donc finalement je suis quelqu'un du cru, j'habite depuis une dizaine d'années.
Mais ce mandat quand même de député, qu'est-ce qu'il a de spécial pour vous ? C'est un mandat que vous sollicitiez parce qu'il a des particularités intéressantes pour vous ?
Oui, pardon, je vous coupe. C'est très intéressant ce mandat puisque c'est un mandat d'idées. Vous voyez, il faut aimer les idées. Et moi, je dis ça en toute modestie, je suis un homme d'idées. J'aime les idées. Et le travail de député c'est ça, c'est avoir des idées. Des idées mais avec des concrétisations, j'imagine que vous attendez cela. J'attendais cela. Vous voyez, j'étais persuadé d'être un député de la majorité. Donc pouvoir mettre en œuvre ce que je pensais, mes idées. Et il se trouve que tout ne s'est pas passé comme prévu puisque je suis député de l'opposition. Un des députés de l'opposition, parce qu'il y a beaucoup d'oppositions.
Il y a une majorité qui tient, on se demande comment. Il y a un socle commun qui n'est ni un socle ni commun finalement. Et voilà, la petite déception c'est qu'à titre individuel, j'étais très content d'être député, certes. Mais quand même, j'étais assez déçu du résultat final. Vous comprenez que moi je suis parti en politique pour mettre en œuvre mes idées. Chose qui n'est pas arrivé. Qu'est-ce qui vous a le plus surpris dans ces presque deux ans de mandat déjà ? Ce qui m'a surpris, ce qui me surprend encore, c'est cette instabilité politique finalement. On ne va pas se mentir, il y a 11 groupes politiques.
Mais ça vous le savez, au soir des élections finalement avec cette partition de l'Assemblée nationale.
Oui, mais à ce point qu'il n'y ait aucune réforme structurelle, on pourra en parler sur le pouvoir d'achat. Même s'il y a un travail législatif important, on va en parler évidemment. Il y a un travail législatif important. Oui, oui, tout à fait, surtout que je suis en commission des lois. Certes, mais vous voyez, il y a, trouvez-moi, une réforme structurelle depuis deux ans, il n'y en a aucune. Aucune. Le pouvoir d'achat, il est toujours en berne. On a des Français de plus en plus pauvres. On a une insécurité. N'en parlons pas, vos locaux. On va en parler justement, quand même, dans quelques minutes. Mais j'en sais quelque chose, puisque j'étais gain de la paix à Lyon.
Vous voyez, j'ai encore des contacts tous les 15 jours, toutes les 3 semaines. Je retrouve mes collègues et ils me disent, on est débordé en fait. On finit à 3 heures du mat', on a 700 heures sup' et les choses ne se sont pas arrangées depuis deux ans. Donc, vous voyez à quel point on se sent, quand on est député de l'opposition, un peu inutile sur certains égards. Heureusement que c'est une opposition constructive et on arrive à voter, à s'opposer. Vous voyez ? Mais la réalité, c'est que moi, j'attends qu'une seule chose, c'est d'être député de la majorité. C'est tout.
Alors, pas de réforme structurelle, on l'a bien compris, parce qu'à cause de cette instabilité. Et dans votre circonscription, alors on ne l'a pas dit, mais elle va en gros de Dardy, Champagne, Éculi, La Tour de Salvanier, Ample Puy, Tarare, Tizé-les-Bours par exemple. En passant par Tarare et Larbrelle. Voilà. Vous y rencontrez de ce fait des personnes très différentes, j'imagine, et certainement pas avec le même train de vie ?
Oui et non. Vous voyez, quand on va à Éculi, on va souvent à Éculi, on va souvent à Dardy, on a quand même des classes populaires qui habitent dans ces endroits.
Mais peut-être pas avec les mêmes problématiques. Je pense par exemple aux déplacements dans les zones rurales qui sont évidemment... C'est difficile en ce moment avec un coût, une surenchère évidemment, du coût de l'essence ?
Oui et non. C'est-à-dire qu'on n'a pas les mêmes problématiques. Et c'est là où je dis qu'il ne faut pas s'opposer les urbains aux ruraux finalement. Certains le font ? Comment ? Certains le font ? Oui, tout à fait, ils le font. Ça existe. Il y a des gens d'Éculi qui me disent, mais nous, on n'a rien à voir avec le type qui habite Poules-les-Écharmots ou Tizé-les-Bours. Et ça, c'est une erreur. Vous voyez, la France, elle est diverse. Moi, j'habite Châtillon-Dazergue. Je ne suis ni en zone rurale, ni en zone urbaine. Enfin, je suis français. J'habite la 8e circonscription du Rhône. Je suis très fier.
Et donc, vous représentez évidemment tout le monde, tous les habitants de votre circonscription qui est très divers.
On représente la nation déjà. Ça, il faut le rappeler. On ne représente pas une circonscription. La circonscription, c'est l'assise électorale. Finalement, on est là pour faire remonter les choses à Paris. Mais je suis autant le député de l'individu qui habite à Amplepluie que celui qui habite à Toulon. Vous voyez ? Donc, déjà, il faut remettre un peu l'église au milieu du village. Mais vous parliez de choses qui fracturent finalement les deux populations. Mais il y a beaucoup de sujets qui les rassemblent.
En tout cas, ils créent des différences de traitement, j'allais dire, de leurs problématiques.
Certes, on peut parler de l'essence. Celui qui habite Amplepluie, qui fait une heure de route pour aller à Lyon, il est vrai qu'il a plus de frais d'essence ou de diesel que celui qui habite à Aéculi.
En tout cas, vous sentez que c'est une vraie problématique depuis quelques semaines ?
C'est une vraie problématique. Mais on peut parler aussi du communautarisme et qui arrive autant en zone rurale. On a le cas Amplepluie avec... C'est une kermesse qui fait de la paille à Halal. Vous en avez parlé, c'est pour ça que je me permets de le dire. Au même titre qu'à Aéculi, avec cette poussée démographique, avec un quartier des sources, vous avez une immigration anarchique, hors de contrôle, pour les habitants d'Aéculi.
Être député, ça vous pose dans un parti, au sein du Rassemblement National, plus qu'être maire ou plus qu'être conseiller régional ? Ça vous pose ? Ça vous donne de l'importance, j'allais dire ?
Ça me donne de l'importance, ça me donne une responsabilité énorme. Oui, mais dans le parti même ? Dans le parti même ?
Je veux dire, un député plus considéré, j'allais presque dire, comme maire ou etc.
Pas du tout. Ah non, non, pas du tout. Après, il y a une hiérarchie, vous voyez, il y a une hiérarchie. Il y a la mairie, vous êtes élu municipal, vous êtes élu régional, et puis en haut quand même, il y a, vous représentez la nation. Donc finalement, il y a une hiérarchie entre les deux. Vous voyez, il y a des fois des députés qui sont à l'Assemblée Nationale, et puis en plus de ça, qui sont conseillers régionales. Et quand il faut siéger quelque part, en priorité, c'est l'Assemblée Nationale. Donc vous voyez, il y a bien une hiérarchie.
Alors, Jonathan Géry, on en parlait il y a quelques minutes. Les forces de police qui ont été mobilisées cette semaine, une fois de plus, dans les échauffourées qui ont été consécutives aux matchs de Ligue des Champions, PSG, Arsenal. Les violences n'ont d'ailleurs pas eu lieu qu'à Paris. Votre réaction après ces nouveaux affrontements est mêlée de votre regard d'anciens policiers, on en parlait, et de nouveaux politiques.
Il n'y a qu'en France, où on ne peut plus rien faire, où il n'y a plus une seule fête, un 31 décembre, un 14 juillet, sans qu'il y ait des voyous qui cassent tout. Ça n'existe qu'en France. Et ça prouve cet ensauvagement du pays. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le ministre de la Justice actuel. Jean Darmanin. Gérald Darmanin, qui était mon patron d'ailleurs, était ministre de l'Intérieur. On se demande ce qu'il a fait, on ne vend rien. Et un ensauvagement. Le président de la République, j'aime à le rappeler, parlait de processus de décivilisation. Donc vous comprenez à quel point on en est arrivé.
Alors il y a des choses qui ont été faites, mais est-ce que c'est encore possible aujourd'hui ? Ou est-ce que les politiques, les forces de police sont amenées à constater leur impuissance ?
On voit qu'il y a beaucoup de choses qui ont été faites. C'est ironique ce que je vous dis. Puisque regardez ce qui se passe, on est obligé de mettre 22 000 flics, c'est-à-dire ce qui représente 10% des gendarmes et policiers au niveau national. On est obligé de les mettre à Paris, de les mobiliser, 10%. Avec quelles raisons vous attribuez ces violences ? Une immigration anarchique, totalement hors de contrôle, le communautarisme, qui favorise une délinquance, puisqu'il y a un lien évident. C'est-à-dire pour vous les casseurs, ce ne sont que des personnes, soit immigrées, soit issues de l'immigration ?
Mais allez, c'est ce que je leur dis, moi aux gens, si vous ne me croyez pas, allez en comparaison immédiate à Lyon. Moi, j'y ai travaillé pendant 4 ans, au tribunal judiciaire. Il y a aussi des prénoms bien français, on l'a entendu, dans les différentes personnes qui ont été interpellées. Mais il y a forcément un lien entre immigration et délinquance. Et puis, la deuxième chose, j'ai envie de dire, le problème de la police, c'est la justice. Il y a un laxisme judiciaire, et on se rend compte qu'aujourd'hui, il y a eu combien d'interpellations ?
C'est quoi, c'est un laxisme sur les idées ? Vous parliez des idées tout à l'heure, ou une question de moyens, tout simplement ?
Il faut arrêter avec les moyens. On se cache derrière notre petit droit. Je veux dire, quand vous allez en comparaison immédiate, et qu'il y a eu plus de 600 interpellations, il y a eu 3 mandats de dépôt, 3,
on arrive à un stade... Peut-être parce qu'on sait que la justice ne peut pas juger immédiatement, elle peut le faire évidemment, mais il y a une question de moyens personnels.
Il n'y a aucun rapport. On peut envoyer des gens en prison. Vous voyez, un magistrat, il a ce pouvoir. Enfin, abandonner,
il faut prendre ses responsabilités. Ça veut dire que vous êtes inquiet, par exemple, pour les prochains grands événements, la Coupe du Monde, alors qu'il n'a pas lieu en France évidemment, mais il y aura évidemment des rassemblements qui y seront liés le 14 juillet. Mais tout est prétexte à casser...
Donc vous êtes inquiet ? Mais bien sûr, je suis inquiet. Mais ça fait des années que ça dure. En fait, on s'est habitué, et les gens me le disent, on s'est habitué à cette violence. C'est ordinaire en fait, malheureusement.
Il y a une loi Riposte, d'ailleurs, qui est en discussion au Parlement. Je crois que c'est devant le Sénat actuellement. L'idée, c'est d'apporter des réponses immédiates aux situations de troubles à l'ordre public, à la sécurité, à la tranquillité. Pour vous, le Parlement, ça va être des mesurettes ? Ou encore une fois...
Des rustines. Ce texte n'est pas encore passé en commission des lois. On n'en a pas forcément connaissance énormément. Mais on a quand même des mesures sur le rodéo. Oui, en fait, c'est des mesurettes. Si derrière, la justice ne suit pas, s'il n'y a pas de... Nous, on est favorable, par exemple, à des peines planchées. Vous attaquez un fonctionnaire de police. Il faut que vous sachiez que vous allez en prison le soir même. C'est une mesure de bon sens qui n'est pas mise en oeuvre.
On va revenir sur les mesures que proposeraient éventuellement le Rassemblement National s'il était au pouvoir. On va en parler dans quelques minutes, mais tout de suite, une pause. Dans cette émission, Jonathan Géry, ce matin, est notre invité, député Rassemblement National de la 8e circonscription du Rhône. A tout de suite. Merci d'être avec nous. C'est le retour de l'invité politique en ce samedi matin sur Lyon Première avec notre invité du jour, Jonathan Géry, député Rennes de la 8e circonscription du Rhône.
Jonathan Géry, juste avant la pause, on parlait évidemment de la situation qu'a connue cette semaine la France avec ces situations difficiles avec la police, notamment suite au match de Ligue des champions PSG Arsenal. Nous parlions des mesures que prendrait le Rassemblement National s'il arrivait au pouvoir, par exemple, l'année prochaine, ne sait-on jamais. Vous interviendriez au niveau répression, au niveau prévention également ?
Surtout la répression. J'ai envie de dire, la répression fait partie de la prévention.
La répression
fait partie de la prévention.
C'est-à-dire donner, encore une fois, l'exemple et donner...
L'exemplarité. Vous vous attaquez à un fonctionnaire de police, vous êtes récidiviste, vous devez avoir une peine de prison avec mandat de dépôt. Ce n'est pas normal qu'il y ait des gens qui sont... Moi, j'ai vu, j'étais fonctionnaire de police avant ça, j'étais sous-officier de Jean-Marie. Voilà, c'est pour ça que vous connaissez bien la situation. J'en ai vu, vous leur posez la question, des voyous, vous leur demandez s'ils ont été condamnés, ils vous répondent non. Pourquoi ? Sur leur casier judiciaire, vous regardez, ils ont 15 condamnations. C'est assez cocasse. Vous leur demandez s'ils ont été condamnés, ils vous disent non, alors qu'ils ont 15 condamnations sur le casier judiciaire.
Ils n'ont jamais mis les pieds, un seul pied en prison. Ça, il faut changer. Vous voyez ? Sursis. Sursis simple. Sursis probatoire. Deuxième sursis probatoire. Brasse électronique. Deuxième brasse électronique. centre de semi-liberté. Et vous allez en prison au bout de 20 condamnations. C'est la raison pour laquelle on a cet ensauvagement de la société. Il n'y a aucune autorité
au niveau judiciaire. Alors, on est bien d'accord que c'était quand même une question de moyens puisqu'encore une fois, les prisons explosent. Il y a une surpopulation caractérale. Ça veut dire que, par exemple, le Rassemblement National au pouvoir augmenterait la construction de prison.
Déjà, vous savez, Emmanuel Macron, il avait promis 30 000 places de prison. 30 000. Depuis 2017. Vous savez combien il y a de places de prison qui ont été construites ? À peine 3 000. C'est rien. En fait, il manque de places de prison. Tout à fait. C'est un mauvais signal vis-à-vis des délinquants. Très mauvais signal. Et vous voyez, en fait, il ne faut pas augmenter les effectifs de police. Il ne faut pas... Même augmenter les places de prison, il faut faire baisser la délinquance. Ce n'est pas pareil. C'est-à-dire que, vous savez, il y a un modèle aux Pays-Bas. Aux Pays-Bas, il y a des courtes peines. Une semaine, 15 jours. Ce qui a pour conséquence des prisons qui sont sous-dotées.
Et c'est exactement le modèle à suivre. C'est-à-dire qu'il faut mettre des courtes peines. Si la personne, le voyou de 20 ans qui casse, foutre le cœur à Place-Belcourt, si lui, il est condamné à une semaine de prison en première condamnation ou deuxième, peu importe, déjà, ça va le calmer. Il y a ce qu'on appelle le choc carcéral. Une semaine de prison. Ce qui permet d'éviter que la personne soit complètement hors de la société. parce qu'une semaine de prison, il arrive à...
Pour vous, la seule solution à Jonathan gérer, c'est la prison ou alors il peut y avoir d'autres mesures comme, par exemple,
supprimer les aides sociales, les travaux d'intérêt généraux. Ça, c'est la proposition d'Éric Ciotti. Ça fait 10 ans qu'il a proposé une loi. Et au-delà, c'est une proposition que vous pourriez reprendre. Mais bien sûr, les prestations sociales doivent être coupées. Et complètement, j'étais encore à l'Assemblée, il y avait une loi sur les saisies et c'est la même chose. On doit pouvoir saisir les prestations sociales pour les familles et les délinquants, tout à fait.
Aujourd'hui, l'instabilité, vous en parliez tout à l'heure, en tout cas, la situation de division entre les différentes formations, est-ce que ça crée ce climat où on n'avance pas effectivement sur cette...
Mais comment voulez-vous avancer avec 11 groupes politiques, un socle commun, je vous dis qu'il y a un socle central qui n'est ni un socle ni central avec des députés LFI ? Je vais vous rappeler un peu le contexte. J'ai été élu, il y a eu une alliance de la honte entre LR qui allait de LR à LFI qui a fait qu'aujourd'hui, on a plus de 60 députés LFI. Donc, vous voyez bien que ces gens-là bordélisent les élections législatives anticipées et ça, ça a eu pour conséquence une bordélisation de l'Assemblée Nationale et ce qui est assez dramatique. On a des lois, regardez, il y a eu une loi sur un texte agricole la semaine dernière, il y avait 2000 amendements, on en a mis deux semaines pour...
Bon, il y avait quand même beaucoup d'articles, mais 2000 amendements,
une obstruction parlementaire
énorme.
Alors, en tout cas, Jonathan Géry, il y a 82 ans, jour pour jour, c'est un autre combat qui démarrait sur les côtes de Normandie, le fameux Dider orchestré par les Alliés. Qu'est-ce qu'il faut retenir de ce jour fatidique qu'on fête aujourd'hui pour vous ? Le courage.
Le courage d'avoir ses idées, de se battre pour ses idées. Moi, je suis un élu ARN, très fier, député ARN, très très fier de mes idées et j'ai aujourd'hui le courage de me battre pour redresser notre pays et je fais le parallèle avec ce qui s'est passé il y a 82 ans. Je fais le parallèle et je le fais en toute modestie. Vraiment, il faut avoir du courage aujourd'hui pour être un député ARN et moi, je suis sûr que mon parti politique est le seul à redresser notre pays qui va très très mal à tout point de vue.
Alors, on va en parler pour les prochaines échéances mais être allié avec les forces et l'exécutif américain, c'est une situation qu'on aimerait bien connaître aujourd'hui encore. Oui, après... On est allié aujourd'hui
avec les Américains ? Écoutez, il n'y a pas besoin d'alliés, il y a des petits pays
qui sont de véritables puissances. Je veux dire, les relations avec les Etats-Unis avec un président qui est quand même contesté et qui ne tient pas forcément la France ou l'Europe dans son cas.
Et contesté, mais vous verrez qu'avec Marine Le Pen et Jordan Bardella au pouvoir, la France redeviendra un allié de poids.
Pour revenir sur la situation d'il y a 81 ans, quand on présente le Rassemblement National comme un parti d'extrême droite et qu'il est assimilé à ce qui s'est passé lors de la Seconde Guerre mondiale, vous avez tendance à lever les yeux au ciel ou alors vous comprenez, vous pouvez le comprendre de la part de générations qui ont tenu la guerre ?
Rien à voir avec tout ça. Rien à voir avec tout ça.
Voilà, donc vous levez les yeux au ciel et vous passez. Le Rassemblement National est un parti de droite ou le gauche aujourd'hui ?
C'est le Rassemblement National. Je pense qu'il y a un clivage entre souverainiste et mondialiste. Donc clairement, nous on est souverainiste, on est pour une Europe des nations et je pense que c'est le nouveau clivage. Mais après, il ne vous aura pas échappé quand on a des partis qui sont alliés, l'UDR, Derrick Ciotti et Marion Maréchal avec son parti idéal qui sont pour l'union des droites. Mais je pense qu'on veut rassembler toute la nation. Le moment est beaucoup trop important pour se cantonner à la droite.
En tout cas, on sait qu'en interne, il y a certaines lignes qui ne sont pas encore véritablement fixées et qu'il peut y avoir des divergences entre notamment Marine Le Pen et Jordan Bardella sur les retraites par exemple. Vous attendez le 7 juillet avec impatience ?
Je me permets, et on en parlait encore avec Marine Le Pen, il n'y a pas l'épaisseur d'un papier à cigarette entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Mais quand même sur les retraites,
l'égal de la retraite qui est pour Marine Le Pen un totem, pas forcément pour Jordan Bardella qui est repris très bien. Non, mais le problème
c'est la durée de cotisation. En fait, on parle de... Oui, mais justement,
c'est un totem pour Marine Le Pen à l'âge de départ à la retraite à 60 ans.
Mais pour Jordan Bardella, pareil. Oui, c'est pas ce qu'il a dit récemment, le 12 mai notamment. Il n'a pas parlé de 62, 64. Vous voyez que même Edouard Philippe qui veut 67, ça ne réglera pas le problème. Si vous rentrez sur le marché du travail à 30 ans, vous voyez 67, ça fait 37 années de cotisation. C'est ça qu'il faut. Ce n'est pas une réforme paramétrique finalement. C'est sur la durée de cotisation qui est très importante. Et c'est pour ça que c'est mal compris, déformé. Ça veut dire qu'il n'y a qu'une seule ligne au sein du Rassemblement National ? Il n'y a qu'une seule ligne, notamment sur la réforme des retraites.
Après, vous voyez, je cherche peut-être des bâtons pour me faire battre, mais on a un allié UDR qui est pour une autre réforme avec plus de capitalisation. Mais nous, il est clair, et moi je pense que le problème en France, ce sont les gens, le nombre de gens qui ne sont pas sur le marché du travail. C'est ça. Il n'y a pas assez de gens sur le marché du travail. Et il y a des gens qui font des études sociaux, psychos, qui n'ont aucun débouché, qui arrivent à 27 ans, qui n'ont toujours pas travaillé. Ça veut dire qu'il faudrait choisir
les domaines d'activité pour certains étudiants, par exemple ?
C'est complètement. Il faut revoir une réforme sur le collège unique, par exemple, et davantage inciter les jeunes à aller sur le monde professionnel. Vous pouvez très bien gagner votre vie en étant plombier, électricien.
C'est des super jobs. Il y a peut-être plus d'avenir d'ailleurs avec l'arrivée de l'IA, évidemment, où des métiers vont disparaître sans être annuels.
En plus. Et vous voyez, vous commencez sur le travail. Moi, je vais vous donner un exemple. J'ai une licence de droit. Je suis sur le marché, du travail à 24 ans. Ce n'est pas totalement vrai puisque j'ai fait des jobs étudiants avant. J'étais pendant 5 ans magasiné à Leclerc-Sivrieux. Peu importe. Toujours est-il que je suis allé sur le marché du travail beaucoup trop tard pour finir gardien de la paix sous-officier de gendarmerie qu'avec un bac pro sécurité-prévention, par exemple. à 18 ans, j'aurais pu être et à 18 ans, pour être gardien de la paix ou sous-officier.
Donc, ça veut dire que le Rassemblement National au pouvoir, il pourrait y avoir des conseillers qui guident et qui sélectionnent rapidement.
Une réforme sur l'enseignement professionnel. Vous n'êtes pas très bon à l'école ou vous voulez être électricien, vous devez tout de suite aller dans un enseignement professionnel pour être sur le marché du travail beaucoup plus tôt. Aujourd'hui, vous avez trop de jeunes qui sont sur un début d'activité à 24-25 ans. C'est beaucoup trop tard. Vous voyez, 25 plus 42, ça fait 67. Donc, vous voyez que même avec notre réforme, on n'équilibre pas le régime des retraites.
En tout cas, la réforme des retraites qui a d'ailleurs été suspendue, je crois que vous aviez voté pour cette suspension, elle ne pourra se faire sans l'abandon de prérogatives par certains. Dans un an, la nouvelle majorité, quelle qu'elle soit, voudra remettre le débat sur le tapis. Enfin, on imagine. C'est peine perdue tant que les Français sont opposés à cette réforme. Ils sont lassés d'ailleurs de tous les revirements qu'on peut connaître depuis quelques années.
Je ne suis pas sûr. Il faut abroger la réforme des retraites. Pour l'instant, elle n'était suspendue. Pour l'instant, elle était suspendue. Mais ça veut dire
qu'il va falloir remettre
l'ouvrage sur le métier ? Tout à fait. Mais tout à fait. Je ne me cache pas derrière mon petit droit. Vous savez...
Est-ce que les Français, à votre avis, à votre sens, dans votre circonscription par exemple, sont prêts à accepter de nouvelles discussions ? Je ne parlerai que de simples discussions
sur la réforme des retraites. Totalement. Si vous partez... Je vais vous donner un exemple. Moi, j'ai mon beau-père qui habite en Savoie. Il est conducteur d'engin dans le BTP. Il a commencé à 16 ans et là, il a 60 ans, il ne peut pas prendre sa retraite. Comment ça se fait ? Il a 44 années de cotisation. Comment ça se fait ?
Donc ça veut dire privilégier les carrières longues, évidemment.
Inciter les gens, encore une fois, à commencer plus tôt le boulot pour pouvoir partir en retraite, beaucoup plus tôt.
C'est le problème. Vous voyez ? J'allais en gérer pour revenir au Rassemblement National. Celui-ci peut se targuer cette semaine d'un sondage Ipsos-BVA, école d'ingénieurs qui le place en tête au premier tour de l'élection présidentielle dans de nombreux scénarios. D'ailleurs, entre 33 et 36% face le plus souvent à Édouard Philippe. Jordan Barlea fera un peu mieux que Marine Le Pen. À ce stade de la campagne, c'est de la politique-fiction où vous ressentez cette réalité et cette envie sur le terrain ?
Bien sûr que je ressens la réalité. Vous savez, moi, j'ai été élu en 2024. Après les européennes, j'ai senti que... Et les médias étaient venus et me disaient « Vous voyez, j'étais militant. J'étais militant, je suis élu député. Avant ça, les médias sont venus me voir en me disant « Vous y attendez ? » Oui, en fait, on s'y attendait. Et c'est sans prétention à être député. Pourquoi ? Parce qu'il y a quand même un ras-le-bol. Et suite aux élections européennes, on a vu qu'il y avait un mouvement.
Et Jordan Barlea par rapport à Marine Le Pen. Encore une fois, ça avait décidé le 7 juillet.
C'est bonnet blanc et blanc-bonnet. Bonnet blanc et blanc-bonnet. Ça me rappelle une expression
de quelqu'un du Front National. C'est vrai ? Non, moi, ça me rappelle. Non, non, c'est juste une expression dans ma bouche. En tout cas, qu'est-ce qui se fait rêver chez Jordan Barlea aujourd'hui ? Il faut être gravure de mal comme ça pour être... Qu'il a les bonnes idées. Oui, oui. C'est des idées, encore une fois.
C'est des idées. Je pense que c'est les meilleures idées. C'est pour ça que je suis fier d'être un député RN. Et il a les bonnes idées. Et quand on a les bonnes idées en France, quand le peuple vote, le peuple gagne, tout simplement.
Et le Rassemblement National, donc, il connaît un succès sur le plan national, du moins dans les sondages et puis sur le plan local, dans le Rôde notamment, puisqu'il a remporté sa première mairie en mars dernier dans une commune et avec un candidat qui ne vous sont pas inconnus, évidemment, puisqu'il s'agit de Tizy-les-Bourgs qui, dans votre circonscription, d'ailleurs, c'est votre ancien collaborateur parlementaire. Il est toujours collaborateur. Voilà, famille Berthoud. Il est toujours. Très bien. qui a remporté l'élection. J'imagine donc, du coup, que vous en tirez une certaine fierté.
Très fier et très content pour lui. Oui. Très content pour, et surtout, très content pour les Tizy-les-Bourgs. On parlait de Tizy-les-Bourgs, vous connaissez, Bourg de Tizy, c'est une commune nouvelle. Bourg de Tizy, La Chapelle, Marnan, Tizy. Et du coup, il est vrai que moi, je suis très content pour Rémi, qui est mon collaborateur parlementaire, qui a les bonnes idées, mais je suis surtout content pour les Tisereaux. Les Tisereaux, qui ont eu une municipalité d'extrême-gauche, et je pense que Rémi a les bonnes idées au niveau national et les très bonnes idées au niveau local.
Il veut créer un choc d'attractivité, je crois, sur sa commune, pour attirer les entreprises. Mais il y a besoin. Ce qui pourra lui permettre de réussir ce pareil. Vous allez l'aider, d'ailleurs, j'imagine ? Bien sûr.
Le national se penche dessus pour l'aider, bien sûr. Tizy-les-Bourgs a une population vieillissante. De toute façon, la baisse démographique, elle est énorme de partout, en zone rurale, la baisse de la natalité. Donc, il faut... Et c'est un tout. J'espère qu'on arrivera au pouvoir l'année prochaine pour pouvoir relancer cette natalité pour qu'il y ait des zones rurales comme Tizy-les-Bourgs qui ont des écoles qui ne ferment pas. Parce que j'étais encore lundi à Bourg-de-Tizy et on a vu que sur quatre classes, ils en ferment une. Donc, vous voyez, c'est un tout.
En fait, il faut faire des enfants, il faut des entreprises, il ne faut pas fermer les écoles pour qu'il y ait une certaine attractivité de ces régions qui sont super belles.
Quelque part, Tizy-les-Bourgs pourrait être un laboratoire dont vous allez vous le servir pour ensuite faire remonter les informations et les pratiques au Palais Bourg-Mont. J'espère que...
Moi, je suis élu dans une circonscription. Il y a 72-73 communes. C'est énorme. Tizy-les-Bourgs n'est qu'une commune parmi les 72. Donc, j'espère que tout le secteur va avoir son attractivité augmenter. Parce que là, pour le coup, on peut parler de Tarare, de l'Arbrel, toutes les entreprises fermes. Vous voyez, il y a des défaillances d'entreprises énormes dans notre zone et même au niveau national où on a... L'année dernière, c'était 70 000 entreprises qui ont fait faillite. C'est énorme.
Alors, attends, j'ai plein de questions à vous poser, mais malheureusement, le temps passe beaucoup trop vite. C'est moi qui parle peut-être trop. Mais non, pas du tout. Au contraire, c'est tout à fait intéressant. Simplement, quand même, vous êtes député et la proposition de loi sur la fin de vie et sur la création d'un droit à l'aide à mourir n'a pas trouvé de consensus cette semaine entre députés et sénateurs. Ça se passait au sein de la commission mixte paritaire puisqu'il y a eu deux lectures déjà de ce texte dans chaque chambre. Le gouvernement, finalement, va donner le dernier mot aux députés pour se prononcer le 15 juillet. Vous allez donc ferrailler dur. Ferrailler dur,
oui et non. C'est-à-dire que moi, depuis six mois, je vote la même chose. C'est-à-dire que je suis contre cette loi que je trouve inique. Et vous voyez, l'article 2 de la Constitution ou l'article 3, j'ai un doute, parle de la souveraineté nationale qui appartient au peuple et à ses représentants. Moi, je fais partie de la représentation nationale mais sur des sujets comme ça qui sont intimes, il faut un référendum.
Justement, en votant compte, vous allez vous mettre à dos beaucoup de Français qui sont quand même beaucoup favorables. Pourquoi ?
Pas du tout. Au contraire, tous les jours, on me dit que mon vote représente représente et d'ailleurs... C'est-à-dire que vous n'avez jamais été confronté à ce genre de situation comme beaucoup évidemment et heureusement d'ailleurs. Mais vous voyez, je prends mes responsabilités et je suis contre cette loi. Mais en tout cas,
vous êtes pour un référendum.
Mais je suis pour un référendum et je suis contre cette loi et je voterai contre cette loi en lecture définitive à l'Assemblée nationale. Donc le dernier mot, les soignants servent à soigner et pas à tuer. La médecine est là pour soigner. Je suis pour les soins palliatifs qui doivent être développés et contre une loi qui ne dit pas son nom,
une loi sur l'euthanasie complètement. Le débat prend son temps effectivement mais il sera tranché véritablement mi-juillet. Merci Jonathan Giray. On va marquer une pause, une nouvelle pause dans cette émission. On va se retrouver dans quelques minutes pour déjà la dernière partie de cette émission. Jonathan Giray, député RN de la 8e circonscription du Rhône. Merci d'être avec nous sur Lyon 1er. C'est le retour de l'invité politique en ce samedi matin sur Lyon 1er avec notre invité du jour Jonathan Giray, député RN de la 8e circonscription du Rhône. Jonathan Giray, il y a tout de suite la rubrique habituelle de l'émission. Je vous propose de nous tourner vers l'avenir.
L'IA notamment, on en parle beaucoup évidemment, qui est en train d'exploser et notamment, on vient d'apprendre, le japonais Softbank qui veut investir 75 milliards d'euros en France dans ce domaine. Est-ce que ça vous inquiète ? Ça c'est inquiétant. La souveraineté numérique... On parlait tout à l'heure des métiers, justement, des métiers d'avenir qui deviennent des métiers traditionnels mais qui deviennent des métiers d'avenir.
Bien sûr, moi je suis un souverainiste donc je suis pour Forcément. Cela dit,
on ne peut pas non plus s'opposer à ce qu'il y ait des aides comme ça massives pour créer certainement des emplois en France. C'est de l'investissement,
certes, mais je suis pour un IA français, ce qui peut exister d'ailleurs. Un Mistral, Aix-en-Provence. Donc, l'IA est en train de révolutionner le monde, la radio, même moi d'ailleurs, au titre de mon activité professionnelle. Oui,
si vous repassez dans deux ans, il n'y aura qu'un animateur IA, je ne serai plus là.
Et puis, même le métier de collaborateur parlementaire, Rémi Berthoud, plus personne. Il n'y aura plus de Rémi Berthoud, si ça se trouve. Donc, on économise énormément et ça fait peur. C'est vraiment un monde post-numérique qui est en train d'apparaître sous nos yeux.
Et puis, voilà, qui apparaît actuellement. C'est le cas aussi des achats sur Internet qui se développent de plus en plus, certainement qui seront de manière plus conséquente encore dans quelques années. Est-ce qu'ils doivent être réglementés ou pénalisés, même voir ?
On n'est pas pour... Moi, je n'ai pas voté pour la loi qui impose 2 euros par des colis. Non, parce que ça pénalise qui ? Toujours les mêmes. En fait, ça pénalise les classes populaires et les classes moyennes qui se font livrer. C'est-à-dire qu'on prend toujours le premier à l'envers avec des taxes, mais ce n'est pas ça qui marche. Il faut relocaliser, réindustrialiser pour avoir du textile, beaucoup plus de textile chez nous. Et vous verrez que les gens, ils importeront beaucoup moins en fait.
Et tu sais, s'il y a une tradition de textile dans vos circonscriptions, je crois, aux alentours de Tisillet-Bourg, c'était la tradition qui n'existe plus.
Oui, et malheureusement qui n'existe plus. Donc, il faut réindustrialiser, même si...
Pour vous, des emplois qui pourraient revenir comme ça localement ?
Mais il faut qu'on retrouve et on le voit, d'ailleurs, vous voyez avec le détroit d'Ormouz où on se rend compte que l'engrais, tout l'engrais passe par là et on se rend compte qu'en fait, on est dépendant de l'étranger surtout. On consomme un poulet sur deux et l'étranger. 70% de nos fruits et légumes sont à l'étranger alors qu'on est un pays agricole. Donc, c'est la vapeur
dans les années qui viennent pour vous ?
Oui, tout à fait. Et on se rend compte qu'avec les tensions internationales, finalement, on est de plus en plus dépendant du reste du monde et on l'a vu pendant le Covid où les gens se sont dit qu'on n'a plus de Doliprane, puisque le Doliprane, c'était la Chine.
Et puis, on en parlait tout à l'heure au cours de cette émission, les exactions suite aux matchs de foot notamment à Paris. Est-ce que pour vous, de manière globale, le sport peut encore nous sauver, peut encore sauver la société et le vivre ensemble ?
Oui, ce sont des bonnes valeurs, un dépassement de soi, le sport, et on va en parler avec Mathéo qui est triathlète à court, et bien voilà, on va en parler tout de suite effectivement,
on va le saluer. Bonjour Mathéo Roberti. Bonjour. Bonjour et puis bonjour à votre père, également Frédéric qui vous accompagne dans votre formidable aventure. Vous avez 24 ans, vous êtes triathlète et je précise que vous êtes autiste, un avenir clouateret dans une chambre ou un institut spécialisé pour personnes handicapées. Vous avez préféré mettre le sport dans votre vie et ça marche d'ailleurs puisque vous allez nous raconter dans quelques minutes votre palmarès. Le sport dans la famille Roberti, c'est une discipline indispensable ?
Ben oui, moi j'ai toujours été sportif depuis l'âge de mes 5 ans, j'en ai 52 et moi j'ai toujours cru que Mathéo, ça pourrait le faire évoluer, l'ouvrir au monde, de le mettre au sport et là où il en est à l'heure actuelle, ça m'a donné raison. Alors on va en parler.
Mathéo, petit, je crois que vous aviez des difficultés pour vous exprimer, un repli sur soi, des peurs, c'est ça ? C'était la situation que vous avez, on va en parler, réussi à dépasser ?
Oui, c'est ça.
Oui. Vous ne sortiez pas, en gros, pas de votre chambre, alors je ne sais pas si vous en avez des souvenirs, mais vous préfériez rester dans votre chambre, un peu replié sur soi-même, pas voir forcément les autres ?
En fait, j'étais tout le temps bloqué de ma chambre, je ne savais pas beaucoup de sport.
Vous ne vouliez pas sortir comme ça de votre environnement, peut-être protecteur de votre chambre ?
Oui, c'est ça. J'étais coincé dans ma bulle.
L'angoisse, c'est le désespoir pour les parents dans cette situation ou alors le sport vous donnait, Frédéric, déjà une lueur d'espoir ?
Oui, c'est vrai que quand on a un enfant et qu'on ne partage rien avec lui, c'est vrai que c'est difficile. Moi, je voulais absolument trouver quelque chose pour passer des bons moments avec mon fils et partager quelque chose. On l'a trouvé à travers le sport.
Alors, je parle à Météo, vous avez d'abord intégré un club mais finalement, vous l'avez fait un peu ensemble. Vous avez commencé des sports avec votre père, c'est ça ?
Oui, j'ai commencé ma carrière avec mon père. c'est lui qui m'a montré, il m'a proposé de faire de l'entraîneur pour voir comment ça va se passer.
Vous avez eu vraiment envie en le voyant, en le voyant évoluer, il a fait des marathons, il était coureur cycliste professionnel, vraiment, ça vous a donné cette envie de vous dépasser ?
Oui, c'est ça. C'est ce qui m'a donné envie de faire pareil, de déplacer, de découvrir.
Vous êtes dans le club je crois du Lac des Sapins avec l'Ublise, c'est ça ? Oui, c'est ça. Le fait d'intégrer un club comme ça, comment vous avez vu arriver ? Est-ce que vous avez le souvenir du regard des gens ? Ils ont été bienveillants avec vous ? Ils n'ont jamais douté de vos capacités à vous dépasser en sport ?
En fait, ça s'est fait naturellement. Comme dans les triathlons, les personnes en disport sont la plupart du temps mélangées avec les valides et que lui, c'est un peu un handicap invisible. En fait, les gens au début ne sont pas beaucoup posés de questions parce qu'ils le considéraient comme un athlète valide. Il a fallu qu'ils apprennent à découvrir, à savoir qui il était pour que maintenant, ils sachent que c'est une personne en situation de handicap.
Alors, le triathlon, c'est à la fois la natation, le cyclisme, la course à pied. Comment ça s'est passé, Mathéo ? Vous avez attaqué tous les sports de front. Comment ça s'est passé ? Vous avez commencé par l'un des sports en particulier. Comment vous avez progressé comme ça au début de votre carrière ?
Comme je vous l'ai dit, mon père m'a fait découvrir l'entraînement. J'avais commencé par ça. Et après, il m'a proposé de faire un triathlon.
Oui, c'est ça. Il vous a proposé quelque chose d'ambitieux.
Oui. Au début, on a surtout commencé avec un tandem parce qu'il ne savait pas faire du vélo. Oui. Donc, moi, j'ai trouvé un ami qui m'apprêtait un tandem et je l'ai emmené faire un tour. Au début, ça a été déplore parce qu'il ne voulait pas monter dessus et au bout de 20 kilomètres, il ne voulait plus en descendre.
Oui, voilà, il fallait surpasser cette peur.
Voilà, donc ça a été le déclencheur. Et puis après, je l'ai mis un petit peu à la course à pied. Et le triathlon, en fait, on a découvert ça un peu par hasard parce que moi, je n'étais pas du tout dans le triathlon, c'est quelqu'un qui nous a proposé de participer à un triathlon pour enfants. Donc, voilà, après, on a fait des triathlons pour enfants, je l'accompagnais et puis maintenant, il débrouille tout seul.
Je n'attends, j'irai. Oui, j'avais une question, Frédéric. Est-ce qu'il fait des Ironman ? C'est les disciplines la plus importante pour le triathlon ?
Alors, c'est parce que vous n'avez pas vu son palmarès, alors il va vous le dire.
Oui, bien sûr. Déjà, il a commencé à faire les triathlons tout seul qu'en 2024 et donc là, il a commencé sur la distance intermédiaire sur le half Ironman où il a réussi dès la première année à se sélectionner pour le championnat du monde en Nouvelle-Zélande et en 2025, il s'est lancé sur le full Ironman, donc la grande distance et dès sa première course, il a réussi à gagner en groupe d'âge avec les Valides.
Voilà, ça veut dire qu'il n'était pas dans une catégorie personne handicapée mais encore une fois, dans sa catégorie d'âge.
Voilà, tout à fait. Ça a été un choix en fait de l'inscrire avec les Valides pour qu'il réussisse, enfin qu'il essaye d'avoir sa sélection pour les championnats du monde avec les Valides en passant par le processus normal.
D'accord. Et là, il est qualifié pour Hawaï, c'est ça ?
Oui, c'est ça. Il est qualifié pour Hawaï cette année au mois d'avril en Afrique du Sud encore où il a réussi 9h39 sur Ironman.
C'est énorme.
Et il a décroché sa sélection.
Cet été, il fait l'Ironman de 10 ?
Non, non, non. La semaine prochaine, il fait le full Ironman de Tour.
Ah oui, d'accord. Alors, rappelez-nous, parce qu'on a rappelé la discipline, mais quand même, c'est un marathon.
si je ne me trompe pas, l'Ironman, c'est 4 km de nage, enfin 3,8 km, une étape du Tour de France. Je dis ça parce que c'est plus de 100 bornes, c'est 150 bornes, je crois. 180, c'est énorme, c'est une étape. Pour finir par un marathon, pardon, je fais mon intéressant, c'est parce que mon beau-père est à Ironman, c'est pour ça que je connais bien.
Oui, d'accord. Donc effectivement, c'est quelque chose. Alors, on va reparler effectivement de ce qui va se passer certainement au mois d'octobre à Hawaï. Aujourd'hui, on peut dire que tout handicap est surmonté du côté de météo ou il y a encore des besoins d'assistance ?
Ben, si, il a toujours besoin de quelqu'un. De toute façon, sur les courses, il ne peut pas partir tout seul parce que moi, je gère tout ce qui est autour. Oui. Même que ça va de la préparation de son sac à la préparation de son vélo parce qu'autrement, il oublie énormément de choses.
Oui, parce que voilà, son handicap, c'est essentiellement des problèmes de concentration.
Oui, voilà, c'est ça, oui. Donc, après, dans le quotidien, moi, je gère tout son quotidien.
Et forcément, ça le rassure et ça lui fait faire les performances. Est-ce qu'on peut dire qu'à chaque course, à chaque étape, vous avez le sentiment, Mathéo, de progresser ?
À chaque course, oui, j'évolue, je deviens plus fort dans mon parcours.
Ce qui veut dire que vous avez encore aujourd'hui des marges de progression dans le triathlon, dans les différentes disciplines du triathlon.
Oui. Par exemple, mon meilleur record sur un foule, l'an dernier, mon record, c'était 10h53. Et là, en Afrique, j'ai refait et là, j'ai explosé mon record. j'ai fait en 9h39.
Oui. Et ensuite, vous voulez passer en dessous des 9h, je crois. C'est l'objectif.
Oui, ça sera l'objectif à plus ou moins long terme.
9h, pardon, 9h, vous commencez à nager à quelle heure ? À 7h. Alors voilà, comment ça se déroule votre semaine d'entraînement ?
Les semaines d'entraînement, c'est pratiquement quotidiennement, c'est deux entraînements par jour, voire trois.
C'est énorme.
C'est des semaines qui sont autour de 25h.
25h, c'est ça. 25h de sport et à haut niveau, évidemment. Alors, cet investissement dans le sport a eu des effets bien au-delà dans votre vie de tous les jours. Vous avez un diplôme en plus de douceur de paysagiste. Là encore, le sport a été bien faiteur pour vos capacités effectivement intellectuelles et à l'université, en tout cas, dans cette formation. Oui. Oui. J'imagine que, alors, dans cette formation, vous avez impressionné tous vos camarades, vos collègues avec vos performances sportives hors du commun.
C'était impressionné. C'était épaté, même.
Oui, bien sûr. On le sera à moins, effectivement. On le disait, en avril, vous êtes qualifié pour les championnats du monde à Hawaii. Ça aura lieu le 10 octobre prochain, je crois. Ce sera d'ailleurs votre troisième participation aux championnats du monde. Ça veut dire que les billets d'avion sont déjà pris, ça y est ?
La réservation pour le studio et les billets d'avion sont réservés. C'est un budget quand même. J'imagine que Hawaii
ne s'est pas la porte à côté. Monsieur le journaliste, j'en profite, Frédéric, pour lancer un appel puisque Mathéo, il est toujours à la recherche de sponsors. donc si on peut avoir un petit coup de pouce pour lui finalement qui passe par moi ou par vous directement. Je me permettez
de lancer un appel là, Frédéric. C'est-à-dire que le voyage pour Hawaii est financé ? Est-ce que c'est le cas déjà ?
Non, non. C'est financé pour le moment personnellement parce qu'on a quelques sponsors financiers qui nous suivent toute l'année. Mais après, le budget Ironman Hawaii, c'est un budget qui vient se greffer en plus. Et là, où il faut qu'on trouve 15, 20, 20 000 euros. Là, j'ai réservé le studio et les billets d'avion. J'en suis déjà à 10 000 euros. Donc, ouais.
Toutes les entreprises qui effectivement voudraient magnifier le réglage avec ce sportif. Et puis Mathéo, il va gagner.
Donc, c'est là en mise sur le bon cheval. Vu la progression
effectivement en deux ans, on peut le remettre.
9 heures d'Ironman.
Et puis l'objectif, je crois qu'au-delà d'Hawaii, c'est les Jeux paralympiques également de 2032 à Brisbane en Australie. C'est ça ?
C'est pareil. On espère que la catégorie soit créée. C'est en discussion. Les Australiens, ils sont bien portés sur l'autisme. Justement, on est en contact avec des groupes en Australie qui se battent pour que la catégorie soit créée. Et d'ailleurs, Mathéo a passé, il y a quelque temps, je l'ai monté à Reims pour passer un examen de classification pour cette catégorie pour voir s'il rentrait dedans. et son dossier est à Londres actuellement et il est en train d'être débattu pour savoir s'il pourrait être dans cette catégorie s'il allait être créé.
C'est vraiment du haut niveau. Jonathan Géry, c'est ça que vous vouliez célébrer, cette volonté de contrer le fatalisme ?
Tout à fait. De sortir du fatalisme, de se surpasser. Le sport offre ça. C'est un super ascenseur social finalement. Et Mathéo en est la preuve. Je rajoute qu'on a demandé une médaille au ministère des Sports pour Mathéo qui est hyper courageux. En tout cas, on est très fiers de lui à court et c'est bien mérité. Ce serait bien mérité qu'il ait une médaille du ministère des Sports.
Voilà. L'ambassadeur effectivement de la 8ème circonscription du Rhône. Merci à vous. Je vais dire aussi qu'on peut suivre vos exploits et donc les futurs sur les réseaux sociaux notamment sur Instagram au nom de la team Roberti. C'est ça ? C'est ça, oui. Merci à vous tous les deux. Merci beaucoup Mathéo et merci Frédéric Roberti. On suivra évidemment tous vos exploits dans les prochains mois. Merci à vous et merci à vous Jonathan Géry député Rassemblement National de la 8ème circonscription du Rhône. Merci d'avoir été notre invité. Et puis merci à Christian qui a réalisé cette émission encore tout bronzé de sa convention des Indes Radio à Marseille.
Les Indes Radio que nous saluons et les Marseillais aussi par la même occasion. Pour réécouter et voir les photos de l'émission je vous donne rendez-vous sur l'application Lyon Première et sur lyonpremière.fr comme chaque semaine et puis demain dimanche à 11h c'est Odile qui vous donne rendez-vous pour Complètement Toquer. Bon samedi Bon appétit ! Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr Écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon Première
Jonathan Gery