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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 23 septembre 2026 14 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesDéfense

Réouverture du détroit d'Ormuz : "Les Iraniens tiennent Trump à la gorge" (Bernard Guetta)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:46Invité politiqueFait
    « Les États-Unis comme l'Iran auraient vraiment intérêt les deux à une baisse de la tension si ce n'est à un cesser le feu durable. »
  • 8:23Invité politiqueFait
    « Les sanctions aujourd'hui qui sont celles qui sont imposées aux gardiens de la révolution, ils en ont rien à faire les gardiens de la révolution. Ils continuent par ailleurs de faire leur trafic avec des moyens détournés. »

Temps de parole

  • Bernard Guetta100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Bernard Guetta

qu'on s'attarde sur ces ces discours à la tribune de l'ONU euh entre l'Iran et les États-Unis et cette tractation en coulisse avec la situation évidemment du D3 DO responsable de la flambée des prix des carburants. Une issue est-elle possible ? C'est vrai que c'est difficile d'y croire au premier abord quand on écoute Massou de Pekkian, le président iranien cet après-midi à la tribune. Il doit savoir que la résistance du peuple iranien ne va que s'accentuer face aux sanctions, face à ce harcèlement. Nous ne baisserons jamais la tête. Nous ne nous mettrons jamais à genoux. L'Iran doit être compris par monsieur Trump et par tous ceux qui veulent nous persécuter.

Nous sommes prêts au dialogue et à la diplomatie, mais nous n'acceptons pas le langage de la force. Voilà. Alors, très offensif autant que l'avait été Donald Trump quelques heures plus tôt qui promettait d'anéantir l'Iran si aucun accord n'était conclu. Et pendant que Pescan faisait son discours, le représentant des États-Unis aux Nations- Unies, regardez, il va se lever et il va quitter la salle. C'est au au moment où le où le président iranien accuse les États-Unis d'avoir assassiné des enfants dans une école en Iran. Et voilà, on le voit en train de se lever et partir.

Hugo, au premier rapport, quand on premier rapport quand on voit ces images, quand on entend ces discours, on se dit qu'un accord est très mal parti et pourtant et pourtant en coulisse, le canal diplomatique a repris. Bah, il y a évidemment des postures officielles, c'est le but aussi de ces déclarations he des différents dirigeants et puis il y a aussi ce qui se tram en coulisse et qui est parfois souvent même le plus important. Et c'est vrai qu'au-delà des déclarations euh très fortes des uns et des autres de Donald Trump et de Massou Pesquian, ce qu'on sait aujourd'hui ou ce que l'on croit savoir aujourd'hui, c'est que des négociations entre les deux partis ont repris via des médiateurs.

Évidemment, pas d'inter, pas de discussion direct. Donc les médiateur, c'est sur la table une rencontre entre les deux hommes entre Massou Petian et Donald Trump. Ça a été évoqué. Ça paraît extrêmement peu probable en l'état. Oui oui, tout à fait. Mais en revanche, ces négociations, elles ont apparemment duré plusieurs heures. Il n'en avait pas eu depuis des mois. Donc c'est Ouais. Donc c'est déjà en soit une bonne nouvelle. En tout cas, ça a été accueilli comme tel par les marchés pétroliers, bail de pétrolière descendu en dessous de 200 dollars.

On va pas dire qu'on est proche d'un accord hein, évidemment, mais il y aurait peut-être l'esquise d'une réouverture du D3 d'ormous en échange de la levée du blocus américain. Mais encore une fois, faut être extrêmement prudent. On a vu que ces derniers mois et bien tout pouvait être chamboulé dans les heures euh [raclement de gorge] à venir. Alors effectivement avec toute la plus grande prudence qui est nécessaire malgré tout Bernard Geta, massou pesquian euh aux États-Unis, c'est la première fois que que les Américains autorisent un pays avec lequel ils sont en guerre à à venir sur leur sol.

Ça signifie évidemment pas la fin du conflit, mais est-ce que vous y voyez quand même un un signe en tout cas une volonté de de sortir de cette imperai de tout pronostic. Je ferai je ferai simplement deux constats. Premièrement, les États-Unis comme l'Iran auraient vraiment intérêt les deux à une baisse de la tension si ce n'est à un cesser le feu durable. Pourquoi ? Parce que l'Iran est absolument étranglé économiquement. Le régime n'est certainement pas populaire. Ils ont besoin d'un apaisement.

Quant à Donald Trump, il va vers des élections demi-mandats et si il pouvait dire avant le vote de début novembre, regardez, grâce à moi, le prix du pétrole commence à baisser puisqu'il y a de véritables discussions qui s'engagent avec les rampes, ben ce serait tout bénéfice, tout bénéfice pour lui. Mais d'un autre côté, les Iraniens tiennent Trump à la gorge parce que ils savent que si le prix du pétrole ne baisse pas la pompe, le parti républicain est vraiment très très mal placé. Donc voilà deux constats. Fan Fanny Guinoché, notre journaliste nous a rejoint effectivement Hug le disait il y a un instant, on voit que le le cours du baril de Brent est passé en dessous des 100s.

Voilà, il est pas resté longtemps en dessous. Donc les les marchés, bah c'est le signe que les marchés sont extrêmement prudents et ils ont raison de l'aide parce que vous l'avez très bien dit entre la détermination affichée avec par exemple les États-Unis, on l'a vu là sur les images qui se lèvent, qui quittent la salle, Donald Trump qui dit avant qu'il est qu'il menace d'anéantir l'Iran et de l'autre côté des Iraniens qui veulent absolument pas baisser les Chines et qui disent que ils ne toléreront on pas le blocus de leur voix maritime. Et bien écoutez, sans mauvais jeu de mot, la voix de passage, elle est extrêmement étroite et donc les marchés pour l'instant ils sont prudents.

Hier, on s'est dit, ils se sont dit chouette, il y a une reprise des négociations, des discussions, ce qui n'était pas arrivé depuis le début de l'été, ce qui était déjà un énorme pas vu les blocages. Je vous rappelle que hier, il y avait encore un bateau, un navire qui était attaqué dans le dans le D3. Donc c'est vrai qu'on s'est dit chouette, ça commence euh il y a la pression retombe mais bon la journée d'aujourd'hui le baril de pétrole avec les affichages des uns et des autres, le baril de pétrole repart auudess à la hausse à à 102. Qui est aujourd'hui le plus pénalisé économiquement par la fermeture du D3 d'Ormous ? Est-ce que ce sont les États-Unis ou est-ce que c'est l'Iran ?

Bien écoutez les deux. Les États-Unis sont effectivement, comme l'a dit Bernard Geta, pénalisés parce que même s'ils mettent beaucoup de pétrole sur le marché, il n'empêche que le prix du galon est quand même très élevé aux États-Unis. Et ça c'est très important pour les Américains. L'inflation, ça nourrit l'inflation. Et puis du côté des Iraniens, évidemment qu'ils sont aussi pénalisés. En plus, ils ont des relations avec leurs voisins qui sont quand même très compliquées. Leur leur euh leurs infrastructures sont durement touché, les raffineries, euh les oléoduces. Donc c'est vrai. Et puis ils espèrent aussi dans cette négociation récupérer quelques avoirs quelques avoirs gelés.

Ce sont des milliards de dollars qui sont gelés. On a du mal à l'estimer, mais c'est une centaine de milliards de dollars qui sont gelés. et les Iraniens mettent ça dans la balance en disant "Nous, on veut bien négocier mais il faudra dégeler un petit peu des avirs ce qui veut dire faire rentrer de l'argent dans les caisses iranienne." Tran a effectivement fixé deux conditions : la levée du blocus naval américain et le déblocage des avoirs iraniens. Gelet Chirine Nardakani. Bonsoir, vous nous avez rejoint. Vous êtes avocate, présidente de l'association Iran en justice qui documente les crimes de l'État iranien. Est-ce qu'un terrain d'entente est possible ?

Est-ce que l'Iran a intérêt, enfin le régime iranien a intérêt à lâcher finalement le le moyen de pression le le plus efficace ? Alors, je sais pas si l'État iranien qui a un état criminel a intérêt à conclure cet accord. Moi, j'aimerais quand même dire deux choses parce que vous m'invitez en qualité d'avocate, hein et comme militante des droits humains. Ce qui aujourd'hui me chagrine absolument dans cette séquence épouvantable qu'on a vu à l'Assemblée générale des Nations- Unies, c'est qu'en fait les uns et les autres, je pense à Trump, je pense à PESK, je pense évidemment à Netaniaahu sont venus sont venus chacun se réclamer pour eux-mêmes finalement de l'impunité.

Je vois que on a PESion qui exhibe effectivement les petites écolières de l'école de Minab donc qui ont été tuées par une frappe américaine, ce qui est, je rappelle, un crime de guerre. Mais malheureusement, cette instrumentalisation qui a été faite par le président iranien est abjecte puisque le régime iranien lui-même au même moment est en train d'exécuter des Iraniens qui ont manifesté contre cet état-là, qu'on a un Trump qui dans le même temps a expliqué qu'il allait anéantir l'Iran. Ça nous rappelle une déclaration qu'il avait faite au plus fort de la guerre en février 2026 en disant qu'il allait renvoyer l'Iran, mais je comprends les Iraniens et notamment des civils à l'âge de pierre.

Donc finalement euh voilà que les uns et les autres se réclament ou non en fonction de ce qui les arrange du droit international. Vous avez posé tout à l'heure une question qui me semble est très juste. C'est au fond finalement qui ça pénalise euh ces euh tractations-là ? Et ben en fait ça ça pénalise les Iraniens, c'est-à-dire les civils, hein, euh parce que euh les sanctions aujourd'hui qui sont celles qui sont imposées aux gardiens de la révolution, ils en ont rien à faire les gardiens de la révolution. Ils continuent par ailleurs de faire leur trafic avec des moyens détournés pour écouler des barils de pétrole avec leurs amis notamment russes et chinois.

Donc en réalité cette pression économique aujourd'hui, elle est euh pesée sur qui ? Sur les ménages. Vous avez aujourd'hui des Iraniens qui sont en pénurie de médicaments. Ils n'arrivent pas à se soigner. Vous avez des Ianiens qui sont avec un taux de chômage extrêmement important. Donc aujourd'hui, qui c'est qui trinque ? C'est les populations, ce sont les peuples et malheureusement et bien les États qui poursuivent.

et d'ailleurs pas que l'État iranien et c'est ça aujourd'hui moi qui m'inquiète y compris euh euh du côté des démocraties libérales parce que Trump aujourd'hui si il a été encouragé euh notamment euh à euh ses frappes, je rappelle qu'il y a plus de 3000 morts aujourd'hui civils non combattants en Iran du fait des frappes américaines. C'est aussi parce que on l'a laissé très largement faire avec des des responsables politiques qui s'adressent comme vous le dites finalement d'abord à leur population à la tribune de de l'ONU. J'aimerais qu'on on s'intéresse aussi à ce qu'il se passe du côté du D3 de Babel Mandeb où les outils proaniens menacent la navigation en mer rouge. Ils ont durcil leon.

Aujourd'hui, si les États-Unis osent soutenir l'Arabie Saoudite, ce qui n'a pas encore été le cas militairement jusqu'à présent par des frappes aériennes, nous on considérera les intérêts américains autour de nous comme des cibles. Voilà pour les menaces des outils. On verra l'impact dans un instant de de du blocage de ce D3 de Babel Mandeb. Mais d'abord, j'aimerais Matthéo Pasto que l'on s'intéresse précisément à ces outils, à ce groupe. Qui sont-ils ? Et et comment ils ont construit leur puissance militaire au fil des ans ? Alors tout commence dans les années 90. Le mouvement outil né dans le nord du Yémen, vous allez le voir dans cette zone de Sahada, une zone montagneuse.

Ce mouvement politico religieux est créé par Hussein à l'outil avec une idée initiale, défendre une branche du chisme et ce de façon pacifique. Mais tout dérap en 2004 lorsque le gouvernement du Yémen tue l'un de leurs parlementaires. À ce moment-là, les outils se radicalisent et réalisent leur première insurrection armée contre le Yémen. En 2004, leur force de frappe est néanmoins limitée. Selon l'ONU, ils sont près d'un millier d'hommes. 5 ans plus tard, le contingent passe à 3000 hommes. Et signe de leur expansion énorme au cours des de la décennie suivante. En 2024, les Nations- Unies affirment qu'il serait pas moins de 350000 hommes. leur puissance militaire.

Alors leur puissance militaire provient surtout de l'Iran. L'Iran les classes parmi l'axe de la résistance avec notamment le Esbola ou encore le Hamas. Teran leur fournit une expérience technologique mais aussi des équipements militaires. Alors parmi ces équipements, il y a des missiles, des missiles balistiques, des missiles antinavir, mais également des drones d'attaque et aussi des euh mines des mines sous-marines et des bateaux explosifs télécommandés. Alors, la principale force des outils n'est pas tant militaire, elle est plutôt géographique. Au cours des dernières semaines et les outils ont pris le contrôle du D3 de Babel Mandeb. Babel Mandeb, c'est ce D3 de 29 km, un des trégique.

11 % du pétrole mondial passe par ce D3 et les outils ont prévenu, ils ne laisseront aucun bateau saoudien transiter par cette voie. Ils ont également prévenu au cours de de cet après-midi. Ils n'hésitent pas ils n'hésiteront pas pardon à tirer sur des bateaux américains si les États-Unis venaient à soutenir l'Arabie Saoudite dans cette guerre. Si merci Matthéo Pasto. Comment se fait-il Bernard Guetta que les États-Unis ne viennent pas en aide à l'Arabie Saoudite qui a réclamé le soir ? très simple, c'est que c'est qu'il voudrait à tout prix arriver à un un compromis avec leur régime iranien à cause des élection de mi-mandat.

Donc, les États-Unis lâchent tout simplement lâchent l'Arabie Saoudite alors qu'ils sont le protecteur de ces pays de de ce pays depuis la fin de avec un impact encore une fois parce qu'on voit que ce D3 et les stratégies avec un impact sur l'approvisionnement en pétrole. Et bien voilà, aux yeux de monsieur Trump, sa victoire ou plutôt éviter sa défaite aux élection de mi-mandat bien passe avant tout, y compris avant l'alliance si importante avec l'Arabie Saoudite. Mais vous savez deuxème paradoxe, à qui fait appelle [raclement de gorge] l'Arabie Saoudite aujourd'hui à la France pour l'aider. Et deuxièmement, à qui l'Arabie Saoudite rendit l'hommage ?

à Israël en disant l'Arabie Saoudite rend hommage à Israël en disant finalement ça a été le seul pays entendez pas les États-Unis ça a été le seul pays à nous aider et apparemment effectivement Israël a aidé en terme de renseignement l'Arabie Saoudite. En un mot rapidement, Fanny, dans quelle mesure les outils contrôlent le D3 de Babel Mandb ? Est-ce qu'il y a aujourd'hui le la navigation est complètement bloquée ou il y a encore des bateaux qui passent ? La navigation est fortement fortement ralentie parce que la difficulté c'est même quand vous laissez passer des navires, ces navires ils veulent s'assurer qu'ils ne vont pas se prendre des tirs.

Et donc pour s'assurer, vous avez des primes de risque qui sont extrêmement chères. Euh personne n'a envie de s'aventurer. Euh les outils, c'est pas, excusez-moi l'expression, c'est un peu trivial, mais c'est pas des rigolos, quoi. Donc euh ce sont des des groupes euh qui sont assez euh diffus. C'est aussi ce qui complique la donne. Enfin, pour terminer, pourquoi aussi Donald Trump n'a pas envie d'intervenir ? Parce que cette guerre, elle lui coûte extrêmement cher et qu'il a d'un stock de munition, on en revient à à l'argent, il a un stock de munition qui est très très bas actuellement. Merci beaucoup à tous les quatre.