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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 5 octobre 2025 17 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéTravail & emploiRetraitesSolidarités & famille

LE CRI DU COEUR D'AURÉLIE-ANNE, UNE INFIRMIÈRE INDIGNÉE : "JE RENTRE CHEZ MOI, JE PLEURE"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:49non_speechFait
    « La pension va être vraiment terrible et alors en plus moi il va falloir que je travaille jusqu'à comme j'ai fait plein de petits boulots avant je crois qu'il va falloir que je travaille jusqu'à 69 ans. »
  • 4:32non_speechFait
    « Il nous rajoute les les ils allongent les deux pires années de travail, c'est-à-dire les deux dernières et ils nous volent les deux meilleures années de retraite, c'est-à-dire les deux premières. »
  • 11:50non_speechFait
    « 16000 lits ont disparu. Ils ont pas ils ont pas disparu dans la nature quoi. Ils sont pas envolés en fait. Ils ils ont été supprimés par les budgets austéritaires successifs de Macron. »
  • 14:19non_speechFait
    « Si tu si tu es le notaire vient t'apporter ton assignation aux mains propre, on peut venir chercher des infirmières avec les flics. »
  • 15:03non_speechFait
    « En fait, si on est dans la dette, c'est parce qu'on a investi sur l'hôpital. »

Temps de parole

  • ?98 %
  • non_speech2 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Là, on arrive en fait devant l'hôpital Tenon. Je travaille depuis 3 ans. Aujourd'hui, on est sur une journée de mobilisation parce que il y a eu des annonces budgétaires qui sont catastrophiques pour la santé. Il y a mes collègues là de la CGT qui ont commencé à installer un petit une petite table, une petite les banderoles et cetera pour vraiment signaler que aujourd'hui il y a une journée de grève. Aujourd'hui, on est immobilisé et ça permet de signaler à la fois, tu vois, aux collègues qui entrent et qui sortent, les médecins, les internes et cetera, mais aussi aux patients parce que les patients ils entrent aussi par là.

Et donc ça permis aussi de faire le lien patient collèguent soignant euh pour un petit peu montrer ce qui se passe à l'hôpital aussi parce que des fois quand on est patient, on se rend pas forcément compte de ce qui se passe derrière pour pour les soignants. Globalement, les patients sont très gentils avec nous. Ils savent he qu'on est en galère.

Mais c'est quand même important de de montrer que toutes ces discussions qui peuvent avoir lieu à la télévision et cetera et cetera, en fait, elles ont des conséquences très pratiques quoi, pour nous sur nous, sur nos conditions de vie, sur nos conditions de travail, sur nos passions aussi parce que ça veut dire des retards de prise en charge, ça veut dire donc à un moment quand on aime l'hôpital et moi c'est mon cas, j'aime mon métier, c'est j'adore ça, tu vois. Mais il y a un moment, il faut savoir dire stop au fait qu'on casse l'hôpital.

On a des collègues qui sont en grève et donc on a ouvert une caisse de grève en ligne et on fait ça bah pour récolter un peu de sous pour euh aider les collègues qui regardent il y a Céline là derrière avec sa caisse de grève comme ça. Voilà. Pour nous c'est important de se mobiliser parce que toutes ces décisions politiques là qu'on entend parler elles ont des conséquences. En fait, ce qui m'a donné envie de faire ce métier, c'est que j'avais envie d'être dans un métier où j'allais avoir un savoirfire de mes mains, enfin voilà, des compétences et un savoir-faire et que j'allais être dans le soin. Et en même temps, c'est un métier dans lequel tu as tout. Ce métier, tu as tout.

Tu as du relationnel, tu as du technique, tu as de de l'urgence, tu as du tu peux avoir des postes moins moins sur les urgences avec plus de soins longs, tu peux faire de la psy, tu peux tout faire avec ce métier. C'est ça qui m'a plu en fait, ça qui m'a donné envie de faire ce métier. Mais je savais qu'il était dur. Il faut pas croire que les gens choisissent ce métier uniquement pour des belles raisons mais aussi pour des raisons très pragmatiques. Je savais que j'aurais pas de chômage. Je savais que je connaîtrais pas le chômage, par exemple. Je savais que je trouverais toujours un travail.

Je savais que je pourrais changer de ville, que je pourrais déménager, retrouver un travail, voilà, que j'aurais cette mobilité, cette d'une certaine façon une flexibilité, tu vois. Avant de faire infirmière, en plus, j'ai beaucoup fait de petits boulot quoi. J'ai travaillé dans la restauration rapide, beaucoup. J'ai fait caissière aussi, beaucoup. J'ai fait des ménages, j'ai fait faisant fonction être soignante. Donc ça c'est tu vois c'est un parcours déjà un peu c'est pour ça je dis bon on pourra pas me dégoûter de ce métier. J'ai choisi ce métier en connaissance de cause parce que j'ai vu aussi d'autres choses et je sais que c'est difficile aussi ailleurs.

Il y avait aussi cette recherche de d'une sensation de d'apaisement financier, en tout cas de stabilité. Et tu vois, je l'ai je l'ai beaucoup mieux, c'est sûr, je l'ai beaucoup mieux qu'avant, tu vois. Mais j'ai quand même cette sensation de courir derrière. J'ai un tableau budget, tout le monde me l'envie et tout le monde rigole. C'est c'est un tableau mais laisse tomber quoi. C'est un budget de planeur. Et tous les mois, je note chaque dépense et cetera. Alors que j'avais cet espoir que quand j'aurai ce métier finalement et que je serai j'aurais une vraie paix, je m'étais dit je regarderai plus. Ah moi j'ai l'impression d'être en retard. Oui.

J'ai l'impression de pas pouvoir construire si tu veux. C'est ça qui est marrant à mon âge maintenant à mon âge à avancer que quand tu es jeune tu te dis que ta retraite tu la verras jamais et que tu t'en fous. Et moi quand j'étais jeune je me disais ça. Je disais ouais la retraite de toute façon je la verrai jamais je m'en fous tu vois. Sauf qu'à un moment j'ai vieilli et et d'un coup je me suis dit "Ah mais en fait la retraite je vais y aller un jour. Je vais voir la retraite et j'ai fait le calcul sur le calculateur et j'ai vu que j'allais pas toucher BZ et là j'ai flippé quoi.

Je suis ah la pension va être vraiment terrible et alors en plus moi il va falloir que je travaille jusqu'à comme j'ai fait plein de petits boulots avant je crois qu'il va falloir que je travaille jusqu'à 69 ans. Je veux pas y penser tu vois. Je me dis non mais je pourrais pas travailler jusqu'à cet âge là. Qui peut bosser jusqu'à cet âge là ? Mais ça va pas. La meilleure façon de le formuler c'est incitant. Philippe Martinez de la CGT qui disait "Il nous rajoute les les ils allongent les deux pires années de travail, c'est-à-dire les deux dernières et ils nous volent les deux meilleures années de retraite, c'est-à-dire les deux premières." Et il avait raison.

Moi, tu me vois là à 62 ans aller courir toute la journée avec de plus en plus de douleurs partout dans le corps. Courir toute la journée, installer des blocs, transférer des patientes, remonter des blocs, faire du ménage, nettoyer en haut, en bas, me baisser, me relever, passer. Des fois, je dois passer sous la table du bloc opératoire pour faire des bon bref des soins et on voudrait nous faire travailler jusqu'à cet âge là, mais il y a bien que des gens qui sont assis derrière un bureau à longueur de journée pour penser à ce genre de truc, tu vois. Non mais franchement, il y a bien que des Moi un jour, j'attraperai tous les mecs en costard et je les foutrai au bois ailleurs.

Non, je les ferai travailler là-dedans. On est en sous-effectif tout le temps et notamment on est en sous-effectif parce qu'on a des départs mais tout le temps en fait. Je peux même plus suivre le nombre de caisses de pot de départ, tu vois. Ah la cagnotte lichi, j'en peux plus quoi. Je Il y a des cagnotes tous les mois. Je tu vois, il faut un budget complètement départ de collègues quoi. En plus à chaque fois c'est un crève cœur parce que tu formes quelqu'un, tu es avec quelqu'un et tout puis elle s'en va.

Pourquoi ce métier arrive à tel point à essaurer des gens qui ont la volonté, qui ont les compétences, qui ont les connaissances, qui on fait 3 ans d'école, qui on fait les stages, bah elle l'expriment mes collègues, quoi. Elles le disent. Alors, il y a différentes raisons. Les horaires, ça me va pas. euh les euh finalement à Paris financièrement euh je m'en sors pas forcément si bien que ça et puis est-ce qu'elle décrivent très bien mes collègues mais ce que j'ai ressenti et de toute manière ce que toutes mes collègues décrivent très bien mais c'est cette sensation d'isolement en fait c'est que tu commences ton métier encore une fois tu as 21 22 ans.

Il faut se faut prendre conscience de la jeunesse de mes collègues. Là, j'ai des collègues, elles commencent, elles sont seules, elles ont des services de 22 patients, 30 patientes, 40 patients en cardiologie de nuit. Et ça mais enfin la trouille que tu dois avoir quand tu es toute seule avec tes patients la nuit, que tu as pas de personnes référentes, de personnes repère pour t'aider mais la trouille au ventre. Tu m'étonnes qu'elle burnout, tu m'étonnes qu'elle craque quoi. Tu m'étonnes qu'elle quitte le métier. Tu connais l'histoire du burnout ? Le burnout, ça a été étudié d'abord chez les infirmières à New York. Voilà, c'est je pense c'était près après la période sida, tu vois.

Et donc dans le burnout, la façon dont dont d'abord ils l'ont découvert et dont ils l'ont qualifié, c'était de dire euh il y a une différence entre ce qu'elle voudrait faire et ce qu'elles peut faire sur le terrain. Elles se sentent maltraitantes, elles sont pas bien, il y a une sorte de pression tout le temps et du coup elles burnout parce qu'elles travaillent elles esses essayent de rattraper l'écart et cetera. Donc c'est comme ça qu'on a découvert le burnout par exemple. Il y a beaucoup de fatigue, d'épuisement et voilà. Et euh mais comme à l'époque quand on a découvert le burnout, quand on interrogeait les infirmières, on leur disait "Alors, ça va ?

Non, ça ça ne va pas, les conditions de travail pourries et cetera." Et à la fin, on leur demandait "Mais je voulais continuer à faire ce travail ?" Elle disait toute "Oui, donc en fait tu es pas bien dedans mais tu veux continuer à le faire, tu vois." Et moi encore je me dis, je peux partir quand je pars parce que j'ai une relève, tu vois et que voilà. Mais mes sages-femmes, mes sages-femmes, elles sont parties avec 1h et3 de retard hier. Elles travaillent en 12h1. Elles ont travaillé de 13h30 hier. Donc moi, je veux bien qu'on se raconte des choses he sur la santé. Je veux bien qu'on se raconte des histoires.

Mais c'est pas vrai que tu que tu traites bien les gens quand tu as 12h 14h de boulot dans les patins. Les internes, c'est pareil. Des fois, ils se font 24 heures. Écoute, on peut se raconter des histoires. Tout le monde peut se raconter des histoires. C'est pas vrai qu'à la 23e heure, tu traites les gens comme de la même façon qu' à la première heure. Nous, on est dans une situation, on est dans en sous-effectif chronique dans mon service. Il y a vraiment des moments, cette espèce de gouffre entre ce que j'aimerais faire et ce que je suis en capacité de faire, il est tellement énorme.

d'abord, c'est de la souffrance pour moi parce que c'est une souffrance en fait de savoir que tu fais pas les choses comme tu devrais les faire et comme tu pourrais les faire et que tu as pas le temps de te former, tu as pas le temps de comprendre ce que tu es en train de faire mais c'est aussi une souffrance pour mes patientes et de fait je suis maltraitante, ça c'est sûr. C'est même pas une question en fait, c'est la façon dont tout est structuré. Euh même si je ne le veux pas, je serai maltraitante parce que je encore une fois, il y a des patientes, je vois une situation qui m'interpelle un peu. Je me dis cette situation m'interpelle un peu.

J'aimerais bien revoir la patiente dans 15 minutes, mais je sais que jamais de la vie j'aurai le temps de revenir la voir dans 15 minutes. Hier, par exemple, il y a des patientes, j'aurais dû aller les voir toutes les 15 minutes, plus toutes les 30 minutes. Je n'ai pas été les voir du tout. Je n'ai pas eu le temps. Je n'ai pas pu. Et tu sais, tu sais que c'est des retards de prise en charge parce que ensuite quand tu oublies pendant 1 heure 2h, bah c'est pas que tu oublies, c'est que tu sais que tu dois le faire mais il y a d'autres trucs hein qui viennent s'ajouter et bah tu as un retard de prise en charge mais les conséquences que ça peut avoir c'est dramatique en fait.

Moi je veux enfin je peux pas vivre avec la trouille au ventre de me dire ce que j'ai pas fait ça a peut-être une conséquence dramatique sur une patiente. Je refuse en fait. Je veux pas me lever le matin avec la boule au ventre de pas savoir tu sais ou de rentrer chez moi de pas savoir si ce que j'ai fait ou pas fait en fait ça a peut-être des conséquences graves sur les patientes. Tu vois là hier j'ai cru que j'avais craqué. Moi comme j'habite à 5 minutes, je tiens jusqu'à chez moi et après quand je rentre chez moi des fois je pleure. Mais c'est pas parce qu'on le sait et qu'on l'a fait en connaissance de cause qu'on a pas le droit ensuite de râer, tu vois.

Je refuse de laisser ce métier dans cet état à d'autres et j'aime ce métier de tout mon cœur et je ne veux pas que des gens puissent m'en dégoûter. Notamment quand je dis des gens, c'est que des politiques à force d'être appliqué puissent nous dégoûter du métier parce qu'en fait c'est ça qui se passe dans les services là. Et alors tout est comme ça hein. Tout nous met dans la merde si tu veux. Là, ce qu'il faudrait c'est qu'il disent "Bon bah, on fait une grosse enveloppe d'argent pour les hôpitaux, on réinvestit parce que tout s'effondre. Tout à n'importe quel niveau de l'hôpital c'est effondré, sauf au niveau de la direction.

Le la restauration ici, elles sont mis en grève là il y a pas longtemps. Pareil, ça va pas. Les aides soignantes, les infirmières, bon, je viens d'en parler, les internes, les externes, tout le monde est exploité dans ce truc là, tu vois. Et ça tient comme ça. L'hôpital tient comme ça aussi. par le fait que les femmes de qui font le ménage travaillent 6 jours semaine. Mais enfin, il y a aujourd'hui aller demander aux gens autour de vous si ça leur paraît OK de travailler 6 jours semaine. À qui ça paraît OK de faire ça ?

Alors après euh s'il y a des euh des gens Édouard 4 sub 4p qui veulent travailler 6 jours semaine dans une euh dans une entreprise du CEAC 40 à la con à faire euh je sais pas quoi, ça les regarde mais pas euh les personnes qui font le bonettoyage de l'hôpital s'il vous plaît quoi. Ça suffit euh tu vois la startup nation là je sais pas quoi là c'est bon quoi. Cette précarisation là globale de la société de l'hôpital mais aussi de toutes les autres structures de la société du service public et cetera et des familles. Mais ça entraîne plein de conséquences sociales. Est-ce que tu as accès à la nourriture ? Est-ce que tu as accès à un logement ?

Un logement pas insalubre Paris par ailleurs, tu vois. Est-ce que tu as accès à une sécurité par exemple quand on parle des droits des étrangers, tu vois ? Est-ce que tu as accès à une à une sécurité qui fait que tu pourras aller te faire soigner ? En fait, le problème c'est que le nerf de la guerre, c'est le budget de toute évidence et donc c'est et donc c'est de la politique. Donc en fait, on n pas le choix. À l'hôpital, on peut pas se dire "Ah mais moi la politique, on s'en fout.

On devrait même enfin ça c'est pour mes collègues que je dis ça on peut pas se le dire ça que la politique on s'en fout parce qu'en fait les choix budgétaires c'est des choix politiques au bout du bout de la journée à la fin c'est des choix politiques. Donc tu vois quand on t'annonce 5 milliards de réduction par ici ou euh ou des milliards par là ben en fait c'est des lits qui ferment quoi. C'est des postes qui sont pas qui sont pas maintenus. Ça c'est très très très concret. Pourquoi dans aux urgences, là on a un collègue des urgences, pourquoi aux urgences des fois il y a 24h, 26h, 48h d'attente voire 92h d'attente ? Pourquoi ?

Pas à cause des gens qui viennent parce qu'ils ont un rume hein ? Ça, on s'en fout, les médecins ils te le disent hein. Les gens qui viennent parce qu'ils ont un rume, ça leur prend 20 minutes, c'est réglé. Ils s'en vont, ils rentrent chez eux avec une une ordonnance de paracétamol. C'est pas ça qui casse les urgences. Tu sais pourquoi les gens ils attendent aux urgences ? Parce qu'il y a pas de lit d'hospitalisation. Ettant que les politiques il raconteront à la télé à longueur de journée qu'en fait le problème c'est que les gens sont tebés parce qu'en fait c'est ça qui te raconte à longueur de journée.

Ils te disent que les gens ils vont aux urgences pour rien que par ailleurs les gens ils vont aux urgences pour rien parce qu'en fait ils ont plus de médecin traitant. Enfin donc voilà, mais passons que les gens font n'importe quoi et que tout ça c'est la faute des gens sans jamais vouloir regarder le problème en face et se dire bah non en fait c'est pas la faute des gens, c'est la faute de vous-même. C'est vous les gens qui avez posé problème à l'hôpital en fait tu vois c'est votre faute. C'est vous qui avez cassé tout l'hôpital. Vous avez réduit tous les budgets. 16000 lits ont disparu. Ils ont pas ils ont pas disparu dans la nature quoi. Ils sont pas envolés en fait.

Ils ils ont été supprimés par les budgets austéritaires successifs de Macron. Ce qu'on nous rabâche à longueur de journée, c'est que les soignants sont des fénaces, que les patients font n'importe quoi, euh et que de toute façon, il faut faire payer les gens parce que ça coûte trop cher. Voilà. Mais la santé, oui, euh c'est un bien qui sur lequel on investit en fait, sur lequel on investit pour le bien de tous. C'est un bien commun. Voilà. Donc, il faut investir de l'argent. Dramatique. Tu es la variable d'ajustement en fait. C'est ça. Tu la variable d'ajustement de tout ça. Oh, c'est pas grave, on va retirer un peu de sous à l'hôpital de toute façon elles fermeront leur bouche.

Et puis si elles l'ouvrent, si elles se mettent en grève, de toute façon, c'est pas grave. On les a on leur a privé de leur droits de grève. Moi, demain, si je veux vraiment être en grève, je dois me déclarer en grève. Je suis assignée. Si je ne me pointe pas, attention, je on vient me chercher avec les flics. Ça sera ça. C'est comme ça que ça s'est passé. Si tu si tu es le notaire vient t'apporter ton assignation aux mains propre, on peut venir chercher des infirmières avec les flics. En fait, c'est c'est ça qui est marrant, c'est qu'à la fois tu es tellement indispensable que tu as pas le droit de faire grève, mais à la fois, tu sers tellement à rien qu'on va supprimer tous les postes.

des décisions comme ça politiques, libérales, austéritaire depuis des années viennent à briser profondément l'hôpital. Et franchement à ce stade, je ne sais même plus comment est-ce qu'on peut le réparer, hormis en investissant mais massivement dans l'hôpital. Qu'est-ce qu'il a dit le corn ? Il a dit "En fait, si on est dans la dette, c'est parce qu'on a investi sur l'hôpital." Non mais choc bar, on était on a investi sur l'hôpital depuis depuis qu'il a dit ça avec le avec mes collègues, on cherche les millions, on est comme ça. Tu les as vu toi les millions ? Non, on les a pas vu. On cherche comme ça dans les lits ? Non. Sur les murs ? Non. Ah, on n pas vu les millions dans l'hôpital nous.

Et tu sais de quoi il parle en fait ? parle de la primeure, les 183 € de prime que les infirmières ont eu parce qu'en fait avant quand elles étaient pas payé elles étaient pas payées comme ça, elles étaient payé 200 balles de moins. Non mais oh

15:47
Non speech

[Musique]

15:52
Locuteur

ça se trouve c'est un des miens ceuxlà. Tu as tous les bébés du 20e, ça se trouve sont un peu sont un peu nés ici. Tu sais pas, à la fois je suis en colère, à la fois je suis fatigué comme plein d'infirmières, à la fois franchement j'aime mon travail quoi. Donc moi le matin quand je vais travailler, je suis contente. Je suis je suis indignée. Voilà, je pense c'est le mot, c'est indigné. Et donc ils vont arriver, ils vont revenir avec un nouveau budget et ils vont recommencer. Et là nous l'enjeu ça va être de construire dans nos services, dans nos lieux de travail, de mobiliser nos collègues et de remettre un stop et de dire bah non en fait nous on est ingouvernable dans cette situation là.

Et quand il se passe ce qui se passe là actuellement, c'est-à-dire quand on nous dit euh qu'on va encore renier sur l'hôpital, bah cette colère, elle se transforme en force quoi.

16:43
Non speech

[Musique]

16:54
Locuteur

J'aime bien manifester et puis je suis contente. Alors, je suis saué un peu là, tu vas voir. Jésus

17:07
Non speech

[Musique]