20 heures : [émission du 8 février 2009]
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Il est 20h, bienvenue, voici les titres de l'actualité de ce dimanche. Madagascar s'enfonce encore un peu plus dans la crise, la lutte pour le pouvoir entre le maire de la capitale et le président en place, ce qu'on fait désormais plus de 120 victimes. En pleine canicule, le sud-est de l'Australie est ravagé par les flammes, l'état de Victoria est le plus touché. Près de 100 personnes ont perdu la vie dans ces incendies, dont l'origine serait souvent volontaire. Angela Merkel s'est entretenue aujourd'hui avec le pape Benoît XVI.
Au cœur de cette discussion, la réitération des propos niant la Shoah de Mgr Williamson, récemment réintégrée par l'Église catholique, à suivre les réactions de plusieurs personnalités politiques françaises. Le grand format de ce journal est des questions. Ce soir, jusqu'où peut-on aller ? Sur Internet au bureau, votre employeur a-t-il le droit de surveiller le contenu de vos mails ? Une femme a été récemment licenciée pour avoir envoyé trop de messages personnels depuis son poste de travail. Un dimanche de sport avec du football, la Ligue 1 et Lyon qui maintient le cap, du rugby et le tournoi des 6 nations, et le Pédial qui brille face à l'Écosse.
Enfin, la tennis, l'équipe de France qui chute en fête cup. Enfin du cinéma, plus dur est la chute quand on a connu la gloire. Voilà l'histoire de The Whistler, la vie tourmentée d'un catcheur incarné par Mickey Rourke. Film en forme de rédemption pour l'ex-star des années 80, nommé aux Oscars pour ce rôle Mickey Rourke. Et son interview, c'est à la fin de ce journal. Bonsoir à tous, merci d'être avec nous. Comment Madagascar peut sortir de ce climat de guerre civile ? L'île semble au bord du chaos. Hier, la garde présidentielle a tiré à balles réelles sur les manifestants, favorables aux maires de la capitale, et 28 d'entre eux ont été tués.
Ce soir, on dénombre également plus de 200 blessés dans les hôpitaux. Attention, certaines images de ce reportage sont difficiles. Loïc Delamornay. La foule s'approche du palais présidentiel. La garde intervient. Dans quelques instants, les premiers coups de feu vont partir. Des tirs à balles réelles sur des manifestants de l'opposition, a priori non armés. Le bilan est dramatique et les images très dures. Au moins 28 morts selon la police. Mais des sources indépendantes avancent des chiffres beaucoup plus élevés.
Ce matin, on faisait le point avec un ami médecin malgache qui faisait état de plus de 80 morts et entre 200 et 300 blessés.
Est-ce qu'il y a des consignes qui sont données aux ressortissants français en ce moment ? C'est quoi les consignes ?
Nous avons tous les jours des SMS ou des e-mails pour nous tenir au courant de la situation. De nous dire, restez chez vous ou bien vous pouvez sortir, évitez tel endroit.
Ce soir encore, peu d'images nous parviennent de Madagascar. Juste, c'est quelques photos prises après la fusillade. La grande île s'enfonce depuis deux semaines dans un bras de fer meurtrier. Le maire de la capitale, Ange Razuel, accuse le président Ravalomanan d'abus de pouvoir et a demandé sa destitution. Le jeune maire de 34 ans a lui-même été destitué. Il a pris la tête hier d'une haute autorité de transition censée, à ses yeux, remplacer le pouvoir en place. Il a promis ce soir de continuer la lutte et devrait rencontrer le sous-secrétaire général des Nations Unies qui vient d'arriver sur l'île.
Dans l'actualité à l'étranger, toujours le bilan s'alourdit en Australie qui est frappé par de violents incendies de forêt les plus importants de son histoire. C'est le sud du pays et l'état de Victoria qui sont principalement touchés. Selon le dernier bilan, ce sont maintenant près de 100 personnes qui ont trouvé la mort. Frédéric Crota. A cause des vents violents, les flammes se propagent à une vitesse vertigineuse. Dans une région, Victoria, touchée par la canicule avec des températures dépassant les 45 degrés. L'enfer sur terre, des centaines et des centaines d'habitations parties en fumée, des villages entiers rayés de la carte et de nombreuses victimes.
Une centaine, selon un bilan provisoire. Des victimes qui pour la plupart ont péri dans des souffrances atroces alors qu'elles tentaient de fuir en voiture.
C'était un orage de feu qui est arrivé jusqu'à nous par trois endroits différents.
Les rescapés sont encore sous le choc de cette catastrophe sans précédent. Tout ce que j'ai pu sauver, c'est ce que j'ai sur moi. Ma maison, ma maison de 25 ans est détruite. J'ai travaillé tellement dur pour l'avoir. Les hôpitaux de Melbourne ne désemplissent pas, accueillant des blessés légers, mais aussi des grands brûlés dont certains, qui sans doute, ne survivront pas. L'armée a été réquisitionnée pour venir en aide aux 3000 pompiers, bien éprouvés par un inlassable combat contre les flammes. C'est quelque chose que je ne veux plus jamais ressentir. En 15 ans de métier, je n'ai jamais rien vu d'aussi horrible. Le premier ministre australien Kevin Rudd s'est rendu sur place.
Il a déclaré que l'enfer et sa fureur étaient venus visiter le peuple de Victoria. Son gouvernement a débloqué l'équivalent de 5 millions d'euros pour venir en aide aux sinistrés. Malheureusement, les secours ne sont pas au bout de leur peine. Il reste des dizaines de foyers à maîtriser et la liste des victimes risque encore de s'allonger. Je vous le disais en titre, la chancelière allemande s'est entretenue aujourd'hui avec le pape Benoît XVI. Au cœur de cet entretien, l'émotion suscitée en Allemagne et ailleurs par les propos de l'évêque Richard Williamson, récemment réintégré au sein de l'église catholique dans l'hebdomadaire d'Herschpigel. Celui-ci réitère ses propos négationnistes.
Alors voyons ce soir quelles sont les réactions politiques en France depuis le début de cette affaire. Propos recueillis par Alice Gauvin, Mathieu Régnier et Franck Brisset.
C'est d'abord une rumeur, un bruit de fond. Le Vatican va réintégrer 4 évêques intégristes, la fraternité Saint-Piedis. Alors la télévision suédoise rend publique l'interview de l'un d'eux, Richard Williamson. Je ne crois pas que les chambres à gaz aient existé. Je ne pense pas que Simeon le Juif ait été gazé. Trois jours après, c'est officiel. Par décret, le Vatican enlève l'excommunication de Williamson et des autres évêques. La question qu'on peut se poser, c'est de savoir, est-ce que le Saint-Père savait ces paroles de cet évêque ou pas ? Après réflexion, je pense qu'il ne le savait pas. Je pense qu'il ne le savait pas.
Mais en tous les cas, ce qui est certain, c'est que les faits sont avérés et qu'il n'est pas question d'envisager d'aller plus loin dans le début de la procédure d'éventuelle réconciliation tant que cet évêque n'aura pas renié les paroles qu'il a dites et qui sont inacceptables. Benoît XVI, le pape allemand qui s'est recueilli à Auschwitz, redit sa solidarité avec les Juifs. Mais il lui faudra dix jours et l'intervention d'Angela Merkel pour qu'il demande à Williamson de se rétracter et les catholiques s'interrogent. On voit bien qu'en réalité, même au sein d'une église et de ses fidèles,
il y a des gens qui sont capables de réagir quand le chef suprême, si j'ose dire, commet une absurdité aussi énorme ou alors ça veut dire que lui aussi partage et c'est encore plus grave. Je pense qu'on ne peut pas soupçonner Benoît XVI d'avoir des affinités avec les négationnistes. Pas du tout. Je pense par contre que son désir de réintégrer les intégristes est tellement fort qu'il s'est dit on va gérer les deux affaires séparément. Or elles ne sont pas gérables séparément. Maintenant que ses propos ont été tenus, cette personne-là ne peut pas être intégrée dans l'église si elle maintient ses propos.
Et donc il a fallu au pape dans un deuxième temps, devant le tolé général, sous la pression, on va dire, de la base, dire ben oui effectivement on va d'abord, avant de réintégrer la communauté Saint-Piedis, il faut que M. Williamson se rétracte. Mais ça il aurait dû le dire dès le départ.
La fraternité Saint-Piedis, 4 évêques, 500 prêtres et 150 000 fidèles, des intégristes qui rejettent Vatican II, le concile où l'église est ouverte au monde, au dialogue interreligieux, a abandonné la doctrine qui rendait les juifs responsables de la mort du Christ.
Le fait même de lever des excommunications, on peut avoir l'intuition que ça n'est pas une mauvaise chose en soi dans une démarche d'ouverture et de rassemblement.
Beaucoup de catholiques français sont très inquiets de ce que cela peut représenter, parce que c'est un retour en arrière, c'est un retour à une église qui assénait une vérité, qui n'était pas en écho avec les évolutions de la société, à des prises de parole marquées par le rejet de l'autre, de la femme, avec des mots très durs et qui pouvaient mener notamment à l'antisémitisme. Et donc ça n'est pas une petite affaire. Impossible désormais pour le Vatican de réintégrer discrètement, sans condition, les intégristes. Richard Williamson, lui, n'est pas revenu sur ses propos. Sa dernière déclaration, si je trouve des preuves, alors je rectifierai.
En France, 20 jours déjà que la Guadeloupe est bloquée par son conflit social. Les syndicats reclament, vous le savez, une amélioration du pouvoir d'achat. La nuit dernière, les grévistes ont dansé devant la préfecture, dans l'attente du résultat des négociations. Un préaccord a été trouvé entre le secrétaire d'État à l'Outre-mer, Yves Gégaud, et les syndicats. Celui-ci doit être soumis désormais au feu vert de Matignon. La politique, justement, ce dimanche, avec tout d'abord le Modem, qui a présenté à Paris aujourd'hui ses têtes de liste pour les élections européennes de juin prochain. Et François Bayrou en a profité pour revenir sur différents sujets d'actualité.
Sa cible, encore et toujours, est la politique de Nicolas Sarkozy. Sur place, Hélène Hugues, Emmanuel Morel. Un savant mélange de fidèles, d'écologistes et de personnalités de la société civile.
Voilà de quoi se composent les listes du Modem pour les Européennes. Quelques nouveaux venus en politique créent la surprise et se justifient. Je connais des journalistes de télévision, de radio, etc. qui vous disent qu'ils sont des journalistes très libres. Et en vérité, leur engagement est totalement politique et ils font de la politique tous les jours. Et moi-même, je reconnais qu'est-ce que j'ai fait depuis 30 ans. Je défends des idées qui sont les miennes. Qu'est-ce que je fais de la politique ? Et la politique au Modem, c'est d'incarner une troisième voie. Sans ressembler au Parti Socialiste, s'opposer encore et toujours à Nicolas Sarkozy.
En ligne de mire aujourd'hui, sa décision de réintégrer complètement l'OTAN.
Notre première expérience, on peut être indépendant en étant alliés. C'est ce que nous sommes. Mais on ne peut pas être indépendant en étant intégrés.
Je vous dis que la décision de retour dans le commandement intégré de l'OTAN, c'est un aller sans retour.
Les Européennes ont toujours réussi au Parti Centriste. En 2004, il a obtenu près de 12% des suffrages. Il lui faudra faire au moins aussi bien en juin prochain. De son côté, Ségolène Royal était l'invité de 13h15 le dimanche. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle est revenue sur l'intervention télévisée du chef de l'État, dénonçant, je cite, les contre-vérités de Nicolas Sarkozy sur le dossier de Gandrange. Ségolène Royal qui a également évoqué différentes alliances possibles qui pourraient aller du Modem, justement, jusqu'au NPA d'Olivier Besancenot. On l'écoute. Toutes les idées sont bonnes d'où qu'elles viennent. Et vous savez, je...
Et cela va de François Bayrou à Olivier Besancenot. L'écart n'est pas trop large. Oui, bien sûr. Mais au-delà, ce n'est pas tellement la question des personnes.
C'est la question aussi des références idéologiques et des convictions et des passions politiques. Et donc là, d'où qu'elles viennent, dès lors qu'elles se transforment en décisions concrètes qui peuvent permettre non seulement d'améliorer la vie quotidienne...
Mais ça veut dire que vous seriez favorable à un accord politique, tout simplement, avec le nouveau parti anticapitaliste ? Je vais même plus loin. Je pense que dans les périodes de crise telles que nous vivons,
nous devrions avoir, sur des solutions qui tiennent la route, une union nationale droite-gauche.
Nous devrions pouvoir mettre ça en place. Mais même moi, je suis prête à y participer. Hier, depuis Munich, le président de la République avait souligné que la France serait heureuse et honorée d'accueillir un bataillon allemand sur son territoire. Eh bien, c'est la ville d'Ille-Kirch, dans la banlieue de Strasbourg, qui recevra près de 600 soldats, apparemment dès 2010. Voyons quelles étaient les réactions, aujourd'hui, à cette annonce, avec Christine Bosse et Anke Stahlschmidt.
Premier régiment du génie, un millier d'hommes qui partiront d'Ille-Kirch en 2010 et qui seront remplacés par une unité allemande de 600 hommes, une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Je crois que c'est important pour la France de marquer cette paix franco-allemande de manière durable.
C'est important pour l'Alsace, où l'arrivée de militaires allemands se fait dans un contexte de paix, alors que l'histoire nous a plutôt démontré le contraire. Je crois que ça, c'est très, très constructif.
Dans cette commune de la banlieue de Strasbourg, située à quelques kilomètres de l'Allemagne,
l'implantation d'un bataillon allemand est plutôt bien perçue, à de rares exceptions près. C'est des mauvais souvenirs.
Donc c'est un peu difficile à accepter, l'arrivée d'un bataillon allemand ici ? Si c'est pour l'Europe, on l'accepte.
Mon père était un malgré nous, il a été incorporé de force. C'est vrai que lui, sa génération, il en voulait aux Allemands, moi non. Je crois qu'aujourd'hui, on n'est plus Français, on est Européens. Écoutez, pourquoi pas ? Qu'il soit à 5 kilomètres ou ici, ça ne change pas grand-chose. On est en Europe quand même, on est en 2009. Si nous ne sommes pas capables d'accueillir un bataillon allemand, il faut qu'on la résorbe.
D'autant que cette unité sera placée sous l'égide de la brigade franco-allemande, une façon de conforter le record dont le quartier général est à Strasbourg.
Des images symboliques de la fin d'une histoire maintenant, celle du porte-avions français, le Clémenceau. Celui-ci arrive aujourd'hui au chantier naval d'Atorpool, dans le nord-est de l'Angleterre. Et cela, afin d'être démantelé, un navire devenu encombrant. Il contient aujourd'hui encore près de 700 tonnes de matériaux contaminés par l'amiante. Il est 20h12, merci d'être avec nous. À suivre dans un instant, une question. Votre employeur a-t-il le droit de lire vos mails au bureau ? C'est le grand format. Ce dimanche, le sport avec le football et la Ligue 1, Lyon s'impose à Nice. Le rugby et le tournoi des ciné nations et puis du ski et beaucoup de brouillard.
Enfin, le cinéma, mais où était donc passé Mickey Rourc, l'acteur, revient dans un film en forme de rédemption. Nommé aux Oscars, il est notre invité. Mais avant cela, 11 ans après l'assassinat du préfet Erignac, Yvan Colonnaet se retrouvera à nouveau demain devant la justice. Un procès aux assises de Paris en appel d'un verdict qu'il avait condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Mais alors, que peut-on attendre vraiment de ce nouveau procès ? Dominique Verdaillant et Philippe Jasselin pour les explications.
Yvan Colonna sur les lieux du crime, c'est une image du transport de justice en décembre 2007. C'est aussi l'enjeu du second procès. Pour la veuve du préfet, il est forcément coupable. Pour la sœur de l'accusé, Yvan Colonnaet est innocent. Est-ce qu'il était là ce soir-là ? Nous, on dit que non. Lui dit que non. Il a tenté d'en faire la démonstration. On essaiera encore lors de ce deuxième procès. Sûrement qu'on sera un peu plus combatifs qu'au premier. J'ai eu une partie de la vérité. Mais Yvan Colonnaet n'a jamais dit que c'était lui. C'est ce que vous attendez toujours ? Oui, oui, toujours. Aucun témoin du crime n'a vu Yvan Colonna.
Aucune preuve matérielle, aucune empreinte digitale ou génétique ne le confondent. Ceux qui l'accusent, ce sont les mises en cause au début de l'instruction des membres du commando. Ils se sont depuis rétractés. Tous ceux qui étaient membres du commando disent qu'ils étaient sept. Six ont été condamnés. Il en manquait un. Et celui qui manque, c'est à notre avis. Et avec certitude, Yvan Colonna. Ces mises en cause, il faut les prendre, bien sûr, mais les prendre avec prudence, avec une grande prudence. Et je ne pense pas que cela puisse constituer la preuve absolue qui permette de dire oui, nous avons de façon certaine l'assassin du préfet Rignac.
Au premier procès, la défense avait obtenu un transport sur les lieux. Elle pourrait demander cette fois-ci une reconstitution avec les membres du commando, aujourd'hui définitivement condamnés.
Le grand format ce soir et ses questions. Peut-on utiliser sa boîte mail ou internet au bureau pour un usage privé ? Votre employeur peut-il y avoir accès ? Et si c'est le cas, est-il dans son droit ? Des questions qui méritent ? Vous allez voir quelques réponses. Anne Guéry, Emmanuel Morel. Pour tourner la page, elle a changé de métier, Valérie. Fini la comptabilité, elle est devenue toiletteur canin et puis surtout, elle s'est mise à son compte.
Et pas de patron sur le dos, surtout ça.
C'est que son dernier patron lui a joué un drôle de tour. Parce qu'elle envoyait 3 à 4 messages personnels par jour à sa mère depuis son ordinateur de bureau. Il l'a licenciée.
Mon petit temps de pause à moi, c'était d'envoyer un petit message de temps en temps. J'avais besoin de ce petit contact et à aucun moment je pensais que ça pouvait nuire à l'entreprise ou me nuire à moi éventuellement.
Alors pour éviter ce genre de mésaventure, certaines sociétés établissent des règles d'utilisation d'Internet. Ce jour-là, dans cette entreprise de consulting, le DRH reçoit les futurs commerciaux. Et avant de signer les contrats d'embauche, première mise au point sur ce qu'ils ont droit de faire ou pas sur les ordinateurs.
Vous avez accès à tout sur Internet ou presque.
Avec un bémol.
Soyez prudent et je fais appel à votre responsabilité dans l'utilisation de la messagerie à ne pas véhiculer de messages qui soient, un, contraires à la loi, et deux, musibles à l'image et à l'intérêt de l'entreprise.
Ici, c'est donnant-donnant. Comme on ne compte pas ces heures, on peut donc naviguer perso.
Nos consultants vont être amenés finalement à répondre à des appels d'offres, parfois jusque tard le soir. Et donc, il est normal qu'on leur offre la possibilité à un certain moment de faire les courses en ligne et puis de rentrer à la maison le soir en ayant le frigo plein.
Surfer perso au bureau, ce n'est qu'une tolérance. Faire ses courses, s'informer, écouter de la musique, communiquer avec ses proches, tout est permis, oui, mais à une condition. Si le salarié a des droits, l'employeur a également des droits. Et notamment, on lui doit un temps de travail effectif. Dans le cadre de son pouvoir de direction, pardon, l'employeur peut le contrôler.
Et l'employeur a les moyens de contrôler. En faisant appel à une société comme celle-ci, sa mission, faire parler les disques durs en cas de conflit. Trois clics et le salarié est mis à nu, du moins sa navigation sur le web. Les sites visités, les messages envoyés et même tout ce qui a été jeté à la poubelle et qui remonte.
Un jeu de piste qui a tout de même des limites.
Une entreprise n'a normalement pas le droit d'aller voir les mails personnels de ses salariés. C'est la protection de la vie privée.
Mais attention, l'entreprise peut tout de même accéder aux mails personnels, si tant est qu'elle en demande l'autorisation au juge. Voilà, instructif. En bref, toujours pas de vacanciers pour Isola 2000. La route d'accès à la station des Alpes-Maritimées est toujours bloquée en raison de plusieurs coulées de neige. Encore un peu de patience, elle devrait rouvrir demain matin. On part à Londres avec une expérience étonnante d'un restaurateur pour tenter d'enrayer la chute de fréquentation de son établissement. Il a tout simplement choisi de ne présenter aucune facture à ses clients à la fin du repas. Pour le montant de la note, c'est vous qui voyez. À Londres, Maryse Burgot.
Pas de facture dans ce restaurant londonien. Vous n'y croyez pas, c'est pourtant vrai. C'est écrit sur ce panneau. Ici, le client paie ce que bon lui semble. Ces Anglais ont donc traversé tout Londres pour voir cette bonne affaire de plus près.
Quand on a entendu ça, on s'est dit, quelle bonne idée. On est sûr d'en avoir pour notre argent.
Une offre insolite et visiblement très attractive. Depuis une semaine, ce restaurant ne désemplit pas. Malgré de canards, précédés d'une entrée de poissons, ce fut le choix de ces quelques étudiantes. Fin du repas, elles se concertent sur ce qu'elles acceptent de payer et rédigent elles-mêmes la facture. Chacune d'entre nous va payer 15 euros. Cela fera 60 euros pour 4 et pour un très bon repas.
Je crois que je vais payer 15 euros. Parce que c'était un très bon steak. Très tembre.
Le propriétaire de ce restaurant se félicite de sa très bonne idée et cherche désespérément des tables.
A la fin du mois, je suis certain que le prix moyen d'un repas sera plus élevé que lorsque j'affichais les prix.
Nourriture et services très corrects satisfaits. Les clients paient plutôt bien. Et cela compense largement les pertes liées aux rares personnes qui ont sous-estimé leur consommation. Des plats qui méritent bien une photo. Cette touriste japonaise a estimé à 15 euros sa paupiète de saumon.
Le sport ce dimanche. Des images et des résultats de tennis, le rugby, avec la fin de la première journée du tournoi des 6 nations. Mais également du football avec la Ligue 1 et Lyon qui maintient le cap à Rontanzit. Bon dimanche sous vos applaudissements. Et pourtant à Nice, les Lyonnais avaient la pression. Interdiction de perdre sous peine de laisser filer leur première place au classement. Premier but de Makoun. Imité dans la foulée par Karim Benzema, bien servi par Juninho. 2 à 0 pour Lyon. Juste avant la mi-temps, Nice sur sa seule occasion réduira le score. Mais à 10 minutes de la fin, nouveau but Lyonnais. Makoun encore lui. Les septuples champions de France l'emportent 3 à 1.
Dans l'autre match de l'après-midi, Grenoble et Valenciennes ont fait 0-0. A noter que les Niçois ont fini le match à 9. Sur ce tacle dangereux, Sablé est expulsé. Sur cette claque retournée, le Brésilien Adelson est lui aussi invité à rejoindre les vestiaires. Autre vilain geste du week-end. Ce doigt d'honneur adressé par Panetta à l'arbitre. Non disqualifié, l'Italienne s'en tire avec un simple avertissement. Et bat en 3 manches une Amélie Moresmo furieuse. Aujourd'hui, Panetta, de nouveau sur le cours, a gardé ses doigts sur sa raquette pour coller un 6-2-6-2 à Alizé Cornet. Résultat, l'Italie bat la France en quart de finale de Fed Cup. Une vague rouge défaire la Mureyfield.
Cet après-midi, le Pays de Galles, tenant du titre du tournoi des 6 nations, a battu l'Ecosse, 26 à 13. Samedi prochain, au Stade de France, les Écossais viendront se frotter aux Français à la recherche d'une première victoire dans ce tournoi. Val d'Isère dans le brouillard. Les Mondiaux prennent du retard. Manque de visibilité, piste enneigée. La descente d'âme prévue cet après-midi a dû être reportée. Rendez-vous demain, si la météo le veut bien. Le cinéma, ce dimanche, il a été l'une des plus grandes stars des années 80. On le comparait à Marlon Brando. Et puis, il y a eu la chute, le silence, la honte et la disgrâce. Mais Mickey Rourke revient grâce à un film.
Il dit qu'il s'agit du rôle de sa vie. Les Oscars d'Hollywood semblent d'accord. Il est nommé dans la catégorie meilleur acteur pour The Wrestler. Mickey Rourke est avec nous. Mais d'abord, le film vu par Pascal Deschamps.
Ce n'est sans doute pas un hasard si Mickey Rourke, l'acteur, crève l'écran dans le rôle de Randy Robinson, un catcheur sur le déclin.
Merci bébé. Ça a été long pour revenir vers vous. Pardon, mais je ne suis pas un bon orateur.
Un Golden Globe du meilleur acteur. Une nomination aux Oscars pour son interprétation de ce catcheur usé par les coups et la vie qui tente un comeback. Le parallèle avec le retour de Mickey Rourke s'impose. Lui qui dit lui-même que pendant 15 ans, il a disjoncté.
Je suis partant. Avec un peu de chance, je vais pouvoir revenir au top. Les seuls qui ont bien voulu financer le film, ce sont des Français. Tout le monde avait dit non.
Personne ne pensait que Mickey Rourke pouvait porter un film, qu'il pouvait travailler normalement. Je me suis mal comporté. C'est moi le seul responsable. Et j'ai payé le prix fort.
Randy le bélier ? Le catcheur des années 80 ? Le coup de bélier ? C'est quand même fou ça. Vous êtes son portrait craché. Enfin, en plus vieux.
Randy Robinson, un homme qui fait lui aussi le bilan de son existence, de ses échecs, de ses erreurs. Je ne suis plus qu'un bout de viande périmée. Et je n'ai personne. Et je mérite d'avoir personne. Tout ce que je veux, c'est que tu ne me détestes pas. Mickey Rourke a cette espèce d'armure, de force.
Mais quand vous le regardez au fond des yeux, il a une incroyable douceur. Toutes de gens m'ont dit que je ne remonterai plus jamais sur Harry. Et les seuls qui peuvent me dire quand c'est le moment de raccrocher, c'est vous tous. Voilà. Bonsoir Mickey Rourke. Merci d'être avec nous. Merci d'avoir retiré vos lunettes. Pourquoi ce film est, selon vous, à la fois le plus dur et le plus beau de votre carrière ?
Eh bien, je me suis dit que quand j'allais arrêter la boxe, eh bien, j'allais revenir au cinéma.
Ils m'ont dit, non, non, on ne veut plus de vous. Fini. Et donc, ça a pris du temps. Ça a été lent. Il m'a fallu poser des jalons comme un professionnel. Il a fallu que je rende des comptes. Et il a fallu que je réfléchisse aux conséquences que ça aurait. Est-ce qu'il est vrai qu'il était possible que ce ne soit pas vous qui fassiez ce rôle ? À un moment donné, certaines personnes ont douté. On voulait quelqu'un de bankable, comme on dit. Quelqu'un comme Nicolas Sketch, par exemple.
Oui, absolument.
Et à ce moment-là de ma vie, j'ai compris ça, justement.
J'ai compris que ma carrière était au plus bas. Et que je n'avais plus les financements suffisants. Et que le réalisateur, lui, par contre, me voulait. Et moi, je voulais faire ce film.
Et donc, j'ai commencé à prendre du poids, me former à faire du sport. Mais ils m'ont dit que ce n'était pas possible, qu'on n'arrivait pas à trouver le financement. Et que ce serait Nick, Nicolas Cage, qui aurait ce rôle. Il m'a appelé. Il a été très sympa. Il m'a dit, allez, vas-y. Je comprends ta situation. Il n'y a pas de problème. Vas-y, fonce. Je lui ai dit, vas-y, fonce. Et dix jours plus tard, ils m'ont rappelé. Ils m'ont dit, si, allez-y, c'est pour vous. Ce rôle, on vous l'offre. Et donc, ça a marché. Quand vous avez commencé à lire ce scénario, la première fois, c'est obligatoire que vous ayez ressenti cette similitude entre le destin de ce catcheur et votre vie, cette chute ?
Oui, et pour être honnête avec vous, quand on m'a dit que je n'allais pas faire ce film,
les agents, les gens autour de moi étaient évidemment très déçus. Mais moi, je n'étais pas déçu.
Je n'étais pas déçu parce que je me suis dit que c'était trop. Trop proche de vous. Trop proche. Un effet de miroir trop dur à voir. Oui, c'est ça. C'est ça. Et puis, en vieillissant, du fait que j'avais connu D.O., il y avait eu cette chute ensuite, ça, c'était trop moi. Ça me ressemblait trop. Et c'était presque gênant de l'accepter et d'en faire un film. Vous savez, Mickey Aourke, on se souvient, dans les années 80, on est des millions de personnes à se souvenir de vos rôles dans Neuf Semaines et demie. Dans le film de Michael Cimino, L'année du dragon, des films forts. Qu'est-ce qui s'est passé, Mickey Aourke ?
Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, vous êtes tombé, vous avez chuté, vous êtes tombé dans la dépression, dans la solitude. Qu'est-ce qui a fait cette bascule ? C'est difficile. J'imagine qu'en quelques minutes en plus, c'est difficile. Bon, c'est une question difficile, je pourrais en parler pendant des heures, mais c'est probablement lié au fait qu'il y avait des problèmes que j'avais connus pendant ma jeunesse que je n'avais pas su régler intelligemment.
Et donc, il y avait des questions qui étaient liées à mon enfance, à l'argent, à mes amis. J'avais des regrets, disons. Et pour être tout à fait honnête, je préférerais vraiment retrouver le confort que j'avais
quand j'étais gamin plutôt que ce que j'ai maintenant. Donc, j'avais des regrets, finalement, des remords. Et c'est aussi pour cela que vous vous êtes fait parfois mal physiquement ?
Non, pas pour autant. Ça, c'est une grande erreur que font les gens. Au contraire. Faire de la boxe, etc. Moi, quand je fais ça, c'est pour sauver ma peau. Tous les entraîneurs que j'ai toujours eu, que ce soit au football américain ou en boxe,
ce sont des gens qui m'ont donné l'amour de moi-même, le respect de moi-même. Qu'est-ce que pourrait représenter pour vous un Oscar de la part de la profession à Hollywood ? Oui, effectivement, je serais très content de recevoir cette récompense, cet Oscar.
Mais bon, ce n'est pas quelque chose qu'on peut manger, on ne peut pas baiser avec. Et de toute façon, vous ne l'emmènerez pas au paradis.
Donc, finalement, ce sera un bon moment tant que je suis sur Terre, mais ça reste ce que c'est. Est-ce que ces années 80, vous êtes nostalgique de ces années, de ce Mickey Rourke-là ? Ou est-ce qu'aujourd'hui, vous êtes en paix avec vous-même ? Je ne retrouverai jamais la paix en moi. Je ne serai jamais d'accord avec moi-même. Mais je pense que ce qu'il y a de plus difficile pour moi, ça a été de pardonner, d'arriver à devenir quelqu'un qui pardonne.
Et de dire qu'en pardonnant, on n'est pas forcément faible pour autant.
Merci beaucoup, Mickey Rourke. On se quête juste sur une musique, celle de Bruce Springsteen, qui a composé la musique de ce film. Elle est symbolique et elle est importante pour vous. Je crois qu'il n'a demandé aucun cachet pour cette musique, parce qu'il a dit tout simplement qu'il l'avait faite pour qui ?
Je lui ai envoyé une lettre et il nous a donné, composé cette musique gratuitement. Il travaillait d'arrache-pied en Europe, il était en tournée à l'époque. Je lui ai envoyé une lettre et pendant toutes les années que j'avais perdu, je ne lui avais pas parlé pendant 13, 14, 15 ans.
Et je lui ai écrit cette lettre sur ma vie, sur Randy Le Bélier. Et la fête pour vous. Merci beaucoup, portez-vous bien. Et en tout cas, on suivra les Oscars à Hollywood et The Whistler qui sort à l'affiche en France le mercredi 18 février. Merci beaucoup, Mickey Rourke. Thank you very much. Merci à vous. Voilà pour cette interview enregistrée en début de week-end lors de son passage à Paris. Regardons maintenant le box-office classement des films au premier jour de leur sortie cette semaine. Avec en tête Volt, star malgré lui, un film d'animation en 3D produit par les studios Disney. Ensuite, les transistors de Benjamin Button avec Brad Pitt et Kate Blanchett.
Puis, très bon démarrage pour LOL de Lisa Azuelos avec Sophie Marceau. Et enfin, Push, un film américain sur de jeunes surdoués. Hier, je vous parlais de la vente aux enchères des derniers souvenirs du France. Eh bien, le nez du mythique paquebot a été adjugé aujourd'hui à plus de 273 000 euros. Soit deux fois et demi, son estimation moins volumineux. Un menu pour chiens s'est vendu 300 euros. Comme chaque dimanche, l'agenda, des événements de la semaine à venir. Lundi, ouverture du procès en appel d'Ivan Colonna pour l'assassinat du préfet Ereignac à Ajaccio le 6 février 1998. Mardi, élections législatives anticipées en Israël.
Un face-à-face entre Kadima et le Likoud, entre Tipi Livni et Benjamin Netanyahou. Samedi, plus léger, n'oubliez pas la fête des amoureux, c'est la Saint-Valentin. Avant de se quitter, je vous rappelle l'une des principales informations de cette édition. 20 jours déjà que la Guadeloupe est bloquée par son conflit social. Les syndicats réclament, vous le savez, une amélioration du pouvoir d'achat. Un préaccord a été trouvé entre le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Yves Gégaud et les syndicats. Celui-ci doit être soumis désormais au feu vert de Matignon. Et ce soir, les fermetures forcées de grandes surfaces se multiplient également en Martinique. Voilà pour toute l'actualité de ce dimanche.
Merci à vous pour votre fidélité tout au long du week-end. A la semaine prochaine, passez une très belle soirée sur France 2 avec les enfants du Marais. On continue, c'est aussi sur France 2.fr.