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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 octobre 2023 24 min

Tarifs médicaux : la crainte d'un "vent de médecins qui se déconventionnent" de Corinne Imbert

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci Corine invert de nous accompagné pendant cette première demi-heure vous êtes élu de la charante maritime apparenté au groupe les républicains et rapporteur du texte sur l'accès aux soins qui a été voté cette nuit modifié on va y revenir on en parle dans quelques instants d'abord un mot sur l'actualité on l'a vu cette visite ce déplacement cette tournée d'Emmanuel Macron au Proche-Orient Israël la sisjordanie la Jordanie l'Égypte est-ce qu'il a réussi son intervention son déplacement je sais pas s'il a réussi l'avenir nous le dira en tout cas je pense qu'il a bien fait d'y aller c'est important d'abord pour les familles des Français qui ont été tués en Israël pour les familles qui ont des un membre de leur famille qui est pris en otage encore et le président du Sénat vous l'avez montré à reçu ses familles pour leur assurer tout son soutien sur plan diplomatique et politique bien évidemment j'espère qu'il sera entendu mais c'est important qu'il y aille il espère relancer le processus de paix he c'était le le but de sa tournée et il juge qu'une offensive terrestre massive serait une erreur c'est le bon message qu'il a délivré je pense honnêtement je pense oui il il fallait le délivrer il fallait que la la voix de la France soit portée l'autre actualité c'est du côté de l'Assemblée puisqu é examiné en ce moment le budget de la Sécurité sociale vous siégez à la commission des affaires sociales Elisabeth ban qui a dégainé de nouveau hier le 493 sur le volet recette du budget le texte avait été rejeté en commission ce qui est inédit les deux premiers articles étaient rejetés en séance elle avait pas d'autrre choix je crois qu'elle a pas voulu perdre de temps euh je pense que tout le monde avait connaissait un petit peu le le scénario d'avance euh du coup le Sénat vient le le lieu euh où le le le budget de la sécurité social va être discuté euh c'est comm même il arrive le 13 novembre qu'est-ce que vous allez défendre vousv écoutez j'ai eu un un agenda un petit peu sergé puisqu'il fallait à la fois que je je je mène des auditions pour la proposition de loi sur laquelle on va revenir dans quelques minutes et puis sur le le projet de loi de financement de la sécurité sociale mais ce qu'il faut dire à à vos auditeurs et aux téléspectateurs c'est que le budget la sécurité sociale c'est un budget plus important que le budget de de l'État euh que rien que la branche maladie pour laquelle je suis rapporteur c'est 250 milliards d'euros un budget de sécurité sociale d' plus de 600 milliards donc un budget très important et c'est qu'il est important aussi qu'il soit débattu euh au Parlement et donc ça sera au Sénat et tant mieux parce que on peut pas comme ça inscrire plus de 600 milliards d'euros en dépenses et 250 milliards pour la la branche maladie sans que à un moment donné on parle on parle de l'hôpital on parle effectivement on reparlera de l'accès aux soins on parle des médicaments innovants et cetera les sujets sont fondamentaux et nous sommes attachés au débat ouais il y a des points de de crispation dans ce budget évidemment parmi les les points de crispation notamment il y a le fait que le gouvernement voulait mettre à contribution laagir Carco la case de retraite du privé pour équilibrer le régime général des retraite il voulait ponctionner plus d'un milliard d'euros il semble y renoncer pour le moment en tout cas Thomas casaznav le ministre des compes public dit que ça sera pas tout de suite peut-être plus tard est-ce que c'est une bonne nouvelle pour vous oui je pense que c'est voilà j'espère que le gouvernement restera sur cette position nous allons auditionner tout à l'heure le le ministre de la Santé je suppose que la la question sera évoquée avec lui aussi mais c'est une c'est une bonne nouvelle ça serait une forme de holdup voilà donc je je j'espère nous veillerons en tout cas à ce que à ce que cette ponction soit pas faite l'autre point vous qui êtes chargé de la branche maladie c'est la question des franchises médicales qui là aussi se posé les franchise médicale c'est ce qui reste à la charge de l'assurée euh ce qui reste à la charge de l'assurée pardon quand il achète un médicament quand il va chez le médecin c'était de 50 centimes pour les médicaments 1 € pour la consultation le gouvernement envisageait de les doubler aujourd'hui ils sentent tergiversé tout à fait tout à fait un pas en avant un pas en arrière donc ce qui agace profondément évidemment les associations de patients et tous les Français qui sont très attachés au modèle de la sécurité sociale mais qui voit bien dans cette période d'inflation de baisse du pouvoir d'achat qui serait insupportable d'augment les franchis donc là aussi c'est une des questions que j'ai posé au au ministre de la Santé de la prévention tout à l'heure pour y voir clair mais pour vous il faut les augmenter ou pas parce que vous le dites il faut trouver de l'argent bien sûr il faut trouver de l'argent mais il faut peut-être mieux dépenser de l'argent c'est la première fois qu'on va dépenser les 250 milliards pour la branche maladie première fois première fois que le budget de la Sécurité sociale dépense les 600 milliards d'euros donc je pense qu' comment mieux dépenser l'argent parce que sinon ça sera impuissant faim il y a des besoins mais la la solution de toujours ponctionner de toujours lever l'impôt toujours ça ça ça c'est limite ça c'est limite et surtout il faut pas faire contribuer les assurés c'est ce que vous dites où est-ce que les assurés doivent aussi participer à l'équilibre du régime de la sécurité il participent peut-être déjà suffisamment suffisamment on va continuer à parler de ces questions santé puisque on disait vous êtes la rapporteur du texte qui a été voté cette nuit au Sénat sur l'accès aux soins pour lutter contre les déserts médicaux un taxi su de l'Assemblée nationale sur lequel vous êtes assez sévère il y a eu des modifications on en parle tout de suite avec notre journaliste parlementaire re [Musique] Vaz bonjour are bonjour bonjour et Audrey le Sénat donc adopté 7 mis la proposition de loi Valtou issue de la majorité présidentielle qui vise à améliorer l'accès au soins par l'engagement des professionnels mais il y a des changements importants qui ont été votés par le Sénat par rapport à la version de l'Assemblée oui le Sénat ferme totalement la porte à la régulation de l'installation des médecins pour lutter contre les déserts médicaux c'est une idée qui revient régulièrement au Parlement et plusieurs propositions ont été faites encore une fois en ce sens comme le conventionnement sélectif le but est simple décourager les médecins libéraux de s'installer dans les zones suffisamment dotées toutes ces propositions venues de la gauche et même d'une partie du centre et de la droite ont été retoqué aux grand d'âes de leurs auteurs qui n'ont pas hésité à rappeler que le conventionnement sélectif par exemple figurait au programme d'Emmanuel Macron écoutez je vois que parmi les collègues sénateurs il y en a qui défendent avec tout à fait constance toute enfin qui s'opposent avec constance à toute forme de régulation j'y vois une forme de cohérence mais vous madame la ministre le conventionnement sélectif c'est le président Macron qui l'a proposé dans sa dernière campagne électorale donc comment se fait-il que vous n'y adhériez plus une fois celui-ci réélu alors ce sont des propositions qui peuvent paraître de bon sens pourquoi elles ont été retoquées pour plusieurs raisons et puis après je vous poserai la question la majorité sénatoriale et l'exécutif ne veulent pas de mesures coercitives qui pourraient effrayer les candidats à la filière médecine générale filière qui est déjà le parent pauvre des études de médecine 42e spécialité choisie sur 44 et s'il y a pénurie c'est encore pire que d'être sous-doté mais ce n'est pas le seul argument écouterz la ministre 87 % de la France est un désert médical il n'y a donc pas en France de zones surdotées non il n'y a pas pas de zone surdoté l'enjeu qui est le nôtre c'est bien de restaurer la confiance avec la médecine libérale madame pumirol je crois a parlé de l'attractivité des médecins généralistes c'est un vrai enjeu nous devons nous devons restaurer la confiance avec la médecine libérale ce n nous avons besoin c'est bien de l'engagement collectif des médecins les solutions à la déserstification médical et au manque de soignants elles ne marcheront que si nous les construisons avec les premiers concernés et non contre les médecins et puis le timing est important le texte était étudié dans un contexte particulier au moment des négociations tarifairirees entre le gouvernement et les médecins libéraux on a senti dans les débats que tout le monde marchait un peu sur des œufs et parmi les autres modifications du Sénat ara il y a une volonté de mieux répartir les astraintes et les gardes aux urgences entre privé et publiques oui car l'hôpital assume 82 % des gardes quand le privé n'en assure que 13 % l'idée c'est donc de rééquilibrer tout ça en fonction des capacités de chacun mais là encore pas de contrainte dans un premier temps les agences régionales de santé n'interviendront qu'en dernier recours si les acteurs du privé ne jouent pas le jeu si le directeur général de l'ARS constate qu'ils n'ont pas organisé cette permanence des soins en établissement de santé alors il les fait venir parce que je pense que c'est important aussi qu'à un moment quand on réclame la responsabilité et bien on vous on vous met face à vos responsabilités et si à l'issue de ce moment où il y a les établissements et les professionnels on n toujours pas de permanence des soins c'est bien le directeur général de l'agence régionale de santé qui arrête ce principe et ce schéma de permanence des soins donc avec une portée contraignante sur les professionnels et les établissements et pour compléter sans sans être exhaustif car le texte contient plor de mesures visant à améliorer l'accès aux soins j'ajouteraiis que la chambre haute a décidé de durcir le ton sur l'intérim médical le Sénat l'avait déjà encadré l'an dernier car c'est une pratique très coûteuse cette fois les sénateurs ont fixé une limite pour l'ensemble d'une carrière l'intérim ne pourra pas être une pratique professionnelle à plein temps dans la santé Corina Berg je l'ai dit he le texte contient beaucoup de mesures beaucoup sont sur la base du volontariat certains de vos collègues ont fustigé un texte désevant qui ne prend pas le problème des déserts médicaux à bras le corp et on a compté c'est le 7e texte en 15 ans alors est-ce que celui-ci va changer les choses non ce s'il y avait une baguette magique ça saurait déjà sur ce sujet-là qui est un sujet évidemment très sensible tous nos concitoyens et vous-même certainement êtes attachés à notre système de santé et tous se désespèent souvent de pas avoir un rendez-vous chez un médecin chez un spécialiste plus rapidement qu'ils ne l'ont mais s'il y avait une baguette magique ça serait alors juste un petit mot sur le texte qui effectivement est un patchwork de mesure et qui n'est pas le texte santé qui marquera l'histoire de la sécurité sociale et de la prise en charge de nos concitoyens et l'amélioration il en fait plus dans le titre que dans le dans le contenu euh dire aussi que la régulation l'installation des médecins n'était pas dans le texte qui nous est arrivé de l'Assemblée nationale ça été rajouté par des amendements ça a été discuté à l'occasion effectivement d'amendement avait déjà été rejeté à l'Assemblée il y avait eu le même débat à l'Assemblée il y avait eu des volonté d'introduire une régulation rejetée par l'Assemblée tout à fait tout à fait et puis sur la forme et ça a été dit sur plusieurs bancs de de du Sénat c'est-à-dire qu'à un moment donné le gouvernement nous impose ce texte au moment où les négociations conventionnelle avec les médecins doivent reprendre et au moment où nous allons discuter le projet de loi de financement de la sécurité sociale donc le le le temps de la discussion était mal venu le texte j'en suis désolé pour nos collègues députés étaent quand même pas très très bien conçu ça Ava été des mesures ajoutées y compris des mesures qui ont déjà été votées il y a 6 mois dont on laisse à peine le temps qu'elles se metent en place et je pense à la permanence des soins en ambulatoire donc par les médecins les infirmiers chirurgiens dentistes et donc donc c'est détricoter à un moment donné ce qu'on a discuté ceon a discuté il y a 6 mois 1 an je rappelle aussi que nous avions voté parce que c'est un souci enfin j'habite un petit village La La La le fait d'avoir des médecins est une vraie préoccupation de toute la population et des autres professionnels de santé et des médecins eux-mêmes nous avons voté l'année dernière la proposition de loi du président Bruno rotaillot qui instaurit la 4e année de médecine générale qui a fait tousser les étudiants en médecine on peut le comprendre mais pourquoi il y avait eu ce texte parce que dans la loi de 2019 souvenez-vous nous avions fait voter un amendement qui remagiait un petit peu la 3è année d'intern médecine générale où dans le texte il éta écrit que pendant au moins 6 mois les internes en médecine allaient évidemment faire un stage de consolidation de professionnalisation ce qui est l'idée de la 4e année dans les territoires Soudans le gouvernement n'a jamais pris malgré deux promesses dans l'émicycles du Sénat n'a jamais pris le décret d'application et et et ce texte s'il avait été mis en application aurait vu ses effets pratiques depuis 1 an depuis le 1er novembre 2021 donc à chaque fois on perd du temps d'où la 4e année avec la proposition loi du de brune rotaillot voté au Sénat idée qui a été reprise ensuite par le gouvernement dans la dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale l'année dernière cette mesure elle va rentrer elle va avoir des effets dès 2026 donc c'est plus rapidement que les 8 ans qu'il faut attendre depuis la libération du numérus closusus et depuis l'augmentation de médecins qui vont être formés donc tout ça n'est pas simple tout ça demande du temps mais vouloir tous les 6 mois rediscuter d'un sujet majeur je suis la première en être convaincu mais on ne fera rien sans les médecins c'est eux qui posent le diagnostic donc je compte aujourd'hui et je l'ai vu dans les auditions où j'ai trouvé les représentants des internes en médecine plus à l'écoute des parlementaires avoir envie effectivement avoir conscience de de ce qui se passe aujourd'hui et oui mais ils sont prê à aller jusqu'où parce que c'est ça la question c'est est-ce qu'on va réussir à lutter contre les déserts médicaux sans contraintte écoutez il y a il y a eu des pas de fait il y a eu des pas de fait avec des partages de compétences je pense qu'ils ont conscience qu'il faut travailler et ça je pense qu'ils en sont convaincus de façon coordonnés avec les autres professionnels de santé c'est à eux qu'il faut poser la question c'est à eux qu'il faut poser la question dans nos territ on a tous des atouts les départements de France sont des départements magnifiques les communes les intercommunalités sont prêts à aider je pense que les élus ont fait beaucoup déjà pour faciliter l'installation l'installation de médecins dans leur dans leur communes dans leur territoire bien sûr qu'on fera rien sans eux et c'est pour ça que on leur a tendu la main il y a une bonne écoute aussi de la part de l'ORD de la part des syndicats de la part des collectifs de médecins qui se créent dans il y a à peu près la moitié des départements qui ont des collectifs de médecins généraliste moi je me suis entretenu avec le président national de ces collectifs et j'ai senti une vraie volonté d'avancer les médecins parlent au médecin c'est au médecin de 45 faut pas passer par la loi c'est ce que vous dites il y a la 4e année qui est passée qui produira des effets 4000 étudiants aujourd'hui en internal médecine générale c'est en moyenne dans 3 ans 40 docteur juniors qui viendront en priorité dans les to territoire soudance pour en face à face prendre en charge des des patients au côté d'un médecin mtre de stage bien ça veut dire qu'il faut former plus de mètres de stage donc là on a besoin des médecins généralistes qui sont déjà installés et puis encore une fois on fera rien sans les médecins c'est eux qui on savoir est est-ce qu'il y a le temps de ne rien imposer c'est votre collègue céine Brulin qui disait avec les professeurs on impose finalement alors moi je veux bien mais alors à ce moment mais pas que vous vous êtes pharmacienne par exemple vous pouvez pas vous inster alleer où vous voulez pourquoi les médecins ne seraient pas soumis à ces cont mais quand j'ai commencé mes études je connaissais les règles d'installation je connaissais les règles d'installation le professeur des écoles qui commence sa formation il connaît les règles de de une fois qu'il sera diplômé il sait comment ça va se passer donc l'idée de la régulation moi pourquoi pas mais alors si on la met en place on va avoir des effets dans 12 ans 13 ans 14 ans dire il faut que l'étudiant méthine sache quand il commencera ses études quelles seront ses conditions d'installation parce que certains l'ont voulit une régulation pas seulement pour les médecins généralistes mais pour tous les médecins y compris spécialiste donc je pense que par respect pour tous les étudiants mais que ça soit les professeurs des écoles les pharmaciens ils doivent connaître et c'était mon cas quand j'ai commencé mes études les conditions dans lesquelles on pourra travailler on pourra s'installer à la fin des études donc ça veut dire que si une telle mesure était votée ça aurait pour effet pour les étudiants qui commencent mcine l'année prochaine en 2024 vous rajoutez 10 ans 12 ans le temps de la thèse le temps de faire un peu de remplacement et on a des effets dans 13 ou 14 ans donc la mesure d'avoir supprimé le numérus closus même si elle est pas parfaite elle est un bon signal parce qu'il faut former plus de médecins en quelques années on en a perdu 5000 on a perdu 5000 médecins généralistes et puis il y a il y a donc il faut il faut ça sera un effet plus rapide la 4è année çaura des effets dès 2026 donc je pense que ce sont des meilleures mesures qui sont déjà décidées voté il faut encore un petit peu de patience et puis moi je compte effectivement sur la bonne volonté aussi des uns et des autres pour qu'on avance ensemble et qu'il a un meilleur accès aux soins parce que c'est vrai qu'il y a des moments un peu trop compliqués pour nos pour nos concitoyens vous pensez que chaque branche doit décider par elle-même finalement des avancées chaque branche chaque branche de de de médecine doit décider par elle-même les avancées qu'elle qu'elle fait non je pense qu'il faut enfin c'est c'est c'est un travail je pense que c'est ce qu'on va on va continuer à travailler il faut parler aux uns aux autres à différents acteurs je sais pas qui vous mettez derrière le le mot branche c'est les étudiants les médecins diplômés les syndicats chaque chaque profession comme par exemple les dentistes qui ont fait des avancées dans leur sens d'accord chaque chacque ordre chaque ou d'accord euh oui bah les dentistes on on fait on fait un effort effectivement donc je pense que c'est pour ça que très honnêtement les dentistes parlent au dentistes les médecins parlent au médecins je pense que ils ont ils entendent les messages ils ont regardé je n'en doute pas les débats euh je pense qu'il craignaiit des mesures fortes euh on les menace pas avec un Tom bien évidemment euh vous savez les débats sur la 4e année ils ont pas été simples moi je me souviens de débat dans la loi de financement de la sécurité sociale où j'avais juste proposé j'avais juste proposé parce que tous les médecins jeunes diplômés font des remplacements pendant 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans je leur avais proposé de faire 6 mois pas en une seule fois 6 mois cumulés dans des territoire s ça avait été un volet de bois vert à mon encontre on cite médecin solidaire le jeune médecin qui a monté ça c'est ce qu'il a fait sur la base du volontariat il a eu envie de le faire donc il y a des solutions il y a aussi la question des des tarifs Corine et vous dites ce texte il est mal venu parce qu'il arrive alors que les négociations tarifaires ont repris après une grffe des médecins il y a eu un échec de ces négociations en février est-ce qu'il faut augmenter les tarifs des consultations et jusqu'ù c'est c'est tout le débat ça sera le débat des négociations conventionnelles c'est vrai que les 1,50 € qui ont été accordé qui seront en application 1er novembre ont été très mal c'est 25 € à 26,50 gver 50 et ça sera applicable dès le 1er novembre ça a été mal perçu par les médecins généralistes ça a aussi crispé les les les discussions je pense que le ministre a laissé entrevoir une possibilité à à à 30 € parce que jusque là c'était 30 € mais en échange de tâes supplémentaires le gouvernement semble revenir là-dessus en disant il y aura pas de charge supplémentaire ex c'est c'est au gouvernement au gouvernement au syndicat de voir jusqu'où ils acceptent les les contraintes bien sûr c'était l'engagement territorial contre les 30 € en encore une fois j'ai confiance j' mais aujourd'hui vous voyezc il y a de plus en plus de médecins qui se déconventionnent justement est-ce que c'est pas un problème pour l'accès au soins des plus précaires bien sûr que c'est un problème c'est pour ça que je ne voulais pas qu'onprenne ce risque là parce que justement à force d'irriter la les professions et notamment les médecins il y a je vous parlais de collectif qui se crée je vous par on est tous nous sommes tous attachés au notre modèle de sécurité sociale et ça aurait été violent parce que je pense que la la pire des choses c'est que nous ayons un vent de médecins qui se déconventionne qui mettent la consultation à 50 € et c'est ce que j'ai dit dans l'hémicycle et et la suite c'était des assurances complémentaires qui proposent dans les différents contrats une offre à à par exemple trois consultations chez un médecin dé conventionné comme ça se fait pour des ostéopathes vous l'avez vous pouvez l'avoir dans vos contrats donc c'était cassé notre modèle de sécurité sociale donc nous avons des médecins qui exercent en secteur 2 qui se sont déconventionnés je crois que si on avait eu un un un un un vent massif de de de déconventionnement ça aurait été la pire des choses le sujet qui est devant nous c'est le temps médical effectivement il faut un juste équilibre des études et un travail à responsabilité autrefois on remerciait médecins quand il le revenait même si la personne décédait aujourd'hui on va chercher pourquoi il a pas réussi donc attention à tout ça on merci Audrey merci à tout à l'heure a à tout à l'heure on va parler du du de l'Union européenne complètement autre chose rien à voir on continue à parler des sujets santé on va chez vous Corine Himbert à Jonzac où on retrouve Jonathan Roger merci d'être avec nous vous êtes journaliste à l'epdomadaire de Haute Saintonge et àarître demain votre enquête sur la fermeture du service pédiatrique de l'hôpital de sainte c'est exactement ça bonjour à toutes les deux bonjour madame Humbert donc oui je voulais vous parler de la situation du centre hospitalier de sainte dont le pôle pédiatrie est en souffrance absolue vendredi dernier l'établissement a suspend vendu son service pédiatrie jusqu'au 31 octobre la maternité elle est passée à un niveau 1 ce qui veut dire qu'elle ne prend plus que les grossesses qui ne présentent aucun risque à partir de demain c'est les services de néonatologie et d'urgence pédiatrique qui seront également suspendus euh les personnes sur place disent que la loiriste et notamment le le plafonnement des de l'intérim n'a rien résolu c'est une situation qui a des conséquences naturellement pour d'autres hôpitaux notamment celui de Rochefort quel est votre regard sur la situation et qu'est-ce qui peut être envisagé pour palier à la pénurie de pédiatre là aussi si si j'avais une baguette magique ça serurait ça serait très prétentieux de de ma part vous savez la situation de notre système de santé me désole aussi et la situation de l'hôpital me préoccupe c'est la la deuxième fois en quelques semaines que le service de la maternité de de sainte est obligé de fermer euh l'autre fois c'était pour 2 jours faute de de pédiatre de niveau 2 et vous l'avez dit du coup la la maternité l'autre fois la maternité avait été complètement fermée là elle reste ouverte euh parce que voilà pour les les les grossesses qui ne sont sont pas à risque euh c'est toujours pareil il faut former plus de professionnels et je sais toute l'énergie qu' Camille directeur départemental de l'agence régionale de de santé le directeur départemental qui a essayé de trouver des pédiatres faire un appel à la solidarité de la la profession malheureusement ça ne marche pas vous évoquez l'intérim euh bien sûr que la la la loiriste elle elle est elle est pas parfaite mais tout le monde tout le monde critiquait le fait que certains n'exerçaient qu' mode d'intérim et qu'on avait des mercenaires de la santé avec des des rémunérations très importantes ça choquait tout le monde donc la loi elle est peut-être pas parfaite elle a mis le haut là effectivement malheureusement c'est peut-être parce qu'on a pas aussi formé de pédiatre qu'il en manque aujourd'hui à Sainte encore une fois la situation de l'hôpital elle est dans sa globalité pas que de l'hôpital de sainte elle est très très préoccupante regardez la situation l'assistance de la PHP à Paris en région parisienne je crois que là il va falloir former plus et soutenir l'hôpital qui est jeis dire la la pierre angulaire en ville c'est le médecin généraliste ensuite ce sont les l'hôpital public et et moi je salue aussi pour revenir à la à la proposition de loi qui a été Duqu hier de l'engagement aussi de la bonne volonté des établissements privés à parti parper à la permanence des soins donc voilà former plus de professionnels pour demain assurer des des bonnes conditions d'accueil dans les maternités parce que une telle mesure elle inquiète les mamans les futures mamans non seulement ça mobilise beaucoup d'énergie au niveau de l'agence mais en plus ça inquiète les les les futurs parents et les mamans en premier lieu donc formons plus de médecins c'est indispensable voilà et ce sera votre message ce sera le mot de la fin on remercie jeonathan merci beaucoup d'avoir été avec nous pour la première fois dans cette émission on espère vous revoir évidemment très vite on regarde la Une de l'bdomataire de Haute Saintonge fissuré par la sécheresse c'est à la Une de votre journal merci beaucoup d'avoir été avec nous merci corinebert

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