Iran : Mahmoud Ahmadinejad envisagé par les États-Unis et Israël pout être au pouvoir ?|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Est-ce qu'on a le fin mot de l'histoire du plan initial américain et israélien en Iran ? difficile de trancher mais on a en tout cas l'homme qu'ils espéraient installer au pouvoir à la place des Molas, à la place du guide suprême. Surprise, cet homme, c'est Marmou Armadi Nejjad, l'homme qui pour chacun d'entre nous garde l'image d'un dirigeant particulièrement intransigeent et particulièrement fanatique, même on peut le dire.
Alors, quel était ce scénario ? vrai qu'il y avait eu des interrogations à l'époque sur le sort de Marmou Amadin Nejjad. On avait entendu des gens dire "Et si c'était lui ?" Et bien finalement il semble qu'il y avait bel et bien une carte Armadine Needjad, un étrange plan Armadine Needjad à Washington et du côté d'Israël.
D'abord les faits, voici des indispensables avec Lucile de Viller. Bonsoir Lucile. Bonsoir David.
Bonsoir à tous. Alors quelles sont ces révélations ? Eh bien, vous vous souvenez que beaucoup se sont interrogés au début de cette guerre sur ce que Trump entendait lorsqu'il évoquait un changement de régime.
Et bien ce que le New York Times révèle, c'est que les États-Unis avaient un plan, un plan pour installer à la tête de l'Iran un homme providentiel qu'ils auraient eux-mêmes désignés. Et ce qui frappe donc, c'est que le choix de Trump s'était porté sur cet homme. Mahmoud Ahmad Needjad, 69 ans aujourd'hui, l'ancien président iranien qui a passé 8 ans au pouvoir à partir de 2005.
Pourquoi est-ce surprenant ? Armadine Nedjad est un ingénieur de formation. On le voit ici, photographié avec l'équipe de foot de l'université de Terra en 1975.
Il a 19 ans. Il n'est donc pas un religieux ni un militaire de carrière, mais il a intégré très tôt, juste avant la révolution islamique, les plus hauts cercles des gardiens de la révolution jusqu'à devenir maire de Teran en 2003. À l'époque, on ne disait pas encore populiste, mais Armadi Needjad désignait déjà les élites trop loin du peuple.
C'est avec ce discours que 2 ans plus tard, il est devenu président de la République islamique avec bien sûr l'aval d'Aliéney. Mais le plus saisissant, c'est que dans notre esprit à tous, Armadin et Jjad était resté le symbole du fanatisme, pourfondeur acharné de l'existence d'Israël, condamné selon lui à disparaître. On lui avait prêté des déclarations selon lesquelles il fallait la rayer de la carte. ما خبر دادیم که یک رژیم جعلی و اشغال و کسی که زنها و بچهها را در خانه خود میکشد این رفتنی اتفاق افتاده باشد یا نیفتاده باشد ابعاد آن گسترده باشد یا محدود باشد اما متأسفانه امروز بهانه برای ایجاد یک پایگاه تجاوز و تهدید و اجهاف دائمی بر ملتهای منطقه شده است à vo haute il faut s'en souvenir sur sur la choa sur l'existence de la choa était qualifié franchement de de négationniste à bien des des reprises alors ça c'est l'image qu'on a gardé d'Armadine Nedjad on réalise aujourd'hui que ces dernières années il était en fait devenu un paria au sein du régime.
Oui, c'est ça tout le paradoxe. Depuis quelques années, Armadinejad faisait presque figure d'opposant intérieur. Il avait dénoncé publiquement la corruption dans le pays évoquant des mafias économiques.
Il visait à ce moment-là explicitement les passes d'aran. C'est notamment pour cela qu'il a été écarté des trois dernières élections présidentielles en 2017, en 2021, en 2024 il y a 2 ans. Mais c'est allé beaucoup plus loin.
Ses soutiens ont été arrêtés. son chef de cabinet, son ancien vice-président Hamid Baguayet, officiellement impliqué dans une affaire de corruption, ce qui ne l'a pas empêché de faire entendre sa voix, il avait qualifié Donald Trump d'homme d'action dans le New York Times en 2019 pendant le premier mandat du président américain et il avait été jusqu'à déclarer "Je suis ouvert aux relations et aux discussions avec les États-Unis dans Iran International. Plus encore.
Il se rendait régulièrement en Europe, en Hongrie, allié le plus proche d'Israël dans l'Union. Deux voyage ces deux dernières années, un en 2024, le dernier il y a quelques mois et il n'est revenu de Budapest que quelques jours avant la guerre des 12 jours en juin dernier. Mais pourquoi lui et pas un autre ?
Écoutez Raphaël Jérusalemi, ancien des renseignements militaires israéliens. Ahmed Amin Najad, c'est l'un des candidats envisagés par les Israéliens et surtout par les Américains. Tout d'abord parce qu'il a manifesté lui-même par certains voyages à l'étranger et ce de son chef de cabinet également des rapprochements, je dire avec l'Occident.
Alors, pourquoi ça n'a pas marché ? Et bien ce que rappelle le New York Times, c'est qu'en raison de ses critiques, Armadine Nedjad étaient assigné à résidence en Iran dans ce quartier de l'est de Teran. Sa résidence était gardée en permanence par une patrouille et le plan prévoyait de le libérer au premier jour de guerre.
Une frappe a donc été déclenchée. Elle visait la patrouille. Échec le scénario des rails.
Il a perdu ses illusions quant au plan de changement de régime note le New York Times. La résilience du régime a sans doute joué. Depuis, il n'est plus réapparu publiquement.
Armadi est-il seulement vivant, emprisonné ? D'après l'armée israélienne, il serait blessé. Pour le reste, c'est le grand faux.
Merci Lucile. Vincent, je m'adresse d'abord à l'homme du renseignement. Est-ce que ce scénario, cet étrange plan Armadi, ça nous surprend ?
Est-ce que ça vous surprend aussi ? Oui, je doute énormément. Vous doutez ?
Ouais, je doute énormément. Je pense que là, les services de renseignement américains ou israéliens font bien leur boulot. C'est-à-dire qu'ils saiment le doute au sein du régime.
Ils veulent fracturer, diviser les les dirigeants iraniens. Alors, pourquoi ? Parce que Ahmad Nedjad, il est très populaire auprès des classes populaires.
C'est un populiste, il est très proche des Bassides. Il a énormément soutenu le mouvement Bassid au cours de sa carrière. Donc quelque part, c'est un homme qui est proche très proche du peuple contrairement à certains haut dignitaires religieux et à certains dirigeants des gardiens de la révolution islamique.
Donc quelque part, on va fracturer là pleinement le régime mais en utilisant un homme qui ne comptait plus finalement, qui était au rebut. Et vous savez des Armadinjad, on en a vécu trois ou quatre déjà depuis quelques mois. Il y avait Ismael Kaani euh le le patron de la force Alcods des gardiens de la révolution islamique.
On a dit qu'on avait plus de ces nouvelles, qu'il avait eu une chance folle de ne pas avoir été touché dans dans les bombardements du 28 février et que vraisemblablement il était un agent étranger. Certainement pas. Ensuite, il y a eu deux grands dirigeants iraniens qui aussi assignés à à résidence, Moussavi et et Karoui, qu'on a aussi accusé éventuellement d'être des agents israéliens ou américains.
Donc moi, j'ai l'impression que c'est plus une belle opération de de déstabilisation et d'intoxication, sachant que pour autant, on ait pu mettre en place des moyens pouvant faire croire à cette opération. C'est-à-dire que pendant les quelques semaines où Ahmed Njad à l'étranger et en Hongrie, il est possible qu'il a été tamponné par des agents américains ou israélien. Parce que c'est ça, c'est quand même ce profil là qui retient l'attention et ce qu'on avait pas forcément réalisé, il se rend en Hongrie, alors on sait pas qui il a parlé, comment, dans quelle dans quelle circonstan il se rend deux fois en Hongrie, Lucile l'a rappelé, la Hongrie est un des alliés privilégiés.
Alors, c'est tout à fait possible que pour crédibiliser justement cette thèse, il était approché par des agents à ce moment-là. Mais franchement, le Mossad qui en 1960 va chercher, Adolphe Aichman, qui est l'un des organisateurs de la de l'holocaust et la session finale, viendrait aujourd'hui sa coquiner avec un homme qui a organisé en 2005 une conférence internationale rassemblant tous les négationnistes du monde et y compris d'ailleurs Forisson, le l'historien négationniste français. Ça semble absolument invraisemblable.
Hm. Ça vous semble aussi euh Moi, je suis tout à fait sur la ligne de Vincent et j'ajoute qu'il y a un précédent historique français en matière d'opération de déstabilisation de ce type. Ça s'appelait la bleuite.
La Bleuite, c'était une opération conduite par les SDEC, l'ancêtre de la DGSE pendant la guerre d'Algérie où l'on faisait croire que tel ou tel dirigeant de la rébellion algérienne du FLN était un agent des Français et le résultat a été une guerre civile à l'intérieur même du FLN notamment en Kaby qui a eu des effets dramatiques sur la capacité de combat de l'armée populaire de libération algérienne pendant 2 ou 3 ans. Euh, autrement dit, ce genre d'opération, ça fait partie des de des choses que les services de renseignement sont supposé pouvoir faire. Dans le cas français, ça avait été fait et j'ai et j'ai tout à fait l'impression que c'est ce qui est en train de se passer avec cette histoire tout à fait invraisemblable d'Armadine Needjad.
Est-ce que le précédent DUscy Rodriguez au Venezuela, donc là c'est la vice-présidente euh sur laquelle misent les Américains euh et c'est elle qui prend les reines du pouvoir sous contrôle direct américain qui commence petit à petit à obéir aux États-Unis euh à pas compter. Est-ce que ce précédent là ne crédite pas un scénario avec Armadi Needjad ou un autre d'ailleurs ? Oui.
Alors, il il est évident que Donald Trump depuis le au début de de la guerre a voulu reproduire le le l'exemple vénézelen. C'était très simple, on coupe la tête du régime et on promeut un un radical qui peut devenir modéré. Le problème de cette de ce choix est est double.
On peut imaginer que les Américains parce que un c'est comme les talibans, les talibans n'ont pas changé. Ils ont fait croire que ils ont changé vu le passif et la lourdeur de de l'idéologie de d'armadinjad. On ne peut pas imaginer que du jour au lendemain, il se transforme en un homme politique qui soit compatible notamment avec Israël.
Alors, on peut imaginer que les Américains euh que l'administration américaine ayant écarté les experts du Moyen-Orient avec une espèce de de naïveté euh ne comprennent pas du tout ce qui se passe en Iran. Mais ça ne peut pas être le cas pour les Israéliens. Donc ça me paraît complètement inenvisageable.
À moins que donc je pense plutôt pour l'opération de déstabilisation à moins que le plan alors là cette fois beaucoup plus compliqué UTT de mettre Armadinjad au pouvoir. Un armadinedjad encore une fois qui est considéré comme un dissident et comme un paria par les couches dirigeantes iraniennes qui n'est pas soutenu par les gardiens de la révolution et qui n'a pas de base opérationnelle. Donc il ne peut pas tenir le pouvoir.
Qu'est-ce que ça peut produire ? Ça peut produire le chaos. Et ce chaos peut-être exploité à la fois par les Américains et par les Israéliens qui par ailleurs après avaient deux ou trois plans différents utiliser les CD pour euh finir de d'abattre le régime et susciter une rébellion populaire pour remplir le vide.
Donc créer en fait délibérément le chaos au au sommet du régime iranien avec quelqu'un qui ne pourra pas tenir ce poste. Mais avait évolué visiblement. Il n'était plus le même homme et notamment vis-à-vis d'Israël.
Il s'est absten de toute réaction au moment des bombardements israéliens puis américain en juin. Il se rendait régulièrement chez le pays. Encore une fois urban était particulièrement proche de Netaniaaho euh notamment.
Jean-Claude, est-ce que vous avez la même la même réserve ou est-ce que il est difficilement imaginable que les États-Unis n'i pas eu un plan de rechange au moment où ils ont bombardé le sommet de l'État iranien ? Alors, deux choses me me font dire que je suis dubitatif sur ce plan tel qu'il est présenté. La la première, c'est que les États-Unis pour le coup euh échouent euh parce qu'effectivement on bombarde ses gardiens, finalement on narrive pas à l'exfiltrer.
J'imagine et je parle sous le contrôle de Vincent que dans ce type d'opération, il y a aussi l'hypothèse tout de suite un plan B dans l'hypothèse où on donc de voir qu'il se disent "Ben on a bombardé, ben zut, on n pas eu les bonnes personnes et on n pas c'est et et on s'arrête là." Ça me paraît pour le moins surprenant. Ça c'est la première chose.
Donc il y avait bien un plan B. Enfin, il y avait forcément un plan B. Il y avait forcément un plan B.
Enfin, j'ose j'ose imaginer que lorsque on est la première puissance du monde, en plus il y a il y a une connexion là pour le coup avec Israël. Il y a forcément un plan B. Ce ne sont pas des amateurs les des Israéliens.
Le Mosade ne sont pas des amateurs. Ils l'ont ils l'ont amplement démontré. La deuxième chose, je n'imagine pas.
Alors, j'ai malgré tout une réserve. Je comprends la la proposition d'Isabelle, mais là aussi j'ai une réserve parce que pourquoi est-ce que le gouvernement américain se faire un plan à deux étages ? Donald Trump a besoin de résultats assez rapidement.
Or, l'hypothèse que pose Isabelle en disant à Madinjal pour une sorte de période de transition en attendant qu'on arrive dans le dur, ça voudrait dire s'installer dans le temps. Est-ce que le gouvernement américain, le gouvernement israélien prendrait le risque de mettre à la tête du pays de d'un homme dont pardonnez-moi, j'imagine qu'il est complètement c'est pas c'est pas un reconverti ou une conversion parce que il est il est homophobe, il est il est anti-israélien, pas possible, il est c'est c'est vraiment c'est oui, il était il était radical. Alors, j'ai la faiblesse de penser que quand à ce niveau-là on est à ce point radical, je vois mal comment on change du tout aut tout.
Bref, je j'ai le sentiment que en tout cas la conviction que les États-Unis n'auraient peut-être pas pris le risque de mettre à la tête du pouvoir un homme qui aurait pu leur échapper à un moment donné. J'en terminerai simplement en disant euh c'est vrai que Donald Trump a pu se dire bon ben ce qui est vrai au Venezuela, ça va l'être en en Iran. Pour autant, je rappellerai simplement que les États d'Amérique latine, ce sont des Européo américains qui nous avons une culture commune.
Il y a des éléments communs malgré tout et même lorsqu'on est vénéolien et qu'on est maduriste ou favorable à Madouro, on reste quand même très proche en tout cas culturellement de de l'Occident. Alors que il a affire à euh au gardien de la révolution, ça n'ion euh euh religieuse qui n'a rien à voir avec le Venezuela. Je je pense que ça ça a pu être l'erreur de de penser qu'on pouvait aller sur le même schéma.
Bon, tout dernier mot, Vincenton. Oui. Oui.
Non, Jean-Claude parlait des évoquer les difficultés d'une opération d'exfiltration. On n'exfiltre pas quelqu'un en bombardant une partie de sa de sa maison ou de ou à quelques mètres de l'endroit où il se trouve. on envoie euh un commando au sol avec des forces spéciales pour l'exfiltrer.
Euh sinon, on met évidemment euh son euh sa vulnérabilité euh en en cause. Et ce qui est ce qui est peut-être arrivé puisqu'on dit qu'il qu'il serait blessé. Avançons, le New York Times, c'est le quotidien euh le plus puissant de la côte est américaine, mais c'est aussi, il faut quand même le dire, un quotidien qui est très opposé à Donald Trump.
C'est un quotidien qui est largement démocrate mais c'est un quotidien très sérieux.