Élections européennes : l’autre débat - Manon Aubry & Marie-Pierre Vedrenne
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cette émission a été rendue possible grâce à notre partenaire le Parlement européen mais pour cette semaine les amis je vous le disais nous sommes partenaires cette année du Parlement européen avec qui nous vous avons concocté plusieurs émissions backseit pour vous pour vous parler des enjeux européens et surtout faire parler les personnes qui agissent au niveau européen je vous demande donc d'accueillir sur ce plateau deux candidates à l'élection du 9 juin prochain la première s'appelle Marie-Pierre vedren elle est députée européenne et candidate pour le groupe Renaissance la 2e et euh député européenne depuis 2019 également elle s'appelle Manon Aubri et les candidates pour le groupe de la [Musique] Gauche bonsoir mesdames les député merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de baacsit très heureux de vous accueillir pour pour cet échange avant de commencer pour vous présenter rapidement j'ai rien compris mais on m'a dit qu'il y avait entre vous deux une histoire de carton bleu laquelle des deux m'explique alors c'est une passion effectivement entre Manon et moi en fait au Parlement européen vous avez quand on a nos débats vous avez la possibilité de poser un carton bleu c'està-dire d'interpeller un collègue à la fin de son intervention et à chaque fois que je fais des interventions sur les accords de commerce parce que je suis en commission commerce intern de libre échange on va parler on va parler maant arrive et carton bleu et en fait à chaque fois je parle même pas du pupite parce que je sais que Manon va me poser un carton bleu et donc tous les collègues nous regarde un a de dire allez c'est parti pour 10 minutes entre ça pas 10 minutes en fait au Parlement européen pour ceux qui ont l'habitude des débats à l'Assemblée nationale à l'Assemblée nationale chacun prend la parole et se répond au Parlement européen ça marche pas comme ça ça ne marche absolument pas comme ça l'émicycle est quasiment vide vous venez faire une intervention d'une minute moi je présidente de groupe en général j'ai un tout petit peu plus et vous intervenez devant personne et c'est pas là que ça se passe ça se passe dans une salle obscure tout opaque là où les journalistes la Sié civile les ONG n'ont pas accès ce qui est à mon sens le cœur du déficit démocratique et le seul tout petit truc qu'on nous autorise qui a été changé sous ce mandat c'est une interpellation d'un député qui vient de prendre la parole donc quand Mariepierre vedren vient défendre avec difficulté les accord de libre échange je me permets de poser la question sur l'impact climatique l'IMP de C bleuêes on l'a fait souvent et Mariepierre à chaque fois je dois le reconnaître joue le jeu et c'est le tout petit truc démocratique que l'on a dans bon ce qui est cool dans back seit c'est que vous allez pouvoir avoir du temps pour parler vous aurez pas qu'une minute pour prendre la parole nous on veut vous entendre on est formaté on sait répondre qu'en une minute vous pouvez faire des réponses courtes ça nous err on a plein de questions à vous poser de toute façon on en aura largement suffisamment on a beaucoup de questions à vous poser notamment sur vos visions sur la vision que vous avez pour l'Europe et je vais laisser Latifa poser la première question euh oui bonsoir à toutes les deux donc vous êtes tous les deux députés sortantes député européennes sortant comment vous vous êtes retrouvé sur une liste pour une élection européenne il y a quelques années et surtout à une place éligible parce qu'on sait que les places sont chères pour ce scrutin là euh moi c'est une histoire un peu particulière parce que j'avais pas vocation à faire de la politique avant d'être élu au Parlement européen je travaillais pour l'ONG Oxfam sur les questions de lutte contre l'évasion fiscale et les inégalités euh d'où mon petit tropisme sur le le libre échange notamment et av avant ça j'avais travaillé pendant des années d'abord dans l'humanitaire au Liberia puis sur les violations des droits humains par les entreprises dans le secteur extractif entreprise miniar en République démocratique du Congo et a priori j'avais pas forcément vocation ni envie de faire de la politique et la France insoumise est venue me chercher en 2019 pour me proposer d'être tête de liste et ce alors que je n'étais ni militante ni quoi que ce soit à la France insoumise et j'avoue que mon premier réflexe ça a été de dire mais quelle folie ils sont mais mais même eux ils étaient fous de venir chercher quelqu'un qui ne connaissait pas si bien que ça pour être tête de liste et en réalité mon premier réflexe quand Jean-Luc Mélenchon est venu m'en parler ça a été de me dire jamais de la vie jamais de la viis pour plein de raisons un parce que le milieu politique fait pas envie 5 ans plus tard j'ai pas changé d'avis c'est violent c'est misogyne c'est enfin il y aurait 20 milliards de trucs à dire on pourrait consacrer rien qu'une émission là-dessus et je pense que c'est intéressant d'ailleurs de d'avoir le regard de jeunes élus dessus et la deuxième chose que je me suis demandé c'est attends où est-ce que tu es le plus utile dans le milieu associatif ou en politique et c'est vrai que c'est cette question que j'ai retourné 1000 fois dans ma tête et finalement les amis avec qui j'en ai discuté ont finit par me convaincre ils m'ont dit mais repense à toutes ces fois où tu as gagné la bataille culturelle genre tu vas dans la rue je suis sûr on fait un sondage ici dans le public qui trouve normal que Bernard Arnaud ou total ne payent pas leur juste part d'impôt et fassent de l'évasion fiscale tout le monde va dire B non c'est pas normal pardon je réponds pour vous public mais dites-moi si vous êtes d'accord avec moi ou dans le chat tout le monde va nous dire bah non c'est pas normal mais la vérité c'est que on gagnait pas les batailles politiques et le nombre de fois où au dernier moment on s'est fait retourner le vote d'un amendement par des lobes et cetera et je me suis dit bah cette fois-ci c'est toi qui va pouvoir appuyer sur le bouton et s'agissant de la violence en politique clairement c'est pas moi toute seule qui vais la changer mais si tous les dégoûtés s'en vont de la politique il reste plus que les dégoûtants donc vous dégoûteré de s'emparer de la politique voilà comment je me suis retrouvé malgré moi quelque part candidate en 2019 tête de liste et et vous mariepierrer je pensais pas avoir au final de autant de points communs que ça avec avec Manon parce qu'il y a pas sur la vision politique mais sur le côté parcours en fait parce que moi non plus rien ne me prédestinit à devenir député européenne vous faisz quo j'étais directrice de la Maison de l'Europe de Rennes et aussi dans le monde associatif par contre clairement engagé sur le projet européen j'ai j'étais dans des associations les jeunes Européens je suis arrivé en politique par l'Europe moi c'est François baayrou qui m'a appelé un dimanche matin aussi alors je faisais un petit tour avec ma famille et la présidente de l'association dans laquelle j'étais m'appelle quelques minutes avant elle me dit François veut vous appeler et je dis bah pourquoi il m'appelle pas et là elle me dit non mais Marie-Pierre François Baou va vous appeler euh et donc les choses effectivement se déclenchent parce que bah parcours de juriste à la base en en droit européen euh donc directrice de la Maison de l'Europe une femme quoi disons-le aussi plutôt jeune dans l'Ouest en Bretagne un cumul de chose qui fait que bah j'avais été repéré et donc je me retrouve sur la liste en numéro 3 donc derrière Nathalie l'oiseau à l'époque et Pascal campfin et euh et donc oui moi j'avais déjà été candidate il y a des gens qui demandent qui est François beou dans le chat mais c'est parce que c'est des jeunes parce que c'est des jeunes voilà et ben voilà non le voilà François Baou c'est le créateur du MoDem c'est un grand centriste grand Européen euh exactement et c'est notamment pour ça que je vais dans cette famille politique là parce que clairement le MoDem a toujours eu un discours très clair vis-à-vis de l'Europe je me suis pas engagé dans d'autres parties avant parce que j'estimais que à gauche ou à droite le discours était pas clair sur l'Europe la vision justement qui était défendu juste ouais merci justement sur cette vision de vision de l'Europe on a reçu un candidat écolo il y a il y a 2 semaines je crois où qui parlait beaucoup de il faut que l'Europe fasse un saut fédéral saut fédéral et là-dessus voilà qu'est-ce que vous en pensez et est-ce qu'un jour on aura je sais pas des États-Unis d'Europe comme on entend parfois parce qu'on a l'impression parfois que l'Europe est un peu bloquée sur ce point de vue institutionnel et ouais d'évolution institutionnelle donc je sais pas quelle est votre position là-dessus moi je crois pas aux États-Unis d'Europe euh je pens quoi j'ai commencé mon engagement sur l'Europe au sein des jeunes Européens jeunes Européens fédéralistes pour le coup et je crois que j'étais peut-être la moins fédéraliste de cette association parce que moi mon sujet c'était justement comment déjà on parle plus d'Europe comment on fait comprendre que l'échelon européen il est super important pour répondre à des enjeux en fait où seulement l'échelon national peut pas y répondre la question climatique la question migratoire la question géopolitique moi j'estimé voilà il il y avait un problème d'information de communication de visibilité vis-à-vis de de l'Union européenne mais je crois pas au système calquer les États-Unis d'Europe et cetera en S nécessement mais en tout cas je pense qu'il faut effectivement plus d'intégration politique parce que là on est dans un système un peu à mi-chemin d'intergouvernemental qui fait qu'il y a pas d'efficacité donc par contre on doit avoir un vrai débat avec tous les citoyens sur justement qu'est-ce qu'on veut concéder comme part de souveraineté à l'échelle de l'Union européenne on l'a vu notamment au moment du choc du covid sur les enjeux de santé bah voilà par exemple il y a besoin d'agir à l'échelle de l'Union européenne mais par contre il y a d'autres sujets où c'est pas l'Union européenne d'agir il faut répartir un petit peu les choses en gros euh un langage juridique technique bruxellois s'appelle le principe de subsidiarité c'est hyper techno mais mais c'est pour ça que je crois pas totalement un saut fédéral fédéral mais je crois pas aux États-Unis d'Europe parce qu'on a pas la seul l'Union européenne on a pas la même histoire on n' pas la même langue on a pas les mêmes géographies parfois pas les mêmes intérêts entre état-membres donc il y a une autre organisation à à inventer mais ça doit être inventé avec les citoyens moi je pense que le fédéralisme c'est c'est une forme de de de chimère théorique la question se pose pas véritablement et la question qui est posée c'est faire l'union européenne pourquoi et à qu'est-ce qui nécessite davantage d'intégration je vais vous prendre des exemples concrets si c'est pour enlever le droit de vetto comme il existe à l'heure actuelle au paradis fiscaux européens l'Irlande le Luxembourg les Pays-Bas Malte qui sont des véritables paradis fiscaux aujourd'hui font la pluie le BE temp puisqu'il faut l'unanimité des États-membres donc ils peuvent bloquer n'importe quelle réform en matière fiscale qui fait qu'aujourd'hui plus de la moitié des 1000 milliards de dollars qui sont délocalisés par les multinationales dans les paradis fiscaux se font au sein même des États européens et de ces quatre paradis fiscaux là donc si c'est pour enlever le droit de vetto à ces paradis fiscaux je suis pour mais si c'est pour imposer des accords de libre échange pour prendre l'exemple de ce sujet je suis contre et et je ne suis pas d'accord pour que la France se voit imposer des accords de libre échange par d'autres États européens je prends l'exemple de l'Allemagne qui veut absolument de l'accord de libre échange avec le marcosour pour pouvoir vendre ses voitures au Brésil mais moi j'ai pas envie qu'on fait qu'on fasse venir du Brésil du poulet ou je ne sais quoi d'autre qu'on peut produire ici qui est produit là-bas avec des pesticides qui sont interdits ici dans l'Union européenne donc la vraie question qu'il faut que qu'on se pose c'est à quoi ça sert et pourquoi faire alors parfois on peut arracher des victoires on a réussi à le faire notamment avec ma collègue la l chbi sur les travailleurs uberisés les travailleurs des plateformes et je dois le dire pardon Marie-Pierre puisque ton groupe l'a voté au Parlement européen mais celui qui qui l'a bloqué au niveau européen il s'appelle Emmanuel Macron mais on on s'est battu et on a réussi malgré l'opposition d'Emmanuel Macron à obtenir cette victoire qui est quoi concrètement pour ceux qui nous regardent et qui nous écoutent c'est un statut une protection sociale pour les travailleurs uberisés ceux qui travaillent pour uber ou déivou ils ont s'ils ont un accident du travail ils ont pas de protection ils cotisent pas pour la retraite ils cotisent pas pour le chômage ça c'est quelque chose qu'on a réussi à arracher contre la volonté d'Emmanuel Macron donc la question à la fin c'est qu'est-ce qu'on veut en faire et comment on a l'approbation des peuples européens et on passe pas outre comme ça a été fait par exemple sur le traité constitutionnel européen de 2005 où la France a voté contre et finalement on nous l'a quand même imposé parce que cette question de la structure et de la forme et de la manière dont on décide ensemble elle est extrêmement importante parce que notamment sur la question par exemple des droits humains CIT les travailleurs mais on a eu la définition du viol en en début d'année où effectivement tous les députés hormis le rassemblement national européen étaiit pour une définition communautaire du viol euh comme une absence de consentement alors que en France est caractérisé par forcément une pénétration avec violence surprise et cetera euh en fait c'est là où c'est quand quand j'ai quand j'ai vu ça je me suis dit bah à quoi ça sert finalement l'Europe où on se dit ça peut garantir euh des droits humains euh ça peut protéger ça peut voilà faire évoluer la législation quand quand c'est nécessaire euh si quand même tous les députés sont d'accord et que en au niveau national ou même en Allemagne hein c'est la France n'était pas le seul pays à s'opposer à ça il y a eu il y a eu plusieurs pays qui sont opposés à cette définition du viol comme une absence de consentement comment se voilà se sent en tant que député européen à ce moment-là et à toutes les deux je pose la question pour le Coupin bon maintenant elle sait très bien qu'elle est quelle est notre position de la délégation en tout cas de la majorité présidentielle sur sur ce texte notre position et on a fait une tribune justement qui dit qu'on était pas en adéquation avec la position du gouvernement nous on a porté ce texte au Parlement européen parce qu'on estime que c'était le premier texte législatif à l'échelle de l'Union européenne pour faire avancer le droit des femmes pour autant on votera l'accord final même si' il y a pas eu cette avancée sur la question du consentement parce que derrière il y a des vraies avancées sur la question du mariage forcé notamment donc on se dit bon on veut le voter parce qu'il y a des vrais progrès c'est le premier texte et on n'est pas au bout du sujet on n'est pas au bout des engagements la position française ça a été effectivement dire par contre que finalement ce qui allait être inscrit dans cette directive n était moins Visante que juste la l'échelon nationale donc bon il y a eu beaucoup de débats nous on a essayé de faire changer effectivement la position du gouvernement conamment la position du gardne des saau n est pas arrivé mais c'est là où dans l'organisation du fonctionnement européen vous avez plusieurs rapports de force politique vous avez la Commission européenne qui justement va proposer les textes et puis après vous avez le Parlement européen et qui effectivement en négociation avec les États-membres ce qu'on appelle le conseil donc c'est c'est ça aussi où c'est intéressant d'être au Parlement européen vous avez une liberté d'action à la fois moi qui suis membre de la majorité vis-à-vis de Paris en quelque sorte pour porter des positionnements euh et notre sujet c'est aussi comment nous dans notre propre majorité on essaie de faire évoluer sur certains sujets maintenant a cité l'exemple des travailleurs des plateformes ça a été pareil ça a été une bataille pour nous parce que le rapport d'initiative le rapport d'initiative c'estàdire le premier texte c'est une cègexte qu oui mais nous notre sujet et c'est là où notre travail parce que on va pas voter une nouvelle fois pour Emmanuel Macron le 9 juin on va voter pour toi pour moi oui non mais non mais la réalité c'est que on va la même au même parti mais la réalité c'est que le 9 juin les gens qui sont dans cette salle qui sont dans chat ils vont aller voter pour des députés européens donc pour des gens qui vont avoir un rapport de force aussi avec le conseil donc des fois oui moi j'assume de dire que bah sur certains sujets je ne suis pas totalement totalement aligné avec ma majorité et donc on essaie de pousser certaines choses aussi même dans nos propres partis et quelle est votre marche d'action justement parce qu'on voit beaucoup on commente énormément les relations entre l'exécutif et le parmelement en France on a assez peu de vu de vision sur ce qui se passe entre l'exécutif français et les eurodéputés c'est quoi votre enfin de la majorité de la majorité majorité parce que je pense que les relations sont vous parlez d'une certaine d'une certaine liberté d'action elle est elle est réelle oui parce que pour le coup on a fait une tribune publique par exemple sur cette question il y a des positionnements ouais mais il y a des positionnements où on vote on est pas oui mais on n pas lié à Paris c'est ça que je à la fin qu'est-ce qui se passe c'est Emmanuel Macron qui a le dernier mot à la fin la définition mais maintenant au Parlement européen on est quand même libre parlez pas en même temps Paron vous entend pas à la fin la définition du viol elle a été bloquée par Emmanuel Macron merci d'avoir posé la question parce que moi personnellement je je décolère pas de cette histoire je décolère pas est-ce que pardon est-ce que le problème c'est pas juste finalement que un président la République quel qu'il soit est le mot de la fin quand à peu près tout le monde est d'accord au niveau EUR mais ça complètement d'accord il y a un problème démocratique du pouvoir considérable disproportionné qui est donné au sein des de de du fonctionnement ion européenne évidemment qu'il faut l'approbation des États-membres qui représentent la démocratie à leur niveau dans chacun des pays mais qu'est-ce qui s'est passé sur l'histoire du viol pourquoi c'est si important pour qu'on qu'on comprenne bien il y a moins de 1 % des viols en France dont les auteurs sont sanctionnés sont condamnés en justice moins de 1 %. c'est toute la chaîne pénale qui est responsable du moment où on va porter plainte dans un commissariat où ça s'est passé il y a eu pas mal d'expériences qui ont été raconté des des officiers de de police qui demandent à une jeune femme qui vient porter plainte pour viol est-ce que tu as joui jusque au niveau judiciaire et le résultat c'est l'impunité totale des agresseurs et notamment parce que la définition juridique implique de prouver vous l'avez dit la violence et cetera les les quatre critères qui sont dans le droit français donc la notion de consentement pour moi était aussi derrière au-delà de l'aspect juridique une révolution culturelle ça veut dire qu'on allit é nos gamins à la question du consentement oui c'est ça où je dis le finalement le la structure européenne bah empêche parfois le le progrès en fait parce que là voilà ce que je dis tout le monde é là elle aurait dû le permettre et la réalité c'est que Emmanuel Macron s'est allié à Victor Orban le Premier ministre de la Hongrie un autocrate réactionnaire d'extrême droite pour bloquer ce texte éit pas forcément d'accord par exemple non mais Olaf sch par ailleurs il il bloque aussi pas mal des des progrès en Europe parce que on peut parler euh de la directive sur les travailleurs des plateformes mais on peut aussi parler de la directive sur le devoir de vigilance qui est la responsabilité des multinationales là aussi l'Allemagne a bloqué on vous a un petit peu moins entendu vous pouvez répondre vous aussi non mais effectivement il y a un rapport il y a un rapport entre les États-membres et le Parlement européen et c'est sûr que parfois il y a le Parlement européen alors qu'on est sur des bans politiques différents qui a une vision assez commune et qui va aller pousser les certains membres à avancer sur des questions de progrès social sur différentes choses sur différents points oui il y a mais c'est là où je reviens sur votre question et nous sur le fait par contre sur précisément la question du du viol euh oui on a eu et on a porté des positions différentes on a voté ce texte au Parlement européen pour dire qu'il fallait avancer pour autant quoi ma non pardon Je te laisserais pas dire aussi que il y avait pas un problème dans certains points sur la notion vis-à-vis de consentement et vis-à-vis du droit français c'est-à-dire que la l'argumentation aussi et les points qui sont dit c'est sur la question de l'inversion de la charge de la preuve sur justement cette cette directive elle va pas aussi et les négociations qu'on avait n'allit pas assez loin pour être moins disante que le droit national français donc ça c'était aussi un sujet et un enjeu de nous le droit national français protéger plus c'est en plus des éid Rapp ou mais ça aurait pu être un moin 10 ans donc ça oui mais nous c'est les débats qu'on avait aussi le droit européen vient s'ajouter au droit français il ne le remplace pas les critères actuels n'auraient pas été modifi ils auraient il continué à exister dans le droit français mais on est d'accord que ces critères sont insuffisants quand on a moins d'un % des viols qui sont condamné en justice on vous mettra pas d'accord sur le sujet même si on comprend que vous avez voté tous les deux toutes les deux vous en désaccord avec Emmanuel Macron vous aussi mais parce que en fait vous êtes complètement d'accord mais sans être d'accord et ça montre la complexité de l'Union euréne sur la question des compétences mais continuons sur la complexité de l'Union européenne sur la question des compétences avec le sujet climatique et les enjeux environnementaux ça aussi c'est un sujet dont vous voulaz parler parce que ça relève des des pouvoirs pour le coup du Parlement européen on a souvent l'impression que c'est des enjeux qui se jouent au niveau européen le Green Deal européen le règlement sur la biodiversité le règlement sur la restauration de la nature aussi et pourtant sur des trucs comme le glyphosate on a l'impression que c'est les États qui bloquent alors à quel à quel niveau ça encore Emmanuel Macron dés mais c'est encore Emmanuel Macron et ben donc du coup je pose la question à quelle à quelle échelle est-ce que ça se joue les enjeux environnmentaux quand on quand n tient àur question on a l'impression que c'est typiquement français il y a que Emmanuel Macron qui bloque non mais là c'est c'est il a pas que Emmanuel Macron par c'estc emu a d'autr États membres les Premier ministre les enfin les état-membres bloquent aussi on est d'accord mais la majorité était tenu sur le glyphosate et l'abstention de la France en réalité quand on vote les États-membres votent c'est assez compliqué pour faire des majorités qualifiées il faut que il y ait 55 % des États qui représentent 65 % de la population européenne parz bien dans le micro donc c'est là où la position de la France est parti culre puisque forcément vu qu'on a la deuxième population européenne on a un poids plus important que l'Estonie avec tout le respect que que j'ai pour les les Estoniens évidemment mais c'est le fonctionnement des institutions donc le vote de la France est souvent déterminant il est d'autant plus déterminant que les pays historique dans l'Union européenne souvent entraîne d'autres États avec eux et en l'occurrence qui s'est passé sur le glyphosate il y a deux problèmes démocratiques à mon sens sur le glyphosate la première c'est que nous n'avons pas voté au Parlement européen dessus sur le renouvellement et ça il faut l'avoir en tête parce que dans le pour aller dans les détails techniques c'était un acte exécutif donc c'était un prolongement d'un acte et c'était pas une nouvelle autorisation mais pour moi c'est un scandale démocratique que les représentants des États-membres des pardon des peuples européens n'ai pas pu se prononcer et le deuxième le deuxième enjeu c'est ensuite sur le vote la France s'est abstenue mais si elle avait voté contre et bien en réalité c'était en capacité de bloquer ce vote sur le glyphosate c'est là où le le vote de la France était déterminant et le glyphosate je rappelle que Emmanuel Macron lui-même s'était engagé si ma mémoire est bonne en 2017 à en sortir dans les 5 ans euh et nous sommes tout juste dans les 5 ans et ça vient d'être renouvelé donc et depuis on a énormément de preuves de sa toxicité glyphosate qui a été classé par l'Organisation mondiale de la santé comme un cancérigène probable euh il y a des risques avéré qui ont été démontrés il y avait un jeune notamment qui a témoigné ça a fait pas mal de bruit il y a quelques mois euh d' d'un d'un cancer assez fulgurant parce qu'il avait été exposé au glyphosate quand il était enfant sur un champ agricole bref euh le principe de précaution au moins vaudrait que on prenne des précautions et et et qu'on suspende son autorisation mais à la fin pardon mais c'est Monsanto ce sont les lobbyes qui l'ont emporté et c'est pour ça que je reviens à mon premier point de départ pour moi le le plus gros déficit au niveau européen c'est une question de la transparence dans les prises de décisions et du pouvoir démesurer des lobby sur la prise de décision et c'est pour ça que moi je me bat un de mes plus gros combats au Parlement européen ça a été de ramener la transparence et avoir des encadrements sur les lobby puisque mon sent tout c'est un des plus gros budgets sur la scène européenne Marie-Pierre vedren qu'est-ce que vous répondez à des personnes notamment certains agriculteurs qui observent les décisions prises au niveau européen et qui les accusent d'être hor rsol notamment en matière de climat non moi j'ai quoi je pense que il y a il y a peut-être certains parlementaires qui sont complètement ausol mais je pense pas que ça soit le cas de de la majorité et en tout cas moi je sais que je vais très souvent au contact des des des agriculteurs breton je vis en Bretagne pour être connecté justement à tout à l'entièreté des acteurs mais je crois que par contre pour rebondir un peu sur sur le fil votre question et sur ce qui a été dit les enjeux vraiment sur les questions écologiques elles doivent effectivement se traiter à l'échelle européenne c'est le bon niveau pour pouvoir agir mais si je reviens sur la question du glyphosate notamment oui mais notre enjeu ça doit être pour le coup la France c'est un des États-membres qui a fait le plus sur la diminution de l'utilisation du glyphosate ok on n'est pas au bout du chemin c'est sûr mais c'est pour ça qu'il faut d'ailleurs travailler sur des alternatives sur des innovations c'est pour ça qu'on a aussi voté certains textes pour trouver des alternatives pendant ce mat et ça c'est absolument fondamental parce que un agriculteur son objectif qu moi j'ai jamais rencontré un agriculteur qui m'a dit chouette j'adore polluer et et en plus comme ça je vais flinguer finalement mon revenu quoi jamais un agriculteur ne voit les choses comme ça mais c'est comment on lui offre des alternatives Comment et puis faut pas croire il y a des choses qui sont contrôlées justement notamment s'ils veulent bénéficier les fonds de la politique agricole commune mais en tout cas vraiment je pense qu'il y a il y a des pas qui sont faits et nous notre sujet c'est plutôt d'embarquer les autres étatsmembres de l'Union européenne parce que justement il y a eu des diminutions et l'astension française elle envoyé ce signal là aussi c'està-dire que nous ce qu'on veut c'est en quelque sorte européaniser la contrainte parce que derrière en fait si quand nous on va toujours toujours toujours toujours plus loin sur beaucoup beaucoup de choses mais en fait on contribue nous-même à l'augmentation de la concurrence déloyal au sein de notre marché intérieur alors que le sujet c'est comment par notre influence que ça soit au conseil que ça soit au Parlement européen ben on arrive à contribuer à justement à des règles qui soient beaucoup plus harmonisé ça doit être ça notre sujet Manon auri le Green Deal européen le pacte vert européen c'est une forme de planification comment est-ce que vous l'accueillez vous cette politique on aurait aimé mais le problème du Green Deal c'est que le verre était dans le fruit à plusieurs niveaux déjà vous avez noté que c'était le Green Deal et pas le green New Deal donc on voulait sauver la planète avec les anciennes méthodes qui ont précipité précisément la planète dans le c'estd lesqu je vous donne des exemples pensez qu'on va sauver la planète en maintenant la multiplication d'accords de libre échange il y en a 43 en vigueur une dizaine en cours de négociation le principe des accords de libre échange désolé marieierre on en parlera tout à l'heure dansémission c'est de faire venir des produits des quatre coins du monde alors qu'on les produit ici je prends l'exemple la Nouvelle-Zélande c'est à 20000 km d'ici premier exportateur de lait ça n'a pas de sens et ça a évidemment un impact sur le climat deuxème deuxème chose pensez qu'on va continuer à sauver la planète avec la même tique agricole commune qui favorise une agro-industrie extrêmement polluante de la même manière on va droit à la catastrophe et je vous donne un dernier exemple dans ce Green Deal aussi on ne remet pas en question les règles du marché qui veulent mettre en compétition nos biens communs je vous donne un exemple concret frit SNCF qui au nom du droit à la concurrence doit être libéralisé ce qui veut dire que ça va être moins de marchandises qui vont être transporté sur des trains et ce alors que la France est en retard au niveau européen on a moins de 10 % des marchandises qui sont transportées sur des trains contre 20 % en Europe trois exemples sur en fait le verre était dans le fruit on n' pas questionné ces politiques structurelles au niveau européen quelques avancées quelques petits pas ont été fait sur je sais pas l'usage plastique à usage unique ou ce genre de chos mais c'est assez marginal si on si on change pas en profondeur les les les règles structurelles européennes et le résultat est là c'est que l'objectif initial qui est s donné de réduction de 55 % des émissions de de de gaz à effet de ser euh non seulement ce n'est pas dans les clous des accords de Paris puisqu'il aurait fallu 65 % pour être dans le clou des accords de Paris mais en plus on est probablement maintenant plus sur cette trajectoire notamment parce qu'en cette fin de mandat sous l'effet de la droite et l'extrême droite il y a un immense recul mais aussi pardon Emmanuel Macron lui-même qui a théorisé la posuse sur les règles européennes environnementales ce sont ces termes exacts et qui ont été repris ces termesl on les a en endu ensuite dans l'hémicycle au Parlement dans la bouche de la droite et de l'extrême droite donc non seulement à la base il y avait pas de remise en cause des politiques structurelles et on allait faire quelques petits ajustements mais pas changer notre modèle économique pour faire face à à la catastrophe écologique mais en plus à la fin il y a même un recul par rapport à ce qui était prévu initialement d'où mon inquiétude et d'où la nécessité d'en faire un enjeu important pour cette élection et pour la construction du Parlement l'avenir Sacha face à la colère des agriculteurs qui a émaillé un peu dans dans dans toute l'Europe face aux réponses de la droite et de l'extrême droite en Europe sur l'écologie comment vous allez continuer à faire exister ce combat au niveau de de l'Europe ces 5 prochaines années face pareil à la guerre en Ukraine enfin il y a plein d'autres préoccupations l'inflation tout ça comment vous allez continuer à le faire exister effectivement on voit bien qu'on est qu'on est dans un moment politique qui est justement plein d'injonctions contradictoirees et c'est ce que nous disent les agriculteur c'est il y a une scène internationale qui est très compliquée vous évoquez l'Ukraine il y a aussi d'autres zones dans le monde où c'est très compliqué donc on est dans un contexte de grand basculement et puis ils nous disent vous nous mettez en place le Green Deal vous nous mettez donc en place de plus en plus de contraintes de plus en plus de normes sans nous accompagner pour y arriver donc c'est c'est ça qui c'est ça que nous disent les agriculteurs mais pour le coup pas que ce que nous disent aussi les citoyens quand je pense que un des textes moi sur lequel je suis plus le plus interpellé quand je rencontre des jeunes ou des citoyens c'est la le texte qu'on a voté sur les la fin des voitures thermiques à horizon 2035 où les gens nous disent mais ok mais nous on fait comment on peut partager l'ambition mais dans notre réalité à nous comment ça comment ça comment ça on permet de transformer ça donc moi je je reste très fier du travail qu'on a fait sur justement nos objectifs de neutralité carbone et de dire qu'on est les artisans du pacte vert et qu'on doit continuer dans cette trajectoire parce que c'est fondamental parce que mais il faut pas aussi qu'on instrumentalise le débat fin fin du mois versus fin du monde parce que c'est effectivement ce qui est fait en ce moment par la droite et l'extrême droite donc ça nous on est très très clair sur le cap par contre ce qu'on dit c'est que l'Union européenne elle a pas suffisamment accompagné sur le volet financier et sur le volet de l'investissement parce qu'en fait l'Union européenne elle régule elle régule elle régule c'est une pu quoi elle elle sait faire elle sait faire de la régulation mais à un moment pendant ce temps-là les États-Unis ils investissent avec ce qu'on appelle l'inflation reduction at et puis la Chine elle subventionne elle subventionne et notamment par exemple on va avoir besoin de matières premières critiques pour no F plus d'investissement public et plus de subventions plus d' plus d'investissement mais avec du mélange de public et de privé parce qu'il faut aussi que le privé investisse aussi il faut il faut qu'on arrive à avancer sur beaucoup beaucoup de choses donc oui quand on quand on a eu le le choc du covid on a su mettre en place le plan de relance on l'a fait ouioui ça complètement complètement alors qu'il pouvait y avoir des blocages de certains étatsmembres et pour le coup le plan de relance à mon tour de dire que là on le doit à Emmanuel Macron quand même donc il y a il y a quand on est au pied du mur on y arrive mais l'objectif c'est pas d'attendre d'être au pied du mur on peut pas attendre un nouveau choc du covid ou une nouvelle crise pour pouvoir réagir ouais pardon je réagissais parce que la question l'investissement je suis d'accord elle est centrale c'est pas vrai que on va adapter notre économie sans un investissement et un pilotage public mais que fait à la fois le gouvernement les nouvelles règles budgétaires européennes c'est des coupes drastiques on en a l'illustration Bruno Le Maire le ministre de l'économie et des finances a annoncé 10 milliards de coupe de 10 milliards d'euros de coupe budgétaire pour cette année 20 milliards d'EUR pour l'an prochain et devinez ce qu'il y a dans ces coupes budgétaires tiens tiens moins 1 milliard d'euros pour ma prime renve pour faire la rénovation thermique des logements pour être très concrète la conséquence c'est 150000 logements en moins qui seront rénovés financés par ma prime renove et pourquoi Bruno leire fait ça c'est en réalité pour avoir la prime du meilleur élève à Bruxelles en vertu des nouvelles règles budgétaires qui sont en train d'être adopté et que moi j'ai combattu qui prévoit la pire cure d'austérité qu'on a jamais connu sur notre continent singulièrement pour la France avec le retour sous la barre des 3 % de déficit mais derrière il faut bien avoir à l'esprit que c'est un sacrifice total de nos services publics de notre capacité à investir dans la transition écologique et pour moi les les élections du 9 juin seront aussi un référendum sur le grand retour de l'austérité en Europe comme si on avait tiré aucune leçon des coups budgétaires qui ont été faites en Grèce à la demande de l'Union européenne quelle a été la conséquence le déficit a même augmenté derrière parce que c'était un cercle vicieux euh en en terme économique donc pour moi si on veut être cohérent sur la question de l'investissement non seulement faut refuser ces nouvelles règles budgétaires mais il faut aussi chercher l'argent là où il est d'où le débat qu'on essaie d'animer depuis des mois et je vois qu'on gagne un peu la bataille culturelle mais pas encore politique sur la taxation des super profits sur la taxation des très riches et des milliardaires pour dire c'est eux qu'il faut mettre la contrib progresser aussi là-dessus Renaissance à à votter des taxations de cséatiquement voté contre nos amendements pour la taxation mais est l'URE non mais bah Jean est-ce qu'il y a une taxation sur les super profits qui existent aujourd'hui il y en a eu exceptionnellement sur certains superpit à certain moment seur énergétique et la santé non secteur énergétique seulement et ça rapporté moins de 300 millions d'euros en France et le gouvernement de Bruno et Bruno Le Maire dans le gouvernement s'est refusé à prolonger cette toute petite taxe exceptionnelle qui est une brèche qu'on a ouverte au niveau européen c'est vrai on a réussi à l'obtenir le prier ministre a dit hier qu'il allait la proroger bah si j'ai bien écouté Gabriel pour pour le moment la position de Bruno Lemer était était plus plutôt de ne pas la prolonger et de nouveau elle est très marginale c'est 300 millions sur 30 milliards d'euros de super profit qui ont été faits par les énergéticiens et l'enjeu c'est quoi c'est de taxer tous les super profits toutes les entreprises qui se sont agressées sur la crise je donne juste un exemple les entreprises de l'agroalimentaire les prix des denraées alimentaires augmentent de plus de 20 % à l'autre bout de la chaîne les agriculteurs arrivent pas à vivre de leur travail parce qu'au milieu les marges des entreprises de l'agroalimentaire ont augmenté de 70 % c'est là que l'argent plutôt qu' j'ai demandé aux gens qui sont les plus pauvres de payer pour la transition écologique et je reviens à la question de Sacha initial et à la fin les gens ils se rebiffent contre la transition écologique parce qu'ils disent pourquoi ça à moi de payer faisons payer ceux qui on ont plus les moyens et par ailleurs qui polluent le plus je pense à une entreprise comme total on est toujours avec Manon Aubri candidate pour la gauche c'est le c'est le nom du de votre groupe au Parlement européen pour les élections européennes et avec Marie-pierre vedren candidate Renaissance on continue nos échanges on voulait aussi avoir une discussion avec vous entre vous sur la place de l'Europe dans le monde Sacha oui euh disons que l'actualité internationale a été marquée ces 5 dernières années par de guerres le retour du trumpisme le covid vous concrètement au Parlement européen c'est quoi votre pouvoir sur toutes ces questions de politique un peu extérieure beaucoup extérieure même on il y a pas de politique étrangère et de sécurité commune donc ça c'est c'est une grosse faiblesse en fait on parlait de fédéralisme tout à l'heure justement est-ce que c'est pas le moment suffler une dose de fédéralisme sur ces suj sur ces sujets-l il va falloir quand même absolument avancer parce qu'en fait vous avez autant de position internationales que vous avez d'état- membres donc c'est pour ça que notamment sur certains sujets vous n'avez pas de voix forte de l'Union européenne alors que l'Union européenne elle est attendue et ce qu'on voit bien c'est que justement pour autant sur d'autres sujets mais on cherche véritablement à nous diviser d'autres puissances cherchent à ne faire en sorte que l'Union européenne ne porte pas cette voie uni donc c'est à nous de de d'avancer sur une la construction d'une politique étrangère pour porter une voix une voix claire et FME après pour le coup s'il y a une politique internationale qui est de la compétence européenne et qui nous permet d'avancer c'est la politique commerciale alors on va pas être d'accord mais mais c'est véritablement là bienvenue dans nos cartons bleu on aurait dû vous en amener en fait pour le coup c'est là c'est un vrai pouvoir qu'à l'Union européenne de de faire en sorte qu'elle utilise son marché pour façonner de nouvelles règles moi je veux bien c'est en gros c'est pénalisé la Russie sur toutes les importations de gaz c'est pas que ça c'est pas c'est pas que ça mais je reviens sur le sujet des des accords de commerce en fait pour oui Manon l'a dit l'Union européenne elle a 42 accords de commerce couvrant 72 États membres 72 États dans le monde quand vous avez pas d'accord de commerce vous avez quoi en fait vous avez les règles de l'organisation mondiale de commerce en gros vous avez pas de terrain de jeu quoi vous avez comme si vous aviez un terrain de foot qui a nos limites avec plein de joueurs sans règle et cetera un accord de commerce ça doit justement refixer un cadre où vous avez deux équipes qui vont fixer des règles du jeu donc moi c'est ça que je préfère construire alors je sais qu'on n pas du tout d'accord et je sais qu'il y a des enjeux et des sujets sur lequels il faut avancer mais est-ce que c'est pas un aveu de faiblesse de dire on a besoin de de de d'accord de commerce pour que l'Europe pèse l'Union européenne pèse sur la scène politique non c'est c'est-à-dire que c'est à l'heure actuelle c'est un des piliers qui nous permet d'agir dans le monde ou aussi avec la politique d'aide au développement c'était pour pour illustrer la la réponse à à votre question donc oui par contre ça veut bien dire que la construction européenne elle elle évolue elle a évolué depuis depuis son début depuis 1957 et c'est pas au bout du chemin c'est une construction qu'on doit pour le coup complètement bâtir ensemble et avec les citoyens et cette politique internationale elle est capitale parce que c'est ce qui doit fonder justement notre Union européenne c'est c'est faire en sorte qu'on soit plus fort sur la scène internationale qu'on qu'on défende bah ce qui fonde pour le coup l'Union européenne à savoir à la base quand même l'Union européenne quoi pour moi c'est avant tout notamment un espace de paix et de liberté et c'est tout ça qu'elle doit véritablement défendre en son sein alors qu'on a des problèmes au sein même de l'Union européenne que ça soit avec Orban ou que ça soit dans d'autres États membres et puis sur la scène internationale et en fait à l'heure actuelle elle le fait peut-être pas suffisamment mais elle le fait via l'attrait de son marché intérieur quand on a travaillé pendant ce mandat sur justement aussi Manom elle a travaillé sur le devoir de vigilance on a travaillé avec d'autres collègues aussi sur le bannissement de produits issus du travail forcé sur notre marché intérieur c'est comme ça que vous façonnez de nouvelles règles c'est comme ça que vous faites bouger aussi certaines choses mais ce cet outil il est complémentaire parce que par exemple avec la Chine ou les États-Unis on n' pas d'accord de commerce on n pas d'accord de commerce avec la Chine les États-Unis les États-Unis il y a eu un essai avec leou a ESS bah pour le coup oui pour le coup je je comme le mercosour je n'y aurais pas été favorable l'impose cont notre volonté cont oui non mais alors pardon maisi on était pas Parlement européen à ce moment-là mais le Parlement européen l'a voté le CD et l'Assemblée nationale aussi donc tu peux pas dire oui mais ok mais tu peux pas dire qu'il y a eu deux votes qui sont pour le coup démocratiques et donc le processus doit suivre son cours cet accord pour qu'il soit en vigueur en théorie et c'est ce qu'on appelle des accords mixtes il faut l'adoption du Parlement européen et des parlements nationaux et en en l'occurrence la partie les le le parlement national français qui est composé du Sénat et de l'Assemblée nationale ne l'a pas adopté de manière définitive et le gouvernement après après le refus du Sénat refuse de le mettre à l'agenda de l'Assemblée nationale d'ici les élections du 9 juin craignant certainement que la question c'est pas l'instrumentalisation c'est la démocratie et le libre échange en l'occurrence et c'est là où je vais apporter nuance les 42 accords en vigueur ce sont pas des accords commerciaux ce sont des accords de libre échange dont l'objectif pour bien comprendre c'est d'abaisser les barrières douanières donc au lieu qu'il y a une barrière doinière à l'entrée et bien on les abaisse donc voire on met 0 € et ça entre sur le marché européen mais quand vous avez échange les européens font la même chose RTR exactement mais quand vous avez par exemple du poulet qui vient du Brésil ou du Canada qui a été produit avec des pesticides qui sont interdits sur le sol européen qui ont été produit avec des agriculteurs dont le salaire est beaucoup plus faible qu'en Europe évidemment si ça arrive en en France et en Europe ce sera vendu moins cher c'est donc non seulement de la concurrence déloyale pour nos agriculteurs mais en plus ça évidemment un coût climatique puisque ça a traversé là en l'occurrence l'Atlantique au sens large et ça un coût sanitaire puisque si ces pesticides sont interdits sur le sol européen a priori c'est qu'il y a des raisons qui sont dangereux je prends l'exemple de la Nouvelle-Zélande il y a un pesticide qui est autorisé là-bas et qui est interdit ici qui s'appelle la trasine qui est interdit depuis 20 ans à raison parce qu'il est dangereux donc vous voyez les accords de libre échange nous ce qu'on dit c'est pas la fin du commerce c'est on produit ici ce dont nous avons besoin et ce que nous ne pouvons pas produire alors oui nous commerçons selon des règles bien définies mais non à la concurrence déloyales qui tue notre industrie qui tue notre agriculture et qui en plus mauvaise pour notre santé la planète ça char je passe direct à l'Ukraine et à la guerre en Ukraine Mariepierre la question elle est surtout pour vous là sur l'envoi de troupe vous enfin il y a deux questions sur l'envoie de troupe comment vous vous positionnez et quand Emmanuel Macron il y a quelques semaines suggère l'envoie de troupe ça vous met pas dans la sauce avec les collègues de rinu au Parlement européen c'est pas la première fois qu'Emmanuel Macron les met dans la sauce quand même depuis le début de cette comment ça se passe dans ces cas-là non mais bon sur je pense qu'il y a eu beaucoup d'interprétations sur les propos du président de la République il a pas dit demain il est probable qu'à la fin de cette émission vous vous leviez et personne n'a compris a l'état il y a l'étatmajor français en plus qui commence à évoquer aussi cette idé là d'envoyer des troupes sur le non mais il y a il y a la quoi ce qu'il a dit c'est que effectivement l'objectif n'était pas de se fixer des limites à nous-mêmes et de ne effectivement de ne rien exclure parce que on est aussi dans un moment des quoi ça fait 2 ans qu'il y a le déclencement de l'agression de l'Ukraine par la Russie de de Poutine 2 ans quoi moi j'ai accompagné Mar PHENO 4 jours en Ukraine et je suis restée qu'à Kiev et et aux alentours de kiief quoi je peux vous dire que quand vous revenez vous voyez pas les choses de la même façon vraiment pas c'est-à-dire bah parce parce que vous vous vous êtes là juste 4 jours vous avez euh cinq colosses du GIGN qui sont là pour vous protéger euh vous êtes à avec les officiers de sécurité aussi du ministre vous savez qu' il va rien vous arriver vous avez toutes les alertes vous avez à ce moment-là les missiles russes qui traversent Kiev donc vous allez dans des boomkers et cetera eux c'est leur quotidien depuis 2 ans pour le coup et et même ils vous le disent quand vous les rencontrez ils vous disent mais vous vous trompez c'est pas seulement notre quotidien depuis 2 ans c'est bien plus profond exactement c'est ça qui nous ditent donc c'est là où les propos du président de la République c'est de dire euh on se met pas limite à nous-même et on doit être très clair sur le soutien qu'on doit avoir à l'Ukraine Manon auri Vladimir Poutine s'attaque à l'Europe quand il s'attaque à l'Ukraine pourquoi est-ce qu'il faudrait pas que l'Ukraine devienne européenne alors là la question porte sur l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne d'abord parce qu'on peut aider l'Ukraine sans qu'elle soit dans l'Union européenne on a voté un certain nombre de textes au Parlement européen et on a voté surtout des aides financières je pense à dernière aide financière qu'on a voté toutes les deux 50 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine et c'est finalement quelque part presque plus efficace de faire de cette manière-là parce que l'entrée dans l'Union européenne par ailleurs c'est tout un cycle de réforme qu'un État en guerre est absolument incapable de de faire c'est la première raison pour laquelle j'y suis opposée la deuxième raison c'est qu'en réalité euh puisque je parlais de concurrence déloyale tout à l'heure si on intègre de nouveaux États-membres peu importe j'ai la même position sur l'Ukraine comme sur les autres euh sans harmonisation sociale fiscale et environnementale préalable on va étendre encore plus la concurrence en Ukraine le salaire minimum est à moins de 200 € par mois en Ukraine le volume la taille moyenne des exploitations agricoles est de 1000 hectares quand elle est de 70 hactares ici en France et le prix de production d'un kilo de poulet désolé je mangez pas spécialement du poulet mais pour prendre des exemples concrets pour que ce soit compréhensible c'est de 3 € le le coût de production contre 7 € aujourd'hui en France donc oui ce sera de la concurrence déloyale on l'a vu déjà avec la libérisation progressive des échange avec l'Ukraine et pour moi on n' pas tiré les leçons du dernier élargissement j'y suis pas défavorable en principe mais en pratique la manière dont ça s'est déroulé c'est que la moitié des usines en France qui ont fermé qui ont délocalisé à la suite du dernier élargissement en réalité déplacer leur usine au sein même de l'Union européenne donc une fois qu'on comprend ça on comprend les échec de l'Union européenne ça devait être un espace d'harmonisation par le haut et ça a été un espace d'harmonisation par le bas le salaire minimum en Bulgarie il est autour de 300 et quelques euros donc c'est un échec total donc pour moi il faut faire les choses dans le bon ordre d'abord l'harmonisation sociale fiscale et environnementale avant d'envisager tout nouvel élargissement et ça ne veut pas dire que entre-etemps on n'aide pas l'Ukraine financièrement logistiquement humanitairement militairement aussi dans la mesure où on n'envoit pas des missiles qui vont frapper dans son cœur le territoire russe parce que là ça veut dire deux puissances nucléaires qui sont en guerre l'une contre l'autre même pendant la guerre froide on a réussi à éviter ça on évite de dire des choses qui décrédibilisent la parole de la France comme un envoi potentiel de troupe puisqu'on a été tout de suite désavoué par l'ensemble de nos alliés européens mais on fait les choses avec sérieux on aide l'Ukraine autant qu'on le peut au niveau où on le peut et on essaie de chercher une issue diplomatique au conflit parce que malheureusement je crois qu'il y en a pas d'autres ça euh maintenant vous avez dit que vous l'Europe envoyé un tas d'aide à l'Ukraine que so l'aide logistique médical là je reviens sur le plan français quand la France insoumise refuse de voter l'aide à l'Ukraine il y a quelques semaines ça décrédibilise pas un peu ce que vous portez comme discours sur le plan de l'Europe c'est un vote symbolique he ouais c'était pas sur l'aide à l'Ukraine c'est pour ça que je me permets de de corriger mais mais chacun peut se faire un avis le le vote euh il portait d'abord pas sur l'accord en tant que tel entre l'Ukraine et et la France puisque c'était sur un discours de politique de Gabriel hatal mais même sur l'accord mon désaccord que j'ai il est double sur la stratégie française d'escalade militaire qu'on évoqué à l'instant et sur l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne pour les raisons que j'évoqué mais notre soutien il est plein et entier à l'Ukraine vous savez combien de textes j'ai voté au Parlement européen en soutien Ukraine plus de 30 32 ou 34 je crois et j'observe d'ailleurs au Parlement européen un deux poids de mesure parce que quand il s'agit de parler de la situation à Gaza on a eu genre trois résolutions on a eu genre trois résolutions il a fallu se battre et que je dépose à peu près 50 fois l'amendement en faveur d'un cesser le feu pour finalement réussir à l'obtenir par contre il y a plus personne quand il s'agit de décider les sanctions moi les sanctions contre Vladimir Poutine je les ai voté pourquoi aujourd'hui on ne décide pas de sanctions à l'égard d'Israël pourquoi on ne décide pas d'un embargo vers d'un embargo sur l'envoi d'armes vers Israël alors que il a été révélé cette semaine que la France envoie plus de 100000 pièces qui servent à des fusils en Israël pourquoi on on suspend pas l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël moi c'est ce de poid de mesurees qui m'inupporte et qui quelque part décrédibilise la voix de l'Union européenne sur la scène internationale et ma prochaine question c'est le pourquoi le deux poids de mesurees justement quels accords on a avec Israël qui fait qu'on est incapable de de de les pénaliser et et l' question c'est est-ce que ça décrédibilise pas aussi l'Union européenne sur la scène internationale et notamment vis-à-vis de la Russie c'est-à-dire que la Russie voit que l'Union européenne est ultra faible par rapport à Israël et se dit bah tranquille Israël peut continuer ce qui se passe à Gaza nous on peut continuer ce qui se passe en Ukraine malgré toutes les aides que que l'Union européenne apporte au pays Marie-Pierre vedren sur sur Israël et sur sur Gaza on on a été très clair et on est très clair sur le fait de dire que déjà on exige la libération de l'entièreté des otages et que le Hamas est une organisation terroriste islamas et que il faut condamner les actes du 7 octobre et est qualifié comme tel non on en est plus là mais quoi c'est comme quand on parle aussi de l'Ukraine où on nous dit certains faut pas y aller trop fort avec Vladimir Poutine quoi faut faut toujours remettre les choses aussi en perspective moi je pense que c'est important de remettre les choses en perspective mais si dans l'entièeté mais effectivement mais ça être très clair ma non non mais mais évidemment que évidemment évidemment quoi je veux dire évidemment et justement c'est pour ça qu'on est très clair aussi de dire à Israël que stop c'est plus possible est-ce que c'est une agression comme la Russ pourz attendez est-ce que vous vous qualifiez d'agression vous avez parlé de la Russie qui a agressé l'Ukraine est-ce que aujourd'hui Israël agresse Gaza oui clairement là et on doit clairement avoir un cessé le feu et c'est la position qu' a la France aussi aux Nations Unies c'est nous effectivement la position qu'on a au Parlement donc on parle plus de guerre Gaza on est d'accord Israël enfin Israël has on parle de d'agression ah ben là mais oui clairement mais clairement et il faut avoir un cesser le feu et là aussi je veux dire il faut il faut dire les choses des deux façons à la fois la qualification du Hamas mais à la fois là la réponse de Benjamin netaniaou c'est pas acceptable mais sur cette qualification là oui Benjamin netaniaou gouvernement d'extrême droite colonial et cetera dont on sait les politique bien avant le 7 octobre par ailleurs la qualification est est importante mais est-ce que aujourd aujourd'hui au vu des plus de 30000 morts de la situation humanitaire des morts qui vont venir encore après même sil un c le feu demain est-ce que c'est suffisant juste de dire on se positionitionne pour un cesser le feu non mais déjà je pense que c'est extrêmement important d'avoir cette position commune au sein du Parlement européen oui mais là est-ce qu'il faut pas plus l'Europe ne doit pas faire plus oui Parlement européen vous savez et on revient sur votre question initiale le Parlement européen sur et sur l'absence de politique étrangère c'està-dire que à un moment on va le dire et il faut le dire et il faut le faire mais il faut derrière que tous les États membres de l'Union européenne aillent dans cette logique c'est lesquels qui sont avec le citron alors bah je pense quoi je pense qu'il y a certains collègues qui ont une relation avec ce sujet qui est extrêmement compliquée et non pas qu'il ne dénonc pasem notamment notamment mais et je peux comprendre certaines choses et je peux comprendre le poids de l'histoire pour certains parce que quand vous en échanger en bilatéral avec eux il y a vraiment ça et chez des très très jeunes donc moi je voilà quand j'échange avec eux je leur dis je leur dis mais quoi je peux comprendre ce que tu me racontes mais par contre la situation elle est pas acceptable et et je rejoins aussi sur ce que vous dites sur la perte de crédibilité et d'influence aussi sur d'autres continents parce que quand vous allez en Afrique moi au-delà d'être dans la commission commerce international vous savez on a au-delà des commissions on a des délégations et je suis dans la délégation Afrique Caraïbe pacifique et donc j'étais à plusieurs reprise en déplacement en Afrique nos partenaires africains qu'est-ce qu'ils nous disent ils nous disent bon alors la guerre en Ukraine c'est votre guerre ce n'est pas notre guerre et puis par contre Ben votre voilà c'est ça mais par contre ce qu'on leur explique c'est que c'est pas aussi que notre guerre c'est-à-dire que quand il y a eu une instrumentalisation et quand il y a une instrumentalisation des enjeux AG alimentaires de part Poutine pour faire en sorte que l'Ukraine n'exporte plus notamment ce qu'elle exporter vers l'Afrique c'est pas que la guerre de l'Union européenne comme effectivement la situation à Israël et Gaza n'est pas que leur problématique à eux et que l'Union européenne doit être très claire aussi donc oui c'est important qu'on soit très clair après après c'est de la politique diplomatique sur lequel il faut avancer sur les questions des sanctions je pense qu'il y aura sûrement de nouvelles résolutions qui seront votées au Parlement européen avec quand on les demande non il y a des choses qu'on a refusé conclu Mariepierre vedren et ensuite on don la parole à donc je pense que sur sur la question des sanctions effectivement il va falloir aller plus loin sur certaines propositions mais c'est la question de la voie diplomatique qui doit être utilisée parce que c'est là où il y aura le plus d'efficacité ça va pas marcher avec Russie pourquoi ça marche avec Israël mais je pense que à un moment il y a la c'est pas que ça a pas marché non plus avec la Russie ouf pas ouf effectivement parce que on on aimerait qu'au bout de 2 ans on est plus effectivement cette situation mais parce que derrière ouais mais parce que derrière aussi qu'est-ce qu'on voit c'est que les sanctions si vous voulez que ça marche c'est ça c'est doit être des sanctions sur la base internationale quand vous avez des sanctions en fait comme là des sanctions à l'échelle de l'Union européenne vous avez des États ou des organisations qui vont les contourner donc il faut qu'on arrive effectivement à embarquer l'entièreté des acteurs international c'est un aveu de faiblesse sans les États-Unis ou la Chine l'Union européenne ne pourra jamais sanctionner Israël en fait on va donner la parole à Manon auri aussi qui ne s'est pas exprimé sur ce sujet encore très peu oui j'avoue que je je je je boue un peu sur sur ma chaise pour être honnête on pourrait revenir sur la question des des sanctions en Russie elles ont aussi été mal appliqué je pense à la France qui a augmenté ses importations de gaz liquefier rus de 40 % ces deux dernières années donc il y a aussi une hypocrisie totale mais je boue un peu pardon Marie-Pierre et et avec tout le respect que que j'ai pour toi parce que tu dis euh euh il faut absolument in cesser le feu mais mais mais il faut pas juste dire il faut agir et quand au Parlement européen depuis le mois d'octobre à chaque session parlementaire je reviens demander une résolution à chaque fois j'ai l'opposition euh des euh de de ton groupe renew de la droite et de l'extrême droite qui ensemble non seulement refuse des résolutions mais les rares fois on a réussi à en obtenir on en a eu que C en tout dont une qui était juste une résolution d'urgence à chaque fois j'ai déposé des amendements pour avoir des choses concrètes embargo sur l'envoie d'armes ton groupe a voté contre au côté de la droite et l'extrême droite suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël qui a des clauses en matière de droits humain ton groupe avec la droite et l'extrême droite ont voté contre et c'est pas juste un débat théorique là ce dont on parle il faut mettre des mots c'est un carnage sans précédent il est mort à Gaza autant d'enfants en 4 mois que dans l'ensemble des conflits internationaux en 4 ans il est mort à Gaza davantage de travailleurs humanitaires que le gouvernement israélien appelle quand même des frappes involontairees que dans les dernières dizaines d'années dans l'ensemble du monde entier et la Cour internationale de Justice a été très clair le risque de génocide est imminent et ça c'était il y a plusieurs semaines et depuis il y a encore eu des milliers de morts et moi je veux pas faire partie de cette génération qui s'est dit il y a un massacre sous nos yeux et on reste les bras croisés et il faut qu'on utilise notre pouvoir au Parlement européen et c'est pas vrai de dire qu'on n' pas de pouvoir si demain le Parlement européen votait comme nous l'avons proposé et on a été bien seul à le proposer un embargo sur les armes la suspension de l'accord d'association la reconnaissance de l'État de Palestine que je rappelle que la France ne reconnaît toujours pas alors que plus de 130 états le reconnaissent dans le monde alors oui on aurait un pouvoir dissuasif sur le gouvernement d'extrême droite de germ netaniaahou c'est ça l'enjeu et on peut plus rester les bras croisés en se disant on on fait rien et et on a un peuple qui se qui se fait exter exterminer et moi je ouais j'avoue que je je je supporte pas cette cette forme d'indifférent généralisé qui consiste à justifier l'injustifiable et oui on appelle vaguement in cesser le feu bah ça suffit pas en fait on a mis 4 mois à l'obtenir et combien de dizaines de milliers de de morts en plus d'enfants en plus qu'est-ce qu'on veut que que en fait les Palestiniens et est plus un lopin de terre à eux en six jordaniie comme dans la bande de Gaza donc pour moi on peut plus attendre là et on a une session parlementaire la semaine prochaine on a une autre à la fin du mois d'avril ce sera l'occasion de tester exactement ça c'est ces deux sessions parlementaires qui seront l'occasion à mon avis d'aborder ces deux sujets on voulait parler avec vous figurez-vous des accords de libre échange vous en avez déjà un petit peu parlé mais on va revenir dessus avec le c'est à toi ouais je voulais juste faire une petite digression très popole hein parce que quand même c'est c'est intéressant pour savoir comment ça se passe les listes on parlait de François berou tout à l'heure alors oui vous vous avez votre liste mais j'ai j'ai aussi une question pour vous maintenant vous inquiétez pas commence par vous parire s'il vous plaît comment ça se passe avec François berou et puis la petite annonce d'Édouard Philippe là ce doit mettre un peu la pagaille dans cette organisation parce que c'est on a jusqu vous allez les parties ont jusqu'au 17 mai quand même pour déposer les list déposer les list autant vous dire qu'on est pas au bout de nos PE et de nos surprises ça se passe comment en ce moment ça se passe bien en tout cas la campagne non mais quoi vous l'avez dit on a deux sessions encore à venir ouais avant les éction donc quoi nous j'estime que mon sujet ça doit pas être la constitution de la liste on peut faire les deux oui mais évidemment mais mon sujet ça doit être ces deux sessions donc évidemment mais évidemment qu'on mène campagne pour autant parce qu'on est sortant et on vousesser d'esquiver un peu la question je vous vois venir non vraiment comment ça se passe parce que moi j'ai envie de savoir moi j'ai envie de savoir quand est-ce qu'elle va sortir cette L ce que il va y avoir des gens du mod comment ça se passe avec horizons voilà il y a des chos quoi on va laiss r la patience euh c'est c'est pas une vertu facile à avoir surtout dans ces moments-là c'est évident mais je pense que quoi moi je je vois les oui forcément les gens qui suivent la politique ou qui suivent les questions européennes ils sont toujours en train de nous interroger alors la liste alors ta place mais les tr/4 des autres personnes que je rencontre c'est pas du tout la question hein euh c'est pas ça le sujet de savoir est-ce que Marie-Pierre vedren ou d'autres vont être élus la question non mais moi je souhaite qu'elle soit en bonne place pour continuer nos cartons bleus mais mais du coup je pense que en plus on n pas la même configuration pour le coup que bah voilà Manon l'a dit eux ils ont fait leur liste bon benah c'est un parti B bon ben voilà c'est la récompense des uns et des autres bon non mais mais par contre nous nous on a effectivement aussi une major majorité et plusieurs parties aussi donc effectivement il a entre chef de par donc oui c'est intéressant est-ce que vous êtes donné une date butoire bah le la dateffecture de dépôt des listes non très bien très bien donc on va attendre encore un peu autre question du coup pour pour vous Manon eu disons que l'Union est encore possible finalement à gauche dans l'absolu puisque on pourrait imaginer que avant le 17 mai émerge une liste d'union et je vais aller un peu dans la provocation quand même étant donné que finalement Raphaël gluxman est le mieux positionné dans les sondages que ce serait pas derrière lui que la France insoumise devitanger la question c'était c'est pour quoi faire et moi j'ai toujours dit depuis le début que j'étais en faveur d'une liste commune de la nus j'ai toujours dit que je ne faisais pas de la tête de liste un préalable et je pense qu'il y a assez peu de responsables politiques qui viennent à un micro et dire non non moi ce qui compte c'est le programme plutôt que d'avoir ma gueule en énorme sur une sur une affiche et je le redis à ce micro je ne faisais pas de la tête de liste un préalable et si on doit et et et si reviennent vers moi avec cette proposition si on doit faire une campagne commune bah ce serait sur le programme de la nupes parce que c'est ça qui nous a uni il y a 2 ans c'est ça qui au niveau des questions européennes c'était un peu il y a un chapitre entier alors j'ai oublié mon mon programme de la nuupes complet mais là j'ai le programme des jeunes de laanupes donc les jeunes socialistes ça c'était ceux qui ont voulu faire le forcing pour l'union de la gauche le forcing pardon mais il y a des jeunes militants qui disent c'est très bien veent pas l'extrême droite au pouvoir donc les jeunes socialistes les jeunes génération les jeunes écolos et les jeunes insoumis qui ont travaillé ensemble sur la base du programme de l'anupes et dans le programme de l'anupes moi j'avais participé à le négocier il y a un chapitre entier qui porte sur les questions européennes et l'idée leur idée c'était à la base bah de le développer je crois qu'à la base ils étaient partis sur un objectif de 50 propositions ils en sont arrivés à plus de 160 et ils ont fait la démonstration qu'on était capable de s'entendre si on met de côté la question des écuries la question de 2027 et surtout si on se fixe un objectif parce que c'est quoi l'enjeu derrière on a l'extrême droite qui a plus de 30 % dans notre pays on a l'extrême droite qui est aux porte du pouvoir et la nupes ensemble oui elle aurait pu l'emporter oui elle aurait pu finir en tête oui elle aurait pu finir loin devant oui elle aurait pu ouvrir un chemin d'espoir moi c'est pour ça que je fais de la politique franchement travailler dans le milieu associatif c'est beaucoup plus confortable dans notre quotidien dans notre quotidien c'est beaucoup plus confortable oui ça dépend ce que vous faites mais oui bah moi en fait je me battais je racontais les mêmes choses je parlais d'accord libre échange d'évasion fiscale d'inégalité et cetera et vous étiez moins bien payé oui alors sauf que nous on reverse une partie on reverse une partie de nos indemnités d'élus et et je pense queis juste précarité du des gens qui travaillent dans Milie bien sûr mais je pense qu'aujourd'hui on doit avoir un électrochoc collectif moi je j'en peux plusoursv suis toujours j'y suis toujours favorable après je suis réaliste la vérité c'est que les appareils politiques n'en veulent pas parce qu'ils préfèrent la bataille de petits chevaux pour savoir quel petit cheval va être devant l're petit cheval et moi je dis à tous ceux je suis sûr il y a des millions de gens qui nous regardent il y a des millions de gens qui regardent les appare il y a des millions de gens qui nous regardent et qui sont orphelins de la nues qui se disent [ __ ] les mecs vous déconnez pourquoi pourquoi vous êtes unis et là vous divisez et vous prétendez vouloir une candidature commune en 2027 sachant que le Président de la République a plus de pouvoirs sur la scène européenne donc c'estune hypocrisie la plus totale et je veux leur dire venez nous aider parce que bah oui moi je me bats pour l'Union je me je me suis battu pour pas avir ma tête sur l'affiche ce qui est la démonstration de la sincérité de ce combat et je leur dis ne laissez pas le jeu politique au macronisme même si j'ai beaucoup de respect pour Marie- piierre viedren vous l'avez compris et pour l'extrême droite on a besoin que la gauche se relève je précise que Marie-Pierre vedren a beaucoup moins de temps de parole que Manon auri c'est à toi très bien et ben on va se consacrer sur libre échange dans ce cas puisque j'ai j'ai cru comprendre que c'était plutôt votre votre affaire à l'heure où on est sur des replis nationalistes un très fort quand même dans l'Union européenne à l'heure aussi où le président de la République ne cesse de convoquer le terme souveraineté à toutes les sauces et son premier ministre aussi par ailleurs est-ce que la question du libre échange qui est le fondement même hein de l'Union européenne à sa création quand on revient sur l'histoire c'était un peu l'idée sous-jacente et principale même pas sous-jacente complètement principale est-ce que finalement c'est encore du sens le libre échange aujourd'hui dans un dans l'Union européenne telle qu'elle est telle qu'elle est on a on a cette bataille sémantique avec Manon à chaque fois que je dis accord de commerce elle dit accord de libre échange pour ramener justement aussi justement à cette idéologie là moi je je suis pas pour fondamentalement du libre échange je pense qu'effectivement il faut changer la logique et que le Président de la République il a raison de parler de souveraineté et que un accord de commerce façonné d'une nouvelle façon il doit permettre de trouver un juste équilibre on doit pas être sur l'ouverture comme elle a été faite par le passé l'ouverture complètement des les terr sur lequel a fonctionné l'Union européenne parce qu'effectivement ça nous a mis dans des situations de dépendance et de vulnérabilité on le voit sur beaucoup de sujets on l'a vu au moment du choc du covid on le voit là sur les questions énergétiques on le voit sur énormément de choses et spécifiquement notamment vis-à-vis de la Chine et aussi des États-Unis parce que ils ont un mode de fonctionnement qui leur permett soit d'investir beaucoup plus vite mais aussi qui où ils ont aucun scrupule à contourner la règles notamment les Chinois donc il faut il faut changer de logiciel mais pour autant c'est là où je je suis pas d'accord et que j'ai ratifié certains accords de commerce parce que j'estime que justement c'est pas cette ouverture complètement délétare mais je crois pas non plus à une fermeture qui soit aussi complètement mortifaire parce que on a besoin de certains approvisionnements notamment vis-à-vis de l'extérieur on a on a parlé tout à l'heure de la question tout même envers l' viis des parlements nationaux par exempletiv mais moi je moi je j'ai une quoi souvent je je suis très opposée au commissaire en charge du commerce B dis dombrovski je lui écris des lettres où je lui déclare tout mon amour pour lui dire que vous voyez je défends certains accords de commerce mais arrêtez avec votre mode de fonctionnement parce qu'effectivement je pense que certains quand notamment par exemple sur le mercosour ou parce qu'il y a une opposition française il la Commission européenne se veut très imaginative pour supprimer le droit de blocage français pour se dire parce que pour le coup on a réussi et Maon a voté un de mes amendements à faire passer un amendement qui dit pas de Mercosur en l'tat non tout à fait euh donc on y est arrivé au Parlement européen à bâtir une majorité pour dire pas de mercosour en l'état c'est en octobre 2020 parce qu'en même temps il y avait bol sonaro donc on avait convaincu des collègues pour aller dans cette logique c'est là oùcron avait S ou et et c'est là où je il y a quand la par contre la Commission européenne est très imaginative pour contourner les règles et pour dire B on va se passer des États-membres et on va se parler des on va se passer des parlements nationaux je suis la première avec dombrovski à dire mais en fait là Valdis ce que vous faites c'est nourrir les populistes et c'est donner trois points de plus au rassemblement national parce que si j'ai fait le choix notamment du Mouvement Démocrate c'est pour l'Europe mais c'est parce que aussi je crois en la démocratie et parce que je suis une démocrate et je pense qu'effectivement la logique qui est parfois portée par l'Union européenne elle est dévastatrice dernière question pour chacune d'entre vous on arrive déjà à la fin de notre échange pourquoi faut voter pour vous le 9 juin prochain elle est facile bah je pense que Marie piierre vedren alors pour Renaissance je Rapp donc déjà bon vous je vais rebondir sur la question qui a été dit tout à l'heure donc notre tête de liste c'est Valérie AER et donc on est en train de bâtir effectivement notre liste mais c'est pas ça le sujet le sujet c'est qu'est-ce qu'on va vouloir porter pendant justement ce futur mandat on a parlé de beaucoup de choses et beaucoup d'enjeux ce soir notre sujet à nous c'est effectivement de dire qu'on est des proeuropéens on l'affirme on en est fier de dire qu'on est des pro européen mais c'est pas parce que vous dites que vous êtes des pro-européens que vous vous gargarisez de la situation telle qu'elle est quand vous ê quand vous affirmez que vous êtes un pro-européen c'est que vous engagez pour l'Europe pour continuer à la réformer justement pour bâtir une Europe qui soit souveraine c'està direire qui qu' concrétise complètement la fin de la naïveté telle qu'on a commencé à le dessiner une Europe qui soit plus juste quand on a parlé et quand on a construit pendant ce mandat aussi un salaire minimum adapté à chaque État membre du de de l'Union européenne c'est créer des conditions de convergence c'est créer des condition condition d'harmonisation donc c'est ça moi ce que j'estime c'est que en votant pour la liste de la majorité présidentielle c'est d'avoir des parlementaires qui soient déterminés qui soit influent à continuer à avancer à bâtir une Europe qui soit souveraine qui soit plus juste et qui soit plus verte et et ça je pense que ça sera par notre crédibilité par notre influence par le fait qu'on a un groupe pour le coup qui est présidé par une française qui est aussi ou le rôle du président de la République alors quoi qu'on dise Manon dans les différents joue un rôle déterminant et joue un rôle de locomotive aussi pour embarquer les autres États parce que le sujet c'est pas seulement nous c'est comment justement on va être crédible et on va embarquer tous les autres étatsmembres et les autres parlementaires à avancer dans cette logique là et je pense qu'effectivement parce qu'on a besoin d'Europe il faudra voter la liste besoins d'Europe le 9 juin prochain merci beaucoup Marie-Pierre vedren d'être venu vous exprimer sur le plateau de backsite Manon auri pourquoi faut-il voter pour vous le 9 juin prochain je pense qu'il faut voter pour nous pour se donner le pouvoir de tout changer tout changer pour trois raisons principales la première pour continuer à obtenir des victoires je parlais tout à l'heure de de du statut qu'on a réussi à obtenir pour les travailleurs des plateformes les travailleurs uberisés je pourrais parler du devoir de vigilance des multinationales sur lequel j'ai bataillé pour que les entreprises multinationales soit rendu responsable de leur violation des droits humains au dommage à l'environnement dans leur chaîne d'approvisionnement qui sont des victoires concrètes deuxième raison finalement la France qui tient bon au Parlement européen c'est nous quand il faut batailler contre les accords de libre échange n'en dépl à Marie-Pierre vedren je préside au Parlement européen le seul groupe qui n'a jamais donné aucune voie aux accords de libre échange contrairement y compris aux autres groupes de gauche pour résister auss pas eu avec le Chili il y en a eu un avec le Chili avec le Kenya on a voté contre vous av voté contre ou oui on a voté contre non non on est cohérent on a voté contre tous les accords de libre échange on a tenu bon contre les accords de libre échange on tient bon contre l'austérités budgétaire les coupes dans les budgets notamment dans nos services publics dont je parlais tout à l'heure qui va affecter nos écoles nos hôpitaux nos fac et cetera on tient bon sur la définition du viol qu'on évoqué tout à l'heure bref on représente la France qui tient bon et la troisième raison de voter pour nous c'est finalement de construire l'après construire demain moi je vous l'ai dit mon objectif c'est de continuer à rassembler sur le programme de l'anupes je pense que ce qui s'est levé il y a 2 ans ne doit pas disparaître ne doit pas partir et je veux que la force qui va nous être donnée le 9 juin doit nous permettre de construire la près et la près Macron parce que on le sait très bien ce qui va se jouer dans le paysage politique des prochains mois et des prochaines années c'est est-ce que l'extrême droite va succéder à Emmanuel Macron au pouvoir et ben pour ça on va tous commencer maintenant à se retrousser les manches on va se donner de la force dans les élections du 9 juin pour aller gagner d'autres victoires notamment sur les sujets sociaux et pour tenir bon au Parlement européen euh contre les accords de libre échange et l'austérité notamment et puis surtout on va construire l'après parce que pour moi l'après Macron ne s'appelle ni Jordane Bardella ni Marine Le Pen et euh à nous collectivement de le construire sur la base du programme de laanup merci beaucoup Manon et marieierre ved d'être venu sur le plateau de B merci je vais laisser le [Musique] plateau
Manon Aubry