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ChroniqueSébastien Gobert· 30 janvier 2026 14 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprises

Pourquoi l'Ukraine ne doit pas rejoindre l'UE en 2027

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    « Que l'Ukraine rejoigne l'Union européenne d'ici au 1er janvier 2027 est tout simplement impossible. »
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    « Friedrich Schmerz, donc le chancelier allemand, le chef de la première puissance économique du continent et qui vient donc de doucher les espoirs de ceux qui pouvaient penser que l'Ukraine allait rejoindre l'Union européenne en mode accéléré. »
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    « Cette date du 1er janvier 2027, elle serait d'ors et déjà caduc. Elle est sortie vraiment de nulle part. »
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    « Victor Orban qui en a parlé le premier. D'après ce que lui dit, cette date est apparue sur un document qui a été distribué par la Commission européenne lors d'un Conseil européen informel qui s'est tenu juste après le forum économique de Davos. »
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    « L'Ukraine n'est pas prête. Beaucoup de réformes et beaucoup de transformations structurelles ont eu lieu depuis 2014, hein, depuis la révolution de la dignité. »
  • 3:30Sébastien GobertFait
    « L'économie ukrainienne, l'industrie ukrainienne, l'agriculture ukrainienne ne sont pas prêtes pour respecter les normes du marché unique. »
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    « Si l'Ukraine rejoignait le marché unique en mode accéléré, elle y perdrait énormément étant donné que son économie n'est pas prête à affronter la concurrence du même marché unique. »
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    « La majorité des Européens ne l'accepteront pas. On sait que la perspective d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne est un sujet qui en soit va poser de sérieux défis à l'architecture de l'Union européenne et va susciter beaucoup de controverses et de débats. »
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    « Si l'Ukraine profitait d'une adhésion en accélérée alors que un pays comme le Montenegro est candidat depuis 2012, donc ça fait quand même plus de 10 ans, et qu'il s'était plié à toutes les réformes techniques extrêmement contraignantes, extrêmement pesantes qui sont prévues par ces fameux critères de Copenhague et qui sont obligatoires pour tout pays qui prétend adhérer à l'Union européenne. »
  • 7:30Sébastien GobertFait
    « Dans ce cas-là, c'est tout le processus d'élargissement qui serait déconsidéré, qui serait discrédité. »
  • 8:30Sébastien GobertFait
    « Les aides d'urgence qui ont été débloquées ces deux dernières semaines, elles viennent principalement des Européens. »

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Que l'Ukraine rejoigne l'Union européenne d'ici au 1er janvier 2027 est tout simplement impossible. Il y a des critères techniques à respecter et en général cela prend plusieurs années. Ça c'est une citation extraite d'une déclaration récente de Friedrich Schmerz, donc le chancelier allemand, le chef de la première puissance économique du continent et qui vient donc de doucher les espoirs de ceux qui pouvaient penser que l'Ukraine allait rejoindre l'Union européenne en mode accéléré.

Et de fait, depuis cette déclaration, on assiste en Ukraine à des critiques et à des manifestations de ressentiment. Mais en fait, qui avait jamais parlé du 1er janvier 2027 comme une date potentielle d'adhésion ? D'où est-ce que sort cette date et est-ce que une adhésion en mode accéléré serait une si bonne chose que ça ?

Parlons-en. Bonjour à tous, c'est Sébastien et bienvenue dans cette nouvelle vidéo pour parler donc de ce fantasme d'une adhésion accélérée de l'Ukraine à l'Union européenne et qui est un fantasme qui a été donculcoré par Friedrich Schmerz dans sa déclaration du 29 janvier. Ça, je vous laisse aller la voir par vous-même.

Ce qu'il dit lui, c'est qu'il veut envoyer un message clair à la fois aux Ukrainiens mais aussi aux Américains. Car ce sont visiblement les Américains qui se sont mis en tête et qui tentent de nous imposer cette date du 1er janvier 2027. Ça fait visiblement partie des négociations de paix qui sont en cours.

Une adhésion accélérée de l'Ukraine à l'Union européenne serait une des garanties de sécurité et de prospérité qui serait considérée dans le cadre de ces négociations comme une compensation pour l'Ukraine suite à l'agression russe et suite à la perte potentielle de territoire. Même si he comme je l'ai dit plusieurs fois ici, on ne sait toujours pas si ces négociations vont aboutir à quelque chose étant donné qu'on ne sait toujours pas si elles vont être acceptées politiquement. par les partis concernés et en particulier évidemment par les Russes.

On a vu Serge Lavrov, donc le ministre russe des affaires étrangères qui s'est exprimé et bien hier aussi sur ce sujet et vous pouvez aussi retrouver sa déclaration ici. Et lui dit que et bien toutes ces discussions autour de garantie de sécurité, si c'est pour garantir l'existence de ce qu'il appelle le régime de Kief, donc qui selon lui est russophobe et néonazie, mais ça on sait juste que c'est la construction d'un ennemi, d'un ennemi absolu et donc la justification d'une guerre juste, et bien dans ce cas-là, ces garanties de sécurité ne seraient pas acceptable pour le créelin. Et donc évidemment, ça fait partie de la rhtorique politique, mais ça peut vouloir dire que d'ors et déjà, le Kremelin n'est pas prêt à accepter le plan qui a été négocié entre les Ukrainiens et les Américains.

Et donc, par voie de conséquence, cette date du 1er janvier 2027, elle serait d'ors et déjà caduc. Elle est sortie vraiment de nulle part. C'est Victor Orban qui en a parlé le premier.

D'après ce que lui dit, cette date est apparue sur un document qui a été distribué par la Commission européenne lors d'un Conseil européen informel qui s'est tenu juste après le forum économique de Davos. Ça a été ensuite plus ou moins relayé et monté en épingle. Et cette date du 1er janvier 2027 s'est un peu imposée dans le débat public, même si elle n'avait jamais été avancée comme telle auparavant puisque on considère que le prochain pays qui va rejoindre l'Union européenne, c'est plutôt le Montenegro.

Et pour le Montenegro, on parle de 2028. On parle aussi de la Moldavie qui de par sa taille et de par la modeste taille de son économie pourrait être en mesure d'adhérer à l'Union européenne d'ici 2030. Mais par contre 2027, personne n'en avait jamais parlé avant.

Mais dans tous les cas, même si on ne sait pas exactement d'où est-ce que sort cette date, et bien elle a été prise suffisamment au sérieux par Friedrich Schmerz pour que il s'exprime sur ce sujet et pour qu'il disent que ce n'était pas possible que l'Ukraine rejoigne l'Union européenne dans 11 mois de ça. Et franchement, je suis entièrement d'accord avec lui. L'Ukraine ne peut pas ne doit pas adhérer à l'Union européenne aussi vite et ça serait un désastre à la fois pour les Ukrainiens mais aussi évidemment pour nous européens.

La première raison, elle est évidente, c'est que l'Ukraine n'est pas prête. Beaucoup de réformes et beaucoup de transformations structurelles ont eu lieu depuis 2014, hein, depuis la révolution de la dignité. Et l'immense majorité de ces réformes se sont faites selon un vecteur européen, donc selon un vecteur d'européanisation.

Mais l'économie ukrainienne, l'industrie ukrainienne, l'agriculture ukrainienne ne sont pas prêtes pour respecter les normes du marché unique. Et même si l'ensemble de l'acquis communautaire était passé en une fois à la Ferrovarada, donc au Parlement en tant que bloc législatif, il faudrait quand même de longs mois pour que ces textes de loi soient appliqués dans la réalité. Parce que comme on sait très bien, l'acquis communautaire et les normes de l'Union européenne s'appliquent à l'immense majorité de nos activités économiques, les activités de construction, d'aménagement urbain, de respect des règles d'hygiène et ainsi de suite et ainsi de suite et ainsi de suite.

Si l'Ukraine rejoignait le marché unique en mode accéléré, elle y perdrait énormément étant donné que son économie n'est pas prête à affronter la concurrence du même marché unique. Ça c'est le premier point. C'est une raison qui doit être évidente.

L'Ukraine n'a pas intérêt à rejoindre le marché unique dont les normes sont extrêmement contraignante et cela avant qu'elle-même n'ait fait ses réformes intérieures et qu'elle ait poussé son processus de modernisation. La deuxième raison bien sûr, c'est que la majorité des Européens ne l'accepteront pas. On sait que la perspective d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne est un sujet qui en soit va poser de sérieux défis à l'architecture de l'Union européenne et va susciter beaucoup de controverses et de débats.

Mais ça c'est si on part du principe que l'Ukraine est prête. Si on part du principe que l'Ukraine n'est pas prête, il est clair que une majorité des Européens ne vont pas l'accepter. Mais il y aura quand même une partie des Européens pour l'accepter voire même l'encourager.

Et donc on risque de vivre un scénario d'implosion de l'Union européenne ou en tout cas de très graves dissensions. Et c'est à mon avis le calcul des négociateurs américains quand ils ont dû proposer cette date du 1er janvier 2027. On sait tout l'amour que l'administration Trump porte à l'Union européenne.

On sait tout l'amour que les États-Unis portent au concept d'intégration européenne depuis évidemment les années 1950. Et donc se dire qu'il voudrait instrumentaliser cette perspective d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne comme un piège tendu aux Européens. Et bien là, on peut se dire que on n'est vraiment pas dans la théorie du complot.

On est beaucoup plus dans un scénario en adéquation avec la vision dégagée par l'administration Trump depuis déjà 1 an. Et une preuve de ça, c'est que et bien le premier relais de cette date du 1er janvier 2027, ça a été Victor Urban, un ami proche de Donald Trump qui ne cherche depuis déjà de nombreuses années qu'à affaiblir l'Union européenne de l'intérieur. De toutes les manières, l'idée même que une date d'adhésion d'un nouveau pays à l'Union européenne puisse être fixée dans un accord de paix qui n'a pas été négocié par les Européens, rappelons-le, c'est tout à fait insultant.

Et si les Européens en venaient à accepter ça comme un état de fait et ensuite à débattre autour de cette idée du 1er janvier 2027, ça serait une première défaite intellectuelle et politique puisque ça veut dire que les Européens accepteraient cette idée de la transformation de leur Union européenne à partir d'une proposition imposée de l'extérieur en l'occurrence des États-Unis. Donc vraiment ça serait un désastre. Un troisème point pour lequel l'Ukraine ne peut pas adhérer d'ici 2027, c'est que tout le processus d'élargissement et les fameux critère de Copenhag s'en trouverait complètement discrédité.

À l'heure actuelle, on a six pays qui sont officiellement candidats à l'Union européenne. On a évidemment l'Ukraine et la Moldavie, mais on a surtout le Montenegro qui est candidat depuis 2012 et comme je l'ai dit, il pourrait être le prochain pays à rejoindre l'Union européenne. La Serbie candidate depuis 2014, l'Albanie depuis 2020 et la Macédoine du Nord aussi depuis 2020.

On a aussi la Turquie, mais ça vous savez que c'est une histoire très spécifique. Si l'Ukraine profitait d'une adhésion en accélérée alors que un pays comme le Montenegro est candidat depuis 2012, donc ça fait quand même plus de 10 ans, et qu'il s'était plié à toutes les réformes techniques extrêmement contraignantes, extrêmement pesantes qui sont prévues par ces fameux critères de Copenhague et qui sont obligatoires pour tout pays qui prétend adhérer à l'Union européenne. Alors, dans ce cas-là, c'est tout le processus d'élargissement qui serait déconsidéré, qui serait discrédité.

Et d'une part, ça voudrait dire que ces pays, des balcans occidentaux, évidemment, ils ruraient dans les brancards, mais aussi que tout autre pays qui voudrait adhérer à l'Union européenne après, si elle existe encore, et bien demanderait aussi un mode accéléré et donc ça nous mènerait à la déstructuration, à la décomposition de ce processus d'élargissement qui a été quand même un des principaux vecteurs de ce qu'on appelle le soft power européen ces dernières décennies. Donc voilà, moi je suis d'accord à 100 % avec le chancelier allemand. Évidemment, en Ukraine, comme j'ai dit, sa déclaration a suscité des critiques et des manifestations de ressentiment.

Et ça s'inscrit aussi dans une phase où Volodimir Zelenski fait vraiment de l'eurobashing, hein. Donc il casse du sucre sur le dos des Européens et à répétition. Évidemment, on se souvient de son discours de Davos, mais aujourd'hui, il a aussi accusé les Européens de laisser les défenses aériennes ukrainienne vide, ce qui n'est que partiellement dû à un manque de volonté politique.

On sait que les Européens sont lents, ils sont indécis, ils ont beaucoup de manquement, ils auraient pu agir beaucoup plus fermement depuis 2022, depuis 2014 pour soutenir l'Ukraine et garantir la sécurité sur leur propre continent. Et même encore aujourd'hui hein, il y a un plan qui est sur la table qui s'appelle Skyshield et qui permettrait par un déploiement relativement acceptable de la part des Européens de garantir la sécurité aérienne d'au moins la moitié du territoire ukrainien. Euh je vous laisse aller revoir la vidéo que j'avais fait sur le sujet et qui explique ce plan qui est tout à fait faisable en pratique.

Mais il ne faut quand même pas oublier le fait que les Européens ont des problèmes de stock et que s'ils n'arrivent pas à assurer une couverture aérienne efficace à l'Ukraine pendant cet hiver particulièrement difficile, et bien c'est aussi tout simplement qu'ils ne le peuvent pas. Et en plus de ça, Volodimir Zelenski oublie de préciser que les aides d'urgence qui ont été débloquées ces deux dernières semaines, elles viennent principalement des Européens. Les États-Unis, eux, ne débloquent absolument rien à part l'aide que de toutes les manières ils vendent prix content.

Donc, il va falloir voir comment cette structure de Volodimir Zelenski se structure dans le temps, en particulier à partir de ce moment où on a établi que il y a un piège dans ces négociations de paix et que visiblement les Américains et les Ukrainiens ne sont pas contre, veulent imposer aux Européens cette date du 1er janvier 2027 comme adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Pour l'instant, ce n'est vraiment pas le principal point de blocage. Évidemment, il y a la question territoriale, mais il y a la question plus globale de l'acceptation du résultat de ces négociations par les partis concerné et notamment par la Russie.

Mais ça serait particulièrement cynique si on arrivait à un plan de paix qui serait accepté par l'ensemble des partis concernés mais qui bloquerait à cause justement de cette date du 1er janvier 2027, ce qui à mon avis fait partie du calcul à Washington et aussi potentiellement à Moscou. En tous les cas, cette question d'une adhésion en accélérée de l'Ukraine à l'Union européenne et j'en termine par là, elle pose quand même euh la problématique assez essentielle de la place de l'Ukraine dans le dispositif de sécurité continentale, mais aussi euh en Europe en règle générale. Il faut bien reconnaître que les Ukrainiens ont des raisons légitimes de vouloir rejoindre la famille européenne le plus vite possible.

Et on comprend évidemment que les Ukrainiens se sont fait agresser en 2014. se sont fait envahir à grande échelle en 2022. Là, on s'apprête à marquer les 4 ans de cette invasion généralisée, le 24 février.

Et on promet aux Ukrainiens encore des années et des années, voire même des décennies d'intégration technique pour rejoindre l'Union européenne. Donc évidemment, il y a pas vraiment de quoi se réjouir. Et il en va là de la responsabilité des Européens de proposer un format d'intégration qui pourrait être parallèle, qui pourrait être complémentaire à celui de l'Union européenne, mais qui offre justement à l'Ukraine la possibilité d'intégrer de manière accélérée les structures paneuropéennes et de bénéficier de plus en plus des avantages des fonds structurels évidemment ce qu'on peut appeler les fonds de préadhésion d'une intégration renforcée avec le marché unique et aussi évidemment d'une intégration renforcée en terme de sécurité.

Là, on voit que l'OTAN ça va pas marcher. Le concept d'autonomie stratégique et de sécurité continentale à l'échelle de l'Union européenne, moi personnellement, je n'y crois pas trop parce que les États concernés ont quand même énormément d'intérêts divergents et donc on risquerait de se retrouver avec une structure très pesante et assez inefficace. Là-dessus, on peut soit créer des alternatives, hein.

La communauté politique européenne d'Emmanuel Macron peut donner un cadre à ses réflexions sur l'autonomie stratégique européenne. On peut aussi se référer à la force conjointe expéditionnaire menée par les États-Unis et qui rassemble les pays nordiques et les États-Baltes et auxquels l'Ukraine s'associe de plus en plus. Mais de toutes les manières, il va vraiment de la responsabilité des Européens d'arrimer l'Ukraine à un ensemble continental à la fois évidemment pour garantir aux Ukrainiens des perspectives de prospérité, de reconstruction, de développement, mais aussi tout simplement pour être sûr que l'Ukraine n'aille pas voir ailleurs, qu'elle se mette complètement à la botte des États-Unis ou alors qu'elle remette son destin dans les mains d'autres partenaires moins exigeants comme la Turquie, l'Inde ou encore évidemment la Chine.

Même si compte tenu du soutien structurel que Pékin apporte à Moscou, ça semble très peu envisageable maintenant mais on parle de moyen et long terme. Donc voilà ce que je voulais dire sur cette question d'une adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. 1er janvier 2027, je pense qu'on peut vraiment oublier cette date comme un objectif réaliste et réalisable.

Mais par contre, il ne faut vraiment pas oublier le piège qui à mon avis est tendu derrière cette date du 1er janvier 2027. Merci d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout.