Guy Carlier - "Meurtre de Louise : Ce drame révèle une faillite morale sidérante"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le grand matin Sud Radio 7h 9h Jean-Jacques BOURD il est 8h12 gu Carlier vous êtes avec nous donc gu comme chaque vendredi pour nous dire ce que vous avez retenu de la semaine qui s'achève bonjour à tous bonjour bonjourac bonjour chers amis vous souvenez sans doute du film culte un éléphant ça trompe énormément dans lequel Jean Rochefort qui est cadre dans une administration un cadre un bourgeois Marie père de famille rassurant mais cette vie exemplaire vole soudain en éclat lorsqu'il rencontre à nidupéret dont il tombe éperdument amoureux au point qu'il n'hésite pas pour la première fois de sa vie à trahir sa femme et à prétexter un congrès une opinée à à Londres afin d'y retrouver à nid duupéret et alors on le voit dans l'avion souriant béâtement l'idée de la nuit merveilleuse qu' l'attend lorsque le commandant de bord annonce qu'en raison des mauvaises conditions météo l'avion ne pourra atterrir à Londres et sera dérouté sur Bruxelles et sur le plan suivant on voit Rochefort accablé perdu dans l'immense salle de transit de l'aéroport bruxellois et on entend en voix off sa pensée qui dit si j'analyse ma vie avec objectivité je suis contraint d'admettre que j'ai connu des soirées plus glorieuses vous me pardonnerez sel long préambule humoristique destiné à mettre un peu de guêté dans cette chronique parce que quand vous me demandez Jean-Jacques ce que j'ai retenu de cette semaine j'ai envie de vous répondre si j'analyse ma vie avec objectivité je suis bien obligé de reconnaître que j'ai connu des semaines plus glorieuses parce que parce que Louise à l'énoncer de ce prénom c'est comme si une main traversait notre thorax pour nous arracher le cœur je dois faire une chronique d'humour chaque semaine et chaque semaine j'arrive dans ce studio avec au fond du cœur une Louise ou une Giselle pellicot Marie le présumé coupable ce prénomme Owen on est déjà obligé d'admettre que c'était mal parti avant sa naissance lorsque son père a décidé qu'il s'appellerait Owen du nom d'une gloire éphémère du foot ballon dor en 2001 il y a 23 ans l'âge de la merre d'umaine qui a poignadé à plusieurs reprises une gamine sous prétexte qu'il était énervé d'avoir perdu une partie de jeu vidéo sans transition mais vous verrez qu'il y en a une Emmanuel Macron qui participait à un sommet internation consacré à l'intelligence artificielle a dit n'ayez pas peur l'intelligence humaine ne va pas remplacer l'homme on n pas peur Emmanuel et c'est plutôt une mauvaise nouvelle que tu nous annonces parce que si l'intelligence artificielle ne remplace jamais la connerie humaine il y aura toujours des Owen il y aura toujours les autres parce qu'il y a Owen bien sûr mais il y a les autres l'enfer c'est les autres disait Sart pas j'ai cité Sart mine de rien jeenfire ce sont les autres les politiques et les journalistes face au drame de la petite Louise révèle une faillite morale sidérante avant même d'exprimer une pensée pour la douleur indicible des parents avant même d'avoir un mot pour cet enfant brisé leur obsession fut de connaître le prénom du présumé assassin pas pour comprendre pas pour rendre justice mais pour en tirer des conclusions partisanes vous imaginez si ce prénom avait eu une ance magrébine c'était le prétexte rêvé pour alimenter leur discours déjà écrit et si comble du cynisme le suspect était soustf alors l'indignation serait devenue une auèe un carburant politique peu importerit la réalité du drame le destin de cette fillette l'effondrement d'une famille ce n'était qu'un alibi une occasion d'instrumentaliser leur heure pour mieux servir leur calcul dans cette course la récup option de l'humanité s'efface un spectacle où l'émotion fininte masque une indifférence glaçante voilà pourquoi ce matin lorsque nous sommes réunis tous les trois autour de cette table je vous ai parlé de Jean rochfort parce que pour nous comme pour nos auditeurs en analisant nos vies avec objectivité nous sommes contraints de reconnaître que nous avons connu des vendredi matin plus glorieux Harlet Chabou qu'en pensez-vous oui oui je pense que l'instrumentalisation la polémique c'est insupportable voilà c'est pardon de reprendre les mots oui c'est insupportable je vais reprendre les mots de gu Carlier avant même d'exprimer une pensée pour la douleur indicip des parents avant même d'avoir un mot pour cet enfant brisé l'obsession de certains journalistes qui se disent journalistes l'obsession de certains médias fut de connaître le prénom du présumé assassin pas pour comprendre pas pour rendre justice mais pour en tirer des conclusions partisanes c'est insupportable oui c'est insupportable voilà c'est il y a rien d'autre à dire parce que on est tous un peu on est un peu sur le coup de la et ben moi je vais remarquer que les partis politiques par exemple le rassemblement national a fait très attention je le dis honnêtement fait très attention justement à ne pas tomber dans la récupération ce sont les journalistes qui se sont couverts de honte dans cette affaire ns notre métier qu'est-ce que vous en pensez gu oui bien sûr parce que c'était le enfin je veux dire il y a il y a un minimum de dence on parle toujours la la période de deuil que ce soit même pour les les chroniques humoristiques et cetera il y a une dessence une dignité humaine là tout ça est baffoué parce que voilà on cherche tout de suite le prénom pour en tirer des évidemment des arguments po inversement lorsque à munique lorsquà munique il y a un attentat terroriste n'oublions pas le service public oublie de dire que c'est un réfugié afghan bien souvent bah c'est un peu dommage parce que c'est une réalité les fait avant tout l'effet je pas que ouis mais je pense que dans des débats avec une polarisation extrême une violence très forte qui se retrouve aussi dans les médias ce qui compte c'est comment on instrumentalise même si les familles demandent à chaque fois que personne n'essaie de récupérer que ça ne soit pas utilisé politiquement et surtout que les politiques se tisent sauf pour dire ce qu'il pourrait proposer pour éviter ce genre de drame ben voilà les débats continuent et les débats dérapent et et certains pensent que quoi il faut à tout près essayer de marquer des point servir sa cause en disant n'importe quoi mais c'est la négation du métier de journaliste je je je veux pas faire d'une m dropping et c'est un garçon en plus que j'appréciais c'est Jean-Michel apathti il y a une espèce de de de quelque chose de de de c'est presque psychanalytique dans sa démarche dans sa volonté de de de de prononcer une parole politique forte un peu comme s'il avait des contes à régl avec lui-même avec comme s'il voulait montrer que qu'il était une espèce de résistant dans dans dans dans je sais pas je je je n'arrive pas quand j'écoute Jean-Michel àathti je n'arrive pas à croire une seule seconde à son honnêteté intellectuelle et je me demande quelles sont ses raisons c'est des c'est il en a besoin forcément mais je veux dire il a pas à nous imposer sa psychanalyse à travers ces ces discours il y a il y a une honnêteté journalistique qui me paraît indispensable et qu'on perdu d'autres également par réaction peut-être vous savez pendant des années moi j'ai connu vous avez connu peut-être aussi jean-jcques des rédactions où on disait pas pas de vague on parle pas des voitures qui brûlent ou j'ai con ça je pense que des gens comme Pascal pro en ont eu marre de ça et vous avez maintenant un ressac un contrecoup de ça le le retour de balancier qui devient tout aussi excessif et tout aussi insupportable et et tout aussi subjectif ce n'est plus du journalisme c'est de la politique c'est c'est du militantismetisme c'est nourrir c'est nourrir les les les c'est c'est c'est nourrir les ressentiments c'est nourrir et c'est nourrir la violence ces propos nourrissent la violence bien sûr évidemment bien il une mauvaise semaine il est 8h20 mais essayons de rester de rester calme et et et et s'emporter de jugement siatif siiatif il est 8h21 allez vous êtes sur Sud Radio merci si tout le monde s'exprime hein tout le monde peut s'exprimer mais personne ne fera de militantisme on est bien d'accord il est 8h21