Nicolas Dupont-Aignan invité de C à Vous - 06/03/2019
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Nicolas Dupont-Aignan face à la malédiction des 5%, c'est le titre de l'analyse ce matin du Figaro après la publication des derniers sondages qui ne crédite la liste de boules à France aux européennes que de 5 à 6%. Il y a 6 mois, Nicolas Dupont-Aignan a démarré sa campagne fort de 2 ou 3 points de plus avant de décrocher.
Les sondages me donnaient à 0,5 à une époque, il y a 2 ans. On a fait 5. Aujourd'hui, il me donne à 7. On fera 10. Je veux dire que c'est aux électeurs de choisir. Mais vous savez, toute cette petite classe politique a peur. Leurs petits privilèges, continuer comme avant. Et en vérité, je dis aux électeurs, ne vous déterminez pas en fonction des sondages. Déterminez-vous en fonction de ce que vous pensez par vous-même. Vous êtes assez grand.
Nicolas Dupont-Aignan est ce soir notre invité. Bienvenue sur le plateau de Sénégal. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Emmanuel Macron est donc entré dans la bataille européenne. Vous avez sans doute lu sa lettre aux citoyens d'Europe où il propose une renaissance avec une préférence européenne pour le commerce, un salaire minimum, un bouclier social européen, une remise à plat de Schengen. Bref, une Europe qui protège à la fois ses valeurs et ses frontières. Est-ce que ce sont des objectifs, je dis bien des objectifs, que vous pouvez partager ?
Je veux revenir avant sur cette fable qui est répétée en boucle depuis ce matin. Je suis en berne dans les sondages. Si on prend les sondages du dernier mois, ils sont supérieurs à ceux d'avant. Sondage sur 10 000 personnes, 6,5%. Moi qui avais des sondages il y a deux ans à 0,5, multiplié par 6, c'est pas mal. Et donc il y a une fable, alors il y a un article du Figaro, il y a quelqu'un qui répète ça. Et puis les journalistes répètent ça, les sondages en berne. Franchement, moi je suis très heureux d'avoir déjà 6,5%. Est-ce que c'est plus important que le projet européen ? Beaucoup moins important. Mais quand on fait, la semaine dernière, je réunis 24 partis politiques européens à Paris.
24 partis politiques. Si jamais un souverainiste, un gaulliste n'avait réuni 24 partis politiques européens, il n'y a pas un journaliste dans la salle, ça n'intéresse personne. Alors, je suis ravi qu'on parle du fond. Quand on parle des sondages, des petites histoires, il y a plein de presse. Bon, donc je tenais à le dire. La question Patrick portait sur le projet européen. Non, non, mais je répondais sur les sondages. Il n'y a pas une question. Vous ne répondez pas.
Vous répondez à une question qui n'a pas été posée.
Si, mais moi j'entends dans les coulisses. Et je vois ce que les téléspectateurs entendent. Sur l'Europe, c'est magnifique. Macron fait exactement l'inverse, dit exactement l'inverse de ce qu'il fait. C'est extravagant. C'est-à-dire que c'est la même méthode que pendant la présidentielle, en apparence des objectifs merveilleux. Qui peut être contre le bouclier social ? Qui peut être contre l'Europe qui protège ? Simplement, c'est Emmanuel Macron qui avait promis de revoir le traité de libre-échange sur le CETA à la présidentielle. Il l'avait promis devant tous les Français. Il ne l'a pas revu et il l'a accepté. Il a dit qu'il allait en faire l'évaluation.
Pire que ça, il avait dit une commission et j'en tirerai les conséquences.
Est-ce que vous en avez vu le premier bilan de ce CETA ?
Pour l'agriculture française. Très mauvais. Excellent. Très mauvais. Un agriculteur se suicide. Tous les deux jours, les quotas de viande.
Il a enrichi la filière du lait. Mais c'est complètement faux. Les producteurs de fruits et de noix ont augmenté leurs exportations de 29%. Je sais que vous êtes le porte-parole d'Emmanuel Macron. Ce sont les douanes françaises. Mais c'est faux. Alors si vous voulez me qualifier de porte-parole des douanes françaises, vous pouvez. Non mais d'Emmanuel Macron. Mais les importations au Canada de produits européens ont augmenté de 11% en un an. Extraordinaire. Alors écoutez. Alors on va répondre. Voilà Dupont-Aignan. Si vous commencez à parler de propagande à propos de chiffres officiels, on ne va pas être d'accord et on va pouvoir parler de rien. De rien du tout.
Ce sont les chiffres des douanes françaises sur la première année d'application du CETA, le traité de libre-échange au Canada.
Moi je vais vous dire. Quels sont vos chiffres ? Eh bien je vais vous dire. Quels sont vos chiffres ? Oui je vais vous répondre. J'ai rencontré au Salon de l'agriculture la filière bovine. Qu'est-ce que m'expliquait ? Mais on viendra sur la lettre de Macron. Mais c'est important cet exemple. Qu'est-ce que m'expliquait la filière bovine ? C'est-à-dire les grands patrons de tous les secteurs de la viande en France. Les viandes, l'augmentation des quotas d'importation de viande canadienne qui arrivent sur le sol français. Ils n'arrivent pas. Les meilleurs morceaux. 2% des quotas ont été consommés. Vous savez tout.
Donc 30% moins cher parce que bourré d'hormones, bourré de produits interdits, c'est faux. C'est interdit. Produits dangereux. Et c'est exactement la méthode Macron. La méthode Macron c'est j'annonce, je vais protéger, j'ouvre les frontières, nos agriculteurs sont en grande difficulté. Mais si avec ça, travailleurs détachés, attendez si on peut reprendre la lettre.
Est-ce que les producteurs de fruits et de légumes et de noix qui ont augmenté leurs exportations de 29% vers le Canada peuvent dire merci au CETA ?
Est-ce que les agriculteurs, un agriculteur se suscite tous les deux jours en France ? Est-ce que c'est un rapport avec le CETA ? Ça a un rapport avec l'ouverture des frontières qui a été faite par Emmanuel Macron comme ministre, qui a été faite par beaucoup de gouvernements sur l'Union Européenne.
L'ouverture des frontières, elle peut profiter aux exportateurs aussi, ça marche dans les deux sens, vous êtes d'accord ?
C'est sûr, sauf que malheureusement, ce que reprochent nos agriculteurs, et c'est nos ouvriers pareil, il n'y a que les acteurs de cinéma qui sont protégés, parce qu'eux se protègent par un protectionnisme. Mais les agriculteurs et les ouvriers, ils sont lâchés par les élites. Ça veut dire, on les met en concurrence avec des pays qui n'appliquent pas les mêmes normes. Je rencontrais un producteur de fruits et légumes du midi, il me disait, je suis prêt à la concurrence.
Mais quand des produits phytosanitaires sont interdits en France, et c'est bien pour l'environnement, mais sont autorisés en Espagne et en Belgique, et que les produits importés sont moins chers et se déversent dans nos grandes surfaces, qu'est-ce qu'on fait ? Donc je reviens à la lettre de Macron, parce que c'est intéressant. – Vous n'avez pas donné de chiffre ? – Travailleurs détachés, travailleurs détachés, travailleurs détachés, travailleurs détachés, les téléspectateurs n'auront pas la... – Ils iront sur Internet, ils verront la réalité. – Sur Internet, vous trouverez ces chiffres des douanes françaises ? – Tout à fait, travailleurs détachés.
Emmanuel Macron dit « je veux un bouclier social ». Vous savez qu'il y a 500 000 travailleurs détachés polonais, roumains, bulgares, espagnols, qui travaillent en France et qui ne payent pas les charges sociales. Le jour où on remplacera M. Cohen par un journaliste détaché, qui ne paiera pas de charges sociales, et que vous aurez perdu votre boulot, parce que vous aurez quelqu'un qui est payé, qui coûte moins cher à votre employeur, vous pleurerez, et là je pense que vous apprécierez moins M. Macron. – Il coûte moins cher en charge, mais pas en charge sur le plan. – Mais oui, mais les charges polonaises sont deux fois moins chères que les charges françaises.
Emmanuel Macron, à la présidentielle, avait proposé et avait dit « je veux lutter contre ça, bouclier social ». Même chose que là, il a fait exactement l'inverse. – Il a fait aboutir une réforme de la directive des travailleurs détachés. – Les charges sociales qui s'appliquent, et ça vous le savez.
– La durée de détachement sera désormais 12 mois, renouvelable de 6 mois.
– Le principe de base, reconnaissez-le au moins. Le principe de base, c'est-à-dire qu'il n'y a pas les mêmes charges sociales, si vous venez travailler en France, c'est une concurrence déloyale. Il y a des artisans, des entrepreneurs français qui font faillite à cause de ça. C'est l'esclavage, c'est des sociétés luxembourgeoises. Il n'a rien changé. L'immigration, il parle de l'immigration, il n'a rien changé.
– Sur les travailleurs détachés, c'est à peu près ce qu'on a dit aux Britanniques au moment de la campagne du Brexit. Est-ce que vous trouvez, ah si, ça a exactement à voir, est-ce que vous trouvez toujours que les Britanniques ont fait le bon choix en votant le Brexit ?
– D'abord, je réponds sur Macron et je vais répondre sur le Britannique. Le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'il lance avec toute la propagande télévisuelle et les serviteurs du pouvoir communs. – Non. – Il lance en permanence…
– Vous n'avez pas le droit de dire ça.
– Oh, ben, M. Cohen est connu, c'est un macroniste. – Non, mais vous pouvez pas… – On est sur le service public, il passe sa vie à cirer les ponts de Macron. – Non, il ne cire les ponts de personne. – C'est un cireur de pont du pouvoir. – M. Dupont-Yan, on ne vous laisse pas. – Il est payé pour ça. – Non, je vous prie. – Il est payé sur le service public avec l'impôt des Français.
– Non, mais il travaille sur Europe 1 qui n'est pas le service public. – Mais on est sur France 5. – C'est pas le service public qui vous paye pour cracher la figure des opposants ? – Qui vous crache à la figure ? – Et en permanence ? – Non, absolument pas.
– M. Cohen est connu, les téléspectateurs le connaissent.
– Absolument pas. – Il est connu de sa partialité. – M. Cohen ne vous a cité que des chiffres officiels que vous contestez sans à aucun moment
donner vos chiffres à vous. – Vous n'en avez pas cité. – 30% moins cher, la viande bovine.
– Non, on parle absolument pas de ça.
– Travailleurs détachés, M. Cohen, alors est-ce que vous êtes d'accord ? – Vous voulez bien retirer ce que vous avez dit sur… – Ah non, je le pense. M. Cohen est à cirer de prendre le monsieur.
– On ne peut pas continuer cette situation. – Mais c'est la réalité. – Désolée, c'est la différence. – Non, c'est l'affirmation.
– Vous êtes payé par les Français et vous passez votre vie à insulte. – Est-ce que vous voulez bien vous excuser ? Sinon vous allez bien quitter ce plateau. – Je n'excuserai jamais devant des gens qui prennent l'argent du contribuable.
– Eh bien nous ne pouvons pas continuer cette interview de cette façon-là. – Mais moi je dis les choses, parce que les Français n'en peuvent plus de vous. – Vous l'avez dit, vous l'avez dit. – Les Français n'en peuvent plus de vous, monsieur. – Que faites-vous sur cette émission ? – Mais je viens le dire. – Qui sient les pompes d'Emmanuel Macron, puisqu'on vous invite.
– Mais heureusement enfin, une fois tous les deux ans. – Pardon ? – Vous ne m'avez pas invité depuis la présidentielle. Donc je dis simplement ce que ressentent les Français. Je vais vous raconter une anecdote. – J'étais dans l'Aisne ce week-end.
– On attend des excuses.
– Pourquoi les journalistes sont obligés d'avoir des gardes du corps pour aller se promener en France ?
– Les journalistes de BFM TV aussi, des chaînes privées, des chaînes d'un copier. – Et du service public aussi parfois. – Oui. – Pourquoi ? – La faute au responsable politique qui appelle à la haine des médias.
– Ah, ce n'est pas votre faute ? La haine des médias, quand vous prêchez toujours pour une paroisse ?
– Laquelle ?
– En permanence, celle du pouvoir, on vous connaît. – Ah bon ? – La partialité des émissions. Mais M. Cohen, on le connaît, tous les Français le connaissent. – Ils savent très bien qu'il est partial. – Oui, c'est un excellent journaliste, non ? – Oui, exactement. – Moi, je vous dis ce que je pense.
– On attend des excuses, c'est difficile.
– Comment on pourrait dire ça au nom de tous les Français ? – Non, au nom de beaucoup de Français qui sont choqués de voir que c'est toujours un sens unique. C'est-à-dire que s'il a un invité macroniste, il est doux comme un agneau, il le caresse dans le sens du poil, etc. Je regarde votre émission parfois. Et puis, quand c'est quelqu'un qui ne dit pas la vérité officielle, qui conteste le libre-échange, qui conteste la misère qui s'abat sur le pays, là…
– Donc vous continuez à diffamer Patrick Cohen ? – Je ne diffame pas, les Français jugeront. – Et à ne pas répondre à nos questions ?
– Mais je réponds à votre question. – Vous n'avez pas répondu à une question.
– Non, pas à une seule. – Non, non, non, non.
– Allez-y, je réponds à une question. – Reprends la première. – Alors, qu'est-ce que vous pensez de la lettre de M. Macron ? – Vous êtes arrivé en disant, avant de répondre à votre question, je voudrais dire ce que j'ai envie de dire. – Ben voilà, vous êtes chez vous, c'est ça comme ça que vous aimez bien les médias, vous aimez bien les médias comme ça. – N'inversez pas les choses. – Non, non, je n'inverse pas. Vous êtes arrivé en disant, je ne réponds pas.
– Non, monsieur Adémoignan, vous êtes allé sur TF1 pour dénoncer le fait que TF1 n'organisait pas un débat avec tous les candidats à présidentiel, uniquement pour quitter le plateau. Vous venez ici uniquement pour provoquer un clash avec Patrick Cohen. C'est votre stratégie, le buzz permanent, le clash permanent.
– Je dis simplement que si aujourd'hui, la profession de journaliste est avec la profession de politique, soyons honnêtes,
la plus décriée en France. – Donc nous sommes co-responsables, n'est-ce pas ?
– Oui, tout à fait. Parce qu'il y a des hommes politiques, il y a des hommes politiques, oui, qui ont tellement menti aux Français que les Français n'en peuvent plus. Et il y a des journalistes tellement, tellement…
– Ceux qui ont expliqué qu'on allait vendre l'Alsace et la Lorraine, ceux qui ont expliqué qu'on allait… – Oui, et bien je vais vous dire… – Avec le pacte de Marrakech. – On allait avec le pacte de Marrakech organiser la subversion migratoire et que c'était obligatoire.
– Alors je vais vous donner un exemple. – En matière de mensonges… – Je vais vous répondre sur ce point, si c'est une question. – Non, ça n'est pas une question. – Le tribunal, le pacte de Marrakech, parlons-en en français du pacte de Marrakech. Parce que ça, il faut le dire, le pacte de Marrakech qui organise une immigration…
– Vous continuez… – Et ça, on n'a pas le droit de le dire ? – Mais c'est une fake news, c'est une fake news, Nicolas Dubon-Aignan.
– C'est pas une fake news. C'est vous qui décrétez ce qu'est la fake news ou pas.
– L'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne ?
– Pas du tout. – Ah bon ? – Je n'ai jamais dit ça, moi, c'est M. Monod. Sur l'affaire du pacte de Marrakech. Est-ce qu'on peut parler du pacte de Marrakech ?
– Qui est Bernard Monod, député européen, Rassemblement national, qui vous soutient aujourd'hui ? – Le pacte… – Qui a fait effacer sa vidéo tellement il n'était pas fier de sa fake news.
– Ah bon ? – Je lui ai demandé, oui. – Ah donc vous êtes responsable de mensonges aussi alors ? – Non, j'étais en désaccord, je lui ai dit. Je suis franc quand il y a un désaccord. Le pacte de Marrakech sur l'immigration, c'est un sujet dont vous ne voulez pas parler. On dit c'est une fake news, mais ce n'est pas une fake news. Et il suffit d'aller sur internet pour voir le pacte de Marrakech. Et on a quand même le droit au moins d'en parler. Après que M. Cohen défend le pacte de Marrakech.
– Arrêtez avec M. Cohen et je pense que…
– Alors avec vous ?
– Non, avec moi non plus parce que je soutiens Patrick Cohen qui est un excellent journaliste.
– Mais oui, vous avez une solidarité de classe et de journaliste.
– Non, on a un code de déontologie. – Un code de déontologie ? – Exactement M. Dupont-Lion. – Vous l'appliquez le code de déontologie ? – Je vous remercie d'être venu sur le plateau de cette avoue. – Mais je reste, je suis bien là. – Ah non, nous avons fini l'interview. Le temps de parole qui vous était imparti, vous n'en avez pas profité pour développer vos idées et répondre aux questions sur le programme européen que vous allez défendre devant les Français le 26 mai prochain. On ne fait pas d'interrogatoire. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'être venu ce soir. – Au moins les Français auront su pendant quelques minutes une part différente de la
propagande que vous faites au nom du service public pour les ménages. – Non, merci, on ne fait rien du tout au nom des ménages. – Au revoir monsieur. – Au revoir monsieur. – Au revoir.
– Merci à Sous-titrage ST' 501.
Nicolas Dupont-Aignan