JULIEN ODOUL : « La France qui casse, c’est la France qui déteste la France ! » (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:01OuverteRéponse directe
Les violences post-PSG ont été au cœur des questions au gouvernement. Sébastien Lecornu propose de faire payer les casseurs via les prestations sociales de leurs parents. Vous y êtes favorable ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Pour vous, cette « nouvelle France » de Mélenchon, c’est qui exactement ?
- 2:12RelanceRéponse directe
Vous faites le tri entre les Français assimilés et non assimilés ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Éric Zemmour propose une remigration. Vous y êtes à l’aise avec cette proposition ?
- 3:25OuverteRéponse partielle
La Coupe du monde commence dans 15 jours. Faut-il interdire les rassemblements ou organiser des fanzones ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Le gouvernement prévoit de geler des crédits de la justice et de l’intérieur. Est-ce que ça pose un problème quand on demande plus de fermeté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiquePromesse
« Est-ce que c'est ce que vous souhaitez ? — Oui, il faut faire payer les casseurs. Il faut le principe du casseur-payeur, comme nous le demandons depuis très longtemps. »
- 0:44Invité politiqueFait
« On a connu des émeutes sans précédent en 2023. Ça fait dix ans que tous les matchs du PSG, les matchs de l'Algérie, les grandes compétitions sportives sont dévastés par des casseurs, par des racailles, par des voyous. »
- 1:04Invité politiqueFait
« On voit le désastre sécuritaire. Désastre également d'un point de vue judiciaire, puisque aucun de ces casseurs, visiblement, ne va faire ou ne fait déjà de peine de prison. »
- 1:44Invité politiqueFait
« C'est une France qui n'a pas été assimilée, puisqu'il y a un véritable problème d'immigration, à l'origine, pour des gens qui sont nés en France, il faut bien le dire. »
- 2:35Invité politiqueChiffre
« Si je prends un exemple, la justice marocaine, après la finale de la Coupe d'Afrique des Nations, a condamné à 4 mois fermes les supporters sénégalais qui avaient commis des dévastations dans le stade. »
- 3:02Invité politiqueFait
« — Éric Zemmour, tout comme l'extrême droite européenne, en Allemagne ou aux Pays-Bas, fait une proposition, il demande une remigration. Est-ce que vous, vous êtes à l'aise avec cette proposition ? »
- 3:06Invité politiquePromesse
« — Et moi je suis à l'aise avec l'expulsion des délinquants étrangers. Évidemment, tous les délinquants, tous les criminels étrangers doivent être expulsés, ils n'ont rien à faire chez nous. »
- 5:15Invité politiqueFait
« Effectivement, on se base sur les annuités travaillées. On le dit toujours, à partir… »
- 5:23PrésentateurChiffre
« Quelqu'un qui a commencé à 24 ans, il va partir à 66 ans avec 42 années cotisées. Donc voilà, c'est juste la fin de la retraite à 62 ans. »
- 6:56Invité politiquePromesse
« Et si Marine Le Pen est présidente de la République, ce sera Jordan Bardella, son Premier ministre, c'est très clair. »
- 7:33Invité politiqueFait
« Jean-Luc Mélenchon se désintéresse des catégories populaires. Jean-Luc Mélenchon, c'est le candidat de l'anti-France. »
- 8:00Invité politiquePromesse
« Nous souhaitons rendre du bon sens, c'est-à-dire que celui qui travaille doit gagner plus que celui qui ne travaille pas, celui qui est français a plus de droits que celui qui n'est pas français. »
- 8:34Invité politiqueFait
« Non, pas du tout, puisque la stratégie de l'Union européenne, c'est malheureusement de favoriser l'immigration de peuplement. »
- 10:17Invité politiqueChiffre
« Je rappelle qu'on a accueilli l'an dernier, en 2025, plus de 530 000 personnes de manière légale, qu'on a un million de clandestins. »
Temps de parole
- Julien Odoul69 %
- Présentateur31 %
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— Bonjour, Julien Audoul. Les violences qui ont suivi la victoire du PSG samedi soir ont été au cœur des questions au gouvernement. Ça se passait hier à l'Assemblée nationale. Sébastien Lecornu semble ouvrir la voie, si les casseurs sont mineurs, à faire jouer peut-être une partie des prestations sociales versées aux parents afin de financer les réparations, bref, à faire payer les casseurs.
Est-ce que c'est ce que vous souhaitez ? — Oui, il faut faire payer les casseurs. Il faut le principe du casseur-payeur, comme nous le demandons depuis très longtemps. — Donc là, vous vous dites... Vous lui donnez le bon point. — Non, je lui donne pas le bon point. Ça fait dix ans qu'ils sont au pouvoir. Ça fait dix ans que nous avons des émeutes. On a connu des émeutes sans précédent en 2023. Ça fait dix ans que tous les matchs du PSG, les matchs de l'Algérie, les grandes compétitions sportives sont dévastés par des casseurs, par des racailles, par des voyous. Donc ce principe, il aurait dû être appliqué il y a des années déjà.
Là, on a un gouvernement qui est réagi, qui est dans le commentaire. On a mis de l'intérieur qui nous dit que finalement, la situation était globalement sous contrôle. Qu'est-ce que ça aurait été ? On voit le désastre sécuritaire. Désastre également d'un point de vue judiciaire, puisque aucun de ces casseurs, visiblement, ne va faire ou ne fait déjà de peine de prison. Donc il y a un véritable problème au plus haut niveau de l'État.
– Nous avons bien vu la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon samedi soir, celle de l'insurrection. C'est ce que dit Jordan Bardella. Pour vous, c'est qui exactement, précisément, cette nouvelle France ? Il fait allusion à quoi quand il dit ça ?
– Mais c'est la France qui casse, c'est la France qui déteste la France. Ce sont ces bandes de racailles, ces hordes de voyous qui profitent de n'importe quel événement pour semer la dévastation, pour agresser les forces de l'ordre, pour s'en prendre à nos institutions. C'est une France qui n'a pas été assimilée, puisqu'il y a un véritable problème d'immigration, à l'origine, pour des gens qui sont nés en France, il faut bien le dire.
– C'est ça, Sébastien Lecornu l'a dit hier, 85% des casseurs sont français. Donc c'est un problème français.
– Non, c'est un problème déjà de l'immigration, puisque ce sont des Français qui n'ont pas été assimilés. C'est un problème sécuritaire, puisque le dispositif du gouvernement n'a pas du tout été adapté.
– Vous faites le tri entre les Français assimilés, pas assimilés ?
– Ah mais il y a aujourd'hui une faillite de la politique migratoire qui fait que des gens qui sont nés dans notre pays détestent la France, s'en prennent aux forces de l'ordre, considèrent qu'il faut profiter de chaque événement pour casser, pour piller, pour dévaster. Donc il y a un problème d'éducation qui est majeur, il y a un problème de sanctions, puisqu'il n'y a pas de sanctions dans notre pays. Si je prends un exemple, la justice marocaine, après la finale de la Coupe d'Afrique des Nations, a condamné à 4 mois fermes les supporters sénégalais qui avaient commis des dévastations dans le stade.
4 mois fermes, là on attend des peines exemplaires, et on attend que chacun, des fauteurs de troubles, puisse payer et réparer.
– Éric Zemmour, tout comme l'extrême droite européenne, en Allemagne ou aux Pays-Bas, fait une proposition, il demande une remigration. Est-ce que vous, vous êtes à l'aise avec cette proposition ?
– Et moi je suis à l'aise avec l'expulsion des délinquants étrangers. Évidemment, tous les délinquants, tous les criminels étrangers doivent être expulsés, ils n'ont rien à faire chez nous. En fait, le principe, il est très clair. Quand vous avez un délinquant français qui commet ce genre de dévastation, il doit aller en prison. Donc quand vous avez un délinquant étranger, il doit prendre l'avion. C'est très simple, c'est très clair, et surtout, ça apporte de la sécurité pour nos compatriotes.
– La Coupe du monde de foot commence dans 15 jours, est-ce qu'il faut interdire les rassemblements ou est-ce qu'il faut au contraire les organiser dans des fanzones ?
– Il faut surtout anticiper. Là, on peut déplorer que ce rassemblement qui, on le savait, était au risque, ait été un petit peu traité avec beaucoup de mépris. Pourquoi les véhicules centaures, les véhicules blindés n'ont pas été organisés, n'ont pas été prévus, alors qu'ils étaient prévus pour des manifestations de type gilet jaune ?
– Juste pour ma question, il faut des fanzones, oui ou non ?
– Il faut organiser effectivement la présence de supporters, et il faut redouter les matchs de l'équipe de France, comme les matchs de l'équipe d'Algérie par exemple, dont on sait qu'ils sont à haut risque, parce qu'aujourd'hui, compte tenu de ce qui s'est passé avec la finale de la Ligue des Champions, on peut prédire malheureusement que le mois de juin soit un mois à haut risque pour la sécurité des Français.
– Vous avez compris que le gouvernement prévoit de geler des crédits, notamment ceux de la justice et de l'intérieur. Est-ce que vous dites que ça pose un problème quand on demande plus de fermeté ?
– Ce qui pose un problème surtout, c'est la lâcheté politique. Ce gouvernement, comme ceux qui l'ont précédé, n'ont pas envie de rétablir l'ordre. Ils sont totalement soumis aux racailles, aux voyous, aux hordes qui aujourd'hui parasitent le débat public et n'ont pas envie de sévir. Encore une fois, c'est un problème de volonté politique et on voit qu'on a un gouvernement qui est dans le commentaire permanent, dont M. Nunez, qui est assez navrant à chacune de ses déclarations.
– Un mot de votre programme pour la présidentielle, notamment un mot sur les retraites. Jordan Bardella propose désormais de sortir du débat sur l'âge légal, de raisonner en années de cotisation et d'introduire une part de capitalisation. Donc c'est fini la retraite à 62 ans, c'est une nouvelle volte-face du Rassemblement national ?
– Pas du tout, on a le même programme. Ce programme est très clair. Effectivement, on se base sur les annuités travaillées. On le dit toujours, à partir…
– Julien Oudoul, je vais juste vous faire des additions. Quelqu'un qui a commencé à 24 ans, il va partir à 66 ans avec 42 années cotisées. Donc voilà, c'est juste la fin de la retraite à 62 ans.
– Mais il n'y avait jamais la retraite à 62 ans. C'était un système progressif à partir du moment où vous avez commencé à travailler après 20 ans. Nous, ce qu'on souhaite, c'est quand on a commencé à travailler le plus tôt, donc quand on a un métier pénible, un métier physique avant 20 ans, on puisse partir à la retraite avec 40 annuités travaillées, une retraite à taux plein. Et ensuite, quand vous avez commencé à travailler après 20 ans, donc quand vous avez un métier un peu plus intellectuel, moins physique, vous partez avec 42 annuités pour avoir une retraite à taux plein. C'est progressif, c'est très clair.
– Est-ce que Marine Le Pen est d'accord avec la retraite à 66 ans ? Puisque c'est le cas.
– Mais ce n'est pas la retraite à 66 ans, c'est la retraite avec 42 annuités travaillées pour partir avec une retraite à taux plein. Chaque Français peut comprendre, et c'est un système logique, et surtout c'est un système qui est efficace d'un point de vue économique et humain, que plus vous commencez à travailler tard, plus vous partez tard à la retraite, c'est tout à fait normal.
– Jordan Bardella, plus fort que Marine Le Pen dans les sondages, les sondages se suivent et se répètent relativement sur ce sujet-là, pourquoi attendre le 7 juillet ? Pourquoi ne pas le désigner tout de suite si c'est un meilleur candidat que Marine Le Pen ?
– On a de la chance, déjà on a deux candidats de très grande valeur, on a deux candidats qui peuvent gagner, et on a deux candidats qui font peur à tout le monde. Voilà, donc ça c'est très bien, on est effectivement extrêmement chanceux quand les autres partis politiques ont déjà du mal à trouver un demi-candidat qui tienne la route. Aujourd'hui, Marine Le Pen étant notre candidate naturelle, si par malheur le 7 juillet elle est empêchée, ce serait Jordan Bardella, notre candidat naturel, qui est le président de notre mouvement, c'est très clair. Et si Marine Le Pen est présidente de la République, ce sera Jordan Bardella, son Premier ministre, c'est très clair.
On a un duo qui fonctionne, et un duo qui est extrêmement efficace pour faire triompher nos idées.
– À force de revirement, on l'a vu sur l'euro, sur les retraites, à force de normalisation… – Il n'y a pas de revirement sur les retraites. – À force de normalisation, je pense notamment à vos rencontres, à la Rassemblement Nationale avec le MEDEF, avec les patrons du Pape 40, est-ce que vous ne redoutez pas finalement de vous couper du vote populaire ? Est-ce que le vrai candidat anti-système, celui qui va incarner le vote contestataire, sera à l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon ?
– Ah non, Jean-Luc Mélenchon se désintéresse des catégories populaires. Jean-Luc Mélenchon, c'est le candidat de l'anti-France. C'est ce qu'il appelle la Nouvelle France. C'est le candidat des islamistes, c'est le candidat des voyous, c'est le candidat des antisémites, mais ce n'est pas du tout le candidat des catégories populaires.
– Mais vous n'êtes plus le candidat anti-système. Vous rentrez dans le système, vous jouez le jeu du système.
– Nous souhaitons une rupture avec la politique qui est menée depuis 10 ans et même depuis 40 ans. Nous souhaitons un choc d'autorité, nous souhaitons rendre de la compétitivité et rendre de l'argent aux Français. Nous souhaitons rendre du bon sens, c'est-à-dire que celui qui travaille doit gagner plus que celui qui ne travaille pas, celui qui est français a plus de droits que celui qui n'est pas français. Il faut encore une fois remettre du bon sens, c'est notre politique et ce sera notre rupture.
– Lundi, les députés européens ont ouvert la voie à la création de hubs de retour. Ce sont des centres qui sont situés hors du territoire européen dans des pays tiers pour les migrants expulsés. C'est une mesure que vous avez soutenue au Parlement européen. L'Europe assume donc un défi migratoire. Est-ce que ça ne rend pas vos critiques contre l'Union européenne complètement obsolètes ?
– Non, pas du tout, puisque la stratégie de l'Union européenne, c'est malheureusement de favoriser l'immigration de peuplement. Et on le voit d'ailleurs avec le rôle de Frontex. Frontex qui n'est pas un mur protecteur, qui n'est pas une agence pour refouler les bateaux de migrants, mais plutôt pour les accueillir. Donc il y a véritablement une soumission de l'Union européenne au dogme immigrationnique. Nous, ce que nous souhaitons effectivement, c'est que les demandes d'asile soient étudiées, examinées dans les pays de départ et plus jamais chez nous. Parce que comme vous le savez, les demandeurs d'asile sont essentiellement déboutés, restent sur notre sol.
Et effectivement, ça pose de sérieux problèmes, à la fois sociaux et à la fois sécuritaires. Donc, demandes d'asile, examinées dans les pays de départ.
– Mais vous avez expliqué pendant des années qu'il fallait se retirer des textes européens, que seules les solutions nationales prévalaient. La preuve que non. Benjamin Haddad, qui est le ministre des Affaires européennes, il affirme même que ce texte va faciliter les OQTF, les obligations de quitter le territoire. Donc, vous devriez dire vive l'Europe ?
– Oui, il faut se méfier des incantations du gouvernement. Nous, ce que nous souhaitons, c'est une double frontière.
– Non, mais vous êtes content de ce texte ?
– Attention, nous verrons dans le détail. Nous, ce que nous souhaitons, c'est une double frontière. Frontière européenne, évidemment, mais garder la maîtrise de nos frontières nationales. Mais finalement, comme les Allemands. Les Allemands maîtrisent leur immigration. Les Allemands maîtrisent leurs frontières et ne sont pas soumis, encore une fois, aux injonctions, aux traités européens. Nous, ce que nous souhaitons, c'est qu'on retrouve la maîtrise de notre destin en contrôlant l'immigration.
– Mais en tout cas, vous jouez le jeu de la règle de l'Union européenne. Vous votez des textes et vous vous en satisfaisez.
– Mais nous nous satisfaisons quand les règles vont dans le sens de la sécurité des Français et nous protègent d'une immigration qui est aujourd'hui totalement hors de contrôle. Je rappelle qu'on a accueilli l'an dernier, en 2025, plus de 530 000 personnes de manière légale, qu'on a un million de clandestins. Donc la situation est aujourd'hui hors de contrôle. Il faut y mettre bon ordre.
– 20 secondes, ce texte, il a été voté au Parlement européen, notamment grâce à une alliance entre le PPE, donc grosso modo la droite, et les groupes au sein desquels siègent le RN et l'AFD allemande. Est-ce que ça préfigure peut-être une union des droites en France ?
– Je ne sais pas ce que c'est que l'union des droites. Moi, ce que je sais, c'est que l'union des patriotes, l'union des patriotes, l'union des patriotes. Mais qu'il y ait des républicains qui sont tout à fait à même de soutenir Marine Le Pen, Jordan Bardella, et de défendre nos idées, certainement. Ce que j'observe, c'est que les ténors des républicains se sont totalement macronisés depuis des années, ont rêvé d'être au gouvernement d'Emmanuel Macron et ont trahi les idées qu'il prétendent défendre.
Merci, Julia.
Julien Odoul