"Assurer la sécurité des Russes", priorité de Poutine - 28/06
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
On va passer à l'actualité internationale avec cette guerre en Ukraine. Un dimanche marqué par la toute première réaction de Vladimir Poutine à l'opération 40 jours. On vous en parlait hier, ordonnée par Volodymyr Zelensky. Cette opération qui vise à tout faire pour perturber l'effort de guerre russe est tentée de ramener Vladimir Poutine à la table des négociations. Le chef du Kremlin qui s'exprimait lors du 23ème congrès de son parti Russie-Uni, il promet, écoutez-le, d'assurer la sécurité du peuple russe.
Oui, nous voyons les problèmes. Nous en sommes conscients et nous y répondons. Mais nous veillerons assurément à la sécurité du pays et de nos citoyens, à l'inviolabilité des frontières de la Russie sur une longue perspective historique. C'est précisément ce à quoi nous aspirons. Sans aucun doute, nous ferons face à tous les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui,
y compris les attaques terroristes sur notre territoire et contre les infrastructures.
Cyril Amoursky, première prise de parole à ce sujet sur les difficultés des Russes en ce moment. On aura l'occasion d'y revenir, puisque cette opération de 40 jours, elle met à mal quand même, on le sent un peu, le président Vladimir Zelensky. Est-ce que... Oui, pardon, le président Vladimir Poutine, excusez-moi. Est-ce à dire que s'il réagit comme ça, c'est parce qu'il sent qu'il se passe quelque chose ? On verra d'ailleurs ce qu'il se passe au niveau de l'approvisionnement en carburant. Il y a la Crimée, il y a Moscou, mais pas que. On voit aussi des pannes de carburant du côté d'Irkutsk.
Tout à fait. C'est-à-dire qu'en fait, Vladimir Poutine n'a pas d'autre choix que de réagir. Et c'est-à-dire qu'en ce moment, justement, on sait qu'il y a la préparation de la campagne des élections législatives qui vont avoir lieu au mois de septembre. Donc là, on a eu ce discours où Poutine non seulement dit qu'en gros la situation est sous contrôle, ce qui est complètement faux. Je veux dire, quand il dit qu'il est le garant de la sécurité de la Russie, bon, il n'y a qu'à regarder les images de ces derniers jours, on voit très bien que cela est complètement faux. à regarder la Crimée, à regarder évidemment Moscou, Saint-Pétersbourg et d'autres cas.
Mais en plus de cela, il a dit qu'en gros, ses objectifs n'ont pas changé, qu'à minima, il doit occuper le reste de la région de Donetsk et de Lwansk, qu'en plus de cela, maintenant, il veut prendre toute la Navarraie. Navarraie, ce n'est pas uniquement les quatre régions dont parle Vladimir Poutine depuis le début de cette guerre à grande échelle, c'est également les régions de Mykolaïv, les régions d'Odessa et d'autres régions, et la région de Kharkiv d'ailleurs. Donc on voit qu'il a vraiment un discours maximaliste. Et pour reprendre les propos du président de la République française, il y a vraiment une fuite en avant de la Russie sur ce sujet.
C'est-à-dire qu'il y a une véritable mise en difficulté de la Russie aujourd'hui sur le terrain, absolument sur tous les niveaux. On en parlait évidemment au cours de ces derniers jours, que ce soit économique, militaire et même en termes de frappe sur le sol de la Russie. Et pour autant, la Russie n'a absolument aucune volonté de négocier, alors que la proposition a été faite de façon extrêmement concrète de la part des Ukrainiens. Et aujourd'hui, on voit qu'on est une fois de plus à un point mort, parce que la Russie n'est absolument pas intéressée par le moindre processus de paix.
Thierry Arnaud, Vladimir Poutine annonce qu'il veut assurer la sécurité des Russes. Il dit aussi, c'est intéressant, nous voyons les problèmes et nous y répondons. À demi-mot, il reconnaît donc qu'il y a des problèmes. Assurer la sécurité des Russes, ça veut dire franchir les lignes rouges, être prêt à tout pour protéger son peuple ?
Alors ça veut dire déjà dans un premier temps, essayer de faire en sorte qu'on puisse protéger les raffineries pour que les Russes puissent faire le plein dans les stations-service parce qu'elles sont approvisionnées. Je pense que c'est ça le sens de cette déclaration. Elle est quand même assez frappante. C'est vrai qu'on n'a pas l'habitude d'entendre le président russe dans le registre de la contrition, dans la reconnaissance des difficultés, dans l'expression des problèmes. Et ça montre qu'il est quand même dans une situation qui n'est pas simple. Alors effectivement, comme le dit Cyril, parallèlement, il ne manque pas de réaffirmer des objectifs très fermes.
Le fait qu'il ne lâche rien sur son ambition sur le territoire qui ne sont que partiellement, ou pour certains d'entre eux, pas du tout conquis encore, mais qu'il considère désormais comme étant russe. Donc il dit qu'il n'est pas question d'y renoncer. Mais en même temps, il se rend compte qu'il y a un objectif qui n'est absolument pas atteint par rapport à ce qu'il avait ambitionné en se lançant dans ce conflit en février 2022. C'était laisser la vie quotidienne des Russes à l'écart de cette guerre.
C'était faire en sorte qu'on mène ce qu'il avait baptisé dès le début, vous vous en souvenez, cette opération militaire spéciale, un peu lointaine, sans qu'elle ait la moindre répercussion sur les prix à la pompe, les prix dans les magasins, bref, la vie quotidienne des Russes. Or, ce qu'on constate aujourd'hui, est-ce que le président russe, et c'est en cela que cette déclaration est frappante et importante. Ce que lui-même est obligé de constater aujourd'hui, c'est que, oui, la réalité aujourd'hui, c'est que la vie quotidienne des Russes, l'économie russe, sont affectées dans des proportions qui sont loin d'être négligeables.
Et on les entendra, parce qu'il y en a de plus en plus, ces Russes qui prennent la parole sur les réseaux sociaux, mais pas qu'eux, et qui se plaignent justement de l'inflation, mais aussi de cet impact économique de la guerre. Une opération de 40 jours qui continue. On vous l'évoquait hier, Volodymyr Zelensky a publié cette vidéo aujourd'hui. Il nous parle de deux attaques sur deux raffineries encore de pétrole en Russie. La raffinerie de Slavyans, parce qu'on est dans la région de Krasnodar, à environ 300 km du front, et celle de Yaroslav, à environ 700 km de notre frontière, ajoute-t-il. Bonsoir, Alexander Kheri. Vous êtes le correspondant de BFM TV à Kiev.
Décryptons avec vous ces images impressionnantes diffusées par Volodymyr Zelensky, frappes réalisées avec les fameux missiles flamingos. C'est ça, fabriqués par les Ukrainiens. On en parlait hier. On frappe avec ça ?
Alors oui, en effet. Ces missiles qui ont été développés autour de août 2025, donc il y a un an, sont maintenant, marchent très bien puisque justement, une frappe, c'est dite raffinerie, alors pas seulement des raffineries, mais aussi, surtout, des sites militaires, et des sites où les Russes produisent toutes les composantes pour les missiles iskandaires, notamment. On a vu ces frappes-là aujourd'hui. Hier, c'était aussi la frappe de Titan Balé-Kadé, qui fabrique des systèmes de missiles, notamment des lanceurs iskandaires. Alors, il faut savoir que les flamingos pourraient aller jusqu'à 3 000 kilomètres.
Dorénavant, on sait qu'il sera jusqu'à 1 500 kilomètres dans la profondeur du territoire de la Russie. Une charge explosive d'une tonne, ce qui est quand même le double des missiles Tomahawk ou des Storm Shadow, par exemple, et avec effectivement une vitesse de croisière de 900 kilomètres. Ils volent très très bas, ce qui rend très très compliqué leur interception par les Russes. Mais cette opération, cette fameuse opération de 40 jours, n'est pas seulement basée sur les fameux flammes roses mais aussi sur les hornets qui sont à la base des drones américains qui ont été perfectionnés par les Ukrainiens. Ils leur ont rajouté des Starlink.
Derrière, pour améliorer le radius du drone, les drones peuvent être lancés avec des balances, en fait, ce qui permet aux Ukrainiens de frapper dans la profondeur. Mais cette fois, dans ce qu'on appelle le mid-range, à savoir couper la logistique vers la Crimée et d'une certaine façon, asphyxier la logistique et l'armée russe des deux côtés entre la Crimée et le Donbass. Donc cette opération du côté ukrainien et on l'a vu, du côté russe, la réponse habituelle justement de la Russie, c'est de frapper l'Ukraine, frapper les civils ukrainiens qu'on a pu le voir la nuit dernière avec cette énième frappe de missiles qui a frappé Kiev et donc qui a fait en tout en Ukraine 36 blessés.
On parle aussi, Alexander, du drone Ornet avec lequel les Ukrainiens pilonnent justement les routes logistiques de l'armée russe inventées par les Américains, perfectionnées en Ukraine, dopées à l'intelligence artificielle. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur ce drone Ornet ?
Alors justement, ce qui est intéressant avec ce drone Ornet, c'est que c'est un consortium, alors c'est un partenariat entre les Américains et les Ukrainiens. Et les Ukrainiens, alors à la base, c'est l'ancien PDG de Google d'ailleurs qui était à la tête de la compagnie qui crée les drones Ornet. Et à la base, les Américains ont donné un peu carte blanche aux Ukrainiens pour améliorer ces drones-là. Et encore une fois, le fait d'avoir des Starlink sur ces drones-là, on le voit d'ailleurs sur cette image, ça leur permet de frapper d'une façon extrêmement précise et de toucher tous ces camions, tout cet approvisionnement qui vient encore une fois entre la Crimée et Mariupol.
Merci infiniment, Alexandre Kery. Merci d'avoir été en direct de Kiev. Lieutenant-Colonel Guillaume Ancel, il paraît que les Russes n'auraient pas trouvé la parade pour intercéter ce type de drone Ornet. Vrai ou faux ?
Oui, c'est probable. Alors, en fait, quand on parle d'interception, on est sur des pourcentages. Vous vous souvenez quand on parlait du Proche-Orient, le dôme de fer, il n'existe pas de système étanche. La question, c'est de savoir quelle est la proportion qu'un système sait descendre. Là où les Israéliens ou les Américains arrivent facilement, et c'est très performant, de l'ordre de 90% pour des missiles, ils sont dépassés quand il y a une saturation des vecteurs.
Alors, c'est ça que jouent aujourd'hui les Ukrainiens, c'est-à-dire qu'ils tirent leurs missiles en même temps que des vagues de drones, et par conséquent, ils ont en face d'eux plus d'un millier de vecteurs au même moment ou quasiment au même moment. Et ça, ça sature totalement les systèmes de contrôle, de renseignement, y compris leurs AWACS qui repèrent ces missiles justement qui volent à très basse altitude, il faut arriver à les capter de haut. Mais quand il y en a trop, en réalité, ils saturent. Et c'est exactement ce qui s'est passé dans le Golfe pour les Américains quand ils ont fait face à ces vagues de drones tirés par les Iraniens.
En fait, ils ont du mal à les localiser et puis après à les tirer. Et là, les Russes, aujourd'hui, sont descendus à 80% de taux d'interception. Vous faites un simple rapport, ils en tirent à peu près un millier par jour de drones. Ça veut dire qu'il y en a 200 qui passent au milieu. Attention, il y a un certain nombre de drones qui ne vont pas toucher leurs cibles ou qui vont exposer prématurément. Mais ça veut dire qu'ils arrivent à taper entre 50 et 100 fois chaque jour, ce qui est considérable. Et après, les flamingos derrière peuvent passer parce que quelque part, les Russes sont trop utilisés, ils ont saturé.
Et probablement qu'aujourd'hui, comme les Américains à un moment d'ailleurs dans le Golfe, ils manquent tout simplement d'intercepteurs.
Cléorine Tomine, un mot peut-être sur l'esprit de Volodymyr Zelensky, l'état d'esprit de Volodymyr Zelensky. Qu'est-ce qui nous vaut cette attaque selon vous de 40 jours, cette décision ? Est-ce que c'est le soutien, dans les mots en tout cas, de Donald Trump ? Je vous dis ce que dit Donald Trump sur Zelensky, il tient bon, il s'en sort plutôt bien. On n'avait pas forcément entendu Donald Trump aussi aimable avec Volodymyr Zelensky ces derniers mois. La stratégie américaine en fait est d'isoler les Chinois. Ça a été le cas pour le Moyen-Orient avec la volonté de mettre la main sur le pétrole iranien et là à nouveau avec les Ukrainiens.
Les Ukrainiens reprenant le manche depuis six mois, en tous les cas depuis janvier. Rappelez-vous, en décembre, tous les commentateurs annonçaient que l'Ukraine perdait la guerre. Bien sûr. C'est en train de s'inverser. Mais cette attaque ukrainienne sur les raffineries, ça date d'il y a un an. Mais par contre, ça a augmenté en volume, en puissance avec des drones avions qui ont la capacité maintenant d'aller jusqu'à 1700 kilomètres et d'avoir des charges beaucoup plus lourdes qu'auparavant. Et puis effectivement, les solutions en tapant en longue distance avec par exemple le Flamengo. Et ça, cette stratégie de taper la logistique et de taper les raffineries, c'est la solution ukrainienne.
Ils ont analysé les points faibles. Les points faibles de la Russie, c'est la taille immense du territoire qui fait qu'ils ne peuvent pas protéger. C'est impossible. Ils ont centralisé les interceptions et les solutions d'interception sur Moscou. Donc vous tapez autour de Moscou ou vous tapez en profondeur beaucoup plus loin et là, vous ne pouvez plus défendre. Et donc il y a une capacité de nuisance avec aussi des nouvelles technologies où les Russes en fait ont du retard. Ils ont du retard au niveau des choix sur les intercepteurs. Et donc la dynamique maintenant est du côté ukrainien et ne parlons pas de la Crimée.
En général, Sido, avant qu'on entende ces citoyens russes qui se plaignent de pénuries de carburant, un mot sur cette ingénierie ukrainienne qui n'a cessé de monter en gamme depuis 4 ans. On voit l'intelligence artificielle qui est couplée à des drones maintenant. On voit tout un tas d'objets, on parlait du Flamingo, qui ont montré cette supériorité là depuis en tout cas 4 ans.
Déjà à l'époque de l'Union soviétique et après l'indépendance, il y avait une belle industrie d'armement quand même qui existait en Ukraine. Et là, forcément, ils l'ont super développé. Et il suffisait d'aller au salon de l'armement à Satori la semaine dernière pour voir tous les stands ukrainiens. Ils produisent tout. Nous, en France, on ne produit pas de munitions, on ne produit pas de fusils, malheureusement, ils produisent de tout. Et en particulier, il y avait ce stand de Firepoint, c'est l'usine, l'entreprise qui produit le Flamingo. Il y avait le Flamingo, peint en rose d'ailleurs, le Flamingo, le flamand.
Et donc, tout le monde était très impressionné par cet engin qui est en fait de la silhouette. Sa silhouette, c'est un missile de croisière et en fait, c'est une version ultra perfectionnée du V1 qui frappait Londres en 1944. Vous voyez, c'est quand même assez extraordinaire à voir. Et puis, ils ont des missiles des balistiques et puis, ils ont ce drone qui va beaucoup moins vite qui a frappé Moscou, la raffinerie, le 16 juin. Donc effectivement, ils ont développé tout un panel d'armement et en particulier de drones avec cette capacité de frappe avec des coopérations internationales, effectivement. C'est ça qui est intéressant également à observer. Ça se fait discrètement mais ça se fait.
Et là,
le Flamingo
est utilisé relativement peu. Il coûte un million de dollars à peu près. et là, pour la frappe sur Volgograd, sur une usine de fabrication de missiles soviétiques, enfin soviétiques, pardon, russes, intercontinotaux, mais enfin, c'est le Topol. C'était le nom qu'on utilisait à l'époque soviétique. C'est pas très loin. Volgograd, l'ancienne Stalingrad. Il y a à peu près, on ne sait pas si c'est 5 ou 8 Flamingos qui ont été lancés. Donc c'est relativement peu mais effectivement, comme le disait votre correspondant avec une tonne d'explosifs, ça fait quand même pas mal de dégâts. Anthony Dabila.
Oui, je voulais dire quelque chose sur le Flamingo. On a vu des vidéos ce week-end qu'il faisait voler au-dessus de la Russie et il va assez lentement. Pourquoi il est si dangereux ? Alors, il a une grosse charge, certes, mais il vole aussi très bas. Et qu'est-ce que ça apporte pour les gens qui nous écoutent de voler très bas ? C'est qu'on passe sous la couverture radar. Pourquoi on passe sous la couverture radar ? Parce que la Terre est ronde. Quand vous voyez... La Terre est ronde. Oui, la Terre est ronde. Donc si les platistes ont une autre explication, ce soir en tout cas. Voilà.
Mais en tout cas, quand vous voyez un bateau s'éloigner sur l'horizon, il met un bateau avec un mât de 20 mètres, ça met 18 kilomètres à être invisible. Là, c'est la même chose pour le radar. Votre radar, il va, comment dire, il ne va pas couvrir la zone la plus basse parce que le signal est plat et il est droit et la Terre est courbe. Donc, il va pouvoir passer et il va être visible au tout dernier moment pour le radar et il va pouvoir toucher sa cible et il va jouer aussi un peu sur les accidents du relief.
ce qui lui permet d'aller assez peu vite pour un missile moderne mais de délivrer une charge de une tonne, ce qui est considérable et s'il y en a 5 qui touchent au but, vous détruisez un pâté de maison entier.
Alors, quel impact ont ces frappes ukrainiennes ? On peut vous relayer quelques chiffres donnés par des experts en économie. Il y aurait eu 16 frappes en profondeur sur des raffineries de pétrole russe depuis le mois de juin. Un tiers du potentiel de raffinage des russes qui serait atteint et forcément, ces russes réagissent. Je vous disais, il y a pas mal de vidéos sur les réseaux sociaux. Écoutons quelques-uns de ces citoyens russes.
Ça fait environ 20 minutes qu'on fait la queue pour l'essence. Tout va bien. Ils ont du carburant. La file avance bien.
Et quand sont apparus ces files d'attente ? Probablement depuis une semaine environ. Et les autres stations ont y allé
et certaines n'ont pas de carburant.
Je suis plus ou moins sereine face à tout cela. Je suis à la retraite et avant que tout cela n'arrive, j'avais justement fait le plein. Je conduis rarement et surtout dans le quartier. Notre quartier est génial car tout est à proximité. Je suis donc plus ou moins sereine.
Sergei Jirnov, merci d'être avec nous. On ne l'a pas entendu mais le président Poutine a réagi aussi à ces pénuries de sens. Il va même peut-être ne pas s'interdire d'interdire justement cette exportation de diesel. Il va prendre des mesures très radicales. On voit que ça le touche, le président du Kremlin.
Vous savez, l'interdiction d'exportation déjà d'essence, elle existe depuis plusieurs mois et d'ailleurs elle revient tous les ans parce que les Russes en fait en profitent pour exporter pour gagner de l'argent et pendant l'été quand il y a les moissons, donc les Russes interdisent l'exportation pour permettre déjà aux paysans d'utiliser l'essence et d'autres d'autres carburants pour faire les moissons.
Donc ce n'est pas la première fois mais là c'est beaucoup plus grave en fait et Poutine en réalité il parle un tout petit peu de ça mais si vous avez écouté ce qu'il a raconté aujourd'hui au congrès du parti soi-disant le parti du pouvoir le parti uni c'est vraiment il rapporte n'importe quoi tout va bien il ne se passe rien on gagne tout on gagne tout sur le front etc Poutine vit dans un cocon Poutine vit dans une bulle et soit il nous prend pour des imbéciles soit il est imbécile lui-même
Vous nous disiez c'est la panique c'est ça ? Pourquoi ? Vous diriez c'est la panique en Russie ? Pour que Poutine intervienne sur du micro-management c'est la panique c'est la panique chez les oligarques c'est sûrement la panique au FSB SBU c'est la panique sûrement chez les agents j'imagine qui sont en Europe c'est la panique partout C'est vrai que la situation
est extrêmement difficile et d'ailleurs il y a une vidéo qui est relativement drôle qui a été publiée aujourd'hui où on voit justement des enfants russes être contents de voir des drones ukrainiens parce qu'ils disaient on va pouvoir aller chercher de l'essence donc ça vous montre tout simplement parce que les drones utilisent de l'essence du coup pour voler donc ça montre à quel point la situation est vraiment difficile aujourd'hui et donc c'est vrai qu'entendre Vladimir Poutine dire que la situation est sous contrôle et qu'en plus de cela on va prendre tout le Donbass on va prendre la Novorissia et même on est à 10 km de Soumy donc on va prendre la ville de Soumy c'est complètement en fait en dehors de la réalité du terrain et donc ça montre qu'on a un président russe qui est tout à fait dans un monde j'ai envie de dire différent de celui dans lequel on vit
Alors Thierry Arnaud et après Guillaume Ancel Oui
j'ai juste pas condolé l'impression ce soir que la Russie est au bord de l'écroulement et que la guerre va s'arrêter demain parce qu'elle n'est plus capable de conduire cette guerre je pense qu'on en est évidemment très loin l'économie russe souffre c'est absolument incontestable on vient d'en avoir la preuve en image c'est compliqué pour les Russes dans leur vie quotidienne désormais et ça c'est un changement majeur et du coup le président russe incontestablement et le reconnaît est confronté à une réelle difficulté aujourd'hui cela étant le rouleau compresseur russe est encore là il continue de se faire de se manifester quotidiennement sur le théâtre ukrainien et ça ne va pas s'arrêter demain et encore à Kiev avec ses attaques de missiles Constantinivka les Russes continuent à avancer malgré tout Guillaume en fait ce qui est compliqué pour Poutine c'est qu'il est devenu l'otage de sa propre guerre on se souvient qu'il y a 4 ans il était persuadé du fait de ce que lui avaient raconté ses militaires qu'il allait régler ça en 3 semaines et là on est plus de 4 ans après et aujourd'hui le front se retourne contre lui alors qu'il y a un an à Anchorage il avait tellement une supériorité sur le terrain qu'il pouvait se permettre avec Donald Trump de dire je suis prêt à arrêter à telle condition pour reprendre les mots de Donald Trump il avait les cartes en main or là ce qui s'est passé depuis 2 mois c'est qu'il y a un changement de bord c'est à dire que les Ukrainiens n'ont pas pris le dessus ils n'avancent pas sur le terrain mais ils ont réussi à stopper les Russes et surtout maintenant ils frappent en profondeur et on voit bien à travers les déclarations de Poutine que pour la première fois il est obligé de reconnaître qu'il n'arrive pas à sécuriser la Russie donc ça veut dire en employant le mot difficulté difficulté mais ça veut dire qu'il est obligé de réagir et c'est ça qui inquiète les Européens parce qu'il estime que ce sont les Européens qui sont responsables de cette résistance ukrainienne qu'ils n'attendaient pas et par conséquent la question que tout le monde se pose en particulier au sein de l'OTAN aujourd'hui c'est qu'est-ce que va faire Poutine pour essayer de stopper cette situation qui lui revient dans la figure comme un boomerang
merci à tous merci à tous
merci à tous