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Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 15 octobre 2025 6 minAutoproduitFond programmatiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

« Nous n’accepterons pas les renoncements », prévient Mathieu Darnaud

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Mathieu DarnaudPromesse
    « Nous n'accepterons pas les renoncements. »
  • 0:45Mathieu DarnaudFait
    « Elle permet une nouvelle prise en compte des conséquences de notre démographie. »
  • 3:00Mathieu DarnaudFait
    « Il est en effet un domaine dans lequel la France excède malheureusement, c'est celui de la créativité fiscale qui étrangle chaque jour davantage l'initiative et l'envie de progresser. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

réforme structurelles que l'on améliore durablement la situation. Pourtant, c'est le cas lorsque vous annoncez vouloir suspendre la réforme des retraites. Certes, elle est imparfaite et nous l'avons dit ici même au Sénat, nous avions proposé des mesures d'amélioration.

Certes, elle doit mieux prendre en compte la pénibilité, la carrière des femmes, les carrières longues, mais elle permet une nouvelle prise en compte des conséquences de notre démographie. Elle permet à notre pays de ne pas se laisser glisser, distancer dans la compétition des grandes nations. Nous aurons sûrement, puisque vous l'avez affirmé, l'occasion d'en débattre pour mieux agir.

Mais vous l'aurez compris, nous n'accepterons pas les renoncements. Votre programme. Ce programme que nous avez annoncé devrait également intégrer la remise à plat des politiques publiques en retrouvant enfin un critère simple d'utilité et d'efficacité. la réduction du périmètre de l'État en supprimant ou fusionnant ces multiples émanations ératiques et désordonné que sont ces agences, ces opérateurs en ajustant enfin, comme nous l'avons proposé lors de la commission d'enquête sur ces agences présidées par Christine Lavarde des budgets de fonctionnement et des missions premières qui soient redéfinies. l'arrêt des fausses solutions à coût de hausse d'impôts ou de taxes nouvelles dans un pays déjà étouffé par la fiscalité.

Il est en effet un domaine dans lequel la France excède malheureusement, c'est celui de la créativité fiscale qui étrangle chaque jour davantage l'initiative et l'envie de progresser. Des mesures claires et compréhensibles faveur de la en faveur de la sécurité, d'une justice efficace et accessible, d'un pouvoir d'achat préservé, d'un accès aux soins pour toutes et tous, du soutien des plus fragiles dans une économie dynamique. Alors oui, bien sûr, votre gouvernement nous proposera des projets de loi, vous l'avez annoncé et comme nous l'avons dit, nous les examinerons avec exigence et pragmatisme.

L'heure est trop grave pour qu'il en soit autrement. C'est en responsabilité que nous travaillerons sur le budget, sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Nous déposerons aussi des propositions de loi lorsqu'elles nous paraîtront nécessaires.

Nous serons très vigilants sur les mesures que vous envisagerez concernant les collectivités territoriales car elles sont au service des Français et assurent aujourd'hui l'essentiel des investissements sur les territoires. Elle constituent un soutien majeur à l'économie et à l'emploi. De tout cela, monsieur le Premier ministre, nous débattrons et nous voterons.

Et non, monsieur le Premier ministre, ce n'est pas une rupture, c'est simplement notre rôle plein et entier. Car nous assumons toujours pleinement notre mission au Sénat. Nous travaillerons pour donner toute sa chance à la France.

Je voudrais insister sur un dernier point. Nous avons peu attendu, peu entendu, pardon, un mot pourtant essentiel lorsque tout se complique, ce délite ou ce crispe, celui de liberté. Je tiens à vous en parler car il manque singulièrement.

Il est dans une démocratie, vous en conviendrez, consubstantielle à l'exercice du pouvoir. Bien sûr, il est absent du discours des démagogues, c'est évident, mais les Français aimeraient tellement l'entendre et le voir se concrétiser. Qu'en pensez-vous, monsieur le Premier ministre ?

La France se fatigue. Elle fléchit sous le poids des contraintes des interdits dont les objectifs sont parfois peu clair et les conséquences non mesurées des volte face ou tête à queue. Elle s'asphyxie dans une surburocratisation qui entend se mêler de tout jusque dans notre vie quotidienne.

La détermination s'estompe devant le mur de normes et de règles qu'elle doit affronter. L'entrepreneur recule devant les seuils à franchir et leurs coûts pour se développer. La collectivité renonce devant le nombre d'obstacle administratif à résoudre avant de mettre en œuvre un projet.

Le citoyen se replie et s'isole devant la difficulté à dépasser dans sa vie de tous les jours. L'audace et la créativité finissent par aller s'exercer ailleurs qu'en France. Nous espérons vraiment que ce principe de liberté, monsieur le Premier ministre, guidera votre action.

Vous le constatez, pour notre groupe les républicains, la route à suivre est clairement tracée. Nous avions d'ailleurs communiqué nos priorités qui n'ont à ce jour trouvé que peu d'écho. Monsieur le Premier ministre, il n'y a chez nous aucune ambivalence.

Nos priorités ne s'appuyent pas sur des postures idéologiques. Elles découlent de la réalité de la France. Nos priorités s'appuyent sur l'efficacité retrouvée de l'État.

Il faut remédier à l'impuissance publique ce fléau politique moderne qui encourage les démagogues aux promesses trompeuses. Nos priorités s'appuyent sur la liberté et son corolaire la responsabilité. Victor Hugo affirmé à raison que les écrivains ont mis la langue en liberté.

Aux politique revient maintenant la charge de mettre la France en liberté en faisant confiance aux Français. Saurez-vous, monsieur le Premier ministre, emprunter ce chemin ? Finalement, nos priorités découlent d'une certaine idée de la France.

Monsieur le Premier ministre, au fond peut-être auriez dû, vous écouter plutôt le Sénat, cette maison qui allie sagesse et audace, détermination et constance. Depuis longtemps, la majorité sénatoriale et particulièrement notre groupe à voter chaque année pour chaque budget des mesures d'économie à travailler à réduire la dépense publique tout en protégeant les Français et en préservant les entreprises et les collectivités territoriales. Ce sera encore le cas cette année.

Nous nous mettrons au travail. Nous avons déjà commencé en travaillant sur ce budget depuis plusieurs semaines et plusieurs mois. Alors, monsieur le Premier ministre, je finirai simplement par une invitation, celle qui consiste à entendre enfin le Sénat.

Après tout, il n'est pas trop tard. Je vous remercie. Ev.