Bourdin Direct du 7 juillet - 6h/7h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 16 %Attaque 39 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 25:44OuverteRéponse partielle
La nomination d'Éric Dupond-Moretti à la Chancellerie crée une onde de choc dans le monde de la justice. Que disent les avocats ?
- 33:09OuverteRéponse directe
Maître Olivier Cousy, vous êtes bâtonnier de Paris. Surpris par la nomination d'Éric Dupond-Moretti ?
- 33:46RelanceRéponse directe
Les magistrats sont vent debout contre cette nomination. Pourquoi selon vous ?
- 35:39OuverteRéponse directe
Surpris par la nomination d'Éric Dupond-Moretti ?
- 38:16RelanceRéponse directe
Les magistrats accueillent très mal cette nomination. Pourquoi selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:57InvitéChiffre
« Seulement 20% des rendez-vous médicaux annulés à cause du confinement ont été reprogrammés. »
- 6:04InvitéChiffre
« Côté opérations, seulement 12% des patients ont pu obtenir un nouveau rendez-vous. »
- 18:35PrésentateurFait
« Christophe Castaner aurait bien voulu que ça soit remonté, mais Gérald Darmanin lui disait non, pas de pognon. »
- 18:41PrésentateurFait
« Maintenant, Gérald Darmanin a pris le fauteuil de Christophe Castaner. À lui, il a trouvé les moyens de nous dire maintenant il y a du pognon. »
- 19:30PrésentateurFait
« On a une fameuse loi Rachida Adati qui est toujours aussi présente et aussi applicable. »
- 37:39InvitéChiffre
« 80 avocats à Paris écoutés. Géolocalisés, on suivait leurs téléphones, on savait ce qu'ils faisaient. »
Temps de parole
- Présentateur81 %
- Invité9 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
≈ 1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Mardi 7 juillet, l'info sur RMC. Merci d'être avec nous. C'est Céline Kalman qui est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Un casting pour quel scénario ? 31 ministres, 8 nouveaux dans le gouvernement Castex. L'avocat Éric Dupond-Morettier nommé à la justice. Barbara Pompili à l'écologie. Gérald Darmanin à l'intérieur. Roselyne Bachelot à la culture. Après les passations de pouvoir, le gouvernement se retrouvera à 15h. Pour le premier conseil de Jean Castex. Les conclusions alarmantes d'un rapport de l'UFC que choisir ce matin. Seulement 20% des rendez-vous médicaux annulés à cause du confinement ont été reprogrammés. Il est 6h sur RMC, bienvenue à tous. Monsieur Éric Dupond-Moretti. Garde des Sceaux, ministre de la Justice.
Ce fut hier soir sans doute l'annonce la plus inattendue dans la longue liste de noms égrenés par Alexis Colleur, le secrétaire général de l'Elysée. L'avocat pénaliste Éric Dupond-Moretti nommé garde des Sceaux. Il va faire tomber la robe noire, quitter les planches pour, à 59 ans, prendre un tournant politique dans sa carrière. Celui qui a obtenu plus d'une centaine d'acquittements va devoir faire preuve de dialogue. Et ses débuts ne s'annoncent pas simples. L'union syndicale des magistrats a dénoncé avec sa nomination une déclaration de guerre. Aurélia Manoli. Toujours très virulent à l'égard des magistrats, Éric Dupond-Moretti va devoir désormais composer avec eux.
Il y a dix jours, il expliquait sur LCI que s'il était garde des Sceaux, il ferait justement le ménage dans cette profession. Qu'il fallait clairement séparer les magistrats du parquet, c'est-à-dire dépendants du gouvernement, des magistrats du siège qui rendent les jugements, qu'il les rendrait aussi responsables de leurs décisions. Des juges qui s'inquiètent aujourd'hui de cette nomination, alors que les avocats, eux, s'en réjouissent plus tôt. Très mobilisés contre la réforme des retraites, ils espèrent un soutien d'Éric Dupond-Moretti, lui-même engagé contre la réforme en janvier dernier.
D'autres dossiers entamés par Nicole Belloubet l'attendent, la création d'un nouveau code de justice pénal pour les mineurs, ainsi que la réforme du droit pénal de l'environnement. Elle est la première à avoir pris ses fonctions. Roselyne Bachelot qui avait juré il y a peu, qu'elle ne retournerait jamais en politique, a été nommée à la culture lors de sa passation de pouvoir avec Franck Riester, celle qui a été ministre de l'écologie, mais aussi de la santé, a promis de mettre la culture au cœur de la reconstruction du pays. Bonjour Jérémy Trottin, chef du service politique d'RMC.
Jérémy, parmi les nominations hier soir, on retient évidemment aussi le changement de casquette de Gérald Darmanin, des comptes publics. Il passe à l'intérieur, à la place de Christophe Castaner.
En effet, c'est l'homme du prélèvement à la source et des trois premiers budgets du quinquennat, Macron qui est devenu hier le premier flic de France. Un pur produit politique issu de la droite et proche de Nicolas Sarkozy. Gérald Darmanin qui voulait peser dans cette nouvelle équipe a donc décroché son rêve, grâce notamment au soutien du nouveau premier ministre. Il hérite d'un ministère en souffrance, marqué par les dernières déclarations de Christophe Castaner, à la suite des accusations de racisme dans l'institution, des policiers et des gendarmes, également épuisés par la crise des gilets jaunes.
Celui qui est encore maire de la très populaire ville de Tourcoing va devoir rapidement trouver les mots pour apaiser ce ministère, mais aussi renouer le lien entre la police et la population. Quant à la plainte pour viol déposée contre le nouveau ministre de l'Intérieur pour des faits remontant à 2009, l'Elysée déclarait hier soir que la nouvelle information judiciaire, ouverte il y a moins d'un mois, n'a pas été considérée comme un obstacle à sa nomination.
Jérémy Trottin, la parité n'est pas respectée. 14 hommes, 17 femmes dans ce gouvernement, dont Barbara Pompili, propulsée numéro 2, ministre de la Transition écologique et solidaire, a là pour mission de verdir la fin du quinquennat Macron. Thomas Chupin, comment les visages de l'écologie ont accueilli la nomination de cet ancien membre d'Europe Écologie Les Verts ?
Alors l'enthousiasme n'est pas débordant chez les représentants écologistes. Julien Bayou, secrétaire national d'Europe Écologie Les Verts, trouve malgré tout un peu de positif après cette nomination.
Elle est écologiste, elle a des convictions. Entre écologistes, on se soutient,
même si je doute qu'elle puisse arracher beaucoup. Députée de la majorité depuis le début du quinquennat, Barbara Pompili a quand même réussi à convaincre Julien Bayou sur un dossier. Elle a eu le courage, sous Emmanuel Macron, de pointer les défaillances de la filière nucléaire. Peut-être que ça la conduira à arrêter la folie du nucléaire. Son erreur, c'est d'être dans un gouvernement qui n'est pas écolo, dit Julien Bayou. Chez Greenpeace, l'un des porte-paroles, Clément Sénéchal, est encore plus sévère.
On est très sceptiques. D'autant plus que la semaine dernière, l'Assemblée nationale examinait un certain nombre des propositions de la Convention citoyenne pour le climat
et que Barbara Pompili n'a pas jugé bon de se rendre dans l'hémicycle. Et le fait que ce ministère de la Transition écologique soit le deuxième le plus important n'est pas non plus rassurant. Ça, c'est plutôt protocolaire et en réalité, ça aura peu d'incidence. Nicolas Hulot était quelqu'un d'engagé, qui avait du poids politique. Ça ne l'a pas empêché de démissionner parce qu'il était empêché d'agir par le gouvernement. Greenpeace qui ne voyait qu'une solution satisfaisante, mettre un écologiste au poste de Premier ministre.
Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, est lui vu conforté à son poste. C'est la porte, en revanche, pour Didier Guillaume, remplacé à l'agriculture par Julien Denormandie. La porte aussi pour Muriel Pénicaud, au travail, Nicole Belloubet à la justice. Sibeth Ndiaye est remplacé comme porte-parole du gouvernement par Gabriel Attal. Marlène Schiappa, elle accède au poste de ministre délégué à la citoyenneté. L'été sera studieux, chacun devra être au travail tout de suite. C'est ce qu'a déclaré Jean Castex, qui a reçu à Matillon hier soir les parlementaires LREM, Modem et Agir.
RMC, 6h05, le pronostic vital du chauffeur de bus de 59 ans, violemment agressé à Bayonne, était toujours engagé hier soir. Cinq personnes sont en garde à vue. Les autres chauffeurs vont continuer d'exercer leur droit de retrait aujourd'hui. Les médecins avaient alerté au plus fort de la crise du Covid. Les patients en attente d'opérations allaient sans doute payer le prix fort de cette situation sans précédent. Rapport alarmant que RMC vous dévoile ce matin. L'association de consommateurs UFC Que Choisir révèle que 20% seulement des consultations ont été reprogrammées le mois dernier. Côté opérations, seulement 12% des patients ont pu obtenir un nouveau rendez-vous. Margot Bédé.
Capacité d'accueil réduite à cause des mesures sanitaires. Nouveaux patients plus urgents depuis le déconfinement. Christophe, chirurgien orthopédiste dans un centre hospitalier public de la banlieue parisienne, a pu reprogrammer seulement 10% de ces patients. On nous autorise à faire des petites interventions, comme les ablations des broches ou des clous qui ont été mis dans les semaines ou les mois qui ont précédé, qui ne génèrent pas de longue hospitalisation. Toutes les autres interventions, donc les prothèses, les chirurgies ligamentaires ou la chirurgie du pied, qui génèrent des douleurs pas majeures, toutes ces interventions, pour l'instant, n'ont pas encore été reprogrammées.
Et les retards ne cessent de s'accumuler. Pour Mathieu Esco, en charge des études à l'UFC, que choisir ? Il faut une meilleure coopération entre le public et le privé.
Peu importe que vous ayez pris rendez-vous dans un hôpital public, s'il y a une place dans le privé, dans le même coin où vous habitez, il faut que vous puissiez y accéder très facilement. L'enjeu aujourd'hui, c'est vraiment d'utiliser à plein notre système de santé, sous l'égide des agences régionales de santé, pour s'assurer qu'il y ait une optimisation dans l'utilisation des ressources de notre système de soins.
En attendant, Christophe, le chirurgien orthopédiste, espère rattraper son retard d'ici un an. Aux Etats-Unis, décision radicale, fin des visas pour les étudiants étrangers. Si les cours de leur université ne sont dispensés qu'en ligne, le gouvernement de Donald Trump l'a annoncé hier. Ceux déjà présents sur le territoire américain devront quitter le pays ou s'inscrire dans une école avec des cours en personne pour conserver leur statut légal. Les Etats-Unis qui ont dépassé la barre des 130 000 morts, près de 55 000 cas supplémentaires ces dernières 24 heures. Musique de fin pour le génie des musiques de film. Le compositeur italien Ennio Morricone est décédé hier à l'âge de 91 ans.
Il aura composé plusieurs centaines de partitions, dont la musique du clan des Siciliens que l'on entend.
Oui, le clan des Siciliens. Et puis, il était une fois dans l'Ouest. Vous vous souvenez d'il était une fois dans l'Ouest ? Le bon, la brute et le truand, et tant d'autres films, Ennio Morricone. Tiens, vous vous souvenez de ça ?
Vous pourriez le mettre des fois avant une interview politique.
Oui, oui, ça serait pas mal. Non, non, ça serait pas mal. Ennio Morricone. Bien, bien. Merci Céline. C'est riche ce matin. Extrêmement riche. On va beaucoup parler de ce nouveau gouvernement qui surprend, je dois dire. Nicolas Sarkozy rôde. Il n'est pas loin de l'Elysée. Si j'ai bien compris. Et tout à l'heure, j'en parlerai à Camille Pascal. Camille Pascal, historien, grand ami, meilleur ami, l'un des meilleurs amis de Jean Castex, qui était aussi Sarkozy, qui est Sarkozy, enfin Sarkozy, qui écrivait les discours de Nicolas Sarkozy, historien, Camille Pascal, qui sera avec nous. Bien, nous allons parler de tout cela, mais il y a un autre sujet qui vous fait réagir d'une manière très active.
C'est l'agression de ce chauffeur de trambus à Bayonne. C'était dimanche soir. Le conducteur d'un trambus a été violemment agressé par des marginaux. Et nous allons y revenir. Nous allons y revenir parce que nous allons parler partir à Bayonne et parler de cet homme de 59 ans, roué de coups, grièvement blessé à la tête. Il aurait refusé la montée dans son trambus à ses agresseurs qui ne voulaient pas porter de masque. L'un de ses agresseurs avait un chien. Et bien aussi, le conducteur du trambus avait peur que ce chien ne morde les passagers. Le pronostic vital de cet homme de 59 ans est toujours engagé.
Hier, les chauffeurs de bus du réseau Chrono Plus, agglomération de Bayonne, Biarritz et Anglette, ont exercé leur droit de retrait à Bayonne. Cette agression a évidemment provoqué la consternation car le chauffeur de bus était connu et apprécié. Jean-Wilfred Forkes. Gilles connaissait bien Philippe, le chauffeur agressé. Gilles et Philippe ont grandi ensemble à Bayonne. C'était un super gars de la rive droite, qui a joué au foot, qui a fait du sport, qui était très bien avec tout le monde, qui était reconnu. Il aimait son boulot, il faisait son boulot, il livrait des fleurs. Philippe avait 58 ans, marié, père de trois filles. Il avait plein de projets avec son épouse.
Il est allé procher, il est parti à la retraite. Il m'avait dit qu'on a discuté il y a quelques jours encore, il pourrait aller partir à la retraite. Il voulait acheter un camping-car, profiter avec sa femme, avec ses enfants. Et puis voilà, il a toujours fait tout pour sa famille. Un super gars sans histoire. Collègue de travail, Jean-Marc Duhal, des contrôleurs dans cette compagnie de bus. Il a été chauffeur pendant 15 ans. Comme beaucoup, il dénonce lui aussi une violence gratuite.
Philippe, il a voulu faire son boulot consciencieusement. Je sais très bien que Philippe, il a voulu faire son boulot jusqu'au bout. Et malheureusement, il a perdu la vie. C'est totalement inadmissible. C'est ça qui nous écœure aujourd'hui.
Hier, en signe de protestation, les chauffeurs ont exercé leur droit de retrait. Mais Laurent Weber, délégué CGT, estime qu'il y a des limites à ne pas franchir. Notre métier, on l'aime. Tous, tous les chauffeurs qui sont là, ils aiment leur métier. Mais ce qu'il y a, c'est qu'on ne veut pas partir entre quatre planches comme notre collègue qui va partir. Et ça, c'est stop. On ne veut plus que ça se reproduise dans notre entreprise. L'enquête de flagrance a été confiée aux policiers de la Sûreté urbaine de Bayonne. Elle doit permettre de faire toute la lumière sur cette affaire. Connaître les raisons qui sont à l'origine de cette agression.
Agression qui a provoqué la consternation hier à Bayonne. L'agression dans les transports en commun, ce n'est malheureusement pas nouveau, Quentin Vinet. Oui, il suffit de parcourir la presse régionale. C'est ce que j'ai fait ce matin pour constater qu'il y a régulièrement des agressions de conducteurs dans les transports en commun. On en parle plus ou moins. Je vous donne quelques exemples. En avril dernier à Annecy, un homme placé en garde à vue après avoir agressé un chauffeur de bus. Toujours en avril à Besançon cette fois. Une porte de cabine arrachée, un guet tapon et un bus caillassé à deux jours d'intervalle.
En février à Arles, un chauffeur violemment giflé par une femme, droit de retrait sur le réseau. Et puis en octobre dernier, un conducteur de bus menacé à Villefranche était près de Lyon. Ses collègues ne voulaient plus les servir le quartier en question. Alors il y a trois ans, la RATP s'était penchée sur le sujet. En région parisienne, un rapport interne classé confidentiel avait fuité dans la presse. On y apprenait que les menaces et les insultes étaient en hausse de 24% avec plus de 300 agressions en un an, malgré la présence de 1000 agents pour assurer la sécurité en Ile-de-France. Serge est avec nous. Bonjour Serge. Bonjour. Comment allez-vous ?
Et vous mon cher Serge, ça fait un moment que je ne vous ai pas eu. Vous êtes à Melun. Ça va ? Comment allez-vous ? Ça fait plaisir de vous avoir. Moi aussi ça me fait plaisir Serge. Moi aussi. Vous êtes à Melun en Seine-et-Marne. Vous êtes chauffeur de bus vous-même. Oui. Vous avez entendu ce qui s'est passé à Bayonne. Oui. Vous constatez... Oui, allez-y Serge. Je voudrais apporter mon soutien à ses proches, à sa famille. Oui. Parce que franchement, c'est inadmissible. Inadmissible la langue de la retraite pour des masques et tout ça. Je trouve qu'on vit dans un monde de cinglés. Et je voudrais vous donner un témoignage.
Nous, on a eu il y a trois ans une agression dans le même genre à peu près. Mais ce n'était pas pour des petites ou des masques. C'est-à-dire qu'on a un conducteur qui est tombé dans une embuscade, qui a été rouille de coups. Le bus a été complètement détruit. Nous avons fait trois jours de droit de retrait. En résultat, nous avons tous été convoqués individuellement. On nous a retiré deux jours de salaire. Moi, j'ai eu un avertissement. Ça fait trois ans et demi que je suis en procédure contre mon entreprise par rapport à ce droit de retrait. Aujourd'hui, on n'est ni soutenu par notre direction. Alors nous, ça va à Melun.
On a de la chance parce qu'on a des agents de sécurité et suite à ça, des contrôleurs. Et on a les caméras. Mais il faut savoir qu'on n'est pas du tout soutenu par notre direction. Parce que j'ai un collègue dernièrement qui, pour un titre de transport, s'est pris un coup pendant la figure. Il a été convoqué. On lui a dit, écoutez, monsieur, il va falloir vous calmer parce que la prochaine fois, vous serez sanctionné. Et tout ça pour un titre de transport. Donc, les gens deviennent cinglés. Et nous, vous voyez, aujourd'hui, par exemple, je vais me battre avec les gens pour mettre leur masque. Parce que les gens ne mettent pas le masque. Dimanche, j'étais à Paris en train.
Je suis revenu chez moi à l'humour. Un gars fumait dans le train sans masque. Je lui ai fait la réflexion. Je me suis pris un peu de remassure. Parce que le gars m'a dit, ma cilérette, c'est allumé tout seul. J'ai dit, oui, arrêtez de prendre les gens très cons. Mais vous voyez, ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, on est dans une société où les gens vendent gratuitement. Nous, c'est tous les jours. Tous les jours. On a des roms. On a tout ça qui vend gratuitement. On n'a rien de droit de leur dire. Bientôt, ils vont monter avec des vélos. Moi, la dernière fois, il y en a qui voulait monter avec un vélos. Je l'ai refusé. Je me suis fait insulter.
Nous, on se fait insulter régulièrement tous les jours. Tous les jours, on a des problèmes. Tous les jours, j'ai des collègues qui se font insulter. Des femmes collègues qui se font insulter aussi. Parce que malheureusement, c'est des femmes. Donc, ils en profitent. Mais voilà. Et ça devient compliqué. Ça devient très compliqué. Et quand on en parle à notre entreprise, c'est laisser monter. On n'est pas là pour ça. Parce que normalement, les contrôleurs devraient pouvoir verbaliser à 135 euros. Sauf que dans notre société, ils ne veulent pas le faire. Pourquoi ? Parce que l'argent rentre dans la caisse de l'État. Et ça ne rentre pas dans la société. Donc, ils ne le font pas.
Donc, si vous appelez les contrôleurs parce que quelqu'un a un masque, il va lui demander gentiment de descendre. Mais en un cas, il sera verbalisé. Et les gens le savent. Donc, ils en profitent. Merci Serge pour votre témoignage. Jean-Jacques, je voudrais juste donner le bonjour à Amide et à Saba, deux collègues qui sont en train de rouler. D'accord. Vous avez eu raison. Et qui nous écoute. Merci beaucoup Serge. Merci d'être avec nous le matin. C'est un vrai plaisir. Je sais que vous êtes un auditeur fidèle. Yves Lefebvre est aussi avec nous. Secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO. Yves Lefebvre, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous tôt ce matin. Si tôt.
Les agressions dans les bus, ce sont des agressions du quotidien. C'est difficile pour la police de lutter contre cela ? Difficile, oui. Pourquoi ? Parce qu'il manque d'effectifs. Et puis aussi, à un moment donné, privatisation de toute la sécurité de ces réseaux. Donc, on a, je dirais, deux mondes. On a un monde où on arrive à voir, avec des moyens, à recruter des agents de sécurité privés. On le voit privés, du moins liés à la société d'emploi. On le voit notamment à la RATP. Et après, dans ce qui s'est passé à Bayonne, pour la société de transport de la périphérie bayonnaise, enfin, de la communauté commune. De l'agglomération, oui. De l'agglomération. Il n'y a absolument pas de sécurité.
Il faut de moyens. Il faut de moyens. Et la police n'est pas en effectif suffisant aujourd'hui. Oui. Là, vous êtes incapable d'assurer la sécurité dans les bus, évidemment. Complètement. On est déjà à peine capable. Aujourd'hui, malgré une progression des effectifs, depuis François Hollande, on n'arrive toujours pas au niveau qui était des effectifs, qui existaient avant la politique de révision des générales des politiques publiques, pardon, de Nicolas Sarkozy, la suppression de quasiment 10 000 emplois. On n'y arrive toujours pas. On n'y arrive toujours pas. Il s'est fait de ça, maintenant, plus d'une dizaine d'années. Donc, vous voyez, Jean-Jacques, c'est très, très compliqué.
On manque toujours d'effectifs, même s'il y a eu. Il faut savoir le reconnaître. On ne faut pas tomber dans le populisme. Des efforts de fait pour essayer de remettre tout ça à niveau. Bien sûr. Yves Lefebvre, la nomination de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur. Qu'en pensez-vous, sincèrement ? Déjà, je suis un garçon poli. Je lui souhaite la bienvenue. Après, ce n'est pas vraiment une surprise. Pourquoi ? Parce qu'on savait que Gérald Darmanin avait, je dirais, des yeux de chimère pour la place Gogo depuis pas mal de temps. Maintenant, il arrive. Il a voulu l'être. Il l'est. Eh bien, au boulot. Et attention, le terrain est particulièrement miné.
Pas plus pour Gérald Darmanin qu'il aurait été pour qui que ce soit. Le terrain est miné parce qu'on a beaucoup d'attentes. Qui plus est avec un Gérald Darmanin qui était, jusqu'à il y a quelques jours, l'argentier, l'argentier de l'État. C'est lui qui tenait, du moins, de la fonction publique. C'est lui qui détenait les coordonnées de la Bourse. Maintenant, il va être un peu en difficulté pour m'expliquer qu'il ne peut pas répondre favorablement et immédiatement à des avancées indemnitaires, notamment pour mes collègues de l'U2 ou officiers de police judiciaire. Et puis, nous permettre d'avoir enfin des voies d'avancement dignes de ce nom.
Qu'on n'ait pas aujourd'hui un examen et une nomination. Parfois, dix ans après, tant de la nomination arrive. Oui, puisque vous parlez des comptes publics qui veulent faire, où en est-on des paiements, des heures supplémentaires dans la police ? Ça va commencer à être amorcé. Là aussi, il faut porter ça au crédit de Christophe Castaner. C'est vrai qu'on se mélange un peu les prénoms depuis un moment. De Christophe Castaner. Maintenant, le montant est toujours aussi intéressant, parce que c'est un montant aujourd'hui qui devrait prendre pour nous un montant médian en fonction de l'indice et qui impose une augmentation d'environ 5 euros par heure supplémentaire.
Il faudra qu'aujourd'hui, l'heure supplémentaire est payée à peine 12 euros. Donc, c'est complètement indécent. Et il faut remonter ça. Mais pourquoi ça n'a pas été remonté ? Christophe Castaner aurait bien voulu que ça soit remonté, mais Gérald Darmanin lui disait non, pas de pognon. Maintenant, Gérald Darmanin a pris le fauteuil de Christophe Castaner. À lui, il a trouvé les moyens de nous dire maintenant il y a du pognon. Il a 37 ans, il rêvait depuis longtemps d'être ministre de l'Intérieur. À l'image finalement de son mentor en politique, Nicolas Sarkozy. Et l'on retrouve Nicolas Sarkozy.
Oui, on retrouve Nicolas Sarkozy, l'homme qui a créé la politique du chiffre, celui qui a créé le fossé entre la police et la population. Et j'entendais être alors le conducteur de bus. Et vous connaissez mon lieu d'implantation familiale, Jean-Jacques. Et quand je vois ce qui s'est passé à Bayonne, je suis profondément standardisé et surtout profondément peiné. Mais là aussi, la politique du chiffre s'estime de la séparation. Et au-delà de ça, perdons pas de vue qu'aujourd'hui il n'y a pas de réponse pénale. Pourquoi il n'y a pas de réponse pénale ? Parce qu'on a une fameuse loi Rachida Adati qui est toujours aussi présente et aussi applicable. Donc pas de réponse pénale.
Des aménagements de peines qui ont mis à réponse pénale jusqu'à deux ans d'emprisonnement. Tout ça, tout ça, il faut le gommer. Sinon, il faut... Qui touche un représentant du service public ? Et au-delà des flics, santé, transport. Voilà, le service à la personne doit être sévèrement sanctionné. Ce qui n'est malheureusement pas le cas aujourd'hui. Merci Yves Lefebvre dans tous les cas. Merci d'avoir été si tôt avec nous, secrétaire général du syndicat Unité GP Police FO. Vous êtes sur RMC. Vous réagissez évidemment le 3216 rmc.fr. Il est 6h20. RMC. RMC 6h09. Vos dans direct. Allez, il est quelle heure ? Il est 6h23. Vous êtes sur RMC. Si je prenais vite fait Johan, qui est ni moi.
Bonjour Johan. Salut Jean-Jacques. Ça va mon cher Johan ? Un peu triste. Un peu triste. C'est-à-dire ? Oui, le Gard va moins rayonner à partir du lundi prochain. Ah, le Gard sera moins représenté le matin. Oui, ça c'est sûr. Oui, ça c'est vrai Johan. Mais très heureux d'avoir vécu ces 10 ans avec vous à la radio. Ça fait 10 ans que vous écoutez Johan ? Ça fait 10 ans, oui. Ça fait 10 ans. Et très heureux d'avoir pu participer quelquefois à vos émissions. Mais dites-moi Johan, on se retrouvera évidemment sur l'antenne d'RMC à 8h30. RMC et BFM TV pour l'interview politique. Et puis on se retrouvera au stade des Costières. Mais bien sûr.
Par contre Jean-Jacques, il faut apprendre le Norvégien et le Paraguilien. Ah, maintenant il faut apprendre le Norvégien. Ça je dois dire que... Mais vous savez que là... Non, on ne comprend pas là. Les Norvégiens, je ne suis pas très bon. Vous non plus Johan.
Non, je ne suis pas bon, mais c'est présenté en français.
Parce qu'on vient de recruter l'arrière-gauche de l'équipe nationale de Norvège. Il joue à Rosenborg, qui vient de signer à Nîmes Olympiques. Et qui s'est pris, qui a fait l'effort, effectivement, il a l'air adorable ce garçon d'ailleurs, qui a fait l'effort de parler quelques mots, de dire quelques mots en français. C'est pour ça. Mais Johan, il va vite s'acclimater à Nîmes. Parce que c'est pas mal d'arriver à Nîmes. Il y a pire dans la vie. Oui, il y a pire dans la vie. Je suis assez d'accord. Merci beaucoup, Johan. En tout cas, félicitations pour votre carrière et bonne suite. Eh bien, merci. C'est gentil, Johan. Merci beaucoup. Salut, Johan. Et comment il s'appelle, Jean-Jacques ?
Melling. Pas mal, oui. Birger. Birger, je ne sais pas. Birger, Melling. Oui, tout à fait. On a une sélection en équipe de Norvège. L'arrière-gauche de Rosenborg, qui est une bonne équipe. Oui, vous connaissez Rosenborg ? Oui, oui, Coupe d'Europe et tout. Bien évidemment. C'est connu. Bon, merci. Charles Manier. Non, mais ils sont en train de se moquer de vous. Si, si, si. Rosenborg, c'est du haut niveau norvégien. Oui. Vous savez que la Norvège est toujours qualifiée pour l'euro, 2021. Bon, tous les matins, trois histoires et trois images avec vous, Charles Manier. Nous commençons avec l'image du jour en mars pour se protéger du Covid.
Ben oui, Jean-Jacques, quand on aime le bling-bling, on s'adapte même aux pandémies. Alors, cet homme d'affaires indien s'appelle Shankar Kurade. Il s'est donc fait confectionner un masque en or à mesure. Il a dépensé 4000 dollars pour ce masque qui pèse 60 grammes. Il porte déjà habituellement tout un tas de bracelets, de bagues en or. Ce masque vient donc compléter sa panoplie. Il explique qu'il est très fier. Les gens viennent lui demander des selfies dans la rue. En revanche, son masque en or ne le protège pas du virus. C'est ça l'inconvénient de ce masque. Ben oui, c'est embêtant. Parce qu'il est troué, le masque en or. Ben oui, à 4000 dollars. Il va pouvoir respirer. C'est dommage.
Bon, au moins, voilà un masque qu'on ne devrait pas retrouver jeté par terre dans la rue. C'est l'avantage. Il en prendra soin de son masque à 4000 dollars. Nous étions dans le gare. Retournons-y avec ce taureau qui est monté dans une décapotable. Ben oui, l'image autour des réseaux sociaux dimanche soir. Nous sommes du côté du caillard en petite camarde. Le caillard. Le caillard, pardon. Petite camargue dans le gare. Les automobilistes. Non, mais vraiment. Pardon, je m'excuse auprès de toute la communauté gardoise. Et du côté du caillard, cette petite 206 décapotable avec à l'avant le conducteur. Et à l'arrière, un taureau de 400 kg. Bambino. Oui, oui, Bambino, taureau stoïque.
Alors que la voiture roule, de nombreux internautes ont cru qu'il s'agissait d'une statue. Mais non, Bambino est bel et bien vivant. Il a 6 ans. Nos confrères de France Bleue ont retrouvé son propriétaire qui explique que Bambino est un taureau apprivoisé. Il l'a élevé au biberon. Il est très docile. Mais dimanche, Bambino s'est échappé de son enclos. Le propriétaire s'est donc lancé à sa recherche au volant de sa 206 décapotable. Et une fois le taureau retrouvé, il a suffi d'ouvrir la portière pour qu'il monte à l'arrière. Tout simplement avant de rentrer à la maison. Une belle balade en voiture pour Bambino, devenue la mascotte du caillard.
Dites-moi, 400 kilos à l'arrière, dans la 206, elle a dû frotter le bitume. Avec le Bambino, avec Bambino à l'intérieur. Ça fait trois fois Bambino. Bambino, Bambino. On pourrait passer la chanson d'Alida. Oui, c'est vrai. C'est vrai pour Bambino. Bon, triste nouvelle. Le plus vieux chat du monde est décédé. Oui, Rubble vient de nous quitter. On l'a appris cette nuit à l'âge de 31 ans. En année humaine, ça fait environ 150 ans pour ce chat. Rubble a vécu toute sa longue vie aux côtés de Michelle, sa maîtresse en Angleterre. La mère Michelle a donc perdu son chat, on peut le dire. Elle confie toute son émotion à la presse anglaise.
A 31 ans, il était donc entré dans le Guinness Book en tant que plus vieux chat vivant du monde. Mais il ne détient pas le record absolu de longévité. Celui-ci est toujours détenu par une chatte américaine baptisée Crème, qui est morte en 2005 à l'âge de 38 ans. Bien. Je ne savais pas, ça pouvait vivre aussi longtemps. Crème. Ah oui. Un café de Crème, justement. Oui, la première question. Non, non, pas de crème dans la machine. 32, c'est de la touche 5. C'est génant. On va se mettre sur cette 32, c'est. Très bien, Quentin.
On va revenir sur l'arrivée d'Éric Dupourmoretti à la chancellerie. La nomination d'Aquitator a créé une onde de choc dans le monde de la justice. L'Union Nationale des Magistrats parle de déclaration de guerre. Mais que disent les autres avocats ? On sera avec Olivier Cousy, Bâtonnier de Paris, 6h40.
Il est 6h30, Julien Coudreau est là pour les dernières informations. Julien, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. 31 ministres, 8 nouveaux et 2 grosses surprises. Bilan du remaniement marqué par l'arrivée de Roselyne Bachelot à la culture. Et surtout, celle d'Éric Dupourmoretti à la justice qui fait bondir les magistrats. Un gouvernement chargé d'impulser la relance du quinquennat et de l'économie. Bruno Le Maire en tête, dont le portefeuille à Bercy est élargi. Et puis dans l'actualité ce matin, le verdict pour les candidats du bac. Les notes seront-elles gonflées ? Certains redoutent déjà un diplôme au rabais. Ils ont rendez-vous à 15h cet après-midi.
Jean Castex réunit son gouvernement pour un premier conseil des ministres à l'Elysée. 31 ministres au total, 5 départs, 8 nouvelles têtes et quelques surprises. Une première passation de pouvoir en inclusé le désir. Soit au ministère de la Culture où Roselyne Bachelot succède à Franck Rister.
Une priorité pour Roselyne Bachelot au ministère de la Culture, relancer un secteur laminé par la crise du Covid.
C'est quasiment une question de vie ou de mort pour tant de personnes. Oui, le temps nous est compté, le temps m'est compté. Mais ceux et celles qui souffrent et qui doutent doivent pouvoir compter sur nous. Je serai la ministre des artistes et la ministre des territoires. Des intentions marquées, mais pour les professionnels du spectacle, Roselyne Bachelot doit agir très vite. Il n'y aura pas d'état de grâce, Madame Bachelot. Denis Gravouille est le secrétaire général de la CGT Spectacle. Il va falloir voir si derrière l'image tonitruante de Roselyne Bachelot, il y a du fond. Est-ce que c'est, pardonnez-moi l'expression, une grande gueule ?
Et est-ce qu'elle sera capable d'aller défendre, par exemple, le budget de la culture ? Ou est-ce que ce sera uniquement l'image pour donner l'impression qu'Emmanuel Macron s'intéresse à nouveau à la culture ?
Il demande notamment une réunion des représentants du secteur avec Roselyne Bachelot pour connaître en détail les objectifs de la nouvelle ministre de la Culture.
Retour de Roselyne Bachelot à la culture. La grande surprise de ce remaniement, c'est l'arrivée d'Éric Dupond-Moretti au ministère de la Justice. Le ténor du barreau succède à Nicole Belloubet qui quitte le gouvernement. Mais sa nomination fait déjà couler beaucoup d'encre. Et interroge Lucille Rouet, secrétaire nationale du syndicat de la magistrature. Bien sûr qu'on est interpellé. Bien sûr qu'on se questionne sur cette nomination par rapport au positionnement qu'il a pu adopter sur la magistrature par le passé et sur la magistrature récemment. Il reproche au juge de ne pas forcément être en phase avec la société, d'être formé d'une certaine façon.
On peut se poser un certain nombre de questions par rapport à de possibles conflits d'intérêts qui pourraient exister. En même temps, on peut se dire qu'aujourd'hui, ça peut aussi être une volonté de nommer quelqu'un qui est un professionnel du droit. Quelqu'un qui est à cœur de garantir l'indépendance de la justice. Mais on reste très vigilant et on va voir ce qui va se passer. Éric Dupond-Moretti qui a retiré sa plainte contre X qui visait des magistrats du parquet national financier dans l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy. Information de nos confrères de BFM TV. Un nouveau visage aussi pour incarner la transition écologique.
Celui de Barbara Pompili, nouvelle numéro 2 du gouvernement. Remplacement marquant à l'intérieur où Gérald Darmanin succède à Christophe Castaner qui quitte le gouvernement tout comme Nicole Belloublet, Muriel Pénicaud et Didier Guillaume. D'autres se voient au contraire renforcés dans leurs fonctions à commencer par Bruno Le Maire à Percy. Victor Jolin. Le redressement de l'économie est l'une des priorités du nouveau gouvernement et Bruno Le Maire en devient logiquement l'un des piliers puisqu'en plus de l'économie et des finances, il hérite de la relance comme nouvelle attribution et les comptes publics reviennent dans son giron. Ils seront tenus par Olivier Dussopt.
Autre axe stratégique, l'industrie, puisqu'Anne Espagne-Runacher qui en a la charge n'est plus seulement secrétaire d'Etat mais obtient un ministère de plein droit. Elle croisera dans les couloirs de Bercy le président de l'Union des entreprises de proximité, Alain Griset, nommé ministre délégué chargé des PME pour les aider à survivre après une récession sans précédent. Et c'est une autre tête nouvelle, Brigitte Klinkert, la présidente du Haut-Rhin qui devra s'attaquer au chantier du chômage des jeunes à la tête du ministère de l'Insertion. Jean-Michel Blanquer lui conserve son poste à l'éducation nationale et voit même son portefeuille élargi à la jeunesse et au sport.
Olivier Véran reste à la santé, rejoint, épaulé désormais par Brigitte Bourguignon, ministre déléguée à l'autonomie. La députée du Pas-de-Calais s'était récemment illustrée à la tête de la commission d'enquête parlementaire sur le Covid. Et écoutez, elle a d'ailleurs appris sa nomination en pleine séance hier.
Je suis désolée, on a troublé un peu cette audition mais je viens d'apprendre que je suis nommée au gouvernement. Je suis assez émue et pour des raisons évidentes, je ne pourrais donc plus présider cette commission ni les autres d'ailleurs. Donc je voulais vous souhaiter de continuer de bons travaux sur le même ton que ceux auxquels j'ai assisté depuis le début et que j'ai eu l'honneur de présider. Et donc je vous souhaite de continuer de cette manière pour que nous sachions exactement où nous en sommes aujourd'hui. Merci infiniment pour votre présence.
Voilà, premier conseil des ministres pour Brigitte Bourguignon et la nouvelle équipe. Cet après-midi donc à l'Elysée, d'autres nominations au niveau des secrétaires d'État sont encore attendus dans les prochains jours. L'actualité pour plus de 740 000 personnes ce matin, ce sont les résultats du bac. Pas d'épreuve finale cette année, vous le savez. Le diplôme est accordé en fonction des notes du contrôle continu en raison de l'épidémie de Covid-19. Situation qui devrait permettre à certains élèves de voir leurs notes gonflées au passage. Mais cela fait aussi redouter que cette édition post-Covid soit considérée comme un bac au rabais. Florian Chevalet avec Romain Poison.
C'est avec le sourire et plutôt détendu qu'Adja et ses camarades attendent les résultats du baccalauréat.
Ça n'a pas été facile, il y a eu les gilets jaunes, il y a eu les greffes.
Alors ne parlez surtout pas à ces lycéennes d'un bac au rabais.
On m'a dit c'est gratuit, on vous l'a donné, vous n'avez pas eu besoin de travail. Alors que si, en vrai c'était pendant toute l'année, c'était des résultats qu'on a eus. On a travaillé pour les avoir, mais on n'est pas tous les tricheurs.
Ces critiques et moqueries, certaines en rigolent, d'autres s'en inquiètent un peu plus. Par contre, ça ne va pas nous pénaliser pour quand on va demander en entreprise des emplois ou des trucs comme ça. Le bac 2020, tout ça. Cette année, tous les élèves de terminal ont été évalués uniquement avec leurs notes de contrôle continu. Plus d'examens nationaux. Certains établissements scolaires font gonfler les notes de leurs élèves, selon Sophie Vénétité, professeure de sciences économiques et sociales.
On a découvert parfois qu'il y avait des différences entre les livrets scolaires des élèves et les notes du bac qui ont été saisies. Chaque établissement, en dehors d'un cadre national, a pu effectivement se dire « bon, peut-être que mon taux de réussite sera comme ça un peu plus élevé ».
Pour le syndicat national des chefs d'établissement, il est logique que dans ce contexte particulier, les juristes soient bienveillants. Les élèves ne doivent pas s'inquiéter. Le bac n'est qu'une porte d'entrée dans les études supérieures. Voilà, premier résultat ce matin à partir de 8h30 pour l'Académie de Lyon. 9h pour Nantes, 10h pour Aix-Marseille et ainsi de suite. Les courses, le quintet, Deauville, Clairefontaine aujourd'hui. 13h50, la favorite c'est le numéro 5, savoir aimer, comme c'est joli. Outsider numéro 13, Amazing Grest. Comment ? Amazing Grest. Oui, je me suis un peu... Ça m'arrive tous les jours. Ça m'arrive tous les jours, c'est pas fini, ne vous inquiétez pas.
Allez, merci Anaïs. Ici les 6h37, je vais prendre Stéphane ensuite. Je suis très heureux de recevoir Maître Olivier Cousy qui est bâtonnier de Paris. Nous allons parler d'Éric Dupond-Moretti, un avocat nommé garde des Sceaux. C'est déjà arrivé à de très nombreuses reprises dans l'histoire de la République. Mais là, c'est une personnalité forte, Éric Dupond-Moretti, et qui a dit beaucoup de choses d'ailleurs sur la justice. Et tout à l'heure, nous sortirons des extraits d'une longue interview que j'avais réalisée avec lui, ici même, sur BFM TV, sur RMC à 8h30. Interview d'Éric Dupond-Moretti, où il n'était pas tendre du tout avec le fonctionnement de la justice.
Pas tendre avec les magistrats aussi. Les magistrats qui sont vent debout contre cette nomination. Nous y revenons, mais en attendant, prenons Stéphane, qui est à Mérissuroise, dans le Val-d'Oise. Bonjour Stéphane. Bonjour M. Brodin, vous allez bien ? Ben ça va, mon cher Stéphane, très très bien. Ben oui, je voulais vous dire au revoir. Ben merci. Je vous écoute depuis plus de 20 ans, M. Brodin, quand même. C'est vrai. Ben vous m'avez écouté sur une autre radio, alors ? Je commençais par RTL. À RTL, oui. Oui, bien sûr. Les auditeurs ont la parole, non ? Exactement, c'est là que je vous ai écouté, je vous avais pu quitter après. Il faut bien savoir.
C'était un moment extraordinaire, les auditeurs ont la parole. Ah, mais vous étiez totalement novice, quoi, quand on voit aujourd'hui. Et puis bon, vous aviez aussi un moment, votre voix est particulière, vous aviez perdu votre voix à un moment. Ben oui, exactement, j'ai perdu ma voix, j'ai été opéré des cordes vocales, ça peut arriver. Pendant huit jours, plus de voix. Oui, oui, ça, c'était quand même, là, là, c'est une petite année d'opération. J'ai été obligé, d'ailleurs, je me souviens, j'ai été obligé de me taire. Je n'ai pas parlé pendant huit jours. Oui, tout à fait. J'avais ordre, après l'opération, de ne plus prononcer le moindre mot.
C'est pas facile, de ne pas parler pendant huit jours, je ne vais pas vous le dire. Oui, alors, oui, oui, tout à fait. C'est pas facile. Et votre manière de travailler, bon, ben voilà, on n'est pas d'accord, mais c'est quand même la possibilité de nous laisser parler, ça, c'est super important. Ben, évidemment, c'est gentil, Stéphane. Écoutez, ben, bonne continuation. Ben, merci, vous continuerez à écouter l'interview politique à huit heures et demie. Tout à fait. Évidemment, qui est ça, j'y tiens énormément, d'autant plus que la présidentielle va arriver et que cette présidentielle s'annonce étonnante. Je ne sais pas ce qui va se passer.
Bon, nous allons donner la parole à quelqu'un qui a l'habitude de parler, Maître Olivier Cousy, qui est bâtonnier de Paris, qui est avec nous dans deux minutes sur RMC et RMC Découverte. A tout de suite. RMC.
RMC 6h-9h. Vos indirectes.
Bien, avec nous, Maître Olivier Cousy, qui est bâtonnier de Paris. Maître Cousy, bonjour. Bonjour. Surpris par la nomination d'Éric Dupond-Moretti. Agréablement surpris. Agréablement surpris. Oui, c'est une bonne nouvelle parce que c'est une manière de remettre la justice au centre du débat. Et je trouve que ça, c'est une décision courageuse de la part du gouvernement, du Premier ministre et du Président. Donc, je salue cette décision. Une décision risquée, non ? Connaissant la personnalité forte, je me méfie des a priori, vraiment, dans la vie. Oui, il faut. Il faut, oui, oui.
La personnalité forte d'Éric Dupond-Moretti que j'ai reçu, que je connais, que j'apprécie énormément d'ailleurs, qui est un personnage très intéressant parce que multiple et iconoclaste. Oui, et puis c'est un parcours. C'est quelqu'un qui vient de Lille, qui a travaillé très jeune, qui vient d'origine modeste. Il n'y a personne qui connaît aussi bien tous les tribunaux de France qu'Éric Dupond-Moretti. Donc, on a référé à quelqu'un qui va avoir une vraie connaissance. Un pénaliste. Un pénaliste qui connaît la justice au quotidien, qui sait ce que c'est que de défendre des situations dramatiques.
Et moi, je trouve que c'est une bonne chose parce qu'il permettra d'avoir une vision plus éclairée sur ce qui se passe dans les tribunaux et dans la réalité judiciaire. Oui, la liberté publique, les problématiques de liberté publique. Il connaît le respect de l'État de droit. Il connaît. Il s'est emporté à de nombreuses reprises, justement. Oui, oui. Pour nous, ce qui est important, c'est le secret professionnel. On est quand même dans une situation où tout ça est assez menacé. Il y a eu des découvertes assez récentes sur la question des écoutes des avocats. Il a retiré sa plainte, d'ailleurs, à ce moment-là. Ça, c'est normal parce qu'il devient ministre. Oui, oui. C'est aussi mécanique.
Oui, bien sûr. Mais nous, d'ailleurs, on a envisagé une action. Mais la précédente garde des Sceaux, ce n'est pas lié à sa nomination. Mais nous, notre plainte, ou en tout cas notre action en justice qu'on avait engagée, on va la suspendre dans l'attente de l'enquête. puisque Mme Bellouvet avait pris une décision, elle aussi courageuse, de faire une enquête de l'Inspection Générale des Services sur la manière dont cette procédure a été menée dans le cadre des FADET. Oui, des avocats écoutés, c'est ça, pour résumer. 80 avocats à Paris écoutés. 80 avocats à Paris écoutés.
Géolocalisés, on suivait leurs téléphones, on savait ce qu'ils faisaient, les téléphones des clients, les téléphones des cabinets. Donc ça, c'est vraiment inacceptable. C'est inacceptable. Il s'était emporté contre cela. Maintenant, il est garde des Sceaux. Il va, j'imagine, être vigilant. Il va en tout cas mener l'enquête. Il va faire une enquête par les services. Oui, M. Cousy, vous le connaissez, Éric Dupond-Moretti. Oui, mais il s'en porte. Il va falloir qu'il soit plus calme. Les magistrats accueillent très mal cette nomination. Pourquoi, selon vous ? Il faut qu'on sorte de cette posture et de cette opposition. Il y a un travail de justice qui se fait à deux.
À trois avec les greffiers, à quatre avec les policiers. Donc tous les auxiliaires de justice peuvent travailler ensemble. Moi, je l'ai vu pendant le Covid. On a travaillé directement avec les chefs de juridiction. Il n'y a aucune raison de maintenir cette opposition de principe. Il y a eu des avocats gardes des Sceaux qui ont été excellents. Il y a eu des magistrats qui ont été gardes des Sceaux qui ont été excellents. Le vrai sujet, c'est est-ce qu'il aura les moyens ? Est-ce qu'il aura une marge de manœuvre ? Est-ce qu'il n'aura pas les mains liées au niveau du budget ? Oui, le parquet national financier qualifié de barbouze. Enfin, des méthodes de barbouze.
C'est parce qu'il les a vécues. Il les a subies lui-même. Oui, exactement. Il faut qu'on peut dire maintenant que les magistrats vont l'écouter. Alors, oui, les magistrats vont l'écouter. Il va falloir mettre en place le code de justice pénale des mineurs. Oui, tous les projets qui avaient été menés par Mme Belloubet doivent être continués. On a des situations des prisons qui ne sont pas acceptables. Éric les connaît bien. Mme Belloubet avait fait des actions tout à fait louables sur ces sujets, sur les mineurs, sur les prisons, sur un certain nombre de points de justice. La difficulté, c'est qu'elles n'étaient pas nécessairement suivies.
Donc là, il faut que Dupond-Moretti arrive à imposer un programme et à imposer les réformes. Oui, et le droit pénal de l'environnement aussi. Il va falloir travailler. Le droit pénal de l'environnement. Il y a des grands projets sur l'organisation judiciaire, sur la question des cours criminels. Il avait même envisagé la suppression de l'école nationale de la magistrature. Oui, il l'a dit. Il l'a dit, oui. Il l'a dit. Il l'a dit. Alors là, les magistrats sont vent debout. Et puis, une séparation entre les magistrats du siège et du parquet aussi. Oui, c'est pareil. Ça fait partie des débats. Mais il faut réformer les choses. La justice était au plus mal dans la situation actuelle.
Elle est lente. Elle est difficile. Il y a des manques de confiance. Donc, je pense qu'on peut travailler ensemble. Moi, je suis très confiant. Sans oublier la réforme des retraites. Je me souviens du nombre d'avocats qui avaient déposé leur robe et qui avaient protesté lors de la réforme des retraites. Il va falloir renouer le dialogue avec les avocats. Vous êtes bâtonnier. Vous allez être exigeant avec votre confrère garde des Sceaux. Ça va être peut-être le premier sujet sur lequel on va s'affronter. Je ne sais pas quelle va être la politique du gouvernement et si Eric va l'appliquer.
Mais c'est clair que si on remet sur le tapis cette réforme des retraites en l'état des cabinets aujourd'hui, la manière dont nous sommes dans une situation de fragilité économique, remettre la réforme en l'état telle qu'elle était, ça va nécessairement créer des conflits. Et on va redescendre dans la rue, c'est certain. Merci Maître Cousy. Merci d'être venu nous voir. Merci. Et ça va être intéressant vos discussions avec Eric. Oui, l'avantage c'est qu'on... Parce que vous vous appelez par vos prénoms. L'avantage c'est qu'on se connaît. Ça vous connaissez bien. Oui, il connaît tous les avocats, c'est évident. Bien, merci Maître Cousy.
Éric Dupond-Moretti que j'accueillerai rapidement, je l'espère. Nouveau garde des Sceaux. Nous l'écouterons donc tout à l'heure à 8h10, des extraits de l'interview que j'avais réalisé. C'était il y a à peine deux ans, peut-être même pas deux ans. Il est 6h49. Qu'allons-nous faire, Annelies ?
On va parler de sécurité. C'est vrai que c'est une véritable angoisse. Chaque année au moment de partir en vacances, laisser sa maison, on a peur des cambriolages. Eh bien, Anthony Morel va nous présenter toutes les nouvelles technologies pour la surveiller de près, justement. Il est avec nous dans un instant. RMC.
RMC.
RMC, c'est déjà demain.
Il est 6h52. Je vais prendre Christophe qui nous appelle de Saint-Estèvres. On a un tout petit peu d'avance qui est dans les Pyrénées-Orientales. Bonjour Christophe. Bonjour Monsieur Morel. Bonjour. Vous êtes enseignant, Christophe. Oui, je suis enseignant. Je vous écoute depuis votre arrivée sur RMC il y a près de 19 ans, je crois. Oui, exact. Je vais courir tous les matins, vers 5h du matin. Et j'ai la RMC dans les oreilles. Et je me souviens, vous taquinez Philippe Dufresne ou Guillaume Caou il y a très longtemps. Et vous m'avez irrité parfois, vous m'avez régalé souvent. Et voilà, je tenais à vous remercier pour ça.
Vous avez installé une vraie libre antenne et un vrai respect pour les auditeurs, une réelle bienveillance. Ça, c'est sûr. Vous avez été copié, mais pas égalé. C'est ça, franchement, vous méritez toute la gratitude de beaucoup d'auditeurs pour ça. Merci beaucoup Christophe. Ça me fait vraiment plaisir. C'est vrai que pour moi, les auditeurs ont été prioritaires tout au long de ces années. Et je n'ai jamais pu concevoir, jamais pu concevoir de faire de la radio sans donner la parole aux auditeurs. Je l'ai fait à RTL et je continue à le faire sur RMC jusqu'à la fin de la semaine. Et surtout, ce n'était pas factice. Ce n'était pas fin comme relation.
Et on sentait une vraie honnêteté de votre part qui n'est pas forcément le cas d'autre. Donc, c'est vraiment bravo et merci encore. Merci beaucoup Christophe. Merci pour ce petit message. Ça me fait vraiment plaisir. Moi aussi, je vous dis près de 20 ans que je vous écoute et c'est la première fois que je vous permets de vous appeler. Bon, Christophe, merci. Merci. Merci à vous. Des innovations contre... Voilà, décidément. Des innovations que la radio, c'est un métier. Des innovations contre les cambriolages pendant l'été avec Anthony Morel. Bonjour Anthony. Bonjour Jean-Jacques. Robots, drones et caméras. Oui, l'arsenal technologique. L'arsenal.
C'est-à-dire qu'on s'équipe de robots, de drones et de caméras. Oui, c'est ça. Là, on est peinard. Ah ben là, vous êtes tranquille. Vous pouvez partir. L'esprit serein, c'est ça l'intérêt. Alors, les caméras, ça existe déjà depuis plusieurs années. Un robot veille. Oui, exactement. Alors, vous avez, en fait, on commence par les caméras. Les caméras, c'est plus ça.
Les petites caméras intelligentes qui sont, alors, comme celles que je vous ai apportées, il y a plein de modèles qui existent, des modèles assez discrets qu'on va placer dans son salon qui sont reliés à une application sur son téléphone et qui vont détecter tout ce qui se passe à l'intérieur de la maison et vous, via une application, vous êtes à l'autre bout de la France, vous pouvez regarder ce qui se passe de manière très précise. Vous allez avoir une alerte si vous avez un intrus qui entre à la maison.
Le problème, le risque, c'est de passer l'été à regarder son téléphone.
Non, parce que normalement, tu ne le fais pas toute la journée. Anaïs a raison. Non, parce que vous allez seulement regarder si vous avez une alerte et si vous recevez une alerte, c'est qu'il y a quelqu'un qui est rentré chez vous. Donc, a priori, ce n'est pas tous les jours non plus. Il faut espérer en tout cas. Alors, vous avez des modèles quand même qui ne se déclenchent pas trop facilement, ces caméras. Pas trop, normalement. Un oiseau, par hasard, se retrouve dans la maison et déclenche l'alarme. Elles sont capables de faire la différence. Elles sont même capables pour certains modèles équipés de reconnaissance faciale de faire la différence entre les personnes qui sont autorisées.
Par exemple, la voisine, vous lui avez demandé de venir arroser les plantes. Bon, elle, c'est bon, il n'y a pas de problème. Elle ne va pas déclencher quoi que ce soit. En revanche, si c'est un rôdeur, à ce moment-là, oui, vous recevez une alerte sur votre téléphone. D'accord. Effectivement, vous avez des caméras, alors qu'on peut appeler des robots. En fait, ce sont des caméras montées sur chenilles que vous allez pouvoir piloter à distance pour lui faire faire une petite patrouille à l'intérieur de la maison pour voir si tout se passe bien ou alors elle-même va pouvoir patrouiller à l'intérieur de la maison un peu comme un robot aspirateur et vous envoyer des alertes s'il y a un problème.
On peut aussi utiliser des drones pour le jardin. Oui, alors ça, c'est un truc que j'avais découvert au dernier CES de Las Vegas. Complètement fou, mais c'est vraiment un truc d'américain, j'allais dire. Pardon, mais en gros, vous avez des petits capteurs électroniques qui sont cachés dans les lampes de jardin et qui vont se détecter si vous avez un rôdeur qui entre, voilà, c'est ce qu'on voit pour ceux qui nous regardent sur M&M C Découverte, qui entre dans votre jardin.
Et à ce moment-là, vous avez un gros drone qui va sortir de sa niche, j'allais dire, qui est caché dans le jardin et qui va filmer tout ce qui se passe et qui va vous envoyer les images et envoyer les images éventuellement à la police, qui va vous suivre aussi, qui est à suivre le rôdeur. Alors prévenez vos voisins quand même, parce que s'il y a le drone qui commence à se balader comme ça, et si c'est le chat du voisin. Alors non, dans le long, même chose, il est intelligent, il est capable de faire la différence entre un chat, un chien ou un être humain. Donc voilà, il ne se déclenche que si c'est un rôdeur humain qui effectivement est dans votre jardin.
Ça, ça coûte quand même 10 000 euros. Ah d'accord. Oui, non, mais là, c'est les technologies. Et puis, autre solution, des ampoules intelligentes qui permettent de simuler une présence dans la maison. Alors ça, c'est assez malin. C'est-à-dire que vous allez pouvoir ces ampoules, soit les déclencher vous-même depuis votre téléphone, il y a une application pour faire croire que vous êtes là quand vous ne l'êtes pas, ou alors, vous avez même des modèles très intelligents qui vont apprendre vos schémas de vie. C'est-à-dire qu'elles savent que quand vous êtes là, vous allez vous coucher vers 23h, donc la lumière du salon s'éteint et la lumière de la chambre s'allume.
Et quand vous n'êtes pas là, ces ampoules vont reproduire ces schémas-là comme si vous étiez à la maison. Et ça déclenche de la musique aussi ? Ça peut éventuellement déclencher de la musique. C'est une bonne idée. Tout le monde pense qu'il y a quelqu'un. Mais attends, avec la domotique, ce qu'on appelait la domotique, enfin maintenant, c'est les objets connectés pour la maison, on est capable de tout piloter depuis son smartphone en étant à l'autre bout du monde. Tu peux sortir la poubelle ? Non, pas encore. C'est peut-être pendant quelques années.
Mais en tout cas, on peut très clairement simuler une présence en étant absent et donc pour éloigner les rôdeurs, les cambrioleurs, ça peut être une solution. Merci, mon cher Anthony. Merci. Nicole est là. Rockbrune sur Argence. Bonjour, Nicole.
Bonjour, Jean-Jacques. Bonjour à toutes lesquelles. Vous allez bien.
Vous êtes dans le Var, Nicole.
Très bien. Oui, oui, oui, c'est ça, oui.
Ça va ce matin ?
Très bien. Comme tous les matins, quand je me réveille et que je mets la télé...
Vous regardez RMC Découverte. On n'insistera jamais assez et on l'oublie un peu ici que RMC Découverte est très regardée le matin. C'est la troisième chaîne la plus regardée de France le matin. Je voudrais le rappeler à chaque fois derrière France 2 et BFM TV. Bien avant tout, les autres, et j'en suis très, très heureux parce que c'est grâce à vous, encore une fois, Nicole. Oui, oui. Vous avez gagné votre machine à café et les questions qui vont avec, ma chère Nicole. C'est super,
je suis trop heureuse. Moi aussi, je suis heureux
de vous rendre heureuse dans tous les cas.
Merci, merci beaucoup.
Merci Nicole. Merci, je vous embrasse. Merci beaucoup.
Merci, moi aussi, toute l'équipe et vous.
Merci, au revoir Nicole.
Au revoir.
Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir.
Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir. Au revoir.