Manifestations les samedi, "le manque à gagner est énorme" alerte la présidente de l'Association Cœur de ville 63
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous voulez dire ce matin aux clermontois ?
- 1:11OuverteRéponse directe
Le manque à gagner, il est déjà conséquent ? Vous avez un peu chiffré en moyenne suite à ces deux samedis ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Cela vous inquiète à l'idée de se dire que ce mouvement, il pourrait durer comme les Gilets jaunes en 2018 ?
- 2:58OuverteRéponse directe
Quand vous dites qu'on va ouvrir ce samedi 31 octobre, mais vous ne savez pas encore quelles sont vraiment les limites fixées par la préfecture ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Cet appel à revenir dans les commerces en semaine, vous le savez, le pouvoir d'achat est en berne. Ça va suffire de dire 'venez nous voir en semaine' ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Le scénario cauchemar, c'est un mouvement qui continue jusqu'aux fêtes de fin d'année pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16InvitéChiffre
« On a perdu à peu près, pour tout le monde, moins 30% sur le chiffre de raffaires de la semaine, donc fois deux. »
- 2:10InvitéChiffre
« J'ai des restaurateurs qui m'ont dit « Leur chiffre d'affaires de samedi dernier était de 400 euros, habituellement il est de 6000. » »
- 2:19InvitéChiffre
« Et avec ça, il y a 30 personnes à employer. »
Temps de parole
- Invité63 %
- Présentateur30 %
- Présentateur 25 %
≈ 3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Jusqu'à 9h, toute l'Auvergne se réveille, avec ici Pays d'Auvergne.
Et
ce matin, le SOS lancé par les commerçants clermontois, dont l'activité est très perturbée par les manifestations contre la vie chère. Chaque samedi, on va en parler avec votre invitée, Lauriane, c'est la présidente de l'association Cœur de Ville 63. Bonjour Karine Gubioti. Bonjour. Qu'est-ce que vous voulez dire ce matin aux clermontois ? Venez, revenez dans nos boutiques, nos commerces
? Oui,
voilà, c'est un appel en disant, venez nous voir, parce que ça fait deux samedis qu'on est à zéro, c'est très compliqué. Et voilà, arrêtez de consommer sur Internet, venez reprendre notre petite sourire en boutique, nos petits conseils, c'est plus important. Et surtout, nous aider, nous, les indépendants. Et
en semaine, c'est vraiment le message, surtout à l'occasion de cette deuxième semaine des vacances de la Toussaint, en profiter.
Voilà, exactement, il fait beau en plus aujourd'hui, donc c'est parfait. Il fait froid, donc on peut acheter les manteaux et voilà, et faire un petit tour dans nos boutiques et venir nous faire un petit coucou, c'est important pour nous. On a besoin de solidarité parce que là, honnêtement, on est complètement, on est triste, on ne sait plus comment faire et c'est compliqué pour nous.
Le
manque à gagner, il est déjà conséquent ? Vous avez un peu chiffré en moyenne suite à ces deux samedis ?
On a perdu à peu près, pour tout le monde, moins 30% sur le chiffre de raffaires de la semaine, donc fois deux. Donc c'est énorme.
Car il y
a
eu, voilà, le 17 octobre, le 24 octobre, deux samedis de mobilisation contre la vie chère, avec pas mal de casses, malheureusement, et de pillages le 17. Un troisième acte est annoncé ce samedi 31 octobre.
Alors,
cela vous inquiète à l'idée de se dire que ce mouvement, il pourrait durer comme les Gilets jaunes en 2018 ?
Je pense que oui, c'est un peu le cas, c'est ce qu'ils veulent mettre en place, c
'est
que ça dure. Seulement nous, maintenant, les commerçants, c'est stop, on ouvre, samedi prochain,
on
ouvre. Laissez-nous travailler, quoi, voilà. On ne peut plus fermer, ce n
'est
pas possible. Moi,
j
'ai tous les commerçants qui m'ont envoyé un message dimanche, qui m'ont dit « Karine, ce n
'est
plus possible, on ne peut plus perdre de chiffre d'affaires. Comment on va faire pour payer nos charges à la fin du mois ? Comment on va faire pour payer nos masses salariales ? »
C
'est impossible, il faut qu'on ouvre. J'ai des restaurateurs qui m'ont dit « Leur chiffre d'affaires de samedi dernier était de 400 euros, habituellement il est de 6000. » Donc, vous imaginez, c'est un manque à gagner énorme. Et avec ça, il y a 30 personnes à employer. Donc, ce n'est pas possible. Nous, samedi prochain, on travaillera, on ouvrira, on espère qu'on aura de la sécurité. C'est ce que
vous
demandez aujourd'hui aux autorités, ce n
'est
pas suffisant jusqu'à présent, les deux samedis
?
Ce n
'est
pas suffisant, ce n
'est
pas que c'est suffisant ou ce n
'est
pas suffisant. Je ne
suis
pas là pour juger. Parce que c'est vrai qu'on était rassurés samedi dernier. Moi, j'ai fait un tour en ville pour voir un peu si mes commerçants n'étaient pas abîmés, pas saccagés. C'était rassurant de voir ce que j'appelle les tortues ninja. Mais par contre, la BAC aussi s'arrêtait régulièrement, contrôlait les jeunes. Mais normalement, ils étaient interdits de rentrer en centre-ville. Ils sont quand même rentrés.
Quand
vous dites qu'on va ouvrir ce samedi 31 octobre, mais vous ne savez pas encore quelles sont vraiment les limites, en tout cas fixées, notamment par la préfecture, la manifestation, il y a cet appel, mais il
n'y
a rien encore qui est dessiné ?
Non, rien du tout, mais je vais sûrement m'entretenir avec un élu et je vais lui faire part de ce que je viens de vous dire, que nous, on décide d'ouvrir et quoi qu'il arrive, à moins qu'on ait une fermeture administrative, on ouvrira.
Cet
appel à revenir dans les commerces, dans les boutiques en semaine, vous le savez, le pouvoir d'achat, il est en berne. Ça fait un petit moment déjà que les commerces sont en difficulté. C'est bien aussi pour cela que les gens manifestent contre cette vie chère. Donc, est-ce que ça va suffire de dire, venez nous voir en semaine
?
Bien sûr que non. Il y a des gens qui préfèrent rester sur leur canapé et continuer à consommer comme ils font habituellement. Je le sais. Puis, il y a des gens qui sont touchés. Par exemple, j'ai une commerçante qui a publié vendredi dernier un petit communiqué sur Insta en disant, voilà, je vais rester ouverte, moi, parce que c'était sa décision à elle. Mais je ne prendrai aucun risque, ne vous inquiétez pas. Et en fait, elle a des maris qui sont venus acheter des vêtements chez elle. Il y
a
des gens qui se
sont
dit, nous, on est venus vous voir parce qu'on savait que vous étiez ouverts. Donc, on a quand même de la solidarité. J'ai beaucoup de messages sur Insta, sur Facebook. Voilà, des gens me contactent en disant, on est tous avec vous. Voilà, on vous soutiendra. Donc, ça fait chaud au cœur aussi. Et puis, il ne
faut
pas oublier que quand même, que ce soit la mairie ou que ce soit la préfète nous soutient aussi. C'est juste qu'on n'a jamais vu ça depuis 30 ans. C'est la première fois qu'il
y a
une rébellion comme ça depuis très, très, très longtemps. Donc, on est face à quelque chose d'inconnu. Donc,
il
faut trouver la solution.
Le scénario cauchemar, c'est un mouvement qui continue jusqu'aux fêtes de fin d'année pour vous ? Car là, voilà, ça va vite arriver. On est bientôt fin octobre.
Alors, oui. Nous, c'est une période très propice pour nous en ce moment. Donc, il y avait les vacances d'octobre qui sont toujours très, très bonnes. Après, nous avons le Black Friday. Après, nous avons les premières courses de Noël. Là, on se dit, et c'est là où on fait de la trésorerie. Voilà. Donc là, on se dit, si on n'arrive pas à faire la trésorerie, comment ça va se passer ? Comment on va vivre toute l'année prochaine
?
Karine Gubioti, présidente de l'association Cœur de Ville 63. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin sur ICI Pays d'Auvergne. Bonne journée.
Sous
-titrage
ST' 501