Ils refont la France : "Marine Le Pen se fait applaudir, c'est impressionnant"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 27 %Attaque 18 %Défensif 45 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:22OuverteRéponse directe
Que dit cette séquence du MEDEF et de l'accueil réservé à Marine Le Pen ?
- 5:49OuverteRéponse directe
Comment expliquer les 125 milliards d'économies annoncés par le RN ?
- 9:36OuverteRéponse directe
Cet accord Meta est-il un aveu de culpabilité sur la nocivité des réseaux sociaux ?
- 13:30OuverteRéponse directe
L'Europe peut-elle s'inspirer de l'accord américain sur Meta ?
- 18:27OuverteRéponse directe
Le portable au lycée : quelles initiatives en Europe ?
- 28:41OuverteRéponse directe
Pourquoi la rentrée française est-elle un phénomène unique au monde ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:26InvitéFait
« On entend Marine Le Pen se faire applaudir. C'est assez impressionnant. »
- 5:30InvitéFait
« On voit que c'est toujours évidemment les racines du populisme. »
- 5:44InvitéFait
« Elle parle de l'immigration et de la contribution à l'Europe. C'est là qu'on peut trouver des financements. »
- 10:39PrésentateurChiffre
« Deux heures de navigation par jour maximum sur Insta et Facebook. »
- 10:47PrésentateurFait
« Un mode nuit, où elles seront éteintes de minuit à 6h du matin. »
- 11:13PrésentateurChiffre
« C'est seulement 16 milliards de dollars. »
- 14:42InvitéChiffre
« Ça met à risque jusqu'à 6% de ses revenus mondiaux annuels. »
- 18:39InvitéFait
« On a permis la création de ce monopole technocrate qui a aujourd'hui un pouvoir de frappe économique qui va bien au-delà des États. »
- 21:41InvitéFait
« Emmanuel Macron veut interdire à la rentrée le portable au lycée. »
Temps de parole
- Présentateur42 %
- Invité16 %
- Invité 216 %
- Invité 313 %
- ?4 %
- Locuteur 103 %
≈ 17,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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RTL Soir Oui,
c'est parti pour ce regard extérieur qui nous fait du bien le vendredi soir avec ces journalistes étrangers
qui
réagissent à notre actualité. Je suis ravi ce soir d'avoir des journalistes venus d'Italie, de Grande-Bretagne, de Belgique et du Canada. La rentrée d'Ile-Refront, la France. On va parler justement de la rentrée, particularité française, rentrée politique également, avec les candidats à la présidentielle face au patron. Et puis autre dossier à venir, on se demandera si Meta, le groupe de Zuckerberg, Facebook, Insta, va devoir aussi protéger nos enfants à nous, les Européens. En tout cas avec nous, ce soir, Eva Morleto.
Buonasera Vincent et bon rientro, bon rentré.
Ah voilà, on bronze finalement, ça rayonne l'accent italien. Correspondant en France pour le groupe Média 7 et pour Grazia. Bonsoir Joël Mesquins. Bonsoir Vincent, bonsoir à tous. Correspondant du journal belge Le Soir à Paris. Bonsoir John Henley. Good evening, lovely to be here again. Ah lovely to
be
here
too.
Correspondant pour le quotidien britannique The Guardian. Et bonsoir Frédéric Arnould. Hello, bonjour. Voilà, parce que vous là-bas, vous êtes bilingue. Correspondant pour Radio-Canada.
RTL Soir.
Ils
refont la France.
Tiens,
avant d'ouvrir notre programme avec la campagne et les patrons, un petit point géographie pour vous, mon cher Frédéric Arnould. Dites-nous comment s'appelle ce grand lac, vous savez, sur les rives de Toronto. Oui, alors c'est le lac Ontario.
Non, non, non. Mais si, je vous
garantis, regardez la carte aujourd'hui, ça s'appelle le lac Ontario. Et je pense que vous n'avez pas écouté ou entendu Donald Trump. Mais au contraire. C'est incroyable quand même. Il a pris son plus beau crayon, il a rayé Ontario et il a mis le lac des Amériques.
Oui, le lac d'Amérique. Le lac d'Amérique.
Et puis, tiens, il a eu... Écoutez ce qu'il a dit à votre sujet, en tout cas pas vous,
personnellement, mais au
sujet des Canadiens.
Les canadiens officiers nous
ont
comporté très mal. Ils sont des gens nastis, ils
nous ont comporté
très mal.
Voilà, vous êtes nasti, vous êtes des méchants. On est des méchants et on est les pires, avec les accords commerciaux,
on
est pire que la chaîne, on est les plus mauvais. C'est la guerre. Mais c'est la guerre, en fait, oui. C'est une guerre de mots, c'est une guerre de bluffs, c'est une guerre de... Je trouve ça absolument incroyable. Il y
a
même des républicains qui ne comprennent pas où s'en va Donald Trump avec ça. Et en fait, il est toujours piqué au vif. Et vous savez, en Ontario, qui est la province la plus populeuse, d'ailleurs qui est bordée par le lac Ontario, Doug Ford, c'est le premier ministre. Et lui, c'est aussi un populiste de droite et qui a vraiment été un espèce de pitbull par rapport à Trump et aux Etats-Unis. Et donc, cette semaine, il a dit, vous savez, moi j'ai beaucoup d'espace sur mon derrière. Et donc, Donald Trump peut l'embrasser autant qu'il veut. Ah oui, donc on voit là, on entend comment ça se dit effectivement en
anglais. Il a déjà
utilisé d'ailleurs cette expression Donald Trump.
Oui, bien sûr.
Et donc, le lendemain, c'est pour ça que Donald Trump, il a été piqué au vif et il a donc décidé de lui donner un peu la même médecine.
En disant, maintenant,
on va rebaptiser.
On est dans la poésie. Et on passe à autre chose.
Bon, en tout cas, on reviendra parce que franchement, là, les couteaux sont sortis entre les Etats-Unis et le Canada. Allez, revenons en France avec ce grand débat organisé par le MEDEF à Roland-Garros hier, avec les principaux candidats déclarés à la présidentielle et notamment les deux de chaque côté de l'échiquier à l'extrême-gauche et à l'extrême-droite.
Pardon, les salaires, très très bien, il faut les augmenter. Il faut augmenter le SWIFT. Il faut augmenter le SWIFT. Moi, il m'apparaît que le premier qui doit faire un effort, c'est l'Etat. Il doit baisser drastiquement son train de vie. Voilà ce que je viens dire.
Voilà,
donc les patrons du MEDEF qui rient quand Jean-Luc Mélenchon leur dit d'augmenter les salaires et notamment le SMIG et qui applaudissent
quand
Marine Le Pen dit qu'il faut réduire le train de vie de l'Etat. Ça dit quand même quelque chose du lieu, du public de ce débat des présidentielles. Je sais que vous y étiez, Joëlle Mesquins.
Oui, j'y étais. Pour vous dire, c
'est
la première fois depuis de nombreuses années que j'arrive à entrer à Roland-Garros.
Oui, mais là, ce n'était pas pour la finale. Au moins, j'ai
découvert Roland-Garros. Il n'y
avait
pas de terre battue. Mais il y avait un débat présidentiel qui est plus mon rayon que le tennis. Oui, ce que ça dit, cette séquence, c'est que le patronat a changé. Tout simplement, on entend Marine Le Pen se faire applaudir. C'est assez impressionnant. Et elle a fait un effort pour tout ça. C'est un travail qui dure depuis de longues années et que Bardella aussi avait fortement entrepris. Donc, il y
a
un glissement. Et quand on interroge d'ailleurs le patron du MEDEF, Patrick Martin, il dit qu'il a plus peur, il dit à titre personnel, mais il a plus peur de LFI que du Rassemblement national. Donc, effectivement, il y avait cet auditoire. Chacun essayait un petit peu de s'adresser à lui ou de faire un petit peu être dans son couloir. Mélenchon était dans son rôle. Il a tenté de cliver avec un peu d'humour, sachant très bien que ce n'était pas évidemment son couloir habituel. Il s'adressait à ses électeurs.
Et Marine Le Pen était évidemment sur une espèce de ligne de crête de ne pas froisser les patrons, mais ne pas non plus aliéner son électorat, qui est plutôt un électorat populaire qui n'est pas forcément en lien avec
le
patronat. Tout en amorçant, on en parlait avec Louis Alliot tout à l'heure, quand même une forme de tournant de la rigueur du côté du RN, avec l'annonce de 125 milliards d'euros d'économie. –
Nettoyer
les écuries d'Ogias.
– Oui, il va falloir quand même aller trouver.
Je ne sais pas où ils vont trouver 125 milliards, mais…
– Oui, elle prétend les
trouver. Là, on voit que c'est toujours évidemment les racines du populisme. Elle parle de l'immigration et de la contribution à l'Europe. C'est là qu'on peut trouver des financements.
– Mais
ça ne fait pas 125 milliards.
–
Évidemment, ça
ne
fait pas 125 milliards.
–
Mais aussi l'annonce de la règle d'or des 3% de déficit dans la Constitution, ce qui, ça, est un changement…
– Oui,
transition vers une mue, vers la responsabilité, la dédiabolisation, va encore un petit peu plus loin, en effet. – Vous l'avez vu, John Inless ?
– Oui,
j'ai vu des best-ofs, un peu. –
Je
n
'ai
pas assisté. Mais ce qui m'avait beaucoup frappé aussi avant, je pense que juste pour relativiser tout ça, mettre un peu dans son contexte, j'ai vu que le MEDEF avait fait un sondage, avait sondé ses membres avant ce débat. et 82% des membres du MEDEF avaient dit qu'ils étaient pessimistes en ce qui concerne la politique économique de tous les candidats et du prochain président. – Y compris
ceux du centre de la droite. –
Qui que ce soit, qui que ce soit, qui devient
président. – Je veux dire qu'ils estiment que
les politiques françaises sont dans le déni de la situation budgétaire.
– Je
pense qu'ils n'ont pas trouvé les réponses qu'ils cherchaient. Mais sinon, je suis complètement d'accord avec John, c'était assez fascinant.
Il
y avait quelques très bonnes vannes, quelques petits pics envoyés d'un candidat à l'autre. Mais sinon, oui, tout le monde est un peu dans son rôle.
– Voilà, en fait, ce qu'il ne faut pas faire dans ces cas-là, c'est de faute de quart et ne pas sortir de piste dès le
premier virage. Voilà,
c'est le premier
virage dans la campagne.
–
Exercice délicat toujours pour les populistes, parce qu'il faut toujours plaire à leur base. Sont pas trop effrayés les patrons. –
Et là,
ils s'en sont plutôt bien sortis, c'est ce que vous dites. –
C
'est votre avis aussi, Eva Morleto ?
– Alors, ce qui me surprend, quand les candidats parlent avec le MEDEF, c'est d'avoir autant raisonné pour après sortir des solutions qu'en fait, parfois, il faudrait peut-être regarder ce qui se passe ailleurs. Cette émission, il s'appelle « Il refond la France », et
justement,
nous, on vient d'ailleurs. Alors, beaucoup de propositions qui ont été données, notamment, on parlait de Marine Le Pen, qui veut garder, bien évidemment, sa base, en gardant cette proposition de retraite à 62 ans. C'est ce qui a fait l'Italie. Ils ont mis en place un dispositif pour les longues carrières. –
Pour ceux
qui ont commencé
avant 20 ans. – Voilà,
et ce dispositif est en train de mourir. Pourquoi ? Parce que la facture est trop élevée, et donc, ça ne marche pas. Et ainsi de suite, Glucksmann qui propose de s'intéresser à la pénibilité du travail. L'Italie l'a fait, mais on a vu aussi que mettre en marche cette machine bureaucratique qui décide lequel de boulot est vraiment pénible, c'est aussi une machine bureaucratique en plus qui, dans un but de simplification, n'est pas idéale. En fait, il faudrait peut-être regarder un peu ce qui se passe ailleurs. –
Il va falloir
leur dire que la France n'est pas une île, contrairement à vous, mon cher John Manley. Et juste rapidement, forcément, parce qu'on est pressé par le temps, Frédéric Arnoux, que vous en avez pensé quoi, vous
?
– Moi, je l'ai regardé, et je me suis mis un peu dans la peau, évidemment, d'un électeur français, mais aussi d'un observateur canadien, et j'y trouvais, je me suis dit, ok, ça va être comme ça jusqu'au mois d'avril. Il
n'y a pas de surprise,
chacun joue un peu son rôle, il n'y a pas de grandes idées intéressantes, et ça nous montre un peu le besoin, peut-être toujours, d'un candidat providentiel qui sortirait un peu de l'ornière, qui, avec de la spontanéité, qui viendrait vraiment nous allumer chez nous. Et je trouve que là, c'était un peu le même soap opera.
–
Ça viendra peut-être,
ça peut arriver. – Et après
l'été, qu'on n'a eu quasiment pas un mot sur le climat. –
Oui,
ça, c'est fou.
On y reviendra, de toute façon, effectivement, mais comme si c'était déjà oublié, cet été caniculaire. Allez, courte pause, et puis dans un instant, ça,
c
'est quand même quelque chose qui va changer la vie. Alors, pour l'instant, de centaines de milliers d'adolescents aux États-Unis, et on l'espère peut-être en Europe, on va parler de cet accord sur méta. À tout de suite.
– Alors,
avec nous ce soir, pour refaire la France, Eva Morletto, la correspondante en France pour le groupe Mediacet, Grazia, Joël Mesquins, la correspondante du journal Belge Le Soir à Paris, John Henley, le correspondant en Europe du quotidien britannique The Guardian, et Frédéric Arnould, vous l'avez entendu, correspondant pour Radio-Canada, qui n'ira peut-être pas voir sa compatriote Céline Dion. – Je vais la couvrir comme journaliste.
–
Ah,
quand même, voilà, c'est ça, vous irez
à ces spectacles avec RTL. Et si vous n'avez pas de place, il faudra écouter toute la semaine prochaine. À tout moment, vous pourrez gagner des places sur RTL.
– Les
limites sur le papier semblent efficaces. Deux heures de navigation par jour maximum sur Insta et Facebook. Ces applis auront deux nouveaux modes pour les comptes d'enfants et d'adolescents. Un mode nuit, où elles seront éteintes de minuit à 6h du matin. Et un mode école, avec des notifications désactivées pendant les heures de course, c'est-à-dire de 8h à 15h ici.
– Voilà, donc grâce à Carrie Newton, la correspondante d'RTL aux Etats-Unis. Ce à quoi, entre autres, parce qu'il y a d'autres mesures, s'est engagé Meta, donc Facebook et Instagram, pour protéger les mineurs américains, afin de limiter l'usage des réseaux sociaux aux adolescents. Et du coup, s'en sortir avec une toute petite amende, comparée à ce qui aurait pu leur tomber sur la tête, c'est seulement 16 milliards de dollars. Alors, avant de savoir comment ça pourrait donner des idées à la France et à l'Europe, afin de limiter l'usage des réseaux sociaux aux ados,
quand
même une question. Cet accord, est-ce que c'est pas, cet accord qui est venu assez vite finalement, est-ce que c'est pas un aveu de culpabilité, un aveu de la nocivité des réseaux sociaux et de leur nature addictive
? – Mais c'est surtout un compromis, dans le sens qu'il faut arriver à comprendre que Meta, exactement comme TikTok, etc., il s'agit d'entreprises. Et l'entreprise ne fait jamais l'intérêt collectif, il fait l'intérêt personnel, et donc elle veut juste gagner de l'argent. Ça, c'est le but principal. Donc, c'est pas, finalement, à Meta et Facebook, il ne
faut
pas s'attendre qu'ils fassent des pas spectaculaires pour protéger la santé mentale des enfants.
– Enfin, ça, c'est assez
spectaculaire,
quand même. – Ça, c'est
assez spectaculaire, mais il faut aussi comprendre que non seulement il y a un moindre souci, du fait, là, ils ont été mis un peu contre le mur, c'est-à-dire qu'il y
a
des enquêtes qui ont été menées, quoique les enquêtes vont assez lentement, parce que celle européenne a démarré en 2024 pour arriver à des conclusions préliminaires juste maintenant, pour se rendre compte que c'est dangereux, alors que les réseaux sociaux vont très vite, en fait. Donc là, si vous le voulez, ils ont été mis contre le mur, mais on voit que non seulement ils ont négligé la santé mentale des adolescents, mais ils ont même été lésifs, parce qu'ils ont même fait des recherches, c'était le cas des TikTok, il
y a
un avocate française qui s'appelle Laure Boutron, qui a porté TikTok au tribunal, c'était la première qui l'a fait, et pour voir quoi ? Pour voir qu'en fait, à l'intérieur, les réseaux sociaux, ils font quoi ? Des recherches pour voir comment rendre addicts les consommateurs, et notamment les plus jeunes. Donc voilà, il y a cet intérêt-là. Maintenant, bien évidemment, on est heureux qu'on soit arrivé à ça, mais il ne
faut
jamais oublier qu'il s'agit d'entreprises privées, et il ne faut pas compter sur eux pour améliorer la société.
Non,
alors nous,
on
regarde ça effectivement presque
en
vieux, parce qu'on se dit, ça serait bien que ça arrive chez nous, en Europe, pour nos jeunes. Est-ce que c'est envisageable ? Qu'est-ce qu'on peut faire en Europe, Joël Mesquenz, pour s'inspirer de ces 29 États américains qui avaient porté plainte
?
On était en avance, en fait.
On était en avance, et maintenant on est en retard. Voilà, et
maintenant on est en retard. Le Digital Service Act, il y a trois ans, adopté par la Commission européenne, c'était ça, c'était trouver des règles dans cette jungle, des réseaux sociaux, etc. Malheureusement, on n'a pas su faire en sorte que ça soit suivi des faits, et que les entreprises soient mises au pas. Parce qu'on parle beaucoup de méta, donc Facebook, Instagram aujourd'hui, mais il y en a d'autres.
Il y a TikTok,
il y a YouTube, qui dépend de Google, donc il y a d'autres. Et d'ailleurs, Zuckerberg a dit qu'il ne paierait que si les autres payaient aussi, ou faisaient des efforts aussi. Donc il faut effectivement passer la seconde, si je puis dire, pour faire en sorte qu'en Europe aussi, il soit mis en demeure de le faire. Mais évidemment, le droit n'est pas comparable. Ici, c'est une action en justice, avec plusieurs dizaines d'États américains qui ont introduit cette plainte. Donc le système, évidemment...
Ça peut être très très long. Le système est évidemment indifférent. Et aussi,
au bout de tout... Donc, comme dit Joël, l'Union européenne a lancé une enquête il y a presque trois ans maintenant. Et au bout de tout ce processus qui, connaissant l'Union européenne, peut durer plusieurs années, il y a quand même une amende assez importante. Ça met à risque jusqu'à 6% de ses revenus mondiaux, annuels. Donc c'est assez conséquent. Mais le problème au sein de l'Europe, c'est que les pays ne sont... Comme
c
'est souvent le cas, les pays ne sont pas eux-mêmes d'accord sur ce qu'ils veulent exactement. Il y en a un qui veut interdire les réseaux sociaux à partir de 13 ans ou avant 13 ans. L'autre à 14, plusieurs à 15 ou 16. Donc ça, ça change. Et le cœur du débat, en fait, je pense, c'est que Meta est bien content. Meta est bien content. Pourquoi ? Parce que, comme vous l'avez dit, l'amende est vraiment très très...
C'est
tout un
relatif.
Mais disons 16 milliards...
À peu près 1% de ses revenus. Ça va permettre... Cet accord va permettre à Meta, plus ou moins, de contrôler les règles du jeu pour ces grands rigos.
Oui, c
'est ça. Ça, c'est important.
C'est-à-dire qu'en
fait, ils ont eux-mêmes défini la règle à laquelle vont devoir se
plier
ses concurrents. Mais vraiment, le cœur de l'enjeu, pour moi, de toute façon, et pour pas mal d'experts, c'est qu'il n'y a rien dans tout ça qui obligera Meta de changer ses algorithmes. Les algorithmes à recommandation, c'est ça, le grand problème. Il y a absolument... Meta n'a... Les médias sociaux, ils n'ont aucun compte à rendre à aucun gouvernement, à aucun citoyen sur les algorithmes. Et c'est ces algorithmes-là qui faussent l'information, qui propagent de la désinformation, qui pourrissent le débat public et la démocratie n'a aucune prise sur ces algorithmes.
La question des algorithmes n'est pas effectivement évoquée dans cet accord qui serait valable sur 10 ans. Je tiens à le dire aussi. Il est limité dans le temps. Et surtout, ça ne concerne que les États américains. En fait, ce n
'est
pas une entente qu'on peut comme ça envoyer n'importe où. Moi, quand j'entends l'Union européenne qui se frotte les mains, qui salive, on va faire la même chose, je vous souhaite bonne chance parce que les réseaux sociaux, ils sont majoritairement américains. La souveraineté numérique européenne est quand même assez restreinte. Et l'Union européenne va vouloir légiférer contre ça. Et vous savez, le Canada l'a déjà fait aussi. Et ça a fait mal. On a voulu légiférer sur le fait que Meta, par exemple, utilisait tous les articles de presse que tous les médias canadiens faisaient. Et donc, il y
a
eu une loi qui a forcé Meta à devoir payer. Mais qu'est-ce qu'a fait Meta ? Puisque c'est comme ça, on tire la prise. Maintenant, il n'y aura plus aucun partage de nouvelles canadiennes sur Meta, sur Instagram et Facebook. Ça, c'est énorme. Ça
fait des années que ça dure. Ça s'appelle
un abus de position dominante. Oui,
mais
c'est parce qu'ils peuvent le faire. Parce qu'ils sont exactement, ils savent ce qu'ils représentent. Mais donc, je vais vous regarder avec beaucoup d'intérêt ce que compte faire l'Union européenne. Mais je vous souhaite bonne chance là-dessus parce que
ça
fait très mal, justement, ce genre d'options-là. Ils pourraient très bien dire puisque c'est comme ça, on va retirer plein d'options pour tous les utilisateurs européens et ça va être encore une fois un coup de bluff.
On
va essayer de jouer du coude pour essayer de montrer qu
'il
est le plus fort. Mais Meta, en plus, il
y
a Trump qui est en arrière et qui protège un peu ses brebis des réseaux sociaux et qui, si jamais vous menacez, et vous en Europe, attention. On a perdu cette bataille-là, la bataille des réseaux sociaux, des réseaux numériques. on ne refera pas notre retard. Peut-être que l'IA permettra à l'Europe, espérons, nous verrons bien, mais vous vouliez ajouter quelque chose, Eva Morlet
?
Oui, je disais, pour ajouter ce qu'a dit Frédéric, effectivement, on a permis la création de ce monopole technocrate qui a aujourd'hui un pouvoir de frappe économique qui va bien au-delà des États. Et on voit aussi sur certaines actions qui peuvent paraître réquisibles, par exemple, le parquet de Milan, a mis sous enquête Meta parce que, donc, lui demande presque un milliard parce que, qu'est-ce qu'il fait Meta ? Elle collecte les données et donc, elle dit ça, c
'est
un valeur marchand et donc, c'est injuste qu'elle les prenne gratuitement. Eh bien,
et
ce procès est arrêté, il patauge parce que, pourquoi ? Parce que, non seulement, ils ont un énorme pouvoir de frappe économique, mais il
y a
aussi une question de lobby. Je veux dire, dès que vous voulez mettre une loi qui limite, regardez ce qui s
'est
passé en France mais même en Italie lorsque le Sénat a voulu interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, eh bien, vous avez un levée de bouclier de ceux qui disent ben non, finalement, on limite la liberté, voilà, on ne protège plus les données privées, ce n
'est
pas logique de mettre notre âge sur Internet, c'était déjà le discours de la pornographie online, c'était les mêmes questions qui ont limité les mesures pendant longtemps. Et donc, tant qu'il y a ce discours qui freine toutes les mesures qu'on peut mettre, on ne s'en sortira jamais.
Sur la pornographie et l'interdiction aux mineurs, on a réussi quand même, après quoi, après 15 ans, on a réussi à, en tout cas, limiter, j'imagine que les plus motivés arrivent à passer à travers les vagues du filet, mais on doit réussir.
sauf
qu'on a eu déjà suffisamment de dégâts quand on sait que les enfants à 11 ans commencent à regarder la pornographie et ils peuvent la regarder pendant des heures par jour. Mais c 'est un travail de longue haleine et chacun est responsable aussi parce qu'il reste quelques mois dans le quinquennat pour refaire un texte, pour le faire adopter peut-être et qu'il passe cette fois-ci devant le Conseil constitutionnel.
Il y a quand même des mesures, moi, que j'ai trouvées, salutaires, je ne
sais
pas, bonnes, qui ne méritent peut-être pas forcément d'attaquer le dossier des algorithmes, etc., c'est couper entre minuit et 6 heures du matin, par exemple, ou interdire l'accès des mineurs entre minuit et 6 heures du
matin. Si ça marche, si c'est possible et si c'est efficace, je note que dans les pays qui ont déjà tenté de faire ça, notamment, par exemple, l'Australie, 60% des enfants ont trouvé un moyen de contourner. ils utilisent des VPN, ils utilisent des fausses identités, ils savent très très bien comment contourner ces interdictions. Donc, il faut que ça soit vraiment étanche, comme on dit ça.
Et dans vos pays, aussi, régulièrement, vous avez des drames, des affaires, c'est souvent, on note que ce sont souvent de jeunes ados, de filles, qui finissent par mettre fin à leurs jours, alors on en parle régulièrement en France, mais ça,
c
'est un phénomène mondial,
ça existe aussi en Italie. Bien sûr,
mais il
y
a des initiatives qui sont prises aussi, par exemple, maintenant, on voit qu'Emmanuel Macron veut interdire à la rentrée le
portable
au lycée. Au lycée. En Belgique, ça s'est fait.
Il
y a un an, effectivement, depuis un an, le portable est totalement interdit à l'école, même pendant la récréation. Y compris au lycée. Y compris au lycée, pendant la récréation, etc. Il faut vraiment sortir de l'établissement pour pouvoir l'utiliser. Alors, il y a effectivement des jeunes qui trouvent le moyen sous le manteau de continuer à consulter, etc. Mais en tout cas, cette initiative-là est prise et ça va dans le bon sens. Donc, il y
a
moyen quand même de faire des choses, même si ça prendra du temps, peut-être pas 15 ans, on n'en sait rien, mais on va quand même redresser un petit peu ce mouvement après avoir constaté.
C'est
bon
tour de table
sur le portable au lycée en Italie aussi ? Oui,
aussi. Il
y a cette discussion
sur la table, oui, et une idée de l'interdire. Pourquoi ? Parce qu'en fait, il y a deux problèmes principaux. C'est le harcèlement en ligne et puis il y
a
aussi la pédophilie en ligne. C'est-à-dire, on a vérifié que si vous mettez une fille sur Instagram, dès qu'elle ouvre son profil, au bout de quelques jours d'utilisation d'Instagram, elle va tomber sur un potentiel pédophile qui lui demande, qui prend
contact avec elle. pour un jeune.
Justement, c'est très difficile après de mettre un filtre parce qu'il y a les VPN, il y a le fait que beaucoup de sites ont le siège à l'étranger, donc c'est très difficile de légiférer là-dessus. On est un peu, disons, on peut légiférer, mais on a toujours, comme il s'agit de phénomènes internationaux, l'action nationale est forcément limitée.
Oui, c'est effectivement, à chaque coup, on a l'impression, par exemple, que des mesures sont prises au niveau national et que parfois, on a vu là sur la taxe concernant les petits paquets venus de Chine, parfois on arrive à avoir une mesure au niveau européen. On n'est peut-être pas à la prise d'une bonne surprise. Juste la question du téléphone au lycée, ça existe aussi au Canada ? C'est compliqué parce que la compétence est provinciale et parfois même selon les commissions scolaires, donc il n'y a pas quelque chose, un chapeau fédéral qui permettrait de réglementer ça, mais c
'est
sûr qu'on en parle. Après,
c
'est comment on le met en place, c'est quoi les mesures,
est
-ce qu'avant de rentrer dans la classe, il y
a
une espèce de mur avec les petites pochettes et tout le monde fait ça comme ça. C'est assez simple à faire,
à
mon avis, mais est-ce qu'il y a vraiment une volonté de le faire ? Parce qu'après, les enfants vont dire « oui, mais c'est mon droit, la liberté, etc.
» C'est toujours ce
côté-là aussi qui revient.
Chez nous, interdit à l'école, il faut que ça soit éteint et au fond du sac ou laisser à l'entrée avec quand même une possibilité de dérogation pour des écoles, et ça, c'est une décision du proviseur, pour les écoles, pour l'équivalent des lycées, ce qu'on appelle des
séquences. Ah oui, c
'est
ça.
16-18 ans,
pendant les
périodes de récréation, possibilité de dérogation pour les écoles qui choisissent de le faire.
Très
bien, on va marquer une courte pause et puis dans un instant,
on
va parler de la rentrée parce que voilà, ça, c'est vraiment un sujet d'actualité.
J
'espère que vous êtes satisfaits de cette rentrée d'Il Refaut
la France,
mais on va parler de la rentrée au sens large et c'est vous, John Henley, qui m'avez attiré, qui avez attiré mon attention là-dessus parce qu'en France, alors, il y a la rentrée des classes, il y
a
la rentrée littéraire,
il
y
a
la rentrée médiatique, la rentrée politique, etc. Et ça, vous m'avez dit, ça,
c
'est un truc français. Ça n'existe pas ailleurs. Alors, moi, je suis tombé des nus
et
on va en parler avec vous dans un instant. A tout de suite. La rentrée cinématographique.
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elle
a bien profité. Entre les locations de kayak, les restos, les glaces pour les enfants, mais voilà, c'est la rentrée et les dépenses se font déjà sentir. Et en plus, elle doit changer ses lunettes. Heureusement, grâce à son opticien Atoll, elle bénéficie de 100€ offerts sur des nouvelles lunettes. Et pour se faire plaisir en famille, elle bénéficie aussi de 50€ offerts pour son shopping et ses loisirs. Avec un coup de pouce comme ça, elle va aussi pouvoir profiter de la rentrée. Atoll, Optique et Audition. Dispositif médical CE, demandez conseil à votre opticien. Conditions et magasins participants sur Atoll.fr
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Et à ceux qui du coup se disent qu'ils mangeraient bien du saumon, tiens. Oui, enfin, il est 3h du matin. On va éteindre la télé et aller se coucher. Pardon, excusez-moi. Jusqu'à samedi, Intermarché propose le saumon entier à seulement 7,99€ le kilo. Intermarché, tous unis contre la vie chère. Élevés en Norvège, Écosse, Islande ou Irlande selon approvisionnement en magasin au rayon
marais
traditionnel.
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RTL Soir, ils refont la France.
Ils
refont la France. Vous le savez, cette saison encore, c'est parti pour ce rendez-vous hebdomadaire du vendredi soir avec les correspondants étrangers, en général européens, mais pas que, qui viennent porter leur regard sur la France de 2026. Donc avec nous ce soir, Eva Morleto pour le groupe Mediacet et Grazia, italienne évidemment, Joël Mescans pour le journal belge Le Soir à Paris, John Henley pour le quotidien britannique The Guardian et Frédéric Arnould pour Radio Canada.
Eh bien voilà,
ça sonne, c'est la rentrée. Alors, les enseignants lundi, les élèves mardi, mais c'est aussi la rentrée littéraire. 344 romans français paraissent ces prochains jours. 344 ! Bon, on peut aussi vous parler de la rentrée médiatique, j'espère que vous appréciez la nouvelle grille d'RTL. Et puis bien sûr, la rentrée politique, on a commencé l'émission avec ça. Mais vous vouliez souligner, John Henley, que cette histoire de rentrée tous azimuts,
c
'est un phénomène très fort. C'est unique en français. Pour moi, c'est quasi unique dans le monde. C'est un vrai phénomène culturel et social qui n'existe pas, certainement pas, dans les pays anglo-saxons. Pourquoi ? Je pense, tout simplement, parce que pour avoir une rentrée, il faut déjà avoir une sortie.
que
le pays soit parti.
Oui, c'est ça. Il faut que le pays se soit arrêté. Et donc, quand
les pays anglo-saxons, on a 10 jours de semaine de vacances maxi, on les prend entre le mois du juillet, fin août. Il n'y a pas cette histoire de tout le pays qui ferme pour
tout le mois d'août. Ça n
'existe pas. Combien vous avez de jours de vacances en Angleterre
? L'anglais moyenne prend 10 jours de vacances pendant
l'été. Je
pense à
ces
centaines de milliers d'automobilistes qui nous écoutent en ce moment après avoir pris, je pense, en moyenne, 3 semaines, voire 4
semaines.
Et donc, en conséquence, les écoles britanniques,
ils
n'ont pas toujours... Aussi, la Grande-Bretagne,
beaucoup
moins centralisée. Donc, les écoles ne rentrent pas tous le même jour. Pareil, on n'a pas les maisons d'édition. Ils ne sortent pas 500 romans sur 3 semaines. Ils étalent sur 3 mois pour aller jusqu'à Noël, etc. Donc, c'est juste complètement différent. Et moi, ce que je voulais juste souligner aussi,
c
'est que je ne regrette pas du tout, et maintenant que mes parents ne sont plus d'âge scolaire, c'est la panique absolue des fournitures.
Mais vous n'avez pas connu ça. Ce n'est
pas possible. Mais
tous les parents sont traumatisés. les
cahiers 96 pages avec les bons carreaux et
tout.
avec tel
protège-cahier de telle couleur. En Angleterre,
les fournitures sont fournies.
Oui, alors, de plus en plus en France, les fournitures sont fournies. n'empêche que vous avez quand même une liste comme ça. Et puis, vous avez la pression à la fois des enseignants et puis la pression des enfants qui n'ont pas du tout envie de se retrouver le jour de la rentrée avec un cahier avec des petits carreaux alors
qu'il fallait un cahier avec
des grands carreaux. Mais effectivement,
c
'est... parce que la France s'arrête. La France s'arrête. Fin
juillet et le 15 août. Moi, j'adore Paris.
Au mois d'août,
moi,
je reviens toujours. J'essaie toujours de revenir pour la deuxième 15 août parce que j'adore.
Paris,
on n
'a
pas
aimé. C'est
génial. Ça roule très, très bien. Franchement, c'est un vrai bonheur.
C'est comme
Paris à l'heure du déjeuner. Ça s'arrête aussi complètement. On n'essayait pas d'appeler quelqu'un entre 13 et 15 heures. Ça n'existe
dans
aucun autre pays.
Mais
entre 13 et 15
heures. Si, vous avez un
répondeur.
Le bureau
est ouvert du lundi au vendredi de 9 heures à midi et de 14 heures 30 à 17 heures. Mais voilà, c'est tout
ça qui va. En
Italie, c'est un peu différent parce que le mois des vacances, c'est le mois d'août pour tout le monde. Mais la rentrée, comme on a presque trois mois de vacances d'été pour les élèves, du coup, la rentrée scolaire est décalée. Donc, on n'a pas ce phénomène collectif où tout le monde rentre au même moment. Et c'est d'ailleurs très, très curieux parce qu'en fait, c'est un phénomène totalement artificiel la rentrée dans le sens que on a tout à l'heure évoqué les réseaux sociaux. On est dans le monde de l'individualisme et là, on a un rituel collectif.
Pour
tout le monde.
Donc,
voilà, honneur à la France parce qu'en fait, ça reste un rituel collectif, quelque chose, vous voyez la rentrée littéraire, c'est même contre-productif parce qu'en fait, il sort tellement de bouquins que finalement, on se concentre sur les trois, quatre grands auteurs et on laisse tomber tous les autres alors que ça serait beaucoup plus sensé peut-être les faire sortir tout
le long de l'année.
Ce n
'est
pas le cas mais ça reste un rituel collectif qui finalement a une petite allure un peu festive.
Et en Belgique alors ? Parce que là, vous êtes nos cousins, nos voisins,
nos
frères. Donc, on se dit forcément, en Belgique, c'est pareil, il y a la rentrée tous azimuts. Oui ou non ?
Il y a la rentrée française. C'est-à
-dire
qu'on suit passionnément la rentrée française. La rentrée littéraire, par exemple, c'est quelque chose qu'on suit énormément parce que tout simplement
Donc,
nos
344
romans qui sont sortis alors trois jours. Ils sont
chroniqués, ils sont sujets à coup de cœur, tout ce que vous voulez. Les lecteurs font part de leur intérêt pour tel ou tel auteur, etc. Pour une raison assez simple, en fait, c'est que nos maisons d'édition ne publient jamais autant de romans, d'ailleurs de fiction. D'ailleurs, on publie plutôt des livres d'histoire, des manuels scolaires, justement, etc. ou des essais, mais pas tellement de livres de fiction. Donc, évidemment, les Belges, qui sont un marché francophone, Frédéric connaît ça certainement en Québec aussi, très intéressé, très tourné vers la France. Mais ce que je voulais dire aussi, c'est qu'il
y a
une dimension commerciale autour évidemment de tout ça. Pourquoi est-ce que tous ces livres que personne évidemment n'a le temps de lire en entier sortent au même moment ? C'est parce qu'il y a au moins de novembre la saison, fin octobre, début novembre, la saison des prix littéraires avant les fêtes de fin d'année qui vont être un autre moment de grande vente des livres.
Voilà, la France est un calendrier perpétuel avec
des rendez-vous, avec
des rendez-vous, incontournables. Au Canada ou au Québec, Frédéric Arnould, il y
a une
rentrée aussi ? Il y a la rentrée scolaire en fait qui traumatise la plupart des parents parce qu'à chaque fois on reçoit la liste, on en parlait tantôt, mais c'est vrai, là ça prend 24 crayons mine, HB 47, 23, 6, duotinque, je ne sais même pas ce que c'est un duotinque,
7 couleurs
différentes, ça prend à peu près des cahiers, des paquets de feuilles, de mille feuilles, blancs, et en fait on a l'impression qu'à chaque rentrée ils nous demandent tellement de choses, on va quasiment en fait contribuer à la déforestation de l'Amazonie au niveau des feuilles de papier, au niveau des crayons, au niveau c'est absolument incroyable. Mais c'est traumatisant, donc on fait juste ça, cette rentrée
-là, on ne parle pas de rien d'autre. Mais sinon vous avez assez peu
de vacances, donc est-ce que vous avez une rentrée politique, est-ce que les médias aussi annoncent leur grille de rentrée ? Mais les médias, oui, et surtout cette année, en fait on a commencé la rentrée le 17 août parce qu'en plus au Québec on a une campagne électorale qui vient d'être déclenchée hier, donc là vous avez deux tours ici, nous c'est, on déclenche une journée et ça dure 39 jours de campagne où ils vont nous bassiner avec toutes leurs promesses jour après jour et donc on va s'en trouver le 5 octobre. Donc évidemment toutes
les salles avec un nouveau
gouvernement québécois.
Nouveau
gouvernement québécois, c'est ça exactement. Et bon, est-ce que ça va être passionnant ? Je ne
suis
pas sûr, mais on verra bien. Mais ce qui fait que ça change toujours l'échiquier de politique et l'échiquier de rentrée de toutes les stars, de la télé, qui doivent écourter leurs vacances pour être là et près devant la caméra et leur micro pour commenter tout ça. Bon bah nous on n'a pas écourté nos vacances mais c'était un plaisir de faire cette rentrée avec vous tous sur RTL, Frédéric Arnoux, John Henley, Joël Mesquence et Eva Morleto. On est repartis pour une saison d'Ile refont la France. J'espère que c'est un bonheur partagé et vous reviendrez très vite. Tout à fait, absolument. Vous avez votre ronde serviette ici même.
On va marquer une petite pause, il sera 20h, l'actualité bien évidemment et puis après une soirée hommage à notre ami Philippe Bouvard, ça s'appelle Bouvard par Bouvard, ce sera de 20h à 21h.
Belle
soirée avec RTL.