Danièle Obono est l'invitée de la matinale de Franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Daniel Obonau. Bonjour. Dans un livre sur l'affaire Betaram qui paraît aujourd'hui, la fille aînée de François Baot révèle avoir été victime de violence lorsqu'elle était adolescente dans un camp d'été organisé par l'établissement catholique Notre Dame de de Betaram.
Elle assure ne pas en avoir parlé à son père. François Baïou dit donc aujourd'hui la vérité lorsqu'il affirme qu'il n'était pas au courant des faits. Ce sont deux choses différentes.
D'abord, je voulais saluer cette prise de parole qui s'ajoute à au nombreux témoignages maintenant des victimes des des exactions commises des violences commises à Betaram. on est à plus de 200 plaintes maintenant et 170 175 actes de violence physique psychologique et et sexuel envers des enfants. Et cette prise de parole, elle est elle est importante et il faut faut entendre écouter ces témoignages et surtout en tant que responsable politique savoir pourquoi est-ce que ces violences ont pu se dérouler pendant aussi longtemps.
C'est là où c'est là fille de François Baïou parce que elle dit même qu'il y a une forme de déni collectif et qu'elle n'en a pas parlé à son père. Donc François Baïron lorsqu'il explique depuis 3 mois qu'il n'était pas au courant des faits et bien ça veut dire que la fille le détoine le dédouine il est passé lui aussi dans un statut de victime puisqu'il est père d'une victime. Non je pense que il y a deux sujets séparés comme je le disais. il y a euh cette situation familiale particulière et je crois que c'est c'est quelque chose qu' qu'il faut respecter.
Il faut entendre cette parole d'abord de d'une enfant victime. Et puis il y a la question des responsabilités politiques et le problème posé par l'ensemble des mensonges que François Bérou a énoncé devant la représentation nationale. Je vous rappelle que il y a en ce moment une commission d'enquête à l'initiative de notre groupe parlementaire et nous espérons que là il dira la vérité puisqu'il y a un certain nombre il y a un certain nombre d'éléments.
Daniel au je veux juste comprendre est-ce que vous pensez que François Baï ait pu euh comment dire couvrir un système de violence physique et sexuelle ? Et bien c'est ce qu'il faudra faire comme lumière sur les événements puisque je rappelle que il y a eu plusieurs alertes devant la commission parlementaire, c'est-à-dire sous serment. Un certain nombre de lanceurs et de lanceuses d'alerte se sont exprimé.
Dès 1995, une professeur, une une rare voix qui a pu s'exprimer parce qu'effectivement, comme le disent les témoignages, il y a une emprise très forte. Elle a alerté François Beirou, il y a un juge d'instruction qui a indiqué avoir eu des discussions avec François Berou. Il y a un gendarme qui confirme ces faits.
Donc il y a un certain nombre de témoignages qui contredisent les propos qui ont été tenus par François Berou qui lui-même par ailleurs au fur et à mesure en est arrivé à dire par exemple que une de ses filles lui avait parlé de gifle. Mais ne serait-ce que ce fait devrait avoir alerté le responsable de la protection de l'enfance ? Oui, mais c'est une affaire très très grave et je pense que mais une question sur cette commission d'enquête euh un des coprésidents et donc un insoumis, Paul Vanier, il a déjà accusé François Bairou de mensonge devant l'Assemblée nationale, il a déjà réclamé sa démission.
Est-ce que ce n'est pas la preuve que Paul Vanier est jugé parti dans cette affaire ? Donc Paul Vanier est coprapporteur d'une commission d'enquête qui a été demandée à à notre initiative mais qui a été décidée par l'ensemble euh des membres de la commission des affaires euh sociales euh des affaires culturelles à l'Assemblée nationale. Et donc c'est une commission qui se réunit les auditions sont publiques et vous je pense que vous voyez bien ce que je veux dire. il a déjà euh dit que que François mon il a déjà dit qu'il devrait démissionner avant que cette commission celles et ceux qui ont suivi cette cette commission et c'est des audiences qui sont publiques ont vu à quel point l'ensemble des membres de cette commission dont Paul Vanier avait une rigueur extrêmement claire et extrêmement forte dans la manière dont sont menés cette cette commission.
Ce sont des des sujets extrêmement graves et je crois et je tiens à saluer les travaux de pas d'instrumentalisation politique de la part de rapporteur on parle là d'un sujet sur lequel d'ailleurs notre collègue Paul Vanier est investi sur sur cette questionlà depuis un certain nombre d'années. croit que sa rigueur et son sérieux et reconnu, y compris par sa coporteur qui est une députée macroniste, madame Spelbout, qui à l'accompagne dans l'ensemble de de cette de cette enquête. Et encore une fois, il s'agit de responsabilité.
Vos propres collègues journalistes ont établi que François Baïou a menti à plusieurs reprises quand Paul Vanier a interpellé François Baou à l'Assemblée nationale. C'est précisément c'est précisément le sens commission d'enquête. Et donc non, Paul Vanier n'est pas jugé parti.
Paul Vanier est député de la République et c'est sa responsabilité de faire toute la lumière sur des faits extrêmement graves qui se sont produits et par rapport auxquels François Baïou a menti à l'Assemblée nationale. Un dernier mot sur cette affaire. Encore une fois la commission d'enquête fera le clair sur cette affaire.
Personne à gauche n'appelle à la démission de de du premier ministre. ni les socialistes, ni les écologistes, ni les les les communistes. Pourtant vous, les insoumis, vous en appelez déjà à la démission.
Est-ce qu'il y a pas, je repose la question, une manière d'instrumentaliser les faits, c'est ce que sous-entend l'entourage de François Baïou. L'entourage de François Bairou essaie tant bien que mal de justifier ce qui est injustifiable. Je vous rappelle que quel que soit ce que vous pouviez penser de la France insoumise, un premier ministre qui ment devant la représentation nationale est un premier ministre qui est indigne de sa fonction et et c'est bien ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale.
Et donc oui, je crois que il aura été de de sa de sa propre initiative nécessaire qu'il prenne la mesure de ce qu'il a fait devant l'Assemblée nationale et qu' démissionne vous appelez toujours à la démission de François B. Je crois qu' il devrait prendre prendre cette décision. Il ne l'a pas pris jusqu'à présent.
Nous verrons désormais comment ce qu'il dit et s'il reconnaît les responsabilités qui étaient les siennes et qu'il n'a pas saisi devant la commission d'enquête. Mais voilà, je crois que c'est c'est quand même le les questions au gouvernance sont le seul moment où nous deux nous nous pouvons devant l'ensemble du peuple français demander des comptes au gouvernement. Et si le premier ministre, le premier d'entre M, quelle crédibilité pouvons-nous accorder à quoi qu'ils disent par ailleurs encore une fois la commission d'enquête fera sans doute la lumière sur ce sujet.
Samedi, les drapeaux seront en Berne en France pour les obsèques du pape François. Est-ce que ça vous choque ? Non, ça ne me choque pas.
Je crois par contre qu'il y a là un mélange des genres problématiques. Vous dites vous dites faudrait pas que les les drapeaux soit en par que dans l'éventail des réactions entre être choqué et considérer que ce n'est pas adéquat, il y a quand même une différence. Euh le le pape François était euh le représentant d'une institution euh religieuse.
C'était aussi un chef d'état et donc euh je crois qu'il y a eu des expressions euh tout à fait légitimes, y compris de notre part qui euh pointaient des positionnements avec lesquels nous étions en accord sur euh par exemple le soutien aux exilés, par exemple le soutien au peuple palestinien. Il y a d'autres sujets sur lesquels nous n'étions pas étant donné euh les les les positionnements de cette institution religieuse. Euh donc en soit que euh le président de la République soit présent par exemple aux obstèces en c'est une chose.
Du coup c'est pour ça c'est pour ça que c'est pour ça qu' a qu' a voilà je crois un mélange des gens et j'en reviens par ailleurs à ce que pouvait dire François Bairou lui-même en 2005. Il disait que il faut faire la distinction entre conviction religieuse et choix politique et que il n'aurait pas fait la même chose que ce qui avait été fait à l'époque parfain lors de la mort du précédent. Aussi se dire que le chef d'état que le le pape est aussi un chef d'état et que finalement c'est à ce titre que par exemple les drapeaux ont été mis en berne pour Élisabeth I.
Donc c'est une manière de souligner ou de saluer l'action d'un souverain à titre politique. Le le fait est que ce n'est pas juste un chef d'état et donc sa fonction était justement complexe et double et donc il y a des manières de saluer son action et y compris peut-être de prendre la mesure de ce qui pouvait défendre comme positionnement. Je pense que beaucoup de celles et ceux qui euh ont salué son action ont oublié le message fondamental qui a été euh le sien matière d'écologie, en matière d'aide aux exilés, en matière de soutien au peuple palestinien et devrait peut-être l'appliquer plutôt que faire des décisions qui encore une fois procèdent de la confession des gens.
En tout cas en République, en République laïque en France qui ne reconnaît aucune religion. Un dernier mot très rapidement. votre proposition de résolution pour condamner les remises en cause répétées du droit international par Donald Trump a été adopté en Commission des affaires européennes.
Concrètement, ça va avoir quel impact ? Mais d'abord, ça a un impact symbolique important. Euh depuis qu'il est euh élu et qu'il a pris euh le pouvoir aux États-Unis d'Amérique, Donald Trump ne cesse de remettre en cause le droit international, de remettre des en cause des institutions comme la Cour pénale internationale.
Il a pris des mesures pour sanctionner un certain nombre euh de ces agents, le procureur de la de la Cour pénale. Exactement. Et d'abord, ça a un impact diplomatique important.
C'est la première fois euh que la France a une parole aussi forte de dénonciation et nous appelons donc le gouvernement à prendre des mesures pour faire en sorte que euh le les institutions internationales l'ONU qui sont remis en cause et aussi l'ensemble des États vis-à-vis desquels euh Donald Trump a des intentions euh béliqueuses et a des intentions expansionnistes soit défendu par la France, par l'Union européenne au niveau international. Merci beaucoup Daniel auouo.
Danièle Obono