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interview28 minutes - ARTE· 20 janvier 2026 23 min

Un budget pour 2026, mais à quel prix ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] 3 octobre dernier, Sébastien Lecornu faisait cette promesse solennelle. J'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'én passer en force. Sauf que 3 mois plus tard, c'est marchetoute.

Le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finance pour 2026. Je vous remercie. Le Premier ministre a actionné [musique] cet après-midi le premier d'une série de 3493 pour faire adopter le budget de l'État et promulguer le texte avant [musique] la mi-février.

Sébastien Lecnu, comme ses prédécesseurs s'expose à un vote de censure. Est-il en danger ? Pas vraiment car il a le soutien des socialistes.

Il y avait la nécessité pour les uns et pour les autres de composer "Nous ne censurerons pas le gouvernement". Le PS se félicite d'avoir obtenu des concessions du Premier ministre. Repas 1 € pour tous les étudiants, création de 2000 postes dans l'éducation nationale et hausse de la prime d'activité.

Mais dans les couloir de l'Assemblée, la France insoumise fulmine contre les socialistes. C'est pas des concessions, c'est un ils ont avalé à Baobab quoi. Une partie de cette gauche finit par être la béquille du macronisme.

Et les filles et le RN ont déjà annoncé le dépôt de motion de censure tandis que le monde de l'entreprise s'inquiète. [musique] Le nouveau budget reconduit la surtaxe sur les profits des grands groupes et supprime la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, le patron [musique] des patrons voies rouges. Pour ce budget, seules les entreprises sont mises à contribution.

Cela dans le pays où elles sont déjà les plus taxées au monde. Les ministères et les agences de l'État devront également se serrer la ceinture. Objectif 2 milliards d'euros d'économie supplémentaire. [musique] Alors, qui seront les gagnants et les perdants du budget 2026 ?

Le recours au 493 se révélera-t-il risqué ? Quels en seront les conséquences économiques et politiques ? Nos trois invités, Bernard Cohen Adad, bonsoir.

Vous êtes président de la CPME Paris, la confédération des petites et moyennes entreprises et je signale votre ouvrage, l'avenir appartient au PME. À propos du sujet qui nous intéresse, l'utilisation du 493 selon vous marque l'échec d'un projet politique ? C'est aussi selon vous la fin de l'offre pro entreprise.

Les grandes comme les petites seront taxées. Tout le monde va payer. À côté de vous Anne Lordelade, bonsoir.

Économiste, directrice de recherche au CNRS. Dernier essai, l'État droit dans le mur, rebâtir l'action publique. Et à propos donc de ce volet recette du budget 2026, vous considérez que si la politique de l'offre permet de faire augmenter certains revenus, elle appauvrit le système social.

Il faudrait une vraie réflexion sur la fiscalité des ultra riches et des haut patrimoines. Et Benjamin Morel, bonsoir, constitutionnaliste, maître de conférence en droit public à Paris 2. Dernier essai, le nouveau régime ou l'impossible parlementarisme.

Selon vous, pour éviter des blocages budgétaires chaque année, vous préconisez l'instauration de lois pluriannuelles, un peu comme sur le modèle européen. On en parlera à la fin du débat mais on commence avec le renoncement du redi parce que c'est quand même essentiel hein sur l'actualité. était celui du premier ministre Sébastien Lecnu qui a finalement déciné donc d'engager la responsabilité de son gouvernement pour faire passer le budget 2026 en recourant à l'article 493 malgré son engagement passé de ne pas y recourir Benjamin Morel pour vous c'est un échec pour le premier ministre ?

Oui et non c'est-à-dire que c'est un échec si on considère que en effet Sébastien Lecornu avait une méthode et que cette méthode et bien elle allait permettre de faire passer un budget 149 à 1 à3. Il y a clairement pas de budget qui pouvait passer 149 à 1 à3. On a dit c'est le triomphe du parlementarisme mais il y a aucun régime parlementaire européen qui fonctionne comme ça.

Comment ça se passe dans les régimes parlementaires européens classiques ? Vous commencez par prendre des mois pour former une coalition. Une fois que cette coalition est formée, et bien à ce moment-là, vous mettez d'accord à minima sur un budget et ce budget vous le votez.

C'est un compromis. Mais en amont, il y a personne qui lance un texte. Ce texte, il est amendé de briquet de broc et à la fin on vote là-dessus.

Donc là, on a une stratégie de survie du mois d'octobre jusqu'à aujourd'hui pour Sébastien Lecnu. Ça lui permet d'aboutir à un budget. C'est ce qu'il souhaitait.

De là penser que la méthode qui était promue était une méthode fonctionnelle. Bah la réponse c'est non. En tout cas, il y a pas d'exemple à l'étranger.

Mais il fallait un budget à la France et il fallait en passer par là. Bah nous entrepreneurs, c'est ce qu'on attendait. On avait vu que il y avait peut-être la méthode le cornu avec vous savez ce qui est important c'est le budget de la sécurité sociale qu'il a réussi 1493 donc faut quand même reconnaître que une partie du verre était à moitié plein mais on arrive là fin janvier avec un budget qui a pas été voté et au-delà des mesures qu'on peut évoquer qui sont pas tellement favorables aux entreprises on va y revenir on a perdu ça a été bien dit par Benjamin Morel 3 4 mois et l'ambiance entrepreneuriale Vous savez le sentiment, la confiance des jeunes entreprises a pas été au top pendant ces 3 mois.

H alors ça vous choque ou pas ce recours au 493 ? Alors moi je suis économiste. Oui mais en tant que citoyen mais même en tant qu'économiste.

En tant qu'économiste, je crois qu'il y avait deux enjeux. Le premier c'est d'arriver à réduire ce déficit. Tout tout le monde est d'accord et on va pas y arriver.

En fait, l'objectif, il est de passer à 5 % du PIB, mais on en est même pas sûr, ce qui n'est pas étonnant puisque il y a eu finalement vous avez une opposition de modèle et c'est justement le deuxième enjeu. En gros aujourd'hui, ce que je comprends de la situation politique française, c'est que vous avez trois blocs, c'est complètement fragmenté. Vous êtes à un an et quelque élection donc personne présidentiel.

Oui. Donc personne ne veut vraiment euh faire de compromis parce que ça envoie un signal négatif à ces électeurs. Et donc et vous avez deux modèles.

Un modèle la politique de l'offre, baisse des prélèvements obligatoires et un autre modèle en face qui serait de corriger cette fiscalité. Et et donc finalement euh il y a pas de il y a pas de compromis possible dans cette situation politique très fragmenté à côté des élections et on se retrouve avec a priori une difficulté à réduire ce déficit budgétaire. Je vous rappelle quand même qu'on nous annonçait qu'on serait à 3 en 2029.

Ouais 3 % 3 % du PIB et on va difficilement on est parti de 6 et on sera difficilement à 5 au bout de ou 3 ans. Mais alors si on le font justement Bernard Coad, pourquoi vous dites que c'est la fin de la politique de l'offre ? Parce que il y a des gages qui ont été offerts en quelque chose à la quelque en quelque sorte à la gauche pour qu'il y ait un compromis.

Alors, on parle d'une hausse de la prime d'activité de 2000 postes supplémentaires à l'éducation nationale de repas 1 € pour les étudiants parce que tout ça fait une politique anti-entreprise. Vous savez la fin de la politique de l'offre, elle est pas liée à monsieur le corn, elle a même commencé avec madame Born à vrai direabor Ellisabeth Borne où on a commencé à suspendre la CVAE où on a suspendu la CVAE. C'est quoi ?

C'est un acronyme, c'est la contribution volontaire des entreprises et donc à l'été 2023, c'est là vraiment où on tourne une partie du dos à la politique de l'offre et ça a été affirmé de manière très négative si vous me le permettez avec la dissolution et la rivée de Michel Barnier. C'est là qu'on tourne le dos de la politique de l'offre et bien entendu pour nous c'est le renoncement à la politique proentreprise que nous avions appelé de nos vœux de 2017. C'est jusqu'à 2019, c'est-à-dire jusqu'à l'entrée à la COVID-19.

Alors, on a déjà vécu des moments de la gauche socialiste au pouvoir. Attendez, on n pas on n'est pas amnésique dans les entreprises. Ce qui est inquiétant aujourd'hui, c'est qu'on a l'impression de ne pas avoir de politique affirmée.

C'est-à-dire qu'on navigue un peu à vue, donc on nous parle de surtaxe. Après, on augmente une prime d'activité, mais on sait très bien que d'un autre côté, il faut désicardiser. Donc, si on désicise, la prime d'activité, elle a pas tellement lieu d'aide.

Donc vous voyez qu'on est un petit peu ce que j'appelle la politique du chien crevé au ville de l'eau et puis sur la politique du chien crevé au fil de l'eau. D'accord. C'estàd que on laisse un peu vos aller les choses et puis on verra bien comment ça se passe.

Non, juste une réaction non à l'ordelade par rapport à la politique du chien crevé au bord de l'eau avant qu'on si on avait vraiment une remise en question de la politique de l'offre, on aurait remis en question par exemple les aides publiques aux entreprises. Vous savez, il y a eu un rapport sénatorial là-dessus. 200 milliards d'euros par an qui a priori ont des effets limités.

Ça c'est un vrai élément de la politique de l'offre. Le deuxième élément, c'est une fiscalité qui est en fait régressive en en France au niveau des entreprises. On devrait avoir une équité, c'est-à-dire que vous soyez une petite ou une grande entreprise, vous devriez payer le même taux.

D'accord ? Aujourd'hui, les données de l'INC nous montrent que une grande entreprise paye 7 points de PIB, pardon, 7 points d'imposition de moins qu'une petite entreprise. Vous êtes dans une brasserie, vous allez payer plus d'impôts que si vous êtes total ou autre.

Ça pourquoi ? Parce qu'il y a il y a en fait on n' pas du tout remis en question toutes ces crédits d'impôts, ces exonérations, ces réductions d'impôts et ça ça aurait été une remise en question de la politique de la non mais sur les aides c'est important parce que les 15000 aides que l'on a dans le tableau des aides, elles sont pas abondées par les PME, vous le savez très bien. On ne répond pas aux aides parce que quand on répond aux Z a c'est trop compliqué, c'est vraiment trop compliqué. argent c'est pas c'est pas une je veux dire c'est pas mon coming out que je fais là je veux dire je dis qu'il faut réduire le nombre d'aides parce qu'on a trop d'aides auxquelles les PME ne répondent pas et quand elles y répondent certaines d'entre elles elles ont tellement de contrôle qu'une fois qu'on a répondu honnête on veut surtout pas y répondre donc il faut limiter les aides au PME en revanche c'est vrai il y a une vraie distorsion de concurrence entre les grands groupes qui font 80 % de leur chiff d'affaires à l'international et les PME qui peuvent pas délocaliser.

Ça c'est un vrai enjeu aujourd'hui. Alors attendez, on va continuer le débat mais on va évoquer avec Julien qui va payer la facture. Les grandes entreprises sont dans le viseur semble-t-il de Sébastien Lecnu.

Vous explique ça sont les effectivement les plus grandes entreprises qui vont passer à la caisse. La surtaxe d'impôts et qui devait être exceptionnelle et duré juste un an et bien elle va être prolongée en 2026 et selon plusieurs sources ministérielles, cela pourrait représenter 8 milliards d'euros pour l'État. seule concession tout de même, ce sont les 300 plus grands groupes français qui sont concernés et non plus les 400 premiers.

Autre décision du gouvernement maintenir, vous l'évoquez hein, la CVE CVAE, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, c'est un impôt local pour les entreprises qui réalisent un certain chiffre d'affaires. Cette cotisation devait être abaissée, finalement ce ne sera pas le cas. Enfin, Sébastien Lecorn s'attaque au pacte du trail une niche fiscale dans le cadre des transmissions d'entreprises familiales.

Désormais, les biens personnels, elle tel que les maisons de vacances, les châteaux ou encore les œuvres d'art seront taxées. On le voit donc le gouvernement qui vise les grandes entreprises et pour Patrick Martin, le président du MEDEV, je le cite, les entrepreneurs s'exaspèrent d'être systématiquement la variable d'ajustement. une colère sourde hein qui monte dans le milieu économique et qui dure depuis plusieurs semaines.

En décembre, 2000 patrons ont signé une tribune et ont dénoncé, je cite, une descente aux enfers fiscales. Alors, dans un courrier adressé dimanche soir au chef d'entreprise, le premier ministre a tenté tout de même déminer la situation. Oui, un effort supplémentaire est demandé au patron, mais cet effort est nécessaire, dit-il, car il contribuera au financement de la hausse des dépenses militaire.

Benjamin Morel, est-ce que c'est un vrai argument politique de dire et bien d' enfin de de leur dire il faut que vous avanciez sur le patriotisme économique ? Alors, c'est un élément qui est en éléphant qui est en effet un élément qui peut permettre de mobiliser une partie de l'opinion. C'est-à-dire que très clairement aujourd'hui au vu de la situation internationale, c'est quelque chose qui peut être audible en revanche.

Est-ce que c'est vraiment audible dans les milieux économiques ? Ça c'est beaucoup moins évident. Mais il faut comprendre que pour le gouvernement, il y a une prise dans un rapport de force.

Celui qui est fort dans une assemblée qui est fracturée, c'est pas celui qui a le plus de députés. Celui qui est fort, c'est celui qui dispose la possibilité de vous censurer. Et là, en l'occurrence, les LR ne vont jamais censurer.

Le socle communis censurer. Ceux qui peuvent censurer, ceux qui peuvent, si jamais il y a un/ers du groupe qui rentre en dissidence en jugeant que c'est pas suffisant, censurer, c'est le groupe socialiste. Et donc on a un budget qui a été fait en partie, en partie seulement malgré tout pour donner des gages au groupes socialistes parce que c'est le groupe bascule et ça bah c'est l'une des règles du parlementarisme minoritaire.

Vous dépendez du groupe d'opposition qui vous est le plus favorable et en l'occurrence c'est pas l'heure de gloire du PS mais très clairement c'est un budget qui s'est fait en partie aux conditions de Olivier for pour vous pour le consiste que vous êtes ma Morel est-ce qu'on peut flécher des impôts vers une destin bah donc bah alors vos impôts dit le premier ministre aux entreprises vont aider les armées symboliquement c'est quelque chose qui permet de d'avoir un argument électoral mais institutionnellement constitutionnellement Et ça peut être possible. Bah en soit le fléchage juridiquement en effet il peut pas se faire. En revanche symboliquement vous pouvez vous pouvez vous en proclamer.

Et Bernard Conad, ça vous convain cet argument du premier ministre ? Est-ce que ça nous patriotisme là ? Moi, j'avais un maître en économie qui s'appelait Alfred Svi, il avait une expression qui était très forte, vous avez peut-être connu.

Il disait "La charité des riches n'a jamais rempli le ventre des plus pauvres." Voyez ? Donc c'est très clair.

C'est pas un système de vase communiquant malheureusement. Et moi ce qui m'inquiète c'est les effets d'annonce plutôt qu'une politique affirmée. Qu'on affirme une politique de gauche, on peut être contre, on peut être pour, mais on a une politique qui est claire.

Aujourd'hui, on le voit bien et c'est très bien dit par Benjamin Marel, on est dans l'ajustement et dans la recherche d'une majorité. Donc on va vers des mesures qui vont pas pour créer une politique économique, mais tout simplement pour obtenir une majorité. Et moi, je ne suis pas convaincu, c'est ça qui m'inquiète le plus, c'est que l'élection d'un président de la République demain inversera cette tendance.

Si à nouveau il n'y a pas de majorité politique derrière et donc bien entendu on est dans une ambiance extrêmement délétaire pour les entreprises. termine là 69000 défaillances d'entreprise l'année 2025 sur 2025 2500 emplois salariés non salariés et au-delà du chiffre des 69000 défaillances c'est la gamme des 50 100 et 200 salariés qui aujourd'hui sont là à être fermés ce qui n'était pas le cas auparavant où c'était les mo- 10 donc vous voyez où on est passé en 24 mois c'est-à-dire depuis 2023 et on le voit le tableau l'évolution du nombre de défailles entreprises vous l'entendez de cet argument de la du risque de défaillance d'entreprise voir de délocalisation parce que on grève leur leur trésorerine. On a déjà entendu ça quelque part.

Non, [rires] ça fait quand même pas mal de temps qu'on nous dit que le système français a trop de charge sur les entreprises. Donc, on a mis en place cette politique de l'offre. euh vous avez une réduction des prélèvements obligatoires pour euh les entreprises en moyenne.

On a un problème en France, c'est que les grandes entreprises payent moins d'impôts que les moyennes et les petites entreprises. Euh il y a sep points d'écart de fiscalité entre les deux. Donc euh c'est un petit peu le même débat qu'on pourrait avoir qu'on a eu sur la taxe du Zukman et les ultra riches.

En fait, on a un problème de fiscalité en France. avec l'ensemble des entreprises et l'ensemble des Français qui payent pas mal d'impôts, qui en payent même beaucoup, mais vous avez des individus et des entreprises qui arrivent à échapper à cet impôt et pas seulement parce que si je peux finir, pas seulement parce que elles optimisent en allant à l'étranger, elles sont capables aussi d'optimiser en France. Pourquoi ?

Parce qu'elles ont des bons avocats fiscalistes et surtout qu'il y a plein de façons de réduire ces impôts en France. Euh si vous savez bien saisir les opportunités comme vous le disiez, peut-être que les PME n'ont pas le temps de le faire, que il y a des choix aussi qui ont été faits euh pour favoriser plutôt les grandes entreprises qui étaient soit-disant les plus innovantes. Par exemple, le crédit d'impôt recherche qui coûte 7 milliards par an, la moitié est accaparée par les 50 plus grandes entreprises françaises.

D'accord ? Donc vous avez la moitié de 7 milliards et le reste est distribué au PME. C'est ça qu'il aurait fallu remettre en question.

H alors écoutez avant de vous entendre Bernard, on va écouter Philippe Juin qui est le rapporteur général LR du budget. Pour lui, le compte n'y est pas si on en croit ces arguments. On l'écoute.

Tout le monde dit qu'au coro allons être à moins de 5 % d'endettement mais il y a 1 an l'objectif c'était d'être à 4,7. Donc on présente un recul comme une victoire. Moi je suis très inquiet.

La France est très malade. Elle est très malade. Les choses ne sont pas graves.

Elles sont très graves et elle est très malade. Et si on ne la soigne pas, elle va mourir. Et c'est le médecin qui vous parle d'une certaine manière.

Comment peut-on soigner la France ? C'est ça le sujet. Moi, je crois qu'on doit y parvenir en baissant les dépenses.

C'est pas un peu excessif Bernard Conad ce que dit la Écoutez, c'est une vision des choses. Je parle quand il est médecin donc effectivement il peut-être un remède de cheval ou une potion magique. Mais en tous les cas en France, il y a quand même des très bons résultats sur un certain nombre de groupes financiers, ça a été dit, une optimisation mais il y a aussi un danger aujourd'hui, je tiens à le rappeler et vous l'avez évoqué avec les symboles.

Moi ce qui m'inquiète en économie aujourd'hui, ce sont les symboles. On parle du pacte du trail. Quel scandale ce pacte du travail.

Et pourtant, c'est tellement important la transmission de l'entreprise. Alors, c'est vrai qu'il y a des bateaux, mais c'est ça qu'il faut supprimer. C'est vrai qu'il y a un certain nombre d'avantages, c'est ça qu'il faut supprimer.

Mais en lui-même le pacte du trail qui permet la transmission d'entreprise et ben il vous a entendu le premier ministre. Mais attendez, le pacte du trail, il permet de nouveau aux très riches de transmettre et de payer. Est-ce finir ?

Oui, c'est exactement le même problème que sur les ultra riches et sur les grandes entreprises. Le pacte du trail permet aux très riches d'échapper à l'impôt sur les successions auquel le reste des Français n'échappe pas. Donc c'est ça qui est important.

De nouveau, on a un problème fiscal. On a des il faut corriger ce système fiscal qui permet à certains individus et certaines entreprises d'échapper. Le pacte du trail.

Arrêtez, si vous me le permettez, arrêtez de comparer l'ensemble des Français avec le monde qui produit et qui travaille parce que quel est mon objectif à moi ? Je crois pas avoir dit ça. Non, mais vous avez dit les Français sur le pacte du trail.

Aujourd'hui, ce qui est important c'est qu'on réindustrialise notre pays. On n'est pas en voie avec le message qu'on envoie aujourd'hui de dire qu'il faut refaire de la production. parle pas du tout de la même chose.

Donc moi je par sur le pact du tr qui permet qu'on évite que nos entrepreneurs et notamment les plus riches d'entre eux aillent produire à l'étranger. C'est ce qui se passe aujourd'hui et quand je dis à l'étranger mais je suis très à l'aise. Vous êtes à l'aise avec le fait qu'il y a des gens qui payent moins d'impôts que le reste des Français.

Très bien. On garde quelques minutes pour vous demander comment on fait pour échapper au blocage budgétaire. Benjamin Morel le blocage budgétaire.

Bah il y a une solution qui est une solution politique. Faut arriver à construire des majorités. Ça le problème actuellement c'est qu'on a une forme de sclérose des majorités.

Donc il faudra voir si en 2027 ça peut se débloquer. Puis ensuite il a des solutions institutionnelles. On a notamment des lois prior annuelles.

C'est ça. Alors c'est ça. Dans le cas d'une note avec les membes pour le haut commissariat au plan, on propose notamment des lois plurannuelles.

C'est un avantage la loi pluréannuelle, c'est que ça permet de voir concrètement bah pour l'instant on est soumis à ce qu'on à ce qu'on appelle le principe d'annualité budgétaire. Donc chaque année, on refait le même travail. On repart un peu de zéro.

Le principe d'une loi pluriannuelle, c'est qu'on essaie de se projeter dans l'avenir, qu'on veuille réduire les dépenses publiques, qu'on veuille la transition écologique, qu'on veuille le réarmement du pays. L'idée, c'est d'arriver à voir sur une législature comment avoir un suivi dans les politiques publiques. Et dans ce cadre-là, et bien vous avez un plan au départ, ce qui permet possiblement si vous arrivez à former une coalition de solidifier votre coalition, vous demandez entre partis politiques où vous voulez aller et chaque année, bah vous êtes en capacité d'ajuster.

Aujourd'hui, on refait dans une période de 40 jours à l'Assemblée nationale l'ensemble du débat sur toutes les dispositions. Résultat, on le fait mal et on ne se projette pas nécessairement dans l'avenir, notamment en terme d'investissement. Pé, ça existe dans d'autres pays européens.

Et il y a quand même une question qui se pose de façon générale dans la plupart des pays européens sur comment est-ce que on se projette, prenez la Chine qui se projette à 50 ans dans les nouvelles ro roues de la soie, nous on se projette sur 1 an et même pas en réalité. On se projette la plupart du temps à 6 mois avant un projet de loi de finance rectificative. Donc il faut avoir cette capacité de projection et de l'autre côté il faut également arriver en remettant les choses chaque année sur le métier à avoir de meilleurs chiffres et une meilleure réflexion sur ce que l'on fait.

Prenez par exemple la question de la taxman. Alors, je suis sûr que mes voisins ont une réponse, mais en tant que complet ignorant sur euh en matière d'économie, je ne sais pas ce que rapporterait potentiellement la taxe Zucman. Voilà une question qu'on aurait dû se poser des mois avant de pouvoir débattre de ça.

Alors oui, mais vous vous le savez sans doute mais vous a il y a d'autres sur cette idée de budget pluriannuel est-ce que parce que certains disent attention il y a pas il y aura pas de marge de manœuvre par exemple s'il y a une alternance une dissolution ben ceux qui arriveraient au pouvoir se retrouveraiit bloqués avec un budget pluriannuel. Vous vous faites un reset à chaque dissolution à chaque nouvelle alternance. Je vais juste abonder dans le sens de Benjamin Morel et de cette note.

Euh vous avez en économie l'idée d'un rendement des dépense publique et en réalité vous avez de la dépense publique qui est plus ou moins rentable. Par exemple, quand vous dépensez sur l'éducation, c'est extrêmement rentable parce que en améliorant le capital humain de votre population, vous allez avoir des meilleurs salaires et donc avoir de meilleures recettes pour l'État dans 5 ou 10 ans. Le problème, c'est que ça prend 5 ou 10 ans et donc les élus qui ont un horizon temporel beaucoup plus court vont faire des compromis et donner de l'argent à des entreprises qui qui est pas vraiment très rentable parce que voilà, il y a des effets très limités.

Sur la transition, c'est la même chose écologique transition écologique. Donc vous avez des investissements publics qui sont mais vraiment je veux dire on c'est documenté empiriquement beaucoup plus rentable que d'autres. Est-ce que vous êtes d'accord avec cela vous aussi ?

Est-ce que ça peut faire consensus entre vous en terme de Benjamin ? Oui, ça me semble une bonne chose. Et moi je crois qu'on a oublié dans le débat le deuxème volet du premier ministre, c'està-dire la baisse des dépenses publiques parce que ça va arriver très très vite hein.

Ça fait partie aussi de de ce qu'il a proposé. Donc qui a un volet ? Bah oui, mais c'est important.

On évoquait tout à l'heure les 4 à 8 milliards de taxation supplémentaires. Moi je crois que l'ambiance elle est chez nous les entreprises un peu dans une inquiétude mais qui n'est pas non plus déraisonné hein. On voudrait que ça aille un peu plus vite et que ce soit surtout stabilisé.

Très bien. Merci infiniment. C'est le mot de la fin et merci d'avoir participé à ce débat.

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