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interviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 29 juin 2026 37 min

Leçons de la canicule: Il faut battre la canicule tant qu'elle est chaude !

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

France Inter France Inter Fabienne Synthès Puisque Pierre qui travaille avec nous m'y a autorisé je peux raconter son coup de chaud du week-end et comme il le dit lui-même très bien un coup de chaud, c'est pas juste un coup de mou maux de tête, nausées, courbatures épuisement, Samu Pierre est un garçon d'un peu plus de 30 ans c'est un garçon sportif, aujourd'hui bien sûr ça va mieux, et dit comme ça j'ai l'impression d'être 6 ans en arrière et de vous raconter le Covid pendant le premier confinement et après tout, ensemble, nous, si loin l'un de nos invités vous dira tout à l'heure qu'à l'hôpital l'improvisation sur les masques et l'improvisation sur les couvertures de survie aux fenêtres même combat, ce constat est valable aussi sur l'inadaptation de nos maisons, bien sûr, le fonctionnement de nos entreprises, sans parler des écoles et de tout le reste, alors quelles leçons doit-on en tirer maintenant ?

Nous allons parler climat, hôpitaux, bâtiments ce soir, tout ne sera pas radicalement différent évidemment, à la prochaine vague, ne soyons pas naïfs, mais la question est de savoir si cet épisode, dont on ne connaît pas encore le bilan humain définitif est celui qu'il nous fallait pour penser différemment, donc intégrer enfin la chaleur dans nos modes de vie de construction, nos adaptations nos réorganisations personne ne dira que nous n'étions pas prévenus les scientifiques s'époumonent sur des vagues de chaleur depuis plus de 30 ans maintenant et est-ce que nous, citoyens, avions d'ailleurs même conscience que les trains peuvent s'arrêter parce que la chaleur abîme les rails que les clims poussés peuvent aller jusqu'à l'inefficacité et risquent même de demander grâce ?

on peut en parler assez facilement ici à Radio France puisque la nôtre a eu quelques ratés significatifs on parle donc d'adaptation structurelle et pas ponctuelle on en a bien compris, mais n'entendu que souvent y compris maintenant, on parle de crise à traverser qui ne justifie pas de changement en profondeur il est probablement là le premier malentendu est-ce que c'est compliqué ? Évidemment est-ce que c'est cher ? Évidemment aussi on ne va pas faire comme si on ne connaissait pas l'état de nos finances, mais comment faire pour qu'on ne dise jamais ?

Souviens-toi l'été dernier, et bien c'était pareil c'est le Téléphone Son, soyez les bienvenus Le Téléphone Son 01 45 24 7000 Amandine, vous êtes la première et vous êtes la bienvenue Bonsoir Amandine Bonsoir Fabienne, bonsoir à tous On vous écoute Je vous ai contacté pour vous faire part de ma colère étonnamment froide J'estime que ça fait des décennies qu'on aurait pu faire quelque chose On sait exactement ce que l'on doit faire Si moi je suis en capacité de lire un rapport du GIEC J'estime que nos gouvernants également Et rien, strictement rien n'a été fait On sait pertinemment qu'on doit changer complètement notre société Notre mode de fonctionnement, privilégier les circuits courts, une agriculture paysanne Ne pas raser des arbres Et là, je mets les infos et j'entends l'autoroute à 69, c'est ok On va prolonger d'une semaine les soldes Ou clim ou pas clim C'est pas des pâquerettes, c'est indigent C'est une insulte Ce que je mettais dans mon premier message Pour moi, c'est une insulte à notre intelligence, à mon intelligence Et je suis effectivement très en colère Moi, je milite depuis l'âge de 16 ans à peu près J'en ai 50 J'ai envie de dire, qu'est-ce que je dis à mes enfants ?

Eh bien, écoutez, je ne sais pas si on aura la réponse De ce que vous devez dire à vos enfants d'ici la fin de ce téléphone Mais on a entendu le coup de colère, Amandine Je vous remercie beaucoup pour cette entrée en matière Pour discuter ensemble jusqu'à 20h Il y a Valérie Masson-Delmotte, bonsoir Vous êtes climatologue, vous êtes directrice de recherche au CEA Au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement à Paris-Saclay Vous êtes membre du Conseil pour le climat des rapports du GIEC Vous en avez lu, vous en avez écrit, vous y avez participé Vous avez cette phrase, on y reviendra Vous dites, j'ai fait de mon mieux Ce qui est une manière de dire, ben ouais, j'ai fait de mon mieux Et après, on verra ça Il y a Eric Daniel Lacombe, bonsoir Bonsoir C'est déjà architecte et urbaniste à l'école supérieure d'architecture de Paris-Lavillette Vous avez écrit notamment vers une architecture pour la santé du vivant Et il y a Christian Leman qui est là également, bonsoir Bonsoir Vous êtes médecin généraliste et chroniqueur également à Libération Je vais commencer avec vous, Valérie Masson-Allemonte Est-ce que vous avez le même genre de colère froide, comme elle le dit joliment, que notre amie Amandine ?

4:09
Invité

Oui, je pense que j'ai une sorte de colère froide Notamment parce que, comme climatologue, ça fait effectivement plus d'un quart de siècle Qu'on fait notre possible pour expliquer le plus clairement qu'une des conséquences directes d'un climat qui se réchauffe, c'est une augmentation des extrêmes chauds Mais qui interagit aussi avec l'assèchement des sols Et puis ça adopte également les plus extrêmes, rien que sur ces trois points-là en fait Donc l'exprimer clairement, le communiquer clairement, le visualiser clairement dans les rapports du GIEC, du Haut Conseil pour le Climat Dans les travaux qui se font avec les groupes régionaux d'experts climat Et malheureusement, ce que l'on voit, c'est que parfois, ces enjeux sont pris plutôt à l'angle de la gestion de crise à court terme Donc vous allez avoir un ministre qui va gérer la crise Et une fois que c'est passé, il passe le relais au suivant Avec une vraie difficulté à engager les réflexions collectives Le débat démocratique, comme le disait Amandine, sur les transformations de fond Il y a une forme en fait de déni collectif ou de refus d'obstacle selon la manière dont on le décrit

5:18
Présentateur

Le déni dont vous parlez Valérie Masson-Delmotte, c'est un peu ce que je disais en introduction Est-ce que c'est juste qu'on ne veut pas penser que c'est autre chose qu'un épisode en fait Et que donc, avant et après, tout rentrera de toute façon dans l'ordre à un moment ou à un autre C'est ça en fait l'idée ou pas ?

5:35
Invité

En fait l'enjeu pour nous, c'est que nos connaissances soient vraiment utiles pour éviter des souffrances Je pense à toutes les personnes qui ont été touchées durement Et vraiment, ce qu'on souhaite, c'est qu'on puisse s'appuyer sur les connaissances que l'on a Par rapport aux évolutions actuelles et futures Pour en tenir compte Et faire en sorte d'engager des transformations collectives Et pour protéger les plus vulnérables Parce que ce point-là, il est essentiel On parlait des enfants Bien sûr, en fait, ça doit être une priorité Protéger les plus vulnérables à l'école, à l'hôpital Protéger les plus vulnérables au travail Et je dirais que peut-être On a appris de la canicule de 2003 Qui était arrivée comme un choc à l'époque On a appris que la chaleur était dangereuse Mais on a retenu qu'elle était dangereuse pour les personnes âgées Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'on rentre dans des plages de réchauffement Avec des extrêmes chauds à 38, 40, 42 degrés Et c'est dangereux pour tout le monde, à tous les âges

6:33
Présentateur

On a fait de la canicule de 2003 C'est pas vous qui allez me contredire, Christian Lehmann On a fait de la canicule de 2003 Un problème d'isolement des personnes âgées En fait, c'était pas un problème de chaleur C'était un problème d'isolement des personnes âgées Qu'est-ce qu'on fait de cette canicule de 2026 ?

6:48
Invité

On répète la même chose qu'on a entendue en 2003 En 2003, Jean-François Matéi était intervenu en polo dans son jardin Sur son lieu de vacances Il avait dit Je pense pas du tout qu'il y ait une sous-estimation Pour sous-estimer, il faut être averti Or, cette canicule n'était pas prévisible Allez, on avance 23 ans plus tard Emmanuel Macron nous dit On ne s'adapte pas à un pic qui n'a pas d'équivalent aujourd'hui en Europe Et qui n'a jamais eu d'équivalent dans notre histoire J'ai l'impression d'entendre la même chose Et juste avant notre émission Il y avait ce message du ministère en charge de la Santé et de Santé Publique France Qui dit En présence d'une personne victime d'un malaise, d'une forte fièvre Ou tenant des propos incohérents Appelons immédiatement le 15 Mais écoutez, quand le président de la République Ou Sébastien Lecornu prend la parole Je pense que le standard du SAMU doit sauter Parce que c'est des propos incohérents Je veux dire, on sait tous Amandine l'a dit Nous, on le sait Comment se fait-il qu'eux ne le sachent pas Que, comme le dit Valérie Masson-Delmotte On est tous vulnérables On est tous vulnérables Vous avez parlé de Pierre, qui a 34 ans Qui s'est trouvé à appeler le SAMU Alors qu'il n'imaginait pas ça C'est un jeune homme qui est un jeune homme sportif Moi, toute la journée J'ai des gens qui sont quasiment en larmes Qui ne comprennent pas ce qui leur arrive Parce qu'un coup de chaud Ils imaginent que c'est un peu fatigué Avoir un peu mal à la tête Et que ça va passer le lendemain Et ils ne se rendent pas compte Que leur organisme, sur plusieurs jours S'est affaissé Nous, on le sait Mais pour faire quelque chose Il va falloir mettre de l'argent dedans Et tout ce qu'a fait le gouvernement Ces derniers temps C'est renier Je rappelle juste un truc Parce que la parole C'est à fin 2022 Fin 2022 Pour le projet de loi de finances 2023 Les députés votent Une mesure, une augmentation De 12 milliards d'euros Pour ma prime rénov' Et bien le gouvernement n'était pas content Qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Trois jours après, ils ont passé un 49.3 Ils ont cassé ça Combien de maisons On aurait amélioré Avec ces 12 milliards ? Combien de personnes On aurait protégé ou sauvé ?

8:58
Présentateur

Ou sauvé, pardon Vous pouvez finir votre phrase Vous avez entendu que j'avais passé la parole

9:02
Invité

Mais vous avez le droit de finir votre phrase Monsieur Léman Non, non, mais ou sauvé Parce que, en fait Cette indigence intellectuelle Finit par être criminelle

9:11
Présentateur

Alors, ma prime rénov' C'est toujours intéressant Parce que tu sais qu'on en a fait Nous, des sujets Un jour, c'est sur le geste unique Qu'on apporte des aides Et puis un jour, ce sont sur les gestes multiples Et puis retour, etc Il y a eu beaucoup d'allées venues C'est une réalité Eric Daniel Lacombe J'ai envie de vous poser la même question Vous, dans votre domaine L'architecture L'urbanisme Est-ce que, depuis 2003 Vous avez le droit Vous pouvez On vous demande De construire différemment Ou est-ce qu'au contraire Vous vous battez Pour essayer de construire différemment ?

9:37
Locuteur non identifié

C'est très difficile Pour un architecte D'engager l'adaptation C'est même plus difficile Que de trouver les idées Et Vous voyez bien Comment le débat Démarre ce soir L'architecture Est immédiatement convoquée Comme un objet technique Vous voyez Vous me passez la parole Au moment où vous dites La prime rénov' Vous auriez pu me poser La question sur la clim Je n'ai pas été formé Je n'ai pas été formé Pour ça Moi j'ai été formé En tant qu'architecte Pour fabriquer des lieux de vie Et des lieux de vie C'est à la fois Un habitat Et des pratiques J'ai été à nouveau saisi En 2003 Qu'on ne parle jamais des pratiques Et à nouveau En 2026 Qu'on ne parle pas plus Des pratiques Des gens Qui nous téléphonent En colère Regarder les pratiques C'est certainement La plus grande innovation Et leur transformation Que l'on pourrait faire C'est à dire que Il faut comprendre Que si Vous êtes dans une école Et que vous enfermez Comme seule solution Les gamins Ils ne feront pas de progrès Sur la compréhension De la nature Si vous êtes Dans un habitat ordinaire Et que vous enfermez les gens Je ne vois pas comment Cette étanchéité Permettrait de comprendre Et les mouvements Des phénomènes Trop forts L'eau L'air Le vent Et L'étanchéité Nous sépare aussi Des autres Personnes Nous empêcherait D'être dans une forme De solidarité Je ne fais que construire Des exemples urbains Architecturaux Paysagers Qui engagent toujours Un rapport Par l'abri A l'ouvert vers la nature Et à l'ouvert vers les autres hommes

11:12
Présentateur

Je voudrais savoir Eric Daniel Lacombe Si on vous commande un bâtiment Et que Vous vous dites C'est pas bien adapté S'il y a une prochaine clim Une prochaine Canicule Les gens vont avoir chaud Est-ce que vous changez ? Est-ce que vous pouvez changer ? Ou est-ce que vous savez Que vous construisez des choses Qui ne sont pas À l'abri d'une calicule ?

11:30
Locuteur non identifié

Je change deux choses Quand je travaille Je change Et le bâtiment Et Le rapport Des personnes Qu'elles auront Au bâtiment Pour m'exprimer Plus simplement Quand je construis Des écoles à Patio Ce que je fais Depuis les années 1990 En ayant compris À l'observation des pratiques Que les couloirs servaient à rien Si ce n'est À se bousculer S'énerver Et fabriquer des vols Et donc des rumeurs J'ai proposé Très tranquillement De mettre la surface Des couloirs Dans les surfaces Des classes C'est-à-dire que je fais Des classes Qui font plus 55 mètres carrés Comme le recommande L'éducation nationale Qu'en font 75 Ces classes Donnent directement Sur l'extérieur Par une circulation Qui vous protège Et de la pluie Et du soleil Et bien Une pratique comme ça Change Et la vie dans l'école Et le rapport A la canicule Et le rapport aux parents Voilà des choses Excessivement simples

12:19
Présentateur

Je voudrais juste à fond Parce qu'on va y venir A l'adaptation Ou pas justement Mais un mot là-dessus Valérie Masson-Delmotte Depuis qu'on fait des sujets Depuis le début De cette canicule On a l'impression Justement D'avoir des solutions Mais qui sont des solutions Qui sont en fait Des solutions Quasiment individuelles Ce que je veux dire C'est une école Comme celle-là Qui est construite Mais à côté Dix autres Qui le seront différemment Un bâtiment qu'il est Dix autres Qui le sont différemment L'installation de la clim Lorsque ça devient Indispensable Pourquoi pas Mais pas dans tout Ce qui peut être considéré Indispensable Il manque le grand tout C'est ça qui manque non ?

12:53
Invité

Il manque aussi Un cadre réglementaire Un peu plus précis Ne serait-ce que Pour les logements neufs La norme pour Le confort d'été A été construite En 2020 En prenant comme référence La canicule de août 2003 Donc on regarde Dans le rétroviseur On ne regarde pas devant Alors qu'on s'est Très bien caractérisé Les intensités Les durées Les saisons plus larges Associées aux vagues De chaleur À venir Sur la durée de vie D'un bâtiment Ensuite Il n'y a pas de critère strict Sur qu'est-ce qu'on ne tolère pas Comme plage de température À l'intérieur d'un bâtiment Et ça Ça va avec Des enjeux de Ventilation D'ombrage De rafraîchissement Passif Ou actif Et aujourd'hui En fait Le cadre collectif N'est pas à hauteur Des enjeux Et c'est ce qui fait Que des personnes Se sont retrouvées Littéralement piégées Dans des logements Dangereux Ça Mais aussi les habitudes Parce que parfois On peut être dans un logement Qui lui-même Surchauffe au niveau De la chambre à coucher Mais on peut avoir Un sous-sol frais Et il faut être aussi capable À un moment donné De changer les pratiques Pour aller dormir À l'endroit le plus frais Et ça Ça s'apprend En fait Ça ne s'improvise pas Ça ne se bricole pas Il faut avoir une culture En fait Du risque Qu'on se construise Collectivement

14:10
Présentateur

Voici Emmanuel Qui veut rentrer Dans cette conversation Bonsoir Emmanuel Oui bonsoir Soyez la bienvenue

14:15
Auditeur

Merci beaucoup Oui je voudrais intervenir En fait Sur la gestion D'urgence De cette crise Parce que On s'attend À de nouveaux épisodes Canitulaires Pendant cet été Les deux premiers Ont été très éprouvants Et particulièrement Voilà Pour les personnes vulnérables Les personnes très âgées Qui n'ont pas De logement climatisé Moi j'aimerais Qu'on puisse décider D'un plan d'urgence Pour cet été déjà Ou Comme on l'a pu le faire Pour le Covid Où on met en place Des moyens D'accéder à des lieux De fraîcheur Où on puisse Reconstituer ses forces Quand on est Dans des logements Qui sont surchauffés Voilà Est-ce qu'il est possible D'envisager un plan Vraiment d'urgence Comme on a pu faire Pour le Covid En résumé Pour pouvoir Affronter Ces canicules Qui vont arriver Cet été A n'en pas douter On n'est qu'au début Du mois de juillet Voilà Je vous remercie Beaucoup

15:07
Présentateur

Et merci pour votre question Qui est une vraie Belle question Emmanuel Je voudrais ajouter Qu'il y a beaucoup D'auditeurs Notamment sur Whatsapp Qui disent La canicule n'est pas finie Chez nous Il fait encore très très chaud Et c'est pas parce qu'il fait Moins chaud à Paris Qu'il fait moins chaud partout Vous n'êtes pas le centre-end du monde Ils ont raison Je reviens vers vous Valérie Masson Parce que c'est exactement Ce que vous venez de dire En fait Il faut un plan de quelque chose Quelque chose qui soit Beaucoup plus efficace Que ce qu'on a vu là Être capable de se dire Telle température Voilà ce qu'il faut faire En attendant effectivement De trouver évidemment D'autres solutions Mais qu'il y ait au moins Un vrai plan canicule Qui ressemble à quelque chose

15:38
Invité

En fait en France On a eu tendance À prendre les risques climatiques À l'angle de l'aléa C'est-à-dire la chaleur La vague de chaleur Et à l'angle de l'exposition Les zones urbaines plus denses Les différentes régions de France Mais ce qui fait défaut C'est analyser Et mettre en priorité Les vulnérabilités Les vulnérabilités À l'échelle des personnes À l'échelle aussi Plus large Parfois de certains quartiers Et donc Sur un plan d'urgence Donner accès À des espaces rafraîchis Faire en sorte Qu'on puisse déplacer Des personnes Qui ont des difficultés De mobilité Pour les accompagner Dans ces espaces rafraîchis Quand on a des coupures De courant Faire en sorte Que les personnes Qui sont parfois Dans des immeubles Avec des ascenseurs Qui ne fonctionnent plus Plus de frigo Plus de ventilation Et bien on puisse Les accompagner Et les mettre à l'abri Et ça on voit bien Que ça n'était pas prêt Non et c'est intéressant

16:32
Présentateur

Parce qu'à chaque fois Qu'on parle d'épisodes climatiques Qui sont violents désormais Il y en a plus d'un On parle notamment D'inondations En cas d'inondations On sait faire ça Puisque les gens Ne peuvent plus vivre chez eux Donc on sait les prendre Et les mettre dans un endroit À l'abri Ça vous fait rire Eric Daniel Lacombe Mais effectivement

16:46
Locuteur non identifié

Ça ne me fait pas rire Parce qu'à nouveau Je fabrique des lieux Je viens de finir Pour la ville de Trèbes Près de Carcassonne En réponse aux inondations mortelles Je continue à dire Que je suis là Pour faire des lieux de vie De 2018 On a perdu quand même 6 personnes sur la ville Et 17 dans le secteur De donner plus de place au fleuve On a multiplié par 3 La place du fleuve Sur la ville de Trèbes Et bien en ce moment En ce moment même Comme on a fabriqué D'une certaine manière Une plage Pour accueillir Le débordement du fleuve Et bien le fleuve En débordant Déjà en janvier Février A humidifié les sols A offert aussi Un lieu de pratique Pour les habitants On y a mis des arbres Pour qu'il y ait Une fraîcheur Tout à fait inattendue Et ça permet C'est pour ça que je crois Plus aux expériences Qu'aux plans Ça permet aux habitants De Trèbes Et les plus vulnérables D'avoir un contact Avec une plage Sans avoir à prendre sa voiture Pour faire 50 km Et aller se baigner à Narbonne Ça permet aussi D'apprendre à nager Parce que je compte Moi depuis 10 jours La dialectique entre La baignade et la chaleur Et des gamins vulnérables Qu'ils ne savent pas nager Se noient Donc je trouve que C'est ça l'architecture Que je propose C'est est-ce que c'est une architecture Qui vous étanche En vous disant Le jour où le bateau coule Je vous enverrai une bouée Ou un canot Ou est-ce que c'est une architecture Qui vous apprend à nager En disant Si vous mettez un pied dans l'eau Il y a peut-être une chance Que vous croiserez les choses Et en plus Ça nous a permis de rafraîchir Et de faire des coups de feu Parce que n'oubliez pas Qu'au même endroit On a perdu 17 000 hectares Par les incendies des Corbières Donc inondations Canicules Et ouragans C'est à peu près Le même sujet

18:19
Présentateur

Christian Lehmann Je pensais à vous Juste avant cette émission Quand j'ai vu tomber La dépêche Disant que Les climatiseurs Pour les hôpitaux Les lieux hospitaliers Allaient arriver là En fin de semaine Maximum Semaine prochaine J'imagine que dans ces cas-là Quand on est médecin On se dit Ben oui Ouf Heureusement Mais il y a quand même Un sous-texte là-dedans En se disant peut-être Ben Il était temps Ou alors C'est tout ce qu'on a trouvé Finalement

18:41
Invité

Ben Vous l'avez dit tout à l'heure Quand il y a eu la crise Covid Des collègues hospitaliers Se sont retrouvés Habillés de sacs poubelles Avec des masques en tissu Sur le visage Pour aller voir des patients Qui avaient le Covid En réanimation Aujourd'hui Les collègues hospitaliers Se retrouvent A coller des couvertures de survie Sur les fenêtres En fait Ce que m'avaient dit Les collègues Que j'interrogeais Pour Libération Vers le mois de juin Juillet Ils m'ont dit Écoute Pendant 2-3 mois On nous a donné A peu près les moyens Qu'on devrait avoir tout le temps Mais maintenant Ils considèrent que c'est fini Donc ils sont tous En train de nous enlever Donc il y a toujours Ce double discours Qui est Vous n'entendrez pas Un ministre Passer à la télévision Sans dire à un moment Et je remercie Les sapeurs-pompiers Les urgentistes A chaque fois On les remercie Et ensuite On les laisse Face au mur Alors que c'est eux Qui voient ce qui se passe Et j'entends Déjà Le ministre du budget Dire Ah bah ça va coûter cher Toutes les innovations Qu'il va falloir faire Donc il va falloir Diminuer les dépenses sociales Diminuer les dépenses sociales Vous croyez que Le système de santé français La médecine de ville L'hôpital public Sont pas déjà Assez à genoux En fait On dirait que Ces gens veulent Faire fonctionner Un truc Totalement éthéré Qui s'appellerait L'économie Et donc l'économie Veut qu'on ne s'arrête pas De travailler Même s'il fait 38 degrés L'économie veut Qu'on n'arrête pas Les patients Qui sont en danger Parce que les arrêts de travail Sont insoutenables Etc Mais en fait C'est pas de l'économie L'économie Elle fonctionne pas L'Espagne a une économie Qui fonctionne nettement mieux que nous Et elle par exemple Elle a mis en place Le congé climatique Pour les gens C'est-à-dire qu'au-delà De ce dont on est en train de parler

20:34
Présentateur

Mais il y a aussi des élèves Qui cuisent dans les écoles en Espagne Oui

20:37
Invité

Mais ce que je veux dire C'est qu'au-delà de ce qu'on est en train de dire Et qui est super intéressant Ce que dit le collègue urbaniste Sur la façon de construire La façon d'imaginer la ville Et comment les gens vont vivre dedans Ce qu'il faut comprendre C'est que c'est notre survie A tout ce qui est en jeu là Les animaux crèvent La végétation aussi On sait pas comment on va vivre Et comment on va survivre Dans les années à venir Et on a des gens qui nous disent Oh on a déjà bien dépensé Il va falloir couper dans les dépenses sociales Si on veut mettre des climatiseurs Sur votre mur C'est pas possible De fonctionner avec des gens comme ça Pour qui cette idée globale De l'économie Prime avant le vivant

21:18
Présentateur

On est en train de tirer Les premières leçons Il y en aura d'autres De cette première canicule On va le dire comme ça En 2026 Avec Valérie Masson-Delmotte Qui est climatologue Avec Eric Daniel Lacombe Qui est architecte et urbaniste Avec Christian Lehmann Qui est médecin Le 18-20 01-45-24-7000 Et avec vous Jean-Luc Qui nous attendait depuis un moment Pardon On vous écoute

21:40
Auditeur

Oui et bien je viens d'écouter L'intervenant précédent Qui justement a parlé d'économie Et ça fait une bonne transition Parce que moi je vois Que ce que je veux dire C'est qu'on entend beaucoup parler D'adaptation Et de lutte contre Pour éviter les effets Du réchauffement Mais j'entends absolument pas parler Des causes du réchauffement Et comment essayer de réduire Les problèmes à la source Parce qu'actuellement Tout ce qu'on fait A mon avis Bon c'est bien dans les médias Mais c'est provisoire Quand les températures vont commencer Vont continuer d'augmenter Quand on va avoir 45 degrés Et dans 20 ans On aura 50 degrés Peut-être plus A mon avis Toutes les mesures d'adaptation Elles seront inutiles Donc il faudra agir Il faudrait agir beaucoup plus en amont Et là j'entends rien du tout A ce sujet Donc je voudrais savoir Ce que vous en pensez

22:28
Présentateur

Merci Jean-Luc Valérie Masson-Delmotte Comment on fait cette balance là Parce qu'il faut bien Effectivement s'adapter Mais effectivement Si on ne va pas chercher la cause On sera en retard Dans notre adaptation Par rapport à la montée Comment on fait Pour faire cette balance Entre les deux

22:40
Invité

Il faut se rappeler Que la France Comme tous les autres pays du monde Continue à contribuer Au réchauffement Par les émissions de gaz À effet de serre Et donc on a ce double cap D'une part Continuer à réduire Les émissions de gaz À effet de serre Garder le cap Vers la neutralité carbone Et changer d'échelle Sur une adaptation Par anticipation Pour éviter de gérer Crise après crise Par une approche Qui sera davantage De la prévention Et là D'un point de vue économique Tout ce qui permet De renforcer la prévention A des retombées positives Par rapport au coût Des dommages évités Et justement Sur les enjeux D'adaptation Et de réduction D'émissions de gaz À effet de serre Très souvent Ça a été pris Comme deux choses séparées Alors qu'en fait On peut le penser Ensemble C'est-à-dire Favoriser tout ce qui permet De décarboner Se passer des énergies fossiles Tout particulièrement Tout en permettant D'avoir une meilleure Par exemple Une meilleure isolation Du froid passif Par exemple Tout ce qui permet De végétaliser les villes On retombe en fait Sur les points Qu'on a abordé Un petit peu De manière transverse Et moi J'ai une très grande inquiétude C'est que Vu la gravité De la situation Finalement On arrive A se dire Bon ben voilà On oublie le reste Et puis on va Faire des choses Urgentes Faisables Uniquement à court terme En ne regardant pas Les effets indésirables Et donc là Finalement Ça peut être De très mauvaises solutions

24:06
Présentateur

On a Audrey Qui nous dit ceci Sur Whatsapp Que je livre à votre sagacité S'agit-il vraiment D'indigence intellectuelle Demande-t-elle Parce qu'elle a écouté Notre première auditrice Ou bien L'adaptation Ne nécessiterait-elle pas Des mesures si impopulaires Qu'aucun gouvernement N'ose les prendre Je pense à la taxe poids lourd Et aux parties vandalisées A la taxe carbone Qui a conduit aux manifestations Et aux gilets jaunes Par exemple Il y a deux doigts qui se lèvent En même temps Eric Daniel Lacombe Et puis retour à Valérie Masson-Delmotte

24:28
Locuteur non identifié

C'est au nom de cette Impopularité Que les choses ne bougent pas Tant que ça Et c'est vrai que La plus grande difficulté De mon travail C'est d'engager Ces petites éprouvettes Qui peuvent marcher Par la raison suivante C'est qu'en fait Face au changement Du monde Je veux dire Naturel On aimerait nous Ne pas changer Alors qu'on en est en plus Responsable Vous voyez Mais on a pris comme principe Tout ce que j'entends C'est toujours Isoler-moi Parce que moi J'ai vraiment besoin Et envie en plus De faire la même chose Le mouvement que je propose Avec une architecture Est une double transformation Y compris pour les hommes A un moment donné

25:08
Présentateur

Mais vous nous parlez de long terme Pardonnez-moi Non Non pas du tout

25:11
Locuteur non identifié

A un moment donné Pour retrouver la place du fleuve Il a fallu que j'enlève Une bassine d'eau artificielle Dans laquelle les pêcheurs pêchaient Et bien ils m'ont dit non Pendant 6 mois Il m'a fallu trouver 4 nouvelles situations De formes de pêche De la plus artificielle A la plus naturelle Pour qu'ils acceptent De changer Des nouvelles maisons Que je suis en train De construire à Orléans Où on attend 3 mètres d'eau Ce sont donc des maisons En hauteur Il a fallu Comme l'a dit tout à l'heure Valérie Masson-Delmotte Vanter les bienfaits D'un préau Pour que tout le rez-de-chaussée A l'ombre Soit au niveau même Du jardin Et même commencer A se creuser J'ai dit sur une autre émission Qu'il fallait descendre A la cave Quand il faisait trop chaud Et on m'a dirait Que ce n'est pas la guerre Et bien depuis Que j'ai dit ça J'ai observé Que l'école d'architecture De Malachais Avez fait passer ses examens Dans des parkings Que des gens creusent Leur cave pour y dîner Que des gens vont y dormir N'oubliez pas Que dans les logements Les plus précaires De toutes les cités de France On avait inventé Les jardins ouvriers Parce que c'était des endroits Où on allait passer la nuit Quand vous aviez Une bouilloire thermique Vous aviez un ouvert possible Pour ne pas mourir Toutes ces choses-là Nous sommes en train De les perdre La solidarité L'ouverture à l'autre L'ouverture à la nature Et ça c'est insupportable Parce que sincèrement Un cabanon d'un jardin ouvrier Ça ne coûte pas très cher Et ça coûte déjà moins cher Qu'une clim

26:30
Présentateur

On a Sylvain Parmel Qui nous écrit ceci Et qui dit Coup de gueule contre les citoyens Sans vouloir exonérer Les politiques De leur part de responsabilité Dit-il J'en ai marre d'entendre Qu'ils n'ont rien fait Rien vu et rien prévu A quel moment les citoyens Ont-ils clairement demandé De faire et d'anticiper Personne ne veut entendre Les scientifiques Collectivement On leur demande surtout D'en faire le moins possible Et pour le coup Ils ont fait ce qu'on leur a demandé C'est-à-dire le minimum Et nous dit Sylvain C'est donc un échec collectif J'aimerais bien quand même Valérie Masson-Dalmotte Qu'on réfléchisse à ça aussi Ce qui va en même temps Que la remarque d'Audrey Qui disait Oui mais politiquement Tout n'est pas facile A faire Y compris En termes d'acceptabilité Pour la population Est-ce que nous avons nous aussi Notre part de responsabilité Notre part de facilité

27:15
Invité

En fait Quand on donne la parole Aux citoyens Quand on leur donne du temps Pour réfléchir collectivement A ces enjeux Ils sont très ambitieux C'est ce qu'avait montré La Convention citoyenne Pour le climat Dont beaucoup de recommandations A l'unanimité N'ont pas été suivies des faits Et l'équivalent du Haut Conseil Pour le Climat au Royaume-Uni Le Climate Change Committee Britannique Lui a convoqué Un panel de citoyens Par rapport aux enjeux D'adaptation Et le résultat Et le résultat était vraiment intéressant Les gens en fait Ne souhaitent pas Être exposés A davantage de perturbations De pertes et de dommages Qu'aujourd'hui Et donc Ils comprennent bien Qu'il faudra en fait Mettre les moyens Sur la table Pour investir Dans l'adaptation Et ils comprennent Également que Décarboner C'est ce qui va permettre D'éviter de se situer Devant des risques Intolérables Mais Est-ce qu'on a fait ça Un débat Démocratique Collectif Sur les enjeux D'adaptation Le coût Les limites Comment on gère Les pertes et les dommages Les solidarités Qui seront nécessaires On ne l'a pas fait On n'a pas eu ce débat Ni au Parlement Ni au Sénat On n'a pas eu De convention citoyenne Sur le sujet Faisons-le On est en période là De choix politique Sur l'année prochaine Un débat Un grand débat Sur les enjeux D'adaptation Serait très bien

28:26
Présentateur

Sachant qu'on ne peut pas Se voiler la face là-dessus Toutes les Les débats écologiques Ont beaucoup baissé En intensité C'est le moins qu'on puisse dire L'écologie à l'intérieur Des programmes politiques A baissé en intensité C'est le moins qu'on puisse dire Des manifs pour le climat Il n'y en a plus non plus C'est le moins qu'on puisse dire Vous avez discuté

28:44
Invité

Avec les parents d'élèves Récemment Vous avez discuté Avec les parents d'élèves Récemment Vu la situation dans les écoles Vous avez discuté Avec des gens Qui s'occupent de personnes âgées A domicile

28:52
Locuteur non identifié

Je les trouve formidables Les parents d'élèves Je les ai tous les jours Pour ne pas passer au tout carbone Il y a encore des salles Qui sont un peu chaudes Il manque quelques arbres Qui vont pousser Il manque évidemment des volets Ils ont cette science Des lieux C'est ça que je voulais dire au début Ils ont une science des lieux Et de la mesure Ils ont l'autre jour Interverti L'horaire Et la salle de bibliothèque Avec celle de motricité Parce que c'était plus frais Donc Moi je ne fais plus un dessin Tant que je n'ai pas un préfet Et un maire C'est-à-dire qu'il me faut Pour faire un dessin Et pas en être responsable Mais partager une co-responsabilité Un préfet Qui joue évidemment la prudence Et un maire Qui joue ses citoyens Et qui change en plus Tous les 6 ans Je viens de me prendre Quelques claques Aux élections municipales récentes Donc c'est compliqué aussi De changer des systèmes Qui marchent Quand vous changez Tout le temps d'interlocuteur Et donc Ce système Où vous faites des dessins Qui sont De montrer à ceux Qui sont élus Pour décider Quel est le monde Que l'on veut Avec autoroute Avec clim et tout ça Ce n'est pas à moi de le dire Mais mon métier C'est d'être suffisamment créatif Et suffisamment clair Pour que ceux Qui regardent les dessins Savent de quoi on parle Et puissent enfin Se décider Et les habitants Ne sont pas les derniers A comprendre

30:05
Présentateur

Votre avis là-dessus Christian Leman Notamment sur notre L'idée de notre responsabilité Collective quand même A un moment

30:11
Invité

Alors Sur la responsabilité Collective des citoyens Et celle des politiques Oui c'est vrai Que les gens Ne veulent pas voir On le voit dans un film Comme Don't Look Up Avec Leonardo DiCaprio Qui explique qu'une météore Va arriver sur la terre Et tout le monde regarde ailleurs Bon Mais là Ça va être Ça va vous sembler bizarre Au départ Mais il nous est arrivé Plein de chocs Ces dernières années Par exemple Il y a eu l'affaire Pellico Qui a été d'une violence Incroyable Psychologiquement Pour les gens Et ça a ouvert Chez les citoyens Chez énormément de gens Une réflexion profonde Sur ce qu'est le féminisme Ce que les femmes subissent Les violences qu'elles subissent Alors On garde toujours Des gens qui vivent Dans un autre monde

30:54
Présentateur

Oui j'aimerais avoir Votre optimisme

30:55
Invité

Y compris là-dessus Comme Attendez On a toujours des gens Qui vivent dans un autre monde Pour Brigitte Macron Si on Si on Si on hurle Sur les violences Conjugales On est des sales codes Je ne veux pas qu'on sort

31:06
Présentateur

De notre sujet Monsieur Levin Non non non

31:08
Invité

Parce qu'on a eu L'affaire Liana Et l'affaire Liana De la même façon Les gens sont rendus compte Que les enfants Sont en danger Et bien Il se passe la même chose ici Il y a une Comment dire Il y a une compréhension Collective majeure Que là On est tous en danger Et c'est pas juste On est au mois d'août Et on sait que la grand-mère Elle est dans son Dans un truc un peu trop chaud On se rend compte Que nos propres enfants Les gens qu'on connait Même s'ils ne sont pas malades Peuvent se retrouver à l'hôpital Peuvent être mal Ce que je veux dire C'est que je pense Que collectivement Les gens ont avancé Sur les violences Sur les femmes Ont avancé Sur la fragilité Des enfants Et qu'ils sont tous Conscients aujourd'hui De ce qui se passe Au niveau écologique Mais j'aimerais bien Que les politiques Y soient Et ne repartent pas Sur immigration Sécurité Etc Comme s'il ne se passait pas Quelque chose Qui était beaucoup plus dangereux Pour nous

32:02
Présentateur

Alors c'est vrai Qu'il y a une campagne à venir Et on les attend Effectivement au pied du mur Là-dessus Et j'aimerais bien Valérie Masson-Delmotte Avoir l'optimisme De Christian Leman En disant que Cette canicule Serait presque le point zéro De quelque chose Qui nous ouvre A la prise de conscience Enfin moi je me souviens Du monde d'après On a tous fait beaucoup de choses Autour du monde d'après Au moment du Covid Et y compris d'ailleurs Sur notre propre souveraineté Ce qu'on était capable de Etc Et puis voilà Où nous en sommes aujourd'hui Est-ce que vous Madame la climatologue Vous pensez que c'est le moment Et c'est le moment de bascule Que cette canicule là

32:35
Invité

Ça va dépendre De la réaction collective C'est exactement Ce que je disais Quand je m'interrogeais Sur qu'est-ce que moi J'aurais pu faire mieux En fait il faut que Chaque personne Puisse interpeller Justement Dans une période Préélectorale Les personnes Qui sont candidates A des fonctions Importantes Pour comparer Des propositions Des visions Des projets Et qu'on en fasse Un point de débat Et vous Journaliste Vous avez un rôle Extrêmement important A jouer sur ce sujet là Parce qu'effectivement Il y a des approches De facilité On va dire De presque clientélisme Électoral Où chaque parti Va spontanément Retomber Dans ce qu'il avait préparé En ayant peut-être Ignoré Que la réalité Du changement climatique Allait se rappeler A nous Et du coup C'est important De solliciter Des propositions Concrètes Chiffrées Pour pouvoir Les faire rentrer Dans un débat Démocratique Sérieux

33:29
Présentateur

Il y a plein de questions Pour vous monsieur L'architecte Il y a plein de gens Qui nous parlent De leur DPE Notamment On a ici Comme le dit votre architecte La solution n'est pas De vivre dans une boîte Thermétique Les logements Classés A Par le DPE S'avèrent être Des bouilloires thermiques Plein de gens Nous disent ça Les isolations Qui sont faites Isolent de la chaleur Du froid Effectivement

33:46
Locuteur non identifié

On n'arrête pas D'inventer des règles Qui se contredisent Et moi c'est ça Qui m'intéresse C'est quand deux règles Se contredisent Que les choses Deviennent intéressantes Oui Et évidemment Que c'est trop tard Quand il se met A faire chaud Mais tout ce qui vient D'être dit là C'est que du côté Des architectes Les réponses seront Forcément A l'échelle du collectif Pardon Je ne peux pas bouger Un fleuve A l'échelle de la maison Individuelle Ou alors C'est que vous avez La propriété De la moitié de la terre Donc oui Ça se jouera du côté Du collectif Pour reprendre Ce que dit Valérie Masson-Delmotte Oui Des solidarités Ça se travaille J'ai couvert Les inondations De Valence 229 morts Évidemment Vous avez toujours Les images Où tout le monde est solidaire Six mois après C'est fini Donc comment on fait Et l'architecture Est pas si mal Parce que C'est un lieu Où on s'y frotte Où on s'y plaît Mais surtout Ce que je crains Moi en ce moment Par rapport Y compris au carbone C'est qu'on n'ait pas compris Que l'eau L'air Le vent Étaient des matériaux Absolument extraordinaires Moi mon métier C'est de transformer Un inconvénient En avantage C'est-à-dire que Sincèrement Entre la clim Et se dire Qu'avec le soleil On pourrait faire tourner Une petite turbine Qui rafraîchirait Votre toiture Et qui enlèverait La chaleur Ce qui coûterait Quand même pas un centime À part la turbine Et surtout On prendrait pas en grippe Ce qu'on fait tout le temps L'eau L'air Et le vent Parce que ça fait 20 ans Que je suis sur les inondations Mais là je me prépare Aux ouragans Et dans 5 ans On refait la même émission Sur les grands vents

35:10
Présentateur

Et encore une fois Là-dessus J'ai envie de reposer La question du collectif En fait Parce que J'aime tout ce que nous dit Éric Daniel Lacombe Sur ce qu'il peut construire lui Mais encore une fois Valérie Masson-Delmat Moi je m'interroge Sur le collectif Sur les gens Qui étaient comme dans une bouilloire Dans leur cité Dans leur bar HLM Qui vont pas tous Avoir une maison Construite par Éric Daniel Lacombe Là maintenant Dans les 2 ans qui viennent Et pour les 4 canicules Qu'on va traverser derrière Et il faut bien Des solutions à court terme Pour ces gens-là On peut pas dire non Aux solutions à court terme Non ?

35:45
Invité

Je pense qu'on peut aussi Le penser par les droits Le droit à l'adaptation C'est le droit à avoir Des volets Première chose Le droit à avoir Des ventilateurs de plafond Deuxième chose Y compris quand on est locataire C'est le droit A se retourner Contre son bailleur Quand le logement Qu'on occupe N'est pas équipé De manière décente Et pour ça Il faut en fait Faire évoluer Le cadre législatif Le cadre réglementaire Pour donner ses droits Et aujourd'hui Ça fait défaut Et absolument

36:11
Locuteur non identifié

Oui j'adore Valérie On a une fenêtre sur deux En France Qui n'a pas de volets Bien Qu'on les mette

36:16
Présentateur

Alors je sais pas Où sont les architectes Par exemple Qui dans une ville Comme Paris Mais comme Nantes Comme Toulouse Comme toutes ces villes historiques Sont capables de dire Au monument de France Soyez gentils Mais l'histoire avec les volets C'est terminé Il faut que tout le monde en ait Qui leur dit ça ? Est-ce que c'est vous ? Le législateur ?

36:33
Locuteur non identifié

Il faut le faire C'est ça la vraie difficulté Il faut le faire J'ai même vu des panneaux Pas de volets Pas de loyer

36:41
Présentateur

Et ben voilà Ce sera la conclusion pour ce soir Mais ne vous inquiétez pas Vous reviendrez Vous nous raconterez encore Et j'ai l'impression Que vous reviendrez Hélas pour les mêmes raisons Mais on a été ravis De vous avoir tous les trois ce soir Merci à tous Pour vos nombreuses questions Comme d'habitude La question des petits bateaux C'est celle de Lilian Qui a 9 ans Est-ce qu'on pourra un jour Supprimer les matières plastiques ? Merci Au revoir Pardon Lilia Neuvant Pas Lilian Et la réponse en tout cas Dans 3 minutes après ça Sous-titrage ST' 501

37:08
Locuteur

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