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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 4 octobre 2025 11 min

Nouveau gouvernement : les LR ne feront pas partie de la formation Lecornu, selon Jules Torres

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Toujours en compagnie de mes débatteurs de la 2e heure Elliot Maman et Jules Torres. On parlait de politique, ça se précipite. Il y avait l'information de Jules Torres.

Manifestement non. Les LR ne feront pas partie du gouvernement. Peut-être.

En tout cas, c'est c'est en tout cas ça se tend. Oui, ça se tend et la réunion est reportée qui devait y avoir ce soir surtout Olivier Fort à l'instant aussi qui nous dit "On ne se dirige tout droit vers la censure." Alors, on comprend pas bien parce que euh c'est vrai que quand le LR se tend normalement le PS se détend.

Mais jamais assez, c'est jamais assez Stéphanie. 99 % du patrimoine des riches, c'est-à-dire plus de 3000 € ne seront pas imposés. Euh ce sera pas assez pour Olivier Fort et ça va faire très plaisir cette phrase à Sophie de Menton qui est en direct avec nous, chef d'entreprise et présidente du mouvement patronal éthique.

Bonsoir Sophie de Menton. Oui, bonsoir. Vous devez être désespéré de de tous ces débats toujours autour de de la hausse des impôts et puis surtout bon vous inviter parce que vous allez fêter si j'ose dire.

Oui, c'est une fête d'ailleurs 23e édition de la fête des entreprises. Ça se déroulera jeudi 16 octobre. Vous dites d'ailleurs que plus que jamais, il faut faire la fête alors que les chefs d'entreprise vont vont justement manifester le le 13 octobre.

Enfin quand même, Sophie de Menton, on imagine qu'il y a énormément d'inquiétude du côté des des entreprises. Il y a il y a beaucoup d'instabilité. Là, on entend, je vous le disais, Olivier Fort nous dire, on se dirige vers la censure.

Ça veut dire probablement que le gouvernement Lecnu ne tiendra pas avec avec des conséquences très néfastes pour l'économie, n'est-ce pas ? Alors, sont évidemment des des des conséquences très néfaces, mais vous savez, les les chefs d'entreprise, ils sont avant tout résilients. Euh je veux dire que quand on a le spectacle politique qu'on a depuis des mois et presque des années, euh il faut penser à autre chose et gérer sa boîte.

C'est exactement ce qu'ils font. Mais alors ce qui est important c'est que finalement on a une espèce d'évolution incroyable. Quand j'ai lancé j' ma boîte il y a 23 ans, j'ai demandé un sondage et un grand organisme de sondage qui était l'hop et ils m'ont dit "Mais madame enfin pardonnez-moi, on va pas vous prendre de l'argent pour faire un sondage.

J'ai demandé aux gens s'ils aiment l'entreprise." Hm. Et c'était pour eux inimaginable.

Alors, je vous raconte pas comment ça s'est passé. Euh, finalement, j'ai demandé non. Est-ce que mais une question simple demander aux gens en sortent du métro et vous ce matin est-ce que vous diriez "J'aime ma boîte".

Ils sont revenus stupéfaits avec à peu près le même résultat qu'on a aujourd'hui. Aujourd'hui précisément 64 % des Français déclarent "J'aime ma boîte". Ce qui veut pas dire d'ailleurs que les autres ne l'aiment pas.

Euh et donc on avait déjà alors à l'époque l'entreprise, voilà, c'était le patron, le mot patron déjà n'en parlons pas qui euh exploitait ses salariés et puis ça a évolué. Alors, j'ai presque envie de dire que la fête des entreprises déjà ma boîte a eu une microscopique influence mais on a quand même à peu près 400000 sociétés qui qui font la fête. Alors la fête c'est pas grand-chose, c'est ça peut être un café le matin, tout le monde apporte quelque chose pour déjeuner ensemble, un patron qui offre un cours de yoga collectif, enfin il y a plein de choses, mais c'est le le fait de transform.

C'est c'est une formidable initiative et c'est bien de la médiatiser parce que on a besoin d'aimer les entreprises par définition et par essence. Je dire une quelque chose de basique, c'est évidemment les entreprises qui font vivre l'économie et qui embauche. Maintenant 3 jours avant parce qu'aujourd'hui Oui, pardon.

Oui, mais c'est d'autant plus important que je n'ai jamais vu cette évolution. Cette année, les Français ont beaucoup plus confiance dans leur entreprise. Ils disent qu'elle elle c'est elle qui euh fait la croissance de la France, même quand ils sont cinq.

Je veux dire que ils ont confiance dans leur boîtes, ils savent et ils ont compris que c'était leurs entreprises qui qui faisaient la croissance et qui faisait qu'on pouvait offrir tout ce qu'on peut offrir dans notre modèle social. Donc voilà, je voulais dire ça veut dire Sophie Menton. Non non mais moi je suis ravie d'entendre ce discours positif sur les entreprises mais ça veut dire pour vous que quand vous quand vous voyez justement ces débats dont on parlait avec Julteress et Lion Maman à l'instant euh voilà toutes les chaînes d'info là parlent de de ce projet le Cornu.

Alors les les premières pistes et bon elles sont pas nouvelles he contribution différentiel reconduite durcissement de la contribution exceptionnelle justement des entreprises mécanismes antioptimisation pour les holdings patrimoines. Tout le débat du budget a tourné autour de oui ou non. Comment on va augmenter les impôts.

C'est quand même assez fascinant. C'est c'est scandaleux. C'est scandaleux.

On préfère ne pas y penser parce que la seule chose, ils n'ont pas été capable de trouver de nous mettre sur un papier quelles économies ils allaient faire, quand et combien j'allais rapporter comme si on était handicapé de la baisse de la dépense publiqueé ou handicapé et la dépense publique continue d'augmenter et donc ce qui est terrible c'est que les impôts, imaginons qu'il y a des gens et il y en a qui trouvent que c'est bien de de de d'imposer encore plus les entreprises, ce qui fait que les salariés être encore moins payés, qu'il y aura moins de croissance et cetera. Mais c'est encore pire parce que comme il ne change rien ces impôts, c'est cet appui s'en font. Si vous ne faites pas d'économie, on va pas rembourser la dette.

Là, il compte agréger engéger 4 à 4,5 milliards tout ça pour ça. Jul Torres quand même, c'est pas Oui. Non, mais de toute manière, il y a aucune économie structurelle dans ce budget.

C'est bien d'ailleurs le problème que ce soit celui de Michel Barnier, de François Baou et de Sébastien Lecornu, on va pas changer le pays. Le problème autant de mal sérieusement parce qu'on a pas d'Assemblée nationale et donc on peut rien faire d'extrêmement courageux si on avait 400 députés. Pardonnez-moi, on n surtout pas un un politique aujourd'hui et je m'avance à peine qui sa que de travailler dans une entreprise.

Je veux dire, nous avons des élus qui n'ont jamais bossé dans des boîtes. Ils prennent des des décisions, ils font des décrets. Et d'ailleurs c'est ils le savent car nous avons lancé dans le mouvement éthique que je préside une opération qui s'appelle parlementaire dans l'entreprise.

On leur fait faire un stage de 2 jours. Et bien figurez-vous qu'il y en a 60 qui sont inscrits déjà. Ah c'est vrai, c'est c'est bien ça.

Vous allez voir arriver qui par exemple ? Et ben figurez-vous que ce qui m'a beaucoup étonné, je trouve ça très sympathique, celui que vous connaissez certainement, c'est Eric Vert. Alors stupéfait, on a vu Éric Vert, on s'est dit bon, il faut lui trouver quand même une boîte financière quand même un peu à la hauteur.

Enfin bon, quand même ancien ministre des finances et ben pas du tout. Il a choisi une boîte de coursier. Ah bah écoutez, il va on va on va peut-être être livré par Eric V si on commande une pizza.

Bon, écoutez, c'est c'est original. Euh Elliot Maman, vous vous êtes le le plus jeune de de cette bande. Vous êtes à peine sorti de l'école, même pas.

D'ailleurs, vous êtes encore, je crois en stage à moitié. Non, on a Non, mais comme quoi l'intelligence et la culture n'attend pas le nombre des Vous êtes un vieux à côté. C'est quoi votre regard ?

Mais c'est vrai que ces discours euh moi depuis petite, bon ça fait un peu plus longtemps que vous, j'entends j'entends ces ces discours de hausse d'imposition qui sont je trouve assez désespérants. Elliot Maman, quel est quel est votre regard vous de de jeune là-dessus ? Ben non, mais ce qui est parfaitement désespérant, c'est que l'on a une classe politique qui est incapable de euh dépasser son éventuel sectarisme pour parvenir à des euh à des compromis et que d'ailleurs, il y a une incapacité totale à organiser une quelconque forme de documénisme gouvernemental en France euh puisque les divers acteurs politiques préfèrent évoquer des lignes rouges plutôt que de dire ce quoi il pourraient plus ou moins s'accorder.

Ça c'est assez déprimant. En même temps, il faut dire que l'Assemblée nationale échappe à tout fait majoritaire, ce qui est assez inédit de la 5e République, euh et que sa tripartition actuelle, tel qu'on l'a souvent dit, correspond plus ou moins à la tripartition de l'opinion publique. Donc on comprend aussi les raisons pour lesquelles les divers acteurs politiques se montrent assez intransigents par rapport à leurs exigences originelles.

Et d'ailleurs, un dernier point, le fait que il y ait une absence totale de fait majoritaire est très compliqué parce que cela renvoie en un sens au Parlement la la responsabilité de formuler un budget alors que cela fait plus de 70 ans que en France, on a un exécutif qui chaque année définit le budget. Mais donc c'est quand même une espèce de compétence que l'on est supposé atterrir d'année en année de 50 ans. Non mais euh Sophie Menton euh euh là oui, on parle du budget là mais mais c'est vrai que c'est un mal français euh que que vous supportez avec certains optimismes euh assez incroyable mais mais tout de même.

Il faut aujourd'hui d'ailleurs vous en parlez dans votre livre réussir c'est possible. Enfin, comment vous donnez envie à des jeunes aujourd'hui de monter leur boîtes quand on vous dit "Oh là là, être riche c'est pas bien, on va vous taxer" et cetera. C'est quand même assez déprimant tout ça ?

Euh c'est très déprimant mais ils ont envie de monter leur boîte pas forcément pour des bonnes raisons. Ils veulent pas de patron, ils veulent gagner de l'argent et s'imagine qu'ils en gagneront beaucoup alors que le salaire moyen d'achat d'entreprise est de 4000 € par mois. Pardonnez-moi, je suis sûr que parmi les gens qui nous écoutent, il y en a qui trouvent ça beaucoup, c'est pas beaucoup. 4000 € par mois lorsqu'on a une entreprise avec plusieurs dizaines parfois, enfin en tout cas une dizaine de salariés, c'est pas grand-chose.

Donc l'envie, elle est là. Euh d'ailleurs, on a beaucoup de start-up. Le problème, c'est que dès qu'il y a une start-up qui marche, il part à l'étranger parce que là, les ennuis commencent.

Oui. Donc, pour en revenir d'ailleurs à Et comment vous expliquez ça ? Parce que justement, on narrive pas à passer le step suivant.

Il faut des des investissements, des fonds importants et en France, on n'y arrive pas parce que c'est vrai qu'il y a plein de pépites en France. Il y a plein d'idées. Il y a plein d'idées.

Le l'argent c'est pas un problème. Ce qui est un problème c'est le temps, la durée pour obtenir un papier, la complexité. On met on met pour construire un hôpital, on met 2 ans de plus que en Allemagne.

Je veux dire le temps, on est impatient quand on a sa boîte, il faut aller vite. Ils ne comprennent pas, ils mettent des bâtons dans les roues. Nous avons des fonctionnaires très efficaces, il y en a trop.

Mais comme il y en a trop, il ils ont envie de travailler. Donc euh ils multiplient leurs tâches. Les contrôles se multiplient, les papiers se multiplie, les demandes se multiplient.

Merci Sophie Menton. Oui. Euh non, désolé, on arrive à la fin de cette émission mais on a compris votre message optimiste.

C'est la 23e édition donc de la fête des entreprises qui se déroulera le jeudi 16 septembre et réussir c'est possible aux éditions Fillard, c'est le nom de de votre livre. Merci Sophie Menton d'avoir été avec