Violences : comment mieux protéger nos élus ?
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[Musique] la presse quotidienne régionale et les télévisions locales vous présentent le club des territoires et avec nous pour ce club Marie scarer bonjour merci d'être là sénatrice Deo pyéné toute nouvelle présidente du groupe RDSE au Sénat on est ravi de vous recevoir et vous avez évidemment coécrit la proposition dont on va parler dans quelques instants romain Gaspard journaliste à La Gazette des communes merci Romain d'être avec nous et avec nous à distance Michel Fournier bonjour Michel Fournier merci d'être là vous êtes maire des Voivres c'est dans les vuges président de l'association des mares ruraux de France on est ensemble puisqu'on va parler avec vous du premier texte examiné dans cette nouvelle session parlementaire au Sénat un texte qui vise à lutter contre les violences envers les élus elles sont en constante augmentation incivilité mais aussi violence physique comment assurer la sécurité de nos élus y a-t-il un risque de décourage profond qui entraînerait une crise d'évocation et une menace pour la démocratie locale on va en parler avec vous et Mathias vous nous direz ce que contient ce texte absolument on verra les 14 mesures dans le texte on verra ça dans quelques instants avant d'entamer ce débat qu'on va entamer dans quelques minutes je vous propose de regarder le témoignage d'un maire qui a été victime de menace il s'appelle Pascal schneeder maire de Neu maisons en meurt et Moselle deux fois menacé de mort en 3 ans pas de condamnation pénale il dénonce un isolement des maires face à ces menaces Jérôme Rabier N emmène à sa rencontre Pascal schneeder est maire de Neu maisons dans l'agglomération de Nancy et en seulement 3 ans de mandat il a déjà porté plein deux fois pour des menaces de M la première fois l'habitant qui l'a menacé a été déclaré irresponsable pénalement en raison de troubles schizophrènes mais l'an dernier une autre personne l'a menacé cette fois-ci dans son bureau en cause une demande de logement à shlm qui était bloquée cette personne s lâché sur les réseaux sociaux et ce qui a fait que cette fâcherie nous a amené à devoir l'inviter pour qu'on ait une explication sur le sujet qu'on lui dise pourquoi on en était là et pourquoi ce dossier n'avançait pas suite à ça et dans ce bureau même ce monsieur s'est emporté puisque nous n'avions pas plus de solutions à lui offrir on voulait juste lui expliquer ce monsieur s'est emporté nous a menacé de mort également pour la seconde fois et là vertement et a renchéri une fois ça sorti un peu précipité de de mon bureau à renchérri une nouvelle fois sur les réseaux sociaux pour nous promettre de nous faire la peau qu'il était équipé en conséquence qu'il avait une grande famille pour le faire et qu'il ne nous lerait pas tant qu'il nait pas un logement social et pourtant le jugement est tombé le mois dernier cet individu qui vit à moins de 300 m du domicile du maire a été relaxé une déception pour le premier magistrat de la commune mais on attendait enfin j'attendais l'équipe municipale aussi attendait des sanctions symbolique mais mais forte pas forte en en terme d'importance mais forte sur le plan de l'image que ça pouvait donner et et là on est très loin du compte sans remettre en cause évidemment le principe d'une justice libre qui doit être rendue librement par ces juges mais c'est une justice enfin du moins les jugements qui m'interpellent quelque peu sil se réjouit que le gouvernement et les autorités locales soient au chevet des Maes Pascal schneeder attend du concret faute de quoi il ne s'agirait selon lui que d'un coup de communication non rien ne bouge je peux pas vous dire que aujourd'hui je me sens mieux qu'hier non ce n'est pas vrai non non non au contraire l'ence l'absence de jugement sévère l'égard des des deux personnes concernées m'inquiète encore plus qu'avant les jugements d'ailleurs mais pas question pour lui de démissionner il reste déterminé c'est pour ses proches que la situation a été plus compliquée notamment quand il a eu 15 jours de protection policière suite au m j'ai bénéficié de ma de ma protection policière et j'en j'en suis ravi encore aujourd'hui euh je n'avais rien avouer à mon épouse pour pas que ça que ça complique la situation sauf que quand vous avez deux gendarmes en faction devant chez vous pendant 15 jours votre épouse légitimement se pose des questions lors de la dernière réunion consacrés à ce sujet par la préfecture ils étaient de nombreux élus à s'inquiéter sur ce point et à s'interroger pour la suite la crise d'évocation peut s'installer encore plus durablement ça c'est un vrai sujet faut s'en inquiéter c'est peut-être ça le plus grave des sujets des mèes comme moi qui lutent il y en aura toujours des maires appelés à devenir maires ça peut être plus compliqué demain si on dépint le paysage qui est vrai comme je viens de le faire Pascal schneeder n'est pas encore de ceux qui sont résignés et Contin continuent de mener son mandat peu importe les ala à ses yeux démissionner serait la pire façon de donner raison à ses agresseurs Marie SC comment vous réagissez face à ce témoignage de ce maire qui a été victime d'agression c'est difficile à entendre et difficile à comprendre aussi comment on peut aujourd'hui rendre responsable maire de tous ses malheurs ses propres malheur c'est la difficulté aujourd'hui qu'on les citoyens et qu'on a face aux citoyens de ces comportements où il faut tout tout de suite et et où l'intérêt général est pas forcément la première démotivations des citoyens mais plutôt les intérêts par particulier c'est cette société de l'individualisme qu'on est en train de de voir naître et qui qui est difficile et et les maires en font les frais aujourd'hui en première ligne ce sont les premiers premières lignes de de la démocratie locale et ils sont aujourd'hui bien bien en prise avec ces sujets les maires et leur famille parce que il le dit dans le témoignage il en a pas parlé à son épouse pour pas l'inquiéter mais mais il y a pas que que le maire il y a le maire évidemment mais ça rejiller aussi sur sur les proches des mares tout à fait tout à fait on a on a eu des témoignages alors j'ai eu la chance de présider une mission d'information ces derniers mois nous avons rendu notre rapport au mois de juillet avec Matthieu Darnaud rapporteur sénateur de l'Ardèche nous avons interviewé des maires qui ont démissionné c'est sur l'avenir de la commune et du Maou tout à fait nous avons auditionné des maires qui avaient subi des agressions et c'est vrai que l'entourage aussi empathie et c'est difficile pour pour eux aussi de faire subir ça à leur famille ouais il y a il y a une forme d'isolement oui de ces mères aujourd'hui oui de plus en plus forte oui je pense oui il y a une forme d'isolement euh une un sentiment d'abandon et euh parce que les réponses pénales ne sont pas toujours à la hauteur ouis on va y venir on va y venir parce qu'il y a une phrase aussi très forte dans dans ce reportage romain euh ces violen ces menaces elles sont en augmentation oui c'est le le le reportage est l'illustration parfaite du du phénomène euh on voit sur les chiffres 1914 agressions alors souvent c'est plutôt des outrages c'est plutôt des insultes les les agressions physiques c'est 9 % mais c'est quand même 172 agressions depuis le début de l'année donc on est on est sur sur quelque chose un phénomène pas négligeable et qui est en augmentation et derrière c'est le pouvoir d'agir des mères aussi qui est en jeu parce que c'est d'être face à des citoyens et de pas pouvoir apporter de réponse et et ces agressions il y en a encore une assez marquante et assez violente qui s'est passée dans la Meuse à la fin du mois où c'est un maire qui qui face à un dépôt sauvage a été hospitalisé parce que agressé on se souvient du maire de signe en 2019 qui est mort à cause de ça et donc c'est un phénomène qui prend de l'ampleur il est pas majeur dans le sens où on n'est pas sur chaque mère va pas se faire agresser au coin de la rue mais par contre on est sur un phénomène en augmentation d'année en année et qui inquiète les élus de plus en plus et qui inquiète les élus au-delà simplement des maères aussi des conseillers municipaux aussi des maires adjoints qui est qui est vraiment assez large dans la dans la communauté noté des élus on va dire ça comme ça on va aller voir Michel Fournier qui est président de l'Association des Maires Ruraux de France merci Michel Fournier d'être avec nous est-ce que les maires ruraux sont particulièrement touchés par ces violences oui bonjour Alors je je viens d'entendre les différentes les différentes choses là mais il est certain que le maire rural il a l'avantage et l'inconvénient de la proximité ça veut dire que forcément il est on l'a déjà souligné et beaucoup l'ont souligné il est apporté de gifle donc ça c'est c'est c'est une chose il faut aussi se dire aussi quelque chose c'est que la société est de plus en plus violente c'est c'est pas propre au mèrein pour beaucoup de gens qui exercent une responsabilité que ça soit enseignant ou autre hein on voit même Pompi médecin et cetera il y a toujours et il y a de plus en plus de réponses violentes par par contre en ce qui concerne les maires c'est sûr que le ministre de la Justice aujourd'hui enfin il y a de 3 ans maintenant a pris une décision pour que effectivement plus rien ne soit classé sans suite ça c'était une première réponse c'est-à-dire au niveau des procureurs il n'y avait plus où il y avait mission de plus classer sans suite mais c'est après que ça va pas ça a été souligné par madame la sénatrice et il y a effectivement dans la réponse de la justice c'est-à-dire les le jugement et le le maire l'a souligné le maire de neuve maison et bien le les jugements ne sont pas à la hauteur de de Ben tout simplement de du constat qui a été fait au départ on on va parler Michel Fournier on va parler de la réponse pénale dans quelques instants mais d'abord sur le constat est-ce que les maires ruraux qui sont forcément dans des communes plus petites donc peut-être plus facilement apporter de BAFF apporter d'enguelade sont plus touchés et quels sont les sujets de friction et est-ce que vous constatez une augmentation une aggravation des violences quelles sont les remontées que vous avez de des ma eururau oui ben bien sûr qu' il y a de enfin il y a plus de réponses violentes parce que aussi aujourd'hui on sait que on on on on indique au maire et on leur demande systématiquement de porter plainte parce que il y avait aussi une toute une époque moi-même j'ai connu vous savez j'ai j'ai certain nombre de mandats et et bien je peux vous dire que les agressions ai eu à peu près trois ou quatre dans enfin peut-être plus même je sais plus dans le lors de mes mandats mais on on ce que ce que l'on faisait pas auparavant c'est-à-dire on ne déposait pas plainte parce que on se disait de toute façon ça va il y aura pas de suite aujourd'hui c'est c'est beaucoup plus précis dans la mesure où effectivement on incite à déposer plainte mais c'est vrai aussi que encore une fois la la violence elle est là et cette violence là bien on l'a subi de plein fois quand on est mère d'une commune rurale parce que on est à proximité et c'est SR des alors il y a les dépôts sauvages il y a il y a surtout ça a été souligné il y a surtout le fait quand on ne répond pas à j'allais dire un besoin privé un besoin personnel et bien ce n'est plus et ce n'est pas accepté autrement dit le sens de la collectivité est un peu perdu quand même restez avec nous Michel fer on va parler de la réponse pénale mar c'est important ce que dit Michel Fournier est-ce que aujourd'hui finalement les maires ils subissent une évolution de la société une augmentation de l'individualisme et aujourd'hui le maire il doit quelque chose à cet administré c'est comme ça qu'il est vu c'est comme ça qu'il est vu oui je pense que c'est il est là pour eux il est là pour les servir et et ce que dit monsieur le Président est juste l'individualisme comme j'ai pu le dire et puis aussi ce que vous avez dit sur le pouvoir d'agir alors ça je veux passer quelques quelques secondes dessus parce qu'aujourd'hui je dirais que les maires deviennent les punching ball de l'État à l'échelle de leur commune ils se retrouvent avec des compétences imposées des compétences qui sont pas forcément ils doivent annoncer par exemple sur une décision d'urbanisme voilà c'est l'État qui décide quand la commune est au règlement national d'urbanisme c'est la commune qui c'est l'État qui décide et c'est au maire d'annoncer aux citoyens que son permis est refusé et là c'est là aussi où le maire n'a plus le pouvoir d'agir sur sa commune il n'a pas les mains libres et il devient un véritable le punching ball aussi de l'État sur sur à l'échelle de sa commune et de son territoire d'autres décisions aussi qui sont liées d'autres compétences qui sont lié à l'intercommunalité par exemple et dont ils n'ont pas la la ils n'ont pas la main dessus et et ça aussi les citoyens le savent pas forcément et et c'est lui qui est le premier en première ligne comme au rugby c'est c'est lui qui doit assumer les coups et d'où votre texte et et et on va en parler hein puisque c'est cet après-midi Mathias qu'il est examiné dans l'hémicycle du Sénat oui c'est une proposition de loi visant à renforcer la sécurité des élus locaux et la protection des maires déposé le 26 mai dernier par le président de la commission des lois le sénateur her durô François Noël buffet cette initiative sénatoriale est une réaction rapide à l'incendie volontaire du domicile du maire de Saint-Brévin Yannick morz vous vous en souvenez c'était le 17 mai alors qu'est-ce qu'il y a dans ce texte alors elle comprend 14 mesures cette proposition de loi elles sont divisées en trois axes première axe consolider l'arsenal répressif en cas de violence d'injure ou de harcèlement à l'encontre des élus il y est notamment question d'aligner les peines sur le régime déjà existant pour d'autres personnes dépositaires de l'autorité publique 2ème point améliorer la prise en charge des élus dans le cadre de leur mandat comme en comme en campagne on parle là de la couverture des frais d'avocat par exemple d'assurance en cas de dommage ou même par exemple des dépenses de sécurisation c'est-à-dire un vigile ou un agent de sécurité privée enfin dernier volet là c'est renforcé la prise en compte des réalités des mandats électifs locaux par les acteurs judiciaires et étatiques la proposition entend ici fluidifier les relations entre les procureurs les préfets et les élus à travers des rencontres ou la possibilité par exemple au premiers d'assister au Conseil locaux de sécurité et de prévention de la délinquence quels sont les chance d'abouti alors déjà il faut noter que c'est une proposition de loi qui regroupe plus de 200 cosignataires majoritairement issus de la droite du centre du groupe RDSE c'est vrai et pourtant il semblerait qu'on arrive à une position consensuelle euh de pratiquement tous les bords politiques les socialistes se sont abstenus en commission mais pourrai finalement voter le texte les écologistes le voteront les communistes aussi du côté de l'exécutif le la ministre déléguée chargée des collectivités territoriales et de la ruralité s'est dite favorable à la proposition de loi le gouvernement poussera également du côté de l'Assemblée nationale pour que le texte du Sénat soit rapidement mis à l'ordre du jour dans les coulisses on table à peu près sur la semaine trans transpartisan euh début décembre pour une mise en voie au Palais Bourbon qu'est-ce que ce texte qu'est-ce que votre texte apporte de plus maris carer que les dispositifs qui ont déjà été annoncés par le gouvernement après les événements notamment en mai on grave dans le marbre de la loi le l'align l'alignement des maires sur les aujourd'hui les les personnes qui sont dépositaires de l'autorité publique aujourd'hui c'est ce sont des des choses qui sont fait dans les tribunaux avec une attention particulière du garde des saau effectivement qui a demandé au magistrat d'être d'être assez sévère et d'être assez bienveillant sur les sur les ces affaires là aujourd'hui c'est gravé dans le marbre cela et et moi je CIS je crois que c'est important aussi de reconnaître c'est une façon de reconnaître aussi les maires comme des dépositaires de l'autorité publique et et de de leur montrer qu'on les protège aussi à ce titre-là et que la réponse pénale sera peut-être plus efficace pour revenir sur la réponse pénale on va revenir au témoignage he qu'on a entendu en début d'émission un sommaire Pascal schneeder qui disait l'absence de jugement m'inquiète encore plus qu'avant le jugement c'est fort ça comme phrase c'est-à-dire qu'aujourd'hui la réponse pénale elle n'est pas là lui il y a pas eu de condamnation dans son cas on l'a vu on en connaît beaucoup on en connaît beaucoup sur mon département j'en connais quelques-uns aussi où il n'y a pas eu de réponse pénale derrière hormis quelques rappels à la loi je pense qu'aujourd'hui il faut vraiment faire exemple aussi quand on a ses jugements quand on quand on s'attaque à un maire on s'attaque à la République et moi je pense qu'il faut aujourd'hui que la justice prenne en compte ces ces réalités et et fasse alors la justice pour l'exemple mais je pense que c'est important pour éviter à à la suite que les maires soient plus agressés encore il fallait aller plus loin encore romain malgré les réponses apportées pour le gouvernement après ce qui s'est passé à sbrvin benah déjà il fallait ancrer dans le marbre et dans la loi un certain nombre de mesures qui sont législatives donc cette PPL permet ça après il y a deux de limites il y a l'engorgement des tribunaux et le manque de moyens et ça euh si on rajoute pas des moyens il y aura toujours ce problème là il y a une grande inégalité selon sur quel tribunal on on tombe et puis il y en a un autre c'est aussi euh le manque de communication parfois les maires et c'est cet isolement qui était qui était dit très bien par dans dans le reportage ils ont besoin de lien avec le procureur de le rencontrer d'avoir d'avoir ce cette communication là pour sentir un soutien et dans l'affaire de Saint-Brévin une des critiques du maire démissionnaire c'est ce manque de lien ce manque de soutien du procureur et donc cette PPL est le le le plan contre les violences des du gouvernement essaie de d'améliorer ça améliorer cette communication et donner un vrai lien entre le système judiciaire et les maires pour qu'ils se sentent soutenu et des fois ça paraît symbolique mais c'est pas rien pour un maire surtout d'une petite commune de savoir qu' peut joindre un procureur qui qui va avoir une communication et qui va avoir un soutien du préfet Michel Fournier sur la réponse pénale c'est important que ça soit gravé dans la loi oui oui c'est important est-ce que ce qui vient d'être dit on parle de communication j'ai fait une proposition qui qui je sais pas si elle doit être prise dans une loi mais il serait important puisque nous sommes au PJ nous avons une fonction nous représentons l'état il serait important que à la nouvelle mandature il y ait une prestation de serment qui soit faite euh au tribunal par les maires de manière à fixer vraiment c'est c'est une symbolique certes mais à fixer les les les les choses et que la population ce cette cette prestation qu'elle soit publique de manière à ce que la population et bien elle se rend compte que effectivement le rôle que nous avons à jouer il est un rôle de représentant de l'État dans dans la commune et ça c'est une proposition qui est approuvée par l'ensemble de de mon ass Association des Maires Ruraux qu'est-ce que vous pensez de cette proposition Marie je précise juste que OPJ c'est officier de police judiciaire c'est c'est intéressant c'est intéressant que que après bon la séparation de de de l'état des pouvoirs pardon de l'É des pouvoir et et et ça paraît un peu difficile de que les maires prêent serment au nom de la justice voilà donc ça mais mais ça peut être intéressant d'avoir peut-être une action forte un symbole fort en début de mandat lorsque les maires sont élu euh pour aussi assoir leur leur autorité entre entre guillemets ça peut être ça peut être intéressant c'est quelque chose sur laquelle il va falloir peut-être réfléchir après il y a il y a les questions sécuritaires et c'est nécessaire mais ça va bien au-delà il y a et ce que défend en particulier les m rurau mais aussi la MF c'est le statut de l'élu davantage de protection davantage de formation davantage parfois plus d'égalité dans les indemnités et puis il y a même au-delà on disait le pouvoir d'agir que un maire pour qu'il s'engage pour qu'il y ait pas de crise d'évocation euh et de et qu' ait des candidats nouveaux et en particulier sur les conseillers municipaux où il y a un vrai enjeu pour dans 3 ans c'est qu'il ait la capacité de faire des choses pour ses habitants de d'agir et donc d'avoir moins d'opposition là-dessus et il y a une vraie crise du pouvoir d'agir et oui c'est nécessaire de d'agir pour la protection des élus mais ça ne règlera pas une partie des tention à une partie des problèmes qui vont bien au-delà et qui sont dans la continuité des des travaux et on voit il devrait y avoir des annonce au au Congrès des mares de France sur le statut de l'élu il faut aller au-delà pour pouvoir régler cette question c'est un peu un serpent de Mare Marie oui c'est longemps on dit qu'il va y avoir des annonces sur le statut de l'élu effectivement la ministre a dit qu' qu'elles onurt lieu en novembre c'est urgence c'est ça oui c'est il y a urgence aujourd'hui parce que la crise des voocation pointe pointe le nez 2026 je pense qu'il va y avoir une vraie crise de vocation notamment dans le milieu rural hein parce que dans les petites communes et pour avoir été mè pendant 16 ans d'une petite commune je sais ce que c'est que de que d'être 24h/ 24 tous les jours de l'année sur le pont pour ses concitoyens euh on y arrive petit à petit parce que au fur et à mesure des des années on discute du statut de l'élu on discute aussi euh de toutes les protections qu'on peut leur apporter nous nous-même avec le RDSE nous avons déposé une loi en 2021 pour permettre aux associations nationales d'élus de se porter partie civil lors des procès au pénal à l'initiative de notre collègue Nathalie de lâre donc ça c'est le RDSE qui qui a porté cette cette loi elle porte nous avons aujourd'hui une aussi une discussion avec un interne de notre groupe avec Henri Cabanel aussi qui veut travailler sur le statut de l'élu suite à la mission aussi qui est sénateur aussi de notre groupe sur la aussi le le suite à aussi une mission qu'il a effectué sur la citoyenneté l'engagement citoyen donc voilà il y a des choses qui se font les propositions de la PPL de de que nous examineront ce soir elles viennent aussi d'une mission qui avait été faite en 2019 suite à l'accident au décès du maire de CNE présidé par Philippe Bas avec la Commission des des lois donc voilà on y travaille mais petit à petit il faut qu'on concrétise tout ça et cette proposition de loi elle est là pour concrétiser et vous parliez de cette crise d'évocation et évidemment c'est le sujet on entendait tout à l'heure le témoignage he dans le reportage de de Pascal schneder qui disait bon pour les maires qui sont là on est déterminé on se bat mais ce qui qui étant c'est pour ceux qui sont appelés à devenir maire ça vous inquiète en 2026 les élections municipales qui a de nombreuses communes qui vous qui se retrouvent sans candidat oui oui ça m'inquiète et et je pense que ça va être le cas on a aujourd'hui avec notre mission d'information sur l'avenir de la commune et du maire ressenti vraiment cette cette désespérance des élus alors elle est multiple il y a beaucoup de facteurs il y a bien sûr les relations avec la population les citoyens qui ont qui changent et moi qui étais jusqu'en 2017 j'ai vu en 6 ans l'évolution aujourd'hui du mandat de Mare je je je reconnais plus le mandat que j'ai eu moi il y a même si je l'ai abandonné ben parce qu'il y a beaucoup plus de pression pour les maires il y a beaucoup plus d'exigences de l'État il y a beaucoup plus de difficultés avec la population les citoyensnes dans le relationnel il y a l'appréhension aussi de l'intercommunalité on a du mal aujourd'hui une commune elle a du mal à se situer dans son intercommunalité et l'intercommunalité a du mal aussi à prendre sa place et c'est tous ces constats qu'on a fait dans notre mission et c'était c était vraiment intéressant mais inquiétant parce qu'on sent que 2026 sera difficile pour les communes rurales et justement Michel Fournier ce sont des remontées que vous avez à l'association des des mares ruraux vous êtes inquiet pour 2026 dans les communes rurales comme le disait Marie scarer oui déjà deux choses effectivement la fonction de maire a changé je je suis maire depuis 89 donc j'ai vu l'évolution du mandat et puis je voudrais signaler aussi que ce statut de l'élu que que l'on évoque ça ça fait quand même près de 30 ans que l'on se bat et notamment au niveau des communes rurales parce que c'est là que c'est c'est le plus le le plus important parce que c'est là que c'est le plus difficile d'exercer une fonction professionnelle et une fonction d'élu aujourd'hui et c'est cela qui qui qui qui fera que il y aura des difficultés peut-être à s'engager en 2026 mais le plus grave il est même pas là il est que quand des des gens s'engage et qu'ils veulent continuer à exercer une profession et notamment des des jeunes et bien au bout de peut-être un ou 2 ans et bien il y en a beaucoup qui démissionnent parce que ils s'aperçoivent qu'ils peuvent pas concilier les deux et et c'est nous c'est nous qui le vivons ça et je c'est bien de que ça soit annoncé au niveau de de de l'AMF mais là ça fait quand même 30 ans qu'on se bat là-dessus et j'aimerais quand même aussi que on le soulligne parce que c'est nous qui sommes concernés en premier sinon et bien on aurait pu se battre au à au auparavant l'ensemble des maires avait la la main là-dessus ça c'est un peu faux euh romain on avait entendu déjà en 2020 cette crise d'évocation il y avait des inquiétudes sur le fait que des communes pourraient se retrouver sans candidats il y en a eu un peu plus d'une centaine je crois est-ce que là en 2026 ça va ça va être pire euh la crise à mon avis elle est pas sur elle est pas tellement elle est un peu mais sur les maires en place parce que on voit qu'ils ont une envie de faire et ils sont aux manettes mais c'est plutôt dans les candidats à venir et des endroits où des maires vont arrêter et pour les remplacer pour avoir de nouveaux candidats pour avoir un renouvellement pour des jeunes générations là il y a une vraie inquiétude et encore plus au niveau des conseillers municipaux des maires adjoints parce que les démissions c'est quand même par an 13000 à 15000 sur 500000 conseillers municipaux donc c'est pas négligeable on voit que c'est en augmentation régulière d'année en année et donc là il y a un vrai enjeu et derrière après ce que disait Michel Fournier ça pose la question du cumul avec un un un emploi à côté et ça on voit que c'est de plus en plus difficile et donc c'est pas du tout le chemin qui est pris mais au Sénat il y a une PPL socialiste pour faire un CDD des MRES ou transformer la rémunération et ça c'est un vrai débat qui qui qui qui est latant et qui n'est pas tranché jusqu'à aujourd'hui un dernier mot mais r effectivement il y a la question du cumul entre un métier et la fonction et la question des indemnités égalementou je pense que c'est plus la question de libérer du temps pour quelqu'un qui est actif et et qui veut exercer un mandat de maire que l'indamité moi je suis pas pour la fonctionnarisation du maire aujourd'hui un maire il fait ça aussi il fait pas ça pour les indemnités c'est pas vrai vous trouverez pas beaucoup de maires qui font ça pour l'indemnité parce que sinon il le ferait pas vu le montant des indamnités je pense que c'est surtout le la possibilité de libérer du temps et c'est sur ce sujet là qu'il faut travailler merci merci d'avoir été avec nous pour restez avec nous jusqu'à la fin de cette émission si vous voulez bien on va revenir IR évidemment sur l'actualité du côté d'Israël c'est à la Une de quasiment toute la presse régionale on va le voir avec vous dans quelques instants Mathias mais d'abord on va aller à Marseille retrouver Françoise vernaard merci d'être avec nous rédactrice en chef adjointe de la Marseillaise et à la Une de La Marseillaise Françoise cette manifestation qui avait lieu hier en soutien au peuple israélien oui tout à fait c'était à l'appel donc du CRIF et c'est une manifestation c'était plutôt un rassemblement un rassemblement qui s'est fait dans le recueillement et et le silence beaucoup de dignité beaucoup de tristesse aussi puisqu'il y avait évidemment de nombreux élus il faut noter la diversité dans les étiquettes politiques et aussi la diversité parmi les citoyens alors Marseille abrite la deuxème communauté juif de France he 80000 marseillaisin sont sont sont juifs donc ce qui se passe actuellement en Israël et et en Palestine et me et et fait vraiment beaucoup de de de mal à la communauté juive et à tous les marseillais euh il y a aussi des messages de de paix puisque parmi les personnes qui se sont rassemblées je rappelle dans le silence il y a donc michaelll un jeune homme qui nous dit qu'aujourd'hui il y a deux victimes le peuple israélien et le peuple palestinien et puis nous avons une particularité à Marseille aussi c'est que nous avons une association qui s'appelle Marseille espérance qui rassemble toutes les communautés religieuses hein et euh qui lance un appel au à cesser les combats euh redoutant évidemment euh d'autres victimes puisqueaujourd'hui on est dans une situation euh euh dont on ne sait pas quelle sera l'issue en tout cas euh avec ce qui se passe actuellement toujours notamment à Gaza merci beaucoup merci François ern d'avoir été avec nous et Gaza justement c'est la Une de La Marseillaise Gaza sous le feu euh c'est à lire ce matin dans votre journal merci beaucoup d'avoir été avec nous Mathias on va continuer évidemment à parler d'Israël c'est à la une de la presse [Musique] régionale et Mathias forcément c'est la ripost israélienne à Gaza qui occupe la une ce matin oui énormément de photos choc à la une de nos journaux dans nos régions Orian sous la bannière de cette riposte d'Israël l'Alsace retient ses images de la bande de Gaza en ruine pour le Dauphine libéré c'est ce panage de fumée dans le ciel Gazaoui synonyme de Bombard même terrible cliché en Une de presse auocéance au mardi un ciel rouge dans la nuit pour l'Est pour l'Est Républicain avec le redoublement des frappes aérienne et enfin des colonnes de blindé en première page de l'union de reins et de la Dépêche du Midi qui s'interroge très légitimement la guerre jusqu'où même thème et un autre sujet qui préoccupe la presse régionale les otages du Hamas oui c'est le choix de sud-ouest et de la Provence aujourd'hui le journal Bordelet placard de ses visages de personnes porté disparu notamment certains présents au Festival de musique électronique de REIM à quelques kilomètres seulement de la bande de Gaza où a eu lieu une attaque samedi au petit matin la Provence recueille elle le témoignage du mari d'une franco-israélienne de 32 ans sans nouvell de son épouse également présente au festival on l'a évoqué un peu plus tôt l'émotion était vive dans plusieurs villes de France il y a eu effectivement de nombreux rassemblements on vient de l'entendre partout en France on a parlé de celui de Paris éminemment politique les dernières nouvelles d'alsas retiennent celui de Strasbourg devant le Conseil de l'Europe où se sont réunis plus de 600 personnes VarMatin et les journaux du groupe reviennent en détail sur les différents rassemblements sur la Côte d'Azur de Marseille à Nice en passant par fréus allez d'autres sujets pour terminer on tourne cette page Israël un autre événement pas plus joyeux oui cor ce matin titre nuit bleue à la lumière du jour pratiquement 11 ans que l'île de Beauté n'avait pas connu pareille violence au total les autorités locales ont recensé 27 attentats revendiqués immédiatement par le Front de libération nationale Corse parmi lesquels des résidences secondaires des villas et maisons en construction mais également un bâtiment public des attaques violentes brutal qui interviennent quelques semaines seulement après la visite d'Emmanuel Macron et la volonté de construire ensemble le présent et l'avenir comme évoqué par Gilles séoni chef de l'exécutif insulaire on termine rapidement avec un anniversaire allez un triste anniversaire Orian dis an que l'abattoire gade de lampul guimiliao dans le Finistère a annoncé sa fermeture avec lui la suppression de pratiquement 1000 emploi le Télégramme revient sur cet épisode qui avait fait l'effet d'une bombe dans le département et dont la lutte syndicale avait largement été relayée dans la presse nationale merci Mathias merci pour cette presse merci maris carer d'être venu on suivra évidemment l'examen du texte tout à l'heure dans l'hémicycle du Sénat merci Romain la Une de La Gazette des communes recrutement comment attirer les futurs policiers municipaux il y a pas que les Mair qui cherch des des candidats oui c'est et puis c'est c'est sur comment est-ce qu'on arrive à les attirer la la la la bataille entre collectivités pour les attirer et puis comment est-ce que leur mission évolue avec celle de la police nationale et on arrive à les faire coopérer c'est à lire dans la Gazette merci à tous de nous avoir suivi à 18h vous avez rendez-vous avec Thomas HUG pour sens public on se retrouve demain très bonne journée
Michel Fournier