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interviewFace à Philippe de Villiers· 26 juin 2026 69 min

Face à Philippe de Villiers (Émission du 26/06/2026)

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour à tous et ravi de vous retrouver pour Face à Philippe Devilliers, votre rendez-vous du vendredi, c'est le grand rendez-vous du vendredi, mais c'est le dernier rendez-vous de la saison Philippe Devilliers, la dernière danse comme on dit. C'est pour ça que vous avez mis un costume sombre. Écoutez, effectivement, ça fait trois ans qu'on travaille ensemble et la formule c'est l'amour dure trois ans, mais les téléspectateurs qui nous regardent, ils peuvent peut-être se dire, est-ce que Philippe Devilliers va briser cette formule consacrée et remplir pour une quatrième année ? Est-ce que vous avez la réponse ?

0:39
Philippe de Villiers

La réponse, c'est pas moi qui l'ai, c'est l'ARCOM. Et si jamais je suis sous les verrous cet été... En Bastillé ? Oui. En Bastillé ? Je vous enverrai des messages et vous m'enverrai des oranges.

0:55
Présentateur

Est-ce qu'il y a la possibilité d'envoyer un petit mot à l'ARCOM pour qu'on puisse poursuivre ce rendez-vous le vendredi ? Parce qu'évidemment, on peut déposer un cierge dans la basilique de l'intérêt. Ça peut prendre une résolution. Allez-y.

1:12
Philippe de Villiers

Peut-être de faire plus attention. Peut-être on pourrait inviter M. Bakayoko, Mathilde Panot, vous voyez, pour rééquilibrer le plateau. Bah évidemment, ils sont les bienvenus. Et pour être sûr d'avoir moins de monde. Ce qui permettrait à l'ARCOM de dire, ah, ils ont fait un effort.

1:33
Présentateur

Mais ils seront toujours les bienvenus dans cette émission, Philippe Devilliers. C'est la dernière émission. Geoffroy Lejeune, ravi de vous retrouver, cher Geoffroy. Ça fait trois ans que cette aventure a commencé. Et c'est vrai que, Philippe, vous avez rassemblé des centaines de milliers de Français, des millions parfois de Français en milieu de saison. Dont un téléspectateur qui vient de fêter, vous savez quoi ? C'est 90 ans. Et il s'appelle Papitama, on lui souhaite quand même un joyeux anniversaire. C'est magnifique, 90 ans.

2:03
Philippe de Villiers

En fait, ça fait trois ans, effectivement, qu'on se retrouve tous les vendredis, tous les trois. Et j'aurais dit aux téléspectateurs et aux auditeurs d'Europe 1, c'est les news européens. Pourquoi je suis heureux d'être ici et pourquoi j'ai l'intention de revenir en mois de septembre ? D'abord parce qu'en s'entend bien. On essaye d'être au plus près de l'actualité, en même temps, d'être toujours à la bonne hauteur. Vous m'y aidez. C'est pas facile tous les jours avec vous.

2:40
Présentateur

L'inversion accusatoire.

2:43
Philippe de Villiers

Vous avez fait vos classes. Je suis habitué à mon âge à quelque chose que, en principe, les vieux n'acceptent jamais. C'est la contradiction. Et la deuxième chose, c'est qu'il y a une audience, je ne sais pas si les téléspectateurs, les auditeurs savent, mais quand on fait l'addition de l'audience télé, radio, replay, le replay, c'est incroyable, le replay. En fait, on est sans doute une des émissions les plus regardées de la France. Quand vous avez Macron qui parle sur France 2, par exemple, la semaine dernière, il fait moins que nous. Vous voyez ? Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a des gens qui nous attendent.

En ce moment, malgré la canicule et à cause de la canicule, les gens se disent, ah, il va peut-être parler enfin de la canicule. Oui, parce que pour l'instant, vous avez boycotté le sujet. Et donc, ma parole est attendue, et donc je la prépare, je la travaille. Parfois, on improvise, souvent on improvise. Mais je pense que, je n'ai pas dit l'essentiel. L'essentiel, je vais vous le dire maintenant, c'est que je vis dans la crainte de la mort de mon pays, que je sens venir. Et c'est pourquoi je suis là. Je me dis, non, il faut faire tout ce qu'on peut faire. J'ai des enfants, des petits-enfants, il faut faire tout ce qu'on peut faire pour empêcher ça.

Et si vous m'accordez tout à l'heure un petit instant, à la fin, j'ai justement un message pour dire aux Français, je sais ce qu'il faut faire.

4:14
Présentateur

Quand vous dites un petit instant, parce que je commence à vous connaître après trois ans, c'est combien de temps, un petit instant ? C'est le temps d'un apologue. Donc, c'est douze minutes.

4:25
Philippe de Villiers

Pour répondre à la question, y a-t-il encore une espérance française ?

4:28
Présentateur

Alors là, je peux vous laisser l'heure. C'est très concret. Ah non, mais je peux vous laisser l'heure, il n'y a aucun problème pour ça. Ça pourrait être un livre. À voir. Ça sera peut-être un livre. Ça sera peut-être un livre. Mais vous avez encore du temps pour écrire, vous travaillez tellement, Philippe Devilliers. Mais ce qui est formidable, c'est que, vous savez, il y a des livres, vous qui parlez de livres. Vous savez, par exemple, Le Petit Prince, on dit, c'est un livre qu'on peut lire de 7 à 77 ans. Et quand je sais que ce rendez-vous du vendredi, vous avez des téléspectateurs qui ont 90 ans, et bien ça.

4:59
Philippe de Villiers

C'est vrai que mon épouse s'est manquée de moi hier parce que je mets Europe 1 le matin à 7 heures. Et Timitri Pavlenko interview une jeune fille qui lui dit, c'est dur à la maison, parce qu'on n'a pas le climat. Et mon grand-père, qui a 77 ans, j'ai parfois l'impression qu'il est en train de partir. Et il me dit, ça va à toi.

5:25
Présentateur

Et bien, écoutez, voilà. Merci à tous les téléspectateurs. Merci aussi à toutes les équipes en régie. Ah là là, oui, on ne les remercie pas. Ils font un travail remarquable. Et à toute la rédaction, évidemment, et la direction de CNews et d'Europe 1 qui nous permettent d'avoir toute la liberté de ton. Et merci à l'Arcom, bien sûr, pour la saison prochaine. Non, pas vraiment. Philippe Premier Degré, c'est le nouveau surnom qu'on pourra vous donner pour la saison prochaine, cher Philippe. Et encore un joyeux anniversaire à notre téléspectateur de 90 ans. Philippe, un peu de sourire, ça fait du bien, c'est aussi cette émission, mais vous avez dit parler du réel.

Et le réel, malheureusement, c'est cette horreur, cette horreur en France, avec Louis, adolescent de 17 ans, décédé des suites de ses blessures ce mardi après avoir été lynché. Lynché à mort vendredi dernier. La scène atroce a été filmée par ses bourreaux, relayée par ses bourreaux sur les réseaux sociaux. Cinq personnes, dont trois mineurs, ont été interpellées, mises en examen pour tentative d'assassinat. Et vous avez sa famille qui se soulève, sa tante qui a décidé de prendre la parole à visage découvert. Je vous propose d'écouter le message de la tante.

6:40
Invité

Quand le premier article est sorti, j'étais à l'hôpital, évidemment, et je vois l'article sortir et je vois ma soeur qui voit l'article et qui commence à érugter. Et elle dit, mais qu'est-ce qu'il raconte ? C'est pas une rixe, en fait, mon petit garçon, ce qu'ils l'ont fait. Parce que moi, je l'avais à la vidéo, je sais que c'est pas ça. J'ai pris mon téléphone, j'ai appelé le journaliste. Je lui dis, qu'est-ce que vous racontez ? Mais madame, c'est les éléments qu'on m'a donné. Mais c'est pas ça, les éléments. Et en fait, j'ai pris la décision ce matin, en accord avec ma soeur et le papa de Louis, qu'on n'allait pas se laisser faire. Et qu'on allait faire savoir les choses.

On a publié sur les réseaux, on a contacté les gens. Et aujourd'hui, toute la presse est unanime, c'est un guet-apens et c'est un assassinat. Mais on avait les leviers pour. Mais les gens qui n'ont pas les leviers. Combien il y a d'enfants ? Peut-être, Louis, ce serait resté juste une page dans les faits divers à Perpignan, ou à Narbonne. Honnêtement, je crois que la seule chose qu'il faut, c'est que les juges, maintenant, prennent en considération, vraiment, ce qui s'est passé. Ils ont les vidéos, ils ont tout. Il faut que ces personnes soient jugées à la hauteur de ce qu'ils ont fait. C'est-à-dire qu'ils ont arraché la vie à coups de poing dans le crâne d'un enfant de 17 ans.

Il n'y a pas d'autre mot. C'est cru, c'est violent. Mais c'est ce qui s'est passé. Philippe, quel message souhaitez-vous adresser à la tante du petit Louis ?

8:18
Philippe de Villiers

Je trouve que cette dame est admirable, écrasée par le chagrin, comme toute la famille. Elle a donc choisi de parler, de se dresser, de se lever, malgré ce chagrin. Et en fait, elle nous donne la démonstration de l'incarnation de trois vertus civiques qui sont en train de se perdre dans notre pays. La première, c'est la vérité, le souci de la vérité. Puisque si elle a choisi de se lever, c'est contre le mensonge. Le mensonge de la presse régionale de Narbonne. C'est une infamie. Elle n'a pas supporté l'infamie. Parce que l'infamie, qu'on s'est dit à dire, oui, mais c'est une rixe, comme d'habitude. La vérité ne triomphe jamais, peut-être, mais ses ennemis finissent toujours par mourir.

Souci de la vérité. Ça, c'est une vertu civique qui fait qu'une dame comme ça, à Narbonne, se lève et se dresse. Sur la place publique, descend sur le forum. Et harangue la France entière en disant, voilà la vérité. Elle défend sa famille. Elle défend son œuf qu'elle vient de perdre. Ensuite, la force d'âme. Parce qu'elle va chercher, je ne sais où, au plus profond d'elle-même, assez d'énergie pour maîtriser son propos. Même si on la sent très émue et bouleversée. La force d'âme. Et puis enfin, l'oblation. C'est une autre vertu. L'esprit d'offrande.

C'est-à-dire qu'en fait, elle porte sur elle, non seulement la souffrance de sa famille, c'est l'attente de Louis, mais aussi la souffrance de tous les Français. Elle porte la souffrance de tous les Français qui vivent ce drame, cet assassinat, comme si c'était l'un des leurs. Elle incarne un peu de ce que la France n'ose pas dire. Elle incarne beaucoup de ce que la France voudrait dire. Elle incarne tout de ce que la France ne peut plus souffrir.

10:57
Présentateur

Philippe, souvent dans ce type de drame, on essaye d'en comprendre les causes et d'en connaître les conséquences. Et surtout de pouvoir nommer ce qu'il s'est passé. Et malheureusement, je vous ai posé trop souvent cette question ces dernières années. Mais de quoi ce drame est-il le nom ?

11:24
Philippe de Villiers

C'est la barbarie qui est chez nous. La barbarie qui est entrée dans notre civilisation. Et qui nous décivilise chaque jour davantage. Puisque la définition de la civilisation, c'est un état social dans lequel celui qui arrive au monde s'aperçoit très vite que ce qu'il a apporté est infiniment inférieur, en termes de raffinement, à ce qu'il reçoit. Et là, on a une bande de jeunes qui ne ressentent rien de tout ça. Qui se moquent du principe de la civilisation, qui n'ont rien reçu, en tout cas qui ont tout rejeté. Et quand on décompose ce qui s'est passé, tout est atroce. D'abord, j'y reviens, la presse régionale, quand elle diffuse la nouvelle, explique que c'est une rixe.

Alors que la presse régionale, elle a vu les images. Donc elle ment. Une rixe. Mais ça vous rappelle quelque chose ? Thomas, avec l'épaule, c'était une rixe. Souvenez-vous, Elias. Oui, le monde avait dit, c'est parce qu'il a refusé de donner son portable. Donc, si vous voulez, à chaque fois, on change un peu la victime. On change deux victimes. Et puis, Quentin, il l'a bien cherché. Et puis maintenant, c'est néo-nazi à la fête de la musique. Donc, l'art X. Alors qu'il s'agit d'un lynchage. La deuxième chose qui me frappe, c'est l'acte de célébration du lynchage et de la mort de Louis.

L'acte de célébration, c'est-à-dire que ces jeunes voyous, ces jeunes criminels, vont sur les réseaux sociaux et diffusent la revendication de l'acte. Donc, l'exhibition. Et enfin, la troisième chose, c'est que... Que fait l'aide sociale à l'enfance ? Où est-elle ? On attend qu'elle parle. Qu'a-t-elle fait pour protéger Louis ? Je note une chose à laquelle vous serez sensibles, puisqu'on l'a dit souvent ici ensemble, tous les trois. Il y a eu Harmonie Kéomine. Elle n'a pas supporté ce qui est arrivé à son mari. Elle a parlé. Il y a eu la mère d'Elias, encore récemment, chez Laurence Ferrari. Elle a parlé. Elle reparle. Maintenant, les victimes parlent. Pourquoi ?

Parce qu'il n'y a plus de relais avec la justice. Là, le procuré a fait un communiqué d'un homme presque en vacances. Mais il n'y a plus de relais avec les hommes politiques. Aujourd'hui, il y a plein de communiqués d'homme politique. Mais il n'y a pas de parole gouvernementale. Et la famille se sent seule, et donc elle s'adresse aux Français. Et elle dit aux Français, vous êtes ma famille. Vous êtes ma seule famille. Il n'y a plus d'autorité. Il n'y a plus personne pour nous représenter, pour nous protéger. Voilà. Et donc, nous vivons une véritable catastrophe. C'est la civilisation qui s'effondre. Chaque fois.

14:52
Invité

Et Philippe, sauriez-vous dire comment nous en sommes arrivés là ?

14:55
Philippe de Villiers

Eh bien, c'est très simple. On peut prendre d'ailleurs dans l'actualité des faits qui viennent corroborer. Ce que je vais vous répondre. C'est la chute de l'autoritas. La chute de l'autorité. Alors, ils vous disent tout ça, les politiciens. Mais en fait, ils contribuent tous les jours à dégrader l'autorité. Les trois autorités, en fait. D'abord, l'autorité paternelle. Qui a disparu dans les années 70, comme Éric Zemmour le montre dans son réédition du suicide français. Énorme erreur. L'autorité paternelle se dilue dans l'autorité paternale. Et finalement, il n'y a plus d'autorité du tout. Et il y a une société sans père.

Et qu'est-ce qu'on fait en ce moment depuis deux jours, y compris sur CNews ? Parce qu'on rencontre de l'actualité. On parle d'un rapport. Bienvenue, mon Dieu, le rapport du Sénat que tout le monde salue sur le masculinisme. En fait, le danger, c'est la masculinité toxique. C'est-à-dire le patriarcat. Et là-dessus, on n'épargne d'ailleurs les islamistes sur le patriarcat. On n'épargne les talibans quand ils viennent à Bruxelles. On ne leur dit pas, attention, le patriarcat, on n'en veut pas. Mais par contre, le patriarcat de la matrice anthropologique de la chrétienté, ça, celui-là, c'est l'ennemi. Donc un rapport du Sénat, mais qui est Gérard Larcher ? Qui est Bruno Retailleau ?

Pour faire des trucs pareils. Un rapport sur le masculinisme. C'est ça la difficulté qui est face à nous. La masculinité. Mais il n'y a plus de mec. On ne le voit pas, ça. Et donc, si on ne revient pas à une société établie sur le principe de la famille avec un papa et une maman, on est foutus. Mais ils n'osent pas, les politiciens. Parce que ce n'est plus à la mode. Deuxièmement, il y a l'autorité magistrale. Le prof, il est tombé de l'estrade depuis mai 68 et il n'ose pas grimper sur l'estrade. Il a peur. On va te faire une samelpatie. Il a peur. Et j'entendais la réaction d'Atal. Mais Atal, il oublie de nous dire ce dont on a parlé ici un jour, avec humour.

Quand il a voulu résoudre le problème de la violence à l'école, qu'est-ce qu'il a proposé ? Il est allé dans un collège. Il a dit on va faire 1000 collèges où on fera des cours d'empathie. Vous vous souvenez de ça ? Des cours d'empathie sous notre gueule. Alors, on prend des gens violents, qui sont complètement décérébrés, désocialisés, et on les met côte à côte. On dit vous allez vous aimer. Et pendant ce temps-là, on fait l'euthanasie. Donc c'est une société qui tue. Aimez-vous les uns les autres et tuez-vous les uns les autres. Et pendant ce temps-là, on fait des cours d'empathie. Là aussi, on se moque de nous. Et enfin, la troisième autorité, c'est la plus absente, c'est Macron.

C'est l'autorité régalienne. L'autorité régalienne, il n'y a plus de justice. Il n'y a plus de justice parce que la justice ne punit plus. Parce que, pour la première fois dans notre histoire, et il faut que les téléspectateurs de CNews et les auditeurs d'Europe 1 comprennent ce que je dis, pour la première fois dans notre histoire, on a une justice qui considère que la prison c'est le mal. et que le but de la justice, c'est la réadaptation sociale du condamné. Et donc, la victime est un peu coupable. Parce que la victime appartient à la société et que c'est la société qui est coupable. Donc en fait, on est sur trois inversions. Une autorité déchue, l'autorité paternelle.

Une autorité magistrale déchue, tombée de l'estrade. Et une autorité régalienne qui n'est plus ni régalienne ni autoritaire. J'entendais Maurice Berger tout à l'heure, avant nous, chez Thomas Bonnet. Remarquable d'émission, remarquable entretien. Et Maurice Berger dit qu'il n'y a qu'une solution. C'est la prison tout de suite. On n'attend pas d'être récidiviste. La prison tout de suite. Même si c'est court, mais la prison tout de suite. Il faut qu'ils anticipent que s'ils font ça, ils vont en prison.

19:24
Présentateur

Autre sujet, mais finalement, c'est intimement lié. Ayons une pensée ce soir pour la famille du petit Louis, bien sûr. Parlons de la fête de la musique, qui s'est transformée dans certaines zones en France en violence, avec des voitures dégradées, avec des voitures détruites, des piqûres sauvages, des viols. Plus de 260 personnes qui ont été interpellées. Et pourtant, le Premier ministre a pris la parole cette semaine pour dire cela. Je vous propose de l'écouter.

20:03
Locuteur non identifié

Ça a eu aussi, objectivement, le comportement de nos concitoyens et de nos concitoyens à l'occasion de la fête de la musique, qui s'est relativement bien passée. Et je le redis à l'ensemble des collègues, preuve en est que faire confiance aussi à l'intelligence locale, aux maires, aux organisations locales, n'est jamais une mauvaise méthode, avec évidemment un critère de proximité.

20:23
Présentateur

Et je le disais, donc plus de 260 personnes qui ont été interpellées. Et parmi toutes les séquences, un journaliste, une nouvelle forme de journalisme, puisque c'est notamment sur les réseaux sociaux qu'on peut le voir, Tony Pitaro, parce que vous savez que les bières étaient interdites, mais visiblement pas les bonbonnes de protoxyde d'azote. Vous les inhalez et ça peut avoir des conséquences effectivement très graves.

20:45
Invité

Je suis au cœur de Châtelet-Léal, il est 6h40 du matin, et regardez ce qu'on retrouve, voilà, des bonbonnes de protoxyde d'azote dans un Paris. Voilà, ici c'est l'apocalypse, là on s'est baladé avec le caméraman dans Paris-Centre, et tout est détruit. Et ici, c'est une catastrophe, tout est dégueulasse, et c'est partout, partout, partout, dans tout Paris-Centre. 6h40 du matin, regardez, regardez, on est à Châtelet. Franchement, j'ai jamais vu Paris dans un tel état. Regardez, regardez, on est là, tout est dégueulasse. Il y a eu des îlots de propreté, comme on dit, qui ont été mis en place, mais regardez, c'est pas du tout suffisant.

Et j'ai l'impression qu'Emmanuel Grégoire aime qu'on vive dans une déchetterie. Regardez-moi ça ! Est-ce que c'est normal d'avoir ces scènes au cœur de Paris ? Regardez ici, regardez ici. Voilà, et tous ces gens, visiblement, ne travaillent pas, parce que moi, le lundi matin à 6h40, je vais vous dire, je ne suis pas en train de tout dégrader. Voilà, tout le mobilier, comme d'habitude, parce que c'est vrai qu'ici, à Paris, on ne sait pas faire la fête sans tout casser. On retrouve des énormes bouteilles de protoxyde d'azote partout. On est devant l'Amérique-Paris, c'est exactement ce qui est en train de se produire.

Un ballon, du gaz hilarant, et les jeunes se shootent, voilà, toute la journée, toute la nuit. Et encore une fois, c'est les services de la ville de Paris qui doivent tout nettoyer. C'est moi, c'est moi ! Et ça continue, il y en a dans tous les sens. Alors, on nous interpelle, évidemment. Et les agents vont devoir tout nettoyer. Revenons sur la phrase, après avoir vu ces images, la phrase de Sébastien Lecornu, « Ça s'est relativement bien passé ». J'imagine que vous avez apprécié cette qualification « relativement bien passé ».

22:29
Philippe de Villiers

Relativement est succulent. « Ça s'est relativement bien passé ». Mais où sont ces gens ? Que font-ils ? Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ? Qui c'est sur Lecornu ? Il a vécu où ? Comment il peut arriver à dire une chose pareille ? Coupé à ce point de la réalité ? En fait, on a l'impression que les gens ne voient plus ce qu'ils voient. Ils ne voient plus ce qu'ils ont sous les yeux. Et ce qu'on a sous les yeux, je vais vous dire, c'est la décadence sur ces images. C'est-à-dire, en fait, une forme de suicide civilisationnel. Tout s'effondre. La parole émanère les émotions. Voilà la fête de la musique. Tout est en train de partir par le fond.

Un peuple qui s'abattardit et que les hideurs indiffèrent. la dissolution des êtres humains dans une animalité musicale, post-musicale. Où est passée la musique ? Moi, je me souviens des premières fêtes de la musique et je me souviens de la musique à Paris quand j'étais enfant. Où est passé le Music Hall de Jean-Germain ? Où est passé le Café Concert de Montmartre ? Où sont passées les Sérénades ? Les Barcarolles de Procope ? Le Trompettiste de la rue de Bussy ? L'Orchestre d'Archis ? La rue des Beaux-Arts ? Etc. Ça, c'était de la musique variée, certes. Mais les Cantinelles des Bords de Seine, c'était de la musique. Et là, on a quoi ?

On a un diversoir de vomissures sonores avec un peuple qui devient foule, qui devient flux et qui est asservi à la discordance. Avec des sons qui rentrent par les pores transpirants et qui ressortent par la sudation dégoulinante du corps dégingandé. C'est ça qu'on voit, la fête de la musique. Où est passé l'homme du goût, du raffinement français, qui disait avec Saint-Yves Juberi, « Rien qu'à entendre un chant villageois du XVe siècle, on mesure la pente descendue. » En fait, c'est Philippe Muret qui a tout dit. On a eu, avec la fête de la musique, Homo Festivus. Homo Festivus, c'est l'homme d'aujourd'hui de la post-musique, de la post-mémoire, de la post-histoire. Alors, il est sur...

Je le rencontrais tout à l'heure. C'était un patineur avec les rollers. Il ne pense plus rien. Il communique. Et il est fluide, grégaire, mobile, festif. Il va de fête, en fête. Le Téléthon, la marche des fiertés, les techno-parades, et naturellement, la fête de la musique. C'est un homme festif, Homo Festivus. Et là, on a vu pire. Je vous écoutais tout à l'heure, à propos des piqûres. L'Homo Festivus, c'est devenu l'homo de la seringue. Et l'homo détritus. C'est-à-dire qu'en fait, on a trouvé des seringues partout. Et on a trouvé des bonbonnes de protoxyde d'azote.

Alors, je vois que le préfet de Paris, tout à l'heure, dit, comme pendant le Covid, plus d'alcool, parce que c'est dangereux, mais par contre, protoxyde d'azote, il n'y a pas de problème. Et là, Tony Pitaro, il a trouvé des bonbonnes de protoxyde d'azote. Voilà. Et le lendemain, il faut penser aux gens qu'on nettoyait le lendemain. Je me demande ce qu'ils ont pensé de la ville-lumière. Paris, la ville-lumière. Paris, la ville-lumière. L'homo détritus. Paris, la ville-lumière, qui est devenue une ville-poubelle, une décharge à ciel ouvert, livrée aux surmulots et aux ordurophiles. Voilà ce qu'est devenu Paris. C'est une honte.

La fête de la musique, le monde entier nous regarde, se prend la tête et se dit Paris n'est plus Paris.

27:38
Présentateur

La France n'est plus la France. Parlons de la justice à présent, Philippe de Villiers, trois semaines après la découverte de la petite Liana dans le Gers. Les Français attendent des réponses. Mais s'engage à présent un bras de fer, inédit, peut-être historique, entre le garde des Sceaux, et une partie du corps des magistrats. Plusieurs centaines d'entre eux, d'ailleurs, ont rejoint une boucle de messagerie, boucle WhatsApp, afin d'organiser une reposte après la suspension d'un substitut du parquet d'Oche en charge de l'enquête. Vous voyez par exemple ce message. Pourquoi pas bloquer la boîte mail du cabinet du garde des Sceaux, GDS, garde des Sceaux.

Je pense qu'il faut qu'on soit plus percutant, qu'on soit percutant, pardon, les mobilisations devant les tribunaux judiciaires. C'est vraiment bien, mais on le fait depuis des années. Les avocats aussi, avec des efficacités relatives. Pareil, les pancartes, c'est bien pour informer localement, mais pas forcément au national. Je vous propose d'écouter Gérald Darmanin.

28:38
Locuteur non identifié

Tous les Français peuvent constater le dysfonctionnement grave de la justice et de la gendarmerie, puisque le rapport dit bien que le dysfonctionnement vient des deux côtés. Ce n'est pas un problème de moyens. Il y avait moins d'activités au parquet d'Oche, même s'il y a évidemment de l'activité, il y a beaucoup de travail au parquet d'Oche, mais il y en avait moins en 2025, en 2024. Et que par ailleurs, il n'y avait pas des plaintes pour crimes sur les enfants tous les jours, et qu'il y avait renforcement de magistrats, puisqu'un quatrième magistrat est arrivé en septembre dernier. Donc il y avait quatre magistrats au parquet.

29:08
Invité

Je crois. Alors, cher Philippe, que vous inspire cette révolte de certains magistrats ?

29:16
Philippe de Villiers

L'indécence, c'est ignominieux. Moi, je le dis à ces magistrats, est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous faites en ce moment ? C'est une question de tempo. Il y a une famille qui pleure, dit Yana. Il y a un pays tout entier traumatisé par ce drame. Vous pourriez faire silence vous recueillir. Réfléchir à un chapelet d'erreurs, de négligences, qui ont été mis en valeur par un pré-rapport. L'indécence. Mais ça va plus loin que ça. Ce qui fait que les Français, en ce moment, sont en train de se révolter. Ce n'est pas les juges qui se révoltent. C'est les Français qui se révoltent contre, justement, cette magistrature arrogante. c'est l'inversion accusatoire.

Parce que dans la quinzaine, on a eu, non seulement à l'affaire Yana, avec ce que les magistrats appellent les dysfonctionnements, mais il y a eu aussi l'absence de sanctions pour la Ligue des Champions. Très, très peu de sanctions. Très, très peu de sanctions pour la fête de la musique. Pas de peine de prison. Donc, le laxisme. Ce qu'on appelle le laxisme judiciaire. Mais ça va plus loin. Demandez à Robert Ménard dans quel état il est aujourd'hui, dans quel état psychologique il se trouve aujourd'hui. Parce que les parlementaires, hier, n'ont pas voulu voter une loi qui dit qu'un maire officier d'État civil, officier de police judiciaire, ne peut pas faire des mariages illégaux.

Mais c'est le maire qui devient coupable avec cette justice. Mais ça va plus loin. Le Conseil constitutionnel a dit il y a quelques jours non, on n'a pas le droit de faire un référendum sur l'euthanasie. Ah oui, sur la question de la vie et de la mort, qui est la question fondatrice d'une société pour sa survie. Les citoyens n'ont pas le droit de s'exprimer. Donc, en fait, les Français ont le sentiment qu'ils sont privés de leur justice et que la justice n'est plus rendue en leur nom. Mais ça va plus loin. Parce que le 7 juillet prochain, les juges, ils vont frapper. Évidemment. On va voir ce qu'ils vont faire. Mais la tentation du corporatisme risque de l'emporter.

Et qu'est-ce que, moi, je vous dirais en synthèse ? Ceci. A Rome, il y avait des abus des consuls. Et donc, on a décidé d'instaurer un consul particulier qui avait la tribunicia potestas. C'était le tribun du peuple. Aujourd'hui, en fait, la tribunicia potestas, elle est passée du politique au prétoire. On a vu, avec l'affaire Marine Le Pen, que l'affaissement du pouvoir législatif, alors qu'on disait jusqu'à présent le juge est la bouche de la loi. C'était Montesquieu. L'affaissement du pouvoir législatif n'existe plus. En plus, c'est Bruxelles qui commande.

Et aussi l'affaissement du pouvoir exécutif, puisqu'on sait le 7 juillet prochain que ce sont les juges qui vont désigner le casting de la présidentielle. comme en 2017 en éliminant François Fillon. Et donc, moi, ce que je vous dis, ne regardez pas la révolte des juges. C'est une révolte de la toge, de l'hermine, des professionnels de la magistrature assise, de la magistrature debout, de la magistrature couchée. Derrière, il faut regarder la révolte des Français qui n'en peuvent plus d'avoir un État régalien qui s'est effondré sur lui-même. Les Français qui disent qu'on veut une justice qui soit rendue au nom du peuple.

33:39
Présentateur

Autre sujet à présent, et sujet que vous aviez abordé la semaine dernière, que nous avons abordé dans cette émission. Parlons de la tribune de Maxime Saada, président du directoire de Canal+, sur la dernière mise en demeure de l'Arcom contre CNews, qui est un tournant historique, cette mise en demeure. Après 6-8, bientôt CNews, la France de ce pays qui ferme des chaînes. Et puis, il écrit, je n'ai pas connu le temps où, depuis un bureau, l'État décidait de ce que les Français avaient le droit de regarder ou d'entendre. Je croyais ce temps derrière nous, je me trompais.

La toute dernière mise en demeure de CNews, rendue il y a quelques jours par l'Arcom, vient d'ouvrir une brèche dans laquelle tout le paysage audiovisuel public, audiovisuel français, risque de s'engouffrer. Ceci n'est pas une décision de régulation, c'est une décision politique et elle poursuit un seul objectif, faire taire, puis faire disparaître une chaîne que des millions de Français choisissent librement chaque jour. Ceci n'est pas une décision de régulation, dit Maxime Saada. Geoffroy Lejeune.

34:46
Invité

En effet, vous en avez parlé, Philippe, la semaine dernière. Que vous inspire cette tribune et que vous inspire la réponse de l'Arcom qui a dit être dans son rôle et surtout à l'écart de toute considération politique ?

34:56
Philippe de Villiers

Alors, d'abord, ce papier est remarquable. Il dit tout et notamment la chose suivante que je répète. Jusqu'à présent, l'Arcom, ce qui était déjà scandaleux, calculait les temps de parole pour CNews. Il y avait toujours trop de temps de parole pour ceux qui déplacent le gouvernement. maintenant, l'Arcom a franchi un pas avec le Conseil d'État. L'Arcom s'attaque à la ligne éditoriale. Les opérations à venir sont les suivantes, je vous les prédis. Des amendes, des nouveaux avertissements, des nouvelles amendes et puis en octobre, octobre-novembre, la fermeture de CNews. C'est la volonté du président de la République. Emmanuel Macron veut fermer CNews.

Et moi, ce soir, je m'adresse à lui et je lui dis faites bien attention. Vous allez avoir un soulèvement. Je pèse mes mots. Parce que CNews, dans le paysage français, c'est une chaîne de liberté qui est reçue comme telle dans beaucoup de foyers et là, il ne faut pas chatouiller les Français là-dessus. Si vous fermez CNews, il y aura un écran noir, mais ça sera un soulèvement. En fait, ils vont fermer CNews en s'appuyant sur ce qu'ils appellent l'état de droit. Et l'état de droit, c'est quoi ? C'est en fait la formule de Camille Desmoulins. Les tyrans malhabiles usent des baïonnettes. Les tyrans habiles usent de la loi.

Et donc là, Conseil d'État, l'ARCOM, Agence officielle, démembrement de l'État, on applique la loi. Avec la doctrine de Pierre Rosanvalon qu'il avait définie en avril 2025, vous vous souvenez, dans le journal Le Monde, pour installer la société de surveillance qui avait fait dire à Ariane Mouchkine, qui est une grande artiste de la gauche archétypale, elle avait dit « Nous, la gauche, on a perdu le peuple parce qu'on a lâché le peuple. » Quand les gens nous disaient ce qu'ils voyaient, on leur disait qu'ils se trompaient, quand ils insistaient, on leur disait que c'était des imbéciles, et quand ils insistaient, on leur disait que c'était des salauds.

Elle reprend le mot au temps de l'Ara à traverser de Paris, salauds de pauvres. Salauds de pauvres. Les salauds de pauvres qui regardent ces news. la télévision des salauds de pauvres. De ceux qui ne s'en laissent pas compter par les médias officiels qui répètent le langage de la médiacratie. Alors, en fait, la société de surveillance, elle a pour vocation de sanctuariser le récit mondialiste et diversitaire de la caste planétaire aujourd'hui bousculée. Mais ça va plus loin. Ce que veut Hadjari, qui était un militant très engagé, très actif et très habile, et à qui je dis, bonhomme, on ne te lâchera pas. Il ne faut pas que tu crois que tu vas passer faux mec sous le radar.

Parce que moi aussi, j'étais haut fonctionnaire. Je sais ce que c'est d'être haut fonctionnaire et quand on est au service d'une cause qui n'a rien à voir avec la fonction publique. En fait, ce qu'il veut, c'est la société qui est pas seulement de la surveillance mais de l'autosurveillance. Ça, c'est le fin du fin. C'est-à-dire, d'ailleurs, on y est presque. Très souvent, je vois les animateurs de CNews qui disent « Attendez, je suis obligé de vous modérer. » Ah oui, ah bon ? Pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Et du coup, le gars se dit « J'aurais bien dit quelque chose mais si jamais il me modère, je vais être ridicule. » Et moi-même, je fais attention. Parce qu'il a des consignes.

C'est normal. Donc, on lui dit « Attention, parce qu'après, nous, on va avoir les amendes de l'art comme... » Donc, en fait, la machine est en route. Et à la fin, le journaliste s'auto-surveille, l'homme politique s'auto-surveille, le prof s'auto-surveille, la société s'auto-surveille. On arrive à ce que Solzhenitsyn me disait. Le système s'auto-raconte. C'est la neuve langue, celle que nous parlons désormais, une langue châtiée, pour ne pas être punie, pour ne pas être sanctionnée par l'arcom, pour être arcomisé, macronisé. Vous voyez, on joue sur les mots. Et ensuite, le ministère de la vérité. L'arcom, c'est le ministère de la vérité. Lisez Orwell. Vous mettez... M.

Hadjari a dû lire Orwell, je pense, pour faire ce qu'il fait. Et il ira jusqu'au bout, parce que pour Macron, c'est décisif de supprimer l'arcom avant la présidentielle. Et je répète, ça ne se passera pas comme ça. Mais en fait, j'ajoute ceci. Emmanuel Macron, puisque c'est lui le responsable, il aura abîmé les trois matrices constitutives de la France. La matrice anthropologique qui permet de distinguer la vie et la mort. Aujourd'hui, demain, après la loi sur l'euthanasie, je peux tuer mon prochain. Ça change complètement la société. Je suis un monstre légal. La deuxième matrice, c'est la matrice géopolitique. Il a transféré la souveraineté. Je ne suis plus souverain.

Je suis un monstre légal et un rouage. Et puis, troisième matrice, la matrice civilisationnelle. Il a changé le peuplement de la France. Je suis un monstre légal, un rouage, et je ne suis plus chez moi. Quel désastre,

41:58
Présentateur

M. Macron. Vous n'avez pas abordé la question de l'euthanasie. Vous savez que le va-et-vient législatif se poursuit sur l'aide active à mourir. Philippe Devilliers, le ministre de la Santé, Laurent Panifou, a annoncé la date du 15 juillet pour l'adoption définitive. Vous avez souhaité aussi mettre en avant l'entretien de Mgr Avelline cette semaine dans les colonnes du Figaro. On va découvrir cet entretien et notamment les déclarations de Mgr Avelline. Réveillons-nous. On ne peut déguiser en geste de soin le fait de donner la mort. Et dans le même temps, dimanche 28 juin, ce dimanche à Paris, une grande manifestation contre l'euthanasie sera organisée.

Quel jugement, Philippe Devilliers, portez-vous sur le choix de cette date du 15 juillet ?

42:55
Philippe de Villiers

D'abord, j'ai été impressionné par la fermeté de Mgr, du cardinal Avelline, qui dit les choses très clairement sur le serment d'Hippocrate, etc. Alors, je réponds à votre question. Tout est mensonge dans cette loi. Premièrement, la date. En effet, M. Panifous nous a expliqué que la date finale, ce sera le 15 juillet. Est-ce que vous avez réfléchi à ça ? le 15 juillet. Ça rappelle l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'Union soviétique pendant les vacances. C'est pendant les vacances qu'on fait les grands crimes. Parce que là, le 15 juillet, un hémicycle vide. Donc, bon, il n'y a que les volontaires qui seront là, liés aux loges. Puisque ce sont les loges qu'on voulait se proger. M.

Macron a menti. Il a reçu les évêques. Et il leur a dit, à l'époque, il les a tranquillisés. C'est pour ça qu'ils se sont tués pendant très longtemps, en fait. Il leur a dit, non, vous inquiétez pas, je passerai pas en force. Et lorsqu'il s'est adressé à ses frères à la Grande Loge de France le 5 mai 2025, il a dit que la France était la fille aînée de l'instant, etc. qu'il a promis la loi aux loges, mais il a dit on trouvera un assentiment. Bon. Donc, c'est un mensonge. Il passe en force. La date. Deuxièmement, il y a le contournement sémantique. Je l'ai déjà abordé, mais je le reprends. Pourquoi ? Je vais être plus précis. Parce que j'ai vérifié depuis. M.

Falorni, qui est l'auteur de la loi, a été interpellé un jour pour dire mais quand même ça rappelle le nazisme. Et il a dit oui, justement, c'est pour ça qu'on a changé les mots. Carrément. Parce que si on dit euthanasie, ça fait eugénisme, c'est l'Allemagne nazie. Donc, on a changé les mots. D'où aide active à mourir. C'est beaucoup plus doux. Et suicide assisté. Il n'y a même pas suicide assisté. C'est mourir dans la dignité, etc. Donc, tout ça, c'est des mensonges. C'est une euphémisation pour faire passer la pilule, si je puis dire. Voilà.

Et en fait, ce que fait l'Assemblée, c'est qu'elle cache au public qu'elle va administrer la mort en donnant le choix entre la piqûre létale et le suicide assisté. Et vous vous rendez compte que le délai de rétractation est inférieur au délai de rétractation pour acheter une machine à laver ou pour faire un prêt immobilier. Il y a une phrase de Guy Debord qui correspond bien à ce que je ressens. Dans un monde complètement renversé, le vrai n'est plus qu'un moment du faux. Nous y sommes. Troisièmement, les buts secrets de cette loi sont toujours cachés au public. Et les buts secrets, je voulais dire, ils sont économiques.

En fait, ils savent que le système de santé s'effondre et qu'il faut trouver de l'argent et qu'ils font donc faire des économies sur les soins, faire des économies sur la vie. Et donc, il y aura deux sortes de personnes. Écoutez bien ce que je vais vous dire. Et je m'adresse à la gauche. Comment vous, gens de gauche, vous pouvez accepter ce que je vais vous dire ? En fait, les gens riches, ils iront aux soins palliatifs et les gens pauvres, ils iront à l'euthanasie. C'est comme ça que ça se passe partout. dans tous les pays qui ont légalisé l'euthanasie.

Quant aux éligibles, comme on dit, c'est-à-dire les incurables, les handicapés, les dépressifs, etc., ils seront seuls, face à leur famille, face à leur entourage. Et très vite, ils auront le sentiment d'être une charge et ils diront à leurs proches « je comprendrai, je comprendrai ». Et tout le monde comprend ce que ce mot « je comprendrai » veut dire. C'est-à-dire qu'en fait, la mort va entrer dans les familles par la voie rassurante de l'affection, de la compassion, du devoir accompli. Il n'y a rien de plus épouvantable. Et j'ai reçu une lettre d'un directeur d'hôpital qui m'a dit « voilà l'hôpital du futur, quand la loi sera passée ».

Et maintenant que l'avortement constitutionnel est dans la Constitution. Premier étage de mon hôpital, c'est l'accès à la naissance. Donc c'est la vie commencante. La vie commencante. On y hante pour accoucher. Deuxième étage, l'interruption de la vie commencante. Panneau. On y hante pour avorter. Il ne faut pas se tromper d'étage. Troisième étage, la vie finissante. On y hante pour recevoir les soins palliatifs. Et quatrième étage, l'interruption de la vie finissante, l'euthanasie. Et le directeur d'hôpital disait « il ne faudra pas se tromper d'étage ». Et combien de temps ça pourra durer, me dit-il. Alors, il y a eu une déclaration du pape très ferme en Espagne.

Il y a eu la déclaration du cardinal Aveline. Il y a cette manifestation le 28 juin, dimanche, avec le jeune Martin Athanas et tous les autres, tous les jeunes français qui vont se battre pour la vie. j'espère qu'ils seront nombreux. Il faut dire à Emmanuel Macron « c'est une infamie ce que vous faites ». Et votre souvenir, le souvenir que vous laisserez, c'est le souvenir qu'il y aura au front gravé en lettres de sang le mot Macron, le tanaseur, car a liquidé la France, car a liquidé sa souveraineté, car a liquidé son identité et car a liquidé le principe vital de la France.

49:25
Présentateur

Parlons de la canicule à présent, Philippe de Villiers. La canicule qui dure depuis plusieurs jours et qui frappe une large partie du territoire avec de nombreuses réactions politiques, parfois contradictoires, mais le coup de chaud ne frappe pas que les plus faibles. Il peut frapper aussi les esprits politiques. J'ai entendu certains dire que pour lutter contre la canicule et en sortir, il fallait sortir du capitalisme. J'ai entendu une ministre de nous expliquer que la clim ne servait pas à protéger ni même à éviter des feux de forêt. Celui qui imaginait que la clim évitait un feu de forêt était plutôt habile.

Et puis, je vous propose d'écouter parce qu'il faut avoir une pensée pour les soignants qui manquent de tout aujourd'hui mais qui se battent, qui sont en première ligne. J'ai écouté le président de la République cette semaine et j'ai l'impression qu'il était plutôt satisfait de son bilan. Je vous propose de l'écouter.

50:27
Locuteur non identifié

Il y a un gros travail qui a été fait et je pense que l'honnêteté conduite à le regarder à la fois de montants investis et de vraies transformations et qui ont changé beaucoup de choses. Qui ont d'ailleurs été accompagnés par l'engagement de beaucoup de nos fonctionnaires dont je veux saluer le rôle et d'élus qui ont vraiment fait un très gros travail. J'étais juste avant de vous rejoindre à Vélizyville à Coublé où j'ai vu le travail remarquable des équipes municipales très engagées. Néanmoins, nous n'avons pas fini ce travail. Il faut avoir cette humilité et pour ma part, je regrette plutôt les choix qui ont été faits mais je crois aussi dans la démocratie.

Il se trouve que quand j'avais une majorité absolue, ces fonds ont été votés. Il y a eu ensuite des choix qui ont été faits et qui sont le fruit de compromis de certaines formations politiques. Allez les voir pour leur demander pourquoi ils ont coupé ces fonds. Maintenant, on doit continuer le travail d'adaptation. Geoffroy Lejeune.

51:12
Invité

Alors Philippe, alors qu'on est en train de vivre ce grand coup de chaud, faut-il continuer à écouter ceux qui se sont trompés, notamment les écologistes, les insoumis, etc.

51:24
Philippe de Villiers

Tous les deux, là ? Vous devez plaire à Madame Barbu. C'est elle qui va nous sauver, Madame Barbu. Vous avez vu, non ? Oui, quand je parlais de coup de chaud, je pensais à elle. Bon. Alors, je réponds à votre question. D'abord, je voudrais dire quelque chose de très personnel. Moi, j'ai connu un pic de chaleur le premier de ma vie. C'était en 1976. J'arrive à Tulle comme s'agir de l'ENA et le directeur de cabinet Jean-Pierre Bechter, mon cher directeur de cabinet et ami qui nous regarde tous les vendredis soirs, me dit voilà, tu vas t'occuper de la paille pour les agriculteurs, etc. Et en fait, comment on appelle ce grand coup de chaleur on l'appelle la sécheresse à l'époque.

Alors qu'aujourd'hui, on dit la canicule. Ça n'est pas anodin. C'est-à-dire que les mots sont des vecteurs allégoriques, de réalité allégorique. La sécheresse, ça renvoie à une société encore paysanne, une société de la terre où l'agriculture compte plus que tout. alors que la canicule renvoie à la société urbaine d'aujourd'hui. Pourquoi je dis ça ? Parce que qu'est-ce qui s'est passé entre la sécheresse et la canicule ? C'est que nos hommes politiques, toutes catégoriques confondus, ont pris, ont fait un choix d'aménagement du territoire ou plutôt de déménagement du territoire.

C'est-à-dire que, en fait, je me souviens d'une conversation avec Olivier Guichard, patron de la DATAR, qui me disait que vous le vouliez ou non, cher Philippe, il faut aller vers les métropoles d'équilibre. Alors, il me disait Nantes, Saint-Nazaire, c'est-à-dire faire d'immenses villes comme les Américains, comme les Japonais, etc. C'est ça le progrès. Ils se sont complètement plantés. C'est-à-dire qu'on a déménagé le territoire et on a construit des villes à la va-vite sans retenir la sagesse du bâti de nos campagnes.

Je me souviens d'un architecte qui me disait devant Colange-la-Rouge « Regardez les gens qui ont construit, les maçons qui ont construit au Xe, XIIe siècle ces maisons paysannes, ces masures qui sont encore là, en fait, ils ont construit pour mille ans. Pourquoi ? Parce que, comme disait l'un d'eux, je mets de l'éternité dans l'instant. Et en mettant de l'éternité dans l'instant, ils construisaient des murs épais et ils pensaient au coup de chaud et au coup de froid. C'était des murs capables de retenir la chaleur l'hiver et de combattre la chaleur l'été.

Or, aujourd'hui, regardez les villes qu'on a construites entre le béton, le macadam et le placo-plate, regardez nos écoles avec le contre-plaqué, regardez les cages à lapins avec des murs sans aucune épaisseur, le diagnostic thermique, toutes leurs bêtises, etc. Rien n'a été pensé en fonction des coups de froid et des coups de chaleur. Et ça, je voulais dire ça d'entrée. Alors maintenant, je vais vous dire quelque chose qui est rassurant. C'est fini l'écologie, l'écologie politique. Ils se sont complètement plantés. en d'autres termes, le grand soir écologique vient de connaître un démenti historique majeur. Ce grand soir écologique est établi sur deux accusations.

La première, c'était l'accusation d'anthropocène. C'est-à-dire, en fait, ça veut dire l'homme est le responsable du dérèglement climatique. et donc, il faut lui imposer une société décarbonée, donc, il faut le mettre en liberté surveillée. Donc, on bride la liberté de créer avec l'écocide, le délit d'écocide, le délit d'écocide, donc tu ne peux plus créer. Ensuite, la liberté de circuler, on bride la liberté de circuler avec les ZFE, etc. Et on bride la liberté de procréer avec le no-kid de l'écolo-sociétaire. puisque l'enfant pollue, s'ajoute à l'anthropocène, vous y avez fait allusion à l'instant, Elliot, le capitalocène.

Ça, c'est Antoine Leaumont qui dit pour sortir de la canicule, il faut sortir du capitalisme. C'est-à-dire, en fait, le capitalocène, ça veut dire non seulement c'est l'homme qui est responsable du dérèglement climatique, mais c'est le capital et la croissance. prix de gros. Et donc, il faut suivre une logique de décroissance et en fait, toute la société française, toute catégorie confondue, tous les hommes politiques français, s'est précipité derrière le Green Deal. Le Green Deal, c'est la décroissance, le fameux pacte vert.

Et c'est de cette manière qu'on a livré notre agriculture à la délocalisation mondiale avec le Mercosur, qu'on a livré notre industrie à l'Amérique et qu'on a livré notre industrie automobile à la Chine avec la voiture électrique pendant que la Chine, elle, exploite les terres rares en faisant travailler des petits Africains et en polluant la terre entière. Bref, on a fait ce que les écolos voulaient. On a réglementé, on a décarboné. Et puis, on s'aperçoit qu'il y a deux courbes qui se croisent. Écoutez-moi bien. La première courbe, la France, avec tous ses efforts, représente maintenant, c'est une courbe qui baisse, 0,9% du CO2 mondial. Et on est le pays qui fait le plus chaud au monde.

Donc, il y a deux courbes. Il y a la courbe de la chaleur qui monte et la courbe, etc. Donc, il faut peut-être chercher ailleurs. L'homme n'est peut-être pas coupable de tout, s'il vous plaît. Et puis surtout, et puis surtout, quand j'entends Madame Barbu, Madame Barbu, qui explique à voix basse le pas de climatiseur, ça évoque autre chose que je vais vous dire maintenant en conclusion de mon propos. en fait, ce qui est en train de mourir, ce qui est en voie d'extinction, c'est la religion écologiste qui est de type eschatologique et apocalyptique. il y avait un dogme et un châtiment.

le dogme, c'est le retour à une planète originelle fantasmée sous le nom de Mère Nature et sous le patronage de Greta Thunberg, la jeune d'arc de la couche d'ozone qui entend les voix du CO2. et le châtiment, c'est qu'il faut expier parce que vous êtes responsable du refrauchement climatique et vous n'allez pas en plus vous mettre des climatiseurs parce qu'il faut bouillir pour comprendre le réchauffement. Donc l'expiation, la punition, l'écologie punitive, c'est un châtiment comme des châtiments dans la Bible. Voilà. Et moi, pour terminer, je ferai deux réflexions. Première réflexion. Je connais bien ma Vendée. Au XVIe siècle, il y avait la baie de Bourneuf qui était sous l'eau.

La mer venait beaucoup plus loin et Maïsa était sous l'eau. Donc la mer s'est retirée et le Groenland s'appelait le Greenland. Et en 1709, je le raconte dans mon livre sur Louis XIV, il faisait tellement froid, il faisait moins 40, que le vin gelait dans les barriques et dans les calices et la Seine était gelée. On traversait la Seine en charrette et la mer au Sable de l'Âne était gelée. Donc il y a des cycles. Maintenant, si on veut expier plutôt que de s'adapter avec des climatiseurs, parce que je ne vois pas pourquoi on aurait du chauffage l'hiver et il n'y avait pas de climatiseurs à l'été. Il y a aujourd'hui des pompes à chaleur réversibles.

Je peux vous faire des cours là-dessus, je connais, mais j'ai même expérimenté moi-même, en trichant un peu. César Potem fait guide, César fit faire un pompe, mais je connais des artisans qui font des pompes à chaleur réversible, donc ils vous chauffent l'hiver, ils vous refroidissent l'été. Bon, c'est pas... Là, on est sur un truc religieux. Quand vous avez eu Madame Barbu, Sainte Madame Barbu, Sainte Monique Barbu, elle était là. Bon. Et si on veut vraiment commencer à lutter contre le réchauffement climatique, il faut dire aux Etats-Unis, à la Chine et à l'Inde, à vous trois, vous pesez 50% du réchauffement climatique, c'est-à-dire du CO2.

Donc, commencez par résoudre le problème du CO2 chez vous. Nous, on a fait beaucoup d'efforts jusqu'ici. On a un problème de croissance. Laissez-nous quitter pour quelques instants. Quelques instants, M. Le Borreau. M. Le Borreau du Pacte Vert, M. Le Borreau de Mer Vert. Quelques instants pour la croissance.

1:01:33
Présentateur

Il nous reste quasiment trois minutes. Et ce sont les trois dernières minutes de la saison, Philippe Devilly. Et pour ces derniers moments, vous avez peut-être un message à nous apporter, je crois.

1:01:51
Invité

Alors, quel sera, Philippe, votre dernier apologue ? Pouvez-vous nous aider à aborder les vacances avec un peu d'espoir ?

1:01:58
Philippe de Villiers

Selon Arnold Toynbee, le grand historien de la civilisation, il est une loi constante dans l'histoire de toutes les sociétés, de toute l'humanité, qui, en fait, qui nous rend l'espérance. Cette loi est la suivante, ce sont les minorités qui font l'histoire. Et cette loi s'applique à l'histoire de France. Et j'ai essayé, en réfléchissant à cet apologue, de répertorier les lois de l'histoire de France qui vont dans ce sens-là. Première loi de l'histoire de France, la décadence arrive toujours par le haut. C'est toujours la même chose, les mêmes symptômes. C'est-à-dire, les élites qui sont en apostasie ouverte et qui ont honte du pays qu'ils administrent, qu'elles administrent.

Ensuite, des institutions debout mais vides et un peuple orphelin de son récit. Et en même temps, une soif d'absolu partout. Une soif d'héritage, une soif de grandeur. Deuxième loi de l'histoire de France, le salut, le sursaut arrivent toujours du bas et des marges des bergères, des paysans, des réprouvés. Geneviève n'est ni magistrate ni générale et Charles Martel sort de prison et Charette est un officier de marine en retraite qui passe son temps à tirer le canard au lac de Grandlieu. Troisième loi, le nombre ne fait rien à l'affaire. Ils sont sept dans une crypte à Montmartre autour d'un basque qui monte sa jambe blessée qui s'appelle Ignace de Loyola. Sept. Ils vont changer le monde.

Il y a 3000 soldats à Birakène et il y a une jeune fille à Chinon. Donc en fait, ce qui compte c'est que le sursaut c'est une poignée. Ce n'est pas un programme. C'est une fidélité incarnée. C'est-à-dire que la minorité qui sauve ce n'est pas la minorité qui domine. Et la quatrième loi c'est la plus importante. C'est que la minorité agissante qui va vers le succès c'est une minorité restauratrice. Le critère distinctif entre le sauveur et l'usurpateur c'est que l'usurpateur garde pour lui ce qu'il a sauvé et le sauveur restitue. La minorité révolutionnaire elle cherche à faire un peuple neuf alors que la minorité restauratrice elle cherche à rendre un peuple à lui-même.

C'est le vœu que je forme pour le peuple français. Ce sont les minorités qui font l'histoire. Ne vous inquiétez pas. Les minorités sont là. C'est la relève. C'est la jeunesse française. Pardon M. Métanchon. C'est fini pour vous.

1:05:03
Présentateur

Merci Philippe De Villiers. Normalement j'ai l'habitude de vous dire à la semaine prochaine mais je vais vous dire à la saison prochaine quoique on ne sait pas de quoi l'avenir est fait du moins l'avenir très proche et mon petit doigt me dit que on va peut-être vous retrouver un peu plus tôt qu'à la rentrée de septembre. Vous dites non non faites très attention. On ne sait pas ce qui peut se passer dans les prochaines semaines Philippe. Donc ne dites pas non. Vous me faites penser à Éric Dupond-Moretti qui avait dit je ne serai jamais ministre. Ben voilà.

1:05:36
Invité

S'il se passe quelque chose vous serez là pour le commenter on est d'accord. Ben quand même.

1:05:39
Philippe de Villiers

Vous savez ce que je vais faire là ? Non. Allez-y. Je vais acheter un ventilateur pour l'offrir à madame Barbu. Non. Madame Tondelier. Ah ! Non. Non. Non. Parce que j'ai écouté ce qu'elle a dit. Je vais expérimenter on verra. Je vous le dirai à ce moment là. Peut-être je reviendrai pour ça. Elle a dit un ventilateur vous mettez un torchon trempé devant le ventilateur. Et je vais faire ces expériences et si jamais ça ne marche pas je passerai directement du sèche je vous l'avouais au climatiseur maudit.

1:06:11
Présentateur

Faites gaffe à ce que vous dites Philippe Devilliers. Un grand merci en tous les cas. On reste ensemble puisque vous savez que dans quelques instants c'est l'heure des pros. On va parler des dernières mesures parce que ça y est le confinement caniculaire.

Il y a le plan blanc et c'est pour ça que je vous disais les soignants comme on a moins de soignants et que toutes les promesses n'ont pas été tenues comme on a les milliards qui devaient être investis n'ont pas été investis dans ce qu'il fallait comme on a moins de soignants dans les EHPAD que par rapport à 2003 qu'on n'a pas de clim dans les hôpitaux dans les écoles on enferme on annule les festivals miettes et même l'alcool le week-end à Paris. Oui mais et c'est de votre faute si finalement c'est parce que vous n'êtes pas responsable.

1:06:55
Philippe de Villiers

mais en fait je vais vous dire une chose le préfet de Paris ce qu'il veut faire avec les gens au pouvoir c'est faire des cafés à l'âle. Oui bon écoutez

1:07:04
Présentateur

évidemment c'est du second degré c'est évidemment du second degré je vous propose de voir le sujet de Julia Ferrand

1:07:11
Philippe de Villiers

modérez-moi une dernière modération s'il vous plaît une dernière modération je ne modère jamais l'humour pour monsieur de l'arcomme je ne fais pas la police de l'humour

1:07:21
Présentateur

pour que je puisse partir arcomiser vous n'avez pas besoin d'être arcomisé puisque on n'arcomise pas le second degré Julia Ferrand pour le sujet les toutes dernières mesures

1:07:34
Invité

le plan blanc déclenché dans tous les hôpitaux d'Ile-de-France ce dispositif de crise a été activé pour faire face à la saturation des hôpitaux avec une nette augmentation des appels aux 15 mais aussi des passages aux urgences en hausse de 47% pour les plus de 75 ans évidemment on voit des décès arriver on voit surtout une augmentation de l'activité aux urgences une augmentation de l'activité aux SAMU chez les médecins de ville donc on est à un moment où on doit continuer la prévention puisque ça évite des décès c'est ça le message important à la demande du préfet de police de Paris des événements culturels ont également été annulés pour éviter d'engorger les hôpitaux comme le festival de musique Solidaze prévu initialement de vendredi soir à dimanche sur l'hippodrome de Paris-Lonchamp

1:08:29
Locuteur non identifié

le festival Solidaze 2026 est annulé il est annulé suite à une décision administrative au regard des dispositifs et des incidences de la canicule notamment sur les systèmes de santé et particulièrement hospitaliers mais pas que que ça fait deux trois jours que nous discutons avec beaucoup beaucoup beaucoup d'interlocuteurs que ce soit à la PHP que ce soit à la préfecture de police que ce soit à Matignon que ce soit dans d'autres cercles encore

1:09:02
Invité

même sort pour la marche des fiertés prévue ce samedi dans Paris est reportée à une date qui doit encore être déterminée les mesures prises pour lutter contre la saturation des hôpitaux concernent aussi la vente et la consommation d'alcool toutes deux interdites dans la rue et les espaces publics à Paris pour le week-end pour le week-end

1:09:23
Locuteur

ne港 à Paris