C'est ma région - Comment le château de Versailles pérennise sa popularité ?
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C'est ma région, c'est maintenant. Je suis allée à la rencontre de Catherine Pégard, présidente de l'établissement public du château de Versailles. Elle nous raconte comment développer la popularité du château.
D'abord, je pense que si on parle du château de Versailles lui-même, c'est en l'ouvrant toujours plus. Comme je vous l'ai déjà dit, c'est-à-dire en ouvrant des pièces, en ouvrant des lieux. Quand on ouvre la salle du jeu de paume, c'est une partie de l'histoire de la France qui s'est jouée dans cette salle du jeu de paume.
En pouvant l'ouvrir au public, on leur raconte une partie de leur histoire qu'ils découvrent en venant à Versailles. C'est le premier point, c'est le point sans doute le plus important. En plus, on a maintenant l'appui de moyens nouveaux.
Tout ce qui est numérique nous permet de faire vivre Versailles pour ceux qui ne viennent pas ou qui vont y venir. Le but, c'est que lorsqu'ils voient, par exemple, dans tous les petits films que l'on montre sur YouTube, justement pour montrer les restaurations d'une fontaine, d'un bosquet, d'une pièce, je pense que ça leur donne envie ou j'espère que ça leur donnera envie d'y venir eux-mêmes. Et puis, il y a aussi toutes les collaborations qu'on peut avoir avec d'autres musées en France et dans le monde.
Par exemple, en ce moment, dans l'exposition Louis XV, on montre des tableaux qui viennent du musée d'Amiens. Et en échange, on a prêté au musée d'Amiens des tableaux de la chambre de Louis XIV. Et donc, à la fois, les gens qui viennent à Versailles découvrent des tableaux qui s'y trouvaient et qui maintenant sont à Amiens.
Donc, ils ne les auraient pas vus autrement. Et quand ils vont à Amiens et qu'ils voient les tableaux qui étaient dans la chambre du roi, peut-être auront-ils envie de venir voir la chambre avec les tableaux quand les tableaux y reviendront. Donc, rien n'est anodin.
Tout est important. Et tout est important pour tous les jours en parler. Et si j'osais, je dirais qu'une journée de perdu, c'est une journée où on n'a pas parlé de Versailles, où on n'a pas fait parler de Versailles.
C'est notre travail à nous d'expliquer ce qui s'y passe, d'expliquer pourquoi on fait une exposition comme on en a fait une à Abu Dhabi l'année dernière, ou pourquoi on est allé faire présenter des tableaux à Nantes à l'automne dernier. Et je pense qu'à chaque fois, on donne une idée de ce qu'est Versailles et l'envie d'y venir. Et donc, c'est vrai que l'association aujourd'hui, la chance qu'on a, c'est que le numérique devient un moyen, et un moyen très important.
Et ce qui est rassurant, c'est que pendant la pandémie, pendant le Covid, on a un peu pensé que le numérique allait se substituer à la fréquentation physique des lieux. Et on s'aperçoit que ce n'est pas vrai, que heureusement, on regarde beaucoup de choses sur le numérique, et des choses passionnantes, mais qu'on sait aussi qu'on va se passionner pour ce qu'on verra quand on viendra à Versailles. C'est ma région, c'est tout pour aujourd'hui.
Rendez-vous demain pour mieux connaître l'Île-de-France sur Radio Sensation. C'est ma région, le magazine de découverte sur Sensation.
Catherine Pégard