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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 14 juin 2023 55 minAutoproduitFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

Intelligence artificielle: les annonces d'Emmanuel Macron à VivaTech

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment la France et l'Europe peuvent-elles favoriser l'émergence de champions européens en IA ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    La régulation européenne de l'IA risque-t-elle de freiner l'innovation ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Comment accélérer le déploiement de la mobilité hydrogène en France ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment financer massivement les startups françaises et européennes ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Comment protéger les innovations françaises face à la concurrence étrangère ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

monsieur le Président de la République nous sommes très heureux de vous accueillir chez vous avivatech et nous sommes particulièrement reconnaissants de votre visite si LVMH les échos ou Publicis sont permis de façonner vivatech et d'en faire grâce à ses partenaires de fondation comme Orange BNP Paribas la poste ou Google et tous ceux qui nous ont rejoint l'extraordinaire événement qu'il est devenu je n'oublie pas et nous n'oublions pas que c'est en grande partie grâce à vous que nous existons et que nous le devons j’étais venu vous voir alors que vous étiez ministre de l'économie à l'automne 2015 non seulement vous m'avez encouragé mais même poussé j'avais presque l'impression que je devais vous rendre des comptes et vous l'avez cessé depuis de le faire ne manquant jamais de venir soutenir les grands et les petits entrepreneurs les grandes et les petites innovations je crois que vous considérez du batailles un peu comme votre bébé vous n'avez jamais manqué d'ailleurs de nous fixer des objectifs Dieu comme celui de dépasser le CIS ce fut le cas l'année dernière en nombre de visiteurs mais c'était poste covid donc on peut dire que les jeux étaient peut-être un peu plus facile le vrai juge de paix ce sera cette année et je crois que vous ne serez pas déçu grâce au travail au soutien de tous vivaient avec est devenu le lieu de rencontre de toutes les entreprises de toutes les innovations et de toutes les stars de la tech c'est grâce à vous et c'est ainsi que Paris est devenu le phare de la tech et de l'écosystème des start-ups et vivait tech un bien commun appartenant à la France un écosystème qui vous doit beaucoup vous l'avez soutenu vous l'avez porté et on avait fait le fer de lance de l'entrepreneuriat à telle enseigne que la France est devenue numéro 1 en Europe en création de start-up devant le Royaume-Uni et cela nous vous le devons toutes nos startups vous le doivent tout comme nous vous devons toutes les décisions qui depuis votre première élection et la réforme sur le travail jusqu'à la retraite en passant par le soutien exceptionnel apporté aux entreprises et en particulier au plus petit pendant la pandémie conduisent toutes ces décisions conduisent au plein emploi cette objective oui vous pouvez applaudir cet objectif qui semblait être une autopie et effectivement désormais à portée de main il ne m'appartient pas de rappeler ce que votre action a apporté à notre pays mais le succès de tous France et les records d'investissement étrangers témoignent plus que tous les mots de la confiance que vous avez acquise auprès de tous les grands investisseurs à l'échelle mondiale et du rayonnement de la France à vivatech nous ressentons bien l'amélioration de l'image de notre pays dans le domaine le plus compétitif qui soit celui de la recherche et de l'innovation et bien sûr celui de l'intelligence artificielle je crois pouvoir dire que les entrepreneurs français sont prêts à s'engager à vos côtés dans la bataille de la reconquête de le souveraineté industrielle ou numérique compter sur nous et maintenant vous allez avoir une session et David Barroux va mener la danse si j'ose dire David [Applaudissements] bonjour à toutes et à tous monsieur le Président asseyez-vous je vais demander aux quatre startupers qui m'accompagne et qui sont là pour vous passer sur le grill de bien vouloir me rejoindre sur scène ce sont eux les stars de l'événement donc Tatiana Jama Laurence Grandclément et Gilles et Arthur mens s'ils veulent bien me rejoindre merci Gilles prenez place je crois que le protocole soit Tatiana qui soit assise juste à côté de vous voilà Tatiana qui arrive Laurence peut rentrer directement et Arthur allez-y Laurence [Applaudissements] et Arthur la règle du jeu a pas changé depuis la première édition de vivatech l'idée c'est qu'on a président qui est prêt à répondre à des questions qui sont pas posées par un journaliste mais qui vont être posés par des startupeurs qui sont le symbole de la réussite de la French tech je vous les présente très rapidement pour qu'on puisse tout de suite rentrer dans le feu de l'action Gilles qui est juste à côté de moi et le patron et un des fondateurs de actronica c'est alors j'avais tout préparé en anglais mais finalement on le fait en français donc c'est une boîte de hardware je sais pas comment on dit en français qui fait de qui travaille dans le monde de la réalité virtuelle et qui veut nous prouver que dans le monde de la réalité virtuelle on a quand même besoin d'avoir la sensation du toucher et qui donc a lancé une veste qui s'appelle skinetic et qui permet de ressentir le sens du toucher dans un monde qui est virtuel juste à côté de lui Tatiana qui est aussi une startupuse en série qui a revendu une de ses boîtes à Amazon il y a quelques années et qui depuis 2018 à coqueré sista qui est ce qui essaie de développer et d'aider les femmes dans l'écosystème des startups il y a pas assez de femmes dans cet univers et elle a aussi lancé en octobre dernier un fond de 100 millions juste à côté d'elle Laurence grand Clément qui a créé une entreprise start-up qui s'appelle anywhere qui crée des stations d'hydrogène auto j'avais autonome pour en gros lancer si si c'est simple mais j'avais prévu en anglais je sais le dire en anglais autonomie station merci et elle prône de le step by step l'idée c'est d'y aller progressivement et de faire construire ma petite et fais notable quand même je dois vous le dire c'est qu'elle a traversé deux fois des océans à la RAM une fois l'océan Indien et une autre fois l'Atlantique et juste à côté d'elle Arthur Arthur Munch qui est une nouvelle star de la French tech il a créé une startup qui s'appelle mistral qui a l'ambition de démontrer que la France peut être innovante et réussir à s'imposer sur le marché de l'intelligence artificielle j'ai déjà trop parlé je vais tout de suite du coup passer la parole à Arthur l'idée comme je le disais bah c'est profitez-en c'est d'interpeller le président de poser une question plutôt sur votre thème de compétence donc Arthur j'espère plutôt une question qui concerne le monde de l'intelligence artificielle et puis on va dérouler comme ça et en fonction du temps qu'il nous restera on verra si on peut élargir un peu les débats Arthur merci beaucoup pour l'invitation monsieur le Président les nouvelles méthodes d'intelligence artificielle s'apprête à révolutionner la productivité dans l'entreprise elle nécessite des énormes investissements à la fois sur le plan matériel et logiciel on ne peut pas se permettre en français en Europe de dépendre trop de nos partenaires sur une technologie aussi importante alors j'ai une question et une remarque la question c'est comment la France et l'Europe envisage de permettre l'émergence de champion européens et la deuxième c'est que nous on aimerait beaucoup faire émerger un champion européen on a un sujet de régulation on pense qu'il faut réguler mais on pense qu'aujourd'hui en l'état de des discussions au Parlement européen la régulation qui est faite un risque fort de gêner l'innovation et on aimerait savoir comment ça peut évoluer dans le bon sens monsieur le président merci beaucoup vous ferez l'occasion de de parler en effet d'un continent alors il y a 5 ans ont lancé la première stratégie justement intelligence artificielle qui avait été reposé sur le rapport remis par Cédric Villani et avec la décision beaucoup avaient été qui sont là d'ailleurs dans la salle chercheur entrepreneurs académiques et on avait décidé d'investissement d'un milliard et demi d'euros on a déployé ce plan et la France s'est positionnée alors si j'essaie d'être le plus direct possible et le plus lucide possible comme d'habitude on est je pense en bonne position en Europe continentale quand je dis on c'est nous tous collectivement on est je pense leader en Europe continental on est un peu décroché par les Britanniques qui ont justement réussi à avoir eu quelques grands champions en tout cas ils sont un peu devant nous mais c'est pas un rattrapable par contre c'est clair que les États-Unis d'Amérique de très loin et même la Chine qui est quand même aujourd'hui un peu derrière les Américains mais les deux grands leaders vont beaucoup plus vite que nous Français et que nous Européens donc pour moi la priorité et je toujours de questions puis après je vais essayer d'aborder les deux points que vous avez évoqués c'est vraiment de faire du en même temps pour le coup c'est à dire qu'il faut faire en même temps de l'accélération pour la recherche innovation et la création d'un écosystème très puissant et participer à une régulation mais dont le périmètre doit être le plus large possible et plus le périmètre est étroit plus on crée en quelque sorte de la rigidité à l'innovation et au fond le pire des scénarios c'est une Europe qui investirait beaucoup moins que les États-Unis ou que les Chinois qui n'arriveraient pas à créer les grands champions mais qui déciderait de commencer par la régulation ce scénario est possible ça n'est pas celui que nous défendons et ça n'est pas celui que je soutiendrai il y a un autre scénario qui serait de dire on essaie de mener cette compétition mais on est trop décoré et on régule pas ce scénario serait aussi mauvais parce qu'on le voit aujourd'hui beaucoup de peur qui n'est surtout de d'une partie des applications et plutôt de générative mais on a besoin d'une régulation et ce débat existe dans le monde donc la question c'est comment au fond on se resynchronise et comment nous on va beaucoup plus vite et beaucoup plus fort en européen pour investir et comment on crée un cadre qui permet de penser les débouchés de l'IA et ses conséquences sociétales sociales et économique et comment créer un cadre de régulation intelligent pour moi c'est ça les trois piliers de la deuxième génération du plan Ia qu'on veut faire alors premier point donc pour moi la priorité c'est comment on crée plus de champion on consolide notre position on innove davantage et on fait mieux on va devoir et on va continuer à investir beaucoup plus que ce qu'on a fait sur le premier plan et je veux qu'on puisse avoir cette même stratégie qu'on décline ensuite au niveau européen je veux simplement en donner quelques quelques axes ici devant vous d'abord on doit accélérer les formations plusieurs d'entre vous me l'ont dit on a une chance dans cette bataille sur l'IA c'est qu'on a en France plutôt les talents et les compétences fondamentales dont on a besoin vous en êtes une bonne illustration pas vous qui allez me dire le contraire on a des bons organismes de recherche des bonnes universités simplement on doit faire beaucoup plus et donc il faut qu'on se donne comme objectif de doubler le nombre de formations mais surtout de faire en même temps de faire émerger 5 à 10 il y a queusteur à hauteur de 500 millions d'euros pour avoir au moins parmi eux deux à trois références mondiales c'est pas moi qui l'ai sorti de ma poche c'est le fruit des concertations du travail qui a été fait avec l'ensemble de l'écosystème pour être crédible donc il y a un premier enjeu sur ce deuxième plan au moins au niveau français on voudrait le démultiplier au niveau européen c'est la formation les talents deux fois plus et en particulier au moins deux trois pôles d'excellence deuxième sujet c'est les capacités de calcul c'est une énorme contrainte on avait déjà investi dans le premier plan là-dessus vous m'avez tous quand j'ai vu les principaux acteurs français édifiés avec les besoins en termes de calcul que vous aviez et très clairement on a un retard sur ce sujet et donc on a une réponse de court terme et puis on va bâtir tous ensemble une réponse beaucoup plus forte encore de moyen terme à court terme qu'est-ce qu'on va faire on va investir 50 millions pour quadrupler les capacités du supercalculateur Janzé on a déjà investi 40 millions c'est quelque chose qui nous permet d'être dans la partie ce supercalculateur on peut faire x 4 sans assez peu de frais c'est 50 millions d'euros mais compte tenu de la nature des investissements c'est pas colossal ça on le fait tout de suite pour tout de suite monter très vite ensuite on a le calculateur hexascale pour 2025 où on a investi 250 millions d'euros l'Europe et ça se décide je crois aujourd'hui devrait normalement faire pareil donc c'est 500 millions d'euros d'investissement et là c'est déjà un changement de nature je parle sous votre contrôle on commence à être plus compétitif on peut aller un peu plus loin mais on peut aller plus loin encore j'ai compris ça et donc c'est ce qu'on va faire parce qu'on voit où sont les besoins et c'est clairement un élément pour avoir une infrastructure compétitive donc on va bâtir tout de suite avec l'ensemble des acteurs l'identification des besoins et nous on est tout à fait prêt à avoir giga calculateur de s'en donner les capacités ce qui veut dire derrière aussi travailler sur la question de l'énergie et on sait que c'est un des facteurs qui est dimensionnant en la matière ce qui est dimensionnant pour aller beaucoup plus vite c'est évidemment les capacités de calcul pour aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort c'est d'avoir les capacités technologiques pour ensuite les faire de mettre le bon montant et d'avoir de fournir l'énergie qui va avec au cou le plus compétitif et de la manière la plus décarbonée possible et là on a quand même un avantage avec le nucléaire et un écosystème là aussi et des choix qu'on a fait qui sont bons et je le dis par rapport à beaucoup d'autres en Europe c'est moins facile de le faire quand on ouvre des usines à charbon et donc il faut y aller et il faut foncer et ça on va le construire avec vous sur les financements sur la crédibilité la décarbonation donc là-dessus on veut renforcer les choses et puis on va renforcer aussi les initiatives publiques privées défendre une politique d'ouverture des supercalateurs Européens aux initiatives justement d'entraînement de modèles fondationnel pour pouvoir là aussi travailler un peu en modèle au verre formation capacité de calcul troisième sujet c'est évidemment le développement de liagénérative et développer des modèles propres alors là dessus très clairement on croit dans l'open source on croit dans la transparence il y a plusieurs acteurs ici nagora et d'autres font partie qui ont poussé j'ai vu une tribune aujourd'hui et donc on veut continuer à avancer sur ce point comment faire concrètement et qu'est-ce qu'on va faire entre autres on va accélérer sur les grands modèles pour qui est d'autres Mistral lighton etc etc et que les acteurs comme vous qui avez d'ailleurs un moment hésité je crois en un modèle open source et le business mais que vous puissiez avancer et y aller au fond que sur que sur les grands modèles on puisse aller plus vite et plus fort et là on va amorcer avec 40 millions d'euros une initiette 40 millions de public l'idée c'est d'entraîner beaucoup d'acteurs privés qui sont prêts à nous suivre et qui seraient prêt à investir beaucoup plus pour lancer un grand challenge sur l'IA d'usage général pour attirer justement les meilleurs en France et l'idée c'est d'avoir un effet d'entraînement avec cet investissement de créer ce grand challenge d'utiliser l'écosystème entrepreneurial grand groupe et académiques et d'attirer justement les meilleurs projets et d'avoir un effet accélérateur et d'être capable public privé de mettre des très gros tickets sur ces sujets ensuite c'est de créer là aussi c'est clé pour ce que vous êtes en train de faire est-ce que font certains de vos concurrents et collègues c'est de créer des bases de données en langue française plusieurs d'entre vous dont vous m'avez interpellé sur ce sujet on a un modèle on ouvre moins nos bases de données que les Anglo-Saxons ce qui fait qu'on a des bases de données de moins bonne qualité et en qualité de référence ensuite de développement des modèles c'est moins performant et après surtout on vend moins aussi notre soft power je le dis en bon français enfin notre capacité à avoir nos références justement dans les modèles et on aura sinon des billets natifs englo pro anglo-saxons dans ce qui va se développer et donc là on va lancer très vite une approche flash entre la culture et l'économie pour réfléchir sur le modèle justement de la propriété intellectuelle de l'ouverture et de toute façon très vite sur ce qui ne fait pas de question on va ouvrir toutes les bases de données disponibles sur lesquelles il y a pas de de difficultés de réflexion pour pouvoir justement les intégrer et surtout ce qui est formation et modèles de formation d'IA permettent d'aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort et puis on va soutenir aussi les les acteurs les plus émergents avec un fond d'amorçage de 50 millions d'euros opéré par BPI France qui sera justement à destination de cette de cet écosystème pour pouvoir avancer ça c'est pour moi la première grande catégorie je sais pas si je participe à la réponse à votre question mais qui est comment aller plus vite et plus fort en termes d'innovation et développement d'acteurs oui je pense que c'est c'était pas une première étape effectivement mais il veut qu'on aille plus vite et plus fort il faudra aller plus loin je voudrais on avance je voudrais juste finir parce que je veux juste poursuivre comme il y avait un deuxième axe c'est qu'il y avait un rendez-vous après monsieur le Président donc après la tournoi le deuxième axe c'est comment l'État et la collectivité en tirent en quelque sorte tous les bénéfices on voyait il y a quelques instants certaines start-up justement des tas l'idée c'est qu'on puisse avoir un rapprochement achat public usage interne de l'État et intelligence artificielle moi je suis très impressionné de ce que font déjà certains Européens je voyais les Estoniens qui ont commencé avec de l'intelligence artificielle par exemple faire traiter le petit contentieux civil tout ça ça c'est évidemment faut pas que ça crée de de conflit d'usage et de tension mais il y a des tas de choses qu'on peut rendre beaucoup plus beaucoup plus efficaces on a des débats quotidiens sur l'immigration dans notre pays quel est le principal problème qu'on a sur l'immigration c'est très peu un problème de principe c'est un problème de capacité de traitement de données on a beaucoup de gens qui arrivent on a des règles qui sont anciennes et on les traite comme au début du 20e siècle et je salue le dévouement de nos agents de préfecture et d'ofpra utilisons l'intelligence artificielle et les technologies pour traiter beaucoup plus vite les données il y aura beaucoup moins de fraudes on embauchera beaucoup moins de gens et on ira beaucoup plus vite donc on doit s'approprier du côté de l'action publique ces nouveaux usages pour être beaucoup plus efficaces et faire des économies et avoir un meilleur service et puis ce qu'on veut faire et donc là on va lancer l'innovation et je salue le rôle de la dénube des différents ministères des directions d'État etc et puis on va lancer une mission qui aboutira à la fin de l'année pour regarder les impacts économiques sociaux des technologies d'IA je le dis et c'est très important parce que là je pense que dans la salle il y a plutôt des gens qui croient mais on sait qu'on peut avoir dans notre pays de la réticence ou des craintes qu'il faut d'ailleurs savoir entendre sur le changement moi j'oublie pas les positions historiques qu'a pris la France face aux OGM ou même face à la robotisation nous sommes un pays qui a robotisé beaucoup moins que nos voisins parce qu'il y a eu cette peur sociétéale sociale d'usage économique il faut surtout éviter ça sur l'intelligence artificielle donc il faut du débat public ouvert nourrit par la recherche et le monde académique mais qui soit aussi un débat de société qu'est-ce que c'est qu'il y a à quelle règle on est prêt à ce que ça se diffuse comment on veut que ça se diffuse dans quel secteur et expliquer que si ça va peut-être bousculer certains emplois existants ça va peut-être préserver sur notre sol des emplois qui sinon iraient à l'autre bout du monde etc etc ça c'est une question clé j'ai pas les réponses aujourd'hui mais il faut qu'il y ait un grand débat nourri et puis le troisième et dernier acte c'est celui de la régulation puisque là elle m'a la question m'a été posée très clairement je partage votre crainte et donc qu'est-ce qu'on doit faire sur ce plan on doit d'abord réfléchir avec les acteurs les académiques nous on a créé vous ne savez peut-être c'est global tech thinker on fait venir à Paris autour du forum de Paris sur la paix au mois de novembre on a je crois les meilleurs académies qui est talents industriels ou parmi les meilleurs surtout ces sujets l'idée c'est d'ici novembre d'essayer de bâtir une doctrine en étant très humble c'est que nos doctrines sur le sujet elles seront mouvantes parce que l'innovation émouvante mais je pense que le rythme en particulier de régulation qu'on a en Europe n'est de toute façon pas adaptée on est trop en retard en termes d'innovation et on régule trop lentement pour pouvoir avoir quelque chose qui est pertinent au moment où on va le sortir on aura régulé sur des principaux et une connaissance qui sont quasi déjà obsolètes donc je suis très prudent là-dessus très prudent et je le dis il y avait beaucoup de choses très bonnes au début c'est un très bon débat et c'est tout à fait normal qui se débat au niveau européen au Parlement ailleurs mais je voudrais pas qu'on fiche trop vite des positions trop fermées donc à mon avis qu'est-ce qu'on doit faire sur ce sujet avoir une doctrine savoir l'adapter en permanence associé le monde académique nos régulateurs et les acteurs et à cet égard moi je veux qu'on fasse quand on copie faut le dire je trouve que c'est une très bonne approche ce qu'on fait les Britanniques de dire on veut travailler avec les grands acteurs et à ce qu'ils ouvrent leur livre à nos régulateurs et qu'on travaille ensemble c'est l'esprit qu'on avait lancé il y a 5 ans avec take for good et c'est ce qu'on a fait d'ailleurs sur la régulation des plateformes sur beaucoup de sujets ça marche mieux donc un on doit avoir ce travail partenarial 2 nous devons et pour moi j'en fais un instrument de régulation on doit accélérer l'open source et acc justement tous les grands modèles et avoir des LLM européens qui nous permettront de toute façon de réguler parce que la question de la régulation par l'Europe il y a pas de LLM européen qui est compétitif on peut l'oublier elle est complètement théorique et on doit travailler avec ses acteurs pour quand quelque sorte y ait un design natif des grands modèles qui correspondent à nos préférences collectives et ça c'est un vrai débat politique au juridique mais qui consiste à dire comment en quelque sorte on veut dessiner les usages à venir de l'intelligence artificielle il y a des limites qu'on veut mettre de manière native on veut pas on veut pas que ce soit utiliser dans certaines usages de défense on veut pas que ça devienne une arme de destruction massive on veut pas la prolifération d'un mauvais usage de l'intelligence artificielle il faut le faire avec les acteurs dès maintenant troisième chose il faut qu'on arrive ensuite à régler des cas critiques on veut pouvoir savoir quand on a un film une création culturelle une photo une vidéo si c'est de l'IA ou pas ça on doit pouvoir l'imposer on veut être sûr par des stress test en quelque sorte que c'est biaisé ou pas en termes de genre en termes justement est-ce qu'il y a un billet raciste ou antisémite c'est pas nos valeurs on veut pas avoir justement des innovations qui vont aller dans ce sens ça c'est des cas très concrets qu'on doit lister et sur ces cas là on doit mettre en place une régulation et puis enfin pour moi le bon cadre il ne doit pas être que l'Europe continentale parce que sinon on va créer un biais avec les Britanniques il ne doit pas ne pas embarquer les Américains et donc je pense que on a créé c'était en franco-canadien dans le G7 quelque chose qui s'appelle le Partenariat mondial pour l'intelligence artificielle qui est adossé à l'OCDE il se trouve qu'avec l'OCDE et avec l'UNESCO qui sont toutes deux à Paris on a deux organisations internationales qui réfléchissent sur ce sujet avec des approches qui sont très différentes l'une plus technico-économique l'autre plus principal culturel scientifique c'est une formidable chance et l'OCDE s'est bâtir des approches de coopération internationales c'est exactement ce qu'on a fait sur la fiscalité on a créé une taxation minimale on a lutté contre l'optimisation fiscale réflexion d'experts au sein de l'OCDE et on a bâti des coalitions beaucoup plus larges d'ailleurs que celle des pays membres de l'OCDE qui incluent quasiment la planète entière en tout cas tout ce qui fait sens pour moi c'est cette approche qu'il faut avoir sur l'IA si on veut pas créer de biais géographique voilà pardon j'ai été long mais le sujet était complexe et vaste alors on reste plus rapide non non vous serez plus synthétique peut-être sur les points suivants un autre sujet qui qui vous passionne je sais c'est celui de la réindustrialisation ce serait très clair un autre sujet qui vous passionne c'est celui de la réindustrialisation vous avez à côté de vous Laurence qui veut contribuer à la réindustrialisation de la France et qui a une question sur est-ce que c'est facile pas facile est-ce qu'on peut avoir des fonds pour accélérer Laurence votre question monsieur le Président tout d'abord on est très content d'être là aujourd'hui et aussi très surpris donc on est fabriquant de stations hydrogène compact petite et autonome qui produisent leur hydrogène pour pouvoir accélérer le déploiement de la mobilité hydrogène qui comme on le sait est un vecteur de décarbonation et on pense que c'est une solution pour faire face à la stagnation de ce déploiement de mobilité hydrogène qu'on observe aujourd'hui et face à l'arrivée des véhicules donc nous on est aujourd'hui on a un an et demi d'existence on n'est pas une station par mois on est très content du soutien qu'on a eu de laït de l'ADEME de BPI de la région Île-de-France qu'on remercie et on aurait de très grandes ambitions de devenir une licorne je sens qu'il va y avoir jamais et aujourd'hui tribute mais dans celle-ci il y en a très peu qui sont industriels donc vous avez vu ces deux sujets sont compliqués donc j'ai amené une illustration donc nous venons de venir une licorne industrielle qui a sa petite clé voilà donc nous on coupe qu'on peut devenir une licorne et on vous pose la question can you give os reasons to believe that Friends et le bon pays pour nous face aux Américains ayaway origin hubs face nous à la difficulté qu'on a recruté des câbleurs des monteurs des techniciens chez nous ils sont chez les gainnais Gabonais etc à voilà déployer une industrie française de l'hydrogène ma question pour vous d'abord bravo et merci beaucoup de d'y croire et d'avoir des ambitions si élevées je pense qu'elles sont atteignables et il y en a même qui sont en train de le dépasser alors on est en train on est plutôt dans la ligne des objectifs on s'est donné sur les licornes on sait que c'est pas simplement mettre dans l'objectif on veut des on veut encore plus gros la question que vous posez en fait on l'a ouverte il y a deux ans sur notre écosystème d'innovation start-up French tech etc c'est de dire on voit bien que la nouvelle frontière c'est d'aller plus loin plus vite plus fort mais c'est en effet les startups industrielles et c'est tout le secteur qui est beaucoup plus capitalistique où les tickets sont beaucoup plus importants et vous avez soulevé la question du capital et des talents alors ça on a quand même commencé à le faire avec la mission 2030 avec l'abpi avec tous les instruments qu'on a mis en place et c'est la réconciliation de la French fait French Fab et de la French tech et donc tout ce qu'on a fait j'en parlais au dernier big d'ailleurs sur la deeptech et les tickets d'ifteck qu'on met c'est exactement ce que vous venez de dire et donc je les ai annoncé il y a quelques semaines à l'Elysée quand on a fait le point sur l'industrie on a 13 nouveaux sites qui ont été lancés partout en France d'ailleurs c'est pas du tout que région parisienne qui sont des tickets de plus plusieurs dizaines de millions d'euros qu'on met pour accompagner le développement très accéléré de sites industriels qui dans l'hydrogène qui dans tel production dans le recyclage etc etc donc ça on est en train de le développer cet écosystème comment ça se déployer et on a les instruments donc ils sont là donc là maintenant il faut aller les voir et égaler il faut ça discussion si je puis dire qui est bottom up mais on a les instruments qui qui sont là et on a un côté de ça lancé tout le travail sur les talents dans le cadre de la mission 2030 France 2030 où on a plusieurs centaines de millions d'euros on va dépasser le milliard pour aller financer si je puis dire les briques de formation de talents qui nous manquent en particulier dans les startups industrielles donc c'est le virage qu'on doit prendre certains sont en train de le faire j'espère que vous serez de la partie et j'ai l'impression qu'avec votre volonté il y a aucun doute mais là on a créé ces instruments maintenant ce qu'on a voulu faire c'est pour accélérer et permettre à des start-up comme la vôtre d'avoir un effet accélérateur spécifique et en fond multifactorielle parce que ce que je suis en train de dire dans les cas qu'on est que je cite on aura cette année je parle sur le contrôle de Nicolas une cinquantaine en elle on aura une cinquantaine de projets deeptech qui seront financés avec des usines de startups qui sortiront c'est plutôt des gens qu'on accompagne de insecte à d'autres depuis plusieurs années qui ont déjà fait leur parcours et qui là sont dans la phase d'industrialisation mais il y a ces gros tickets on veut essayer de faire gagner du temps et des étapes à des acteurs comme vous donc en plus de ce qu'on a fait avec mission France 2030 en plus de ce qu'on a fait avec la BPI et les tickets d'yptech et France 2030 sur les 50 milliards que j'annonçais à l'automne 2021 on a déjà 18 milliards quasiment d’engagés pour vous dire que ça va très vite et très fort partout sur le territoire partout et dans tous les domaines donc on accompagne très fort et on a déjà créé plusieurs dizaines de milliers d'emplois et c'est 2800 projets qui sont sortis ce qu'on va faire et c'est ce que j'annonce aujourd'hui c'est qu'on va aller chercher les startups de notre grande maison French Tech pour leur permettre d'avoir un coup de booster et d'accélération et en quelque sorte contrairement à l'approche qu'on avait eu quand on avait fait le Next forty le FT 120 ou autre qui était une approche pardon de ces anglicismes mais très beau Tom up où on regardait qui faisait les plus grandes levées qui réussissaient en les aider à aller plus vite là on a une approche très sélective on a dit on a des priorités sectorielles dans la mission France 2030 l'hydrogène en fait partie et donc sur nos priorités on fait c'est le travail qui a fait la mission France 2030 et je remercie Bruno bonnet et ses équipes avec la french tech et bien on crée et on labellise des entreprises qu'on a identifié et donc aujourd'hui je peux vous dire que on a 125 lauréats du programme French tech 2030 qui sont autant d'acteurs de pointe dans des domaines de France 2030 qu'on a identifié dans le vôtre il dirait juste après et qui vont bénéficier d'un accompagnement spécifique de l'État c'est à dire de financement extrêmement important d'accompagnement de croissance et qui peuvent être d'ailleurs ça va au-delà du financement c'est vraiment de l'accompagnement dans leur parcours de la capacité à trouver de nouveaux marchés c'est un système extrêmement large qui s'inspire d'ailleurs de ce qu'on a développé là aussi avec BPI SGPI et autres ces dernières années ces entreprises c'est 125 lauréat sont dans la France entière il nous aide d'ailleurs à commencer à un peu mieux féminiser l'écosystème parce qu'il y a quasiment un tiers de de femmes qui sont dirigeantes parce que je suis très heureux de vous avoir des de mes côtés c'est pas vous que je le dirai mais l'écosystème n'est pas encore assez féminisé et un tiers malgré tout les gens qui m'ont présenté m'ont dit c'est super on a réussi il se trouve que dans le pays on est plutôt à parité donc on est quand même pas au bon niveau de représentation mais c'est mieux que le reste de l'écosystème et l'idée c'est de faire des leaders technologiques pour aller sur de la techno de rupture qu'on industrialise donc voilà comment on répond aux défis que vous me posez pour faire des licornes pour faire des licornes il faut aussi du pour faire des licornes il faudra aussi du financement privé pour accompagner Tatiana qui est à la fois défend la cause des femmes au sein des startups mais qui défend aussi tout ce qui concerne le financement avait une question sur sur ce point merci monsieur le Président vous avez fait de l'égalité entre les femmes et les hommes la grande cause du quinquennat et effectivement c'est un enjeu majeur sur les 10 dernières années le père total des fonds levés par des femmes entrepreneurs et de 2% 2% en parallèle près de deux tiers des fonds levés par des startups en Europe le son auprès de fonds américains il y a quelques années ils investissaient beaucoup dans ce qu'on appelle le grosse à partir de la série C et aujourd'hui ils investissent de plus en plus tôt dans ce qu'on appelle leur listage ils ont donc une emprise plus importante sur notre économie cette attractivité et est une excellente nouvelle et en même temps si j'ose dire ça pose un certain nombre de questions sur notre indépendance et notre souveraineté alors j'ai deux questions en une la première comment est-ce que vous allez faire pour que notre texte soit financé massivement par des fonds français et européens et ça à toutes les étapes de croissance des entreprises de leur lit aux grosses et comment faire pour que les fonds mais aussi les LP investisent de l'argent dans les femmes entrepreneurs de l'argent et de l'argent pour les femmes non alors d'abord l'écosystème mais je dirais que il y a aucune fatalité c'est multifactoriel le fait que il y a pas assez de parité pas assez de diversité et si je puis dire le paradoxe c'est que l'écosystème qui est le plus innovant de France traduit de manière encore plus exorbitante ce qui est une caractéristique de notre monde économique en général parce que je vous dis là c'est une des faiblesses qu'on essaie de corriger mais c'est encore plus fort dans le secteur c'est multifactoriels et ça a été au fait qu'il y a eu d'abord des effets de convergence contre lesquels d'ailleurs vous avez très bien lutté et je pense que me remettre de la transparence dans le secteur ce que vous avez fait avec avec sista ce qu'on va faire avec l'initiative de vendredi ici même ça fait partie des choses très importantes et la première ministre avec vous sur ce sujet en particulier ce qui montre tout notre notre sensibilité et le ministre qui est au combien attaché mais ensuite c'est aussi le fait que dans beaucoup de secteurs qui sont clés et qui nourrissent l'écosystème de la tech on a déjà pas suffisamment de féminisation dans le monde des ingénieurs dans le monde de la science aussi plus largement et donc ça c'est tout le travail qu'on est en train de faire aussi avec la ministre les ministres sur ce sujet et il y a des billets d'orientation de notre propre système il y a aussi des billets culturels qui créent de l'autocensure contre lesquels il faut lutter c'est pour ça que en parler mettre en avant des exemples de chercheuses d'ingénieurs eux et d'entrepreneuses comme vous l'êtes et qui montre que ça bouge c'est une façon de le voilà de le pivoter donc ça je pense que c'est la transformation qu'on fait de l'écosystème il faut pas lâcher il faut continuer d'avancer d'accélérer et il faut ainsi sensibiliser et moi je pense que dans les critères responsabilités sociales des fonds il faut leur demander des comptes là-dessus il faut leur demander quel est le taux de féminisation aussi de leurs entreprises et des dirigeants et dirigeants d'entreprises non pas pour en faire d'abord des éléments qui sont bloquants mais des éléments qu'on valorise ensuite vous avez tout à fait raison sur les chiffres que vous indiquez maintenant on a massivement augmenté le financement français massivement augmenter le financement européen massivement augmenter le financement anglo-saxon et asiatique donc en fait ce qu'on a fait collectivement ces dernières années c'est super simplement on a une limite et on peut pas juste ne pas vouloir nous être dilué parce qu'on va pas assez vite dans l'écosystème français donc la tractivité en termes de financement est une chance et si nous n'avions rien fait en termes de de learly aux Grosses Têtes je pourrais vous dire je suis inquiet mais on a aussi beaucoup fait ce qui fait que je ne vois pas l'attractivité comme un ennemi de notre souveraineté bien au contraire mais comment on fait pour qu'il y ait plus de financement français il faut intensifier ce qu'on a fait ces dernières années d'abord il faut aider les entrepreneurs à réussir à accroître à pouvoir vendre et céder une partie de leur capital pour devenir eux-mêmes les Business Angels et eux-mêmes les contributaires de fond parce que c'est simple s'il y a pas et pardon de dire ce truisme mais pendant des décennies dans notre pays on a aimé l'industrie et on a déploré la perte de souveraineté en détestant les gens qui réussissent et qui font de l'argent on a encore des débats qui naissent aujourd'hui ça ne marche pas s'il y a pas des gens qui réussissent et qui gagnent beaucoup d'argent pour le réinvestir on déplorera éternellement le fait qu'il y ait beaucoup d'argent qui viennent investir dans nos entreprises et qui n'est pas français c'est une réalité donc je sais qu'on m'a qualifié de tous les noms mais je ne céderai pas là-dessus moi je ne suis pas pour la rente mais je suis pour la réussite qui réinvestit dans l'économie donc on a une génération de serial entrepreneur Maurice en est un formidable exemple qui réinvestissent dans l'écosystème français mais on en avait pas assez je crois que depuis 2017 avec la taxation forfaitaire avec les mesures fiscales qu'on a prises avec les simplifications avec l'accélération de l'écosystème de startup on crée un potentiel de Business Angel et de réinvestisseur formidable et on le voit déjà on a vogéné pardon de vous prendre la partie vous êtes le parfait exemple de ça parfait exemple donc déjà on est en train de le changer faut le temps on a une à deux génération de retard par rapport aux Anglo-Saxons ils l'ont fait beaucoup plus tôt mais faut pas casser cette dynamique en voulant mettre brider en quelque sorte nos entrepreneurs quand ils sont prêts à investir dans l'écosystème français règle numéro 1 2 nous on a un problème c'est que notre problème c'est le cœur de notre épargne en France et en Europe continentale il est dans l'assurance vie et il est dans des intermédiaires là où dans les économies anglo-saxonnes les deux tiers aux trois quarts de l'économie est financée par les marchés de capitaux en Europe continentale les deux tiers sont financés par des intermédiaires de marché que sont les banques et les assurances et après la crise financière de 2008 on a surrégué ces acteurs et deviner quoi on leur a mis des règles qui les empêchent en tout cas les brides dans le financement de fonds propres donc on a fait l'inverse de ce qu'on doit alors est-ce qu'on peut revenir en arrière non parce qu'il y a eu des excès parce que il y a une limite de risque donc qu'est-ce qu'on a fait d'abord nous on pousse pour aller pour que l'épargne de nos compatriotes puissent continuer de s'investir en direct à et vers du financement action aille vers des fonds d'investissement vers des acteurs de cette management qui sont faits pour ça mais on a proposé ça a été tout le travail fait par le professeur tibi de réorienter l'argent qu'il y a dans les investisseurs institutionnels pour avoir pour aller dans des véhicules plus adaptés avoir un effet démultiplicateurs c'est les fonds tibi 1 on a levé enfin on a levé on a mobilisé 6 milliards d'euros des investisseurs institutionnels ça nous a permis de mobiliser 30 milliards d'euros d'investissement qui sont allés dans des fonds sectorielles et qui dans le helsker et la bio dans justement l'énergie dont l'hydrogène ce que les gens veulent maintenant c'est un type et donc on s'est mobilisé et on est dans un univers aujourd'hui qui est très hostile mauvais vous le savez tous c'est beaucoup plus difficile de faire des levés ça se contracte et donc je veux ici vous annoncer la troisième annonce après l'intelligence artificielle et les 125 lauréats de French tech 2030 le font tibi 2 on a sécurisé d'ores et déjà 7 milliards d'euros auprès des investisseurs institutionnels et je veux vraiment remercier tous les contributeurs en particulier les assureurs qui ont joué le jeu donc ce qui devrait nous permettre de mobiliser au moins 30-35 et 40 milliards de financements au total mais on reste ouvert parce que mon objectif demeure d'aller mobiliser dans cette nouvelle enveloppe jusqu'à 10 milliards on a des engagements un peu au dessus de 7 on a au moment où je vous parle d'ores et déjà 7 milliards d'euros de financement sécurisés le temps et donc juste finir parce qu'il y a deux choses je veux il est sécurisé on lance le tibi 2 donc on va lancer maintenant avec vous tous une génération de fonte II il faut continuer dans les secteurs les plus capitalistes et en particulier on va créer des fonds comme le vôtre et pour financer des projets comme le vôtre parce qu'ils sont très capitalistiques et gourmands et qu'il faut et il faut aller vite comme on a su le faire avec les fontibiens dans le helsker et puis je voudrais juste finir avec ça on a besoin pour continuer d'aller vite d'encourager les investisseurs et les entrepreneurs à aller plus vite et plus fort et levier des leviers des contraintes fiscales ce matin Paul midi et je remercie monsieur le député a remis son rapport au Gouvernement en la matière il y a beaucoup de propositions mais je pense en particulier que la refonte du dispositif fiscale au social qui est bien connu des joies des jeunes entreprises innovantes qui consiste au fond en fer 2 fois plus et à des plafonné est une très bonne proposition qu'il faut qu'on tienne parce qu'elle va le permettre d'aller là aussi beaucoup plus vite et de décoller beaucoup plus fort et plus largement tout ce qui est propositions de refonte de dispositif fiscaux d'investissement dans les entreprises innovantes et qui pour justement le early stage permet à défendre des business angels d'être encore plus encouragé et absolument clé et permet de répondre à ce point là donc oui on a déjà amélioré l'écosystème français mais on doit encore l'accélérer le développer Tatiana je vais laisser Gilles poser la question sinon il aura même pas été essentiellement sur le gros tibi enfin tibi 1 était essentiellement sur le grosse tibi 2 sera aussi sur leur listage alors sur le air listage une partie des propositions du rapport midi va permettre d'avoir des encouragements fiscaux qui permettent de le faire on veut développer des mécanismes avec BPI pour faire du coin investissement sur leur listage aussi parce qu'on en a pas assez et dans ce moment on a un assèchement un peu de l'écosystème partout où on veut faire que du four qui me le disait encore du coin investissement dans beaucoup de secteurs bah on a du coin investissement BPI avec BPI quand même un problème et donc on va créer des mécanismes pour sur leur listage là aussi la voix et oui on va aussi aller chercher de leur listage avec Gilles qui a une boîte qui effectivement à la fois industrielle et très innovante aussi voulez-vous poser une question sur la difficulté parfois aussi de fabriquer en France absolument monsieur le Président je vous emmener dans le virtuel nous nous faisons du toucher en fait c'est la 3 le troisième sens que vous avez quand vous êtes immergé donc on nous travaillons dans la technologie immersive nous sommes utilisés par des verticaux ou la France Excel la défense le luxe le design et aujourd'hui nous produisons à l'étranger ce qui me gérer une très fortement donc ma question est celle comment est-ce que la France peut être protégée les avancées très importante que certaines de ces industrielles de ces startups au jour d'aujourd'hui et dans notre dans notre contexte parce que on a une problématique de temps d'argent de difficultés d'exécution parce qu'en fait en France on trouve on trouve dans ces savoir-faire peu d'entreprises qui pouvaient répondre à nos besoins aujourd'hui le hardware en Chine ou on a un problème un problème assez important de disparition de compétences très concrètement pour vous l'électronique je vous parlais même du textile le textile pour en faire très rapidement un coût compétitif qui puisse nous nous permettre de revendre a été un problème assez important pour arriver justement à ne pas se faire copier à arriver rapidement à nos objectifs et donc nous avons été obligés d'aller à l'étranger d'essayer d'avoir des stratégies qui nous permettaient de ne pas être copiés ou de garder disons le meilleur pour pour nous le temps qu'on arrive à se retourner et justement à aller vers une production qui soit française c'est le symbole d'une forme de perte de compétitivité et de compétences alors il y a deux sujets en un si je puis dire il y a le sujet de l'industrialisation et de notre compétitivité et il y a le sujet sur les industries culturelles et créatives et le metaves de réussir à sécuriser de la souveraineté et je les séparerai parce que tel que vous le posez les deux problématiques la première question c'est l'histoire de trois décennies des industrialisations dans notre pays comment on y répond bah on y répond par les réformes macroéconomiques qu'on a fait et le fait que on est en train de retourner le pays en termes de réindustrialisation là on avait fait disparaître entre 2008 et 2016 600 entreprises industrielles on en a déjà recréé 300 en net là où on avait détruit un million d'emplois industriels depuis le début du siècle on a recréé un million 700 000 emplois et environ on sera pas loin des cent mille emplois industriels depuis 5 ans donc il y a pas de fatalité simplement comment on doit faire on doit réussir à réconcilier notre sujet des coûts facteurs de production doit être compétitif sur énergie travail et capital on s'est réaligné travaille en lait si on a un certain niveau de qualité et on doit réussir à faire innover par la décarbonation les textiles dont vous parlez on a des stratégies de relocalisation mais ça suppose de repenser un peu le modèle et la chaîne j'étais hier chez Alex dans une entreprise en Ardèche formidable qui fait des chaussures elle est en train de le développer avec des partenaires plus personne dans ce qu'on pouvait refaire des chaussures enfants comment ils font mais ils ont simplement retourné une entreprise qui faisait du textile et ils ont fait un textile plus intelligent plus complexe et en le travaillant il y a trois coutures dans une chaussure je le dis très mal parce que je suis un ignare complet dans le secteur le patron le dit formidable c'est près d'Annonay c'est le parfait exemple et il me dit on était plus compétitif et toute cette vallée de la Drôme qui avait perdu ces entreprises de chaussures elle est en train on rouvre deux lignes avec France 2030 on va faire des chaussures de sport avec des partenariats à Salomon babola milliers grands acteurs du secteur qui vont revenir les produits en France parce que vous avez quelqu'un qui a retravaillé le textile différemment textile intelligent ce collage nouvelle matière beaucoup plus de carbonée et en produits j'étais le matin dans une entreprise qui fait des produits pharmaceutiques du film finish on avait totalement des industrialisés de la même entreprise Aguettant fermez une ligne de production dans cette même ville champagne en Ardèche il y a 20 ans faisait du plasma à l'époque je crois des poches c'était plus compétitif elle allait en Chine comme les gens de votre secteur faisait comme vous elle revient pourquoi parce que le conditionnement est différent on fait des seringues c'est plus technologique on la financé avec France 2030 elle rouvre on a déjà créé 50 emplois on va en recréer d'autres mais surtout on sécurise pourquoi parce qu'on a raisonné chaîne de valeur on a dit on veut sécuriser après le covid on veut plus dépendre on a des chaînes critiques des médicaments critiques on est prêt à investir on resécurise les acteurs repensent les chaînes ont relocalise de l'emploi on décarbonne ce faisant parce que je peux vous dire qu'on réduit par 10 les déchets votre secteur doit résonner avec nous pour réindustrialiser et on a mis en place tous les guichets pour se faire et permettent de relocaliser les intrants dont vous avez besoin on va pas tout reproduire il y a une partie de vos composants qui seront toujours faits à l'autre bout du monde faut vous aider à diversifier mais on peut relocaliser une partie ça c'est la réponse industrielle c'est le cœur de notre stratégie c'est décisif mais on a toutes les raisons d'y croire parce qu'à chaque fois qu'on remet de la valeur ajoutée qu'on résonne en chaîne de valeur on y va on dit le timer donc juste pour la deuxième un point clé et c'est la parfaite illustration c'est exactement ce qu'on veut faire en termes d'industrie culturelle et créative et en particulier de métaphore moi je suis convaincu je le plaise depuis six ans notre culture est un trésor immatériel c'est ce qui nous fait vivre c'est ce qui donne du sens à notre vie mais c'est aussi un formidable levier d'attractivité du territoire de développement de création d'emplois et d'expérience d'exportation et d'écosystème de métier d'innovation et les industries culturelles et créatives elles vont des métiers d'art et de savoir-faire ancestraux qu'on va exporter de mieux en mieux et on a bien de lancer un plan la ministre avec sa collègue merci l'ont fait il y a quelques jours pour aider ces métiers mais ce sont des trésors humains jusque au metaves et aux techniques et aux technologies merci que vous développez on a les plus beaux musées du monde on est le pays de la culture on a tout pour réussir il faut maintenant l'imbriquer et donc c'est pour ça que on va lancer un appel à projet je le l'annonce et je l'officialise aujourd'hui ça fait partie de France 2030 et donc pour la culture immersive et le métaverte qui va permettre d'investir 200 millions d'euros 150 millions d'euros justement sur les pratiques culture immersive et de Métavers 50 millions d'euros pour les briques technologiques et l'idée autour de cet appel à projets que va piloter avec les mystères et l'ensemble des acteurs France 2030 c'est de dire sur quoi on veut garder des briques de chaîne de valeur et c'est d'avoir une approche en termes de culture et de souveraineté un de ceux qui a été très innovant et avant-gardiste sur ce sujet par exemple Jean-Michel Jarre qui très tôt a fait des concerts sur metaves il est venu d'ailleurs en faire un à l'Elysée et qui très tôt à réfléchi je pense que l'innovateur culturel qu'il est la poussée à cela en se disant mais moi je veux pas demain me retrouver à faire des concerts mais tavers dans le métaphe pardon ou toutes les briques technologiques et toute la valeur sera capturée par des acteurs chinois ou anglo-saxons et qui d'un seul coup il m'expliqueront que je n'ai plus de droit ou régiront en quelque sorte mes concerts mes prestations culturelles ce que j'invente ce que je fais sans respecter les règles de mon pays ou celles auxquelles je crois c'est ça ce qui est en jeu si on laisse se développer des technologies merci et tout ce qui va avec le métabéré est donc une nouvelle expérience d'accéder à la culture au grand monde au site archéologique à des concerts de créer des nouvelles interactions culturelles de réinventer les lieux et nos usages du monde si on laisse les briques de valeur technologiques être développé par des non français des noms européens on prend le risque de ne plus avoir le luxe de bon marché ou de Malraux c'est-à-dire d'inventer le droit d'auteur et de complètement déposséder nos artistes parce qu'ils seront dépendants d'un univers technologique qui n'est plus du tout le nôtre mais surtout on perd une occasion d'avoir des champions comme vous qui se développent sur ce sujet qui développent des technologies en hardware en software ou en usage et en déploiement donc cet appel à projet va être un début de réponse pour aider des acteurs comme vous à aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort mais ce qu'il faut qu'on ait collectivement c'est une approche stratégique et de se dire dans la chaîne de valeur qu'est-ce qu'on doit sécuriser en français ou en européen et qu'est-ce qu'on doit faire nous parfois tout seul ou qu'est-ce qu'on veut faire avec des partenaires allemands même non européen britanniques pour justement développer cette stratégie de souveraineté donc voilà comment on va faire sur les industries culturelles et créatives et le méta vert à travers cette justement cet appel à projet ce nouveau programme Culture immersive et métavère qui a mes yeux un point absolument clé monsieur le Président merci je vais vous laisser filer je vous donne rendez-vous l'année prochaine alors merci beaucoup d'abord on reviendra vers chacune et chacun d'entre vous parce que je voulais pas donner des informations privées mais il y a aussi quelques éléments plus particuliers sur vos entreprises que je voulais que vous puissiez connaître donc vous les aurez juste après ensuite je voulais juste en conclure vous dire beaucoup des entreprises du secteur vivent un moment qui est un peu plus difficile qu'il y a un ou deux ans c'est clair parce que le contexte est plus dur à tous égards c'est dans ces moments-là qu'il faut tenir c'est dans ces moments-là qu'il faut tenir redoubler d'énergie de capacité à innover parce qu'au fond les crises nous oblige à raisonner sous contrainte mais les entrepreneuses et les entrepreneurs comme les grands chercheurs chercheuses sont faits pour ça et c'est dans ces moments-là qu'on fait la différence et donc on a une phase quelques années de d'expansion formidable la phase dans laquelle on rentre est une phase qui va tester notre capacité un ou réinventer parfois à résister à savoir concentrer nos efforts elle est tout aussi importante et nous avons les moyens de réussir et je le dis en rendant hommage à cette septième édition de vivatech vous avez réussi quelque chose de formidable et merci à Maurice à toutes les équipes et aux partenaires il y a en effet j'avais dit moi j'ai fait deux ans c'est un autre temps j'étais le premier ministre français aller au CES à Las Vegas en venant après la deuxième fois j'ai dit à quelques-uns pourquoi je suis obligé d'aller aussi loin sur ces sujets vous pouvez pas faire quelque chose en Europe il y avait des forums qui existaient vous avez fait quelque chose de formidable qui sait appuyé sur la vitalité de l'écosystème français mais ouvert l'Afrique est là l'Asie est là les c'est formidable le Pacifique aussi l'heure de déambulation leur ennemi a montré tous les continents il faut continuer intensifier mais bravo pour cette septième édition et aujourd'hui c'est aussi le dixième anniversaire de notre French tech ce qui est une formidable réussite et donc je voulais vous féliciter tous et toutes on est à un moment de croissance qui n'est pas sans défi on a tout pour le relever le gagner et les quatre annonces que j'ai essayé de faire aujourd'hui qui s'appuient sur tout votre travail doivent nous permettre en partie aussi d'avoir ce coût d'accélérateur dans cette phase merci à tous des échos et Publicis vous réinviteront l'année prochaine [Applaudissements]