Assemblée / Macron : c'est qui le patron ? - reportage #cdanslair 04.08.2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Loin de Paris, sur son canoë au large de Brégançon. Une bouffée d'air frais pour Emmanuel Macron, 100 jours après le début de son mandat. Loin, mais avec toujours un œil sur l'Assemblée nationale.
Députés et sénateurs ont adopté des mesures d'urgence pour le pouvoir d'achat. Je veux saluer leur travail et celui du gouvernement.
L'Assemblée, redevenue depuis quelques semaines le cœur de la politique. 28 juin, jour de rentrée pour les députés. L'opposition jubile. Costume obligatoire pour le RN. Arrivée, groupée, tout sourire pour la NUP. Maintenant, excusez-nous, mais on doit y aller. Parce qu'on a une première en position à incarner dans le pays. De quoi crisper une fragile majorité qui redoute un blocage institutionnel. Premier gros test, le projet de loi pouvoir d'achat. Dans un hémicycle renouvelé, il faut bâtir des compromis à chaque amendement. Qui est pour l'amendement, mais... Apprendre à vivre avec le suspense.
Alors, assis debout, ceux qui sont pour, debout.
Des votes jamais garantis, même dans les rangs de la majorité. Samedi dernier, l'opposition vote la compensation de la hausse du RSA pour les départements, avec l'aide d'Horizon. Un avertissement du parti d'Edouard Philippe, qui suscite la colère du ministre de l'Économie.
Je redis à quel point je suis stupéfait, stupéfait, de voir des parlementaires qui, sur les plateaux de télévision, à longueur d'interview, n'ont que le mot « rétablissement des finances publiques » à la bouche, qui engage de telles dépenses publiques.
Alors, dans une bataille pleine de surprises, il faut trouver des alliés. Avec LR, le gouvernement semble avoir trouvé la bonne formule. Certaines propositions reprises, en échange d'un soutien nécessaire.
C'est, effectivement, la mort des Républicains comme parti d'opposition. Bientôt, nous apprendrons la nature du deal qui a été fait, probablement, ce soir, de cette méthode indigne, dont vous serez balayés plus vite que vous ne le pensez encore.
Confrontation électrique, parfois jusqu'au petit matin, comme un air de jour sans fin.
Là, on a quand même des séances en hémicycle qui commencent à 9h et qui finissent à 6h du matin. C'est très long. Donc, à un moment donné, il faut qu'on dorme aussi. C'est un peu physiologique et de base. Franchement, moi, je n'entends pas à l'Assemblée de députés qui se plaignent de trop travailler ou de siéger trop tard. C'est juste pour ça que nous avons été élus, pour agir pour les Français.
Des heures assiégées, les nerfs sont mis à rude épreuve. A gauche, l'invective est une arme politique. Le Parlement reprend des couleurs. Pas le moindre cadeau au gouvernement, notamment sur les salaires.
Et aujourd'hui, ce qu'on a sur les bancs du gouvernement, c'est le bal des faux-culs.
Vous valorisez le travail dans les mots, mais vous l'écris. Des vacances en guise d'entracte et pas de session extraordinaire en septembre. Le temps de souffler et de mieux préparer le prochain grand débat sur l'immigration.
Emmanuel Macron