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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 19 juin 2020 43 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asile

Bourdin Direct du 19 juin - 8h/9h

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 56 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 9:37OuverteRéponse directe

    Vous pensez que la candidate écologiste Michèle Rubirola va être élue ?

  • 13:06RelanceRéponse directe

    Vous réclamez la légalisation du cannabis en France. Ça n'avance pas beaucoup, dites-moi.

  • 16:14FerméeRéponse directe

    La Convention citoyenne va rendre ses propositions. Vous êtes favorable à 110 km/h au lieu de 130 sur les autoroutes ?

  • 22:25OuverteRéponse directe

    Vous avez vu ce qui s'est passé avec l'affaire Fillon ?

  • 24:31OuverteRéponse directe

    Vous dites que Marine Le Pen n'a aucune chance d'être élue en 2022. Pourquoi ?

  • 25:29OuverteRéponse directe

    Vous seriez prêt à travailler avec Robert Ménard ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:41InvitéChiffre
    « La France, c'est 5 millions de consommateurs réguliers. »
  • 13:57InvitéFait
    « 200 euros et inscription sur le casier judiciaire. »
  • 15:10InvitéFait
    « On laisse 5 millions de personnes consommer un produit qui arrive dans le Céou, qui est chargé de pesticides et voire parfois coupé de plastique, de caoutchouc. »
  • 16:50InvitéPromesse
    « Hier, j'ai défendu un impôt sur la fortune écologique, c'est-à-dire qu'on collecterait 2 milliards d'euros qu'on mettrait sur la rénovation thermique. »
  • 22:30InvitéFait
    « La magistrate en charge de l'enquête affirme avoir subi des pressions pour ouvrir une information judiciaire. »
  • 26:55Locuteur non identifiéChiffre
    « Nous avons plus de 100 députés, plus nos sénateurs, plus les députés européens. »
  • 28:05Locuteur non identifiéChiffre
    « On est à 56% des villes de plus de 9000 habitants. »
  • 28:37Locuteur non identifiéFait
    « Nous n'avons pas d'incarnation présidentielle. »
  • 31:52Locuteur non identifiéFait
    « La réelle cible aujourd'hui, c'est Emmanuel Macron. »
  • 34:30InvitéFait
    « Marine Le Pen demande un moratoire sur l'immigration. »
  • 35:00Locuteur non identifiéFait
    « Il faut limiter massivement l'immigration dans notre pays. »
  • 35:04Locuteur non identifiéFait
    « Il faut renvoyer chez eux tous ceux qui sont en situation illégale. »
  • 35:08Locuteur non identifiéFait
    « Il faut renvoyer les demandeurs d'asile qui commettent des délits et des crimes chez nous. »
  • 35:57Locuteur non identifiéChiffre
    « C'est à peine un tiers de gens qui ont été déboutés du droit d'asile qu'on renvoie chez eux. »
  • 38:46InvitéChiffre
    « 45% des Français pensent que l'islam est une menace pour l'identité de la France. »

Temps de parole

  • Invité44 %
  • Locuteur non identifié41 %
  • Présentateur7 %

3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Vendredi 19 juin, l'info sur RMC.

0:07
Invité

8h02, Céline Kalman est là. Pour les dernières informations, Céline, bonjour.

0:11
Présentateur

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Frappé par ce que policier, le témoignage glaçant ce matin sur RMC du fonctionnaire roué de coups à Lyon en début de semaine. Il est traumatisé. Roulez moins vite pour respirer mieux. Passez de 130 à 110 km heure sur les autoroutes. C'est l'une des propositions phares de la Convention citoyenne sur le climat. La copie finale sera rendue dimanche à Emmanuel Macron. Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement par visioconférence. Aujourd'hui, le plan de relance de 750 milliards d'euros a été proposé par la Commission. Bienvenue à tous sur RMC.

Le témoignage d'un homme traumatisé ce matin sur RMC, celui de ce policier passé à tabac dans la nuit de dimanche à lundi à Lyon. Il a quitté l'hôpital hier soir mais n'est pas rentré chez lui par peur de représailles. Alexandre, 34 ans, a vu sa vie défiler alors qu'il se trouvait avec sa compagne quand il a été violemment agressé. Il a raconté à Gwenele Vindrestin et Valentin Rond ces longues minutes d'horreur.

1:05
Invité

On voit arriver une douzaine de personnes qui sont en train de nous chercher. Ah, ils sont où ces enfoirés ? Ah, c'est toi l'enculé de flic qui t'en est pris à mon pote. Et s'en est suivi un lâchage complet. Ma tête a servi de ballon de foot. J'ai dû subir une quarantaine de coups de pied derrière la nuque et la tête. Et à chaque coup, je sentais soit mes vertèbres craquer, soit ce début de flottement où vous commencez à être KO, en fait, où vous commencez à vous sentir partir. À chaque coup, moi, je commençais à me dire, est-ce qu'à la prochaine, je vais finir tétraplégique ou est-ce que je vais juste mourir ? Je me suis dit, ça y est, c'est la fin.

Je ne peux plus tenir, je n'ai plus la capacité physique. Ce qui me sauve, les collègues qui arrivent aussi vite et ce voisin qui leur dit que les policiers arrivent. Dès que je me retrouve seul le soir, je revis la scène ou mon lâchage. La nuit, je ne compte plus les moutons, je compte les coups qu'on me porte à la tête.

2:11
Présentateur

Et je précise que trois personnes dont deux adolescents ont été mises en examen pour violences volontaires, deux sont derrière les barreaux. Ils ont ingurgité des milliers de pages de rapports, passé des semaines, des mois, rencontré des dizaines d'experts. Les 150 participants de la Convention citoyenne pour le climat vont rendre leur copie verte dimanche à Emmanuel Macron. D'ici là, ils vont se réunir une dernière fois pour voter pour les mesures qu'ils gardent. Romain Cluzel.

2:34
Invité

Tiré au sort, il y a neuf mois, ces 150 citoyens se sont formés et ont auditionné des dizaines de personnes pour publier des mesures très précises. Par exemple, la Convention propose de rénover obligatoirement les logements énergivores avec des objectifs. Rénovation des passoires thermiques d'ici 2030 pour passer en catégorie A ou B. Et si ce n'est pas le cas, des sanctions sont proposées. Interdiction de louer ces passoires thermiques dès 2028. Autre proposition concernant les transports. Réduire la TVA sur les billets de train à 5,5%. Mais aussi limiter la vitesse sur l'autoroute à 110 km heure.

Les citoyens disent être conscients de l'impopularité d'une telle mesure, mais défendent sa vertu écologique. Une fois votées ce week-end, ces mesures seront remises à l'exécutif qui a désormais la main. Emmanuel Macron s'est engagé à les retranscrire sans filtre, soit au Parlement, soit par décret, soit dans un référendum.

3:19
Présentateur

Et William Ocan est l'un des citoyens de cette convention. Ce n'entête 33 ans, architecte, a travaillé sur les thématiques du logement. Il est impatient évidemment de rendre concrètes les mesures décidées.

3:29
Invité

Il y a une certaine impatience de pouvoir enfin transmettre ces mesures. Dans le groupe Sologer, on avait à cœur la rénovation énergétique globale de l'ensemble des bâtiments en France, de réguler le chauffage et la climatisation dans les lieux publics. Et un troisième élément aussi de lutte contre l'artificialisation des sols, de faire attention à où on construit maintenant. Et de construire en priorité sur des zones déjà artificialisées. Donc là, on prend les exemples d'anciennes friches industrielles. Et surtout, on veut maintenant avoir cette phase-là d'ouverture, de discussion avec tous les Français.

4:04
Présentateur

Un retient également dans l'actualité le gouvernement qui va reporter d'un an la suppression de l'avantage fiscal sur le gazole non routier utilisé par les engins de chantier. RNC, 8h06, la Normandie sous surveillance. Ces derniers jours, le nombre de cas de Covid a dépassé le seuil de vigilance avec la multiplication de foyers de contamination. Aurélia Manoli, pour l'instant, la région reste verte.

4:27
Invité

Oui, car seul l'un des quatre critères de la crise sanitaire repasse en orange en Normandie. Il s'agit du fameux R0, le nombre de personnes qu'un patient va contaminer. Car depuis début juin, cinq clusters sont apparus au sud de Rouen. Quatre dans des foyers familiaux. Conséquence de réunions familiales au cours desquelles les gestes barrières n'ont pas été respectés, selon le directeur de l'Agence régionale de santé. Au total, une trentaine de cas repérés. Toutes ces personnes rapidement identifiées terminent actuellement leur quatorzaine à domicile. Le cinquième cluster se trouve dans un EHPAD. 13 personnes contaminées. Les visites y ont été suspendues.

Mais la situation n'est pas préoccupante, selon l'ARS, qui rappelle que les gestes barrières doivent continuer à s'appliquer, même chez soi, en famille.

5:10
Présentateur

Merci Aurélia. Il y a urgence de trouver un accord pour relancer l'économie européenne. Les chefs d'États membres de l'Union vont discuter ce matin par visioconférence. Le plan de relance proposé fin mai par la Commission se chiffre à 750 milliards d'euros. Paul Barcelone, le plan est soutenu principalement par la France et l'Allemagne. Mais il reste à convaincre plusieurs États encore récalcitrants.

5:32
Invité

C'est une vraie négociation qui s'ouvre. Concrètement, tous les pays de l'Union européenne sont d'accord pour un plan significatif, financé par un emprunt commun. Mais ce qui coince, c'est la répartition des 750 milliards d'euros. L'idée serait de se baser sur trois critères. La population de chaque État, le PIB par habitant et enfin le taux de chômage moyen sur les cinq dernières années. Mais certains pays estiment que ces critères relèvent trop du passé, des critères qui pourraient favoriser des pays comme la Bulgarie, la Slovaquie, qui ne sont pas les plus touchés par la crise du coronavirus.

Alors, pour parvenir à un compromis, il faudra un autre sommet avec des discussions physiques, estime un proche d'Emmanuel Macron qui veut aller vite. Compte tenu de l'urgence de la crise, le chef de l'État espère signer cet accord au plus tard, mi-juillet.

6:15
Présentateur

Et si le visage du célèbre Uncle Benz disparaissait des paquets de riz jugé raciste, le packaging pourrait donc changer en plein mouvement sur les violences policières, les discriminations raciales aux États-Unis. Le géant agroalimentaire Mars estime que le temps est venu de faire évoluer l'identité visuelle d'Uncle Benz. Margot Bourdin.

6:33
Invité

Accusé de véhiculer des stéréotypes racistes, le célèbre logo de la marque Uncle Benz, qui représente un homme noir, âgé et souriant, va changer. Une bonne nouvelle pour Louis-Georgetin, le président du Conseil représentatif des associations noires de France. Les marques sont évidemment un élément de la culture populaire. C'est l'imaginaire de Balania, par exemple, en France. C'est beaucoup par les marques ou par la publicité que les représentations se diffusent. Une autre marque américaine qui commercialise de la farine et du sirop d'érable, Haunt Gemima, a également prévu de changer de nom d'ici la fin de l'année et de se débarrasser de son visuel, une femme noire au sourire éclatant.

L'hystérisation du racisme est la pire des choses pour le combat contre le racisme. Pour Franck Tapirot, conseiller en communication, ces marques agissent plus par opportunisme. Les marques réagissent sur l'émotion. Et sur le coup de l'émotion, elles se disent, il faut changer quelque chose. Il y a une représentation noire qu'on a depuis un siècle, on va nous traiter de raciste, on l'enlève. Arrêtons de faire des faux combats. De nombreuses marques ont également prévu de verser des dons pour améliorer l'intégration des minorités et promis de faciliter leur embauche.

7:34
Présentateur

Un vrai concert dimanche soir à Bercy. 2000 personnes dans une salle qui peut en accueillir normalement jusqu'à 20 000. Règles sanitaires obligent donc des règles très strictes qui vont s'appliquer dans les bars dimanche pour la fête de la musique. Reportage à Toulouse signé Jean-Wilfrid Forkès.

7:50
Invité

Dans ce café-restaurant, pas évident de trouver une place pour les bandas, la fanfare locale qui va animer la soirée. Les bandas, on va les mettre à la place de la table juste à côté de toi. On va essayer de les écarter un maximum et que les gens vraiment sur la salle, comme d'habitude, soient écartés par groupe de 10 personnes maximum. Pour Julien Roumaniac, le gérant, la distance sociale risque de gâcher la fête. Quand vous écoutez ces musiques-là, les gens, qu'est-ce qu'ils ont envie ? Ils ont envie de se sauter dessus, de chanter ensemble, de passer un moment convivial. Et là, ce moment, on nous le supprime pour le moment.

Luc et plusieurs amis musiciens se relayeront sur scène dans une maison de campagne sans public. Le concert sera retransmis sur Facebook et diffusé dans 4 cafés toulousains. Luc en arrive même à regretter les concerts improvisés pendant le confinement. Même sur le balcon, il y avait les gens, ils étaient là, ils se sont en face, ils applaudissaient, ils n'attendaient que ça. Et là, du coup, pendant la fête de musique, on ne l'aura pas. On n'aura pas ces gens et ce retour des gens. Malgré tout, on va quand même jouer. On joue pour la fête de la musique, on est musicien, donc on joue pour la fête de la musique. À Toulouse, aucun rassemblement musical spontané ne sera autorisé.

8:58
Présentateur

Voilà, donc fête de la musique, c'est dimanche. Toute la journée, dimanche soir.

9:03
Invité

Vous allez jouer, vous allez... Mais oui, c'est dimanche. On va chanter, on va danser. Vous savez que c'est l'été, dimanche.

9:08
Présentateur

C'est l'été, c'est vrai.

9:10
Invité

On est déjà. C'est même samedi, je crois, l'été. Mais c'est même samedi, oui. C'est même demain, oui. C'est vrai, Quentin qui veille à tout. Techniquement, oui. Il est 8h11, nous sommes avec François-Michel Lambert qui est député des Bouches-du-Rhône et co-président de Liberté, Écologie, Fraternité. François-Michel Lambert, bonjour. Bonjour, Jean-Marc. Merci d'être avec nous. Alors d'abord, un peu de politique. Puis après, nous allons parler du cannabis et nous allons parler de la Convention citoyenne. Un peu de politique à Marseille. Vous pensez que la candidate écologiste Michèle Rubirola va être élue ? Je soutiens Michèle depuis le premier jour. Elle est dans une très belle dynamique.

Quelle est la dynamique ? C'est ce que les citoyens veulent. C'est que les gens se rassemblent. J'allais dire joyeusement, parce que c'est quand même une campagne joyeuse quand en face, une droite complètement naftalée est en train de se décomposer, qui n'arrive plus à créer de l'espérance. Et je crois que c'est une bonne leçon nationale. C'est de l'espérance. Nous devons être tous sur de l'espérance. Mais c'est un peu un rassemblement hétéroclite, quand même, non ? Derrière Michel Rubirola, non ? Justement, le rassemblement... Hétéroclite, je suis un peu méchant, mais... Justement, mais c'est cette capacité à travers un rassemblement hétéroclite à aussi être joyeux. J'insiste sur ce terme.

Ils ont appelé ça le printemps marseillais. Regardez les affiches qui sont de couleur flashy. Regardez comment ils font leur campagne. Ils sont en train de donner de l'espoir, de l'envie. Et je crois que la politique, c'est ça qu'on doit faire. Et non pas se refermer, être en tension, créer de la tension. Et que ce soit une belle leçon au niveau national. Et je pense, permettez-moi Jean-Jacques, que ce sera aussi, en 2022, l'un des enjeux. Celui ou celle, et moi je préférerais que ce soit celle, qui créera de l'espérance, a beaucoup de chance d'être la future présidente de la République. Vous avez une petite idée, non ? J'espère, je n'en ai pas...

François Michel Lambert, je vous dis ça, parce que, alors, où vous vous situez-vous ? Vous étiez dans La République En Marche. J'étais surtout, je viens de croiser Noël, ma mère. Moi, je suis rentré en politique avec Noël, ma mère, il y a 30 ans. C'est vrai, c'est vrai. J'ai toujours été écologiste. Vous avez toujours été écologiste, mais vous avez accompagné Emmanuel Macron. Non, Nicolas Hulot et Emmanuel Macron, si vous me permettez. J'ai quitté La République En Marche, au moment où Nicolas est parti, parce que, dans La République En Marche, il manque beaucoup de joie. On va déjà revenir sur ça. On voit les turpitudes du dernier moment.

Mais il manque surtout beaucoup de fondements, de pensées écologiques. De pensées écologiques. Donc, moi, je suis dans une... Donc, une candidate... Voilà. En 2022, vous avez déjà une petite idée ? Présidente à l'arrivée. Peut-être présidente. Non, mais vous avez déjà une petite idée ? J'ai des grands espoirs, mais... Sur qui ? Laissons faire. Sur qui ? Laissons faire. Mais vous avez un nom dans la tête. J'en ai un, oui. Mais laissons, laissons les victoires. Non, mais dites-moi, c'est très intéressant. Les victoires dimanche. Vous, à député, c'est très intéressant, qu'il y ait un mouvement. Non, mais c'est extraordinaire.

Hier matin, ça bouge de tous les côtés, dans le cadre de cette présidentielle. Hier matin, j'avais Robert Ménard qui disait que Marine Le Pen, c'était fini, qu'elle ne serait pas présidente. En 2022, qu'il fallait un autre candidat à droite, à l'extrême droite. À droite, extrême droite. Et vous, vous dites, ben maintenant, il faut une candidate, une candidate, qui va nous représenter. Et qui ramènera ce que la France, les Français ont besoin. Mais je ne vois pas quel est ce profil. Je ne vois pas. Dites-moi un peu plus. Non, mais dites-moi. C'est une élue, déjà ? Oui, bien sûr. Moi, j'ai des petites idées, mais laissez. Il y a encore un dimanche, le 28. Vous ne voulez pas trop me dire.

Il y a encore des rendez-vous. Après les municipales, on saura ça. Voilà, pour ma part, après. Donc, ce n'est pas Yannick Jadot, votre candidat ? Yannick, c'est un prénom féminin aussi, mais ce n'est pas Yannick Jadot. Bon, d'accord. Bon, François-Michel Lambert, avec une vingtaine d'élus de tous bords, vous réclamez la légalisation du cannabis en France. Tout à fait. Il faut un moment de regarder les choses en face. Vous n'êtes pas le premier, ce n'est pas la première fois que vous réclamez la légalisation. Ça n'avance pas beaucoup, dites-moi. 18 juin 1976, une tribune dans Libération, 44 ans, où il y a un appel à la légalisation du cannabis.

L'année dernière, nous avons déposé à une vingtaine d'élus la demande d'une proposition de loi pour la légalisation du cannabis contrôlée par l'État, une régie d'État, de la graine jusqu'à la distribution. Pourquoi ? Il faut sortir du mensonge dans lequel s'enfonce la France, cette politique de toute répression. La France, c'est 5 millions de consommateurs réguliers. C'est le pays au monde où on consomme le plus par habitant. Alors qu'on a la répression, l'une des plus dures au monde, au moins la plus dure d'Europe, elle est en France. Ça a été un peu assoupli. Aujourd'hui, c'est une amende, si on est consommateur. Attendez, je crois que vous n'avez pas vu ce qui s'est passé depuis mardi.

200 euros et inscription sur le casier judiciaire. Oui, c'est vrai. Sur un casier judiciaire. Sur un casier judiciaire, oui. C'est-à-dire que vous consommez aujourd'hui, vous ne pouvez pas conduire de voiture pendant 10 ans, de voiture de location. Fabien Barthez, en 1996, il consomme du cannabis, il n'est pas à la Coupe du Monde 98 et nous, on n'est peut-être pas champion du monde. Est-ce que c'est le niveau de ce que nous devons avoir comme répression ? Je ne dis pas que c'est bien de consommer le cannabis. Je dis qu'on se trompe dans la façon dont on doit aborder le sujet. Voilà. Donc, c'est un enjeu sanitaire. Aujourd'hui, comme c'est illégal, tout et n'importe quoi est fumé.

Une collègue, Delphine Bagary, députée et surtout médecin urgentiste, me dit un jour, à Manosque, aux urgences de Manosque, donc ce n'est pas ces urgences qu'on pourrait croire des quartiers nord de Marseille, toujours cette image. Si personne arrive le samedi soir parce que le dealer avait changé l'herbe qu'il leur vendait et que c'était de l'herbe frelatée et donc ça leur a mis à l'envers. Donc voilà, aujourd'hui, on laisse 5 millions de personnes consommer un produit qui arrive dans le Céou, qui est chargé de pesticides et voire parfois coupé de plastique, de caoutchouc avec des conséquences sanitaires extrêmes.

Donc si on veut faire de la prévention, je crois que le Covid-19 nous a amené à imaginer une autre politique de santé. La prévention, ça commence par faire baisser les risques et sur le cannabis, aujourd'hui, 5 millions de personnes sont en risque sur leur consommation. Et je ne parle pas du trafic dans certains quartiers, du trafic de cannabis dans certains quartiers, de stupéfiants, pas que cannabis d'ailleurs, mais cannabis ou cocaïne, qui pourrit la vie des habitants de ces quartiers. Moi, j'habite Gardanne, qui est juste à côté de l'Aix-en-Provence. C'est la base arrière d'une grande partie des trafics. C'est en cœur de ville. Les gendarmes font autant qu'ils peuvent. Bien sûr.

Mais moi, je sais qu'il y a des mamans aujourd'hui, elles étaient petites filles il y a 20-30 ans, et déjà, leur mère faisait contourner des espaces parce que c'est des points fixes de trafic et qu'elles ne veulent pas être dans un risque. En 30 ans, on n'a pas avancé d'un centimètre sur ce sujet. Pas un centimètre. François-Michel Lambert, j'ai deux questions. La Convention citoyenne va rendre ses propositions. Nous verrons bien quelles seront les propositions retenues. François-Michel Lambert, mais j'en ai une à 110 au lieu de 130 sur les autoroutes. Vous êtes favorable ou pas ?

La Convention citoyenne, il y a des articles ce matin dans une presse qui est assez critique et je soutiens, qui dit qu'on n'est que sur des réponses techniques ou presque. Oui, c'est vrai. Et il n'y a pas des approches structurelles. Manger moins de viande, rouler à 130 ou 110, d'autres éléments de cette ordre. Pas de taxe carbone. Moi, je prône, hier, j'ai défendu un impôt sur la fortune écologique, c'est-à-dire qu'on collecterait 2 milliards d'euros qu'on mettrait sur la rénovation thermique. Ils n'ont pas eu le droit. Le Président de la République leur a dit vous ne faites pas de fiscalité. Vous ne réfléchissez pas à transformer en profondeur notre société.

Vous passez d'une société de propriété à une société de partage d'usage. Puisqu'on parle de la voiture, il vaut mieux des voitures partagées, même si elles roulent à 130, elles roulent. Des voitures en propriété qui sont immobiles dans la rue 90% du temps, c'est un gaspillage d'énergie, un gaspillage de ressources, un gaspillage de foncier terrible. Donc, il y a des choses sur lesquelles on va pousser. Je pense que le seul élément structurel que j'ai aperçu, c'est passer de 35 à 28 heures. Ça repose notre place dans la société. Et à la question du télétravail, ils n'ont pas abordé qu'une réponse structurelle de transformation.

Mais passer de 130 à 110, je ne suis pas certain que ça va sauver la planète et sauver la France. Bien, merci François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône. C'est Gardanne, votre circonscription. Une très belle circonscription. J'ai au nord les anciennes mines de charbon et le bassin minier. Et au sud, je suis très heureux de le rappeler tout le temps, les très belles collines de Pagnole, toutes celles qui vous ont fait rêver. Le château de ma mère, la doigt de mon père, les Barthavelles. Les Barthavelles. Donc, Jean-Jacques, à très bientôt. À bientôt. Et bravo pour l'île olympique. Même si ce n'est pas le club que je supporte.

Tout ce que je supporte, oui, ça j'ai compris que vous étiez supporteur de l'OM. François-Michel Lambert, merci beaucoup. Il est 8h20, vous êtes sur RMC. À suivre, 900 000 emplois détruits en France. Ce sont les prévisions de l'UNEDIC, l'assurance chômage. Nous en parlons avec Frédéric Simotel dans un instant sur RMC.

18:40
Présentateur

RMC. RMC, 6h-9h. Vos dans direct.

18:44
Invité

Bien, Frédéric Simotel est avec nous. Bonjour Frédéric. Bonjour Jean-Jacques. L'UNEDIC. Vous savez que l'UNEDIC, ce qui ne serait pas cher, le régime d'assurance chômage. En fait, c'est le comptable de l'assurance chômage. Eh bien, l'UNEDIC anticipe la destruction de 900 000 emplois fin 2020 par rapport au quatrième trimestre 2019. ce sont des chiffres d'une ampleur inédite exactement comme la crise que nous connaissons. Même si l'économie est en train de repartir plus vite que ce qu'on pensait. Oui, on a quelques lueurs d'espoir mais quand même le réveil s'annonce difficile. destruction de 900 000 emplois salariés est ce que nous a annoncé l'UNEDIC hier.

Ça correspond, ça veut dire qu'il va y avoir 630 000 demandeurs d'emplois supplémentaires selon l'UNEDIC donc à fin 2020. Ça signifie qu'en 2020 les dépenses d'assurance chômage et payer le chômage plus 17,7 milliards. L'indemnisation combien ? Plus 17,7 milliards. Vous allez voir il y a un chiffre qui est assez impressionnant donc ça va avoisiner 60 milliards. Pour l'UNEDIC ça va représenter un déficit là de 25,7 milliards là à fin 2020. Or, ils anticipaient avant la crise du Covid ils avaient dit notre déficit ce sera à peu près 1 milliard. Oui, on se dirigeait vers un équilibre. Et là, on va replonger.

Et là, on replonge mais alors grand plongeon et la dette de l'UNEDIC parce qu'il y a une dette ça va grimper à 63 milliards de dollars. Pourquoi ? Parce que l'UNEDIC finance à 50% le dispositif de chômage partiel l'augmentation des dépenses d'allocations chômage les reports de cotisation. Alors, une dette de l'UNEDIC qui va donc s'accroître parce qu'elle indemnise plus et surtout elle engrange beaucoup moins de recettes. Mais oui, c'est ça. Le problème, c'est ça. Il faut savoir que l'assurance chômage c'est traditionnellement le 4 fois plus impacté pour ses finances parce qu'à la fois ils dépensent il faut donner les cotisations et derrière ils récupèrent de l'argent.

Or là, s'ils ne récupèrent pas cette recette et bien ils vont justement ça va accroître ce déficit. Alors pour se financer l'UNEDIC a dû procéder à 2 émissions. ils ont levé 8 milliards d'euros et puis bon il y a quelques recettes mais les recettes vont être en baisse de moins 16% et là ils ne vont récolter que 33 milliards. On va trouver des solutions. Il va falloir trouver des solutions et d'ailleurs voilà donc les deux problèmes majeurs c'est quand même ces 900 000 emplois détruits et puis derrière c'est la dette de l'UNEDIC qui se creuse et comment rembourser et qui remboursera. Oui et puis ça pose des questions sur le dispositif de chômage partiel jusqu'à quand on va pouvoir tenir.

Bien c'est un peu pour ça peut-être que Gérald Darmanin un peu vite un peu vite lundi matin a lancé un pavé dans la mare il a été repris dans la journée très vite par Muriel Pénicaud il a parlé de 60% d'indemnisation du chômage partiel mais bon finalement on reste au même chiffre pour le 1er juillet.

Bien merci 8h28 merci nous sommes merci à toutes celles et ceux qui sont avec nous le matin c'est un vrai plaisir de réaliser cette émission Nadine Morano qu'on n'a pas entendu depuis bien longtemps et notre invitée vous savez qu'elle est députée européenne Nadine Morano on va parler d'Europe parce qu'il y a aujourd'hui le grand plan de soutien à l'économie grand plan européen puis je vais lui parler de l'affaire Fillon je vais lui parler de De Gaulle je vais lui parler de Marine Le Pen je vais faire beaucoup de sujets à tout de suite 8h29 sur RMC et BFM TV

22:00
Présentateur

RMC Bourdin Direct RMC Bourdin Direct

22:05
Invité

Jean-Jacques Bourdin Nadine Morano bonjour

22:12
Locuteur non identifié

bonjour

22:13
Invité

député européen vous êtes rare sur les plateaux télé je viens vous dites ça mais non mais c'est vrai non mais je sais pas enfin bon d'accord invitez-moi plus souvent

22:22
Locuteur non identifié

bon allez

22:24
Invité

on va commencer avec l'affaire Fillon j'avais envie d'en parler vous avez vu ce qui s'est passé la magistrate en charge de l'enquête affirme avoir subi des pressions pour ouvrir une information judiciaire pression du procureur général Eliane Oulette qui dirigeait le parquet financier nommé par François Hollande nommé par François Hollande a d'abord résisté évoquant la nécessité d'avoir plus d'éléments puis Eliane Oulette a ouvert l'information judiciaire le 24 février 2017 finalement elle a dit aussi qu'elle était persuadée qu'elle avait suffisamment d'éléments pour le faire quelle réaction ? est-ce que vous pensez

22:57
Locuteur non identifié

je ne suis même pas consternée

22:59
Invité

est-ce que vous pensez que le pouvoir à l'époque a volé l'élection à François Fillon

23:03
Locuteur non identifié

oui mais on n'a pas arrêté de le dire M. Bourdin donc il faut reprendre un petit peu nos déclarations à ce moment-là on a bien vu cette célérité de la justice du parquet national financier qui sur la base d'un article du Canard Enchaîné s'autosaisit avec une rapidité incroyable et voilà en fait le parquet national financier était devenu un bras armé politique pour aller on va dire assassiner politiquement notre candidat cette élection elle a été considérée comme imperdable imperdable donc il fallait bien opérer d'une manière un peu plus violente François Fillon

23:43
Invité

l'a perdu aussi de sa faute en partie quand même non ?

23:47
Locuteur non identifié

je pense que sa communication n'a pas été très bonne en la matière mais je crois aussi que les faits le démontrent il y a eu des pressions elle le dit bon c'est dommage qu'elle le dise que maintenant mais on n'est pas dupe personne n'est dupe donc François Fillon a été d'ailleurs médiatiquement condamné c'est ce qui était profondément scandaleux il y a eu un jugement médiatique donc il était dans un piège dans une espèce de souricière c'était absolument dramatique et pour la première fois de la Ve République la droite n'a pas eu de candidat au second tour de l'élection présidentielle ce qui est oui c'est une opération

24:24
Invité

ça va peut-être vous arriver en 2022 aussi que la droite n'est pas de candidat je ne sais pas au second tour de la présidentielle vous avez tiens la droite qui est en pleine recomposition non je ne sais pas parce que j'ai entendu hier Robert Ménard qui était à votre place nous dire que Marine Le Pen ne serait pas élue en 2022 vous êtes d'accord d'ailleurs ?

24:43
Locuteur non identifié

oui je pense que Marine Le Pen n'a aucune chance d'être élue présidente de la République mais pourquoi ? pourquoi dites-vous tout cela ? mais pourquoi ? parce qu'elle incarne encore le ras-le-bol elle incarne la contestation elle n'incarne pas une forme de proposition crédible c'est une réalité d'ailleurs Robert Ménard le disait à votre micro hier son programme économique est une hérésie la retraite à 60 ans tout ce qu'elle est mais elle est l'anti-construction pour la France pour son avenir on ne peut pas mettre entre les mains de Marine Le Pen l'avenir de la France c'est pas possible c'est même pas crédible

25:21
Invité

Robert Ménard rappelait justement un autre rassemblement avec d'autres personnalités avec la droite avec certains des républicains vous seriez prêt à travailler avec lui ?

25:31
Locuteur non identifié

on se parle régulièrement pour rien vous cacher on s'est même appelé hier après son intervention ?

oui parce que moi je lui ai dit que j'avais une analyse différente s'agissant des partis politiques parce que je pense que les partis politiques ont un rôle majeur contrairement à ce qu'il dit alors je comprends lui il appartient pas à un parti politique moi j'ai appartenu au rassemblement pour la République j'ai appartenu au RPR et maintenant chez les républicains nous avons une organisation territoriale de gens qui partagent nos convictions nos valeurs nos idées qui viennent dans notre parti politique qui travaillent dans nos fédérations départementales et aujourd'hui on représente dans les communes les plus gros bastions de la droite et le centre c'est nous qui les avons mais parce que nous sommes implantés nous avons des racines locales dans les territoires et puis notre ADN c'est le gaullisme j'allais en parler notre ADN nous c'est le gaullisme donc franchement

26:24
Invité

Robert Ménard qui n'est pas particulièrement gaulliste

26:27
Locuteur non identifié

oui mais moi oui c'est le début de mon engagement politique

26:31
Invité

vous pourriez créer un grand rassemblement

26:35
Locuteur non identifié

maintenant il faut construire l'avenir

26:35
Invité

il faut construire l'avenir 2022 approche

26:38
Locuteur non identifié

oui mais 2022 approche et puis vous savez quand j'entends sur les plateaux télé la première opposition la force d'opposition c'est Marine Le Pen mais enfin c'est excusez-moi la réalité c'est que le nombre de parlementaires de députés qui incarnent l'opposition la vraie opposition ce sont les républicains nous avons plus de 100 députés plus nos sénateurs plus les députés européens c'est une force parlementaire qui nous pose de fait comme la première force d'opposition et puis sur notre territoire

27:07
Invité

mais pourquoi est-ce que les français ne le voient pas ne le sentent pas parce que vous n'existez pas suffisamment parce que vous n'avez pas de leader vous avez un leader qui est votre leader aujourd'hui qui serait votre candidat en 2022 tiens aujourd'hui

27:18
Locuteur non identifié

vous le connaissez vous l'avez rappelé tout à l'heure nous avons subi une très lourde défaite électorale de ça il a fallu se reconstruire se reconstruire nous faisons par nos territoires puisque encore une fois le premier tour des élections municipales ont démontré notre force

27:36
Invité

vous allez perdre peut-être Marseille vous allez peut-être on verra on verra pour l'instant

27:41
Locuteur non identifié

nous sommes en position de force partout dans les territoires et c'est ça qui est important peut-être Toulouse

27:48
Invité

nous verrons

27:48
Locuteur non identifié

non mais oui

27:49
Invité

on verra

27:50
Locuteur non identifié

on verra mais simplement déjà rien que le premier tour nous démontre que nous sommes encore en force sur l'ensemble des communes de France où nous avions nos candidats et sans compter toutes les communes que nous avons gagnées au premier tour donc de mémoire on est à 56% des villes de plus de 9000 habitants donc il faut quand même regarder ce que sont les républicains nous on est un parti de gouvernement on n'est pas un parti contestataire on n'a pas vocation à se fourvoyer dans la démagogie dans des propositions qui ne sont pas réalistes dans des propositions qui vont endetter le pays qui ne prépareront pas l'avenir pour nos enfants c'est pas ça nous et la réalité c'est que nous devons occuper justement cette voie centrale pour l'alternance pour la France alors oui pour l'instant c'est vrai vous avez raison même si nous sommes en ordre de bataille nous n'avons pas d'incarnation présidentielle et pour ne rien vous cacher ça nous affaiblit un peu donc je suis pressée d'avoir vous avez une idée ?

vous avez une idée ? il faut nous donner encore un peu de temps d'abord nous allons pas

28:50
Invité

est-ce que vous voyez à l'horizon poindre le visage de votre candidat ou votre candidate un homme ou une femme

28:59
Locuteur non identifié

notre force aussi c'est que nous avons beaucoup de personnalités de talent dans notre famille politique et de personnalités d'expérience parce que ça aussi ça compte parce qu'on nous a fait un nouveau monde on clique sur internet et on pose sa candidature pour être député c'est pas ça la vie politique il faut de l'expérience il faut des convictions profondes il faut une vision pour la France c'est tout ça aussi être candidat des élections

29:22
Invité

il faut être gaulliste votre candidat devrait être gaulliste enfin je dis gaulliste parce que tout le monde tout le monde se revendique du gaullisme aujourd'hui

29:30
Locuteur non identifié

oui mais être gaulliste ça veut dire quoi ? c'est d'abord un message c'est d'abord c'est être aussi décolonisateur non mais hier hier on a fêté hier on a fêté l'appel du 18 juin oui et cet appel c'était quoi ? c'était un appel à la résistance c'est le contraire de ce que fait M. Castaner et de M.

Macron qui eux mettent un pied un genou à terre genou à terre moi quand je l'ai entendu chez vous Christophe Castaner heureusement que j'étais assise parce que sinon je serais tombée de l'armoire voilà quelqu'un qui est ministre de l'intérieur et qui a toléré une manifestation illégale c'est le contraire du gaullisme le gaullisme c'est l'ordre c'est l'autorité de l'état c'est l'indépendance c'est la police

30:09
Invité

la manifestation de soutien à Adama Traoré c'est ça

30:12
Locuteur non identifié

mais c'est scandaleux vous vous rendez compte

30:14
Invité

vous l'auriez interdit de vous ?

30:16
Locuteur non identifié

bien sûr que je l'aurai alors il faut savoir où nous sommes en crise sanitaire et les rassemblements publics de plus de 10 personnes sont interdits où ça n'est pas interdit et vous permettez les manifestations d'ailleurs vous aurez constaté que le préfet de police a fait un article 40 pour dénoncer justement cette manifestation illégale contrairement à son ministre de l'intérieur donc complètement porte à foi avec le ministre de l'intérieur

30:40
Invité

vous aimez bien le préfet de police

30:41
Locuteur non identifié

moi j'aime l'autorité j'aime l'ordre et moi je ne supporte plus ce qu'on voit aujourd'hui alors ces minorités tyranniques là qui veulent venir débouler des statuts parce qu'il y a eu un fait très grave aux Etats-Unis vouloir calquer ce qui s'est passé aux Etats-Unis en France je trouve ça scandaleux parce que la manifestation de soutien à Adama Traoré l'affaire Traoré n'a rien de racial monsieur Bourdin mais rien rien elle n'a rien de racial d'ailleurs comme vous le savez deux gendarmes qui ont procédé à son arrestation sont entiers on est dans une affaire judiciaire et dans un acte politique d'une espèce de minorité tyrannique qui veut faire pression là encore sur la justice et vous avez un ministre de l'intérieur qui de fait s'est positionné du côté des délinquants et n'a pas soutenu ce qui aurait dû être son devoir et le respect de sa fonction ces hommes il aurait dû soutenir la police les gendarmes et même les policiers municipaux l'ensemble de nos forces de sécurité et aujourd'hui il les a désarmés moralement

31:44
Invité

vous avez trouvé une cible de tout ça c'est Christophe Castaner non non c'est même pas ma cible moi c'est même pas ma cible Christophe Castaner

31:49
Locuteur non identifié

je fais un constat mais je vais vous dire la réelle cible aujourd'hui c'est Emmanuel Macron monsieur Bourdin quand monsieur Macron le président de la république vient faire une déclaration télévisée et qu'il dit son respect aux forces de l'ordre la reconnaissance de la nation force de l'ordre ce sont des mots les actes auraient mérité qu'il dénette monsieur Castaner de ses fonctions on ne peut pas dire qu'on va tolérer une manifestation interdite il n'y a plus d'ordre on ne peut pas dire que sous soupçon avéré de racisme on prend des mesures de sanctions qu'est-ce que ça veut dire tout ça est contraire à la mission à la fonction du ministre de l'intérieur couvert par le président de la république je suis désolée c'est le président de la république aujourd'hui qui est le chef de l'état et bien le chef de l'état n'est pas à la hauteur

32:34
Invité

on n'accepte ni la capitulation ni la servitude disait Charles de Gaulle il parlait aussi

32:40
Locuteur non identifié

de bon sens et d'honneur le général de Gaulle voyez-vous aujourd'hui voyez-vous aujourd'hui du bon sens dans les politiques qui sont menées

32:48
Invité

Emmanuel Macron a perdu son honneur

32:49
Locuteur non identifié

non enfin il a profondément affaibli à France franchement monsieur Bourdin il a profondément affaibli à France je ne parle même pas du spectacle de la fête de la musique à l'Elysée rappelez-vous c'était pitoyable l'image de la France sa force sur la scène internationale sa force aussi d'un point de vue économique la France est très affaiblie comme vous le voyez on va entrer à ce conseil européen extrêmement affaibli

33:16
Invité

je vais en parler important aujourd'hui

33:18
Locuteur non identifié

oui c'est très important

33:19
Invité

Nadine Morano quelques mots encore sur De Gaulle Marine Le Pen est gaulliste Jean-Luc Mélenchon est gaulliste tout le monde est gaulliste il n'y a plus d'égaulliste

33:28
Locuteur non identifié

elle a fait une faute majeure elle aurait dû s'abstenir d'abord elle y va la veille le jour de la capitulation d'un point de vue historique et elle s'impose alors que chacun sait que les racines du front national se sont se sont faites sur l'antigaullisme ne sont pas des gaullistes ce sont des antigaullistes et pendant toute sa carrière Marine Le Pen a accompagné son père alors après si elle avait voulu changer de braquet politique dans ce cas là elle créait un autre mouvement politique elle se construisait une autre vision de la France mais elle ne peut pas se réclamer du gaullisme quand j'ai entendu dire il n'y a pas de parti politique de filiation au général de Gaulle pardon le RPR et le parti de filiation à cette époque là dans lequel moi je suis rentrée puisque nous sommes de la même génération à peu près avec Marine Le Pen elle oublie ça elle oublie le RPF elle oublie le RPR elle oublie l'UMP elle oublie les républicains ça la dérange mais la réalité c'est que la filiation gaulliste c'est nous

34:29
Invité

alors Marine Le Pen demande un moratoire sur l'immigration c'est possible ça ? un moratoire sur l'immigration ?

34:36
Locuteur non identifié

moi je crois tout simplement mais moi je le dis j'attends pas Marine Le Pen pour parler des questions migratoires comme vous le savez on voit que aujourd'hui on a une immigration beaucoup trop importante une intégration défaillante et quand l'ensemble de nos compatriotes voit sur les plateaux télé ce qu'ils ont vu à Dijon ou ailleurs je crois que ça n'est plus possible il faut limiter massivement l'immigration dans notre pays il faut renvoyer chez eux tous ceux qui sont en situation illégale il faut renvoyer les demandeurs d'asile qui commettent des délits et des crimes chez nous voilà je veux dire il faut une politique de fermeté difficile de renvoyer des demandeurs d'asile

35:18
Invité

difficile

35:19
Locuteur non identifié

quand ils sont demandeurs d'asile et qu'ils commettent un délit difficile d'expulser

35:24
Invité

difficile d'expulser des réfugiés Nadine Morano

35:27
Locuteur non identifié

parce que j'entends ça ici ou là mais la convention de Genève existe quand ils n'ont pas obtenu le statut de réfugié vous savez

35:37
Invité

quand on est réfugié je ne parle pas de ceux qui ne l'ont pas obtenu je parle des réfugiés Nadine Morano parce que j'ai entendu dire il faut renvoyer les réfugiés mais ce n'est pas possible

35:46
Locuteur non identifié

non mais monsieur Bourdin on a une législation comme vous le savez bon il faut voir que tous ceux enfin ceux il y a une très grosse partie de ceux qui sont en situation illégale déboutés du droit d'asile donc déboutés du droit d'asile ils doivent être reconduits chez eux et comme vous le savez c'est à peine un tiers de gens qui ont été déboutés du droit d'asile qu'on renvoie chez eux donc en fait vous savez très bien que la reconduite ne fonctionne pas voilà moi j'ai été dans un centre de rétention administrative je peux vous dire que même les personnels qui y travaillent sont atterrés parce que ceux qui sont là qui devraient être renvoyés chez eux parce qu'ils sont justement en centre de rétention administrative pour pouvoir être renvoyés chez eux quand ils n'obtiennent pas l'autorisation du pays d'origine pour repartir le laisser passer consulaire et bien on ne les renvoie pas et au bout du délai quand le délai est fini on les fait ressortir du centre de rétention administrative c'est une catastrophe

36:44
Invité

Nadine Morano on parle beaucoup de racisme en ce moment déboulonner des statues

36:49
Locuteur non identifié

il faut enlever le mot race du dictionnaire

36:52
Invité

vous mangez

36:53
Locuteur non identifié

vous mangez du riz

36:54
Invité

oui j'ai entendu

36:55
Locuteur non identifié

oui mais il faudrait peut-être aussi enlever le mot problème du dictionnaire comme ça peut-être qu'on en aurait pu

36:59
Invité

Nadine Morano vous mangez du riz Uncle Benz vous avez vu vous avez vu ce débat non ? vous n'avez pas vu le packaging qu'il jugeait raciste aux Etats-Unis

37:07
Locuteur non identifié

oui non mais moi quand j'ai vu qu'autant on emporte le vent était déprogrammé qu'est-ce que vous voulez moi j'ai adoré au temps de emporte le vent je l'ai regardé plusieurs fois et je pense que c'était un chef d'oeuvre est-ce que vous êtes favorable

37:20
Invité

à l'instauration de statistiques ethniques ?

37:23
Locuteur non identifié

je pense que ce serait intéressant de savoir oui moi je ne suis pas défavorable aux statistiques ethniques je ne suis pas défavorable voir un peu comment est composé notre pays qui arrive qui se retrouve en prison comment est composé notre population carcérale je pense que les français ont le droit de savoir

37:43
Invité

ce serait le seul objectif et non pas pour lutter contre les discriminations

37:47
Locuteur non identifié

lutter contre les discriminations elles existent elles existent

37:50
Invité

elles sont même en augmentation

37:52
Locuteur non identifié

d'après la ligue des droits de l'homme oui mais je ne pense pas que le racisme quand on parle de racisme qui est basé sur la couleur de peau on appartient tous à l'espèce humaine qu'on soit noir blanc qu'on soit blanc on est tous pareil on a les mêmes droits mais aussi on a les mêmes devoirs je crois que ce qui dérange surtout dans des pays qui subissent une immigration forcée on va dire forcée parce que les gens qui arrivent dans notre pays qui sont venus en demandant l'asile sans respecter les règles qui ne repartent pas les gens ne tolèrent plus cette immigration forcée et en même temps c'est des comportements que les gens ne tolèrent plus donc c'est pas un racisme de couleur de peau c'est plutôt un racisme qui correspond à un comportement de communauté et de culture qu'on veut nous apposer qui n'est pas la nôtre

38:43
Invité

justement il y a un rapport de la commission consultative des droits de l'homme qui dit que 45% des français pensent que l'islam est une menace pour l'identité de la France vous aussi ?

38:51
Locuteur non identifié

oui moi je pense que l'islamisme je pense pas que les musulmans

38:55
Invité

je vois l'islam je parle pas d'islamisme je veux faire la différence quand même

38:59
Locuteur non identifié

oui mais quand vous avez aujourd'hui moi j'ai beaucoup côtoyé des gens qui sont issus de l'immigration moi j'ai grandi dans un quartier populaire comme vous le savez et vous savez que dans un quartier populaire on a tendance à nous faire croire qu'il y a des gens issus de l'immigration mais il y a aussi des blonds aux yeux bleus qui sont dans ces quartiers populaires et je peux vous dire qu'à l'époque les populations immigrées y étaient minoritaires en termes de nombre après quand vous avez une population qui devient immigrée mais de manière beaucoup plus importante dans un quartier dans l'école où j'ai grandi maintenant où je suis allée quand j'étais

39:35
Invité

il y a aussi de la mixité beaucoup de mixité non non il y a beaucoup

39:37
Locuteur non identifié

il y a beaucoup de mamans voilées qui viennent chercher leurs enfants à l'école je suis allée constater par moi-même bon on voit qu'aujourd'hui il y a un basculement de population moi il n'y avait pas de mosquée dans mon temps dans mon quartier maintenant il y en a deux et en revanche l'église la vierge des pauvres il y a quasi plus de fidèles qui y va donc quand il doit y avoir une religion puisque nous sommes dans un état laïque la république est laïque je crois que chacun doit pratiquer sa religion dans le respect de nos lois de nos lois et c'est en cela que l'islam est considéré comme une menace quand vous voyez l'islamisme et les radicaux islamistes vouloir imposer leurs règles et leurs lois Nadine Morano dans les quartiers populaires

40:19
Invité

Manuel Valls dit la guerre entre races risque de remplacer ou va remplacer la lutte des classes vous êtes d'accord ?

40:26
Locuteur non identifié

je crois qu'il a oui il n'a pas tort il n'a pas tort mais c'est une vérité quand vous avez aujourd'hui des tchétchènes qui combattent contre des maghrébins qui se retrouvent à la mosquée pour faire un pacte de non-agression excusez-moi mais dans quel pays on vit ?

mais moi j'en ai ras-le-bol de tout ça quand j'entends les tchétchènes nous dire ah bah oui mais nous on est venus défendre un jeune on doit respecter nos lois qu'est-ce que ça veut dire c'est pas une communauté contre une autre c'est la justice ici qui doit régner c'est l'autorité de l'état c'est l'ordre qu'est-ce que ça veut dire ces communautés qui viennent se bagarrer chez nous moi je veux pas d'une libanisation de la France quand j'entends ah bah oui mais on veut déboulonner les statuts parce que vous comprenez nous français issus de l'immigration qu'est-ce que ça veut dire français issus de l'immigration quand on est français on est français

41:16
Invité

on accepte beaucoup de ces tchétchènes sont devenus français

41:18
Locuteur non identifié

on accepte quand on veut venir en France et quand on veut devenir français et quand on est devenu français et bien on accepte notre culture on accepte nos lois on accepte notre histoire avec parce que si on est pas content on prend ses valises et on s'en va

41:31
Invité

c'est clair alors je terminerai sur l'Union Européenne plan de relance 750 milliards d'euros est-ce qu'il faut vraiment mutualiser les dettes ?

41:41
Locuteur non identifié

écoutez je suis assez sceptique sur la proposition qui nous est faite par la commission on va voir il va y avoir des discussions qui vont être

41:49
Invité

mais j'ai même vu que le parlement demandait 2000 milliards

41:52
Locuteur non identifié

alors bon non mais ce qu'il faut voir la proposition qui sera faite qui va être examinée la proposition de la commission va être examinée par les états membres d'abord tout le monde n'entre pas dans cet examen avec l'esprit fait de la même manière c'est à dire que l'Allemagne entre dans cette post-crise Covid avec beaucoup plus d'atouts économiques 750 milliards

42:18
Invité

faut-il oui ou non mutualiser la dette

42:19
Locuteur non identifié

750 milliards dont 500 milliards de subventions 250 milliards d'emprunts qui remboursent quand comment et beaucoup de pays ce qu'on appelle les pays frugaux c'est à dire ceux qui savent bien gérer ont vraiment des réserves parce qu'ils veulent savoir nous on serait le troisième pays qui bénéficierait de ces subventions mais c'est bien oui non mais c'est bien mais il faut savoir qui paye et comment donc tout ça n'est pas encore très clair moi je crois qu'il faut évidemment qu'on soit solidaires ensemble il faut voir maintenant les modalités pas trop d'endettement je vous le dis parce que s'il faut payer pour les autres on n'est pas sortis parce que nous on est quand même très mal barrés quand vous voyez nos résultats au premier trimestre s'agissant du PIB c'est nous qui sommes un des pays les plus touchés avec moins 5,8 du produit intérieur brut en moins alors que l'Espagne est à moins 5,2 et l'Italie est à moins 4,7 l'Allemagne elle part avec les rangs beaucoup plus solides

43:15
Invité

merci Nadine Morano d'être venue nous voir il est 8h55 RMC et BFM TV

43:21
Locuteur non identifié

RMC