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ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 21 juin 2025 12 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & international

Israël-Iran : Emmanuel Macron a-t-il raison de jouer la carte des négociations avec le régime ira

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Faudrait qu'on revienne un instant sur Emmanuel Macron, sa position dans ce conflit entre Israël et et l'Iran. Que se passe-t-il ce soir ? Alors, le président iranien sonné la fin de la récréation en disant "Alors, écoutez, c'est simple, je mes activités nucléaires vont continuer.

Voilà, queles que soient les circonstances peut-être présompteux." Ah ben c'est ce qu'il a déclaré. Voilà.

Donc si vous voulez les les c'est vrai que l'initiative européenne de ramener Teran à la table des négociations, ça n'arrivera pas. ne négocie pas et avec qui négocier ? Emmanuel Macron effectivement l' annoncé cet après-midi mais enfin la réponse enfin c'est évidemment pas la réponse du président iranien Emmanuel Macron.

On est bien d'accord mais ce que dit ce soir le président iranien est une réponse en substance il n'y aura pas de négociation. Emmanuel Macron est un peu piisé poigné dans cette affaire. Non.

Est-ce que c'est aussi une réponse à Trump parce que Trump était aussi sur une ligne au départ au départ c'est lui qui lance les négociations avec le régime iranien et donc sa démarche était de d'éviter une intervention militaire. On saura jamais si Netaniaou lui a un peu forcé la main ou est passé un peu en force ou bien si tout ça s'est fait de parfaite intelligence entre les deux. Mais il était sur une ligne de négociation et là je trouve que le notre brave cri guide suprême, ce brave homme euh avec je précise.

Oui oui bien sûr. Non non au cas où. Oui je crois pas que Philippe Guer soit un adepte.

Non non, je confirme, je confirme. Euh et bien présompteux parce que avec un discours comme ça, il n'arrêtera pas vraiment Netaniaou. Non mais c'est un discours guerrier.

C'est un discours extrêmement guerrier, provocateur. Donald Trump on voit quand même des bombardiers dans le Pacifique. On sait pas quelle est la position de Donald Trump qui veut absolument qu'il n'aime pas les conflits, qui n'aime pas les guerres.

Mais ça peut être une réponse en tout cas une mise en garde. C'est intéressant de voir la différence entre les deux parce qu'il y a beaucoup de gens reprochent à Emmanuel Macron de vouloir euh négocier sans voir que c'est exactement en effet le positionnement de Donald Trump jusqu'à aujourd'hui puisquil se donne de semaines pour voir comment il il agit. On sait qu'il y a des tensions évidemment internes aux États-Unis et Donald Trump ayant été élu précisément pour ne pas faire ce qu'il pourrait s'apprêter à faire, c'est-à-dire une guerre extérieure aux États-Unis.

Donc on sait qu'il y a de très fortes tensions et résistances en interne parce que il avait lui-même des mots extrêmement durs sur toutes ses aventures guerrières américaines à l'étranger. Mais simplement la question qui se pose, moi c'est pas tellement le fait de chercher à négocier en diplomatie et par un mal en soi. Évidemment pas.

Euh simplement la question est de savoir quels sont les moyens de négociation d'Emmanuel Macron. C'est ça évidemment que la question qui se pose aujourd'hui et qu'on se pose tous et même d'ailleurs ben justement même au niveau européen d'ailleurs, on le voit. Oui oui pas que Emmanuel Macron hein, c'est pas c'est pas particulièrement Emmanuel Macron.

Maintenant ce qui serait intéressant de voir parce que le guide suprême répond sur le terrain qui est le sien depuis 25 ans de négociation parce queon pas commencé les négociations la semaine dernière Donald Trump avait dit il y a 60 et quelques jours. Du coup on vous donne 60 jours pour venir à la table des négociations. Israël a frappé le 61e jour.

Donc à la fin de cette période de l'attente évidemment alors je sais pas s'il y a eu un bras de fer entre Netaniao et Trump mais c'est sûr qu'il y a eu l'aval de Trump en tout cas. euh pour euh pour y aller. D'ailleurs, il a montré euh sa bonne volonté, on va dire, dans dans l'attaque menée par les par les par Israël.

Simplement d'abord un, qu'est-ce qu'on veut négocier de sur le terrain euh du nucléaire ? Est-ce que il y a le terrain politique aussi ? En fait, il y a des buts de guerre qui sont très différents selon les intervenants.

Israël a été très clair, enfin Netaniaahu a été très clair. Il y a le but euh premier qui est de détruire le nucléaire, en tout cas de retarder euh le développement du nucléaire aujourd'hui en Iran. Et le deuxième but qui est désormais euh très clair, c'est celui du changement de régime.

Emmanuel Macron accepte le premier but, refuse le second. Et par ailleurs, on a vu dans la diplomatie française, enfin le Sébastien Lecnue en a parlé, Jean-Noël Barreau, Emmanuel Macron lui-même, euh disant euh même des bombardements sur les sites nucléaires ne règleront pas le problème. Pourquoi ?

Parce que en effet l'Iran est un pays qui regorge de ressources humaines très compétentes sur la question nucléaire et que et bon c'est un discours qu'on entend beaucoup chez eux. Vous pouvez les gens qui sont actuellement dans les dans les sous-sols, vous pouvez retarder le programme. Mais alors moi je sais pas je sais pas quel est l'état d'avancement exact, ce qu'ils ont, ce qu'ils ont pas, comment on pourra avancer, comment ils pourraient reprendre après un bombardement, j'en sais rien.

Mais en tout cas Ramy n'arrêtera pas de dire ça en effet. Maintenant avec qui négocier ? C'est la question que vous posiez.

C'est la plus intéressante parce que on négocie pas avec des terroristes. Charlotte Dornas. Non mais la question là en l'occur ennemi hein.

Si on veut négocier en fait en diplomatie non mais en diplomatie on ne négocie qu'avec des enfin je veux dire c'est la diplomatie n'a pas été créée pour parler à ses amis. Donc non mais bien sûr mais enfin elles sont des terroristes on est bien d'accord. Non, mais il y a il y a Oui, mais il y a un éme gouvernement c'est pas un gouvernement mais c'est d'ailleurs une question qui s'était posée hein de de classer le les Ayatolas comme mouvement terroriste.

Ça n'a jamais été fait parce que c'est très compliqué également j'imagine de le faire. Alors là, on rentre dans des détails juridiques, politiques, diplomatiques que je maîtrise pas nécessairement. Mais la question qui moi me semble intéressante, c'est que si euh quand Amény fait une déclaration pareille, Donald Trump ou Emmanuel Macron d'ailleurs voit bien que c'est pas euh un terrain de négociation qu'il est en train d'installer Ramene, ça c'est sûr et certain.

Mais il y a-t-il d'autres gens en Iran, voire même au sein du gouvernement avec qui il est possible de négocier ? Il y a un indice qui est un peu signe d'espoir, j'ai envie de dire, pour les Iraniens en premier évidemment pour Israël et pour toute la région et voire même le reste du monde. tous ceux qui voudraient la chute des Molas, c'est que si Israël a pu pénétrer au niveau du renseignement de manière aussi stupéfiante en Iran, c'est que c'est un régime extrêmement corrompu parce que pour avoir autant de renseignement, ça veut dire qu'il y a des gens avec qui il est possible de négocier pour les retourner au cœur même du système.

Évidemment, quand vous êtes à la tête d'une puissance comme les États-Unis, mais même en Europe ou voir en France, c'est une donnée qui me semble pas complètement absurde de prendre en compte. La seule chose, le seul problème qu'on a depuis quelques temps, pardon après j'arrête de parler, mais le seul problème qu'on a depuis quelques temps, c'est qu'on voit la diplomatie se faire. On a vu la rencontre Zelinski Trump, tout est en mondo vision et on nous fait des déclarations par-ci parl elles ne sont évidemment que parcellaires, mais nous on a l'impression d'avoir toutes les données du puzzle.

Évidemment qu'on les a pas. Mais comme il parle toute la journée, on a l'impression de les avoir. Donc on est un peu perdu là dans dans cette dans ce moment.

On se dit Trump attend mais il attend quoi ? Parce qu'on a l'impression de savoir. Évidemment, on ne sait pas.

Et Emmanuel Macron mis le tout ça, on a évidemment le sentiment que l'Europe est surtout absente en l'occurrence des négociations entre les puissants. Non mais c'est exactement ça. Il faut dire les choses.

Bien sûr Charles Dornellaas raison. L'Europe ne pèse non mais alors si je peux pas grand chose négociation. C'est vrai que l'Europe les pays européens ne pèsent pas grand-chose.

Ils avaient pesé en 2015 lors de du premier accord euh où à l'époque d'Obama où ils avaient fait pression dans la négociation. C'est Trump qui a rompu cet accord. Alors qu'à l'époque quand même l'agence du nucléaire pendant les 2 ans qu'on suivit avait constaté qu'il y avait pas d'aggravation de de la situation nucléaire en Iran et Trump avait rompu pour des raisons de politique intérieure hein surtout hein par rapport à Obama son prédécesseur.

Et donc là c'est Trump qui a voulu reprendre l'initiative en direct puisque Trump est toujours contre le multilatéral. Donc il n'a pas du tout associé les Européens. Et donc de fait aujourd'hui les pays européens que ça soit la France, la Grande-Bretagne ou l'Allemagne, on est quand même principalement commentateur.

Alors on peut essayer de se glisser un peu comme entre l'Ukraine et la Russie et les États-Unis, mais Trump est dans une logique solitaire bilatérale et donc il ne laisse pas beaucoup de place à l'Europe. C'est très difficile pour l'Europe honnêtement pour la diplomatie de la France ou de la Grande-Bretagne ou de l'Allemagne ou des autres pays européens. Aujourd'hui le positionnement n'est pas du tout évident.

C'est sils veulent tenter des tracteurs euh ils ne peuvent à mon avis tenir que le discours qu'ils tiennent là. Oui. Donc euh l'Europe ne peut pas ne peut que subir avec un élément quand même qui est que non seulement il y a les ce que rappelait Charlotte sur les engagements de Trump en campagne électorale, mais il y a aussi quand même une dimension qui est que si les Américains finissent par envoyer cette fameuse bonde GLU euh de B je crois si jamais ça arrive on part dans un conflit généralisé là.

Bah il y a eu cette question à VO exactement Pascal ce que je dire c'est que font que font la Chine et que font la que fait que fait la Chine et que fait la Russie ? La Russie on peut penser qu'ils sont bien occupés euh sur le front ukrainien, mais la Chine, est-ce qu'elle laisse les États-Unis euh contribuer au renversement d'un régime ? Euh c'est une vraie question quand même.

Avec qui elle a des intérêts ? Parce que ce qui est ce qui est très intéressant dans en effet dans le l'implication des grandes puissances, c'est que c'est aussi une région du monde, vous savez, on parle beaucoup ces derniers temps, de est-ce que il est raisonnable ou pas en toute chose de comparer la situation actuellement en Iran, à ce qui s'était passé en Irak en 2003, à ce qui s'est passé en Libye, en Afghanistan. En fait, c'est une guerre de plus, on va dire, parce que ce qui s'est passé en Afghanistan, en Libye ou en Irak, c'est peut-être ce qui s'est passé avec la révolution islamique en Iran en réalité.

Donc là, c'est la guerre d'après qui se profile. En revanche, il y a quelque chose qui est comparable, c'est comment le peuple iranien va supporter que son pays devienne le terrain de jeu des puissances du monde entier. C'est ça le risque.

Et là, il peut y avoir un retournement de situation auquel personne ne s'attend parce qu'on se dit aujourd'hui formidable, les Iraniens seront libérés des molas. Mais attention, attention à la manière dont c'est fait, attention aux conséquences parce que l'Iran est un pays homogène religieusement mais pas ethniquement. Non, loin de Donc il y a évidemment un risque de de fracturation qu'on a vu en Irak, qu'on voit euh se profiler en Syrie donc il y a il y a énormément de données.

C'est une région évidemment compliquée, ça c'est pas nouveau. Euh mais il y a il y a des imbrications de puissance qui font de cette région leur terrain de jeu depuis quand même quelques années et au qui désespère absolument les populations avec des conséquences qui peuvent être absolument désastreuses. Et là, je pense qu'il y a une comparaison possible avec les guerres anciennes.

Comparaison évidemment qui n'est pas en tout point la même chose. L'Iran est un pays différent de l'Irak évidemment, les populations sont différentes. Le le ressort politique est différent également et par ailleurs même les gouvernements en place et la volonté de changement de régime ne s'adresse pas au même gouvernement non plus.

Mais il y a des similitudes quand même qu'il faut regarder avec prudence. J'ajoute un point très court, c'est qu'on ne sait pas exactement euh comment la population ressent ses bombardements. On a des échos, il y a un papier dans le monde cet après-midi.

Il y a très peu d'Aniens qui arrivent à communiquer avec internet. Donc c'est c'est impossible. C'est alors il y a des moyens de contour.

Moi, j'ai tenté plusieurs fois. Ça fait quand même deux semaines que je suis sur le dossier Philippe Gibert tous les jours, j'étais avir on ne peut pas les ir qui était dans le mouvement justement des femmes qui une opposante au régime et qui dit la population vit les bombardements parce que comme ils ne sont pas prévenus des bombardements bah vous l'avez dit tout à l'heure, il y a 400 morts, c'est pas que des militaires hein. Et donc la population civile commence à souffrir.

C'est norm mais c'est épouvantable pour population civile. Je répète la même chose. Le régime n'a rien fait pour les protéger.

Oui, mais ils peuvent se retourner contre Israël et à force contre les États-Unis dire 80 % des Ianiens sont contre le régime ce qui est vrai. Quand vous prenez des bombes sur la figure et que vous avez des morts et des blessés, et ben votre point de vue finit par changer.