Canicule : plusieurs régions en alerte rouge dimanche ? - 19/06
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
On va regarder ce qui s'est passé avant de poursuivre ce débat en plateau, ce qui s'est passé tout au long de la journée, puisque toutes nos équipes étaient sur le terrain. Regardez ce sujet avec ces images compilées et commentées par Pierre Desmit. C'est au petit matin que ces couvreurs ont débuté leur chantier. Plus de 36 degrés prévus cet après-midi dans les échafaudages de Tours. Et pour manier certains matériaux, mieux vaut organiser sa journée.
On fait des postes fraîcheurs, on boit beaucoup d'eau. On a commencé à 5h30 pour terminer vers midi et demi. Avec les chaleurs, c'est compliqué. L'après-midi, c'est pas de noble, l'ardoise est trop chaude. Même pour nous, c'est compliqué. Ça peut monter à 60, 70 degrés en plein soleil.
Une canicule qui pourrait dépasser celle de 2003 en intensité. La température moyenne du pays avait alors atteint les 29,4 degrés Celsius le 5 août 2003, contre 29,8 degrés Celsius selon les projections de Météo France sur la journée de lundi. Alors en prévision de cette chaleur exceptionnelle, les écoles aussi doivent s'adapter et optimiser le temps scolaire à défaut de maîtriser le climat. À ce jour, pour lundi, on a 784 écoles et collèges qui ont décidé soit d'être fermées pour 150 d'entre eux, soit d'aménager leurs horaires, c'est-à-dire d'être ouverts le matin mais fermés l'après-midi par exemple, pour le reste.
Le milieu scolaire souffre, tout comme le système de santé, habitué à une saturation rapide en cette période de l'année. À l'hôpital Cochin, les lits sont prêts, tout comme cette baignoire.
On met les glaçons et on installe le patient pour le refroidir de manière plus efficace.
Au-delà même du coup de chaleur, ce que va entraîner cette canicule et ce qu'on redoute, c'est une décompensation de maladies chroniques. Et donc ça, c'est le cœur de métier évidemment de l'hôpital et qui ne nécessite pas de traitement particulier de la chaleur, mais des conséquences qu'elle a eues sur, en particulier les patients les plus vulnérables, les patients âgés ou les patients qui sont porteurs de maladies chroniques. Météo France a d'ores et déjà prévenu que l'intensification attendue de la canicule en France pourrait se traduire par la mise en place du plus haut niveau d'alerte dans plusieurs départements.
Les dernières prévisions laissent envisager une aggravation du niveau de vigilance dès dimanche avec davantage de départements concernés par le niveau orange et d'autres qui pourraient basculer au niveau rouge.
Si cette vague de chaleur s'annonce comme l'une des plus marquantes de l'histoire française par son intensité, les prévisionnistes restent prudents quant à sa durée qui demeure pour l'instant difficile à évaluer. Anthony, il a fait très chaud évidemment aujourd'hui, il va continuer de faire très chaud tout le week-end, mais ce n'est rien à côté de ce qui nous attend en début de semaine prochaine. Il y a des modèles météo ce soir qui sont, disons-le, très inquiétants.
Et même presque irréels pour un mois de juin. On va évidemment y revenir. Très rapidement aujourd'hui, on a battu 24 records de chaleur. On ne va évidemment pas tout le dire. Je vous en donne simplement un. 35,7 degrés à l'Andre. Ça paraît peu quand on a par exemple relevé aujourd'hui 40,4 degrés, notamment dans l'Indre. Mais ce n'est qu'un début parce que regardez justement, vous découvrez donc à l'écran un modèle parmi plusieurs. Effectivement, en météorologie, les météorologues s'appuient sur plusieurs modèles. Celui que vous avez à l'écran, c'est le modèle GFS. C'est le modèle américain.
Alors ce modèle, il a parfois tendance à surchauffer, c'est-à-dire à surestimer un petit peu les températures. Pourquoi ? Parce que c'est un modèle d'échelle mondiale et qui prend moins facilement en compte le relief complexe qu'on a sur notre pays. Et ce relief, évidemment, il influence les températures.
Donc là, pardon ce qu'on voit pour bien, parce que c'est des petits chiffres, mais on voit 43 par exemple en Aquitaine.
Ça, ce sont justement les fameuses températures qui pourraient parfois être un petit peu surchauffées. Et ça pourrait atteindre 45 selon ce modèle, c'est ça ? On a effectivement, regardez, au moins 42 degrés. Alors c'est en blanc, le code couleur est un petit peu contre-intuitif, mais plus c'est blanc, plus c'est chaud. Et donc vous le voyez notamment sur la façade ouest de la Nouvelle-Aquitaine jusqu'à la Loire-Atlantique. On a des températures prévues par ce modèle à 42, 43 degrés. Ça reste effectivement un modèle. On en a un deuxième à vous montrer. Ça, c'est le modèle plus fiable, le modèle Icon. Pourquoi ce modèle, il est plus fiable ?
Parce que lui, justement, il prend en considération l'effet des reliefs sur nos températures. Et donc ce modèle, on le considère effectivement au niveau des températures comme relativement fiable. Eh bien, vous le voyez, c'est entièrement blanc. Ça veut dire que nous atteignons des températures sur ces régions qui sont en blanc, au moins de 41, 42 degrés. Mais j'attire votre attention. Ce que je vois, c'est 44. Exactement, vous venez de le relever, Dominique. C'est alors près de Limoges, près de Poitiers. On a un 44 degrés. C'est donc bien plus que ce que l'on anticipait il y a à peine quelques heures. Donc vous vous rendez compte à quel point, justement, la situation évolue.
Et malheureusement, pas dans le bon sens. Je précise simplement une chose. Ce sont des modèles. Nous sommes encore un petit peu loin. On est à plus de trois jours. Donc ça aura le temps de bouger. Ces modèles sont mis à jour quatre fois par jour. Mais en tout cas, vous le voyez, pour l'instant, deux modèles affirment que mardi, nous connaîtrons, sur une très large partie du territoire, pour plus de 9 millions de personnes, des températures au-delà des 42 degrés.
Au-delà des 42. Et je lisais, Gaëlle, aussi hier, qu'on atteignait à Paris les mêmes températures pendant ces épisodes de chaleur qu'on avait à un moment donné à Montpellier dans les années 80. Oui, on parle vraiment de tropicalisation de notre climat. Et cela, ça amène d'autres phénomènes. Alors, évidemment, des températures auxquelles on n'était pas habitués sous des latitudes aussi méridionales, donc là, au nord, septentrionales, pardon, plutôt au nord. Et en plus, avec ces températures-là, qui ne nous frappent pas uniquement l'été. On est dans l'émotion aujourd'hui, parce que c'est difficile physiologiquement.
Mais il faut imaginer aussi que nos hivers sont trop chauds et qu'on a des moustiques, on a des insectes, des insectes xylophages, qui ne survivaient pas à des hivers sous nos latitudes parisiennes. Vous confirmez que je me suis fait piquer trois fois cet hiver ? L'agence régionale de santé d'Île-de-France, en vigilance sur l'Aides albopicus, l'Aides égyptie, jusqu'au mois de novembre. Donc, c'est dire à quel point, oui, non seulement l'été, on arrive à ces températures que l'on a plus au sud, mais en plus, l'hiver, on a malheureusement ces conséquences aussi. Bruno Mégarbane, rappelons que ces températures prévues, elles le seront à l'ombre. À l'ombre, évidemment.
On imagine que ce sont des températures prévues, ce ne sont pas non plus des ressentis. On imagine que les organismes vont être mis à très rude épreuve. Quelles sont les priorités, les publics prioritaires, et quels sont les premiers signes qui doivent nous alarmer, puisqu'il va falloir faire attention à tous ceux qui nous entourent ? On va dire, lorsque la température extérieure augmente au-dessus de celle du corps, donc de 37 degrés, le corps doit faire un effort pour se débarrasser de l'excès de chaleur qui est produit à l'occasion, par exemple, d'un effort. Et donc, effectivement, tout cet effort qu'il doit faire, si on est jeune, en bonne santé, on peut le faire facilement.
À 44, 45 degrés, on peut le supporter ? On peut le supporter, évidemment, parce qu'on va adapter son activité. Mais pendant combien de temps ? Est-ce qu'il y a un seuil au-delà duquel on ne peut plus le supporter ? En fait, quelle que soit la température extérieure, le corps doit maintenir absolument sa température à 37 ? Mais évidemment, plus la température extérieure est élevée, et plus l'effort à faire est plus important. Et effectivement, à un moment, le corps ne peut plus le faire. Ce, d'autant plus que la personne est fragile, âgée, ne sait pas adapter son mode de vie à consommer de l'alcool ou des médicaments. À ce moment-là, cette adaptation ne se fait pas.
Et aussitôt, la température du corps va suivre la température extérieure. Et donc, on va avoir sa température corporelle montée au-delà de 40. Et effectivement, là, lorsque la température interne du corps est au-delà de certains chiffres, la durée de survie est limitée. Par exemple, à 43 degrés, vous pouvez survivre, 43 degrés de température corporelle, vous pouvez survivre 8 heures. À 46 degrés, une minute. On va partir à Toulouse. 46 degrés, une minute.
On va partir à Toulouse parce qu'entre la fête de la musique, évidemment, dimanche, qui pour l'instant est maintenue, et cette canicule qui s'aggrave, vous l'aurez compris, de jour en jour, voire d'heure en heure, le SAMU, Alexandre Noisette, s'attend à un week-end compliqué et bien chargé. C'est ça. Nous sommes au centre de secours, au centre de réception, pardon, des appels du SAMU de Haute-Garonne. Et ici, les téléphones n'arrêtent pas de sonner depuis le début de la journée. Je suis avec Vincent Boone, professeur et directeur du SAMU 31. Bonsoir. Est-ce que vous avez observé une recrudescence des appels depuis le début de cet épisode de canicule ?
Alors, on peut dire, effectivement, c'est vraiment une correction pour nous. Une journée normale, on a à peu près 1000 dossiers. Là, il n'est pas encore minuit. On est à 1400 dossiers. On va atteindre 1500 dossiers. Donc, vous voyez, c'est vraiment une très, très grosse augmentation. On n'est plus sur une augmentation de 50% des dossiers, très largement liée à la chaleur. Est-ce que vous pouvez m'expliquer, à partir du moment où vous recevez l'appel, qu'est-ce qu'il se passe ensuite ? Alors, l'idée, il y a des choses qui sont importantes quand on appelle le SAMU. D'abord, qui on est, pourquoi on appelle et où on est.
Très important, parce que si on envoyait des secours, bien sûr, il faut savoir, évidemment, où on les envoie. Ensuite, ce qui est important pour nous, c'est la gravité. Donc, on a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes qui nous ont appelées pour des phénomènes liés à la chaleur aujourd'hui. Des sportifs, malheureusement, les compétitions sportives n'ont pas été annulées. C'est dommage, mais vraiment, des gens qui ont des gros coups de chaud liés à la chaleur, des travailleurs.
Et là, surtout en soirée, des personnes âgées qui se retrouvent à ne plus pouvoir supporter les pics caniculaires, à s'étouffer, à nous appeler parce que vraiment, elles sont soit en détresse respiratoire, soit vraiment en déshydratation importante. Et enfin, très rapidement, quels sont les bons réflexes à adopter en cette période ? Alors, par ajouter du mal au mal, effectivement. Donc, moi, vraiment, je recommande déjà éviter pour les jeunes, si possible, les compétitions sportives en plein air, les efforts prolongés en plein air. Le bricolage sur les toits, ce n'est pas le moment. Il faut faire ça quand la température baisse.
Et puis après, des choses de bon sens, être attentif à ses aînés, très important. Aller les voir, proposer de l'eau, mettre en place des ventilateurs et bien sûr, aérer la nuit. Des choses très simples, en fait, mais qui éviteraient beaucoup d'engorgements aux urgences parce que derrière le SAMU, il y a les urgences. Là, on est sur des taux d'occupation des urgences de 200%. Ça veut dire qu'il y a autant de patients dans les couloirs que dans les boxes. Et ça annonce, ça augure d'un été très, très compliqué. Merci beaucoup et bon courage pour cette fin de soirée.
Des épisodes de forte chaleur qui deviennent de plus en plus récurrents et qui obligent les services de secours à se préparer davantage face à ces canicules et les conséquences du changement climatique. Alexandre Doisette en direct de Toulouse avec Clément Lopez. Colonel Jérôme Boulanger,
je rappelle que vous êtes porte-parole de la Sécurité civile. C'est vrai qu'il y a des petites polémiques qui montrent est-ce qu'il aurait fallu, par exemple, annuler toutes les manifestations sportives ? C'est vrai qu'on a vu qu'on est tous logés à la même enseigne. Il y a ce sportif qui a fait sa course sur une piste d'athlétisme qui a 30 ans, qui est décédé et qui avait commencé à s'entraîner dès le matin. Est-ce que vous vous dites qu'on devrait quand même pendant un certain temps, le temps de la canicule, arrêter toute manifestation sportive ?
L'avantage qu'on a en France, c'est qu'on a des territoires qui sont bien organisés avec des services de l'État qui sont bien organisés, qui anticipent. Alors, on ne les voit pas toujours travailler, mais je peux vous garantir pour les côtoyer au quotidien qu'ils travaillent, qu'ils anticipent, qu'ils préparent. Si nous passons en vigilance canicule rouge...
Ce qui pourrait être le cas demain, Eleonore, c'est ça ?
Les préfets seront dans l'obligation de déclencher ce qu'on appelle le centre opérationnel départemental. C'est une cellule de crise départementale qui permettra justement, outre d'avoir autour de la table tous les spécialistes, tous les services de l'État qui pourront aider l'autorité à prendre des bonnes décisions, mais permettront aussi de donner des infos aux populations au plus près des réalités de terrain et de prendre des décisions éventuelles quant à l'annulation ou au maintien en relation avec les organisateurs d'un certain nombre d'événements. Ce qui est bien, c'est que c'est le territoire sous l'autorité des maires qui joue un rôle important. On l'a vu là sur Douai.
Les préfets qui, au plus près du terrain, avec les spécialistes locaux, les services de l'État locaux, prendront des décisions au cas par cas en fonction des situations. On risque de passer, effectivement, on va passer, même, Eleonore, en alerte rouge puisque là, 60 départements sont en alerte orange. Une grande partie de la France va sans doute basculer en alerte rouge dès ?
Alors, ce sera annoncé demain pour dimanche. Disons que c'est très fortement pressenti. Après, c'est vraiment une procédure très particulière. Donc, on saura demain pour après-demain.
À partir de dimanche, dont Paris, notamment. On va retrouver Frédéric Fernandez à Paris où la ville se prépare. La ville a déjà très chaud et la capitale se prépare donc à passer en alerte rouge. Les parcs, notamment, ont été, à partir d'aujourd'hui, ouverts 24h sur 24. Effectivement, c'est une annonce faite par Emmanuel Grégoire aujourd'hui. Les parcs et jardins de la capitale, il y en a 550. Ils vont être ouverts donc 24h sur 24, jour et nuit, parce qu'il faut dire que la température est encore très élevée. Il est quasiment 23h. Il fait encore 28 degrés à Paris. L'ambiance est particulièrement étouffante.
Alors, vous voyez sur ces images, bien sûr, de Victor Leronard, il y a beaucoup de monde dans les parcs et jardins. Et puis, il y a tous ces Parisiens qui ont du mal à supporter la chaleur chez eux. C'est votre cas, Emma. Bonsoir. Racontez-nous, c'était indispensable ce soir de venir trouver un coin très cher.
Ça, c'est sûr, parce que mon appartement est à 18 mètres carrés. J'ai mes deux amis qui me rendent visite. Et donc, dans l'appartement qui est sur le cinquième étage, ce n'est pas possible ce soir. Ça, c'est sûr. Donc, oui, on va passer peut-être pas toute la nuit, d'ailleurs, mais on va quand même rester un peu de temps. Il fait, je crois, beaucoup moins chaud en ce moment dans le parc chez moi.
Donc, vraiment, toutes les astuces sont bonnes. On se dit que là, sur la pelouse, il fait bête quelques degrés de moins et c'est la bonne solution.
Oui, je dirais que maintenant, en fait, c'est sympa dans le parc. Surtout maintenant qu'il n'y a plus de soleil, il fait, en fait, ça va.
Bon, on a bien compris. Merci beaucoup. On vous souhaite bon courage pour cette nuit. Mais vous l'avez compris, des températures qui vont rester élevées demain matin au plus frais devraient faire 22 degrés. À Paris, demain après-midi, 34-36 degrés et les températures vont rester très élevées au moins jusqu'à mardi ou mercredi prochain et l'Île-de-France ou Paris pourraient peut-être passer en vigilance rouge dans les prochains jours. Merci Frédéric Fernandez en direct du canal Saint-Martin à Paris. Ludovic Pingano, vous êtes consultant gestion de crise BFM TV, je le rappelle, merci d'être avec nous.
Est-ce qu'on est préparé à ce qui va arriver là, ces prévisions ? Alors, je ne dis pas catastrophiques mais peut-être les pires depuis la canicule de 2003.
Alors, je suis tenté de dire préparer oui puisqu'on a beaucoup appris depuis l'épisode de canicule de 2003 justement qui avait fait, je vous rappelle, 15 000 morts en France et puis on a eu bien d'autres épisodes de canicule depuis notamment en juillet 2019. Donc oui, on a appris et d'ailleurs, aujourd'hui, il existe ce fameux plan canicule qui permet à l'ensemble des services de se mobiliser, aux différents autorisés de se préparer et d'anticiper ces situations à l'échelle de l'État, à l'échelle des préfectures sous l'autorité des préfets mais également, et c'est important de le rappeler, à l'échelle des communes sous l'autorité des maires.
Donc oui, on s'y est préparé mais est-ce que nous y croyons tous ? Moi, j'entends encore régulièrement autour de moi des gens me dire non mais bon, c'est canicule, voilà, on parle de canicule, il suffit de boire un peu d'eau, il suffit de se mettre au frais et puis il n'y a pas de problème.
Moi, je voudrais qu'on se souvienne de ce qui s'est passé en 2003, c'est-à-dire que d'abord, on n'a rien vu, absolument rien vu parce que, vous savez, ce sont ces phénomènes qui font que, oui, quand on a chaud une journée, ce n'est pas très grave et je pense que le docteur pourra le confirmer mais quand ça dure deux jours, trois jours, cinq jours, six jours, ce n'est plus du tout la même chose et puis il faut se souvenir qu'en 2003, malheureusement, il y a des gens qu'on a retrouvés plusieurs semaines voire plusieurs mois après dans leur domicile parce qu'on les avait simplement oubliés et que ces gens sont décédés suite à la chaleur.
Donc ça, je crois que c'est vraiment quelque chose d'important parce que c'est un problème individuel mais c'est aussi un sujet collectif et ces gens-là, on ne les voit pas, on ne les entend pas et on doit s'en soucier. Jérôme Boulanger, vous êtes inquiet pour les jours qui viennent. On entendait tout à l'heure cet agent du SAMU qui nous parlait de 200% déjà d'occupation. Ludovic, pendant que je vous dis on est prêt, je ne sais pas si on est vraiment prêt pour ce qui arrive. On est prêt dans la mesure où on est capable d'anticiper et de renforcer nos moyens de manière très réactive. Aujourd'hui, on a des prévisions Météo France qui sont fiables.
Je vous le dis parce que sur la question du feu de forêt on travaille tous les jours avec les prévisionnistes de Météo France de manière à pouvoir classer les régions en risque sévère, très sévère de manière à pouvoir adapter nos moyens. Eh bien, on se fie sur ces mêmes précisions pour renforcer par exemple nos équipes de sapeurs-pompiers dans les casernes dans tous les départements de France. Aujourd'hui, les 250 000 sapeurs-pompiers français sont mobilisés bien sûr pour répondre aux appels de secours.
C'est vrai aussi pour tous les moyens de la sécurité civile et j'englobe là-dedans les secouristes des associations agrées de sécurité civile qui vont faire des maraudes dans les villes pour apporter de l'eau, de l'alimentation au centre domicile fixe par exemple, qui vont aussi, parce qu'il y a des manifestations qui sont maintenues, qui vont être des secouristes sur les lieux de festivité qui vont pouvoir apporter la première aide à des personnes qui seraient en détresse. Et puis, la solidarité aussi dans ces moments de crise, je crois qu'elle joue.
On a parlé des personnes isolées, c'est important de savoir comment vont les personnes âgées, isolées, pour voir leur donner des conseils, leur rendre visite, les réconforter et je pense que là-dessus, nous avons progressé.
Alors, 28 degrés à Paris ce soir, 28 degrés également à Agen où vous vous trouvez, Mathéo Rivière,
vous êtes avec des personnes qui ne peuvent pas, qui n'ont pas envie parce qu'il fait trop chaud
de rester chez elles tout simplement. Oui, parce que c'est une nouvelle nuit tropicale ici à Agen, des nuits très difficiles, on va justement aller leur demander, je suis avec un groupe d'amis, avec Nando et ses amis, bonsoir, dites-nous, c'est des nuits difficiles, on essaye de fuir les appartements, c'est ça ? Exactement, on essaye de fuir pour essayer un peu de respirer, de prendre l'air parce que sinon, on étouffe à l'intérieur, c'est une fournaise, ça fait effet de serre. On a le même son de cloche juste à côté à gauche, on a des nuits très difficiles où on est obligé de mettre des choses en place sinon c'est impossible de tenir.
Oui, c'est ça exactement, je n'arrive pas à dormir moi avec la canicule, c'est assez chaud, donc j'essaie de mettre un ventilateur avec une poutée d'eau fraîche, j'essaie de trouver des techniques pour essayer de mieux dormir à la nuit parce que c'est compliqué, mais oui, c'est très très chaud quoi. Et peut-être, on a Marie qui nous disait tout à l'heure vivre dans un appartement, combien est-ce qu'il fait dans cet appartement ?
Je pense que de manière générale, on est autour des 30 degrés la nuit, c'est vrai que ça baisse un peu mais bon, ouvrir les fenêtres, etc., le bruit de la ville, ce n'est pas toujours simple donc on atteint vraiment des températures pas très agréables et ça devient compliqué et à la longue, ça nous inquiète aussi. Merci, merci beaucoup et Marie qui a raison de s'inquiéter parce que ce pic est loin d'être passé, il devrait faire 39 ici à Jeun Dimanche.