Mayotte : pénurie et risque d'épidémies - C dans l’air l’invité - 19.12.2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
G.Darrieussecq, bonsoir. Vous êtes ministre démissionnaire de la Santé. Le président de la République a atterri ce matin à Mayotte. Il a été pris à partie par des Mahorais au sujet du manque d'eau. Regardons ensemble la une de "La Marseillaise". L'eau, c'est le principal problème aujourd'hui, à Mayotte?
- 2:00RelanceRéponse directe
En attendant, on ne meurt pas de soif, j'imagine, mais on boit de l'eau souillée, on fabrique du pain avec de l'eau souillée? On craint le retour d'épidémies?
- 4:00RelanceRéponse directe
Quand il faut se battre pour se nourrir, pour nourrir sa famille, pour boire, est-ce qu'il faut s'inquiéter pour l'ordre civil? Je cite E.Youssouffa, députée mahoraise: "Les pillages et le racket ont commencé."
- 6:00OuverteRéponse directe
Les bidonvilles sont devenus des charniers, toujours selon E.Youssouffa. Est-ce qu'il faut reconstruire à l'identique? Est-ce que Mayotte a été victime du cyclone ou du mal-logement? Un tiers des logements sont précaires et donc victimes du moindre coup de vent.
- 8:00FerméeRéponse directe
Vous avez des chiffres sur le bilan et le nombre de disparus?
- 10:00OuverteRéponse directe
Vous êtes ministre démissionnaire du gouvernement. Vous êtes du MoDem, très proche de F.Bayrou. J'imagine qu'il vous a déjà passé un coup de fil pour vous rassurer quant à la continuation de votre mission. On voit que vous êtes sur le pied de guerre.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00G.DarrieussecqFait
« Il y avait des réserves. Chaque habitant avait quelques réserves. Il avait été donné consigne de faire des réserves avant le cyclone. »
- 3:00G.DarrieussecqFait
« J'ai demandé à ce que l'on puisse dispenser des comprimés de chlore... »
- 5:00G.DarrieussecqFait
« Les forces de sécurité ont été renforcées dans l'objectif d'éviter ces pillages et les exactions. »
- 7:00G.DarrieussecqFait
« Les 2. Il est évident que les logements très précaires construits en tôle sur des flancs de collines, avec des risques d'éboulement permanents, n'étaient pas du tout adaptés à une quelconque solidité, certainement pas un coup de vent. »
- 9:00G.DarrieussecqChiffre
« Aujourd'hui, les seuls chiffres que nous avons, donnés par la préfecture, c'est 31 décédés. Il y en a 22 à l'hôpital. Les autres ont été comptabilisés dans des villages. »
- 11:00G.DarrieussecqChiffre
« 100 réservistes sont déjà sur place. Le chiffre augmente à 130. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
france.tv access ... - A.de Tarlé: G.Darrieussecq, bonsoir.
Vous êtes ministre démissionnaire de la Santé. Le président de la République a atterri ce matin à Mayotte. Il a été pris à partie par des Mahorais au sujet du manque d'eau.
Regardons ensemble la une de "La Marseillaise". L'eau, c'est le principal problème aujourd'hui, à Mayotte? - G.Darrieussecq: Il faut se rendre compte que l'eau, c'est indispensable à la vie humaine.
A Mayotte, c'est un problème. C'était déjà un problème auparavant parce qu'il y avait eu des périodes avec des manques d'eau. Nous avions dû aider Mayotte à s'approvisionner.
Oui, il y avait des réserves. Chaque habitant avait quelques réserves. Il avait été donné consigne de faire des réserves avant le cyclone.
Aujourd'hui, il manque de l'eau. L'eau arrive par avion, par bateau... - A.de Tarlé: En attendant, on ne meurt pas de soif, j'imagine, mais on boit de l'eau souillée, on fabrique du pain avec de l'eau souillée?
On craint le retour d'épidémies? - G.Darrieussecq: Je crois qu'il y a certains pans de la population qui doivent avoir des difficultés d'accès à une eau correcte et potable.
Bien entendu, j'ai demandé à ce que l'on puisse dispenser des comprimés de chlore... - A.de Tarlé: On met des pastilles de chlore dans de l'eau souillée et elle devient potable? - G.Darrieussecq: Elle est effectivement plus potable que consommée telle quelle.
Ca, c'est une première solution. La 2e, c'est d'amener massivement de l'eau à Mayotte, ce qui est en cours. Nos difficultés, c'est ne serait-ce que pour atterrir sur la piste de Mayotte.
Au départ, seuls quelques avions militaires ont pu atterrir. Maintenant, des plus gros porteurs peuvent atterrir. On aura aussi de l'eau qui arrivera en masse par bateau ces prochaines heures. - A.de Tarlé: Mayotte manque de tout, d'eau, de nourriture, de médicaments, de carburant.
Cela crée des pénuries et des tensions. Espérons qu'il n'y ait pas trop de troubles. Regardons ces images d'E.Bonnasse. - Protégées par les forces de l'ordre, les 2 seules pompes à essence ouvertes sur l'île de Grande-Terre. *-On va essayer d'en donner un peu à tout le monde.
Après, on va fermer la station. Il n'y aura pas assez de carburant pour servir la file qui est jusqu'au bout du monde, là-bas. - Ce matin, après des heures d'attente, premières tensions et premières restrictions. 5 l par scooter et 10 l par voiture maximum.
Devant les calculs de distribution d'eau en bouteille, les Mahorais se bousculent. Pour cela, pour cuisiner, ils doivent toujours remplir des bidons à même ces tuyaux. - A.de Tarlé: Quand il faut se battre pour se nourrir, pour nourrir sa famille, pour boire, est-ce qu'il faut s'inquiéter pour l'ordre civil?
Je cite E.Youssouffa, députée mahoraise: "Les pillages et le racket ont commencé." - G.Darrieussecq: Bien sûr que c'est une inquiétude.
Bien sûr que les forces de sécurité ont été renforcées dans l'objectif d'éviter ces pillages et les exactions. Je comprends qu'une population soit à bout. Ce qu'ils ont vécu est terrible.
En une journée, vous voyez un paysage de guerre...
Je parle de guerre climatique. C'est de la dévastation. Vous n'avez plus rien.
Vous vous sentez abandonné, isolé. Vous n'avez pas de téléphone. Il faut comprendre cette population.
Moi, je la comprends. Il faut leur expliquer que les choses se mettent en place progressivement, pas à un rythme lent, à un rythme très accéléré. Compte tenu de l'isolement de Mayotte sur le plan aviation et portuaire...
Ca va être rétabli rapidement. Cela fait qu'il faut un certain temps pour organiser les choses. Je vois les pompes à essence.
Il y a du carburant à Mayotte. Mayotte a été ravitaillée en carburant, mais il ne peut pas être distribué parce que les pompes à essence ont été détruites. Il n'y en a que 1 ou 2 qui fonctionnent sur Mayotte.
On a une vraie difficulté dans ce domaine, la distribution. Les médicaments, ils n'en manquent pas. - A.de Tarlé: Les bidonvilles sont devenus des charniers, toujours selon E.Youssouffa.
Est-ce qu'il faut reconstruire à l'identique? Est-ce que Mayotte a été victime du cyclone ou du mal-logement? Un tiers des logements sont précaires et donc victimes du moindre coup de vent. - G.Darrieussecq: Les 2.
Il est évident que les logements très précaires construits en tôle sur des flancs de collines, avec des risques d'éboulement permanents, n'étaient pas du tout adaptés à une quelconque solidité, certainement pas un coup de vent. Même ce qui était en dur a souffert. L'hôpital de Mayotte a subi de grandes avaries.
Aujourd'hui, cet hôpital n'est en capacité que de 40 %. Il y a un sujet d'urbanisme... - A.de Tarlé: On peut empêcher de reconstruire à l'identique?
Il y a 350 000 personnes, dont 1/3 vivait dans ces bidonvilles. - G.Darrieussecq: C'est ce que veut faire le président de la République, une mission très rapide de reconstruction, avec des règles simplifiées mais certainement pas en faisant n'importe quoi.
Ce serait en travaillant avec des architectes ou des personnes qualifiées dans le domaine pour mettre en oeuvre des constructions qui puissent être pérennes et garantir la sécurité des personnes. Avec un tel cyclone, je ne sais pas si tous les bâtiments n'auraient pas été plus ou moins impactés, mais certainement pas autant que ces habitats précaires. - A.de Tarlé: Vous avez des chiffres sur le bilan et le nombre de disparus? - G.Darrieussecq: Aujourd'hui, les seuls chiffres que nous avons, donnés par la préfecture, c'est 31 décédés.
Il y en a 22 à l'hôpital. Les autres ont été comptabilisés dans des villages. Nous n'avons pas, au-delà, de chiffres supplémentaires. - A.de Tarlé: Vous êtes ministre démissionnaire du gouvernement.
Vous êtes du MoDem, très proche de F.Bayrou. J'imagine qu'il vous a déjà passé un coup de fil pour vous rassurer quant à la continuation de votre mission.
On voit que vous êtes sur le pied de guerre. - G.Darrieussecq: Il ne m'a passé aucun coup de fil.
Je pense qu'il a beaucoup de coups de fil à donner, tout simplement pour savoir si les uns et les autres veulent travailler ensemble. Il me semble que c'est la mission qu'il s'est donné dans un premier temps, à juste titre. Il serait bon que chacun puisse donner une position claire sur ce fait.
Les Français attendent. - A.de Tarlé: C'est le signe de quoi, que ce soit plus long que prévu?
Maintenant, le gouvernement, ce n'est pas avant Noël. F.Bayrou a des difficultés à faire venir ses 2 flotteurs, des personnalités de gauche et de droite? - G.Darrieussecq: Je ne suis pas sûre qu'il ait des difficultés à faire venir les personnes.
Il veut s'assurer qu'une base parlementaire assez stable puisse assurer le fonctionnement de ce que proposera le gouvernement. Il me semble que c'est l'important. - A.de Tarlé: Vous avez compris que les Français étaient choqués que lundi soir, il choisisse d'aller à Pau plutôt qu'à Mayotte? - G.Darrieussecq: Non, ça ne me choque pas vraiment.
Quand on est maire, on aime sa ville. On est attaché charnellement à sa ville. Je crois que c'était son 1er déplacement à Pau, en définitive.
Qu'il aille dire à son équipe municipale: "Je suis Premier ministre, certes, Mais je suis toujours avec vous et je serai toujours à l'écoute de Pau..." Je sais qu'il déléguera forcément.
On ne peut pas remplir 2 missions aussi importantes en même temps. - A.de Tarlé: Mayotte, vous avez prévu d'y aller?
Vous parliez de la maternité, de l'hôpital qui ne fonctionnait qu'à 40 % de la normale. - G.Darrieussecq: Aujourd'hui, je souhaiterais y aller.
Je crois qu'il faut faire des visites utiles. Les visites utiles, c'est celles qui n'empêchent pas les secours, le système de fonctionner. Surtout, ça vient féliciter, remercier, dire notre gratitude pour tous ceux qui sont dans la crise depuis le départ et aussi voir si l'organisation de ce que vous avez envoyé, programmé depuis Paris est effectivement sur le terrain. - A.de Tarlé: Avec les difficultés de Mayotte, vous craignez de ne pas trouver des candidats pour aller exercer? - G.Darrieussecq: J'ai fait appel à la réserve sanitaire. 100 réservistes sont déjà sur place.
Le chiffre augmente à 130.
Emmanuel Macron