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Autrefranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 28 novembre 2025 11 minContradictoireMixte

"Des couches, du café, de l'alimentaire" : sur Amazon, le Black Friday sert aussi pour le quotidien

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0:01
Locuteur

France Info

0:02
Invité

Bonsoir Frédéric Duval.

0:05
Présentateur

Bonsoir Fanny Gaudet, Guinochet.

0:07
Invité

Merci d'être avec nous aujourd'hui. C'est un jour important pour vous. Vous êtes le patron d'Amazon France. Merci d'être sur France Info. Votre plateforme d'achat, on ne la présente pas puisqu'il y a près de 35 millions de Français qui l'utilisent chaque mois. Black Friday, Vendredi Noir, des promotions à foison qui se poursuivent d'ailleurs tout le week-end. C'est votre journée phare. C'est le pic de vente aujourd'hui ?

0:30
Présentateur

C'est un des pics de vente de l'année et le Black Friday est devenu un moment très attendu, incontournable pour l'ensemble des Français et pour Amazon. C'est le moment d'accompagner le pouvoir d'achat des Français au travers de, comme vous l'avez dit, des centaines de milliers de promotions.

0:47
Invité

L'année dernière, ça avait été un chiffre record que vous n'avez pas voulu dévoiler mais en tout cas, vous aviez fait dans un communiqué que c'était vraiment des ventes records. Est-ce que vous attendez à la même chose aujourd'hui ?

0:58
Présentateur

On espère faire mieux encore et les Français viennent toujours...

1:01
Invité

Qu'est-ce que vous donnez vos indicateurs aujourd'hui ?

1:02
Présentateur

Les indicateurs disent que les Français sont toujours plus nombreux à profiter du Black Friday. Et vous savez, cette année, en particulier en plus, on a énormément d'offres d'entreprises françaises qui sont disponibles sur le site. Plus que les années précédentes ? Oui, plus que les années précédentes. Oui, plus que les années précédentes. La vitrine française, si je l'illustre, elle a aujourd'hui 12 millions d'articles différents qui sont des entreprises qui fabriquent en France, qui créent en France...

1:28
Invité

Et qui vendent par votre plateforme.

1:29
Présentateur

Et qui vendent par notre intermédiaire. Et quand on veut expliquer ce que c'est que 12 millions d'articles, c'est beaucoup 12 millions d'articles, eh bien c'est l'équivalent de 120 hypermarchés dans lesquels vous auriez mis des références différentes dans chacun d'entre eux. Donc, si on veut acheter français, c'est véritablement...

1:47
Invité

Donc, si on veut acheter français, on passe par une plateforme américaine ?

1:50
Présentateur

Si on veut acheter français, on vient sur Amazon.fr et on va dans le Black Friday, on sélectionne la vitrine française et on a une offre incroyable de produits pour s'équiper.

1:59
Invité

Ça, c'est pour l'offre, effectivement. Qu'est-ce que vous observez dans les achats ? Les Français, aujourd'hui, ils achètent essentiellement quoi en cette période de Black Friday ?

2:08
Présentateur

Alors, pendant cette période de Black Friday, ils achètent trois choses en particulier. La première chose qu'ils achètent, et c'est assez nouveau, c'est des biens de consommation courante.

2:17
Invité

C'est-à-dire ?

2:17
Présentateur

C'est des couches, du café, de l'alimentaire, des détergents, plein de choses comme ça.

2:22
Invité

Ils font des réserves.

2:23
Présentateur

Ils achètent, ils profitent des grandes, des bonnes affaires pour, effectivement, stocker un petit peu de produits et faire en sorte que, voilà, ça sera moins cher pour eux dans leur quotidien. La deuxième chose, ce sont des équipements classiques, donc des cafetières, des électroménagers, la téléphonie, bien sûr, exactement. Et puis, enfin, évidemment, on anticipe les cadeaux de Noël et donc, on a beaucoup de jouets, beaucoup de choses. Donc, en fait, voilà, trois choses, des produits, des quotidiens, de l'équipement et puis des cadeaux de Noël.

2:53
Invité

Justement, on parle pouvoir d'achat. Vous disiez qu'un certain nombre, c'était nouveau, de Français aujourd'hui profitent de ces promotions pour faire des réserves. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il y a des tensions plus fortes que vous observez en termes de pouvoir d'achat, de budget dépensé sur votre site ?

3:11
Présentateur

Ce qu'on voit, c'est qu'effectivement, il y a une tendance à ce que les Français profitent plus pendant cette période de Black Friday de ces offres qui sont des offres du quotidien. On sait aussi, dans les sondages, que le pouvoir d'achat, c'est la préoccupation numéro un, aujourd'hui, des Français.

3:28
Invité

Vous l'observez, le reste de l'année, par exemple, vous voyez des changements de consommation importants ?

3:33
Présentateur

Je ne dirais pas qu'on ne voit des changements de consommation. On voit, en tout cas, pendant cette période-là, une intensification, effectivement, des commandes sur les produits du quotidien.

3:42
Invité

Alors, on est le Black Friday aujourd'hui, vous le répétez, il y a aussi des grèves dans certains pays, notamment aux Etats-Unis, avec un mouvement Make Amazon Pay pour faire en sorte qu'Amazon paye mieux. Est-ce qu'en France, vous avez eu des mouvements de grève aujourd'hui ?

4:00
Présentateur

Non, on n'a aucun mouvement de grève significatif.

4:04
Invité

Significatif, ça veut dire quoi ?

4:05
Présentateur

Pour être très clair, on a eu 10 personnes sur notre site de Bretigny-sur-Orge qui sont sorties sur 5500 employés. Je pense que ça illustre les conditions de travail excellentes que nous offrons. et non, au contraire, on a 25 000 salariés aujourd'hui en France qui sont dédiés totalement à réaliser une expérience extraordinaire pour tous les clients en France à l'occasion de ce Black Friday.

4:29
Invité

Justement, comment vous faites face à cette hausse des achats en fin d'année ? Ça veut dire que vous embauchez des intérimaires, vous renforcez encore vos équipes ?

4:36
Présentateur

Oui, oui, oui. Alors, on a 25 000 permanents aujourd'hui en France et puis on ajoute à cela, pendant la période de Noël, 8 500 saisonniers qui vont nous aider à faire en sorte de répondre aux besoins très temporaires qui est celle de la période de Noël.

4:53
Invité

Rappelez-nous, vous avez combien de sites aujourd'hui en France ?

4:55
Présentateur

En France, on a 35 sites.

4:57
Invité

Donc, vous êtes vraiment réparti sur tous les hexagones.

4:59
Présentateur

Si je fais un petit peu machine arrière, on est arrivé en 2000, donc il y a 25 ans, on a investi un peu plus de 30 milliards d'euros en France et on a créé 25 000 emplois. 25 ans, 25 000 emplois, on a créé à peu près 25 000 emplois permanents, tous les ans, pendant 25 ans.

5:15
Invité

Alors justement, cette entreprise, vous êtes capable de nous dire ça fait 25 ans qu'elle est là et vous, ça fait 20 ans que vous la connaissez puisque ça fait 20 ans que vous travaillez chez Amazon. Alors, auparavant, vous étiez passé par, vous étiez ingénieur chez Renault, chez Technicolor, Thomson Multimedia, mais il y a 20 ans, donc vous êtes rentré comme contrôleur financier, c'est bien ça chez Amazon ?

5:35
Présentateur

Je suis rentré dans une entreprise qui avait 19 salariés à Paris et 80 à peu près salariés dans notre petit site de Bretigny-sur-Ange.

5:45
Invité

Et vous avez gravi les échelons ?

5:47
Présentateur

Et on a gravi, j'ai gravi les échelons, j'ai grandi avec l'entreprise, on est désormais 25 000 en France, on a 35 sites répartis sur toute la France et oui, on est au service de tous les Français, de toutes les entreprises françaises pour développer leur activité.

6:01
Invité

C'est assez rare de rester aussi longtemps dans une entreprise, non ?

6:04
Présentateur

Ça témoigne certainement que chez Amazon, on se sent bien. On a une grande...

6:10
Invité

Ce n'est pas ce que disent tout le temps les syndicats.

6:12
Présentateur

Oui, sur les conditions de travail. Ce que je peux vous dire, c'est que nos salariés, qu'ils soient dans nos bureaux parisiens ou bien dans nos centres de distribution ou dans nos agences de distribution, restent avec nous. On a un taux de rotation dans nos centres de distribution qui est environ six fois moins important que dans le reste de la logistique en France. Six fois moins, ça commence à faire beaucoup.

6:33
Invité

Est-ce que ça veut dire que vous avez un profil ? Donc, vous étiez ingénieur, vous êtes rentré par la finance. Est-ce que pour faire carrière chez Amazon, il faut, comme la vôtre, il faut avoir un profil de financier quand même ?

6:47
Présentateur

Non. Non, non. Pour faire carrière chez Amazon, assez souvent, et c'est la majorité des cas, on vient et on ne demande aucun diplôme. Il n'y a besoin d'aucun diplôme. Vous savez, notre site, par exemple, à côté de Metz, on a créé 4000 emplois là-bas, 70% des gens que nous avons recrutés étaient au chômage, 66% de ces 70%

7:08
Invité

étaient au chômage

7:11
Présentateur

de longue durée.

7:12
Invité

Oui, c'est des zones sinistrées.

7:13
Présentateur

C'est des zones qui, aujourd'hui, on a remis au travail beaucoup, beaucoup de gens qui en avaient besoin. Et donc, c'est une fierté. Et par ailleurs, au sein de nos centres de distribution, on offre à nos salariés des formations académiques du type BEP-CAP, BAC, BTS, ou bien même des formations externes lorsqu'ils veulent s'investir dans un autre métier.

7:38
Invité

Alors, on parle budget, finance, en ce moment, il y a le débat budgétaire qui se déroule à l'Assemblée nationale et au Sénat. Les GAFAM dont vous faites partie sont visés. Il y a aussi la taxe sur les multinationales qui vous attend, la contribution exceptionnelle mais qui risque d'être prolongée cette année. Vous attendez à payer plus d'impôts cette année ?

7:58
Présentateur

Moi, je ne commande pas. Je suis quelqu'un de légaliste. Quand nos parlementaires et notre gouvernement aura fini à établir un budget, on appliquera. Mais pour l'instant, on ne commande pas. L'année dernière,

8:10
Invité

vous avez payé combien d'impôts ?

8:11
Présentateur

On a payé l'an dernier 900 millions d'euros. Parce que souvent,

8:14
Invité

vous êtes attaqué. On dit, ces GAFAM, ils font de l'optimisation fiscale.

8:21
Présentateur

Non, mais alors, c'est effectivement ce qui nous est reproché et on publie depuis maintenant cinq ans les impôts qu'on paye en France. Donc, si je peux parler de 2024, 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France, 900 millions d'euros de taxes payées directement. Quand on fait le ratio entre les deux et qu'on compare ce ratio... Mais vous ne donnez pas

8:39
Invité

le bénéfice.

8:41
Présentateur

Le bénéfice, il est... Non, on parle des taxes qu'on paye. Mais quand on compare ce taux de prélèvement fiscal aux autres acteurs du commerce, on est 20% au-dessus de la moyenne. Donc, vous voyez, on paye notre juste part et même peut-être un petit peu plus et c'est très bien. On est très contents de contribuer. On verra en fait. Je pense que c'est très difficile de dire parce qu'on voit bien que les débats sont... Ce qu'on fait, c'est qu'on suit ça de façon très précise effectivement et on essaye de regarder...

9:10
Invité

Est-ce que ça peut remettre en question les investissements que vous faites en France ?

9:14
Présentateur

Aujourd'hui, non, puisqu'on a annoncé en 2026 qu'on va démarrer trois centres de distribution supplémentaire. L'un à Lyon, l'autre à Yécombray à côté de Chartres et puis un troisième à côté de Beauvais. Donc, on est parti pour investir et lancer trois investissements majeurs puisque ça présentera environ 5000 emplois.

9:35
Invité

Alors, une dernière question parce qu'évidemment, on ne peut pas passer sous silence. Le débat, la polyennie qui se tient actuellement sur les plateformes qui sont dans le viseur du gouvernement, que ce soit Chine, AliExpress pour des ventes notamment de poupées pédopornographiques, on voit que ces plateformes sont sous le coup de procédures judiciaires. Selon vous, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut interdire Chine, AliExpress ?

10:00
Présentateur

D'abord, on n'est pas effectivement concerné par ces procédures. Nous, ce qu'on fait, vous savez, je ne veux pas commenter ce que font Chine et AliExpress. Moi, ce que je peux vous dire, c'est ce que nous faisons. Et ce que nous faisons... Vous dites,

10:12
Invité

on n'est pas concerné, en tout cas en Suède, Amazon est quand même sous le coup d'une enquête. En France, on n'est pas concerné.

10:21
Présentateur

Et ce qu'on fait au quotidien, c'est qu'on vérifie effectivement que lorsqu'une offre est placée sur notre site, elle est analysée. Et avant même d'être au contact du public, on vérifie que cette offre, elle est en ligne avec la réglementation locale.

10:37
Invité

Vous avez renforcé vos contrôles sur ces sujets ?

10:39
Présentateur

Et on le fait en plus avec une collaboration extrêmement forte avec la DGCC-RF. Donc la direction des fraudes ? Absolument. Et on fait en sorte que toutes nos offres soient conformes à la législation.

10:50
Invité

Vous avez renforcé vos contrôles justement ces derniers temps ?

10:53
Présentateur

On investit tous les ans des centaines de millions de dollars et d'euros pour faire en sorte qu'effectivement ces contrôles soient renforcés.

10:59
Invité

Merci beaucoup Frédéric Duval, le patron d'Amazon France, d'avoir été notre invité éco ce soir sur France Info. Merci beaucoup.