BURN OUT : "J'AI VU DES GENS BROYÉS PAR LE TRAVAIL" (France Bleu)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
en attendant à 8 heures deux invités france le matin françois ruffin député picardie deux bouts de la première circonscription de la somme soutenue par la france info me vincent delerm bonjour françois ruffin bonjour vous avez inauguré hier votre permanence à amiens 90 chaussée saint pierre l'occasion de présenter vos voeux c'est la période est pour nous de faire le bilan de vos sept premiers mois à l'assemblée nationale alors première chose d'abord le conflit des surveillants de prison ont ils raison de demander plus pour leur sécurité et aussi pour leur rémunération moi c'est pas parce que je suis député que je viens spécialistes de tous les dossiers dont je jeu j'avance avec modestie sur un certain nombre de choses par principe quand les gens se bougent moi je suis pour là en l'occurrence que je vois c'est que à chaque fois qu'on parle des prisons on parle des bâtiments et on se dira il faut des prisons neuves et on est prêt à investir des centaines de millions pour les prisons neuves est en revanche on se demande jamais qu'est-ce qu'on donne aux personnels qui travaillent à l'intérieur tout est pour des bâtiments est rien et en l'occurrence pour les gens qui travaillent et je songe la aux gardiens de prison mais je songe aussi aux moyens qui sont mis pour la réinsertion des gens c'est à dire que contient combien de fois j'ai vu des détenus sortir et pas avoir de boulot à la sortie pas avoir eu de formation à l'intérieur pas avoir de logement voilà il ya un gros travail à faire donc là il faut qu'ils aient des moyens qu'ils soient mis à ce niveau là et que quand on passe aux prisons mais aussi un certain de mon job d'autres chocs à l'hôpital par exemple on doit pas seulement pensé avoir un nouvel hôpital on doit aussi penser à comment on traite le personnel à l'intérieur de l'hôpital alors depuis sept mois on a compté vous avez réalisé 240 et une intervention dans l'hémicycle en à regarder sur le site de l'assemblée proposait 63 amendement rédigé trois propositions de loi donc vous êtes actif même si vous critiquez les institutions en tout cas c'est pas par le quantitatif que j'aimerais bien être jugé par mes concitoyens et y compris par vous même parce que voilà je suis là quoi ok mais ce qui m'intéresse moi c'est pas de venir sur un banc et de faire une excavation pas avoir un truc marqué en plus dans le dans le nord le but à quoi ce qui m'intéresse c'est d'avoir quelques dossiers que j'essaie de porter du mieux possible et ça s'est compliqué dans le travail parlementaire parce que je les trouve moins ce à quoi je n'étais pas préparée c'est que c'est vraiment un travail de saute-mouton tous les jours vous avez trois quatre cinq six thèmes qui vous arrive dans la figure radio a souvent travaillé mal moi j'étais pas habitué à ça dans mon métier de journaliste vous savez avec fakir je travaille deux mois sur un dossier hélas ma fierté c'est de quand même avoir réussi malgré ce truc soit moutons du d'un projet de loi un autre à maintenir veut quelques lignes importantes pour moi l'hôpital psychiatrique par exemple on le verra l'agriculture les états généraux de l'alimentation ce sur quoi j'ai beaucoup bossé et ça se verra au printemps puisque la loi va passer au printemps est là je pense qu'en serait il un des orateurs qui interviendra beaucoup et ensuite la pour le mois de janvier le burn out sur lequel je porte une proposition de loi qui va passer dans l'hémicycle le 1er février Justement vous êtes rapporteur de cette proposition de loi sur le Burn out, elle doit passer demain en Commission des affaires sociales. Vous êtes confiant ? Je sais l'importance de ce dossier.
Pourquoi je le porte ? Il y a un copain à moi qui était un copain de foot qui un jour a débarqué au journal et lui qui était si jovial sur le terrain il était complètement liquéfié. Il était directeur d'un Lidl et il s'était fait broyer de broyer parce qu'il voulait plus des gens qui avaient de l'ancienneté et il me dit moi je suis allé voir l'avocat je suis allé voir la médecine du travail : tous ils me disent qu'il ne faut pas aller en maladie professionnelle, que j'y arriverai pas, que c'est impossible de se faire reconnaître en maladie professionnelle.
Donc ça m'a interpellé. Je suis allé voir son avocate et il se trouve que chaque année il y a quelques centaines de milliers pour être vague, mais sans doute aux alentours de 400000 personnes qui font un burn out, c'est à dire qu'il souffre de troubles psychiques liés au travail, qui se font broyer par le travail et qui ne parviennent pas se faire reconnaître en maladie professionnelle. Il y en a à peu près 1000 fois moins, 500 qui y parviennent.
Et ça, ça a des conséquences sur les individus mais ça a aussi des conséquences sur le coût. Parce que ce dont on parle c'est plusieurs milliards d'euros qui sont payés par les assurés, qui sont payés par vous et nous et non pas par les responsables, en l'occurrence les employeurs. Je fais une loi qui pour la première fois veut inscrire les troubles psychiques dans le tableau des maladies professionnelles.
Il y a un psychiatre de l'Académie nationale de médecine, Patrick Légeron, qui estime ça absolument nécessaire parce qu'aujourd'hui la première cause de mal-être chez les travailleurs c'est dans la tête, et pourtant dans le tableau des maladies professionnelles il y a une grande absence jusqu'ici, il n'y a rien sur les troubles psychiques. dans le jeu du saute mouton on passe à ces décisions attendues aussi demain sur la tenue des députés dans l'hémicycle vous qui avait été sanctionné pour a porté le maillot de foot du club de cours sur soie mâle président de l'assemblée françois rugy a rappelé que l'expression des opinions devait se faire par la parole at il raison d'abord moi j'ai pas décidé de faire de l'assemblée nationale un lieu de défiler non plus donc qu'ils fassent un dresscode très bien bon maintenant l'enjeu derrière ça et on le voit sur plusieurs épisodes petites décisions c'est quoi c'est que nous avons réussi à faire de l'assemblée nationale une tribune populaire des fois là là toute la discussion puisque j'ai assisté au bureau l'international et clémentine autain député la france a soumis aussi toute la discussion tout le problème c'est que ma vidéo avec le maillot de cours sur somme a fait plusieurs millions de vu s qu'on ne s'intéresse pas du coup plus avoue qu cause que vous défendez je pense qu'en l'occurrence ça très bien marché c'est ce qu'on m'a dit on à plasma novateur non les gens ils ont entendu sport amateur j'ai eu des centaines et des centaines des centaines de messages sur le sport amateur ou les gens me raconter comment être passé leur dimanche allait mettre de la craie sur le terrain wall a eu aussi laver les maillots à organiser le club de twirling enfin voila j'ai eu des centaines de témoignages à dessus et je pense que les gens très bien entendu ça vous vous sentez utile en tout cas vous savez moi le point de comparaison c'est qu'avant j'étais rédacteur dans un petit journal qui s'appelle fakir et quand je parlais grosso modo tout le monde s'en foutait et va maintenant il ya un peu plus de monde dans mon désert mais maintenant il est évident que toutes les propositions de loi que je propose tous les amendements que je propose et ça se fait bâcher maintenant on ne peut être aussi utile aussi en circonscription on a quand même contribué à régler plein de problèmes de logement de place de garage de classe va falloir se pencher là sur ce qui se passe en matière de suppressions de postes dans l'éducation nationale notamment dans le département pourtant on sait que on est déjà un département où on n'est pas en avance sur le plan éducatif donc sur eux on est surtout plus à l'aise comme rend un rôle d'interpellation sur les contrats aidés par exemple en local que par nos propositions loin en national
François Ruffin