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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 25 juin 2025 15 minFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprises

Sommet de l'Otan: la prise de parole d'Emmanuel Macron en intégralité

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    L'Europe doit-elle structurer un pilier européen au sein de l'OTAN ?

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Sur la guerre commerciale, vous l'avez évoqué avec le président Trump ?

  • 7:40OuverteRéponse partielle

    Quelle est votre analyse des dégâts infligés au Proche-Orient ?

  • 8:24OuverteRéponse directe

    Quelle est votre stratégie pour traiter Donald Trump ?

  • 8:49OuverteRéponse directe

    Les Américains sont-ils prêts à suivre les Européens pour un dur 6 mois contre la Russie ?

  • 9:21OuverteRéponse directe

    Faut-il augmenter le PIB consacré à la défense à 5% d'ici 2035 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35PrésentateurFait
    « Cet investissement doit aller de pair avec un durcissement des armées européennes, c'est-à-dire une culture commune. »
  • 1:03PrésentateurFait
    « Il faut développer avec cet argent une base industrielle et technologique de défense européenne. »
  • 1:45PrésentateurFait
    « La guerre d'agression de février 2022 a très clairement permis d'identifier cette menace dans la durée. »
  • 3:10PrésentateurFait
    « Nous devons nous armer parce qu'il y a aujourd'hui un décalage par rapport au niveau d'armement de la Russie. »
  • 6:37PrésentateurChiffre
    « Avec nos deux lois de programmation militaire, nous aurons doublé notre budget des armées. »
  • 6:41PrésentateurFait
    « On renforce aussi notre indépendance, c'est-à-dire notre capacité à moins dépendre. »
  • 12:40PrésentateurFait
    « La clé, c'est que les Européens s'équipent et produisent. »

Temps de parole

  • Présentateur88 %
  • Invité4 %
  • Invité 23 %
  • Invité 32 %

≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

D'abord, en poursuivant le réinvestissement sur les questions de défense, l'ensemble des pays membres et tout particulièrement les Européens continuent, devraient à structurer ce pilier européen au sein de l'OTAN. C'est ce que nous poussons depuis plusieurs années, avoir une Europe qui dépense davantage, qui prend davantage ses responsabilités pour sa sécurité, qui prend davantage de part du fardeau. C'est à la fois le souhait américain depuis plusieurs années, c'est une nécessité européenne, nous devons le faire pour nous-mêmes et pour être plus indépendants.

Deuxième remarque, c'est que cet investissement doit aller de pair avec un durcissement des armées européennes, c'est-à-dire une culture commune, ce que nous avons lancé il y a quelques années avec l'initiative européenne d'intervention, créer des cultures communes en commun, des exercices communs, c'est-à-dire des armées qui vraiment se battent, vont sur le terrain, comme on a su le faire au Sahel il y a quelques années, se déploient rapidement, comme on a su le faire il y a 3 ans, quelques jours après justement le déclenchement de la guerre d'agression russe en structurant, en étant nation cadre en Roumanie.

Et puis il faut développer avec cet argent une base industrielle et technologique de défense européenne, c'est-à-dire une Europe qui défend plus, c'est une Europe aussi qui doit développer de l'innovation et de l'industrie de défense, et pas simplement acheter chez les autres. Et à ce titre, ce qui a été fait ces dernières semaines au sein de l'Union européenne, avec les programmes dits SAFE ou EDIP, qui réservent 65% de ses financements aux Européens, va dans la bonne direction, est un vrai changement de doctrine, dont je me félicite.

Le troisième élément, c'est que tout ça, on le fait, il faut quand même le rappeler et remettre les choses au milieu de la discussion, parce qu'il y a la menace russe. Je le disais il y a quelques mois, nous le vivons depuis plusieurs années, mais au fond, la troisième guerre russe en Europe a acté cette menace. En effet, après la Géorgie, après la Crimée, la guerre d'agression de février 2022 a très clairement permis d'identifier cette menace dans la durée. Et c'est ce pourquoi nous réarmons tous, parce qu'il y a cette menace à nos frontières.

Et donc c'est pourquoi nous souhaitons qu'en effet la guerre d'agression russe en Ukraine demeure une préoccupation, la préoccupation principale des Européens. Elle est celle qui justifie ce réarmement dans la durée, parce qu'il y a cette menace qui perdurera. Mais il y a aussi la volonté que nous avons ici réaffirmée d'agir ensemble et de manière partenariale pour arrêter cette guerre. D'abord, au nom d'un besoin des Etats-Unis pour obtenir un cessez-le-feu, par une capacité de dissuasion, en utilisant aussi la crédibilité des derniers jours liés au théâtre iranien.

Et puis ensuite, parce que nous prenons notre part en Européen, c'est le sens même de la coalition de volontaires que nous avons structurée en février dernier et que nous allons réunir à nouveau en juillet, c'est-à-dire que vous avez ces Européens, avec d'ailleurs aussi les Canadiens et plusieurs autres, qui sont là et qui sont prêts dans la durée à soutenir l'Ukraine, à lui permettre de régénérer son armée, de déployer des forces de réassurance. La quatrième remarque que je voudrais faire sur ce sommet, c'est justement que tout ça suppose aussi que les Européens pensent leur sécurité de demain. Parce qu'on ne va pas aller vers une escalade sans fin vers plus d'armement.

Nous devons nous armer parce qu'il y a aujourd'hui un décalage par rapport au niveau d'armement de la Russie et qu'il y a cette menace. Mais dans le même temps, nous devons penser pour nous-mêmes les garanties de sécurité, le cadre de sécurité dans lequel on veut vivre demain. C'est-à-dire celui qui stoppera la prolifération, celui qui encadrera les capacités d'armement, comme on l'a connu par le passé quand il y avait la guerre froide. Et beaucoup de ces traités de la guerre froide sont tombés ces dernières années dans le silence absolu, le dernier étant le traité FNI en 2019.

Et c'est pourquoi de la mer Noire à l'Arctique, nous avons besoin de repenser chacun de ces espaces, de dire au fond jusqu'où nous sommes prêts à aller pour nous défendre et quels seraient les termes de la discussion avec la Russie pour permettre de limiter les capacités et d'avoir un chemin de retour de la confiance. Mais il faut y penser dès maintenant pour pouvoir le négocier dans le cadre d'une paix plus large. Mon dernier point, ce sur quoi j'ai insisté, c'est que tout ça suppose de l'unité, du respect et de l'anticipation.

Ce qui veut dire que cet effort collectif et le bon résultat qu'on a avec ce communiqué et ce réengagement européen, il a en quelque sorte, et il impose de manière évidente, la paix commerciale. On ne peut pas entre alliés et dire il faut dépenser plus, nous dire on va dépenser plus, et au sein de l'OTAN se faire la guerre commerciale. C'est une aberration. Et donc c'est pourquoi il est très important qu'on puisse revenir à ce qui devrait être la règle au sein de l'ensemble des alliés, c'est-à-dire une véritable paix du commerce, et donc d'abaisser toutes les barrières tarifaires qui existent ou qui ont été renforcées.

Ça suppose aussi d'anticiper les évolutions de déploiement des forces, tout particulièrement sur le sol européen. Et ça suppose enfin de ne pas oublier les termes de la guerre et les risques qui persistent pour nous. J'ai pu le dire, on a une guerre très territoriale, très terrestre, à haute intensité, qui se joue aujourd'hui en Ukraine. Mais la menace, nous le savons, elle se déplora de plus en plus sur le cyber, dans l'espace, en mer. Et donc c'est là aussi où il nous faut renforcer nos capacités et nous coordonner. Voilà les quelques éléments clés pour moi à la fois de ce sommet de l'OTAN et ce que j'ai voulu aussi défendre avec mes collègues. Je vais maintenant répondre à...

5:20
Invité

Monsieur le Président Donald Trump...

5:22
Présentateur

Alors, je n'arriverai pas à répondre à trois questions en même temps.

5:25
Invité

...pour l'article des Saints, après les premières déclarations qu'il a fait hier...

5:32
Présentateur

Alors moi, je vais vous dire, j'ai très très simple. Mon travail, c'est pas de faire l'exégèse de ses propos. Il y a des textes, il y a des juristes pour voir ses textes, et après vous lui posez la question. Mais sur le fond, vous faites confiance aujourd'hui parce que vous avez pas la question... Mais moi, je veux dire, on est dans cette alliance avec tout ce qu'elle embarque, qui est une solidarité entre tous ses membres. Et donc quand... Mais ça, c'est pas mon job. C'est pas mon job, ça. Moi, je vais vous dire très simplement, j'avance, je veux que les Européens... Un, il y a des textes, ils sont signés, je crois qu'ils font pas tellement mystère.

Et il n'y a pas tellement, aujourd'hui, ni chez les juristes, ni chez les diplomates, l'article 5 implique une solidarité entre tous les membres, pas d'ailleurs d'un vers les autres, entre tous les membres, s'ils étaient agressés. Donc je pense qu'il faut pas jeter le doute là-dessus.

Après, ce que je dis, c'est que, un, cette solidarité existe, elle est dans nos textes, que tous ceux qui sont autour de la table aujourd'hui, ça veut dire qu'il y a des gens qui sont dans cette solidarité, et que nous renforçons la place des Européens par ce réinvestissement historique que nous décidons, que la France a d'ailleurs commencé depuis 7 ans, puisqu'avec nos deux lois de programmation militaire, nous aurons doublé notre budget des armées, mais surtout, on renforce aussi notre indépendance, c'est-à-dire notre capacité à moins dépendre.

6:45
Invité

Mais M. le Président, on a l'impression que la sécurité collective dépend des sautes d'humeur et de l'égo d'un homme,

6:49
Présentateur

c'est pas très rassurant. Non, mais justement, il ne faut pas que ce soit le cas, alors ça n'est pas le cas, je viens de vous le dire, pour la France qui a une armée complète, solidement dotée, qui a la dissuasion, ça n'est pas le cas, on ne dépend pas des autres pour notre sécurité. Et donc, moi, je pense que notre Europe, elle doit encore se renforcer pour moins dépendre des autres, même si c'est une très bonne chose d'avoir une alliance plus large qui nous permet d'avoir plus de force et de profondeur.

7:12
Invité

Alors, excusez-moi, votre collègue, puis vous. Sur la guerre commerciale, vous l'avez évoqué avec lui directement, le président Trump ?

7:22
Présentateur

À plusieurs reprises. Donc je pense qu'il faut maintenant qu'on arrive à conclure. Je l'ai évoqué lors du sommet, je l'ai évoqué publiquement devant les autres, oui. Le président Erdogan, d'ailleurs, a fait de même, ou la Première ministre Mélanie. Mais c'est de l'accord. Posez-lui la question.

7:39
Invité

Posez-lui la question. Vous avez parlé de la situation au Proche-Orient, M. le Président, avec Donald Trump sur le cessez-le-feu entre l'Iran et l'Israël ?

7:46
Présentateur

Je n'ai pas eu l'occasion, là, d'en parler avec lui.

7:49
Invité

Quelle est votre analyse des dégâts infligés ?

7:52
Présentateur

Elle est encore en cours. Il y a des dégâts qui ne sont pas très lourdes.

7:58
Invité

Le président Trump dit que c'est un lenti pour des décennies. Où vous situez-vous ?

8:02
Présentateur

Premièrement, nous sommes en train de finaliser ces analyses, en propre, pour ce dont nous disposons. Il y aura ensuite une confrontation avec l'analyse des autres pays intéressés, évidemment, Américains, les autres Européens, les Israéliens. Et puis, j'aurai l'occasion tout à l'heure de voir le directeur général de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, M. Grossi, et j'échangerai aussi avec lui sur ce sujet.

8:24
Invité

M. le Président, quelle est votre stratégie pour traiter Donald Trump ? Lui être très flatteur, lui opposer de la résistance ? On a vu beaucoup de chefs d'État faire preuve d'obséquiosité ici au sommet de l'OTAN, voire carrément lui serrer les soucis.

8:34
Présentateur

J'essaie toujours d'avoir la même... J'ai toujours fait pareil depuis 2017, c'est-à-dire en étant extrêmement direct, tout à fait respectueux, mais moi, j'ai toujours dit les choses. Donc, je les ai dit aujourd'hui et je les ai dit à chaque fois. C'est ça, Président.

8:48
Invité

M. le Président contre la Russie, est-ce que les Américains sont prêts à suivre les Européens pour un dur 6 mois ?

8:53
Présentateur

Je ne suis pas président des États-Unis d'Amérique, donc je vous invite à lui poser la question. Mais pour ce qui est des Européens, je suis assez simple. Ce que je dis, je le fais. Et donc, nous défendons le paquet de sanctions, le 18e paquet qui a été proposé par la Commission. Il a été fait en coordination avec les sénateurs américains. Et tout ce qui nous a été dit jusqu'alors était que ces sénateurs avanceraient, allaient dans les prochains jours déposer justement ce paquet de sanctions et qu'ils devaient avancer. C'est les prochains jours qui nous diront ce que les États-Unis feront.

9:21
Invité

M. le Président, il faut augmenter le PIB, la part du PIB consacrée à la défense. C'est un des engagements qui a été pris également par les différents dirigeants à l'horizon 2035, 5%. Et concrètement, pour les personnes qui nous regardent, qui se posent des questions, comment on fait en France pour augmenter cette part du PIB consacrée à la crise dans un contexte budgétaire extrêmement tendu avec aussi un risque qui arrive à l'automne, on le voit très bien avec ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale, de renversement de ce gouvernement baguier.

9:45
Présentateur

Vous avez raison de le dire. Simplement, on le fait déjà, nous. On n'a pas attendu. Et on n'a pas attendu non plus la guerre d'agression russe en Ukraine de février 2022, puisque depuis 2018, nous augmentons. Et à travers les deux lois de programmation militaire, on a fait des investissements qui n'ont pas été remis en cause par quel caléa politique que ce soit. Seul le vote de censure et le décalage du budget nous a mis en retard en début d'année. Il a d'ailleurs beaucoup coûté à l'économie. C'est pour ça que j'invite chacun à réfléchir. Mais les lois de programmation militaire depuis que je suis président sont respectées scrupuleusement.

Et donc, d'ores et déjà, chaque année, nous augmentons de plusieurs milliards d'euros notre effort. Ce qui fait qu'au terme de ces deux lois de programmation militaire, on sera passé de 32 milliards d'euros à peu près de budget des armées quand j'ai été élu à plus de 60 milliards. Ce que nous sommes en train... Oui, mais enfin, si mes prédécesseurs avaient porté le même taux d'effort, on serait largement au-dessus. Et je rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, on était en train de les diminuer. Donc, je me félicite que nous ayons... Bien sûr, c'est la vie démocratique. Vraisemblablement. Vraisemblablement. Mais, donc, il faudra poursuivre cet effort. C'est un impératif.

Nous sommes en train, là, très précisément, avec le Premier ministre, le ministre des Armées, le ministre de l'Économie, des Finances, le ministre du Budget, de, justement, regarder combien il nous faut faire pour intensifier ou accélérer certains des plans d'action qui étaient dans cette deuxième loi de programmation militaire. Voilà. Donc, on continue.

11:18
Invité

Vous avez raison, mais toujours,

11:22
Présentateur

et on l'a toujours fait comme ça, il faut le financer en faisant des choix. C'est ça, gouverner. Et donc, nous devons continuer de choisir. Mais je pense qu'on fait bien parce qu'on choisit notre indépendance. Et ce qu'on fait en matière de défense, en matière industrielle, en matière de recherche et de technologie, c'est ce qui nous permet d'avoir plus d'indépendance pour le pays, aujourd'hui et demain.

Et d'ailleurs, l'indépendance que nous avons encore, qui avait pu être fragilisée par des choix plus récents, elle procède aussi de choix historiques qui avaient été faits dans les années 60 ou 70, qui avaient permis de doter la France de programmes ou d'équipements qui nous permettent, aujourd'hui, de ne pas dépendre, justement, des sautes d'humeur ou des aléas de l'autre côté de l'océan. C'est notre force.

12:01
Invité

Est-ce que vous avez eu des précisions sur le calendrier de redéploiement des troupes américaines en Europe ?

12:06
Présentateur

Non, mais je pense que c'est très bien de l'avoir.

12:08
Invité

Est-ce que si vous avez peur que le président

12:09
Présentateur

est optimiste sur la table de cesser le feu rapide à Gazi ? Écoutez, moi, je plaide pour qu'on ait aujourd'hui trois cessez-le-feu en même temps. Et on est de plus en plus ambitieux. Mais celui qui tient et qui a été obtenu entre Israël et l'Iran, celui à Gaza, qui est indispensable et qui est pour moi une priorité absolue, et le cessez-le-feu que nous souhaitons avoir en Ukraine pour ouvrir les négociations de paix durable.

12:32
Invité

Monsieur le Président, vous avez peur que les 5% bénéficient aux équipements américains et que toute l'Europe se mette à acheter des patriotes ?

12:38
Présentateur

Mais c'est ce que j'ai dit tout à l'heure. Le deuxième point, pour moi, la clé, c'est que les Européens s'équipent et produisent. C'est ce que fait la France. C'est ce que font plusieurs autres Européens. et c'est d'ailleurs ce que nous avons défendu dans nos négociations européennes, avec succès, puisque les dernières proposantes européennes avec les programmes d'ISAF, ou SAFE, et EDIP. Et donc c'est une très bonne chose. Il faut que les Européens aient justement ce réflexe désormais. Pourquoi ? Parce que nous allons dédier une part croissante de notre richesse nationale dans les efforts de défense. Il faut que ça permette de créer de l'emploi.

Il faut que ça permette d'avoir un retour en termes d'industrie dans nos pays. La France a ce modèle historiquement, d'autres l'ont moins. Et d'ailleurs, nous, nous souhaitons avoir des programmes beaucoup plus larges, beaucoup plus partenariaux, et qu'ils aient aussi des retombées industrielles pour ces pays. Et je pense que c'est comme ça qu'on aura une avancée qui est gagnant-gagnant. Ça réduit aussi notre dépendance parce que parfois, quand on achète des programmes ou des équipements qui sont américains, quand on a des désaccords géopolitiques, on est dépendant de leur autorisation ou pas.

Avoir des programmes européens, ça nous permet d'être libre de ces règles et donc beaucoup plus libre à la fois sur notre stratégie export qui est essentielle pour la compétitivité de nos industries d'armement et pour notre liberté d'usage, c'est-à-dire l'indépendance de notre diplomatie et de nos choix militaires. Sur l'Iran, je vais devoir filer.

14:00
Invité

Quelles sont les prochaines étapes juste de l'initiative européenne de négociation ?

14:03
Présentateur

Écoutez, là, sur l'Iran, on a un cessez-le-feu. On voit bien combien il est volatile et fragile. Mon souhait, c'est qu'il tienne. Le cessez-le-feu va s'accompagner d'une évaluation justement des dommages qui ont été faits, ce que je disais tout à l'heure, ce qu'on clarifie dans les prochaines heures et prochains jours. Et de toute façon, nous devons reprendre un travail diplomatique et technique sur la question du nucléaire. Et donc, les États-Unis d'Amérique ont pris le contact et les Iraniens et les Européens y ont leur place parce que nous aurons de toute façon, d'ici à quelques semaines, un choix sur ce sujet à faire.

C'est de savoir si le GCPO est encore un cadre ou pas, puisqu'il existe encore et nous avons des délais qui continuent à courir, mais des choix qui seront à faire à l'été. Merci beaucoup.