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InterviewClémentine Autain· 13 octobre 2022 11 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & familleRetraites

"Ceux qui mettent le chaos et le désordre, c'est le gouvernement" Clémentine Autain invitée des 4V

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Clémentine AutainFait
    « je suis heureuse qu'il y ait la grève je vois que la grève s'étend »
  • 2:00Clémentine AutainFait
    « il n'a pas donné d'éléments de réponse à ce qui aujourd'hui angoisse les Français »
  • 3:00Clémentine AutainChiffre
    « faire une taxe sur les super profits c'est totalement accessible »
  • 6:00Clémentine AutainPromesse
    « il faut augmenter le SMIC et les minima sociaux »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour et bienvenue dans les 4 villes Clémentine retour à la normale pour la semaine prochaine du côté des carburants a dit Emmanuel Macron hier je crois que ça vous fait sourire vous n'êtes pas rassuré je suis heureuse qu'il y ait non seulement une grève dans les raffineries pour contester cette indécence de profit faramineux avec des salaires qui stagnent dans un secteur qui au fond profite à un tout petit nombre au détriment du grand nombre et qui est une sorte de quintessence de ce qui ne va pas dans notre système du retour à la normale annoncé par le chef de l'État je suis heureuse qu'il y ait la grève je vois que la grève s'étend puisque comme vous le savez il y a hier c'était le secteur de la chimie puis d'une pierre puis à la SNCF et on va vers une grève interprofessionnelle donc je suis contente que la contestation de cette logique qui est accompagnée voulue par Emmanuel Macron soit aujourd'hui contesté et contestée par une mobilisation sociale alors que le gouvernement cherche à nous dire vous inquiétez pas tout va bien se passer c'est une manière de se rassurer mais je ne crois pas que ce soit l'ambiance du pays aujourd'hui et d'ailleurs des dimanches vous savez que celles et ceux qui nous regardent commencer à aller manifester la marche du 16 octobre à Paris comment s'appelle-t-elle j'oublie Rousseau souhaite une grève générale en fait elle souhaite que que tout ça ce soit l'étincelle qui donne naissance à une règle générale est-ce que c'est votre souhait à vous aussi vous savez ça se décrète pas une grève générale moi ce que je souhaite c'est qu'en effet il y ait une mobilisation à la fois des forces syndicales des forces politiques et aussi une mobilisation citoyenne donc c'est ça qui va permettre d'empêcher que nous continuons d'aller dans le mur comme c'est le cas aujourd'hui et j'ai écouté Emmanuel Macron hier alors c'était beaucoup sur les enjeux internationaux mais il a donné quelques éléments en tout cas donc c'est important la guerre en Ukraine n'est pas un sujet décalé c'est un sujet de la période je dis juste que il n'a pas donné d'éléments de réponse à ce qui aujourd'hui angoisse les Français c'est une inflation hors pair des salaires qui ne bougent pas et une inquiétude sur l'avenir aussi bien sur le climat que sur la guerre en Ukraine et je ne vois pas qui hier le président de la République est fait autre chose que commenter c'est-à-dire et donner des éléments comme nous les proposons à l'Assemblée nationale pour commencer à infléchir cette situation qui n'est pas inéluctable elle n'est pas inéluctable les taux de profits faramineux faire une taxe sur les super profits c'est totalement accessible pourquoi la France est un des derniers pays à ne pas l'accepter vous avez vu qui est à minuit l'Union européenne mais la France la France est en train le président de la République en France qui permet de taxer les industries cette année on est en plein débat budgétaire hier un peu un peu avant la pause il y avait à l'Assemblée nationale une proposition un amendement qui venait du modem sur des la taxe sur des super dividendes un peu de type flatteurs que Total va servir à ses actionnaires là et là sur cet amendement il est passé à l'Assemblée nationale c'est-à-dire que la macronie n'a pas de majorité et y compris en son sein des divisions commencent à se faire jour puisqu'il y avait 19 députés de la République en marche qui les ont voté donc il y a quelque chose qui ne va pas c'est-à-dire que le gouvernement s'obstine s'obstine dans une logique d'austérité pour un certain nombre de secteurs et notamment tout ce qui relève des services publics des biens communs les collectivités sont exanges continuent de servir les grandes entreprises pendant que les TPE PME ne savent pas comment elles vont s'en sortir ça marche quand même l'inflation elle est moins forte chez nous au mois de septembre que dans le reste est quasiment moitié moins que dans le reste de bouclier tarifaire et toutes les logiques de chèques quelque part on paye deux fois c'est à dire on laisse les profits continuer sans les taxer pour remettre cet argent dans le giron public et on ne bloque pas les prix donc quand par exemple à la pompe vous payez deux fois ça vous payez une fois parce que c'est cher pour faire les dividendes et une deuxième fois parce que vous payez quelque part vous dites la solution c'est le blocage des prix aujourd'hui il faut bloquer les prix la pompe il faut bloquer les prix d'un dans la grande distribution des produits de première nécessité il faut augmenter le SMIC et les minima sociaux pour qu'il y ait ensuite une conférence salariale qui permette de rééchelonner l'ensemble des salaires et il faut taxer les profits les dividendes de telle sorte de faire rentrer de l'argent dans le budget public avec une réforme de la fiscalité notamment notamment parce que vous le savez qu'aujourd'hui la fiscalité elle est très très dure pour les petits et les moyennes entreprises et les très favorable au grand groupe proportionnellement les grands groupes économiques payent beaucoup moins d'impôts que les TPE que c'est le moment vous avez pas le sentiment qu'avec la crise du covid avec là ce qui se passe avec la guerre en Ukraine et et ses conséquences même si le gouvernement a tort de nous expliquer que la situation serait liée à ça c'est lié au contraire la façon dont l'Union européenne et la France le fait prenez l'exemple de l'énergie permettez-moi juste de dire ça et vous savez que tout est couplé avec le gaz c'est que le prix de l'électricité est calé sur le prix du gaz et même même l'énergie même les énergies renouvelables ça ça fonctionne mais c'est délirant c'est délirant c'est à dire que le gouvernement et c'est ce qu'a fait le président de la République hier c'est qu'au fond il dit à chaque fois c'est pas de ma faute hein c'est à dire c'est la guerre en Ukraine qui a bonjour pour expliquer il est dépassé par tous ces sujets je pense que son modèle idéologique est totalement dépassé parce que quelque part il fait du tas de charme vous savez c'est un peu la politique qu'on a connue dans les années 80 dans les années 80 alors elle est compensée parce que avec toutes les crises il est obligé de penser les plaies vous voyez ce que je veux dire de faire des chèques des petits bouts de etc mais au fond de lui-même au fond de lui-même il pense que la loi du marché et la seule façon de bien régler la situation or c'est celle qui aujourd'hui nous met dans la situation délétères dans laquelle nous sommes et qui fait que tant de gens ont envie de faire la grève ou en tout cas de se mobiliser la CGT prépare une grande journée de grève générale peut-être pour mardi prochain semble-t-il est-ce que vous allez vous y joindre bien sûr bien sûr qu'on sera à leur côté voyez à la fois il faut respecter l'espace politique les forces politiques qui font leur travail que ça doit se passer et les syndicats dans la rue il faut il faut converger tous ensemble dans une grande mobilisation sociale il faut nos forces chacun en étant avec sa spécificité les syndicats qui organisent la grève nous qui menons la bataille à l'Assemblée nationale mais à un moment donné notre responsabilité commune c'est de faire grandir la contestation pour faire reculer le gouvernement cette semaine pour l'instant ce qui met le chaos le désordre et le bazar excusez-moi mais c'est le gouvernement il y aura votre marche aussi marche contre la vie chère et pour pour l'inaction climatique enfin contre l'inaction climatique organisé dimanche écoutez ce que ce qu'on disait le ministre du Budget c'était à l'Assemblée c'était lundi Gabriel Attal quand est-ce qu'une manifestation a rempli le frigo des français quand est-ce qu'elle a fait baisser une facture vous ne voulez pas débattre parce que c'est difficile quand est-ce qu'une manifestation a rempli le frigo mais je prendrai un seul exemple puisque là on parle de grève générale il y a une très grande grève générale en 68 en 1968 et ça aboutit sur les accords de Grenelle et quand on y repense les salaires ont augmenté à l'époque de 30%. le SPIC a augmenté plus de 30% autre contexte alors mais prenons-en de la graine ce que je vais ce qui permet de produire ces augmentations et ses avancées sociales ce sont les mobilisations prenez 36 on obtient les congés payés parce qu'il y a des millions de gens dans la rue ce matin c'est que l'heure du bras de fer est venu bien sûr que l'heure du bras de fer est venu bien sûr et moi ce que je veux constate dans la société actuelle c'est qu'il y a de la peur il y a de la résignation il y a de la sidération parfois aussi parce que quand vous voyez total qui fait 18 milliards de profits et qui refusent d'augmenter ses salariés se rendait compte un semestre un semestre c'est considérable quand vous quand vous comparez à des budgets budgets de l'hôpital où les gens sont exemple le budget même de l'éducation nationale qui est pourtant des plus gros budgets quand vous faites des comparaisons vous dites mais on marche sur la tête on marche sur la tête c'est un dessin je vois qu'on parle un peu de vous de faire de votre famille politique c'est le sujet tabou mais la question se pose y compris chez les chez la France insoumise en interne mais toujours pour l'instant sous couvert d'anonymat y a-t-il un problème Mélenchon aujourd'hui la France insoumise c'est pas le sujet là de la là alors là vraiment je comprends votre question mais je vous dis que ce n'est pas notre sujet moi je suis membre du groupe à l'Assemblée nationale là ce que je peux vous dire c'est que notre sujet c'est une unité jaune dans les victimes Adrien cadenas il parle de malveillance policière de voyeurisme médiatique quand il dénonce une multiplication de gifles politiques qui sont donnés à 4 nains du matin au soir dans les médias alors que cadenas qui est plein de contre lui parce qu'il a donné une gifle à sa femme vous vous avez dit votre désaccord déjà sur ces questions là mais est-ce que au-delà de ça il y a un problème Mélenchon pourquoi pourquoi c'est un sujet de tabou comme ça chez elle c'est pas tabou mais il y a pas un sujet il est c'est aussi celui qui a appelé à la marche de dimanche et on est bien content de faire une marche dimanche donc voyez vous vous résumez ceci dit c'est c'est souvent que dans la presse ou chez les journalistes on entend on a un problème un problème Mélenchon donc je pense qu'il faut pas prendre les choses comme ça il faut réorganiser tout ça il vous a répondu à l'époque il va aller mieux se mordre avant de parler le nom il m'a répondu que j'avais raison alors on n'a pas lu la même chose on confondra ce qu'on a vu peut-être il a dit les deux par ailleurs mais moi mon souvenir c'est qu'il a dit que j'avais raison de poser la question de voilà de franchir un cap pour notre mouvement et d'ailleurs c'est ce qui est en train de se passer il y a une grande réflexion intérieure de la France insoumise pour passer ce cap et que j'ai exprimé parfois il m'arrive d'être en désaccord de pas prendre les choses la même manière ou de ne pas avoir les mêmes mots Jean-Luc Mélenchon mais vous reconnaîtrez avec moi que il a été celui qui a porté notre famille politique jusqu'à 22% à la précédente élection présidentielle donc c'est pas rien et qui a eu l'intelligence politique de faire la nuque c'est pas ce que je suis en train de vous dire c'est qu'il y a pas d'histoire de patron il y a un leader politique qui nous a permis d'arriver à ce stade là après ça n'empêche pas que le mouvement doit avoir sa vie qu'il y a le groupe que lui trouve une nouvelle place dans cette séquence puisqu'il n'est plus député et que on n'est pas dans une présidentielle mais notre mouvement ne peut pas se résumer à simplement de savoir quelle la relation avec Jean-Luc Mélenchon c'est ça que j'essaye de vous dire merci Clémentine merci à vous merci beaucoup