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interviewC à vous· 4 juin 2026 59 min

Julie Gayet, Lambert Wilson et Elsa Guiol - C à Vous l’Intégrale - 04/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

des oasis de fraternité. ... - A.-E.Lemoine: Bizarre...

J'ai le soutif bizarre. Pardon! Rires. - L.Sénéchal: Vous êtes très bien, Babeth.

Il n'y a pas eu de musique. - A.-E.Lemoine: On n'a pas entendu le générique.

J'ai réorganisé la tenue. Je vous prie de bien vouloir m'excuser. On est en direct, comme on vient de le prouver, jusqu'à 21h.

Emilie est aux côtés de notre chef. - E.Tran Nguyen: On est en train de cramer!

Il me montrait comment reproduire ça à la maison. On peut le faire à la maison. Il faut cramer la cuillère avant de cramer les asperges.

Jusqu'à ce que la cuillère soit rouge vif. Là, elle va devenir rouge vif. - C.Anne: On va juste prendre de la sciure de bois. - E.Tran Nguyen: Vous voyez ce qui se passe?

C'est pas de la magie, mais presque. - L.Sénéchal: Elle est toute contente... - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.

Tout le monde se régale d'avance de déguster ces asperges blanches sauvages fumées par le chef et Emilie. - A.-E.Lemoine: Forcément, vous connaissez cette mélodie... - L.Wilson: Comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau.

Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon coeur. - A.-E.Lemoine: "Les moulins de mon coeur", d'abord écrite en anglais pour "L'Affaire Thomas Crown".

C'est signé Michel Legrand. Il avait déjà été acclamé partout dans le monde aux côtés de Jacques Demy pour "Les Demoiselles de Rochefort", dont plusieurs thèmes sont devenus des standards de jazz, notamment "La Chanson de Maxence". - L.Wilson: Je pourrais vous parler de ses yeux et de ses mains.

Je pourrais vous parler d'elle jusqu'à demain. Son amour, c'est ma vie. Mais à quoi bon rêver?

Je l'ai cherchée. Je ne l'ai pas trouvée. - A.-E.Lemoine: Le 13 juin prochain, L.Wilson reprend les classiques du cinéma qui donne la part belle aux compositions de M.Legrand.

Il est notre invité aux côtés de J.Gayet, actrice, et productrice du Festival Soeurs Jumelles. Il met en lien la musique et le cinéma.

On est ravis de vous accueillir sur le plateau de "C à vous", vous qui rendez hommage, chacun à votre manière, à la place de la musique dans le cinéma. La place singulière qu'occupait M.Legrand.

Impossible de chanter les classiques du cinéma sans avoir M.Legrand dans sa playlist? - L.Wilson: C'est une playlist centrée exclusivement sur M.Legrand. - A.-E.Lemoine: Il y a quelques exceptions qui confirment la règle. - L.Wilson: M.Legrand a 2 langues, le français et l'anglais.

Il y a un lien entre M.Legrand et la chanteuse et actrice que j'adore, B.Streisand.

Je me suis permis de prendre les chansons de B.Streisand, de me les approprier, comme "Les Moulins de mon coeur", mais aussi "Yentl". M.Legrand, je travaillais avec lui.

On avait enregistré "La Chanson de Maxence" ensemble. Pas facile, le monsieur. Il était exigeant, soupe au lait.

Elle chante des mélodies et des choses...

Elle est partie...

J'ai été la récupérer dans la rue devant le Grand Rex pour qu'elle assure le concert. Il était moyennement sympathique avec elle. - A.-E.Lemoine: Vous savez scatter, Julie? - J.Gayet: Non.

On ne pouvait pas faire un festival musique et cinéma sans J.Demy et M.Legrand.

Quand J.Demy a eu la Palme d'or à Cannes, il est resté assis à Cannes. Un film de J.Demy sans M.Legrand, qu'est-ce que ça donnerait...

Ca nous a donné envie d'aller à Rochefort. J.Demy et M.Legrand sont connus du monde entier.

Faire un festival qui rend hommage à cette rencontre, à ce duo incroyable de 2 artistes. - A.-E.Lemoine: Rochefort est un lieu de pèlerinage pour tous ceux qui aiment leur travail et ce génie qu'ils ont mis en commun.

On fait des pèlerinages, là-bas. - J.Gayet: Les gens se prennent en photo devant les statues des Demoiselles de Rochefort.

D'où le festival Soeurs Jumelles, la musique et le cinéma. Il y avait un cinéma dans lequel J.Demy projetait les rushes et qui est devenu un studio d'enregistrement de musique. "Si je dois faire quelque chose, ce sera là-bas." C'est aussi mon lien à A.Varda. - A.-E.Lemoine: Au cours de ce festival à Rochefort, fin juin, c'est la 6e édition...

C'est dire si le festival a du succès, depuis le début. Vous créez des rencontres entre les cinéastes et les compositeurs. Il y a peut-être des duos Legrand-Demy qui se forment sous vos yeux chaque année. - J.Gayet: Et de tous les styles.

Il y avait une supervision d'Ubisoft qui disait: "Je ne prends pas de musiciens." Finalement, elle a pris un musicien sur un jeu vidéo. Sa rencontre, elle l'a faite à Rochefort.

Il y a des images avec le cinéma, la série, les séries d'animation...

Il y a aussi Woodkid. Il vient parler du clip et du jeu vidéo. C'est la musique et l'image qui sont soeurs jumelles.

Les images ont besoin de musique. C'est comment les deux dialoguent ensemble. - A.-E.Lemoine: Il faut aller à Rochefort. - L.Wilson: Je me suis préparé pour le festival. - A.-E.Lemoine: C'est par la bande-son des films que vous avez eu envie d'être acteur. - L.Wilson: J'ai eu envie d'être à l'intérieur des films pour être sur un plateau et entendre la musique de la salle de production, ce qui n'arrive jamais sur un plateau, bien entendu.

Je voulais entendre la musique de "Out of Africa". J'ai voulu être sur "Jivago". Des grands films épiques et leur musique...

Je voulais que la vie soit perpétuellement en musique, comme au cinéma. - A.-E.Lemoine: Notre vie quotidienne, si j'étais accompagnée par une musique symphonique, ça aurait de la gueule. - E.Tran Nguyen: Ca change toute la scène. - L.Wilson: Parenthèse sur "Les Demoiselles de Rochefort".

C'est jusqu'au dimanche 14 au Lido. Ca se termine, la comédie musicale. - J.Gayet: Il y a aussi le livre d'E.Wolinski sur "Les Demoiselles de Rochefort".

Il faut courir la voir. J'espère qu'elle pourra venir à Rochefort. Pour l'instant, le dispositif est un peu lourd.

L'année prochaine, ce sera les 60 ans du film. J'ai promis qu'on ferait un ciné-concert à Rochefort. Il faut aller voir la comédie musicale. - A.-E.Lemoine: C'est noté. - E.Tran Nguyen: Si on doit citer une personnalité qui incarne ce lien entre la musique et le cinéma, c'est B.Biolay.

Il n'a pas raté une des 6 éditions de votre festival. Il a signé des musiques de films, 3 films. Il joue au cinéma et invite des actrices.

Il vous a invitée, Julie. Il s'agissait de réaliser un des clips de ses chansons. - B.Biolay: Petite connasse qui ne montre rien en surface, qui veut qu'on l'embrasse encore.

Mon amour, le temps passe. Mon amour, hélas, le temps passe. - E.Tran Nguyen: Voilà pour les paroles.

C'est durant ce clip que vous réalisez que B.Biolay, c'est autant un musicien qu'un acteur. - J.Gayet: Il avait fait la musique de "Clara et moi".

Il me l'avait offerte. C'était un tout petit film dans lequel je jouais. J'ai accepté, quand il m'a demandé d'être dans son clip.

Je me suis dit: "C'est incroyable. Les musiciens créent un personnage." C'est tellement personnel, ce qu'ils racontent, on les voit sur scène.

Là, le fait d'être derrière, de jouer un personnage, il était très sincère. Je me suis dit que c'était fou et qu'il était d'une justesse incroyable. Juste après "Stella", il a fait le film de S.Verheyde.

Il m'a dit qu'elle allait tourner. C'est un excellent comédien. - L.Wilson: Il a une réputation, parmi les musiciens classiques, de musicien d'orchestre, ce qu'il a été.

Il était tromboniste dans l'orchestre. C'est un très bon musicien d'orchestre. Il a joué professionnellement. - J.Gayet: Il a fait le premier Soeurs Jumelles, la première conférence en musique et en images.

Il a dit que le festival était génial. Il voulait revenir tous les ans. L'année dernière, il voulait parler de Brassens. "OK, challenge"...

On a été chercher tous les films dans lesquels il y avait la musique de Brassens. C'était fabuleux. Il a joué.

Cette année, c'était fabuleux. C'est là où on fait ces rencontres inédites. Tu vas venir, Lambert... - L.Wilson: Prenons date. - P.Lescure: Lambert, vous voici chanteur et acteur, comme Y.Montand, dont vous avez repris le répertoire dans un album, et que vous continuez de reprendre sur scène. - L.Wilson: A Paris, au 14 juillet, à la lueur des lampions, on danse sans arrêt. - P.Lescure: Vous êtes assez proches dans l'élocution, dans l'intonation, vous et Montand. - L.Wilson: Il n'a jamais composé mais toutes les chansons de Prévert, Barbara, Cosma...

C'est ce que j'aimais chez lui. Ce que je lui enviais, c'était ce vibrato délicieux, parfait, et une oreille impeccable. Cet entre-deux, entre le jeu et la musique, ce qu'on trouve dans la comédie musicale américaine et sur scène, c'est cet espace d'hésitation.

Quand l'émotion est trop forte, on se met à chanter. C'est ce moment de bascule que je trouve irrésistible. - P.Lescure: Vous faites bien le Montand. - L.Wilson: Merci. - A.-E.Lemoine: On voulait tester vos connaissances en musiques de film. - L.Sénéchal: C'est facile. - J.Gayet: Moi aussi, j'ai du mal. - A.-E.Lemoine: Allez! - L.Sénéchal: On va entendre des chansons.

Il faut me dire à quel film appartient la musique. - A.-E.Lemoine: C'est fastoche. ... - J.Gayet: "La La Land". - L.Sénéchal: La 2e...

C'est mythique. ... - J.Gayet: C'est "Ascenseur pour l'échafaud".

C'est M.Davis. Il a fait la musique en regardant le film, Comme Matthieu Chedid sur le film de G.Canet, "Ne le dis à personne".

Il a joué en live. - A.-E.Lemoine: On a souvent des archives de M.Davis dans L'OEil de Pierre. - L.Sénéchal: On change de registre. ... - On était tous les deux destinés... - J.Gayet: "La Boum"? - A.-E.Lemoine: C'était un peu avant.

G.Marchand...

C'est dans "Les Sous"... - J.Gayet: "Les sous-doués passent le bac"?

P.Leconte est très fort dans la musique. Il faisait des pubs.

Il est allé chercher des compositeurs de musique, des grands compositeurs. Il est fou de musique. Un réalisateur incroyable avec la musique. - L.Sénéchal: Mélange des genres. ... - J.Gayet: C'est... - A.-E.Lemoine: Il y a Y.Montand à l'affiche de ce film.

L.de Funès... - L.Wilson: "La Folie des grandeurs".

C'est pas la musique mais le casting qui m'a aidé. - A.-E.Lemoine: Le compositeur?

M.Polnareff. Je l'ignorais.

Extraordinaire. - L.Sénéchal: Ensuite... - J.Gayet: A l'époque, on mettait le nom des compositeurs sur l'affiche. - L.Sénéchal: Suivant. ... - J.Gayet: Plus fort. - L.Sénéchal: C'est pas le passage le plus facile. - J.Gayet: C'est sublime. - A.-E.Lemoine: C'est E.Morricone. - J.Gayet: C'est pas "Mission". - L.Wilson: Mes amis musiciens, pardon. - L.Sénéchal: "Il était une fois dans l'Ouest".

Une dernière? On revient en France pour finir. ... - J.Gayet: "Amélie Poulain".

Le morceau de Y.Tiersen...

Et le plus joué sur les pianos en gare. - A.-E.Lemoine: Bravo, Julie et Lambert. - L.Wilson: Non, non, non...

Je suis trop lent. - P.Lescure: Je suis comme lui.

Je suis nul en blind-test. - A.-E.Lemoine: On peut vous applaudir le 13 juin pour ce spectacle, "Lambert Wilson chante les classiques du cinéma". - L.Wilson: Et le 23 juin au festival... - A.-E.Lemoine: Du 23 au 26 juin. - J.Gayet: Du coup, il va venir chanter! - A.-E.Lemoine: Lambert? - L.Wilson: On continue à faire des spectacles cet été. - A.-E.Lemoine: Le festival Ramatuelle? - L.Wilson: Oui. - A.-E.Lemoine: On va avoir une archive à vous soumettre.

L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je vous propose un air de 1930 que votre idole, M.Legrand, jouait merveilleusement, une mélodie que vous aimez. "You're Driving Me Crazy". ...

Plus fort. ...

Cet air célèbre, ce standard du jazz, savez-vous qui l'interprète dans cet enregistrement? C'est un big band à la Miller. C'est du swing.

Ca date du début des années 40, cet enregistrement. C'est un enregistrement allemand, le tout sur une idée venimeuse de Goebbels, le ministre de la Propagande du Reich. C'est l'histoire passionnante racontée dans un livre intitulé "Les Maîtres chanteurs du III Reich".

L'auteure a expliqué comment le Reich, au-delà de Wagner, qui était la musique des nazis, a voulu... - Dans la rhétorique nazie, il parle de souillure bolchevique.

Goebbels étant pragmatique, il se rend compte que le jazz, dans sa version édulcorée, swing, est impossible à éradiquer car la population en a besoin. - P.Lescure: L'auteure avait déjà exploré le rôle du cinéma dans l'imaginaire nazi.

Elle nous fait découvrir plein de trucs renversants sur la malignité et l'habileté diabolique de Goebbels. - C'est un big band de jazz. C'est une opération de propagande orchestrée par Goebbels à partir de 1940 pour se faire passer pour des Anglais ou des Américains avec le jazz comme alibi.

On demandait à des vrais professionnels du jazz, de vrais musiciens de jazz, d'enregistrer des standards anglais ou américains en modifiant les paroles pour instiller de la propagande anti-bolchevique, antisémite, anti-Churchill. ... - P.Lescure: Ce qui est fou, c'est que pour mener à bien son entreprise de séduction à empoisonner les oreilles alliées et de réconfort des troupes allemandes, Goebbels n'a pas hésité à choisir des talents quel que soit leur profil. - On avait des musiciens d'origine juive, des musiciens homosexuels, des musiciens étrangers...

C'est donc des gens qui auraient fini en camp de concentration sans leur musique, qui les a préservés. - P.Lescure: C'est l'une des histoires.

Il y en a plein, dans ce livre. A la Libération, Charlie et ses musiciens ont connu un peu le même sort que certains scientifiques. Les Américains les ont applaudis. - Quand les soldats américains débarquent à Stuttgart en 45, ils découvrent ce groupe dont ils avaient entendu parler.

Grosse surprise pour les musiciens: ils ne se sont pas arrêtés. Les soldats leur demandent des autographes. Ils vont reprendre une carrière normale.

Ils vont continuer à jouer du jazz mais pas sur ordre de Goebbels. Ils le font pour le plaisir des troupes alliées installées en Allemagne. - P.Lescure: J'ai un exemplaire pour chacun d'entre vous. "Les Maîtres chanteurs du III Reich".

On en découvre de belles sur Goebbels. - A.-E.Lemoine: On n'oublie pas que vous avez consacré un spectacle à un compositeur allemand considéré comme un dégénéré par les nazis. - L.Wilson: Je continue ça avec un groupe de musiciens.

Il a composé "L'Opéra de quat'sous". Il est passé par la France pour fuir le nazisme. 2 ans en France.

Ensuite, il est devenu citoyen américain. Il a fait une 2e carrière de comédie musicale à Broadway et à Hollywood. Certaines de ses comédies musicales ont été adaptées en films.

Je chante certains extraits dans le spectacle. - A.-E.Lemoine: C'est incroyable!

Vous chanterez bientôt ça au festival Soeurs Jumelles. - E.Tran Nguyen: En 1987, vous devenez baryton d'opéra.

Au début des années 80, on peut voir sur grand écran mais aussi chez E.Ruggieri, où vous chantez... - L.Wilson: Je vais assumer ce que vous allez présenter! ...

J'ai eu un déjeuner avec un producteur qu'on connaît tous, qui m'a expliqué qu'après cette émission, plus personne ne me comprenait. - A.-E.Lemoine: Si vous étiez artiste ou acteur... - L.Wilson: "On ne sait pas ce qu'il veut faire, qui il veut être"...

C'était fou et irréfléchi. On ne devient pas baryton...

On naît avec ces cordes vocales. Je suis baryton. J'ai dû renoncer sans doute à beaucoup de choses sans le savoir dans le cinéma.

Mon agent me disait: "Ne chante pas!" - J.Gayet: Aux Etats-Unis, la polyvalence...

C'est tellement français! - A.-E.Lemoine: Julie, vous êtes mezzo-soprano.

Vous avez eu une formation lyrique à partir de 8 ans. A 15 ans, vous étiez Barberine dans "Les Noces de Figaro". Vous avez mis cet opéra en scène 30 ans plus tard. ... - J.Gayet: C'est vrai.

Quand on m'a proposé cet opéra, c'était assez émouvant car j'ai chanté Barberine. ...

Je ne vais pas chanter...

Je préfère que tu prennes le ruban et que tu le sentes. - A.-E.Lemoine: Je me demandais s'il vous en restait quelque chose, de cette voix de mezzo-soprano puisqu'on naît avec. - J.Gayet: Ca a été comme un tiraillement.

La professeure de chant qui m'a donné des cours de chant était une survivante d'Auschwitz. Je l'ai découvert car elle a relevé ses manches un jour. Elle avait son numéro tatoué.

Elle m'a insufflé ce métier artistique, car je ne viens pas d'une famille artistique. Je n'aurais jamais osé. Lui dire que j'allais arrêter le chant alors qu'elle pensait que je devais faire une grande carrière lyrique...

C'est en jouant Barberine et en voulant être triste...

Elle est désespérée. Je voulais être dans le désespoir. Je me suis mise à pleurer.

On ne peut pas chanter et pleurer. Elle m'a dit que c'était la porte à côté! J'ai poussé cette porte.

Il y avait une pièce de Tchekhov. - L.Wilson: Et là, tu as pleuré. - J.Gayet: Pleurer et rire... - A.-E.Lemoine: L'art lyrique vous a aidée à surmonter une dyslexie qui vous aurait empêché...

Ca vous aurait peut-être ralentie dans l'apprentissage des textes. - J.Gayet: J'apprends mes textes à l'oral, dans un premier temps.

Je cherche mon personnage d'abord par la voix. C'est pour ça que j'aime la post-synchronisation. Je sais la voix que j'ai eue.

Je retrouve toujours une note. Je me suis rendu compte que la dyslexie...

C'est compliqué pour moi de lire, d'écrire...

Par contre, à l'oral, je peux défendre mon festival! Le chant m'a aidée. Et j'ai eu mon bac, un bac de chant lyrique.

Non...

Je faisais un mi-temps. Derrière Saint-Augustin, il y avait un conservatoire. Je faisais des classes à mi-temps au conservatoire et au lycée général. - L.Sénéchal: Ramatuelle, vous y serez le 31 juillet.

Vous aimez ce festival. Vous êtes fidèle. Vous y êtes allé il y a 20 ans, par exemple. - Le festival de Ramatuelle ne ressemble à aucun autre. ... - L.Wilson: Une sorte de petit miracle d'équilibre entre l'aspect très protégé du mur, le rapprochement avec les spectateurs...

C'est important que les gens soient rapprochés car l'énergie circule bien. My funny Valentine... - L.Sénéchal: Vous avez fait tomber la chemise!

C'est un festival unique qui mêle plein de choses. - L.Wilson: La direction artistique de J.-C.Brialy...

J'y suis allé beaucoup avec mon père. La dernière fois, c'était un spectacle sur la musique américaine, avec toujours les mêmes standards, d'ailleurs. C'était notre dernière représentation.

Il a plu. Il y a une tradition géniale à Ramatuelle. On a fait 10 minutes de spectacle.

Toute l'équipe est allée dans un restaurant. On a terminé le spectacle en chantant devant des membres du public qui nous avaient suivis. On a fait la dernière représentation dans un restaurant. - A.-E.Lemoine: Vive la pluie! - A.-E.Lemoine: Il y a du Lambert dans le Oh my pop du jour. - E.Tran Nguyen: Il poppe depuis près de 30 ans, Harry Potter.

Saga devenue culte dès sa sortie. On parle d'une Pottermania, de "fièvre", de "maladie". Les files d'attente sont longues. - Les nuits où les enfants dorment, les libraires ouvrent leurs grilles.

C'était prévu et annoncé comme le beaujolais. Harry Potter est arrivé. - J'ai dû patienter toute la journée pour enfin tenir ce livre entre mes mains. - E.Tran Nguyen: On est en 2000.

C'est le 4e tome. C'est le moment où ça a complètement explosé. Avant ce phénomène mondial, l'histoire de ce jeune garçon qui découvre qu'il est sorcier et qu'il doit aller dans une école de magie a été inspirée par son autrice alors qu'elle revenait d'un voyage en train entre Manchester et Londres.

Elle était en plein divorce. Elle rédige ce roman dans des cafés à Edimbourg. Il va être refusé par plein de maisons d'édition, jusqu'à ce qu'il soit accepté en 1996.

Peu d'exemplaires sont publiés. C'est le bouche à oreille, entre enfants, qui va commencer à donner du succès à cette histoire, qui va plaire aussi aux adultes. Résultat: 600 millions d'exemplaires vendus.

C'est du jamais-vu. - A.-E.Lemoine: Les éditeurs qui se... - E.Tran Nguyen: On pense aux maisons d'édition qui ont dit "non".

En 2001, l'adaptation au cinéma est un événement mondial. - Difficile de tenir les enfants aujourd'hui pour la sortie du premier épisode de "Harry Potter". Un film très attendu, mais qui doit résister aux critiques très sévères d'un public qui a lu et relu toutes les aventures du petit sorcier. - Ils ont changé les personnages.

Harry, ils n'ont pas le même caractère, des fois. - C'était parfait. - Il connaît tout par coeur.

Il me racontait tout. - E.Tran Nguyen: C'est un public qui a grandi en même temps que les acteurs.

Ils sont devenus des stars. D.Radcliffe, E.Watson, R.Grint.

C'est devenu un phénomène littéraire, bien plus qu'une saga de cinéma. C'est un univers. Il y aura un spectacle de drones à Nantes, aussi un spectacle à Versailles.

Les fans sont capables d'attendre des heures pour décrocher une place à ce type de soirée, pour célébrer les 25 ans. - J'ai réussi à me connecter sur le téléphone et mon ordinateur. Mon frère aussi.

On attend. ...

Thème de "Harry Potter". - J'ai un copain qui a réussi à avoir une place! - E.Tran Nguyen: A Noël, "Harry Potter" va devenir une série produite par HBO.

Au casting, un Français, vous, Lambert Wilson. Vous interprétez Nicolas Flamel, l'alchimiste de la saga du jeune sorcier. C'est le seul personnage de la saga qui a réellement existé. - L.Wilson: Absolument.

Il y a une rue à Paris. C'est un marchand riche. Comme il était riche, on l'a accusé d'être un alchimiste.

Il était très puissant et a fait beaucoup de bien. Il a distribué aux pauvres. Il était marié.

Dans la série, et je ne dois pas en dire beaucoup de choses, je suis marié depuis 6 ans à M.Keller, l'actrice suisse. On crée l'élixir de vie éternelle, grâce à la pierre philosophale.

Nous ne savions rien sur Harry Potter. On ne comprenait rien du tout à ce qu'on racontait. A un moment, j'ai honte...

En anglais, on parlait sans arrêt...

On parlait de Hogwarts. C'est Poudlard. J'ai dit aux producteurs: "Qu'est-ce que c'est?" Tout le monde s'est tourné vers moi.

J'étais sur le plateau. J'étais costumé. J'ai dit: "Non.

En français, c'est Poudlard." J'ai senti un "wouah"...

Quelle honte...

En fait, l'acteur qui joue Dumbledore suivait les instructions. Lui-même s'y perdait. C'est phénoménal.

La matière est énorme. On reprend tout au début de la série. Ca va être fait sur 10 ans.

C'est 7 saisons tournées sur 10 ans. - A.-E.Lemoine: Il faut boire de l'élixir. - L.Wilson: Surtout pour ceux qui vont tout traverser.

L'acteur qui joue Dumbledore a 80 ans. Il est parti pour jouer jusqu'à 90 ans. Les petits, leurs parents déménagent.

Leur vie change totalement. Les studios de la Warner ont construit une école pour accueillir les enfants. Ils sont là pour... - A.-E.Lemoine: Vous êtes parti pour 10 ans? - L.Wilson: Personnellement, non.

Je ne peux pas vous dire pourquoi. - L.Sénéchal: Quand tu lis les bouquins, tu sais. - E.Tran Nguyen: Il a d'autres projets plus importants. - L.Wilson: Les fans d'Harry Potter savent que...

Personnellement, j'adorerais. C'est passionnant et drôle. C'est la 1re fois que je me suis retrouvé sur un plateau avec un décor, comme un enfant.

C'était tellement bien construit et décoré avec plein de détails et d'accessoires que je me suis baladé comme si j'avais 5 ans. - A.-E.Lemoine: Dans un parc d'attractions.

Vous reviendrez nous en parler. Le Bonus de Lorrain. On parle d'une rumeur, ce soir. - L.Sénéchal: Une rumeur odieuse autant que tenace et invraisemblable: la fake news selon laquelle Brigitte Macron serait née homme, Jean-Michel Trogneux.

Comment une telle bêtise a pu se propager sur les réseaux sociaux au point que la première dame a porté plainte? C'est l'origine du documentaire "La Fabrique du mensonge: Brigitte Macron, l'ombre de la rumeur". Le point de départ, c'est une conversation entre 2 femmes, 2 complotistes. - Selon Natacha Rey, la véritable B.Trogneux aurait disparu étant enfant.

Son frère aurait pris son identité et les actes d'état civil auraient été falsifiés avec la complicité de l'administration. - On n'a aucune photo d'elle enceinte ou avec ses enfants en bas âge ou son ex-mari. Il y a eu des faux de fabriqués pour cette légende. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, E.Guiol.

On est face à un cas d'école. Deux femmes vont inventer une histoire totalement invraisemblable qui va faire le tour du monde. L'une se prétend voyante et l'autre journaliste.

Ce ne sont pas des leaders d'opinion. Pourtant, leur thèse farfelue va se propager à la vitesse de l'éclair. Comment elles ont pu avoir autant d'écho? - E.Guiol: La voyante avait déjà une chaîne YouTube, mais qui n'était pas suivie par énormément de gens.

La vidéo a été...

Il faut toujours compter sur la puissance des réseaux sociaux et l'absence de modération ainsi que de l'absence de régulation. La 1re vidéo a été poussée. Il faut rappeler que cette théorie vise un couple: E.Macron et B.Macron.

Un couple pas banal, avec une différence d'âge. C'est elle qui est plus âgée. Il y a quelque chose que les gens ne supportent pas.

Ca a aidé... - A.-E.Lemoine: Avant qu'il y ait des rumeurs sur elle, il y a eu des rumeurs sur son mari, E.Macron, sur sa prétendue relation avec le patron de Radio France, à l'époque. - E.Guiol: La 1re rumeur concernant E.Macron a été vite... - A.-E.Lemoine: Il s'en est amusé publiquement. - E.Guiol: Ca a vite dévié sur Brigitte.

Pour attaquer E.Macron, on a attaqué B.Macron.

Il faut rappeler qu'on est dans une période de défiance, de crise politique. Il y a la crise des "gilets jaunes". Il y a une défiance montante en France.

Elle va se caractériser via cette théorie, entre autres. - L.Sénéchal: Les réseaux sociaux et les réseaux de complotistes vont surfer sur cette fake news, dans le sillage des "gilets jaunes" et du covid. - On voit le pic qui apparaît aux 12-13 décembre 2021 et les principales communautés qui réagissent.

Ce sont les communautés de F.Philippot et d'E.Zemmour.

Il y a quelques relais de cette rumeur côté France insoumise, mais quasiment 70 % appartiennent à une communauté qui est un spin-off du RN, mais version complotiste. - L.Sénéchal: Ca va dépasser les frontières de la France.

Des professionnels du complot vont s'en saisir. Aux Etats-Unis, Candace Owens prétend avoir subi jusqu'à un coup de pression du président Trump. ... - L.Sénéchal: Le pouvoir de cette dame est dingue.

Elle a 5 millions d'abonnés sur YouTube. Elle prétend que Trump lui a dit d'arrêter d'en parler parce que ça perturbait ses négociations avec la France. - E.Guiol: Pour le coup, Trump, qui n'est pas à l'abri d'une fake news, n'y est jamais allé.

Ce n'est pas son sujet. Elle ne se gêne pas pour avancer n'importe quel argument. Elle a trouvé un filon, cette femme. - L.Sénéchal: Elle fait de l'argent, avec ça. - E.Guiol: Oui. - A.-E.Lemoine: Comment?

Elle monétise? - E.Guiol: Elle monétise les vues sur ses comptes.

Elle fait de la pub sur ses vidéos. Elle peut être rémunérée pour ça. Elle vend des t-shirts. - L.Sénéchal: En un an, elle a touché 320 000 dollars avec cette fake news? - E.Guiol: Oui.

Juste avec les vidéos. Nous, on n'a pas accès à tout. On a utilisé un outil à notre disposition. - A.-E.Lemoine: C'est un business.

Il n'y a pas d'idéologie derrière? - E.Guiol: Euh...

Chez elle, c'est du business. Chez certains, il y a de l'idéologie. Sur cette théorie, je ne sais pas comment on peut en parler.

Elle, c'est un filon qu'elle ne lâche pas. Dès qu'il y a une occasion, elle continue. - A.-E.Lemoine: Ca a pris une telle ampleur que B.Macron a pris la parole en 2022 pour la première fois, pendant la campagne. - Vous menez un combat contre le cyberharcèlement.

Vous êtes régulièrement victime...

Il y a cette théorie conspirationniste contre laquelle vous pensez porter plainte et qui affirme que vous êtes né homme. Qu'est-ce que vous répondez à cela? - B.Macron: C'est un mensonge.

Une fois que j'ai dit ça... - A.-E.Lemoine: Elle ne croit pas si bien dire.

Cette prise de parole n'a jamais suffi à décourager ou convaincre les complotistes. - Après les interviews de la première dame, une multitude de personnes prennent le relais de N.Rey.

Ils veulent élucider les mystères de la jeunesse de B.Macron. Des enquêteurs se mettent en place.

Ils s'autoproclament les brigittologues. - C'est nous, les Jean-Michel Trogneux. - Des sites consacrés à B.Macron apparaissent. - On a des gens qui vont passer des heures à regarder des vidéos, à se demander s'il n'y a pas une bosse à son entrejambe qui signifierait qu'elle soit un homme.

On est dans le classique de ce qui se passe dans la construction d'une théorie du complot. - A.-E.Lemoine: Il y a des moyens d'attaquer ces individus? - E.Guiol: Il y a plusieurs procès en cours, dont un qu'elle a gagné en appel récemment.

Elle a porté plainte pour diffamation, pour cyberharcèlement. C'est des procédures différentes. Il y a celle aux Etats-Unis contre C.Owens. - L.Sénéchal: Elle a perdu? - E.Guiol: Il y a des moyens juridiques.

Les gens poursuivis dans ce procès ne l'étaient que pour les tweets. On peut être poursuivi pour un tweet. - L.Sénéchal: Les avocats du couple Macron ont promis des preuves scientifiques au tribunal pour expliquer qu'elle n'est pas née homme, mais femme.

Et que son frère, Jean-Michel Trogneux, existe. - On a son visage. Il était là lors de l'investiture d'E.Macron. - Il est vivant.

Jean-Michel est vivant. Les enfants de Brigitte savent que Jean-Michel n'est pas leur mère. On en est là.

C'est ubuesque, surréaliste, de devoir dire des choses pareilles. - L.Sénéchal: Jean-Michel est quelqu'un de très discret. - E.Guiol: Il ne veut pas du tout s'exprimer.

On a fait des demandes d'interviews. Il ne veut pas s'exprimer. C'est son droit.

C'est une histoire qui le poursuit depuis tellement d'années maintenant...

C'est son droit. Il peut faire ce qu'il veut. J'ai demandé à chacun s'il existait. - A.-E.Lemoine: Même si Jean-Michel témoigne devant un tribunal, est-ce que ça suffirait? - E.Guiol: Ce n'est pas sûr.

A chaque fois, on va dire que c'est un sosie ou un acteur. A chaque fois, il y a un argument pour démonter les preuves apportées. - A.-E.Lemoine: C'est un calvaire qui ne finira pas? - E.Guiol: Non...

Pas sûr que ça finisse. C'est très ancré. Il n'y a pas une théorie en France...

Au moment du covid, il y a eu les vaccins. Là, tout le monde en a entendu parler. Tout le monde a quelque chose à dire.

Ca a fait le tour de la France et du monde. - L.Sénéchal: Ce qui est assez amusant dans le documentaire, c'est que vous démontez les arguments des complotistes et leurs outils.

Ils utilisent un logiciel censé valider le fait qu'une photo de B.Macron petite prouve que ce n'est pas la même personne que B.Macron adulte.

Le logiciel nous dit que c'est pas la même personne enfant et adulte. Vous avez fait le test avec ce logiciel. On va voir le résultat. - Pour vérifier la fiabilité du logiciel, nous avons testé la version de démonstration.

Nous avons comparé les mêmes images et obtenu les mêmes résultats que C.Owens. Nous l'avons aussi testé avec des photos de l'équipe.

Ici, Camille, enfant et adulte. Résultat: faible. En revanche, elle aurait plus de traits communs avec J.Foster.

Elsa, résultat "élevé". Cette fois, c'est correct. Mais Elsa ressemble aussi à la première dame enfant. - L.Sénéchal: C'est bidon. - E.Guiol: Ou on ne sait pas s'en servir.

Peut-être que c'est pas fait pour ça. - A.-E.Lemoine: "La Fabrique du mensonge: Brigitte Macron, l'ombre de la rumeur", c'est diffusé sur France 5, juste après "En société".

C'est dans la collection "La Fabrique du mensonge". - J.Gayet: Vous vous souvenez d'I.Adjani qui était venue sur le plateau de France Télévisions avec la main... "Elle cache...

Elle a le sida..." C'est passé.

Je ne sais pas si tous se sont excusés depuis. C'est pathétique. Les réseaux sociaux rendent fou.

On l'a vu avec le covid...

C'est une manière de le toucher, lui. Je connais bien cette façon de faire. - A.-E.Lemoine: Je vous propose de passer à table pour déguster des asperges blanches fumées par Charlie, qui nous régale depuis le début de la semaine.

C'est sublime. Je suis arrivée la première. Elsa, Lambert, Julie, bienvenue à notre table.

Je vous présente Charlie Anne. C'est magnifique, chef. Vous allez bientôt ouvrir votre restaurant dans la région de Caen.

Merci de nous avoir accompagnés toute cette semaine. Hier est sorti "La Bataille de Gaulle". Vous avez été le 1er à incarner de Gaulle au cinéma.

C'était en 2020, avec I.Carré dans le rôle de la femme de De Gaulle. - Chaque début de journée rimait avec maquillage pour L.Wilson. 2 heures et demie de transformation physique, qui ne résolvent pas tout.

Il faut ensuite comprendre le personnage. ... - L.Wilson: Imiter pour imiter, c'est assez limité, justement.

C'est divertissant un moment, mais ça ne résout pas l'énigme du personnage. Il faut incarner dans le corps et trouver la voix. - A.-E.Lemoine: Le général que vous avez été le premier à incarner au cinéma de cette façon...

Vous l'aviez rencontré à 8 ans à l'Elysée? J'adore cette histoire! - L.Wilson: Ca a été la 1re grande dispute entre mon père et moi.

Il était habitué à être reçu à l'Elysée. Il y a eu un carton "adressé à Lambert Wilson". J'avais 7 ans.

Il a fait téléphoner par son équipe en disant qu'il y avait une erreur. Ils ont bien confirmé que j'avais été invité à l'Elysée car j'étais le bon élève de l'école. J'ai été dans une salle avec le général pour l'arbre de Noël.

Je me souviens de sa silhouette et de celle de madame. C'est étonnant d'imaginer que j'aie pu être dans la même pièce que lui. J'ai encadré le bristol, évidemment. - A.-E.Lemoine: Le 2e volet de "La Bataille de Gaulle" sera diffusé en exclusivité à Rochefort, au festival Soeurs Jumelles. - J.Gayet: J'ai adoré!

Je me suis plongée dedans. Bir Hakeim, B.Magimel, la bataille...

On a hâte de voir le 2e. La musique est magnifique. Il y a toute une histoire.

Entre la 1re et la 2e partie...

Je vous laisserai le découvrir à Rochefort. La musique a un peu bougé, avec un compositeur différent. - P.Lescure: Les grandes figures de l'histoire vous intéressent.

Vous avez réalisé un film sur Olympe de Gouges. Vous en préparez un sur Louise Michel? - J.Gayet: Oui.

Ca fait partie de cette idée de raconter les femmes dans l'histoire. J'aime beaucoup Michelle Perrot. J'ai une passion pour cette femme brillante.

Un jour, elle a dit qu'on ne racontait jamais l'histoire des femmes. Il y a eu beaucoup de films sur Napoléon mais aucun sur Olympe de Gouges. De la même manière, sur Louise Michel, il y a eu un petit bout avec S.Testud sur la période de la Nouvelle-Calédonie, le bagne, mais jamais rien sur la Commune et cette partie.

L'idée était de raconter l'idée de la sororité. Les femmes étaient interdites d'avoir des clubs. Ca a repris au moment de la Commune et de Louise Michel. - A.-E.Lemoine: Le film sur Olympe de Gouges est très réussi.

Merci à tous les 3. Le 13 juin, à la salle Gaveau, Lambert Wilson. A Ramatuelle, c'est le 31 juillet.

Soeurs Jumelles, c'est du 23 au 28 juin. "La Fabrique du mensonge: Brigitte Macron, l'ombre de la rumeur", c'est dimanche sur France 5. - L.Wilson: Qu'est-ce que c'est bon! - C.Anne: C'est des asperges sauvages. - A.-E.Lemoine: On se régale. - L.Sénéchal: C'est des têtes d'asperges?

Je n'en ai jamais mangé comme ça. - A.-E.Lemoine: Les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Ben oui, je suis là!

Bonsoir. Nous sommes le 4 juin. A la une, cette investigation gigantesque dans le 13h de TF1... - Avant d'en venir à l'actualité, un peu de légèreté.

Ca va nous faire du bien. On s'intéresse à nos sonneries de téléphone. - Qui a pu choisir cette sonnerie de téléphone?

Zacharie? Thierry? Véronique? ... - B.Chameroy: Je dois avouer que sur une échelle de l'intérêt qui va d'un peu à beaucoup, j'en suis à "rien à carrer".

Comme vous êtes lancé, continuez. - Zacharie, Thierry ou Véronique? Aucun des 3. - B.Chameroy: Le retournement de fou!

Personne ne l'avait vu venir! Merci au 13h qui nous a permis de savoir ce qu'ont fait Jordi, Pierre et Bella. - Jordi sort les paravents.

Pierre n'a besoin de faire que...

Frédéric a longtemps fait partie des Français qui ronflent la nuit. - B.Chameroy: Eh oui!

Et moi aussi. Dans le reste de l'actualité... - Pour que ce métier continue... - B.Chameroy: Attention, A.Genevard, derrière vous!

Elle doit pondre de sacrés oeufs, cette poule! C'était le congrès des Jeunes Agriculteurs dans l'Ain. Ils ont pu jouer à "c'est moi le plus rural", les ministres. - Pendant longtemps, j'ai été professeur dans l'école d'agro... - En Artois, ma grand-mère est née sur la table de la cuisine dans la ferme familiale... - B.Chameroy: Pour animer cet événement, les Jeunes Agriculteurs avaient tout prévu, notamment un chauffeur de salle qui avait préparé ses meilleures vannes. - On vous écoute pour les 5 premières minutes, pas les 5 dernières minutes du commissaire bourré pour les plus anciens.

Qu'est-ce que le centre? Vous avez 4 heures! On ramasse les copies.

Je ne veux pas vous précipiter mais on a une suite...

Pas une suite à l'hôtel! - B.Chameroy: Eh oui!

Vous l'avez? Au même moment, il y avait la conférence de presse du futur Renaissance. C'était la présentation de l'appli de campagne de G.Attal, boostée à l'IA.

Vous l'avez vu? Ils sont dans le futur, les mecs. - Quand vous ouvrirez l'application...

Dans quelques jours, vous l'aurez tous sur votre téléphone. Vous pourrez être en contact direct avec le candidat. Il y a une super vidéo... qui se lance...

Ou pas... ... - L.Wilson: Un moment de solitude. - Pendant ce temps, je vais meubler. - B.Chameroy: Jaune, c'est la couleur du rire.

C'était long, très long, mais on retente. - Plus facile, plus fluide...

Victor, si tu peux nous remettre...

Il faut que tu te reconnectes. Magnifique. Musique d'ascenseur. - B.Chameroy: Ah, l'IA... - La petite slide...

Tu sais? Non, il est là. - B.Chameroy: Mais à y réfléchir, c'était peut-être mieux quand ça ne fonctionnait pas. - Pour chaque proposition, vous gardez ou vous cassez, ou vous réparez.

Vous l'avez? Vous avez la ref? - B.Chameroy: Oui, on l'a!

Il faut arrêter avec cette référence! "Tu casses, tu répares. Tu salis, tu nettoies.

Tu défies l'autorité, on t'oblige à la respecter..." Je ne sais plus ce que c'est.

Info dingue de CNews. Plateau délocalisé en montagne. Il y a un écho de fou là-bas.

Il y a un écho de fou là-bas... - Plus personne ne comprend...

Plus personne ne comprend...

Ou du ministre...

Ou du ministre...

Massivement. Massivement...

Sans quoi...

Sans quoi...

Comment on intègre? Comment on intègre? Chacun dans leur couloir...

Chacun dans leur couloir. - B.Chameroy: Merci, M.Bregeon.

Merci, M.Bregeon! L'avantage de la montagne, c'est le calme.

Quelques secondes de sérénité rarement offertes par CNews. ... - Pourquoi... - B.Chameroy: Ca fait du bien.

Je peux vous présenter le prochain ministre de l'Intérieur. Avec lui, plus de problème. Lors d'une prochaine victoire du PSG: P.Praud. - P.Praud: C'est simple.

Tu changes les lois. Tu as des haut-parleurs. "Vous devez vous disperser dans le quart d'heure." Ceux qui se dispersent pas iront en prison. - B.Chameroy: Simple, magique!

On va pas être emmerdé. C'est réglé. Un petit quiz.

Moi aussi, je peux en faire. Vous connaissez cet homme invité sur franceinfo? Non, personne?

Pas grave. Même A.Bouilhaguet... - A.Bouilhaguet: Je reçois Laurent Brun. - Non, Philippe. - B.Chameroy: Elle aurait pu l'appeler "Petit Ours", pour tous les enfants qui nous regardent.

Pensée chaleureuse pour P.Larrouturou, qui s'est fait ghoster pendant toute son interview par R.Glucksmann, qui n'est pas réputé pour son charisme et son autorité. - R.Glucksmann: Le problème, c'est qu'elle ne croit plus en sa propre...

Elle a baissé les yeux trop longtemps...

Refaire peuple...

Pas pour être premier à gauche...

J'y reviendrai. Notre responsabilité est immense. - Monsieur Glucksmann... - R.Glucksmann: Qu'on soit à nouveau français.

Même la relance des colonies de vacances... - Paul a une question.

Pardon. - B.Chameroy: Depuis 2 heures!

Après le succès du forum BFM, LCI a lancé la grande confrontation. Même concept, même longueur et un très beau casting généré par ChatGPT ou un gars bourré. - Bonsoir, R.Garrido, Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la famille qui appelait à la Manif pour tous.

David, vous êtes influenceur. R.Ramos, bonsoir.

R.Ménard. On vous appelle Pascal le grand frère.

Je vous propose d'entendre un coup de gueule. K.Le Marchand... - B.Chameroy: On a entendu des phrases qu'on ne pensait jamais entendre. - Laissez parler le Bracq, R.Garrido. - B.Chameroy: D.Pujadas a tenu son personnage de F.Cluzet dans "Les Petits Mouchoirs" toute la soirée. - C'est chacun son tour. - Ca fait longtemps que j'ai pas pris la parole. - Je reviens vers vous après.

La règle du jeu...

Si vous êtes interrompue, après, vous ne serez pas contente. On fera un débat la prochaine fois. - Je ne parle pas que de la CGT. - Si chacun veut parler de son petit... "Nique ta mère.

Si je vous retrouve, je vous tue." - B.Chameroy: Il était très énervé.

C'est évidemment une citation. Fin de semaine, je ne sais pas vous, mais j'ai envie de "Béziers". - Dites à votre gosse qu'il a fait une connerie.

Des petits connards...

Juliette, tu lèves tes fesses. Foutez-lui la paire de gifles. Une paire de gifles ne tue pas, honnêtement. - B.Chameroy: On referme ces actualités avec une petite douche que je souhaite prendre tout de suite.

J'ai envie de laver mon honneur. Hier, sur ce plateau, P.Cohen m'a lancé une balle perdue que je n'avais pas vue venir.

Manque de bol, son micro était ouvert. ... - C.Anne: La carotte a été fumée au foin pendant 2 heures. - Tu as été fumé au foin il y a 2 ans. - P.Cohen: Et fini au pipi. - B.Chameroy: On réglera ça lundi.

Bon week-end. - A.-E.Lemoine: Bravo.

Merci à tous. C'était un plaisir de vous recevoir. Vous pouvez revoir l'émission sur france.tv.

Ca s'écoute aussi en podcast. Ca marche de mieux en mieux. Ben oui!

Si vous voulez bien vous tourner pour saluer nos téléspectateurs...

Bonne soirée. On se retrouve lundi en direct à 19h.