Faut-il plafonner le prix des carburants ? Le duel entre Erwan Balanant et Pierre Ouzoulias
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C'est notre duel politique comme tous les soirs face à face aujourd'hui. Erwan Balanan. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député mod du Finister. Bonsoir Pierre Oui. Vous êtes député du Parti communiste des sénateur sénateur pardon. Non mais non mais vous avez raison [rires] bienendre sénateur pardon. Vous êtes venu en voiture tous les deux non ? Euh, je suis venu en taxi parce que je me suis baisé le pied, mais d'habitude je circule à vélo. Bon, ça va vous ça vous a pas échappé malgré tout les les prix euh à la pompe qui flambent euh de nouveau. Le Samplom 95 € 2,12 € en moyenne et le gazoile qui frolle les 2,30 €. Il n'y aura pas de plafonnement généralisé des prix car une telle mesure pourrait provoquer une
pénurie dans les stations à essence. C'est ce que dit aujourd'hui Ber. Aucun geste fiscal ne sera accordé au vu de l'État des finances publiques. Voilà ce qui ressort de cette réunion qui a eu lieu aujourd'hui à à Bersier avec le ministre de l'économie et avec les distributeurs. Erwan Balanan plafonnit les prix. C'était une demande pourtant d'un distributeur de Michel Édouard Leclerc estimait que c'était inévitable. Vous comprenez la position de Bercy ? Bah Michel Édouard Leclerc euh pourrait faire comme total s'il le s'il le dit qu' qui qu'il le fasse lui-même, qui plafonne ses prêts, c'est lui qui fixe ses prêts, il les fixe pas complètement effectivement. Il y a il y a une offre et une demande mais si s'il le souhaite qu'il le fasse, c'est pas c'est pas à
l'état de de le faire. Aujourd'hui, on est dans une situation où on peut pas avoir de quoi qu'il en coûte sur le carburant. C'est pas possible. C'est c'est financièrement pas possible, financièrement pas tenable. Donc je pense qu'il faut avoir et et ce sera la discussion qu'on pourra sans doute avoir pendant la période budgétaire, avoir des mesures de protection pour un certain nombre de métiers, pour un certain nombre de filières. Je pense à la pêche chez moi, je pense à l'agriculture également, je pense au grands rouleurs. C'est déjà le cas, il y a déjà des a pour les les gros rouleurs pour certaines professions. Mais c'est c'est sans doute c'est difficile pour eux évidemment. C'est peu, c'est pas assez. Bah c'est peu, c'est à la hauteur des moyens qu'à l'État français en ce
moment. Je je je vais vous donner la parole dans un instant mais juste sur le plafonnement. Quand on demande le plafonnement, c'est en fait la distribution, les distributeurs qui absorbe monsieur et ce que dit Michel Édouard Leclerc pour pour lui, il estime en tout cas c'est inévitable parce que si on ne le fait pas, ça va ralentir de fait la croissance. Oui, mais on n' pas les moyens aujourd'hui de l'État n'a pas les moyens de de de faire ce plafonnement et en plus que dibery l'explique bien, il y aurait des risques de pénurie dans ces cas-là. Donc la la situation est délicate. On sait depuis de nombreuses années que on aura continuellement des problèmes avec les énergies fossiles. C'est aussi une des raisons pour lesquelles il faut en sortir. Mais ça ce sont des mesures de long terme et
effectivement beaucoup de Français souffrent là maintenant tout de suite. Pierreas l'État ne peut rien faire mis à part des des aides ciblées. Bah si il peut intervenir pour limiter les super profits des compagnies pétrolières quand même he parce que euh je crois que le super profit total c'est euh 9 milliards 9 milliards d'euros. Ils ont rien fait pour obtenir ce super ce super profit. Ils jouent simplement aujourd'hui sur le contexte de crise dans le D3 d'Ormouse. Donc c'est de l'argent chercher les chiffres, c'est 6 milliards de dollars sur le second semestre semestre 2026. Merci de me corriger. Donc avec augmentation des dividendes derrière. Bien sûr, bien sûr. Donc il pourrait faire un effort. Mais mais alors attendez parce que ce que dit Patrick Pouillanet, c'est enfin
moi si vous me m'imposez cette surtaxe, bah derrière j'arrête de plafonner les prix. Mais façon ça c'est un chantage dont on se sort jamais. C'est eux qui maîtrisent tout le circuit. Mais ce que je voulais dire par rapport à à vos propos, c'est que bon euh on parle du budget de l'État, mais euh le budget des salariés sur aujourd'hui l'essence, il est impossible. Impossible. Non mais c'était je ne vois pas je ne vois pas comment les gens vont continuer à faire face avec leur pouvoir d'achat qui a en réduction par rapport à l'augmentation des prix. Donc on fait quoi ? On attend qu'il se passe la même chose comme en saxe alt, c'est-à-dire que l'extrême droite vienne au pouvoir parce que les gens sont dans dans une situation de détresse telle qu'ils sont pris
aujourd'hui sont prêts aujourd'hui à tout faire. Mais alors les communistes là au pouvoir, vous faites quoi ? Ben je vous ai dit, je vous ai placé à l'Élysée, vous avez vu ? [rires] C'est pas assez manqué de candidat, on en a à nouveau. Et ben on convoque le patron total et on lui dit "Bah écoutez, si vous faites pas un geste, ben on prendra nos responsabilités taxer les super profits. Il y en a quand même quelquesuns qui sont produits en France. Sénateurouas, on a déjà taxé les super profits, on va en parler tout à l'heure. L'année dernière sur le budget de l'année dernière, ces super profits ont été taxés. Donc ils ont même rapporté beaucoup d'argent à l'État et je crois que monsieur le Cornu va arrêter d'ailleurs hein. Mais mais justement on va en discuter parce
que peut-être qu'on pourrait trouver un accord sur certains sur certains de ces points-là. Euh mais aujourd'hui mais il y a pas a pardonnez-moi, il y a quand même pas une indescence quand on voit effectivement les profits totals 6 milliards. Tout à fait pour Non mais évidemment et à côté de ça, ce sont les automobilistes qui passent à la caisse. Exactement. Mais il y a enfin après Total est dans une situation où effectivement ils se ils font des dividendes. Euh ils ont fait le choix. Je rappelle que en tout cas moi dans ma circonscription et en Bretagne l'endroit où je je suis pas du tout probono pour total hein. Je je les seuls endroits où les tarifs étaient plafonnés et plutôt presque parfois 10 15 20 centimes moins cher qu'ailleurs, c'était chez Total.
Donc voilà, ça veut dire aussi qu'ils ont de la marge de manœuvre effectivement. Donc donc est-ce que vous êtes pour une surtaxation des des enf une taxation des on l' on l'a porté à certains moments au modèem l'année dernière à certains moments mais aujourd'hui ? pas c'est la question elle est elle est délicate parce que si tout ça est pour pour arriver à des situations inflationniste qui qui enfin le contexte de l'année dernière n'est pas celui de cette année que les situations Non non mais attendez je je que les situations de rente soient empêché oui moi je je j'assume à titre personnel cela c'est-à-dire que si on voit qu'il y a une situation de rente abusive pour total il faudra trouver un moyen de réguler mais On est dans un marché
mondial et c'est hélas aujourd'hui pas total qui fixe le prix du baril. Le prix du baril, il faut rappeler pourquoi il est élevé. Il est il est élevé à cause des dingueries d'un président des États-Unis d'Amérique. Bon, il faut quand même aussi rappeler ça. Donc on subit tous. On subit tous. Les Américains subissent évidemment au Moyen-Orient, ils le subissent de leur chair parce qu'ils sont en guerre. Et ici en France, on le subit également. C'est les automobilistes en France qui subissent. Tout à fait. Vous vous êtes toujours pour la nationalisation Totale ? Ben bien sûr, si Total n'arrive pas à réguler comme nous le pensons, les prix de l'essence, bien sûr, mais je reviens quand même sur ce qui s'est passé dimanche en Allemagne parce que ça a été
un tremblement de terre massif politique et on n'est pas sûr du tout que toute l'Allemagne ne pourrait pas basculer de ce côté-là. Moi, j'ai une partie de ma [raclement de gorge] famille qui est morte dans les camps de concentration. Je prends pas ça la légère. Voilà. Et il y a un avertissement fort qui est envoyé la classe politique. Si vous ne faites rien, le peuple se révoltera mais de la pire manière. Ouais. Mais dans les urnes, on est d'accord. Dans les urnes en votant pour pour l'extrême droite. Donc il faut penser au pouvoir d'achat et il faut que vous mettiez aujourd'hui à la place des salariés qui n'en peuvent plus. Ils ne peuvent plus. Mais alors les leviers d'action mais alors justement les leviers d'action, je vous posais la question tout à l'heure,
vous m'avez dit on taxe les surprofits. Là, vous me dites la nationalisation de total. Pourquoi pas ? Mais bien sûr. Pourquoi pas ? Je sais pas. Je vous demande si c'est encore sur la table. jus là mais bien sûr. Et vous achetez comment total avec quel prix ? Oui, c'était la question que j'allais vous poser. Comment vous achetez Total ? C'est c'est pas Total aujourd'hui, je sais pas quelle est la capacité la valeur financière de Moi, j'avais vu un chiffre alors à vérifier entre 130 et 160 milliards d'euros. Ouais, je pense que c'est même un peu plus que ça. On n pas cet argent aujourd'hui et donc qu'est-ce qu'on ferait ? on ferait on gerait mal total et on aurait une une un géant qui est aujourd'hui je rappelle total c'est le pétrole mais c'est aussi par exemple
dans le monde le premier investisseur dans les énergies durables. Donc tout ça est pas si simple que ça et taper total se dire on va nationaliser. J'ai envie de dire que là pour le coup effectivement on revient à des recettes qui datent de d'un autre temps où c'était nationalisation. C'est vrai qu'on vous entend en fait moi j'ai j'ai ressorti c'est pour ça que je vous posais la question parce que là je vous entends plus parler de nationalisation totale. Donc là vous me dites que c'est encore à l'ordre du jour mais est-ce que vous avez changé vous-même en vous rendant compte que bah vu l'état des finances c'est peut-être un peu utopiste ce qui n'est pas acceptable comme discours politique c'est de considérer qu'on ne peut rien faire. Mais ça je suis entièrement d'accord.
C'est catastrophique parce que euh Total est responsable aussi de la crise environnementale. Hm hm. Ah euh aujourd'hui si la planète se réchauffe, c'est parce qu'on on consomme de l'essence. L'essence elle est produit par Total. Est-ce qu' sera pas légitime que Total prenne sa part de la conversion de l'industrie à l'électricité alors qu'ils sont responsables du réchauffement climatique ? Et ce que ce que je trouve là qui est qui est catastrophique, c'est que le message qu'on envoie aux citoyens, c'est tout ça est trop compliqué. la nationalisation serait compliqué donc on fait rien. Si on fait rien, il se passera ce qui s'est passé en Saxan Alt pour les mêmes raisons. Non mais c'est c'est évident que le ralball il est là. C'est difficile pour tous les gens. Moi dans ma
circonscription qui est une circonscription rurale où les gens circulent en voiture pour aller travailler les plus pénalisés qui sont les plus pénalisés. Ils ont ils ont en plus souvent ils habitent souvent un peu loin de leur travail parce que c'est c'était moins cher et mais sauf que ils ont des des voilà là. Oui, il y a il y a un vrai il y a un vrai sujet et et et moi je dis pas que l'État peut rien faire. Euh je pense qu'on a on a tous collectivement on est responsable justement d'avoir procrastiné sur les énergies fossiles depuis 50 ans. Ça fait 50 ans qu'on sait que tout le monde sait, tous les économistes le savent que on n'ura pas du pétrole qui va baisser que on a même même dans les années 80, on pensait qu'il y en aurait plus à un moment donné et on a continué. Et
aujourd'hui, on a du pétrole, on en a encore, on a des réserves pour très longtemps, mais on sait qu'il coûtera de plus en plus cher parce qu'on l'achète dans un des endroits du monde les plus tendus. Donc, sortons du pétrole, c'est ça l'urgence. Mais ça ne se fait pas d'une d'un coup de cuillère à peau. Dans ce contexte, il y a une annonce de Sébastien Lecnu qui n'est pas passé inaperçu. Aujourd'hui, le Premier ministre a envoyé un courrier au chefs d'entreprise pour leur dire que la contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés qui avaient été demandées l'année dernière aux très grandes entreprises va diminuer. Alors là, Erwan Balanan, on a besoin d'explication. Enfin, si vous en avez eu je premièrement, je suis pas le porte-parole du du fait partie du bloc
central. Je fais partie du central. Est-ce que vous êtes à l'aise avec cette annonce ? Parce que on nous dit il y a plus d'argent, tout le monde va devoir faire des efforts et puis là finalement on va s'asseoir sur 7 milliards d'euros. Alors, j'attends j'attends les j'attends les l'explication. Si si l'explication est crédible et on me dit on a un vrai problème 7 mais je je j'avoue que j'y crois moyennement hein cette taxe supplémentaire a freiné la croissance l'année dernière a à a fait diminuer les rentrées fiscales parce que les entreprises ont ont dû payer cette taxe et ça les a handicapé. Je veux bien l'entendre, [raclement de gorge] je veux bien voir les chiffres. Moi je le dis au modèem, on est pour éviter toutes les situations de rente et que toutes les
entreprises qui dans cette crise profitent de la crise, elles doivent être elles doivent compenser et donc avoir une taxe. Mais maintenant, il faut on est dans un contexte où l'économie va plutôt très mal et donc essayons non plus essayons de ne pas non plus donner des bâtons pour se faire battre à nos entreprises au niveau de la concurrence internationale et européenne. Donc je pense qu'il y a un équilibre à trouver et est-ce que le Premier ministre a des propositions objectives qui permettent de faire continuer à payer ceux qui ont des situations de rentre tout en faisant Je vous sens pas très à l'aise avec je suis pas je suis pas très à l'aise parce que je n'ai pas encore eu l'é tenant et aboutissant. Vous savez en ce moment on
a un petit sujet sur le budget et d'ailleurs le premier ministre s'en est ému très fortement. On voit des fuites de partout, des ballons d'essai on sait pas. Mais nous euh pour faire un budget et j'espère qu'on pourra faire un budget, euh ce sont des études d'impact, euh c'est euh des chiffres et et au Sénat, ils le savent aussi, on fait pas un budget comme ça sur euh des annonces. Euh même il s'en est tellement ému Sébastien Cornu qui a saisi la justice contre ses propres services. Ouais. Oui. Voilà. Bon, [rires] sur cette proposition de Sébastien Lecnu, alors je vais quand même juste resituer. Je disais on s'assoit sur cette MIR. Bon, en fait, on s'assoit pas vraiment sur cette miniard parce que c'est une c'est une diminution et puis ce qui propose c'est une diminution.
effectivement de cette contribution euh qui visait 300 sociétés dont le chiffre d'affaires était au moins d' 1,5 milliards d'euros et qui devait rapporter effectivement 7 milliards dans les dans les caisses de l'État. Alors moi je trouve que la méthode est pas bonne. D'abord il faut prendre faire le bilan de ce qu' a coûter la can parce qu'elle va se produire tous les ans. J'entends les chiffres autour de 10 milliards. Est-ce qu'on peut est-ce qu'on peut est-ce que l'État peut systématiquement tous les arts tous les ans rembourser 10 milliards du fait de la canicule ? Non non, ça c'est là-dessus, il doit y avoir un budget prioritaire. Comment on fait pour que la France puisse s'adapter au réchauffement
climatique ? Par ailleurs, cette semaine est tombé le bilan PISA sur sur niveau des élèves de 15 ans, c'est catastrophique. P résultat jamais enregistre, c'est catastrophique depuis pas les pires depuis depuis 26 ans. Ce qui est dramatique de toute manière. qui est déjà dramatique. Lundi, il y a eu un rapport du Sénat sur l'université, la recherche. C'est catastrophique. La France est en train de décrocher. Donc faut faire le bilan de tout ça. Ouais, on fait le bilan mais la question c'est toujours la même. C'est où on trouve l'argent. J'y viens, j'y viens. Et ensuite, on fait une revue des dépenses de l'État. Mon collègue sénateur Fabien Gayet euh a publié un rapport voté à l'unanimité par le Sénat qui montre que sur les 211 milliards que nous donnons aux
entreprises, il y a pas de contrepartie, pas de contrôle, pas de vérification. Je suis intimement persuadé qu'il faut aider les les entreprises, mais faut pas aider les actionnaires des entreprises. Ça ça nous aide pas. Donc, on a besoin d'une méthode qui permette dossier par dossier de regarder si aujourd'hui ce que donne l'État à justifier. Je prends un dernier exemple, c'est le crédit impôt recherche. 8 milliards d'euros. Je vous ai dit la recherche française est en train de décrocher totalement. On est passé au 11e au 11e rang, on est derrière l'Espagne et l'Italie. Ça veut dire que le crédit d'impôt recherche ne fonctionne pas. Pourquoi on continue tous les ans à donner 8 milliards sans aucune évaluation ? Là, il y a un problème. Ah, et là, il y a de l'argent à trouver.
Eran Balanan, on est trop généreux avec les entreprises. Je crois que dans son annonce, le premier ministre a dit qu' queil faudrait peut-être revoir un certain nombre d'aides. C'est le cor de la première partie qu'on a oublié. C'est pour ça qu'on essaie de comprendre aussi. Voilà. Est-ce qu'on est trop généreux avec les entreprises ? Tout ça, effectivement et là, je suis d'accord avec vous, ça s'évalue et on regarde si c'est comment dire si c'est efficient, si c'est efficace. effectivement des aides qui ne sont pas des aides euh des aides fléchées pour la recherche qui ne participent pas à la recherche, effectivement, on se pose la question. Alors après le tableau est un peu moins noir que décrit à l'instant sur les 8 milliards. On sait très bien que beaucoup d'entreprises en France sont
innovantes grâce à ce crédit impôt recherche. C'est toujours pareil. On est dans un monde politique, pas pas ce soir parce que je crois que entre nos familles politiques, il y a il y a du respect mais on est souvent dans l'invective, la proposition contre la proposition puis on oublie parfois de faire les choses un peu clairement avec méthode et avec sérieux. Et c'est ce qu'il va falloir faire dans cette période qui arrive parce qu'on a un budget cette année à faire dans un contexte préélectoral et dans un dans une crise financière qui peut nous tomber dessus. Tout ça dans un contexte de crise internationale. Donc soyons prudents et faisons les choses sérieusement. Je note en tout cas que le dialogue se fait entre le modem et les communistes.
Ah bah il s'est toujours fait depuis le depuis 1942. Merci beaucoup à tout dire mais même depuis 1920 effectivement au moment de la naissance du parti dans cette dans cette classe politique. Merci beaucoup à tous les deux d'avoir été nos invités ce soir. Ben je vais vous garder avec moi encore 5 petites minutes puisqu'on va accueillir Louis Augri de l'équipe vrai ou faux qui scrute les déclarations de nos hommes, de nos femmes politiques tous les soirs. Oui, ce soir, 12 pays dont la France vont arrêter le commerce avec les colonies israéliennes en 6 Jordani occupées. C'est ce qu'a annoncé hier le ministre des affaires étrangères Jean-Noel Barreau. Une mesure regrettable selon le CRIF, le conseil représentatif des institutions juives de France qui
dénonce un de poids de mesure. Exactement. Selon le CRIF, je cite, "Cette annonce traduit traduit une singularisation d'Israël qui interroge le monde compte des dizaines de conflits territoriaux de Chypre du Nord au Cachemir. Combien ont donné lieu à une telle mesure d'interdiction ?" Et bien on va essayer de répondre à cette question ce soir. Savoir si la France va appliquer à Israël une mesure, une interdiction qu'elle n'appliquerait pas à d'autres pays. Mais d'abord, il faut savoir ce que dit la réglementation européenne aujourd'hui sur les produits issus des colonies en Sjordanie. Le premier point, c'est que ces produits, ils peuvent être importés dans l'Union européenne, mais il ne bénéficient pas des tarifs préférentiels prévus par l'accord commercial entre l'UE et
Israël. Et il y a un deuxième point, c'est que ces produits, ils doivent absolument être étiquetés comme venant de 6 Jordanie. Et sauf qu'aujourd'hui, c'est pas toujours le cas et des enquêtes le montrent. Exactement. Notamment l'enquête d'une ONG qui analysait les étiquettes de plus de 6800 cargaisons de produits agricoles qui étaient exportés d'Israël vers l'étranger. Et parmi les cargaisons qui étaient destinées à l'Europe, une sur 6 contenait des produits de colonie en 6 Jordanie. On parle de date, de poivron, d'huile d'olive ou de la crème de sésame. Vous savez le le Tiny, regardez, l'ONG a par exemple trouvé dans un supermarché parisien une bouteille de Tiny qui était étiquetée produit d'Israël mais qui venait en fait de Ariel. Ariel, c'est une colonie en Sis
Jordanie occupée. Et ça, bah c'est pas un cas isolé. Il y a plusieurs enquêtes d'ONG qui en parlent, des enquêtes de médias également qui parlent aussi par exemple du vin qui est produit en 6 Jordanie, de tomates, de produits cosmétiques. Donc il y a déjà de la fraude avec la réglementation actuelle. On comprend pourquoi Jean-Noel Barre et les ministres des affaires étrangères de ces pays décident d'aller plus loin dans cette interdiction. Sauf que le CRIF dit "Vous allez plus loin mais uniquement avec Israël et vous ne le faites pas avec d'autres pays." Exactement. Alors, reprenons les deux exemples que le CRIF met en avant, le Cachmir et Chypre. Alors, pour le Cachemir, les juristes à qui on a parlé aujourd'hui nous expliquent que la comparaison bah tient pas vraiment la
route. Tout simplement parce qu'on parle d'un conflit territorial entre le Pakistan et l'Inde, mais les instances internationales ne reconnaissent pas d'occupation du Cachemir, reconnaissent pas le Cachmir comme un territoire occupé comme ça peut être le cas de la SIS Jordanie. Donc compliqué de comparer. Chypre, en revanche, c'est nettement plus intéressant. On rappelle le cadre de Chypre. Lille est divisé entre la République de Chypre au Sud qui pour le coup est reconnue internationalement et la République turque de Chypre du Nord qui est reconnue uniquement par la Turquie. Et là pour le coup les instances internationales parent bien d'une occupation de Chypre la Turquie. Et l'Union européenne a aujourd'hui un un régime particulier sur le commerce avec Chyr.
Exactement. ça s'appelle la règle verte en référence en fait à la ligne de si c'est le feu hein qu'il y a entre ces deux territoires. En gros, les produits qui viennent du nord doivent respecter d'abord les réglementations européennes notamment les réglementations sanitaires. Puis elles doivent franchir cette ligne de démarcation. Ils sont ensuite contrôlés par les autorités de la République de Chypre reconnu par l'UE donc au sud pour être vendu. Donc si vous voulez les produits sont validés en fait par le territoire qui est occupé. Donc si on reprend la comparaison avec Israël, euh bah pour appliquer le même système au produits des colonies, il faudrait un mécanisme de contrôle à la fois des autorité israélienne et palestinienne. Aujourd'hui, on en est
très loin. Alors pour rejoindre ce que dit le CRIF, c'est vrai qu'il y a bien une dimension politique avec ce choix aujourd'hui euh du ministre euh puisque ces produits ils étaient jusqu'ici autorisés. C'est une sanction de le faire maintenant. Mais les deux exemples qui sont avancés euh par l'organisation de du CRIF euh pour euh pour avancer cet argument, ils tiennent pas vraiment euh tien pas vraiment la route. Un commentaire euh Ervan Balan. Non, je crois que c'est tout à fait bien expliqué. Euh Jean-Noel Barreau est est dans une logique euh de respect du droit international et aujourd'hui on voit qu'Israël sur un certain nombre de sujets sort des clous tout simplement. Je corrige un point. Il s'agit pas de la 6 Jordanie occupée, il s'agit de l'État de Palestine reconnu par la France.
Pas tout à fait la même chose. Voilà. Et il y a au sein de cet état reconnu par la France des personnes qui sont des colons qui l'occupent de façon tout à fait illégale. Ça c'est contraire au droit et ce qu'on réclame c'est l'application du droit international. Point. Que je sache, la France n'achète pas de produits qui proviennent du Donbas qui est occupé par la Russie. C'est tout. C'est aussi simple que ça. Merci beaucoup à tous les deux. Merci Louis. Et on vous retrouve avec Julien Pain tous les samedis à 13h pour le vrai ou faux votre rendez-vous hebdomadaire.
Erwan Balanant