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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 4 mars 2024 25 min

"L'habitat indigne tue"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] et bonjour Antoinette Gul bonjour sénatrice écologiste de Paris vous avez fait votre entrée au Sénat au mois de septembre l'actualité du jour c'est évidemment cette réunion du Congrès cet après-midi à Versailles pour insrir l'IVG dans la Constitution vous parlez aussi vous aussi de moments historique oui bien sûr aujourd'hui est une date historique et le restera puisque nous allons avoir le plaisir et l'honneur de pouvoir voter l'inscription dans la constitution de ce droit fondamental qui est l'interruption le l'accès à l'interruption volontaire de grossesse donc oui c'est un le combat a duré quelques mois ben aujourd'hui ce sera une victoire et effectivement nous en sommes très très fier c'est un symbole ou c'est une vraie avancée très concrètement non alors c'est une vraie avancée et c'est un symbole également je crois que c'est les deux une vraie avancée parce que effectivement ça garantit ce droit ce droit à à l'IVG euh ça permet également d'être un symbole puisque nous sommes le premier pays au monde à le mettre dans la Constitution et donc ça donne aussi de l'espoir à tous les pays pour qui ce droit est en recul il y en a y compris en Europe en Europe où c'est le cas moi je voulais remercier Mélanie Vogel hein qui a initié sénatrice écologiste qui a initié il y a maintenant 18 mois avec une proposition de loi euh 7 j'allais dire qui est initier ce résultat puisque elle elle avait fait la première proposition de loi qui visait à cette constitutionnalisation voilà après plusieurs mois de combat et bien aujourd'hui nous en sommes à une victoire qui est une victoire j'allais dire pour toutes les femmes pour toutes les filles pour toute la génération de femmes qui arrivent donc une vraie victoire féministe c'est aussi un message envoyé au rassemblement national on dit beaucoup voilà qu' qu'en mettant ce droit dans la Constitution ça va empêcher des retours en arrière c'est aussi un message que vous envoyez aujourd'hui à l'extrême droite c'est un message qui est envoyé effectivement à toutes celles et tous ceux qui qui peuvent imaginer que le droit des femmes ne puisse pas être garanti dire que nous sommes quand je dis nous c'est les femmes et de manière transpartisane nous sommes à l'œuvre pour pouvoir garantir le droit des femmes et nous le serons bien entendu face à toutes celles et tous ceux qui le menacent si on regarde ce qui se passe par exemple en Italie où Georgia Meloni est élu depuis quelques temps maintenant on voit effectivement que le droit à l'IVG est en recul est en recul dans son accès et on voit de plus en plus de de femmes qui ont du mal à trouver un espace où pratiquer où pratiquer l'avortement donc on sait que l'extrême droite au pouvoir effectivement peut amener le recul du droit des femmes Antoinette Gul PMA pour toutes IVG dans la Constitution vous dites merci à Emmanuel Macron pour l'IVG dans la Constitution je dis merci à Emmanuel Macron je dis merci à Mélanie Vogel je dis merci à toutes ces femmes qui se sont battu depuis des années pour pouvoir vous pourez dire qu'Emmanuel Macron est aussi le président des femmes d'une certaine manière ou pas vous irez pas là alors je n'irai pas jusque là pour ne pour ne rien vous cacher même si effectivement je dis que pour cette inscription il faut dire que c'est le sens de l'histoire et quand vous voyez les deux votes qu'il y a dans chacun dans chacune des deux chambres on sent bien aussi que c'est le sens de l'histoire et donc Emmanuel Macron doit aussi doit aussi j'allais dire se conformer à ce sens de l'histoire il faut il fallait le faire mais malgré tout malgré tout je dis que oui ce sera un grand moment historique et y compris pour Emmanuel Macron mais attention il y a encore beaucoup de choses à faire parce que l'accès à l'IVG lui reste problématique on sait qu'il y a de nombreux centres d'IVG qui ont fermé qu'il y a de qu' qu'il y a besoin de budget en fait pour pouvoir permettre de faire de la prévention de faire de l'information pour à destination des jeunes filles et donc ce budget là et va être nécessaire et toutes ces actions pour pouvoir permettre la réalité de l'accès à l'IVG et bien ça ce sont les résultats qui seront attendus donc le autre sujet le Salon de l'Agriculture a fermé ses portes ce weekend vous y avez été je crois en fin de semaine dernière si on tire un bilan est-ce que vous trouvez qu'on a assez parlé d'écologie et de transition écologique pendant ce salon alors on a parlé d'agriculture on a parlé des problèmes des agriculteurs de leur colère et donc je crois que ça c'est une bonne chose c'est-à-dire que nous avions là une crise nous avons d'ailleurs he toujours une crise agricole et le Salon de l'Agriculture a permis effectivement d'en parler est-ce qu'on a suffisamment parlé d'écologie peut-être non peut-être pas assez ou en tout cas peut-être qu'on en a mal parlé dans son lien à l'agriculture une fracture aujourd'hui entre agriculteur et et et transition écologique ou écologie générale je ne crois pas je ne crois pas je pense qu'il y a une alliance entre l'écologie et l'agriculture qui est une alliance indispensable car il n'y aura pas d'agriculture sans écologie et qu'il n'y aura pas d'écologie sans agriculture en fait ces deux thématiques sont des thématiques qui sont extrêmement lié mais est-ce que ce message il est entendu aujourd'hui par les agriculteurs il commence à l'être et ça on on se rend compte moi j'aiété vendredi au salon de l'agriculture et je peux dire qu'aujourd'hui on commence à être audible à être à être être visible sur ce sujet qui est un sujet qui pour nous écologistes n'est pas un sujet nouveau ça fait 50 ans qu'on parle chez les écologiste d'agriculture notre premier candidat à la présidentielle René Dumont était agronome et donc c'est le sujet de l'agriculture et de l'alimentation qui était le principal suet de question alors je parlais d'écologie mais est-ce qu'il y a pas une question entre écologiste et agriculteur aujourd'hui alors justement ce ce salon de l'agriculture a aussi été l'occasion de pouvoir échanger avec les agriculteursve avec les associations les syndicats et cetera et de pouvoir mettre mettre sur la table un certain nombre de solutions que nous écologistes nous prenons et qui aujourd'hui sont celles demandées par les agriculteurs quand depuis des années nous luttons contre les traités de libre échange et qu'aujourd'hui ce sont les agriculteurs eux-mêmes qui disent les traités de libre échange posent problème parce que les clauses miroires ne sont pas respectés et qu'on nous impose à nous agriculteurs français des des des clauses des normes que l'on n'impose pas au produits d'importation et bien nous le disons depuis des années quand nous refusons et quand nous votons contre les traités internationaux ça a été notre combat depuis longtemps il en est de même alors il en est de même pour la question du revenu que nous demandons sur la PAC puisque il est question d'Europe en ce moment sur la politique agricole commune nous demandons nous depuis très longtemps que la politique agricole commune soit répartie différemment pour qu'un maximum d'agriculteurs puissent d'agriculteurs Français puissent en bénéficier la répartition à l'hectare n'est pas pas équitable et aujourd'hui ce sont les agriculteurs qui le disent et nous écologistes nous le disons depuis depuis longtemps Anto Gul l'actualité également c'est ce texte sur le logement adopté la semaine dernière au sénal c'est une problématique qui touche de très très près les Français on en parle avec audre vuetas tout de [Musique] suite bonjour audreé ça va bonjour bonjour madame la sénatrice bonjour mercredi dernier le Sénat a adopté un projet de loi pour lutter contre l'habitat insalubre oui adoption à l'unanimité pour ce texte plutôt consensuel hein quand on sait euh qu'il y a en France près d'1500000 logements dit dégradé des logements qui si on ne fait rien pourrait sortir du parc locatif alors que le secteur on sait est extrêmement tendu beaucoup parlent d'ailleurs de futur bombes sociale alors ce texte il avait déjà été adopté à l'Assemblée nationale en janvier le Sénat a fait des ajouts pour donner notamment plus de pouvoirs aux maèires souvent en première ligne sur ces sujets un chiffre 50 8 % des élus ont une ou plusieurs copropriétés dégradées dans leur commune et c'est une question jugée importante voire très important pour la moitié d'entre eux l'objectif c'est quoi c'est d'accélérer les rénovations c'est ça oui car il faut parfois attendre quatre mandats de maire avant qu'une rénovation arrive à son terme à écouter à ce sujet le maire de saint-is Matthieu anotin il était au micro d'Adrien pin il est co-auteur d'un rapport sur ce sujet opération qu'on voyait en cœur deeville entre le prier varté d'insalubrité et le nouvel immeuble qui va sortir il se sera passé 27 ans donc on voit bien ce sont des délis colossaux qui sont pas supportable l'enjeu de ce projet de loi c'est de pouvoir intervenir quand on est au début de la chaîne et qu'on constate qu'il y a une inaction des copropriétaires autre exemple très parlant qui a été évoqué mercredi en séance aucune rénovation n'a encore eu lieu sur l'immeuble à de Saint-Denis vous savez là où s'est déroulé l'assaut contre les terroristes du Bataclan c'était en 2015 alors pour tenter d'accélérer les choses le texte prévoit de mettre gratuitement à disposition des communes les biens confisqués aux marchands de sommeil pour réaliser des logements ou alors leur permettre d'exiger des diagnostics pour les immeubles en zone dégradées mais ce n'est pas tout écoutez les articles 11 et 12 permettront d'accélérer et de sécuriser les expropriations menées dans le cadre de la législation dite Vivien qui est engagé lorsque des bâtiments sont atteints d'une dégradation irrémédiable toutes ces mesures sont autant d'avancé opérationnelles souhaité parfois de très longues dates par les professionnels et par les élus des territoires concernés alors on l'a entendu des expropriations pour faire des rénovations le plus vite possible et des relogements dans des préfabriqués sur ce dernier point vous y étiz très opposé vous l'avez dit dans la discussion générale pourtant d'après le ministre c'est une demande des maires alors effectivement la demande des maires c'est de pouvoir aller très très vite dans enfin quand je dis aller très très vite c'est de pouvoir aller plus vite dans la résorption de l'habitat indigne puisque ce qui se passe aujourd'hui c'est que quand il est constaté qu'un immeuble est dans une situation d'habitat indigne et bien quelquefois il faut 15 20 30 ans pour pouvoir réussir à lever l'ensemble des difficultés bien sûr puisquil il faut faire de l'expropriation puis un travail de rénovation puis un travail de relogement et cetera et que tout ça prend énormément de temps donc l'idée de ce texte c'était j'allais dire de fluidifier et de permettre d'aller plus vite et de pouvoir en l'espace de 5 7 10 ans réussir à faire les travaux nécessaires pour résorber l'habitat indigne parce que l'habitat indigne en France vous l'avez dit hein c'est plus d'un million de personnes qui sont qui en sont malheureusement victimes et quand je dis victimes quelquefois c'est très grave on l'a vu car l'habitat indigne tue c'est le cas ça a été le cas à Marseille avec la rue d'auagne et et il y a régulièrement des tragédies d'habitat indigne mais si l'habitat indigne ne tue pas vivre au quotidiens dans des appartements qui ne sont pas effectivement conformes à la dignité humaine ça veut dire avec des moisissures ça veut dire avec des difficultés de chauffage des difficultés d'aération des des plafonds qui s'effondrent qui se enfin qui s'effrit ou qui s'effondre mais j'espère que ça n'arrive pas que ça n'arrive pas très souvent en fait ça arrive souvent ça arrive souvent en ville mais ça arrive souvent ça arrive aussi en zone rural donc il y avait la nécessité de mieux outiller les maires pour qu'ils puissent réaliser plus rapidement la résorption de l'habitat indi mais les préfabriqués ça c'est qui bloc par contre alors ça c'est un point qui qui bloque effectivement puisque vous avez compris que je m'y suis opposée moi dans le au cours du débat et de du vote sur ce projet de loi c'est-à-dire qu'on va donner la possibilité au maire de créer des logements qui sont des logements d'urgence pour pouvoir reloger les personnes en habitat indigne y compris dans des préfabriqués avec en étant exonéré de toute une série de procédures qui normalement garantissent en réalité le garantissent beaucoup de choses dont le confort de vie ultérieur or ça ça pose quand même un problème parce que si c'est pour créer j'allais dire entre guillemets des Binon villees d'état ou en tout cas des des des habitats des habitats moindres ou qui plus tard seront des habitats dégradés parce qu'ils sont pas de bonne qualité là effectivement je pense que c'était que c'était la limite à ne pas ne pas franchir on l'a effectivement franchi mais enfin la procédure n'est pas terminée puisqu'en fait il y a une commission mix par enc la commission mixte paritaire alors parmi les autres mesures il y a aussi l'accès à un prêt global collectif pour rénovation qui pourrait être sollicité par les syndics on évite donc les multiples dossiers individuels qui qui prennent du temps on trouve aussi un durcissement des sanctions contre les marchands de sommeil l'interdiction pour eux d'accueillir d'acquérir pardon un bien quand ils ont été condamné passe de 10 à 15 ans sanction aussi contre ceux qui refusent de faire un bail à leurs locataire ou des quittances quand le paiement se fait en espèce en conclusion Steve c'est un texte technique beaucoup de sénateurs ont jugé concret et utile mais c'est pas vraiment le grand texte qui était attendu par le Sénat en pleine crise du logement écoutez la présidente de la commission des affaires économiques on peut même parler de rendez-vous manqués nous avons besoin vous le savez d'un grand texte logement nos concitoyens nos élus en ont besoin nous avons même besoin de plus que cela nous avons besoin d'une vision d'ensemble de cohérence et de long terme c'est-à-dire d'une politique du logement qui ne se résume pas à des coupes budgétaires décidées par Bery alors le ministre a promis un texte d'ici l'été mais est-ce que vous aussi vous parlez de rendez-vous manqué alors je dirais que texte sur l'habitat indigne est un texte qui était nécessaire et qui était attendu des élus et des maires sur le terrain donc il est il est bienvenu et tant mieux sil a été voté enfin il reste encore la commission mixte paritaire mais on n est pas loin pour ce qui est d'un du du du grand texte sur le logement parce que c'est ça le plus important vous savez on est aujourd'hui sur le logement avec c'estes c'est Mathieu clin euh qui le disait qui disait c'est une bombe sociale en fait en réalité les problèmes de logement et donc on attend un grand texte sur le logement euh minist le ministre l'a promis vous savez déjà on avait pas de ministre du Logement donc on a quand même fait euhère partie à l'Assemblée s faite sans ministre du Logement voilà s fait sans ministre du Logement donc là le ministre s'est engagé à faire un texte à nous présenter un texte de loi avant le mois de juin effectivement ce texte de loi sera le bienvenu malheureusement je crains que nous soyons que nous ne soyons pas d'accord parce que les premiers éléments que nous voyons en terme de politique du logement c'est effectivement une baisse des budgets alors une baisse des budgets pour ma prime Renov une baisse des budgets directement pour des les les actions d'urbanisme et de logement c'est ce qu'on voit là dans les 10 milliards il y a quand même plus d'un milliard sur ma prime Renov et à peu près à peu près autant sur sur le logement ce qu'on a pu remarquer c'est que Monsieur monsieur Gabriel Attal lui souhaite détricoter la loi SRU détricoter la loi SRU c'est-à-dire permettre de faire moins de logement social quand aujourd'hui ce dont nous avons besoin intégrant des logement intermédiaire dans le calcul à horizon 2025 mais c'est pas une bonne idée çaou alors le logement intermédiaire ça répond au besoin de 3 % des demandeurs de logement le logement social ça répond au besoin de plus de 50 % des demandeurs de logement 3 % 50 % où est la priorité elle est dans les 50 % donc c'est bien du logement social dont nous avons besoin aujourd'hui bien réparti sur le territoire réparti sur des collectivités sur des communes qui aujourd'hui n n'ont pas ù ont peu de logements sociaux pour pouvoir permettre une certaine forme de mixité et donc c'est ça dont on a besoin avec les moyens afférents malheureusement je crains que nous ne soyons pas vous parliez de vous êtes revenu sur cette expression de bombe sociale du logement on en est aujourd'hui la Fondation abépierre dit que cette bombe a déjà explosé vous êtes d'accord avec ça écoutez quand on voit la situation du logement quand on voit les difficultés euh des Français à pouvoir se loger on peut dire aujourd'hui que l'inaction en matière de logement qui est qui existe quand même depuis de nombreuses années hein j'allais dire depuis depuis au moins 2000 2017 euh et bien écoutez cette inaction en matière de logement commence aujourd'hui à être catastrophique donc maintenant il est temps c'est vrai ça doit vraiment être l'urgence h vous savez on parle beaucoup de pouvoir d'achat et cetera en réalité la question du logement elle est fondamentale pour quasiment tous les ménage français la solution passe par un un choc de l'offre comme dit Gabriel àal ou c'est un peu plus compliqué bah je pense que c'est un peu plus compliqué la solution elle passe par le fait d'avoir des logements qui sont adaptés adaptés adaptés au demandeur de logement et là on et c'est pour ça que je dis que il est très important en fait que ce soit sur le logement social or depuis depuis des années on voit bien ce qu'on fait les différents gouvernements d'Emmanuel Macron en fait depuis des années l'objectif n'est pas d'aider les bailleurs sociaux à développer leur offre de logement mais au contraire de les restreindre ou de les contraindre donc là on voit bien que ce qu'il faudrait c'est effectivement une impulsion supplémentaire sur le logement social merci Audrey à tout à l'heure vous nous parlez de quoi tout à l'heure mode d'emploi du congrès de versaill qui a lieu cet aprèsmidi à tout à l'heure merci beaucoup on va continuer à parler de Paris avec nos amis de de la PQR aujourd'hui on retrouve Jacques Paquier directeur de la rédaction du journal du Grand Paris bonjour Jacques on va parler avec vous des Jeux Olympiques et on reparle aussi d'ailleurs de la question du logement avec le devenir du village olympique expliquez-nous oui bonjour madame madame Gul en fait c'est-à-dire que je voulais vous demander vous êtes soucier de de l'aspect écologique et durable des des Jeux Olympiques qu'on qu'on présente sous vent comme les jeux les plus durables de l'histoire olympique je sais pas si vous partagez ce ce constat mais il y a un petit souci parce que la crise de l'immobilier vous évoquez tout à l'heure il y a un instant vient percuter la la mise en vente des des appartements des des villages olympiques je pense au villages des des médias à Dunis mais surtout au village des athlètes à saint-toin parce que les prix sont plus élevés et qui ont du mal à à être commercialisé euh est-ce que euh vous craignez euh que ce ce ces difficultés aboutissent finalement au fameux éléphants blancs qu'on voulait pas voir et alourdissent la l'addition carbone de ces Jeux Olympiques alors je pense pas du tout je pense que vous avez raison de dire que c'est un des héritages des Jeux Olympiques ce village ce village des athlètes c'est un des rares d'ailleurs puisqu'il y a eu très très peu de construction pour les Jeux Olympiques et c'était aussi euh le le défi d'organiser ces Jeux Olympiques sans sans générer d'éléphants blancs comme vous le comme vous le disiez euh là on a un village qui va servir à accueillir les les athlètes et qui après servira à accueillir des ménages euh des ménages et des familles euh alors effectivement on dit qu'aujourd'hui on est au mois de février hein on dit qu'aujourd'hui les les appartements ne se sont pas ne se sont pas encore vendus mais enfin attendez ils sont pas tout à fait utilisable aujourd'hui et maintenant puisque les Jeux Olympiques n'ont pas encore eu lieu donc ils vont d'abord servir aux athlètes et puis après ils serviront de logement moi je suis pas très inquiète j'en ai parlé d'ailleurs avec Matthieu anotin le maire de Saint-Denis qui qui disait effectivement là on est dans une crise on est dans une crise de logement qui du logement qui rend peut-être les choses un peu un peu plus difficile mais bon d'ici quelques quelques mois ce sera réglé effectivement vu les problématiques de logement qu'on évoqué tout à l'heure le fait d'avoir des logements qui sont des logements j'allais dire supplémentaires et qui sont pas nécessairement là pour le coup des logements sociaux puisque S a déjà beaucoup de logements sociaux et bien ça va permettre d'avoir des logements de bonne qualité d'avoir des logements qui vont permettre une certaine forme de mixité et puis de ne pas avoir dépensé et construit uniquement pour les JO mais pour les habitants et pour les habitants de la saintie Jacques une autre question celle du budget de ces jeux absolument parce que vous vous êtes vous êtes inquiété à l'époque en 2022 j'ai retrouvé des des vœux ou des délibérations que vous aviez obtenu enfin disons je crois que c'était des vux et à travers lesqueles vous vous inquiétiez de possibles dépassement budgétaires et de et vous demandiez à l'époque à la mer de Paris qu'elle qu'elle précise vraiment l'impact qu'aurait potentiellement ses dépassements sur les finances en l'occurrence de Paris donc je vous je voulais savoir si alors que bon on connaît la l'inflation qui il y a eu si vous si cette inquiétude demeurer et puis plus globalement si vous estimiez que le le le cette durabilité affichée par les jeux étaaient tenu alors moi je me suis beaucoup intéressé hein vous avez à ces deux sujets hein qui sont la question à la fois de la durabilité et la question du budget des des Jeux Olympiques d'un budget initialement prévu autour de 7 milliards d'euros on est déjà aujourd'hui à environ 10 milliards d'euros donc il y a une augmentation du budget qui est liée à beaucoup de choses vous avez évoqué l'inflation et c'est exact c'est lié en partie à l'inflation pas uniquement euh donc effectivement moi mon inquiétude en tant qu'élu parisienne c'était de dire bah s'il y a un dépassement budgétaire il faut que ce dépassement là soit prévu et que le risque soit CIRC soit limité pour pour la ville pour la ville de Paris ça ça a été limité dans une convention avec l'État qui est qu'en cas de dépassement et bien effectivement il y a une un accord avec l'état sur sur le budget mais enfin on est quand même à 10 milliards d'euros pour l'organisation aujourd'hui hein pour l'organisation de ces jeux 10 milliards d'euros c'est vrai que ça questionne est-ce que aujourd'hui c'est bien dans des Jeux Olympiques qu'on a besoin d'investir 10 milliards d'euros bon je ne lance pas ce débat là quant à la la deuxième question qui est la question de la durabilité dont dont vous parliez c'est vrai qu'il est difficile aujourd'hui de faire des Jeux Olympiques qu'on pourrait qualifier d'écologique il y a il y a beaucoup de choses qui ont été faites hein sur sur la qualité des installations sur la qualité y compris des immeubles de la construction sur il y a beaucoup de choses qui ont été faite pour ces jeux et pourtant on y changera rien faire venir des millions de personnes à un endroit et dont beaucoup en avion ben effectivement ça va générer ça va générer des émissions de carbone et ça c'est le modèle même des des des grands événements sportifs euh qu'il faudrait repenser mais enfin voilà merci grand fte merci beaucoup cher Jacques à la he du journal du Grand Paris le village olympique inauguré par Emmanuel Macron merci d'avoir été avec nous ce matin antoonette Gul euh bon petite question un peu comme ça Emmanuel Macron a dit qu'il se baignerait dans la scène très prochainement est-ce que votre maillot de bain est prêt alors en tout cas je sais que la mère de Paris a également la également dit et un certain nombre de ses adjoints dont une partie des adjoints écologistes seront présents mais mais plus sérieusement euh les Franciliens qui pourront euh se baigner euh dans la scène à partir de 2025 c'est vraiment important il y a eu c'est quelque chose de d'utile euh aujourd'hui parce que c'est une promesse qui revient on se rappelle de Jacques Chirac et cetera est-ce que c'est une promesse qui doit être tenue euh et qui est utile pour les Franciliens alors la question de l'utilité que vous elle est intéressante en réalité pouvoir se baigner dans la dans la scène ça veut dire qu'on a une eau qui n'est pas polluée donc ça veut dire ça avant tout alors vous me dites est-ce qu'il est utile d'avoir une eau qui n'est pas mais oui il est utile d'avoir une qui ça s parfois un petit peu gadget c'est ça aussi le c'est pas temps le fait de pouvoir se baigner c'est que c'est un indicateur de la de la qualité de l'eau de la Scine de du nombre de polluants qui peut qui peut s'y trouver et donc effectivement réussir à avoir une une eau de nos fleuves moins pollués et bien c'est pas une écologiste qui va vous dire que c'est un gadget non ça n'est pas un gadget c'est très important merci beaucoup merci Antoinette Gul d'avoir été avec nous ce matin dans une vingtaine de minutes nos clobbeurs nous rejoindr sur ce plateau on parlera avec eux du congrès réuni cet après-midi à Versailles pour inscrire l'IVG dans la Constitution mais tout de suite Claude malur pour l'interview politique