Conférence de presse du Président Emmanuel Macron et du Chancelier allemand Friedrich Merz.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous considérez comme souverain notamment pour le cloud souverain ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la préférence pour les entreprises européennes est une forme de buy European ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Comment va Boem Sansal ? Et y aura-t-il un réchauffement des relations avec l'Algérie ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quelle est la situation actuelle du SCAF et des attaques en Pologne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 24:00Emmanuel MacronFait
« Nous avons une action qui va du local à l'international et donc pour ce volet là, l'approche que nous avons adopté sur la lutte contre le terrorisme est celle que nous continuons de décliner. »
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Merci beaucoup d'être venu de ta participation à cet événement commun d'aujourd'hui. Nous continuons avec quelque chose que nous avons commencé à Toulon lors du conseil des ministres froncoallemands avec un sujet très précis c'est-à-dire la souveraineté numérique en Europe. continuation, nous allons également avoir un entretien bilatéral pour approfondir dans ces sujetsl avec le sommet d'aujourd'hui.
Nous avons donc mise en œuvre une initiative du conseil des ministres franco-allemands au mois d'août pour donner une pour renforcer la souveraineté numérique en Europe. ensemble avec le sommet d'aujourd'hui, nous allons nous voulons montrer que la souveraineté numérique est cruciale pour l'Europe, pour nos valeurs communes, pour notre compité compétitivité pour notre défense et la sécurité la souveraineté numérique est une tâche pour toute la société, pour tout l'État et pour toute l'Europe. Nous savons que en tant que gouvernement, nous devons faire nos devoirs et on le fait avec beaucoup de détermination.
Nous faisons un grand effort pour réduire les charges administratives et bureaucratiques et nous saluons des mtenant la proposition attendue pour demain de la commission euh pour le paquet omnibus numérique euh qui sera présenté demain et qui contiendra d'autres décisions sur la réduction des charges administratives. Prenant décisions stratégiques pour plus de solutions numériques souveraines dans l'administration en tant que état, nous devons être préparé euh et résilient notamment en temps de crise. L'Europe peut avoir un leadership dans les technologies innovantes et donc développer de nouveaux modèles avec la France et d'autres pays et des fondations et c'est donc l'objectif de l'initiative Next Frontière AI.
Nous voulons un esprit d'ouverture de l'économie et une compétitivité vivante. Mais bien bien sûr, ça doit être une concurrence sur un pied d'égalité. Bien sûr, ce sont les entreprises qui sont à à l'avant-garde de cette innovation numérique.
Voilà pourquoi, il est un très bon signe que de nombreuses entreprises allemandes, françaises et européennes ai participé à ce euh ce semet. Euh, il ont annoncé des investissements et des partenaires d'investissement au total de 12 milliards d'euros, ce qui montre très clairement que l'Europe développe de nouvelles technologies et les emplois aussi pour transformer la souveraineté numérique dans une réussite économique durable. Et je suis heureux de pouvoir euh euh donc nous attaquer à cet euh de manière commune entre la France et l'Allemagne.
C'est un grand plaisir avec moi de poursuivre sur ce chemin avec la France. Ça a toujours été une belle tradition en Europe que la France et l'Allemagne vont de l'avant. Nous le faisons également un secteur vraiment crucial, un secteur clé pour la réussite de nos économies et nous sommes convaincu que ce que nous faisons, c'est également au profit de la compétitivité de l'Union européenne.
Nous ne sommes pas seulement deux grands pays de l'Union européenne, ce sont deux pays qui donc vont aller de l'avant pour au nom des 27 autres pays membres. Merci. Merci beaucoup monsieur le chancelier, cher Frédéric pour l'accueil et pour l'organisation de ce sommet, pour les mots que vous venez de prononcer.
Je veux pas ici paraphraser ce que le chancelier vient de dire, mais ce sommet est une concrétisation de ce que nous avons ensemble décidé, de ce réflexe franco-allemand pour faire avancer à la fois nos écosystèmes, nos économies et notre Europe. Et c'est un peu la même démarche qu'on veut avoir quand on parle d'automobile ou quand on parle d'espace, c'est-à-dire une une action concrète où l'Allemagne et la France bâtissent de commun des convergences et portent aussi un agenda commun en Europe. Monsieur Chancel vient de le dire.
Notre premier objectif et je crois que c'était confirmé par la discussion qu'on vient d'avoir avec des entrepreneurs et des investisseurs, c'est de poursuivre un agenda de simplification que nous poussons depuis plusieurs mois. On est en train de continuer à pousser pour simplifier des règles qui sont trop contraignantes dans notre Europe et qui pèsent sur la compétitivité de nos entreprises. C'est ce qu'on fait sur CRRD, CS3D et d'autres.
C'est aussi ce qu'on veut faire pour simplifier, approfondir notre marché unique, c'estàd lever des règles qui entravent la réalité de ce que devrait être le marché unique, c'estàdire un marché de 450 millions d'habitants. Et donc ensemble, nous poussons pour avoir un marché unique du numérique beaucoup plus intégré. Et ça a été rappelé par nous deux tout à l'heure par un marché des capitaux et donc de de l'épargne et de l'investissement beaucoup plus intégré en Europe.
Ce qui est absolument vital si on veut réussir la bataille du numérique qu' s'agisse de l'IA enfin de l'intelligence artificielle ou de l' quantique parce qu'elle requiert beaucoup d'investissements publics et privés et donc il faut avoir justement cette simplification européenne et de manière plus spécifique ce sommet a permis de bâtir deux convergences franco-allemandes qu'on va relayer au niveau européen maintenant. On demande ensemble à la Commission européenne le report d'un an disposition du règlement sur l'intelligence artificielle concernant les systèmes d'IA à haut risque, ce qui était un point important pour nos systèmes d'innovation. et nous demandons ensemble une simplification du règlement général sur la protection des données.
Là aussi pour avoir une approche plus proportionnée. Évidemment, on tient beaucoup à cette réglementation mais on a ensemble sorti un texte qui permet d'avoir une approche beaucoup plus proportionnée et d'évaluation des justement des risques. Ensuite sur l'innovation.
Deuxième chose après la simplification, si nous voulons plus de souveraineté européenne, il faut des acteurs européens qui qui innovent et qui proposent des solutions pleinement compétitives. On a aujourd'hui deux écosystèmes très forts avec des grands groupes mais des acteurs émergents également, une offre complète d'infrastructure et donc on veut continuer notre agenda d'innovation. Un, nous avons confirmé plusieurs programmes de formation, on les a dans nos stratégies respectives pour continuer d'avancer, de former des talents et de les échanger.
Deux, on a besoin d'infrastructure critique en particulier infrastructure de calcul, laboratoire de recherche de pointe et autres. Et là c'est tout ce que nous faisons pour les super calculateurs. Par exemple, ce qui fait de commun et c'est une bonne avancée aussi de ce sommet entre supercalculateur Alice Reco en France et Jupiter en Allemagne sont aussi des initiatives qu'on a avec AI Factory et A Giga Factory lancé par la Commission européenne et c'est le sens de l'initiative annoncée sur l'IA de frontière qui doit permettre la reconnaissance des meilleurs centres de recherche en IA en Europe. s'appuyant d'ailleurs sur ce qu'on a pu faire dans nos différents pays.
On a mis en place des clusters en France ces dernières années qui qui vont totalement dans ce sens. Et donc pour l'innovation, c'est l'accélération de notre formation des centres d'excellence allemand français, franco-allemand et commun et des infrastructures de calcul indispensables en plus grand nombre et consolidées ensemble. et nous continuerons à porter le même agenda d'innovation au niveau européen.
Ça vaut pour l'IA, ça vaut aussi pour le quantique, les semiconducteurs, les architectures de réseau. Le troisème point, c'est ce que j'appellerai la protection. On a besoin, si on veut avoir en effet une plus grande souveraineté européenne, bah de protéger d'abord nos données.
Pour ça qu'on soutient un agenda commun de justement de de préservation de nos données en Europe et de protection à l'égard de nos des lois extraterritoriales ou de ce qui peut les menacer. Et donc la certification de la cybersécurité pour les services de cloud est à cet égard un agenda très important et une initiative importante à venir. Ensuite, nous voulons ensemble agir pour avoir une préférence européenne et c'est exactement ce que nous avons fait et je trouve que c'est l'un des débouchés très concrets de ce sommet en matière de de service et d'intelligence artificielle pour nos administrations.
On a deux grands champions. un champion historique du logiciel qui est SAP en Allemagne, un champion des modèles et de lia générative qui est Mistral et a en France. Ils se sont mis ensemble pour justement permettre d'avoir de de l'apport du soutien et d'avoir une solution franco-allemande.
Et on a signé une lettre d'intention ensemble faisant que nos gouvernements s'engagent à prendre l'offre commune Mistral SAP. C'est l'illustration d'un agenda franco-allemand où on met lien en commun avec des entreprises puissantes européennes et où on décide de bâtir un agenda franco-allemand d'achat, une préférence européenne. Il y a d'autres solutions qui sont non européennes mais on avance ce faisant et je pense que cet exemple est extrêmement important comme plusieurs autres qui sont la concrétisation de ce que nous venons de faire plus les régulations pour protéger les offres européennes. veut pas être plus long mais voilà simplification, innovation et protection par la préférence européenne sont à mes yeux des axes très importants qui ressortent de ce sommet et qui nous permettent d'avancer sur la ce réflexe franco-allemand, cette convergence entre nos deux pays pour bâtir un agenda commun d'abord pour nos écosystèmes et nos économies mais également pour pousser ensemble le même agenda au niveau européen.
Merci beaucoup sein Tibo Tibo Madelin du journal des Échos. Une question sur le service numérique européen. Vous voulez établir une définition ?
Qu'est-ce que vu d'aujourd'hui vous considérez comme souverain notamment pour le cloud souverain ? Ça doit répondre à quel critères et dans quelle mesure le but est notamment d'éviter des perturbations comme celles qu'on a vécu aujourd'hui avec Cloud FLIR. Hm hm.
Alors, nous voulons donc mettre en place une préférence européenne. Je le disais, la difficulté qu'on a eu sur certains quand on est rentré dans la technique de certains sujets, c'est qu'il y a pas de définition établie en effet du service numérique européen. C'est pour ça que très concrètement, on lance un groupe de travail franco-allemand qui doit aller assez vite mais qui va permettre de bâtir des définitions concrètes.
C'estàd est-ce que c'est 100 % dans c'est des questions très pratiquopratiques, mais est-ce que c'est 100 % d'Européens ou est-ce qu'on accepte les partenariats non européens ? Est-ce que ça couvre les infrastructures ou simplement les services ? et des tas de questions, si je peux dire très technique, pour avoir une définition franco-allemande qu'on poussera ensuite au niveau européen.
Le fait que cette définition même n'existe pas dit à quel point on est en retard sur un agenda de préférence européenne parce qu'on n pas construit la définition qui permettrait de bâtir le droit pour avantager protéger un acteur européen quand il y a une offre concurrente non européenne. Donc ça c'est ce qu'on doit bâtir dans les prochaines semaines. On va pas préter cette réponse aujourd'hui.
Elle est très technique. Elle est, si je puis dire, segment par segment. Ce qu'on veut faire, c'est très clairement en tout cas de dire quand il y a une offre européenne, elle doit être préféré et privilégié.
Pour ce qui est du cloud, on n'est pas sur des offres totalement fermées. Ce qu'on a avec sens, avec bleu par exemple, ce sont des offres où il y a des participants non européens, mais il y a des infrastructures européennes et un minimum de contenu européen qui permet de se dire que c'est beaucoup plus solide que des gens qui ne le sont pas. Et c'est aussi pour ça ce qui vous permet de dire quand vous avez des acteurs qui refusent de rentrer dans le cahier des charges que vous donnez que d'autres s'y joignent, on a raison de favoriser les acteurs non européens qui se joignent à nos cahier des charges.
Donc par rapport à ça, est-ce que ça veut dire que ça nous immunisera totalement des attaques cyberes ou des défaillances ? Restons prudents. En tout cas, ça nous mettra mieux en capacité de les prévenir, de nous protéger des risques cybernes et l'un des buts de la préférence européenne, c'est de mieux maîtriser, c'est d'être protégé de certaines formes de risque cyber et c'est d'être protégé de l'extraterritorialité de certaines décisions, de certaines lois, ce qui sera aussi un problème.
Donc là, on a vraiment mis en place une méthode commune, ce qui est pour moi une des grandes avancées de ce sommet. Teile die einschätzung von Président Macron im rapport à la dimension de ce sujet et je voudrais si vous m'avez posé la question il y a du temps, j'aurais pas cru qu'on aurait une possibilité une chance pour la création de rattraper notre dans la création du cloud européen euh ce qu'il y avait déjà contre il y a 2 ans, mais au cours des deux dernières années, notamment au cours des derniers mois et semaines, ça a changé en faveur des solutions européennes et des solutions nationales que nous voyons dans nos deux pays que nous voulons lire le plus étroitement possible. Je viens de le dire dans mon discours et je tiens à le dire ici en tant qu'étant que administration publique, nous voulons aussi être un bon client pour montrer que ces modèles d'affaires, des clouds européens et aussi des clouds nationaux, c'est quelque chose que nous pouvons soutenir.
Je l'ai dit déjà, ce n'est pas une tâche de l'État de créer de telles infrastructures, mais nous pouvons contribuer en disant que nous aussi nous allons utiliser ces cloud là et on le fait et Emmanuel Macron a déjà évoqué le domaine de la défense. Là aussi, c'est encore plus évident que c'est vraiment dans notre intérêt national et européen par rapport à la protection des données de le garantir mais je voudrais également l'élarger l'élargir au don des institutions nationales par exemple des entreprises mais aussi des données privées des foyers privés pour mieux les protéger ça doit être tâche à nous tous et je plais toujours pour cette pour la protection des données soit plus important que euh la sécurité des données soit plus important que la protection. C'est vraiment le plus important, c'est la sécurité des données et je crois que ça pourrait se faire avec une bonne solution européenne.
Ça pourrait être une bonne offre pour les citoyens, pour les entreprises en Europe. Qu'on va donc sécuriser leurs protéger mais on va pouvoir les utiliser ensemble. Monsieur Rink, attendez le micro.
Monsieur le chanier fédéral, je veux le savoir puisque vous avez parlé de la souveraineté numérique, est-ce que cela veut dire comme vient de le dire président cette préférence pour les entreprises européennes genre by European parce que ça c'est une forme de préférence que le gouvernement fédéral n'avait pas appuyé par le passé et est-ce que vous êtes en faveur d'une taxe numérique comme la France pour voir un terrain de jeu égal parabord également euh les plateformes américaines par exemple sur les discussions au sein du gouvernement fédéral autour d'une telle taxe ne sont pas encore terminé on va l'examiner par rapport à notre droit fiscal ce n'est pas une question banal qu'est-ce que c'est finalement ce qu'on fera est-ce que c'est une sur les revenus ou c'est une taxe sur sur quoi en fait sur les opérations de l'entreprise sur la présence des entreprises. C'est une question qui n'a pas de réponse facile et après donc il faut voir aussi à quel point cela pourrait entraîner des réactions de la part des États-Unis mais je crois pouvoir dire avec détermination que c'est d'abord nous à prendre cette décision et nous voyons dans d'autres pays comme la France et l'Autriche des pays qui ont déjà pris leurs décisions et donc le débat est encore en cours en Allemagne par rapport aux achats publics. Nous allons pouvoir faire autrement que pour les achats privés concernant le buy si l' va pouvoir le régler pour les achats privés également, je sais pas encore mais je vois cela pour les achats publics également pour les infrastructures numériques que nous avons en Allemagne et en tout cas on peut vraiment justifier cela avec les critères de sécurité en Allemagne et en Europe par rapport au rés réseau, les réseaux 4G 5G de vraiment remplacer les composantes et on encourage les entreprises à utiliser dans le pour le 6G aucune composantes qui à nos yeux ne sont pas assez sûr pour garantir la sécurité des données dans l'Is donc ça veut dire aussi achat européen.
Monsieur Atal, s'il vous plaît. TF1. Bonjour, monsieur le chancelier.
Bonjour monsieur le président. Euh vous avez reçu ce matin à l'Élysée Boem Sansal. Euh tout d'abord, comment va-t-il ?
Euh et puis ensuite, puisque vous avez abordé la coopération franco-allemande sur ce point, est-ce que vous estimez aussi que cette libération peut entraîner un réchauffement des relations avec l'Algérie ? Est-ce que vous allez rencontrer ce weekend en marche du G20 le président Abdel Majid Teboun ? Et puis très rapidement, la coopération allemande sur ce point a été importante.
La coopération européenne aussi sur le narcotrafic. Vous avez ce matin organiser une réunion. Est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui, comme votre prédécesseur d'ailleurs François Hollande, le narcotrafic est le principal danger pour la République au même titre que le terrorisme ?
Merci beaucoup. Merci beaucoup. Tout d'abord, c'était une joie de pouvoir accueillir avant de venir à l'Élysée monsieur Boem Sans sal et son épouse et ils étaient émus, heureux de revenir en France et ils étaient en bonne forme et je veux ici leur dire toute l'affection de la nation et c'était un moment important et ce qui a expliqué le retard que nous avons eu ici, je m'en suis excusé auprès de monsieur le chancelier, je veux ici redire ma gratitude à l'égard de l'Allemagne, sa diplomatie, monsieur Chance et les ministres compétents et et du président Steinmer pour vraiment les bons offices qui ont été faits par l'Allemagne pour nous aider à mener, si je puis dire, ce chemin qui a permis de sortir d'un an d'emprisonnement.
Et donc c'est une c'est vraiment une étape importante à la fois à titre personnel mais pour le pays et pour et pour un écrivain auquel nous sommes attachés. Maintenant, vous savez quelle est ma position depuis toujours sur ce sujet. Je pense que nous nous voulons des résultats pour le pour notre pays.
Et donc moi, je tiens à ce que la France soit respectée et ce qu'elle mène un dialogue sérieux, calme et exigeant. et nous nous sommes respectueux de tout le monde. Et donc si ces conditions sont remplies et qu'on peut obtenir des résultats, je suis disponible évidemment à tout échange à mon niveau. je l'ai eu par le passé et donc nos équipes diplomatiques et équipes resserrées sont en train de travailler à cela et mon souhait c'est que nous puissions avancer pour à la fois être plus efficace sur les grandes questions économiques, sécuritaires, migratoires afin de devrer ensemble et de défendre chacun dans notre rôle pour ma part l'intérêt les intérêts de la France et pour ce qui est du président Teboun les intérêts de de l'Algérie.
Pour ce qui est de du narcotrafic, j'ai tenu ce matin une réunion à la fois sur la question de Marseille spécifiquement et pour faire un point sur une lutte que nous avons commencé il y a plusieurs années. Je rappelle qu'en 2018, on a mis en place l'OFAST qui a rassemblé nos services des opérations de harcèlement, on a fortement augmenté les moyens à la fois police, gendarmerie et et douanes, tracfin et justice. Et on a harcelé véritablement les réseaux avec des vrais résultats, avec aussi des réseaux très dangereux qui se sont criminalisés, qui ont accéléré leur évolution avec des drames comme celui qui était devenu le 13 novembre dernier à Marseille et je pense évidemment ici à toute toute la famille et aux Marseillaises et aux Marseillais.
Nous avons une action qui va du local à l'international et donc pour ce volet là, l'approche que nous avons adopté sur la lutte contre le terrorisme est celle que nous continuons de décliner, c'est-à-dire une animation locale par nos services pour que les dossiers soient tous examinés avec la complémentarité de de tous les moyens mis en place par toutes les administrations. On a mis en place avec la loi narcotrafic un état-major de la lutte contre la criminalité organisée et maintenant un parquet spécialisé qui s'installera en tout début d'année prochaine. Et puis nous avons accru les coopérations internationales et d'ailleurs nous avons lancé ensemble avec plusieurs collègues une coalition au niveau de la communauté politique européenne contre justement les trafics et la criminalité euh organisée avec beaucoup de collègues allant des Balcans jusqu'au Royaume-Uni qui va nous permettre de mieux articuler les coopérations européennes.
Puis il y a quelques pays clés avec lesquels on doit mieux travailler dans le pouretour méditerranéen et au-delà pour décapiter les réseaux parce que le narcotrafic aujourd'hui pourrit la vie de certains quartiers, tue des enfants mais il a son épicentre en tout cas des complicités parfois au bout du monde. Et donc en effet, il faut une approche totalement intégrée. Et ce qui a été fait est plutôt réussi et même réussi dans la lutte contre le terrorisme, c'est ce que nous devons faire sur le narcotrafic.
Permettez-moi d'avoir un dernier mot. Il faut aussi parler des consommateurs et on peut pas avoir un débat national enfin dans tous nos pays si on oublie que s'il y a du trafic, s'il y a des enfants qui se sont tués, s'il y a des réseaux de criminalité organisé qui prospèrent, c'est qu'à la fin, il doit y avoir des gens qui achètent de la drogue. Et je voudrais que chacun dans nos pays ait et bien le sens des responsabilités.
Acheter de la cocaïne, du cannabis, ça n'est pas simplement un plaisir qu'on peut s'offrir. Il est déjà interdit. C'est de fait être complice et donner du financement à des réseaux de criminalité organisé.
Il faut que chacun en soit conscient dans nos pays aussi. Juste l'occasion pour remercier le président fédéral pour son initiative et son soutien dans cette affaire humanitaire et voué par cet exemple à quel point la coopération entre la France et l'Allemagne est étroite également dans c ce type de cas. Président Macron président Macron a déjàé le trafic de drogue et le terrorisme qui ne s'arrête pas en frontière.
C'est une tâche commune que nous avons en Europe. Donc là aussi, il y a une coopération très étroite ministre de l'intérieur. Je très heureux que les deux ministres aient aussi une relation personnelle et le travail très positive, une compassion vraiment très très bonne et cela est également vrai pour la politique européenne d'immigration de l'asile où la France et l'Allemagne également ont le même objectif.
C'est-à-dire que au-delà des pures questions économiques, il y a beaucoup de choses que nous faisons ensemble en Europe et je suis très euh reconnaissant qu'on puisse le faire aussi facilement entre nous deux pays. Monsieur Rat Piller, monsieur le président, monsieur le ch fédéral, on parle de coopération très étroite. Pour le SCAF, c'est un sujet où ça marche pas trop bien.
Est-ce que vous nous pouvez dire la situation actuelle et peut-ogne contre les voies ferrées ? On pense que ça pourrait être la Russie sur ce qui s'est passé en Pologne. Évidemment, nous le condamnons avec la plus grande fermeté.
Et je veux redire ici toute notre solidarité à la Pologne, son président et son gouvernement et le le Premier ministre Donald Tusk a exprimé avec clarté la condamnation. Je pense qu'il faut que la clarification sur les responsabilités soit établie mais il est évident que cela vient entraver aujourd'hui les chaînes logistiques et donc nous sommes en plein soutien et déjà des réponses sont apportées. Mais ça redit le la constance qui doit être la nôtre et le soutien à évidemment l'Ukraine dans toutes les capacités. sur ce qui est du scaf.
Quand je lis la presse, j'ai parfois le sentiment en effet que que rien ne va. Et vous savez, c'est normal parce que si c'était facile de faire exactement ce que ce qu'a rappelé d'ailleurs monsieur le chancelier tout à l'heure et encore avec les entrepreneurs, ça se serait fait sans nous. De quoi a besoin notre Europe en matière de défense comme en matière de numérique ?
D'ailleurs, je reprends les mots du chancelier plusieurs fois dit et pardon de ce de cette paraphrase Frédri Scale simplification standard et il a parfaitement raison. Si on veut que l'Europe soit plus forte, plus souveraine, faut qu'on soit à l'échelle, faut qu'on simplifie, faut qu'on ait des standards communs. En matière de défense, nous croyons l'un et l'autre à une politique beaucoup plus intégrée.
Le problème qu'on a vu l'un et l'autre, c'est quand on regarde les standards dans tous les domaines du jeu, des missiles aux avions, en passant, il y a beaucoup plus de standards en Europe qu'il y en a aux États-Unis. Donc, au moment où on va nous dépenser beaucoup plus, faut qu'on arrive à standardiser notre offre. et qu'on ait une offre plus européenne.
À cet égard, la décision qu'on a prise sur le char de combat du futur et l'avion de combat du futur, c'est la ça fait partie des décisions les plus structurantes en matière de standardisation européenne. Donc je pense que la décision politique est bonne. Est-ce qu'elle est simple à mettre en œuvre ?
Non. Parce qu'on demande à des gens qui sont à des industriels qui sont des compétiteurs tout le reste de la journée de faire quelque chose ensemble. Donc qui a des frottements, ça ne surprend pas. qui après des gens selon le fait qu'il y ait de l'activité qui soit mise à tel endroit sur telle circonscription ou sur telle autre qui disent c'est bien c'est pas bien ou qui joue le jeu des industriel ça me surprend pas davantage.
Nous notre responsabilité c'est de regarder l'intérêt général supérieur celui de l'Allemagne celui de la France celui de l'Europe. Notre intérêt c'est de mener à bien nos projets communs. Si on mène pas à bien nos projets communs comment voulez-vous qu'on aille dire ensuite qu'il faut faire davantage de standardisation de simplification ou aller plus loin ?
C'est notre test de crédibilité. Donc nous on y croit, on avance et on va passer les messages qu'il faut aux industriels, aux structures de pilotage. Obligation de résultat.
Voilà, obligation de résultat. et après on prendra nos responsabilités pour régler les débats ou les questions forcément secondaires. Et je pense à l'avenir et à ce qu'on doit faire pour nos pays.
Ja, ich möchte zunst Anschlag in Polen sagen, natürlich ist es jetzt früh eine abschließende Bewertung vorzunehmen, aber es gibt ja einige Hinweise mais il y a quelques indices dans quel intérêt pourrait être une telle attention et donc le gouvernement polonais a probablement raison avec ses sous ça s'inscère dans toute une série d'actes de sabotage que nous avons ces dernières années également ici en Allemagne des survols de drones qui certainement sont des tentatives d'espionnage de la part de la Russie et en partie le gouver russe le dit clairement qu'il organise de tels survoiles de drone. Je vais en parler bien sûr avec le gouvernement polonais ces prochains jours pour savoir s'ils ont obtenu plus d'formation par rapport à l'origine de cette attaque. En ce qui concerne le SCAF, on a déjà eu de longues discussions sur ce sujet cette année.
On veut prendre une décision jusqu'à la fin de cette année avant de passer dans la deuxème phase du développement de cet avion de combat. On parle également d'importantes sommes d'argent euh pour ces trois pays qui participent à ce consortium jusqu'à présent et j'espère qu'on pourra le faire sur la base des accords que nous avons euh conclus ensemble. Il y a différents profils de demande.
Les avions français, l'avion rafale a d'autres spécifications que le successeur de l'Euro Fighter, c'est-à-dire va falloir qu'on en parle ces prochains jours et prendre une décision de quelle manière on peut commencer dans la prochaine phase de ce projet. Merci beaucoup et bonne soirée. On part par là.
Merci messieurs dames.
Emmanuel Macron