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DébatLCP (sur YouTube)· 17 octobre 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Sébastien Lecornu en sursis jusqu'au budget | Parlement Hebdo - 17/10/2025

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment assumez-vous devant vos électeurs cette non censure de Sébastien Lecornu ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    La suspension de la réforme des retraites est-elle une bonne chose ?

  • 4:05OuverteRéponse directe

    Soutenez-vous la taxe Zucman ?

  • 6:05OuverteRéponse partielle

    Quelles économies proposez-vous dans le budget 2026 ?

  • 8:05OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce changement soudain de stratégie politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:10Chiffre
    « Le Gouvernement propose 14 milliards de hausses d'impôt. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, nous voici pour un nouveau numéro de "Parlement hebdo". - Chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur, aujourd'hui, Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d'Oise et vous débatez avec Aymeric Durox. - Cette nouvelle censure du PS a été décidée en échange d'une suspension de la réforme des retraites jusqu'en 2027.

Sébastien Lecornu a fait cette promesse lors de sa déclaration. - A quelques mois après, Sébastien Lecornu à sauver son siège à Matignon. - La majorité requise n'étend pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée. - Sébastien Lecornu peut souffler.

Son bail à Matignon est prolongé. Jeudi matin, il y eut de motion de censure, la plus dangereuse défendue par les Insoumis. - Celle de Monsieur Macron est rejetée par le peuple.

Le Rassemblement National et son allié Eric Ciotti ont prévenu. Ils voteront que des censures. - Votre seul objectif était d'éviter de nouvelles élections.

Et de contourner le peuple et le réduire au silence. - A la tribune, le premier ministre a appelé aux députés à prendre la responsabilité. - Soit on rentre dans le débat, soit on rentre une bonne fois pour toute dans la crise politique.

Vous devez l'assumer, parlementaire de La France Insoumise avec les parlementaires du Rassemblement National car c'est évidemment le moment de vérité. Les débats auront lieu à l'Assemblée nationale ou souhaite-t-on le désordre ? - Les socialistes ont décidé de ne pas censurer Sébastien Lecornu.

Un sursis. - Il n'y aura pas d'entourloupe. Vous êtes le garant, à la fin du processus la suspension devienne une réalité juridique.

La pérennité même du Gouvernement et un engagement pris à cette tribune. - Sébastien Lecornu maintenu à son poste, mais le plus dur commence. Le début des débats budgétaires dès lundi à l'Assemblée. - La majorité du groupe socialiste a choisi de ne pas censurer Sébastien Lecornu.

Comment assumez-vous devant vos électeurs ? - On ne la pas sauvait. On la fait plier et on la fait changer de politique.

Emmanuel Macron nous disait qu'il ne toucherait pas à son héritage. Cette semaine, les socialistes, avec la pression de toute la gauche qui est allée à la censure, nous l'avons fait emprunter une autre voie. La voie de la justice pour des millions de travailleurs, la réforme des retraites sera suspendu.

C'est une obligation de résultat. A lui de continuer sur ce chemin et de faire advenir cette suspension. - Vous reconnaissez que cette non censure du Gouvernement va apporter un peu de stabilité au pays ? - Pas du tout.

On a assisté au retour pitoyable de l'alliance des contraires. La macronie est prête à tout pour ne pas revenir aux urnes. La seule réforme dont ils peuvent parler depuis 2022, et l'on fait.

Ils ont peur de revenir aux urnes. Ils ont peur du peuple et des sondages qui indiquent qu'il serait balayé. Hier, il n'avait plus d'électeurs.

Aujourd'hui, ils n'ont plus d'alliés ni d'amis. Demain, en cas de dissolution, ils n'auront plus d'élus. C'est reculé pour mieux sauter.

Cet amendement ne passera pas. - Vous entendez les arguments du sénateur ? - La suspension, c'est une bonne chose ? - Oui.

On tombe dans la surenchère gauchiste. La taxe Zucman, personne la veut...

Sébastien Lecornu c'est vendu. C'est une ligne rouge. Les macronistes ou les LR se sont vendues pour rien.

Ils se sont vendus pour rien. - Si cet amendement est proposé ? - Il est possible qu'on le vote.

On sait que il est possible que ce soit considéré comme un cavalier législatif. Le conseil constitutionnel sera obligé de le censurer. Ca n'ira pas à terme. - Vous remerciez quand même les socialistes d'avoir obtenu cette suspension que vous demandiez depuis longtemps. - Il y a une basse manoeuvre politique.

On ne veut pas de votre manoeuvre politicienne qui consiste à gagner du temps. Ce que vous avez obtenu d'une loi...

Vous savez que cet amendement, ce même PLFSS prévoit le gel des pensions de retraite. Vous croyez qu'avec vos 69 députés, vous pourrez voter...

D'un côté, le gel des pensions de retraite qui va coûter 3,8 milliards d'euros en 2026 pour les retraités et de l'autre côté, cette suspension ne rapporte que 300 millions d'euros. Le compte n'y est pas. - Vous débattrez spécifiquement là-dessus.

Ayda Hadizadeh, cette non censure de Sébastien Lecornu, les Insoumis vous demandent de joindre les autres partis de gauche qui ont voté la censure. - J'ai pas de réponse aux insoumis. Je réponds aux Français.

Les insoumis ne pensaient pas qu'on l'obtiendrait. Ce qui nous ont demandé la censure, la réponse est là. Ce que je trouve navrant, c'est que c'est ce qui se joue derrière, leur colère est toujours la même rengaine.

Nous n'avons pas le temps. Nous sommes adversaires politiques du Rassemblement National. C'est un secret pour personne.

C'était le sens du Nouveau Front Populaire. Nous sommes arrivés en tête des élections législatives. - Vous n'êtes pas arrivés en tête.

On a le droit de discuter. - Vous pourrez répondre plus tard. Si vous m'interrompez, c'est pas respectueux.

Nous sommes la force arrivée en tête et je pense qu'il est important de ne pas tomber dans un excès, le bruit et la fureur. Il faut rester concentré. Le projet de loi de finances arrive.

Va se jouer dans la semaine prochaine, à l'Assemblée nationale, tout l'avenir des Français pour la prochaine année. Compte tenu les négociations exigeantes que nous avons menées, l'abandon du 49.3.

C'est une première. - Jusqu'à présent, votre parti se montrait constructif, responsable mais désormais, Marine Le Pen appelle à censurer. Pourquoi ce changement soudain de stratégie ? - C'est votre point de vue que voter la censure d'un Gouvernement est responsable et qui a causé à la France des dettes supplémentaires, c'est irresponsable.

C'est irresponsable de laisser ces personnes-là arrivées. On sait qu'on ne serait pas loin d'une majorité absolue et on pourrait enfin changer les choses et avoir une politique différente. Il y a un sondage, 66 % des Français considèrent qu'il faut une dissolution.

Il y a 80 % des Français qui considèrent que nous Emmanuel Macron doit partir. Ce qui est irresponsable, c'est de continuer avec ce Gouvernement, ce donner, comme l'a fait le parti socialiste. C'est perdant perdant.

Peut-être qu'à l'issue du budget, il y aura une nouvelle censure car trop de choses seront inacceptables. - C'est votre point de vue. Il part du principe que le projet de loi de finances, comme si c'était une loi.

C'est un projet qu'on va amender. Il y aura un amendement sur la suspension des réforme des retraites. Nous n'avons pas les moyens de l'abroger.

Je ne sais pas qui vous a livré...

Vous avez une boule de cristal qui vous donne une majorité absolue aux prochaines élections. - Sur la taxation des congés maladie... - On va parler de ce budget de Sécurité sociale puisque la suspension de la réforme des retraites sera proposée par le Gouvernement via un amendement pour modifier ce budget de la sécurité sociale 2026.

Problème : Ca peut rendre l'adoption de la suspension de la réforme des retraites à un avenir incertain. Explications. - Est-ce que le Gouvernement est prêt à un nouveau débat sur l'avenir de notre système des retraites ?

La réponse est oui. - Oui, mais comment. Annoncé mardi lors de la déclaration, la suspension de la réforme des retraites passera par un amendement.

Un dealer risqué pour le PS. - Si les socialistes veulent maintenir jusqu'au bout cette avancée, cela signifie qu'ils sont condamnés à voter le PLF SS dans son ensemble. Or, il y a des mesures extrêmement douloureuses.

Je ne vois pas quand on est de gauche, on peut voter cela avec une orientation pareille. - Sébastien Lecornu prévoit l'indexation de l'inflation, un projet de loi des finances difficiles à assumer pour les socialistes. - Il n'y a pas de problème à le voter, la question est sur le reste.

On a aucun deal avec eux. On n'est pas d'accord avec ce budget tel qu'il est présenté. On va repartir d'une page blanche - Les débats s'annoncent féroces. - La meilleure façon de voir comment ça va se passer, c'est de voir comment ça s'est passé l'an dernier ?

Le budget était très élaboré par le Sénat. La majorité sénatoriale et la minorité de l'Assemblée nationale était à elle de majoritaires. - Ayda Hadizadeh, vous reconnaissez que cet amendement sur la suspension des réforme des retraites pourrait ne pas être adopté si le budget du la Sécurité sociale n'est pas bon dans son ensemble ? - La dernière fois, sur le PLF SS nous avons voté l'adoption de la première partie, la partie recettes.

Il avait été suffisamment amendé par les forces de gauche et par quelque voie du Rassemblement National qui font une justice sociale pour pouvoir l'adopter. La parti n'est pas jouée. Deuxième chose, en Commission mixte paritaire, députés et sénateurs, à la fin du passage au Sénat, il reviendra ici.

Il y aura député et sénateurs qui vont en parler. On va se battre dans la négociation avec le Gouvernement pour qu'on soit sur le format sept, contre sept. - Vous ne l'aurez jamais. - On verra.

On nous prend au sérieux maintenant. A quelques voix près, les macronistes qui sont aussi attachés à leurs posts gouvernementaux et leur bande députée, ne vont pas jouer à ça. Nous allons contraindre les macronistes à aller jusqu'au bout de leur engagement.

Nous allons voir s'ils nous ont baladé. Sinon, on les envoie balader. Je n'ai aucun état d'âme. - Le problème c'est que le parti socialiste... - Je trouve ça fascinant qu'on se pose autant de questions sur la faisabilité technique d'une suspension.

Quand le Rassemblement National vient sur les plateaux et veut fermer les frontières et ériger des murs dans la Méditerranée, personne ne pose de questions sur la faisabilité. - La suspension, vous la soutenez ? - Vous leur faites croire... - Sur les retraites. - Vous soutenez cet amendement, Aymeric Durox ? - A priori, on le votera.

Vous n'arrêtez pas de m'interrompre. Ce qui se préfigure, c'est un budget Frankenstein car la gauche et l'extrême gauche vont retomber sur la surenchère. Par exemple, le soir même, Olivier Faure, après avoir vu la non censure, il a dit que la table d'après serait la taxe Zucman.

C'est injuste. On a un déficit de 170 milliards d'euros. On ne les protège pas...

C'est une taxe sur la fortune financière qui exclurait la résidence principale et les biens professionnels. - Contre les travailleurs. Sondez les électeurs sur la taxe Zucman, vous verrez. - De toute façon, votera sur un texte bancal de l'Assemblée nationale sur un texte beaucoup plus à droite du Sénat.

Après, le délai sera expiré et ce sera le moment de l'ordonnance ou de la loi spéciale. Ou rien du tout. Il faut retarder les sciences de la dissolution.

Le PS sera balayé. - On n'est pas, reculer pour mieux sauter ? - Sondez vos électeurs sur la taxe Zucman, vous verrez. - Pas du tout.

Nos électeurs veulent de la justice fiscale. C'est ce qu'ils veulent. Ca n'a aucun sens, la société ArcelorMittal...

On leur demanderait de pour cent de ces 15 milliards chaque année. C'est juste de la revalorisation. - Cette histoire de fortune virtuelle, ils ne sont pas vraiment riches ?

Avec cette fortune, les milliardaires sont en train de racheter de manière réelle des médias. Ils se construisent des empires. Elon Musk, avec Twitter, les licornes...

Vous protégez les milliardaires. - La taxe Zucman, vous débattez dessus. Aymeric Durox, en février dernier, dans une proposition de loi qui a été adoptée, le RN s'était abstenu et avait permis cette adoption.

Pourquoi voter contre en octobre ? - On s'était abstenu parce qu'on savait qu'au Sénat, ça ne passerait pas. Et parce qu'on est pour le fait est le principe d'une justice fiscale plus adaptée mais on est contre cette loi... - Vous croyez que les électeurs comprennent ? - On leur explique, ils comprennent.

Ils ne veulent pas détruire la taxe française et faire fuir les gens qui rapportent énormément de produits. Cette taxe, repose sur quatre familles qui pourraient partir. Les capitaux sont libres aujourd'hui ça n'a aucun sens. - Vous pouvez nous nommer les quatre familles ? - Bernard Arnaud...

Etc. je ne les ai pas tous en tête. Vous les connaissez certainement mieux que moi. - Il y a beaucoup de personnes qui sont concernées. - 1800 foyers fiscaux concernés. - Cette taxe est nécessaire selon beaucoup d'économistes.

Nous avons une explosion du patrimoine des milliardaires. On pourra discuter après. Très à gauche, ce n'est pas une insulte. - Ils verraient la France telle qu'elle est, et le parti socialiste, ils ne voteront pas pour vous. - Victor Hugo... - On va avancer avec le débat. - Juste, sur Victor Hugo, il a commencé royaliste, je lis ces discours, contrairement à vous il est monté à la tribune pour prononcer un discours qui me prend aux tripes à chaque fois que je le lis.

Détruire la misère. Il faut détruire la misère car tant qu'on n'a pas atteint cet objectif... - Revenons au présent.

Le Gouvernement propose 14 milliards de hausses d'impôt avec une contribution exceptionnelle et une taxe des plus fortunés. - On parle de quels Français ? - Ce que je déplore dans ce débat, le problème du Rassemblement National, ce qui n'arrive pas à choisir entre leur ami Bolloré et les gens qui galèrent.

Ca épargnait les classes populaires et plus pauvres. Et moyenne. Il fallait les protéger car c'était eux qui tiraient la société vers le haut, les riches.

Ce n'est pas arrivé. L'impôt sur la fortune était un mauvais impôt. Il taxait les petits riches.

Les grands riches étais épargnés. On veut mettre fin à cette injustice, nous ne sommes pas les seuls. Dans d'autres pays, il y a ce système. - Ca n'arrive d'en aucun autre pays.

Soi-disant ça toucherait 19 milliards impôt c'est faux. Il y a le barème. 200 000 foyers...

Il ne payait pas d'impôts et vont devoir payer plus. Il y a 17 millions de Français qui vont payer plus d'impôts, ce sont les classes populaires, moyennes,...

C'est un projet boucherie fiscal. C'est le doublement des franchises médicales, les taxes sur l'éthanol, les taxes sur les congés ALD, il n'y aura pas assez...

Ca ne se terminera pas. - La gauche propose des hausses d'impôts des plus riches. - Nous avons proposé 22 milliards d'économies dans le contre-projet que nous avons fait.

Des économies en renforçant les moyens pour lutter contre la fraude fiscale et une partie, de la fraude sociale. On propose aussi des économies sur des dépenses dans le domaine de la santé qui sont des dépenses, pas de confort mais dont on n'a pas trouvé les efficacités thérapeutiques. On peut faire plein d'autres économies.

On propose 22 milliards d'économies. - Quelles économies vous proposez, vous ? - L'immigration, immigration, immigration. - Il y a, selon certains rapports, entre 40 et 50 milliards d'économies à chercher sur les aides sociales non contributives, le RSA, Donner à des manières scandaleuses.

Les accords d'Alger... - C'est la fin de ce débat.

Merci d'avoir participé. Merci d'avoir suivi cette émission. - On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau débat animé.