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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 20 septembre 2024 24 min

Futur gouvernement Barnier, impôts... le "8h30 franceinfo" de Geoffroy Didier

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Geoffroy Didier

Bonjour Geoffroy Didier, est-ce que vous êtes déçu ce matin ? Pourquoi le serais-je ? Vous avez la droite qui est au gouvernement, dix ministres qui seront du bloc central qui a perdu les législatives et vous seulement trois ministres de plein exercice. Mais parce que ça correspond à l'équilibre des forces au Parlement, parce que nous n'avons pas gagné cette élection. Ils disaient qu'on est quasiment la première force politique avec le Sénat et l'Assemblée nationale. Nous n'avons pas gagné cette élection.

0:28
Locuteur non identifié

Et nous avançons depuis le début avec une grande humilité. Nous savons aujourd'hui que nous sommes face à un chemin inédit, à un chemin singulier, où nous allons devoir essayer de ne pas perdre l'année qui vient ou les 18 prochains mois qui nous séparent de cette dissolution que le Rassemblement national attend d'ores et déjà. Donc oui, nous allons tenter de travailler ensemble. Ce n'est pas facile. J'imagine que pour Michel Barnier, constituer ce gouvernement n'a pas été une tâche aisée.

0:56
Présentateur

Mais justement, je poursuis la question d'Adrien. Comment on est passé en 24 heures d'un gouvernement qui était quasiment exclusivement LR, de ce qu'on a compris, qui a été présenté au Président, et 24 heures plus tard avec majoritairement macronistes ? C'était un galop d'essai, c'était des plus pour avoir moins, c'est quoi ?

1:12
Geoffroy Didier

Personne n'a imaginé un jour qu'il y aurait un gouvernement exclusivement LR. Ce n'est pas ce que nous avons dit non plus, mais un gouvernement avec un certain nombre de LR. Finalement, ce nombre est un petit peu réduit par rapport à ce qui avait été évoqué.

1:24
Locuteur non identifié

Nous avons remporté 8% des voix aux élections législatives. Qui, au sein des Républicains ou ailleurs, pouvait imaginer à l'instant que nous aurions un gouvernement en majorité des Républicains ? Nous disposons déjà d'un Premier ministre issu de notre famille politique, et cela, nous l'avons gagné parce que nous avons été à l'origine du veto qui a été mis à Emmanuel Macron sur l'idée d'avoir un Premier ministre issu de l'extrême-gauche.

1:50
Présentateur

Mais quand vous vous écoutez, on se demande même s'il a toute sa place, le Premier ministre, quand vous évoquez les résultats des élections.

1:58
Locuteur non identifié

Non. Comprenez-moi bien. Nous, nous avons souhaité qu'il n'y ait pas de gouvernement d'extrême-gauche et que Lucie Castex ne dirige pas la France.

2:08
Présentateur

Ce n'est pas l'extrême-gauche, c'est peut-être un peu simplifier les choses.

2:12
Locuteur non identifié

Enfin, le Front Populaire, pour moi, c'est une grande partie... L'ensemble, pour vous ? Non, pas le Parti Socialiste. Mais à partir du moment où le Parti Socialiste a décidé de s'allier avec l'extrême-gauche, j'estime que Mme Lucie Castex aurait représenté un gouvernement d'extrême-gauche. Nous, nous n'avons pas souhaité que Mme Lucie Castex et les siens prennent le pouvoir. Et nous avons obtenu cela d'Emmanuel Macron. C'est déjà une première victoire, et ça, pardonnez-moi, mais c'est grâce aux Républicains. Deuxièmement, nous savons que nous n'avons pas gagné cette élection et nous avançons donc, j'insiste, avec humilité.

Nous avons la chance d'avoir un Premier ministre issu des Républicains. Honnêtement, en tant que secrétaire général délégué des Républicains, je préfère que nous ayons un Premier ministre de droite plutôt qu'un Premier ministre de gauche. Maintenant, je savais bien que nous ne pourrions pas disposer de la majorité des postes de gouvernement.

3:02
Geoffroy Didier

A l'inverse, est-ce que vous comprenez que certains électeurs puissent s'interroger et dire que ça paraît difficilement compréhensible qu'un parti, et je parle d'Ensemble pour la République, Modem, Horizon, donc cette ex-majorité présidentielle, soit encore majoritaire dans un gouvernement, alors même qu'ils ont perdu près de 100 députés ?

3:22
Locuteur non identifié

À partir du moment où nous faisons le pari tous ensemble du bloc central face aux extrêmes, il faut bien...

3:30
Geoffroy Didier

Vous appartenez désormais au bloc central ?

3:32
Locuteur non identifié

Entre l'extrême gauche, le populisme du Rassemblement national, je pars du principe, je ne suis pas centriste, mais je pars du principe que je fais partie du bloc central. Mais le bloc central, ça ne veut pas du tout dire que nous sommes d'accord sur tout, loin de là même, avec les positions d'Emmanuel Macron et de l'ex-majorité présidentielle. D'ailleurs, je n'ai pas aimé le « en même temps » depuis 7 ans.

Je n'ai pas aimé ce « en même temps » mortifère qui nous a menés dans le mur à bien des égards et qui fait qu'aujourd'hui, il y a 1000 agressions par jour parce que la sécurité n'est pas maîtrisée, qu'il y a 90% des immigrés clandestins qui ne sont pas reconduits dans leur pays et que nous avons augmenté la dette de 1000 milliards d'euros en 7 ans. Donc le grand défi que nous allons devoir relever, c'est précisément de faire en sorte que cette coexistence pacifique, cette nouvelle coalition, vous l'appelez comme vous voulez, on a du mal aujourd'hui à la qualifier tant le chemin est inédit, ne soit pas en même temps bis.

4:30
Geoffroy Didier

Mais avec pour autant une majorité de ministres qui viennent de ceux en même temps. C'est quand même ça la réalité, j'aurais dit.

4:35
Locuteur non identifié

Parce qu'à l'intérieur du bloc central, c'est le rapport de force à l'intérieur de l'Assemblée Nationale. Donc on ne peut pas reprocher à Michel Barnier d'avoir certes consulté, écouté chacun et observé aussi le rapport de force afin de pouvoir disposer des moyens à l'Assemblée Nationale pour faire voter ces lois. Tout cela n'est pas surprenant. Ce sont aussi un peu de mathématiques et pas uniquement de la politique.

5:00
Présentateur

Donc pour vous, c'est un gouvernement de centre droit, pas un gouvernement de droite ?

5:05
Locuteur non identifié

J'aurais toujours préféré qu'il soit davantage de droite.

5:08
Présentateur

Si la liste est confirmée encore une fois.

5:09
Locuteur non identifié

Bien sûr, bien sûr. J'aurais toujours préféré qu'il soit davantage de droite. Mais ce que je veux vous dire, c'est que je ne m'attendais pas non plus à ce que nous ayons plus de ministres issus des Républicains au regard du rapport de force dont nous disposons à l'Assemblée Nationale.

5:21
Présentateur

Est-ce que vous êtes confiant sur le fait que ça puisse fonctionner entre les macronistes et vous ? Hervé Morin autour de la table hier pour les centristes et qui était aussi ce matin sur France Info, parle de revolvers sous la table.

5:32
Locuteur non identifié

Je n'utiliserai pas ces termes.

5:35
Présentateur

Des formules à la Hervé Morin, mais quand même.

5:37
Locuteur non identifié

Oui, je crois qu'il faut qu'on soit tous responsables. Les Républicains l'ont été. Laurent Wauquiez l'a été. En évoluant dans son point de vue et en considérant après l'idée d'un soutien sans participation qu'en fait, il fallait que les Républicains fassent preuve de responsabilité, mettent la main à la pâte, essaient d'aider Michel Barnier et le gouvernement à réussir pour ne pas perdre les mois, voire peut-être les années qui viennent.

6:05
Présentateur

Pourquoi Laurent Wauquiez, par exemple, en concret, refuse Bercy ? Si c'est le moment, avec des finances qui sont dans un état très grave, dit Michel Barnier, n'est-ce pas le moment de se retrousser les manches et d'y aller ?

6:18
Locuteur non identifié

Mais vous ne croyez pas qu'en restant président du groupe LR à l'Assemblée nationale, à un moment où tous les yeux vont être rivés sur ce qui se passe au Palais Bourbon, ce n'est pas prendre ses responsabilités ?

6:29
Geoffroy Didier

Il y a quand même un budget qui, de l'aveu même de Pierre Moscovici, sera peut-être l'un des plus difficiles de la Vème République. Laurent Wauquiez, qui peut aspirer peut-être à être président de la République, ça aurait eu du panache d'aller à Bercy et d'essayer de faire passer ce budget. Vous savez, c'est aussi avoir du panache que de refuser des ministères,

6:47
Locuteur non identifié

parce que peu de personnalités politiques refusent d'aller dans des ministères parce que le pouvoir est toujours très attrayant.

6:54
Présentateur

Ça donne quand même une image, globalement. C'est la réalité ou pas ?

6:58
Locuteur non identifié

Je ne peux pas vous le dire. Et ça, ce sont les fantasmes journalistiques où vous savez bien que chaque heure est ponctuée de pronostics sur la composition d'un gouvernement. Ce que je peux vous dire, en revanche, assurément, c'est que Laurent Wauquiez...

7:13
Geoffroy Didier

C'est un peu plus que des fantasmes, c'est aussi des informations.

7:15
Locuteur non identifié

Laurent Wauquiez a eu le courage de se présenter à l'Assemblée nationale à un moment où il fallait effectivement, comme vous le dites, pour reprendre votre expression, se retrousser les manches. Il l'a fait. Il a pris la présidence du groupe. Aujourd'hui, nous avons un groupe de près de 50 députés et on sait bien que le chemin que nous entamons va être périlleux. Et donc, avoir son expérience et avoir son autorité maintenant comme président de groupe à l'Assemblée nationale, je pense en réalité que c'était ce qu'il fallait qu'il fasse.

7:42
Présentateur

Alors, il y a quelques... On n'a pas la liste complète. Vous avez des informations sur... Vous considérez quoi ? Il a dit avant dimanche...

7:49
Locuteur non identifié

Et combien même j'en aurais, ce n'est pas à moi de les donner.

7:51
Présentateur

Mais c'est quoi ? Aujourd'hui, demain ?

7:53
Locuteur non identifié

J'imagine, aujourd'hui.

7:56
Geoffroy Didier

D'ailleurs, pardon Bérangère, mais sur le timing, on nous laisse entendre du côté de l'Elysée que les discussions ne seraient pas complètement terminées. Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin que ces discussions, elles sont terminées et que Michel Barnier, son gouvernement, hier soir, il a été accepté par Emmanuel Macron ? Non, je ne me permettrai pas d'interférer dans les relations

8:18
Locuteur non identifié

entre le président de la République et le Premier ministre.

8:20
Geoffroy Didier

Mais le président peut mettre sa patte encore.

8:22
Locuteur non identifié

Mais on peut relire la Constitution ensemble, si vous voulez. C'est lui qui nomme. C'est lui qui nomme sur proposition du Premier ministre. Qu'est-ce qui s'est passé hier ? Le Premier ministre lui a fait des propositions. Après, j'imagine que sur tel point de détail ou sur un autre, il peut avoir quand même son mot à dire, notamment sur les domaines réservés qui sont, dits par le Premier ministre, partagés. Donc, tout cela est le fonctionnement normal et sain des institutions. Soyons patients.

En revanche, après, nous allons tous nous concentrer sur le boulot qui est à mener et nous allons devoir accompagner ce gouvernement avec une bienveillance vigilante parce que nous n'avons pas d'autre choix et nous ne devons pas perdre les mois et les prochaines années encore une fois, mais aussi parce que nous, les Républicains, nous allons tout faire pour que les réformes voulues par notre pacte législatif soient mises en œuvre et ce sera difficile, nous le savons. Nous ne serons pas les seuls à gouverner. Loin de là. Mais nous allons devoir peser avec bienveillance, je répète, mais avec vigilance.

9:25
Présentateur

Dans cette liste, Geoffroy Didier, il y a un nom qui fait grincer beaucoup de dents depuis hier. C'est Laurence Garnier, sénatrice Allaire, qui s'occuperait de la jeunesse et des familles, qui a voté contre la constitutionnalisation de l'IVG, qui a voté contre la création de ce dédit sanctionnant les thérapies de conversion, très impliquée dans la manif. Pour tous, à ce cas-là, ça place au gouvernement.

9:45
Locuteur non identifié

J'ai une autre sensibilité au sein de la droite que la sienne. Je respecte la sienne. C'est à elle de nous dire si, en tant que ministre de la Famille, elle pense pouvoir faire valoir des positions qui sont différentes de ses positions strictement personnelles,

10:03
Geoffroy Didier

mais qui seront celles du gouvernement. C'est des positions politiques aussi qu'elle a prises. Ce sont des votes. Le vote contre les thérapies de conversion, par exemple.

10:08
Présentateur

Mais c'est récent. Tout ça est récent.

10:09
Geoffroy Didier

Ce ne sont pas mes positions personnelles.

10:12
Présentateur

On ne parle pas du point de 2013 à manif pour tous.

10:13
Locuteur non identifié

Ce ne sont pas mes positions personnelles.

10:15
Présentateur

Oui, mais on ne vous demande pas vos positions personnelles. Accessoirement, c'est aussi une inflexion du positionnement de la France en la matière, si ça se confirme.

10:26
Locuteur non identifié

Cette question, c'est au Premier ministre et au Président de la République d'y répondre. Je ne suis pas là pour jeter des adatèmes. Laurence Garnier est une sénatrice de qualité. Elle peut avoir, encore une fois, des positions personnelles qui sont différentes de celles que je souhaiterais porter moi-même. Mais c'est à elle, d'abord, de savoir si elle peut respecter une position qui serait différente en tant que ministre. Parce que j'imagine que la position du gouvernement ne sera pas globalement celle de ses positions personnelles. Et après, c'est au Premier ministre et au Président de la République aussi.

10:57
Présentateur

C'est un mot qui a été proposé par Les Républicains, par Michel Barnier. Chaque parti est venu hier avec ses listes, ses propositions.

11:05
Geoffroy Didier

C'est Michel Barnier qui a composé ses listes. On parle d'un ministère, d'un secrétariat d'État à la famille, tout de même. Elle n'est pas nommée à l'économie ou que sais-je. C'est pour ça que vous me posez la question. Et c'est pour ça précisément qu'on me pose la question. Que la question est de fait posée. Mais ce n'est pas à moi d'y répondre. Oui, mais vous ne vous inquiétez pas que ça puisse éventuellement crisper effectivement des personnes venant du camp d'Emmanuel Macron. On sait qu'il y a des sensibilités très différentes, au-delà même de votre propre camp.

11:32
Locuteur non identifié

J'ai vu que les crispations avaient débuté d'hier soir. Je ne les conteste pas. Mais encore une fois, ce n'est pas à moi d'y répondre. Et c'est peut-être à elle, d'abord, en son âme et conscience, de savoir si elle peut respecter et mettre en œuvre des positions qui sont différentes de ses positions personnelles. Non, mais attendez. Ce sont être ministre, être responsable public, être parlementaire.

11:54
Présentateur

Lance Garnier est une femme formidable. Elle pourrait faire les sports ou elle pourrait faire l'économie ou autre chose, mais pas là. Ça, vous ne pouvez pas le dire. Pas aux familles.

12:02
Locuteur non identifié

Mais encore une fois, ce n'est pas à moi de répondre à cette question. Moi, je respecte les positions et les différentes sensibilités de ma famille politique. La sensibilité conservatrice existe. Ce n'est pas forcément toujours la mienne, mais je la respecte. Après, c'est à Michel Barnier et à la déclaration politique générale du Premier ministre de nous dire si c'est la position du gouvernement et si elle correspond aux positions personnelles de Mme Garnier

12:29
Geoffroy Didier

ou pas. Si ça ne l'est pas, j'imagine qu'ils retireront les conséquences ensemble. Après, on va au fil Info. Est-ce que ça vous gêne si elle arrive au gouvernement ?

12:37
Locuteur non identifié

Mais si la politique du gouvernement, je vais vous répondre, si la politique du gouvernement correspondait à ses positions personnelles, ça me poserait personnellement un sujet. Mais j'imagine que la position de Michel Barnier et du gouvernement ne sera pas celle-ci. Et Geoffroy Didier,

13:02
Présentateur

secrétaire général délégué Les Républicains. On continue à dérouler ce qu'on sait de cette liste et de ce gouvernement qui sera probablement présenté en tout cas avant dimanche, a dit Matignon. Un ministère de la laïcité, qu'est-ce que c'est ? Ayant se demandé quelle administration, par exemple, travaille sur la laïcité ?

13:22
Locuteur non identifié

L'administration, j'imagine que ça peut être notamment celle du ministère de l'Intérieur.

13:27
Présentateur

C'est le ministère de l'Intérieur, donc ?

13:30
Locuteur non identifié

Oui, mais je trouve qu'insister sur le fait que la laïcité est éprouvée en France, qu'il faut à la fois lutter contre les discriminations, puisque c'est l'intitulé du ministère délégué Laïcité et lutte contre les discriminations, je crois qu'aujourd'hui la préservation de la laïcité est devenue un véritable défi de société et que c'est bien qu'il y ait peut-être une administration, mais aussi un visage, une autorité politique pour la mener à bien.

13:56
Présentateur

Est-ce que ce n'est pas un sujet transversal qui devrait être concentré, enfin, non pas concentré dans un seul ministère, mais partout ? Il y a un risque que ce soit extrêmement inflammable, vous le savez. La question, c'est est-ce que c'est de l'affichage et des gages donnés à ce groupe qui va être tellement central qui est le Rassemblement National à l'Assemblée ?

14:17
Locuteur non identifié

Je ne crois pas que ce soit de l'affichage. Je pense qu'il y a une action à mener, résolue, précisément. Il y a une autorité à mener aussi sur un défi comme celui-ci. Je me souviens que nous avons fait voter l'interdiction de la loi sur le port de la Burka. Vous vous souvenez des positions de Gabriel Attal lorsqu'il était ministre de l'Éducation nationale sur le port de la Baïa à l'école ?

14:40
Présentateur

Donc un peu l'intérieur, un peu l'éducation, ça peut être un peu le sport ?

14:43
Locuteur non identifié

En fait, c'est un défi interministériel, je vous l'accorde, mais c'est un véritable défi qui méritait quand même un ministère dédié et surtout une action gouvernementale résolue. Quand ce n'est pas vraiment défini, il y a toujours le risque d'une coquille vide. C'est marrant parce que vous faites des procès d'intention. Vous avez décidé, vous avez déjà par exemple que ce ministère serait inutile précisément alors que je pense qu'il sera particulièrement inutile par le passé. Ça, je vous l'accorde. Notamment le ministère de la Simplification qui ne faisait qu'ajouter de la complexité aux normes.

Mais je crois que le ministère de la Laïcité, je connais bien Othmane Nassrou si c'est à lui que revient ce ministère délégué, saura parfaitement faire preuve d'autorité mais aussi peut-être d'aider à l'intégration, à la lutte contre les discriminations, à favoriser l'assimilation en France, à faire respecter la loi de 1905. Tout ça, ce sont quand même des défis majeurs. Vous voudriez qu'il n'y ait pas de visage politique et d'action résolue

15:45
Présentateur

gouvernementale là-dessus ? Qui est un ministre qui est un ministre des cultes également ?

15:49
Locuteur non identifié

Chargé des cultes, tout à fait. Il ne vous aura pas échappé que les défis de sécurité vont être majeurs. Nous avons aujourd'hui un pays où la sécurité n'est absolument pas maîtrisée.

16:01
Présentateur

Particulièrement à la laïcité, c'est là où ça devient inflammable.

16:04
Locuteur non identifié

Non, c'est pour ça que je vous dis que vous devriez être contentes parce qu'il y a à la fois un ministère de l'Intérieur et un ministère de la laïcité. Si on vous disait que la laïcité ne dépendait que de la sécurité, vous me diriez qu'en réalité on fait un lien totalement inflammable entre le respect de la laïcité et la sécurité. Le respect de la laïcité, ce n'est pas qu'un défi de sécurité. C'est un défi d'intégration, c'est un défi d'assimilation, c'est un défi de respect des religions, de dialogue interreligieux. Tout cela doit être une source d'apaisement, pas uniquement un lieu de conflit.

Donc je trouve ça plutôt sain qu'il y ait un ministère dédié qui soit indépendant de l'action purement sécuritaire qui va être dévolue à Bruno Rotaillot et qui fasse respecter la laïcité en France.

16:53
Geoffroy Didier

Alors Geoffroy Didier, un ministère qui lui n'est pas nouveau du tout, en tout cas il a quelques décennies, c'est celui de la culture. Est-ce que c'est une bonne idée que Rachida Dati reste à la culture ?

17:03
Locuteur non identifié

Moi plutôt que de vous faire le commentaire de chacun des ministres réputatifs,

17:07
Geoffroy Didier

il y a des politiques publiques qui sont menées quand même derrière mais Geoffroy Didier avait par exemple une ligne sur la culture populaire, faire venir la culture dans les campagnes, enfin voilà, c'est quelque chose, vous pourriez dire que c'est quelque chose qui nous parle et on veut la garder pour continuer

17:22
Locuteur non identifié

cette feuille de route. Ça a d'ailleurs été effectivement les priorités de Rachida Dati. Donc moi ce qui m'intéresse sont les politiques publiques qui sont menées. Mais j'ai l'impression que vous vous concentrez sur les personnes et les personnages. Mais vous avez des avantages.

17:33
Geoffroy Didier

Ce matin effectivement c'est un peu logique parce qu'effectivement on attend la nomination de ce gouvernement. Donc ça correspond à une logique aussi. Il doit y avoir

17:40
Présentateur

des politiques publiques. Il faut qu'il soit solide ce gouvernement. Et on peut s'interroger par exemple sur l'intention de Rachida Dati de rester au-delà de quelques mois sachant qu'elle a ce calendrier municipal en tête.

17:52
Locuteur non identifié

Si vous pensez que Rachida Dati est liquide, je vous laisse la responsabilité de vos propos parce que ce n'est pas du tout mon intention. Liquide ? Non parce que vous dites solide, liquide. Donc moi je vous dis est-ce que le gouvernement doit être solide ? Oui, Rachida Dati est une femme est une responsable politique solide.

18:05
Présentateur

Elle a son calendrier municipal en tête pour Paris. Elle ne restera pas ça ne sera pas un mystère pour personne. Elle ne restera pas très longtemps. Il y a accessoirement un sujet lié à la décision de la Cour d'appel de Paris début juillet qui a rejeté son recours dans l'affaire Ghosn vous savez disant qu'il n'y avait pas de prescription. Bref, il y a un certain nombre de raisons qui peuvent amener à s'interroger sur sa présence dans ce gouvernement aujourd'hui.

18:29
Locuteur non identifié

Encore une fois je ne vais pas vous faire l'exégèse de chaque membre putatif du gouvernement si elle considère qu'elle peut poursuivre son action gouvernementale et qu'elle a la confiance du président et du premier ministre je ne vois pas ce qui l'en empêcherait. Après, si elle souhaite effectivement briguer la mairie de Paris j'imagine qu'elle prendra ses dispositions le moment venu mais ce n'est pas à moi de répondre à la question de sa présence au gouvernement et encore moins à son éventuelle candidature à la mairie de Paris.

18:55
Geoffroy Didier

Alors Geoffroy Didier vous voulez qu'on parle de fonds effectivement on veut bien puisqu'il y a même si c'est aussi du fond de savoir qui pour mener quelle politique. La feuille de route envoyée hier soir par Matignon bon, on peut en parler mais le sujet c'est aussi qu'elle reste assez vague. Alors oui, améliorer le niveau de vie des Français le fonctionnement des services publics l'école, la santé garantir la sécurité maîtriser les finances publiques réduire la dette écologique est-ce que c'est quand même pas avec un tel flou si c'est ça qui est issu de l'accord entre toutes les forces politiques le comment dire la certitude que c'est l'échec et il va y avoir de la division après.

19:34
Locuteur non identifié

Pour l'instant c'est elliptique mais Michel Barnier a fixé sa méthode depuis le départ il a dit je désigne un gouvernement et ensuite je m'adresse aux Français et à la représentation nationale à travers ce sera le 1er octobre un discours de politique générale Vous comprenez aussi pourquoi on vous pose les questions dans ce sens-là.

Oui bien sûr vous avez raison ce que je peux vous dire en revanche avec précision cette fois c'est ce que nous les républicains nous souhaitons porter et nous l'avons fait de manière transparente et nous avons été les premiers à le faire en mettant ce fameux pacte législatif sur la table c'est simple c'est on n'augmente pas les impôts on baisse la dépense publique et surtout on ne l'augmente pas d'autant plus qu'on a 8 points de plus de PIB par rapport à la moyenne de la zone euro on défend le nucléaire on rétablit des peines planchers pour davantage sécuriser les français Geoffroy Didier arrêtons-nous sur les impôts

20:25
Geoffroy Didier

quand même parce que c'est un sujet

20:26
Locuteur non identifié

qui a fait beaucoup parler et on s'attaque à l'immigration illégale qui est devenue un véritable fléau et enfin on essaie de mieux rémunérer le travail et de rapprocher le salaire net du salaire brut ça c'est intéressant ça c'est du fond

20:38
Geoffroy Didier

les impôts ça a été évoqué toute la semaine l'idée était que éventuellement on pouvait être touché c'est ce qui a été évoqué par certains proches de Michel Barnier finalement hier on croit comprendre que Michel Barnier a affirmé que non mais pas de hausse d'impôt pour ceux qui travaillent et pour les classes moyennes ce sont les mots de Gabriel Attal ça veut pas dire pas de hausse d'impôt du tout vous l'aurez noté je l'ai noté

20:59
Locuteur non identifié

et je vais vous dire ce que j'en pense franchement moi je souhaite une règle d'or fiscal où on n'augmente pas les impôts pour les français quels qu'ils soient ceux qui prennent des risques ceux qui ont gagné leur vie ceux qui ont bénéficié d'une véritable réussite professionnelle grâce aux efforts et à l'esprit d'initiatives qui ont été les leurs comme ceux bien évidemment qui travaillent aujourd'hui qui ne sont pas suffisamment payés et qui méritent d'être mieux rémunérés donc moi je dis niette à toute augmentation d'impôt en France car je crois que le seuil d'acceptabilité de l'impôt est plus que saturé et d'ailleurs nous disposons malheureusement du record du nombre de prélèvements obligatoires dans les pays de l'OCDE

21:42
Présentateur

et comment on fait est-ce que ça tient avec une situation budgétaire très grave comme Michel Barnier on parle de 5,6% du PIB si ça se trouve c'est plus tout en améliorant les services publics puisque c'est ce qu'il souhaite également

21:53
Locuteur non identifié

vous avez raison l'état c'est comme n'importe quel ménage en France

21:57
Présentateur

on pourra pas tout faire

21:58
Locuteur non identifié

lorsqu'on vit au dessus de ses moyens on baisse ses dépenses plutôt que d'emprunter encore davantage ou plutôt que de penser qu'en réalité tout cela va durer de manière impuniste donc budget d'austérité

22:09
Présentateur

comme dit Eric Coquerel ce matin sur France Info

22:11
Locuteur non identifié

on y est on baisse les dépenses mais vous n'imaginez pas le nombre de gaspillages qui existe de dépenses inconsidérées et inutiles d'abord il y a un véritable enjeu c'est l'efficacité de la dépense publique il faut rationaliser le fonctionnement de l'état lorsque je vois qu'il y a 400 agences de l'état dont certaines franchement ça coûte pas des milliards ça Geoffroy Dillier vous savez quand on va

22:37
Geoffroy Didier

c'est 20-30 milliards

22:39
Locuteur non identifié

qu'il faut trouver quand on va s'appeler à l'idée même qu'il faut réduire la dépense publique on entame un chemin difficile mais il va falloir détail après détail en fait c'est un véritable état d'esprit dans lequel il faut s'inscrire regardez lorsque je vois par exemple que la cour des comptes en 2018 a dit que sur la fraude aux allocations sociales ça coûtait 7 à 8 milliards d'euros par an j'imagine que les choses ne se sont pas arrangées depuis lorsque je vois que l'AFD l'agence française du développement dit qu'il y a 13 milliards d'euros d'aide au développement par an et qu'on continue à aider les pays qui pourtant refusent de faire revenir dans leur pays les immigrés clandestins qu'on souhaite leur envoyer je me dis qu'en réalité il y a une source quasi inépuisable de dépenses publiques en moins qu'il faut absolument couper non pas l'aide au développement en soi l'aide au développement à l'égard des pays qui ne respectent pas ce rapport de force qu'on doit créer avec eux et qui refusent de reprendre leurs clandestins cela oui effectivement j'estime que dans la négo il faut les menacer d'arrêter l'aide au développement

23:42
Geoffroy Didier

merci Geoffroy Didier secrétaire général délégué les républicains merci d'avoir été l'invité du 830 France Info merci à vous Bérangère Bonte

Futur gouvernement Barnier, impôts... le "8h30 franceinfo" de Geoffroy Didier — Geoffroy Didier · Pourquijevote