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interviewBackseat· 25 avril 2026 48 min

Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audiovisuel public ? avec Erwan Balanant

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le rapporteur a décidé de s'autocensurer. Son rapport est aujourd'hui tellement outranci à certains égards caricatural qu' il met tout en œuvre pour que il soit censuré. On a créé une cagnotte Ulleul dédiée spécifiquement destinée à financer des émissions pour la fin de la saison.

En fonction de ce qu'on récoltera, on fera une 2 3 4 émissions. Tout est envisageable. Ça dépendra de votre soutien.

C'est grâce à vous qu'on fait backse, je vous le rappelle. Et là, on a besoin de vous. Bonsoir Erwan. [rires] Merci d'être avec nous.

Je précise que tu es par ailleurs secrétaire général adjoint du Modem et tu es porte-parole du groupe les démocrates à l'Assemblée nationale. C'est marrant, on t'avait reçu l'année dernière, enfin il y a un peu plus d'un an, juste après la nomination de François Bairou à Matignon, un an plus tard. Comment tu comment tu as vécu cette année toi déjà ?

Tu as l'impression que tout s'est effondré autour de toi ou ça va ? Non [rires] non, ça va, ça va bien. Bonjour tout le monde déjà.

Euh non, c'est une année difficile politiquement parce que on sent euh on sent qu'il y a des choses qui se trament qui sont pas vraiment marrantes. Tu parles, tu penses à quoi quand tu dis ça ? Bah je pense à une sorte de monté en puissance d'un d'un fatalisme face à l'arrivée du Rassemblement national.

Et ça commence c'est comme ça que tu le vois toi ? J'ai l'impression qu'aujourd'hui de plus en plus les gens ont intégré cette idée que le futur ou la future présidente de la République sera du Rassemblement national. Et moi, je refuse cette idée autant que je peux.

Tu penses que ce sera ça ? Tu penses que ce sera ça le bilan final du macronisme après 10 ans à l'Élysée et et à Matignon d'ailleurs au demeurant ? Non, parce que il faut il y a il y a il y a un devoir d'inventaire à faire.

Évidemment, tout n'a pas été parfait, mais il y a des choses qui ont été faites et qui ont qui ont été des bonnes choses. On peut on pourra y revenir. Et puis je rappelle que par deux fois, c'est la candidature de Macron qui a qui a qui a évité le l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir.

Faut faut aussi le rappeler ça. En même temps, il y a eu la légitimation de ces thématiques. Beaucoup de lois immigration, loi séparatisme.

On a eu François Baou François Baot qui vient parler de submersion migratoire et cetera à l'Assemblée nationale. Enfin, les thèmes du RN ont été banalisés par la majorité. Non, je suis pas d'accord.

Les thèmes du rassemblement Oui. Oui. Bah, c'est c'est mieux.

C'est mieux que chacun soit d'accord avec soi-même. Ça commence comme ça généralement. Non, je suis moi je je suis pas d'accord avec ça.

Bon, alors quelles ont été les erreurs de votre camp qui font qu'aujourd'hui les Ren est si haut ? Alors déjà euh moi, j'aime pas parler de camp. Il y a pas dire, tu vois. le Oui, mais le macronisme quoi justement nous nous euh modem on n'est pas euh macroniste, on a une identité.

C'est ce que j'ai essayé de vous expliquer il y a il y a un antien du président de la Oui, mais ça n'empêche pas qu'on a pu soutenir effectivement et moi je je suis pas du genre moi je suis plutôt loyal comme garçon h et il y a des il y a eu des choses qui ont été et puis il y a eu des choses qui n'ont pas été. Si vous voulez, je peux vous dire ce qui a été puis ce qui n'a pas été. On peut faire la liste.

Ce qui m'intéresse c'est qu'est-ce qui a favorisé l'extrême droite ? Qu'est-ce qui fait qu'on en est là ? Ce qui a favorisé l'extrême droite, c'est un contexte international aussi.

Enfin, on n'est pas en France le seul pays dans le monde à avoir une montée de l'extrême droite. Je vous rappelle que le président de la première puissance démocratique du monde a un candidat qui le candidat qui a gagné le président des États-Unis est un candidat voilà d'extrême droite. C'est vrai mais en Europe occidentale il est pas plus haut qu'en France l'extrême droite.

Même même en Italie sont plutôt plus faibles que en en Italie je suis désolé madame Mélonie, j'ai pas l'impression que c'est une dangereuse gauchiste, hein. Non non, ça mais je suis d'accord avec vous mais sauf que l'émolition avec la droite donc il y a un contexte il y a un contexte international on est on est dans dans un monde en pleine mutation un monde qui qui est plein d'interrogations sur la question du climat qui est une des premières sur lesquelles il faut qu'on se pose des questions. Le le monde aujourd'hui tel qu'il est ne peut pas être le monde demain.

Ça ne marchera pas, ça durera pas. Et ça ça ça percute nos sociétés profondément. Et donc partout dans le monde, il y a des interrogations et et quand il y a des interrogations dans des dans des sociétés, c'est le terro le plus simple pour ceux qui ont des idées justement simplistes et des idées populistes.

Et aujourd'hui, il faut refuser tout ça. Il faut refuser tout ça. Et c'est et la et je et je crois et c'est peut-être pour ça que je suis démocrate, moi je dis pas centriste, je suis démocrate.

OK. Euh c'est pour ça que justement la force de la nuance est importante, la force de l'analyse des faits et de de rester de tenter de rester calme. Vous mais je suis pas le dernier à perdre parfois mon calme parce que vous avez cité ma petite ma petite altercation avec monsieur mais si vous voulez on en reparlera parce qu'il a un peu détourné les faits.

On va reparler. On va reparler. Mais avant avant ça, tu tu parlais d' l'identité du modem.

On sent que le modem s'émancipe quand même vachement en ce moment. C'est vrai qu'il est de moins en moins macroniste pour reprendre ce terme. Euh euh vous êtes pas d'accord avec Renaissance sur la loiadance, sur le travail du mec qui sont quand même les deux derniers test mais sur plein de sujets, on n'a pas été d'accord parfois hein.

Et sur le budget la dernière fois, ça a été très tendu aussi. Ouais. Mais je crois que tient à quoi elle tient encore le le bloc pas mal parce que parce que aujourd'hui justement dans ce monde où il y a des radicalités puissantes euh dangereuses pour ce que nous avons construit depuis des années, je crois que parfois il faut plutôt regarder ce qui peut nous rassembler que ce qui peut nous diviser.

Ça paraît une formule éculée de vieux politiqu mais c'est une réalité. Faut mettre du contenu quand même. Ben du contenu, il y en a.

Il y a plein de choses sur lesquelles on peut être d'accord. Puis Bruno Rutaillot qui parle de radicalité Bruno Rill Bruno Rutaillot Bruno Raillot a été dans dans gouvernement je gouvernement de François Bairou. De François Baou.

Oui, je sais et j'ai été très en colère de ça et je l'ai assumé. Donc ça ça fait partie des ratés qui ont peut-être aussi permis de banaliser les idées d'extrême droit nous acclimater. Non, moi je je je l'idée de l'acclimatation des idées qu'on aurait favorisé, je je ne suis pas complètement d'accord.

On a été aussi un rempart contre les les idées d'extrême droite. Je je le pense et moi, je continuerai ce combat parce que c'est le combat de ma vie. Moi, le combat de ma vie, c'est pour ça peut-être que j'ai à chaque fois que je parle, j'ai des points rouges.

Vous savez, le Rassemblement national, je suis parmi les députés qui détestent le plus. Je crois que vous pouvez témoigner. Euh [rires] et et donc je je continuerai je continuerai parce qu'on a construit dans ce pays depuis longtemps avant même la révolution euh un modèle démocratique qui faut qu'il nous faut préserver à à fond.

Et cette idée qui notre notre constitution, notre bloc de constitutionnalité qui part quand même de de la déclaration universelle des droits de l'homme, c'est pas de gauche ou c'est pas de droite, ça c'est notre commun. C'est notre commun. Et moi, je me bats pour qu'on pour qu'on garde ce commun et que ce modèle qui a permis beaucoup d'avancées sociétal, qui a [raclement de gorge] permis beaucoup d'avancées culturell, beaucoup d'avancées démocratiques, on le garde.

Voilà, il y a il y a encore, je vous rappelle, on a des questions, on on aura des questions pour toi sur les institutions parce que je sais que tu as fait des propositions dans le débat public. Euh je reviens sur l'ambiance actuelle à l'Assemblée nationale, on a l'impression qu'il y a plus personne. Les députés ne viennent plus en séance, ne votent plus.

Euh euh apparemment il y a plus grand monde dans les cabinets cabinets ministériel non plus. On est en fin de règne. Le Cornu a dû taper le point sur la table d'ailleurs là-dessus sur l'absence des députés.

Qu'est-ce que tu en penses toi ? Bah je sais pas moi, je suis là, [rires] je suis là. Je suis normalement on est en coupure.

Je suis venu aujourd'hui pour lire le rapport parlementaire. Alors c'est pas des vacances. Oui.

Oui. Non, c'est c'est des coupures. Pendant ce temps-là, on continue à travailler.

Bien sûr. Bien sûr. Oui.

Oui. Non, mais voilà. Euh [grognement] non, mais il y a encore il y a encore des députés qui sont là, qui sont présents.

Oui. Euh c'est vrai qu' c'est vrai que c'est difficile c'est très difficile quand on est dans un système où euh il y a plus du tout euh de majorité et donc il y a plus d'opposition et on est dans un moment politique. Il y a des oppositions mais parfois complètement euh sauf que quand il y avait majorité absolue, le côté, on disait aussi finalement c'est pas très intéressant.

Et je suis entièrement d'accord et c'est aussi pour ça que je prône la proportionnelle pour qu'on sorte de ce de cette de ce système français qui est unique en Europe. On est les seuls à avoir encore un système uninominal à deux tours majoritaires parce qu'il y a plus de faits majoritaires dans nos sociétés. Nos sociétés elles sont non pas éclatées.

Il y a une diversité d'opinion. il y a une diversité de de voilà de croyances de de choix de vie de certains et tout ça il faut pouvoir refaire commun et et la seule façon de refaire commun c'est de pas être pour ou contre quelque chose et de se dire à certains moments bah est-ce qu'on peut pas travailler sur ces sujets il y a des sujets qui nous qui vont nous tomber dessus qui sont des sujets pour nos sociétés énormes. Et si on et si on cède à la radicalité, je pense qu'on n pas bien collectivement.

Pour revenir sur une forme de bilan, je Oui, bien sûr. C'est pour c'est pour toi. [rires] Euh c'est en préparant en préparant l'émission, j'allais dire que vous étiez un vrai député centriste.

Bon, vous vous acceptez pas le terme, mais démocrate, partons là-dessus. Euh parfois même vos positions, cochon, j'en fous [rires] partout. Parfois même vos positions vous ont parfois approché de même d'un centre gauche.

Je dis ça parce que pour je rappeler vous arrivez de François en quand il créait le modem en 2007 donc la première vraie tentative d'un centre indépendant en tout cas depuis longtemps depuis la 5e République. Vous le quittez quand il décide de faire des alliances quasi exclusivement avec la droite. C'est un peu ouais c'est un peu plus complexe que ça parce que c'était il y avait pas d'alliance exclusives mais il y avait une alliance qui m'avait dérangé à l'époque avec Laurent Voquier.

Ouais. Et vous revenez en 2017 et et vous êtes élu député à ce moment-là. Euh malgré tout, est-ce que on a quand même bien dévié du point de départ par rapport à 2017 ?

Vous diriez pas ça vous ? Bah nous Non. Et si et si on a quelques nous nous groupe démocrate par d'une politique qui a été menée.

Bah oui oui oui mais justement mais nous groupe démocrate sur pourquoi on estant en querelle parfois avec Renaissance sur on a été sur on a un député Jean-Paul Mati qui a énormément travaillé sur la taxation des super profits sur les tout ça parce que nous on est persuadé que pour vivre ensemble et pour avoir ce modèle il faut qu'il soit juste. D'accord. politique fiscale.

On n' pas été toujours en phase avec la politique fiscale de de voilà mais j'entends ce que vous dites, mais vous avez toujours été malgré tout des soutiens du gouvernement. Est-ce que vous diriez qu'au bout de quasiment 10 ans euh le contrat qui avait été passé si je puis dire en 2017, il est rempli ? En tout cas, moi j'ai une certitude, c'est que j'ai essayé de faire ma part.

H collectivement, le groupe démocrate a fait sa part aussi. H moi je suis assez fier d'être dans ce groupe euh parce que sur ça part pour atténuer les dégâts ou non pour porter une vision de la société que nous on a pourquoi je justement j'ai vu là sur les le Twitch sur les sur le chat pardon chat euh j'ai vu il a osé le ni droite ni gauche. Bah oui pour ça pour ça que je dis démocrate.

C'est toujours ni droite ni gauche là. Mais moi je suis démocrate, c'est pour ça que je dis que je suis pas centriste. Parce que quand vous êtes centriste, vous compris mais vous êtes partie prenante d'une à l'époque d'une majorité.

Ça veut pas dire que vous avez plus de personnalité mais voilà vous soutenez un gouvernement. Mais c'est alors je pense effectivement et ça je le dis et je l'ai dit et je l'ai dit aux intéressés c'est que la promesse initiale celle qu'on a un peu raillé d en même temps, il y a parfois eu un appui un peu plus sur la jambe de droite que sur la jambe de gauche. H oh [rires] ah oui mais vous vous êtes vous êtes un gauchiste, un vrai un dur. [rires] Voilà.

Euh donc c'est c'est vrai que que que si on se met sur les positionnements politiques euh et si on s'amuse à les barissante, notre barissante il est éloigné. Vous êtes bien plus à gauche que moi. Mais mais moi je je refuse moi le courant démocrate, la famille démocrate, c'est très peu connu parce qu'elle a été effacée par la 5e République.

C'est un courant qui est né justement de cette opposition de cette opposition à au capitalisme émergent dans les au début de fin 19e début 20e euh et de juste et une autre opposition au communisme enfin à l'époque le socialisme euh la l'international socialisme en disant il y a une troisème voix qui a une troisème voie où on peut prendre un certain nombre de choses des deux côtés le en même temps mais avec une idée à chaque C'est mettre l'humain, mettre la personnalité humaine au centre. C'est et c'est ça le personnalisme porté par Snier, le créateur du mouvement démocrate en du du de la famille démocrate. Les démocrates dans notre pays, c'est eux qui ont inventé les coopératives, c'est eux qui ont inventé la mutualité, faut le rappeler.

Voilà. Mais vous vous dites président l'humain d'amort et le capitalisme, ça ne va pas. Non, il y a l'humain d'abord aujourd'hui avec une un autre une autre un autre point important en tout cas pour moi, c'est que l'humain dans une planète qui est pollué dans une poil nette en en délicence, il survit pas.

Donc l'humain, son environnement et ce qui est porté en ce moment par beaucoup de spécialistes de l'environnement, l'idée d'une santé globale, le le Oneh, voilà. Euh Namo euh la dernière fois du conc Oui, c'était là tout à fait et donc on avait François Baou qui s'apprêtait à devenir premier ministre. Aujourd'hui, il a perdu la mairie de peau.

Donc comment votre famille politique se positionne derrière quelle figure vous allez vous raller ? Qu'est-ce est-ce que vous commencez un peu aussi à à vous positionner dans la course vers 2017 2027 pardon ? 2027 nous on est comme ça a été dit par Adelle, on est un peu enfin l'a pas dit mais un petit peu quand même une certaine façon on est un peu idéaliste et on a quand même cette idée de penser que le sujet de 2027 c'est aussi les idées qu'on va proposer et qu'est-ce que qu'est-ce qu'on propose à notre société face à ces enjeux face à la montée des radicalités face aux enjeux climatiques, face aux enjeux sociaux aussi et face aux enjeux démographiqu graphique de notre pays.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui notre modèle qui qui reposait sur la [raclement de gorge] comment dire la solidarité intergénérationnel quand il y a une génération qui est en train de disparaître et et qui enfin voyez on a un vrai problème démographique et je suis pas en train de vous parler de réarmement démographique. J'ai trouvé par exemple cette cette formule très malheureuse. Voilà.

Bon, mais par contre, on a un on a on a un problème. C'est-à-dire que si on a plus d'enfants dans une société, c'est que c'est pas que faut pas dire c'est que c'est la faute de certaines personnes qui veulent plus d'enfants, c'est que il y a plus on est dans une société qui n'offre pas les conditions pour accueillir des enfants et c'est un vrai problème. On est dans une société violente violente avec violente avec les Moi, je regardais le le les chiffres de de de bah du coefficient de d'inégalité, voilà, qui progresse en France, là où il a tendance à se réduire. chez chez nos voisins européens, on est même voilà, on est en progression, on a vraiment dégringolé dans le classement des pays.

Euh à ça, les riches qui sont qui ont jamais été aussi riche. On retrouve des des des chiffres que au début c'est ils avaient 200 milliards hein les riches il y a 10 ans. Maintenant ils ont plutôt 1200 milliards.

Il y a une fortune considérable qui s'est amassé en haut. Le nombre de personnes à la rue a explosé et vous venez nous dire "Oh, ça va, on a fait ce qu'on a." J'ai pas j'ai pas dit je suis pas en train de vous dire que ça va, je suis en train de vous dire qu'on a des enjeux énormes et je suis en train de vous dire qu'il y a des choses qui vont pas.

Et sur la question donc dont vous parlez des inégalités, le vrai sujet aujourd'hui dans notre pays, c'est que les gens qui travaillent ne gagnent pas assez. Ce qui fait que les gens qui travaillent pas non plus et il y a pas bah les gens qui travaillent pas encore pire. Et c'est pour ça et c'est pour ça que moi, je veux dire une des fiertés de de du travail qu'on a pu faire, c'est que dans ma circonscription, quand j'ai été élu député, il y avait quasiment 13 14 % de chômeurs.

On était on est descendu à 7 et moi qui étais président d'une association d'insertion. Mais quelle condition de travail ? Non, c'est pas vrai.

C'est pas vrai parce que entre ne pas travailler nombre d'accident de Oui, parce que dans parce que dans notre pays, contrairement aux autres pays européens, on compte on compte aussi les accidents sur le trajet du du travail. J'ai pas vu non plus de volonté d'accent. Juste juste finir sur cette histoire du travail, c'est que quoi qu'il arrive quand on travaille, on a plus de chance de réussir dans la vie que quand on travaille pas.

Je pense que ça c'est quelque chose ici, il y a plein de jeunes, leur premier boulot pour eux c'est une émancipation. Il y a plein de raisons d'accidents de parcours de vie. Évidemment, mais et je viens de vous dire, j'étais président d'une association d'insertion pendant 10 ans avant d'être élu député.

Parce que justement, oui, il faut aussi accompagner ceux qui parfois un accident, parfois c'est un divorce qui fait que des gens décrochent. Parfois c'est un divorce. La plus grande trappe à pauvreté dans ce pays, c'est justement essentiellement les femmes qui sont les femmes seules avec des enfants.

Bon bah, ça c'est des sujets qu'il faut qu'on pose sur la table et personne je trouve que les les familles politiques ne posent pas la question de c'est quoi une famille aujourd'hui ? pour le retour à la famille papa maman câu, la messe et tout hein. Je suis pas je suis pas de cette obédience là.

Pendant 10 ans, quand on a parlé d'inégalité sociale, de violence sociale et tout, on nous a répondu le travail de toute façon c'est le travail le travail rend libre et cetera. Bah c'est 10 ans de ça ça Ouais. Ouais.

Mais juste pour revenir sur les inégalités, un des grands creusements des inégalités dans notre pays aujourd'hui, c'est entre ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui arrivent aujourd'hui à la retraite. Et alors évidemment, il y a des gens qui ont des retraites, des difficultés, mais aujourd'hui le le niveau médiant entre les salariés et ceux qui sont à la retraite, le niveau est plus élevé pour les retraités. On est les seuls dans le CDE, c'est un vrai problème.

Et comme par hasard, on a 100 milliards de d'épargnees supplémentaires des retraités dans notre pays. 100 milliards, c'est c'est la dette de notre pays tous les ans. Et donc et donc il y a un problème de tuyau.

Oui. Oui. Et il y a un problème de donc faudrait faudrait pratiser un peu les retraites pour faire des fonds de pension.

Ça c'est pas en train de vous dire. Je sais pas, je je me demande où vous en a qui le défendent dans le dans le République, c'est pas ton cas. Non non, moi je pense qu'on a un modèle, le modèle par répartition, c'est un beau modèle mais c'est un modèle qui fonctionne que si on a des des enfants et que si on a de l'intergénérationnel.

Mais là, on parlait de revenus, on parle pas de patrimoine. Or, on va avoir une question de patrimoine. Et le patrimoine, c'est un vrai sujet.

Le patrimoine, c'est un vrai sujet. D'ici 2035 ou 2040, je sais plus, 9000 milliards de de comment dire patrimoine qui va être transmis. Oui, on appelle ça la grande transmukman.

Non. D'accord. C'est quand même dommage [rires] mais je suis pas je suis pas pour la taxe Zukman, mais je suis pour plein d'autres moyens de justement refaire.

Alors est-ce que tu est-ce que tu es pour une fiscalité revue sur les transmissions ? Oui. D'accord.

Le le PS, moi je pense que c'est un des enjeux et c'est un des enjeux pour équilibrer notre dette sociale aussi. Ou le PS dans son projet et et c'est quelque chose qu'on porte au modèle. Jean-Paul Maté, les groupes de travail, vous vous avez pas dit "Je suis secrétaire général adjoint et je suis chargé du projet." On on on travaille, c'est toi qui chargé des projets.

Moi je le savais pas. D'accord. Voilà.

Ben on a cette question. On Oui, parce que nous on essaie de on fait moins de bruit souvent. Non mais arrête [rires] arrête.

J'avais pas noté ça. Formidable. Oui.

Non mais moi je suis pas je suis pas un des cadors de la politique dans notre pays. Moi je suis un juste modeste député et je j'en suis très fier. Hier, le PS par exemple dans son projet, il propose un une taxation sur les grandes transmissions, un impôt sur les grandes transmissions qui concernerait, je crois 11 % des des héritages, donc les vraiment les très très hauts héritages.

Est-ce que ça par exemple c'est quelque chose qui vous intéresse ? Alors moi j'aime pas les euh les Non, si si si, j'aime bien les impôts. Je veux dire que moi je me suis mis à payer des impôts quand j'étais élu député, j'étais fier de payer des impôts.

Voilà, parce que ça veut dire un déjà je gagnais mieux ma vie qu'avant. Et donc ça voulait dire que c'était plus confortable. Donc moi je je suis rien contre les impôts.

Euh non sur sur les Pourquoi j'aime pas l'idée de la taxe Zucman, c'est de la de faire croire que la solution elle est là sur les très riches. C'est pas c'est pas vrai. Et et nous on l'a analysé on a on l'a analysé il y a il y a des gens économistes qu'on a vu qui nous disent ça pose des vrais problèmes parce que la taxe Zucman, elle va être sur le patrimoine des entreprises.

Mais oui mais c'est un vrai sujet. Vous avez une entreprise, vous prenez une entreprise de 100 millions qui est une belle entreprise mais qui génère très Vous avez vu ce qu'il mettent dans le patrimoine des entreprises. Il mettent leur ya, ils mettent leur maison, il mettent le Alors ça qui a porté les amendements sur ça justement Jean-Paul Maté à l'époque.

J'ai beaucoup cité Jean-Paul Mati. C'est notre ancien président mais on a un très bon président aujourd'hui. C'est Mar.

Justement vous vous qui êtes démocrate, vous voyez bien que les inégalités de de patrimoine créent des inégalités politiques. Vous voyez bien que plus les riches sont riches, plus ils sont puissants, y compris politique politiquement. Je pense pas seulement à Bolloré hein, je pense au poids énorme que prennent certains tycoon qui du coup euh vont aussi avoir l'oreille attentive de Macron.

On a entendu que Bernard Arnaud avait dit à Macron après la dissolution surtout pas la gauche. Bon bah écoute, apparemment il a été écouté, ça fait plaisir. Mais voyez le poids politique démesuré que prennent ces grandes fortunes qui aujourd'hui sont en train de regarder comment ça se passe aux États-Unis et qui se disent tiens, on pourrait même presque gouverner nous-même ou Bardella serait peut-être un bon véhicule pour notre pouvoir brutal, le pouvoir de notre argent.

Il serait peut-être temps aujourd'hui d'éroder ces fortunes. Il faudrait que ces fortunes baissent. Alors que des fortunes baissent, que des situation de rente soit réglé.

Oui, entièrement d'accord. Mais que on décourage d'une façon ou d'une autre des gens à créer, à se dire que moi je vais réussir, c'est mon sujet. Ouais, mais oui, je suis encore là-dessus.

Je suis désolé. Je suis désolé. Moi je suis pas pour la grande linéarité de de on a changé de situation.

Ben même si on a changé de situation et et là et là où je vous donne un point et où je vous donne raison, c'est que la fiscalité dans notre pays, elle doit être revue depuis très longtemps. Nous on porte par exemple l'idée qui a été reprise mais ça avait été porté dès 2017. On on avait des amendements sur ces questions et j'ai vu que monsieur Mélenchon l'a repris dans son programme.

C'est plus de linéarité dans la dans les dans les échelles. Progressivité de l'ivité. Dès 2017, on avait proposé non plus cin tranches.

On avait fait des amendements à 10 tranches et des abonnements à se tranches. Tu reconnais ces visages ? C'est Donald [musique] Trump, le président américain et Robert Kennedy Junior, le ministre de la santé américain.

Ces gens-là, ils sont à la tête de la première puissance mondiale et pourtant, ils ont dit des dingueries sur les vaccins. Trump, il a dit qu'on vaccinait trop les bébés. Kennedy, [musique] il a insinué qu'il y avait un lien entre les vaccins et l'autisme.

C'est une théorie complètement débunkée par la science. Le problème, c'est que quand des responsables politiques diffuse des fausses infos sur un sujet aussi important, fake fake fake, ça a des conséquences très concrètes. La confiance [musique] baisse, les gens se vaccinent moins et des maladies qu'on pensait contrôler comme la rougeol par exemple refont leur apparition.

Et c'est précisément pour éviter ça que la recherche indépendante est essentielle. [musique] La science doit rester au service de la société et ne doit pas être dictée par des pouvoirs politiques. Si je te parle de ça, c'est parce que du 27 avril au 3 mai, c'est la semaine de la vaccination.

Cette avancée scientifique qui a sauvé 154 millions de vies au cours des 50 dernières années. À cette occasion, Backse s'associe à l'Institut Pasteur, cette fondation qui travaille depuis plus d'un siècle sur les maladies infectieuses et sur les vaccins. Et comme on est tous concernés par le sujet, n'attends pas pour t'informer sur comment ça marche, pourquoi c'est essentiel et démêler le vrai du faux.

On te met un lien en description. Alors, il faut qu'on il faut qu'on avance parce que tu es également membre de la fameuse commission d'enquête sur l'audiovisuel public déclenché par l'extrême droite. Elle a fini ses travaux.

La suite normalement c'est la rédaction d'un rapport. Pour que ce rapport soit publié, il faut qu'il soit voté par les membres de la commission. Et pour qu'il soit voté, il faut bien qu'il puisse le lire.

C'était aujourd'hui qui était disponible pour la première fois à la lecture seulement aux membres de la commission. Ce rapport, tu l'as lu. Oui.

Qu'est-ce que tu y as vu ? Il est bien. Alors comme je respecte les règles, je vais pas vous en dévoiler le contenu parce que je suis pour les pour on a suivi les commissions.

Donc on a vu on a suivi les auditions. Donc on a vu quand même deux trois trucs. Voilà.

Mais aujourd'hui, Non mais tout à fait aujourd'h aujourd'hui que si si je vais vous dire des choses, c'est qu'aujourd'hui j'ai l'impression que le rapporteur a décidé de s'autocensurer quoi. Alors son rapport est aujourd'hui tellement mauvais mauvais ou tranci à certains égards caricatural qui il met tout en œuvre pour que il soit censuré. Et moi j'ai dit, je l'ai dit et je le redis, je suis contre la censure de ce rapport parce que ça sera la machine à fantasme.

Tu vas voter pour ? Non, on [grognement] va lui demander, on a une réunion 14h30 lundi pour le vote, on va lui demander un certain nombre de changements puisque c'est notre droit, nous sommes aussi membres de cette commission et on verra ce qu'il en fait. Et s'il change pas une ligne parce que aujourd'hui aujourd'hui, il y a des parties dans le rapport qui sont pas mal.

D'ailleurs, on voit la plume des administrateurs à ce moment-là, on les connaît et puis ouais, eux, ils sont bons. Ouais. Bah, généralement, ils sont bons.

Ouais. Et puis surtout, ils sont justes. C'est-à-dire que quand ils disent quelque chose, ils le sourcent.

Et on a d'autres parties du rapport qui sont mal sourcés avec des interrogations et parfois des propos qui sont très limites et et des et des comment dire des [grognement] formulations qui sont qui qui nous qui nous heurent. On était on était euh on était nombreux à le lire aujourd'hui et un constat assez général de de voilà. Et donc monsieur monsieur Allon, il a un travail à faire encore, c'est pas prêt son truc quoi.

Euh c'est pas prêt et il aurait dû s'organiser pour que ça soit prêt. Est-ce qu'on peut est-ce qu'on peut sortir un bon rapport d'une commission comme celle-là ? Je moi je ne crois pas parce que le champ de ces questions a tourné autour.

Il a raté toutes les questions à poser et il y en avait sur l'audiovisuel public à poser. Il y a des enjeux mais énormes. Aujourd'hui, on a un modèle, moi je le défends, je défend tellement que je me suis pris le bec avec lui et que j'ai perdu patience et c'est pas bien mais j'aimerais qu'on y revienne parce que j'aimerais revenir après.

Voilà. Euh mais les sujets de qu'est-ce comment notre audiovisuel public et comment notre modèle informationnel et culturel qui est un beau modèle qui est un modèle vertueux qui crée beaucoup de valeurs. Il crée beaucoup de valeur dans ce pays. 13 milliards rien que l'audiovisuel c'est ce que ça rapporte à l'État.

Vous avez travaillé dans l'audiovisuel avant ? Ouais. Oui.

J'ai Oui oui. Et puis surtout j'ai beaucoup travaillé sur ces sujets depuis que je suis député. Comment ce modèle-là euh prend évolue par rapport à la question des réseaux sociaux ? comment ce modèle évolue par rapport à à vos plateformes, à ces nouveaux modes de communication qui ont des règles qui sont pas les mêmes que les médias traditionnels.

Dans notre pays, il y a tous les médias ont une règle qui est la règle de la responsabilité. C'est-à-dire que quand vous êtes un média, que ça soit public, privé, audiovisuel ou presse, vous avez un directeur de publication et ce directeur de publication est responsable jusqu'à la responsabilité pénale de tout ce qui va être publié. Dans ça, c'est dans la presse écrite.

Non, non, dans dans la télé aussi. Dans la télé, dans la télé aussi, tu un directeur de publication. Dans la télé aussi.

Et dans et normalement, ça peut être rassuré, je suis responsable de la publication de backit. Bah, c'est très bien. Non, mais enfin je dire ça pour pas que tu laisses entendre.

Non, je dis ça, faut pas que tu laisses entendre qu'il y a pas de règles sur internet. Je ne dis pas qu'il y a pas de règle sur internet, mais aujourd'hui nous avons un système qui est un système qui est le système français et européen qui est un système régulé et sa régulation, elle tient par l'état de droit et le respect de l'état de droit et de nos valeurs. Il y a des régulations sur internet.

Il y a des régulations sur internet. On est juste judiciaire. Oui, mais c'est beaucoup plus compliqué.

Et vous avez des plateformes aujourd'hui qui s'extraitent de cette responsabilité et vous avez des plateformes qui ont une une méthode de régulation qui est la régulation financière. Ça devrait plaire à monsieur Usul et qui est la régulation la régulation par l'algorithme. Et aujourd'hui, moi je pose une question qui n'a pas été qui n'a pas été abordée dans ce rapport, c'est est-ce qu'il ne faut pas revoir la responsabilité des des gars femmes aujourd'hui euh pour protéger nos enfants ?

C' l'objet de cette commission d'enquête. C'et c'était pas l'objet de cette commission d'enquête. qui se pose mais c'est pas mais si c'est l'objet de cette commission d'enquête, si c'est l'audiovisuel public le sujet, comment on protège notre modèle audiovisuel public qui n'a pas les mêmes règles ?

Alors, on va reparler de de ce qui s'est passé dans cette commission d'enquête puisque son rapporteur Charles Henri à l'oncle, tu ne le portes pas vraiment dans ton cœur. J'ai rien contre lui. J'ai j'ai je porte pas dans mon cœur les idées mortifères qu'il qu'il défend.

C'est OK. En tout cas, il y a eu un accrochage violent avec lui. On va regarder tout de suite l'extrait et tu nous en parles juste après.

Merci. Bon, on s'en reparle. Bon mais t'inquiète Merci beaucoup.

On va laisser on va laisser on va laisser monsieur le rapporteur monsieur le député. On va te régler dit Erwan Balanan à mon propos. T'inquiète on va te régler.

Alors t'inquiète on va te régler. Ouais sauf que hors antenne parce que lui il a la il a les il a le micro. Moi j'ai plus de micro on l'entend très loin.

Moi ce que je dis quand il me dit il me dit c'est des il dit c'est des menaces là vous l'avez pas non plus. Et je lui dis non, c'est pas des menaces, c'est ton rapport que l'on va argument contre argument. Je vous laisse je vous laisse aller voir le rapport de de la le contre-rendu.

Le compte-rendu. J'étais le la personne qui fait le contrer-rendu était là. J'étais là.

Je me mets toujours à côté d'eux comme ça je suis sûr que d'être entendu parce que je sais que le micro Voilà, je le dis, on va argument contre argument contrer tes positions sans mauvaise manière. Jud donc je lui fais aucune menace physique sur lui. Jamais de toute ma vie je me suis jamais bagaré.

Bon et on le voit, il y a beaucoup de choses que vous regrettez dans cette commission. Ah mais cette commission c'était un peu oui vous avez été vous-même président rapporteur de notamment de la commission sur les violences dans dans la culture le cinéma et donc qu'est-ce qui est-ce que pour je vois marqué octogone là ce [rires] Ouais ça s'appelle un chat Twitch. Est-ce que Est-ce que pour vous cette commission, elle montre aussi peut-être les limites des commissions parlementaires ?

Donc justement, vous êtes en train de de parler de ce fameux rendez-vous lundi, vous allez un peu essayer d'inciter euh monsieur Allon à à rectifier justement son rapport. Est-ce que vous vous pensez qu'il y a des choses qui auraient pu être fait dans le fond, dans la forme ? Qu'est-ce que vous auriez fait si Charles ?

Moi si j'ai j'ai été rapporteur d'une commission d'enquête qui était pas non plus un petit sujet sur les violences dans le mondeondde dans le monde de la culture et essentiellement les violences sexistes et sexuelles. Bon bref, vous connaissez le l'histoire. [grognement] Euh quand vous êtes rapporteur d'une commission d'enquête, vous avez des pouvoirs exorbitants, vous avez des pouvoirs énormes.

Et pour parler, pour paraphraser Churchill et Spider-Man, quand quand vous avez un grand pouvoir, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. C'est pas Spider-Man, c'est son oncle. Mais enfin bon, voilà, [rires] c'est vrai.

HP, c'est vrai, c'est son oncle. Mais je suis je suis un grand fan de Churchill et de et de son oncle de Churchill. [rires] Non, non, mais plus sérieusement, plus sérieusement, ça donne des pouvoirs énormes et ces pouvoirs, il faut si vous voulez euh ne pas faire des abus de pouvoir, il faut vous inscrire dans un cadre éthique et déontologique.

Moi, je n'ai et on a travaillé ensemble avec Sandrine Rousseau et on a Oui, vous avez fait des interviews ensemble, je dire ça change de la commission d'enquête. On a beaucoup travaillé ensemble tout simplement parce que une commission d'enquête ça donne des grands pouvoirs et ça donne des possibilités d'action énormes aussi. Et donc il faut travailler ensemble et il faut face à la personne qu'on auditionne.

Et moi j'avais parfois des potentiels hauteurs hein de de de fait délitueux voire criminel potentiellement. Il faut garder humanisme, respect de la personne et non manipulation des faits. Chose que n'a pas faite monsieur Along.

Monsieur Along, ça avait devant lui des gens qui étaient souscerments. Donc quand vous êtes souserment, déjà vous avez les pétoches, c'est normal, ça fait pour ça. Et vous êtes vous êtes vous êtes engagé à dire la vérité.

Et quand vous avez quelqu'un qui détourne et qui fait des contrevérités et qui parfois même détourne la vérité que vous venez de dire, c'est très dur et c'est pas juste. Dans notre pays, il s'est pris pour un procureur. H c'est ça ?

Dans notre pays, les magistrats, procureurs et juges prêtent serment justement de ce serment de traiter les gens avec humanisme, respect. Tu étais très inquisiteur et voilà. Est-ce qu'il y avait du du macartisme un petit peu dans dans l'enque dès la première audition je lui ai dit, on a commencé comme ça, je lui ai dit euh Macarti Macarti pas très bien fini hein.

Alors moi j'ai j'ai juste une observation, c'est-à-dire que tout à l'heure je parlais du pouvoir de nuisance des riches. Là il me semble que l'UDR, le parti de monsieur à l'oncle est né dans le bureau de Vincent Boloré de son fantasme de deion des droites qui a donné donc du coup ce parti de Sioti dont dont Aloncle est un des un des petits soldats. On avait à ce moment-là tout l'écosystème boloré C News europeens qui pilonnait dans la même direction qui continue contre le service public.

Aujourd'hui dans l'IB est sortie une tribune de de journalistes, de techniciens, de gens qui travaillent pour Radio France qui disent "Depuis, il y a des agressions, il y a des insultes, on se fait cyberharceler et cetera." Le pouvoir de nuisance de Boloré sur ce coup-là a été euh extraordinaire. Est-ce que on parle de Est-ce que c'était une commission bolorée déjà ?

Bah moi j'ai je j'avoue que j'ai des interrogations sur l'intérêt à Oui, je je aucune preuve. Donc euh voilà, mais je me demande à quoi jouait monsieur Alloncle là-dessus. Est-ce que est-ce que est-ce que monsieur Hon qui était parfois très renseigné avec des renseignements très ciblés, euh est-ce que c'est lui tout seul qui a eu ses renseignements ou est-ce qu'il lui ont été fournis ?

C'est des questions qu'on pourrait se poser. Mais moi je arriv direct sur Europ dans la seconde. Voilà.

Mais il y a un sujet moi que sur cette commission d'enquête qui m' qui m'inquiète énormément justement sur l'état de notre démocratie. L'UDR Sioti quand vous êtes président de groupe vous avez un droit de tirage par session. Vous devez donc choisir en gros chaque groupe a droit à une commission d'enquête une commission d'enquête par session par an à peu près.

Monsieur Sioti obsédé par les immigrés la politique migratoire depuis tout le temps avait une commission d'enquête sur sur la table sur ce sujet et celle-là. Et il choisit pas les immigrés, il choisit l'audiovisuel public. Et moi, c'est le déclenchement qui m'a fait dire qu'il faut il faut y aller parce que je me suis dit que pendant très longtemps leur ennemi c'était l'étranger et pas que l'ennemi c'était le responsable de tous les mots de notre pays.

Et là, on bascule dans un truc et Grasset Boloré, le groupe Achette nous montre bien que on bascule dans une extrême droite décomplexée qui nous dit pas qui nous dit pas que l'étranger c'est l'erreur ou le ou le la cause de tous nos mots, notre façon de penser et notre modèle est aussi le le responsable du mal et de des difficultés qu'on a dans notre pays. Et donc faitement et ben politiquement à un moment donné j'ai envie de dire républicains et démocrates de ce pays, unissons-nous voilà et que on ne pourra pas continuer à à voler séparer à voler diviser tous ensemble. Je relance ma question tout à l'heure du positionnement du modèle aujourd'hui.

Vous comment vous positionnez ? Ben moi, je me positionne sur un personnellement, je vais vous dire parce que enfin on nous on a parfois pas mal de voies personnelles et on en discutera et je suis à peu près sûr qu'on suivra cette idée-là, c'est que une de nos ambitions, ça sera pas non pas non pas d'être contre euh l'extrême droite euh en en en un peu bêtement, c'est juste de nous dire comment on sauve notre République et notre démocratie. C'est ça le sujet de l'élection présidentielle.

Pour moi, le sujet il est là et et le sujet il est là et il est aussi de régler évidemment les problèmes du quotidien des Français qui sont énormes et je suis d'accord que tout n'est pas résolu et qu'il y a encore beaucoup de choses à résoudre. On voudrait en parler avec toi justement de la question institutionnelle parce que je t'ai entendu au fil du temps proposer des choses intéressantes. Tu as dit que tu voulais par exemple la fin du suffrage universel direct pour l'élection du président de la République.

Tu as dit également que tu étais pour la proportionnelle au sein de l'Assemblée nationale. Est-ce que tu veux une 6e République ? une 6e République.

Je moi je considère que la 5e elle est elle a beaucoup de souplesse et il faut la faire évoluer. Et mais mais je rappelle que au début de la 5e République, le président de la République, il est pas élu au suffrage universel. Ga c'est deux Gaals qu'il le fait parce qu'il voit qu'il va perdre qu'il est en train de perdre pied.

Voilà. Donc c'est pas anodin. Et aujourd'hui d'accord pour dénoncer le présidentialisme.

Mais moi je dénonce le présidentialisme. Pourquoi je fais cet amendement de provocation ? On en avait parlé il y a il y a un an parce que c'était un amendement de provocation pour dire on ne peut pas dans notre pays avoir un homme peut-être un jour une femme j'espère providentiel h qui devient l'homme ou la femme pestinancielle.

Ce n'est plus possible ça. On est sur des cycles où il y a un sauveur alléluia et encore ce coup-ci on va avoir un sauveur. Enfin si c'est Bardella ou Le Pen sûr qu'il va nous sauver grand-chose.

Mais tu connais comme moi la principale critique à la proportionnelle c'est le risque d'avoir un régime de parti. Excuse-moi, mais aujourd'hui on a 11 groupes. Est-ce qu'on n'est pas un peu déjà dans un régime de proportionnel ?

Est-ce que ça te plaît ce qu'il y a en ce moment ? Non parce qu'on n pas été élu sur le modèle proportionnel. On a été élu et ben ça changerait qu'aujourd'hui vous allez avoir l'élection présidentielle.

Ouais. Vous allez avoir un président ou une présidente élue. Les gens vont se positionner pour ou contre ce président.

C'est tout. C'est tout ce qui va se passer. Et donc ce pour ou contre ne permet pas à un moment donné de se dire est-ce que là 2024 c'est pas ce qui s'est passé.

Euh c'était une dissolution. Donc c'est pas tout à fait. Non, c'est vrai que c'était pas tout à fait ce qui s'est passé, mais il s'est passé quelque chose et là je trouve qu'il y a pas eu de prise en compte de ça, c'est que qui a gagné les élections 2024 ?

Très bonne question hein. Vous allez vous allez dire vous vous ici vous vous allez dire le le NFP. Non.

Qui a gagné les élections ? C'est le Front républicain. C'est ça.

C'est vrai. C'est des des modérés de droite jusqu'au jusqu'au assez loin d'ailleurs plus. Voilà. modérés de gauche, pas que des modérés de gauche qui ont dit on ne veut pas du Rassemblement national.

Donc en fait voilà, c'est pas rien. Et qu'est-ce qui va se passer si on continue comme ça ? On ne sera incapable de faire ce qu' ce qu'on fait tous les autres pays.

On est le seul pays européen. On est le seul pays européen à avoir ce mode de scrutin à l'élection des députés et il faut le changer. Et donc je vous dis le 6 mai avec trois autres députés, on organise un colloque sur le sujet sur la proportionnelle et on a un fait un texte sur la proportionnelle qui est qui est un bon texte qui est un travail transpartisan justement où on a même une des auteurs du texte Marie Récal de PS qui qui est venue dans le groupe, elle était contre la proportionnelle et le travail qu'on a fait avec des constitutionnalistes, avec des gens qui connaissent les institutions, avec des groupes de travail, elle elle est devenue pour et elle est elle fait partie maintenant des quatre mousquetaires de la proportionnelle. que nous sommes avec monsieur Gouffier Valente, Jérémy Yorganov et Marie Ricald socialiste.

Rachel, votre proposition, elle a un mérite quand même parce que le débat sur la proportionnelle, il est pas nouveau et il est souvent très très faible dans le genre on est pour la proportionnelle. Sauf que la vérité c'est que la proportionnelle peut y en avoir de plein de types différents et en fait on voit très bien à quel point sur le papier tout il peut y avoir une majorité pour la proportionnelle à l'assemblée mais on voit très bien comment chacun va défendre sa proportionnelle et prétexter ça pour pas aller plus loin. Vous vous êtes vous êtes arrêté sur une version de la proportionnelle.

C'est celle à l'allemande, c'est-à-dire plus à la danoise qu'à l'allemande. D'accord. petite nuance mais c'est mais euh mais du coup pourquoi particulièrement celui-ci est-ce que vous pensez qu'il y a une majorité pour ça ou est-ce que moi j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de faux semblants.

Moi j'ai quand même l'impression que dans tous les partis il y a quand même des gens qui se disent "Ah, je veux tout le pouvoir pour moi, j'aurai la majorité absente." Monsieur, vous savez, il y a Jean-Louis Bourlange, donc ancien député mod très érudit cite toujours une cite la citation suivante. Il dit "Les les dindes ne votent jamais pour Noël." H h et en fait un un député élu dans un mode de scrutin pense la plupart du temps qu'il sera toujours élu par ce mode de scrutin.

Donc il est très frileux à le changer. Euh voilà. Et et donc c'est un des vrais problèmes avec la proportionnelle.

Vous avez plein de gens qui sont pour la proportionnelle tant qu'ils sont pas élus et une fois qu'ils sont élus se disent "Ah mais moi, j'ai été élu comme ça. Est-ce que Voilà, nous on a un modèle qui est un modèle qui concilie l'ancrage sur les territoires et qui permet d'être un une représentation réelle des familles politiques du pays. Vous savez quand vous êtes dans dans le mode de scrutin actuel, quand vous êtes certains électeurs dans certaines circonscriptions, vote votre vote, il ne sert à rien. sert à rien parce que vous savez que de toute façon votre candidat dans cette sociologie électorale, il fera 5 % et ça vos vote de premier tour, il aura servi à rien.

Nous, on propose un système où on vote pour les députés de territoire, sauf qu'il y en aura moins. Il y aura 60 % de enfin 40 % de circonscription en moins. Premier tour, vous votez pour votre député sur le premier tour comme maintenant et vous votez en même temps sur votre famille politique.

Il y a deux voix. Il y a deux voies. Vous avez deux votes 2è tour, il y a un 2è tour et le soir du 2e tour, on regarde tous les députés élus qui ont été élus dans les circonscription et on fait une compensation avec la liste du premier tour.

Ce qui fait que vous pouvez parfaitement avoir dans ma circonscription quelqu'un qui m'aime bien, qui vote pour moi parce qu'il m'aime bien, parce que j'ai bien bossé, c'est une réalité, j'ai bien bossé et qui en même temps parce qu'il est proche des socialistes, des LFI ou ou parfois même des républicains, va voter sur la la liste républicaine. Vous êtes invent un truc qui existe pas ailleurs. Si ça existe dans tous les pays européens à deux tours.

À de tour à de alors deux tours, non mais pourquoi on garde les deux tours ? On garde les deux tours parce que justement et c'est là qu'il faut être malin quand on fait des des changements électoraux, c'est qu'il faut garder les habitudes. Il faut pas faire des grandes révolutions.

Garder des réflexions majorit. Non, mais c'est une habitude qui Mais non, on a'ura pas la réflexion majoritaire parce que on a simulé, on a fait un gros boulot, hein. On a simulé, on a pris on a fait on a fait les on a fait des projections sur les résultats depuis je crois que c'était 200.

Ça prend beaucoup de sens ça. Les gens votent pas de la même manière. Les gens votent pas de la même manière.

Ça c'est vrai. Ça c'est vrai. Et vous avez raison là-dessus.

Je vous donne le point. Ça complique en plus, ça complexifie le vote. Non, ça je vais vous dire, il y a un vote vous enfin vous êtes parisien ou ouais moi je suis parisien.

Ouais. Bon le vote pour Paris il est pas les plus simples. Bah il y a deux urnes de franchement ça se fait ça se fait.

Voilà. Et le vote pour les tout le monde là les votes pour les régionals, vous vous savez comment sont élus vos candidats proportionn par section département ? Bah oui mais Rachel toi, désolé, c'est son métier [rires] évidemment, c'est son métier mais enfin enfin c'est compliqué aussi donc en fait et puis c'est compliqué, c'est pas si compliqué que ça.

Les tous les citoyens qui sont qui ont envie de s'y mettre, ils regardent, il comment ça fonctionne et puis voilà, on parlait du Front républicain. Là, on a l'impression un peu que ce fran républicain, il chiffe un peu contre et les filles. Euh est-ce que pour vous, il y a justement cette tendance, c'est pas un accélérateur justement de la victoire du RN ?

Est-ce comment vous vous [grognement] savez dans ma circonscription il y a j'ai exactement le contraire de ce que vous me dites. J'ai des gens qui me disent moi j'en peux plus. J'ai ce weekend encore quelqu'un qui m'a dit moi la prochaine fois je vois parce que parce que j'en ai marre des outrances de Mélenchon.

Bon moi j'ai essayé de lui temps. Qu'est-ce qu'il entend à la télé ? Bah il entend que Mélenchon il Ouais mais il entend enfin on est il y a pas que la télé aujourd'hui.

Enfin donc pour vous il y a une nécessité d'avoir un front républicain contre le LFI ? Non, parce que c'est pas le même front. C'est pas la même chose.

C'est pas pareil. Moi, je l'ai toujours dit. C'est pas la même chose parce qu'on part sur la même idée.

Enfin, humainement, philosophiquement en terme de philosophie politique, c'est pas tout à fait la même chose. Mais il y a des outrances chez chez Jean-Marie Jean-Marie Le Pen, pardon, pardon, pardon, chez Jean-Luc Mélenchon qui vont pas qui vont pas et qui et cette volonté de de conflictualiser tout, c'est un c'est un problème. C'est un vrai problème.

Mais tu pourrais voter pour lui contre le RN ? Je ferai tout pour que ça n'arrive pas, que j'ai pas avoir le choix. C'était pas la question.

Ben c'est ma réponse. [rires] D'accord. D'accord.

Vous l' envoyez dos à dos là du coup ? Oui. Non non non non.

J'ai je l'ai j'ai je l'ai dit j'ai dit dans la presse régionale chez moi. Moi je ne renvoie pas d' à dos. Mais vous pourriez pas voter pour contre le RN.

Voter pour les insoumis contre le RN ça ça vous ferait trop mal. Je je c'est pas un prix que vous êtes prêt à payer pour faire barrage. Je Il y en a qui ont voté Macron deux fois quand même.

Ouais moi je l'ai fait moi. Ouais. Tu vois [rires] et ça fait mal.

Ouais. Ouais. Oui.

Oui. Ouis. Je [raclement de gorge] comprends.

J'ai encore mal. Ouais. Euh à ma France.

Ben on verra le programme, on verra la campagne et j'espère que ça n'arriver pas. Question de programme quand vous Oui oui oui oui oui. Si s'il y a s'il y a par exemple Oui.

Enfin oui, vous avez raison. Non mais je sais vous Ouais. Oui.

Non mais c'est un vrai sujet. On a c'est un vrai sujet mais je vois Mélenchant est devenu l'épouvantail. Oui.

Par ses par ses par ses attitudes. Non mais c'est pareil les voix de la gauche. Voilà.

C'est pratique quand ça vient voter pour pour et puis après derrière il y a rien. Il y a pas de poste de ministre. Rien, on gouverne pas avec la gauche et et l'inverse serait pas vrai.

Vous voteriez pas pour la gauche si en face il y avait quoi c'est pas vrai ce qui ce que on est vraiment les dindons de la farce tout le temps quoi. Non non parce que dans la dans la séquence 2024 chez nous il y a des gens qui beaucoup qui se on a perdu des députés qui se sont désistés pour faire élire des candidats élistes. Hm.

Voilà. Même quand même quand on est devant on gagne pas non plus. Et et non non non.

C'est ça aussi. Et moi et moi je l'ai dit si dans ma circonscription euh moi moi dans ma circonscription je suis arrivé 2e euh le RN est arrivé premier dans ma circonscription en Bretagne. Hm ouais c'est nouveau ça la Bretagne.

Ouais. Ouais. Voilà.

Et donc moi je l'avais dit si je me désisterais pour voilà si en cas de triangulaire chez moi il y av même trè ouais et je je meurais désisté et j'aurais même été sans doute peut-être sur le marché pour soutenir le candidat face au candidat ern et donc qu'est-ce qui est différent là vous arrivez à le dire mais pour la présidentielle j'ai l'impression que c'est plus compliqué oui c'est plus compliqué parce que parce que je souhaite pas pour la France je souhaite pas pour la France Mélenchon on a j'ai le droit aussi de de souhaiter sûr mais du coup mais je je j'espère qu'il y aura une alternative républicaine et démocrate et une alternative qui qui répinc alors dernière question justement si arriv au pouvoir il y aurait un gouvernement avec tout le reste de la gauche les socialistes rappliqueraient et cetera très bien vous en fait et l'alternative [rires] sera totalement il y aura il y aura un tournant de la rigueur en 2030 à peu près [rires] on a l'impression d'être d'avoir Jean-Paul I là n'ayons pas peur rentrons dans le chemin de l'espérance mais pourquoi pas non dernière question on a commencé cette émission en disant que c'était un peu le bal des prétendants en ce moment pour l'élection présidentielle Tu as dû remarquer il y en a quand même un paquet qui sort du bois. Il y en aura pas un nouveau ce soir avec Non, j'allais pas te demander ça. [rires] Non.

Est-ce que tu penses que François Bairou pourrait être candidat ? Il l'a annoncé qu'il ne le serait pas. OK, d'accord.

Ça en fait un de moins. Et ben c'est noté. [rires] On arrive à la fin de cet échange.

Merci beaucoup Balan d'être venu sur le plateau de pour répondre à nos questions.

Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audiovisuel public ? avec Erwan Balanant — Erwan Balanant · Pourquijevote