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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 18 septembre 2025 88 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTravail & emploi

L'intégrale du jeudi 18 septembre

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 60 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Quelle réponse Sébastien Lecornu peut-il apporter à la colère de la rue ?

  • 6:13OuverteRéponse directe

    Cette journée de mobilisation s'annonce très suivie. Êtes-vous inquiet pour la sécurité ?

  • 8:38OuverteRéponse directe

    Êtes-vous inquiet pour la sécurité dans les manifestations à Périgueux ?

  • 9:16RelanceRéponse directe

    Pourquoi cette inquiétude nouvelle ? Craignez-vous que ça dégénère ?

  • 10:31OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de Sébastien Lecornu ? Est-ce une manière de mettre la pression ?

  • 11:37OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous envie de répondre au maire de Périgueux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:34PrésentateurChiffre
    « 900 000 personnes au moins sont attendues dans les rues par les autorités. »
  • 18:46IntervenantFait
    « Trop, c'est trop. Nos concitoyens n'en peuvent plus. »
  • 19:06PrésentateurFait
    « Donner la possibilité au gouvernement de définir par décret 30 jours par an durant lesquels les agents des services de transport n'ont pas la possibilité de faire grève. »
  • 20:54IntervenantFait
    « Il y a eu en juillet une grève d'une partie des contrôleurs du ciel, des syndicats minoritaires. »
  • 28:09IntervenantFait
    « L'aéroport de Paris a un programme d'investissement. Il est normal que cet aéroport se modernise. »
  • 31:08IntervenantFait
    « Celui présenté par François Bayrou dont a priori celui présenté par Lecornu s'inscrira dans la continuité. »
  • 31:15IntervenantFait
    « Quand vous faites une année blanche, c'est concrètement des foyers qui ne payaient pas l'impôt qui vont le payer. »
  • 31:25IntervenantFait
    « C'est concrètement quand vous avez l'augmentation des franchises médicales, quand vous allez chez le médecin, quand vous allez à la pharmacie payer plus cher vos médicaments. »
  • 37:21PrésentateurFait
    « On leur avait promis la carotte du conclave sur les retraites. »
  • 37:59PrésentateurFait
    « Sébastien Lecornu c'est le dernier fusible. »
  • 38:31PrésentateurFait
    « Ce qui est républicain c'est de suivre les règles républicaines. »
  • 43:22PrésentateurFait
    « Les sondages donnaient le Rassemblement national gagnant dans l'ensemble des sondages de l'entre-deux-tours. »
  • 1:08:22IntervenantFait
    « on va peut-être supprimer l'AME pour le transformer, l'aide médicale d'État, pour faire du pied au rassemblement national »
  • 1:10:47InvitéFait
    « Le Parlement n'est pas respecté, les français ne sont pas entendus et le 49-3 tombe comme une guillotine à chaque fois pour imposer des mauvais coups contre le peuple, contre le monde du travail »
  • 1:11:15IntervenantFait
    « Fabien Roussel a totalement raison sur ce point, le Parlement n'est tellement pas respecté qu'aujourd'hui on se retrouve dans une situation de blocage »
  • 1:13:06IntervenantFait
    « 49-3 et il prend la copie qui sort du Sénat parce qu'il aimait beaucoup plus la copie du Sénat »
  • 1:19:32IntervenantFait
    « il a supprimé la suppression, donc de ce point de vue là il a commencé à dire ok je vous ai compris »
  • 1:21:59IntervenantFait
    « la fameuse promulgation suspension de Jacques Chirac à l'époque pour ce dispositif c'était le CPE »
  • 1:23:23IntervenantFait
    « les intersyndicales ont des mots d'ordre qui sont très précis c'est l'abrogation de la réforme des retraites »

Temps de parole

  • Présentateur51 %
  • Intervenant16 %
  • Intervenant 210 %
  • Intervenant 38 %
  • Intervenant 47 %
  • Intervenant 52 %
  • Invité2 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce jeudi 18 septembre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Grande journée de mobilisation à l'appel des syndicats, manifestants et grévistes répondent présents dans les transports, les écoles, les hôpitaux. Sébastien Lecornu, à peine nommé, doit faire face à la colère de la rue. Alors, quelle réponse peut-il apporter ? On va en débattre avec nos éditorialistes, Mickaël Darmont et Pablo Pioviens. Ce sera dans une heure. Cette journée de mobilisation est-elle suivie dans nos régions ? C'est ce que nous verrons.

On sera du côté de Périgueux ou encore de Marseille. Et puis les réactions politiques dans une demi-heure. Nous recevrons la députée européenne de la France Insoumise, Manon Aubry. Et dans quelques minutes, le sénateur centriste, Vincent Capocanella, il reviendra notamment sur la proposition de son groupe politique d'encadrer le droit de grève. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour Chez Vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Audrey Vettaz. Bonjour. Merci. On va commencer par la une de ce jeudi 18 septembre. Et bien sûr, c'est cette grande journée de mobilisation. C'est un jeudi noir.

Écoles et transports perturbés, cortèges massifs et même actions coup de poing. 900 000 personnes au moins sont attendues dans les rues par les autorités. C'est la deuxième journée de mobilisation en huit jours. Mais cette fois-ci, elle est initiée par les syndicats unis alors qu'un climat d'exaspération touche notre pays. L'objectif affiché, peser sur les choix budgétaires du gouvernement. Ce sera donc l'épreuve du feu pour le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu. Du côté de sécurité, 80 000 policiers seront déployés, 24 engins blindés sans tort ainsi que des drones.

Le ministre démissionnaire de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a mis en garde contre ce qu'il nomme une convergence des violents. Et l'une des conséquences, c'est que le transfert de la tapisserie de Bayeux est reporté. En effet, Oriane, elle devait être prêtée au British Museum en signe d'amitié entre la France et le Royaume-Uni. Mais en raison de mouvements sociaux, notamment dans le Calvados, aujourd'hui, son départ est reporté. La préfecture ne s'estime pas en mesure d'assurer la sécurité d'un transfert aussi médiatique d'une œuvre aussi coûteuse. Sébastien Lecornu, qui a reçu hier la gauche et le Rassemblement national.

Oui, après le socle commun, les syndicats et le patronat, c'est au tour des oppositions qu'il ne semble pas avoir été convaincu hier. Aucun indice clair n'a été donné par le Premier ministre, selon Olivier Faure, le Premier secrétaire d'UPS. Côté Rassemblement national, on affirme qu'on jugera sur place. Clémentine Louise. Suite des consultations hier à Matignon, avec pour commencer la journée les forces de gauche. Premier reçu, les socialistes. Ceux qui n'avaient pas censuré François Bayrou en janvier dernier, pourraient-ils à nouveau épargner un Premier ministre sans majorité ?

3:10
Intervenant

Nous lui avons dit très clairement que s'il était là pour refaire François Bayrou, les mêmes causes produiraient les mêmes effets. Maintenant, le Premier ministre est resté très flou sur cette intention.

3:23
Présentateur

Prudence et silence face à un dilemme cornélien. Le Premier ministre ne lâche pas un mot sur la composition du budget 2026. Face à nous, nous avons eu un Premier ministre qui, très clairement, se débat entre des contraintes extrêmement complexes, soit Sébastien Lecornu renverse la table, soit il sera renversé. Le Parti communiste et Place publique étaient également présents à Matignon avant de laisser la place aux représentants du Rassemblement national. Nous attendons un budget pour pouvoir juger si véritablement il y a une rupture ou pas.

3:56
Intervenant

Et comme l'a rappelé Jordan, s'il n'y a pas de rupture, il y aura censure. Nous maintenons qu'il est nécessaire de revenir aux urnes.

4:03
Présentateur

Sébastien Lecornu clôtura aujourd'hui ses consultations avec l'UDR d'Éric Ciotti alors que des manifestations massives sont attendues partout en France. Et Sébastien Lecornu qui a écrit une lettre au maire. Dans laquelle il promet une plus juste reconnaissance aux élus. Le chef du gouvernement, qui a lui-même été maire de Vernon dans l'heure, réitère sa volonté d'aboutir prochainement à la création d'un statut d'élu local avant les élections municipales de 2026. Il veut aussi inscrire dans le budget une plus juste reconnaissance de l'engagement des maires comme agent de l'État. Cela pourrait passer, Orianne, par une meilleure rémunération notamment. La loi Duplomb est de retour au Parlement.

En effet, la commission des affaires économiques de l'Assemblée doit examiner la fameuse pétition opposée à cette loi controversée. Pétition qui avait recueilli, on s'en souvient, plus de 2 millions de signatures cet été. Ce qui est une première. Cela devrait donner lieu à un débat dans l'hémicycle. Même s'il n'y aura pas de nouveaux votes, il faut le préciser. Pour rappel, l'une des dispositions les plus contestées du texte, la réintroduction de l'acétamipride, a été retoquée par le Conseil constitutionnel, Orianne. Merci Audrey. On va revenir sur toutes ces actualités avec vous. Vincent Capocanella, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous.

Vous êtes sénateur union centriste de la Seine-Saint-Denis. On va évidemment parler de la journée de mobilisation, des rencontres de Sébastien Lecornu. Mais d'abord, on va regarder les unes de la presse régionale. Derrière moi, d'abord la une de la dépêche. C'est Sébastien Lecornu face à un jeudi noir. Les syndicats unis appellent à manifester pour le Premier ministre. Cette journée constitue l'épreuve du feu. Et la deuxième une, c'est celle de Sud-Ouest. C'est cortège sous haute surveillance. Le dispositif policier Audrey l'a rappelé sera au rendez-vous, notamment avec le concours de drones. Et puis la dernière une, autre sujet, c'est l'Est républicain.

Les dépenses qui pèsent lourdes sur les étudiants. Le coût du logement reste la principale charge du budget. De quelle une avez-vous envie de parler ?

5:57
Intervenant

Oh, la première, la dépêche.

5:59
Présentateur

Sébastien Lecornu face à un jeudi noir. On va évidemment revenir sur cette journée de mobilisation. Les raisons, les réponses que peut apporter le Premier ministre avec vous, Vincent Capocanella, mais d'abord, elle s'annonce très suivie, cette journée de mobilisation. Et il y a des inquiétudes, des alertes de la part du ministère de l'Intérieur sur la sécurité, un nombre de casseurs. Ce matin, très tôt, Bruno Retailleau s'est exprimé. Il parlait de 5 à 8 000 casseurs qui pourraient potentiellement venir dans les cortèges. Vous êtes inquiet de la tournure que pourraient prendre ces manifestations ?

6:33
Intervenant

Moi, je suis conscient des enjeux pour le pays. Je pense que les Français sont en attente de solutions. Il est bien que la colère sociale s'exprime. Il est bien que l'inquiétude s'exprime. Mais il faudra aussi qu'on se mette dans une posture, maintenant, globalement, où chacun fasse un pas l'un vers l'autre. Le mouvement social d'un côté, mais les réalités économiques sont là. Et il faut que le gouvernement puisse aboutir à une feuille de route qui nous remette un peu sur une trajectoire où on renoue avec la croissance et où on montre que le ciel bleu peut être retrouvé. Mais il y a des efforts à faire. Et donc, ça passe par une journée de mobilisation. C'est normal. C'est constitutionnel.

Qui doit passer dans le calme. Et on pense aussi à ceux qui sont en galère aujourd'hui.

7:13
Présentateur

Ceux qui n'ont pas de solution de transport. Ceux qui avaient des formalités à accomplir.

7:17
Intervenant

Ceux qui veulent se rendre sur les lieux de travail ou dans les écoles. Voilà. Donc, c'est toujours une journée difficile. Mais je souhaite que ça se passe dans le calme.

7:27
Présentateur

On peut dire que les forces de l'ordre sont mobilisées. Et c'est bien, ainsi, pour assurer aussi cette liberté constitutionnelle. 80 000 policiers déployés. Audrey le rappelait. 80 000 policiers déployés. C'est un gros dispositif. Vous faites confiance à Bruno Retailleau pour encadrer, sécuriser ces mobilisations ?

7:43
Intervenant

Oui, bien sûr. Je crois que la police et les forces de l'ordre sont au service de la République. Il y a un droit constitutionnel à faire grève, à manifester une colère sociale. Mais je crois que ça doit se passer dans l'ordre, bien évidemment. Et puis, il faut quand même penser à nos compatriotes parce qu'on a eu le 10, on a le 18, il y a d'autres mobilisations qui sont annoncées. Mais tout ça ne doit pas nous conduire à oublier la réalité économique qui s'impose à nous.

8:07
Présentateur

Comme disait Michel Rocard, les faits sont têtus. Moi, je crois au dialogue social, mais il doit être basé sur une logique de responsabilité.

8:13
Intervenant

Il y a des problèmes à traiter. Comme disait André Bergeron, il faut du grain à moudre, sans doute. Mais n'oublions pas quand même les difficultés que le pays rencontre. Et il faut les traiter tous ensemble.

8:23
Présentateur

Et cette journée de mobilisation, on le disait, elle s'annonce très suivie. On va voir comment elle se prépare dans nos régions. Nous sommes avec le maire socialiste de Périgueux. Bonjour Aymeric Lavitola. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin depuis Périgueux. Avant de parler, pareil, des raisons de cette colère, est-ce que vous, vous êtes inquiet pour la sécurité dans les manifestations et particulièrement dans votre ville ?

8:46
Intervenant

Écoutez, il n'y a pas d'habitude de phénomène de violence quand il y a des manifestations à Périgueux. Mais là, force est de constater, au vu des effectifs policiers, notamment des forces de sécurité nationale, mais même municipales. Bon, il y a quand même une inquiétude qui est nouvelle. Moi, ce que j'espère, c'est que ces mobilisations vont se passer dans le calme. On peut être en colère, exprimer des revendications, mais tout ça peut se faire dans le calme. Justement, ça donne encore plus de force aux idées qui sont défendues.

9:16
Présentateur

– Pourquoi vous avez eu une inquiétude nouvelle ? Vous craignez que cette fois, ça dégénère ?

9:22
Intervenant

– Alors moi, je ne crains pas spécialement que ça dégénère, mais forcément, j'ai un dialogue avec l'État, les forces de sécurité, et je sens une forme de fragilité qui est nouvelle. D'ailleurs, moi, j'ai interrogé plusieurs fois. À Périgueux, on n'a jamais connu de phénomène de violence, donc je sens qu'il y a une inquiétude quand même de ce côté-là. J'espère que ce sera démenti dans la journée. Et puis, vous le savez, en tant que maire, on est vigilants à ces questions-là. J'ai d'ailleurs même annulé un voyage au Québec d'un jumelage pour rester sur place. On dira finalement au cas où, et j'espère que ce sera finalement tout ça dans le calme.

9:57
Présentateur

– Comment on gère ce genre de journée, justement, quand on est maire ?

10:02
Intervenant

– Écoutez, assez tranquillement. On va être en lien avec les forces de police pour être bien sûr que tout se passe bien, notamment, y compris pour ne serait-ce que le défilé des manifestants. Et puis moi, en tant que maire, j'aurai à la fois cette casquette-là, d'accompagner et puis d'être sûr que tout se déroule dans le calme. Et puis de citoyens, parce que je participerai moi-même aux mobilisations aux côtés des citoyens et des citoyennes qui se mobilisent aujourd'hui.

10:29
Présentateur

– Qu'est-ce que vous attendez de cette journée ? Qu'est-ce que vous attendez de Sébastien Lecornu ? C'est une manière de mettre la pression sur lui ?

10:35
Intervenant

– Alors la pression, je crois qu'il n'a pas besoin des manifestations, mais c'est surtout faire entendre le mécontentement. Et les maires et les élus aussi en font partie, les difficultés que nous pouvons vivre, les collectivités, mais aussi et surtout une forme d'injustice sociale et fiscale. Je crois que c'est ça qui est réclamé avant tout. Et il faut que M. Lecornu puisse donner des signes importants qui répondent au mauvais budget qui avait été présenté par M. Bayrou. – Moi je ne suis pas un partisan de l'instabilité, je crois qu'il faut une stabilité. J'ai entendu M. le sénateur dire qu'il fallait des efforts, c'est à M. Lecornu désormais de les faire.

Notamment, moi ce que je crois, je relais l'idée de la taxe Zuckmann, faire en sorte qu'on prenne aux plus riches de ce pays ceux qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine, qui l'ont vu doubler depuis 8 ans. Là je crois qu'il y a aussi de l'argent. Et je crois que les gens entendront mieux les efforts consentis si on demande à celles et ceux qui gagnent le plus dans notre pays.

11:33
Présentateur

– Je vais laisser Vincent Capocanella vous répondre. Vous entendez ce que dit le maire de Périgueux, qu'est-ce que vous avez envie de lui dire ?

11:40
Intervenant

– Moi je crois que d'abord il faut que les manifestations se passent bien, c'est normal, c'est la République, c'est le dialogue social, mais après il faudra se mettre autour de la table. Il y a un certain nombre de propositions qui avaient été faites par le précédent gouvernement, n'achat pas à personne,

11:53
Présentateur

que François Bayrou est parti, que ce plan-là est virtuel. M. Lecornu a dit qu'il réouvrait la discussion,

11:59
Intervenant

il a commencé à bouger, il a bougé sur les deux jours.

12:01
Présentateur

Il y a d'autres points de discussion qui sont en cours. Moi je souhaite qu'on avance maintenant. Voilà, alors je ne crois pas du tout à la taxe Zuckmann parce que ça serait portée atteinte finalement à la propriété des entreprises

12:15
Intervenant

et ça ne fonctionne pas. Il faut trouver des solutions qui soient robustes économiquement. Il y avait un point qu'il fallait améliorer dans la proposition Bayrou qui était l'équité.

12:24
Présentateur

Et donc là-dessus il y a des éléments qui sont en discussion aujourd'hui. Moi je fais confiance au Premier ministre pour proposer une voie, c'est difficile, mais si on ne se met pas tous autour d'une table, on n'y arrivera pas. Le pays doit faire des efforts, il faut qu'il soit bien réparti,

12:37
Intervenant

mais attention, ce n'est pas en fiscalisant en outrance qu'on n'y arrivera non plus. Voilà, donc autour de tout ça, on doit pouvoir maintenant se mettre dans une logique de construction. Si la France se bloque...

12:47
Présentateur

Et ça vous paraît possible de trouver des accords avec les socialistes ?

12:51
Intervenant

Bien sûr qu'il faut en trouver. Moi j'étais membre de la commission mixte paritaire qui a voté, ou en tout cas trouvé le compromis sur le budget de cette année. Et donc je souhaite qu'on soit capable à nouveau de se remettre autour d'une table

13:04
Présentateur

et de permettre qu'il n'y ait pas de censure sur une proposition qui aura été présentée et qui soit quand même réaliste pour le pays.

13:12
Intervenant

Voilà, il y a quand même des sujets financiers, les intérêts de la dette augmentent, ça devient exponentiel, donc il y a des efforts à faire. Il faut les répartir de manière équitable, mais attention, on ne peut pas nier cette réalité financière qui est présente. Et au fond, si le pays se bloque au moment où les circonstances sont terribles du point de vue géopolitique, au moment où les marchés financiers peuvent à tout moment quand même nous attaquer sur la dette, on aura une vraie difficulté.

Voilà, donc regardons les choses en face, il faut se retrousser les manches, on est au pied du mur, on est à un moment historique finalement, il y a beaucoup de transitions difficiles à financer, il y a une inquiétude dans le pays, il y a une volonté aussi de se rapprocher du niveau territorial, parce que les vraies solutions, elles sont à ce niveau-là, le Premier ministre a commencé à bouger,

14:03
Présentateur

ça peut aller dans le bon sens, mais chacun doit être responsable et faire un pas l'un vers l'autre. Si on commence à se révolter contre les réalités,

14:10
Intervenant

on n'y arrivera pas non plus.

14:11
Présentateur

Emric Lavitola, qu'est-ce que vous dites ? Est-ce qu'il faut tenir compte des réalités économiques et du mur de la dette ?

14:20
Intervenant

Mais ça, moi je suis convaincu qu'effectivement, il faut quelque chose d'équilibré, on doit être capable de réduire la dette et d'en même temps donner et accéder à cette volonté de justice sociale et fiscale. Quand je dis justice sociale et socialiste, par exemple, proposent quelque chose, ils disent que pour les revenus de moins de 2000 euros, on baisse la CSG pour rendre du pouvoir d'achat. Ils disent aussi que sur la question des retraites, qu'il y avait eu de nombreuses mobilisations, on devrait la suspendre. J'ai bien vu que M. Lecornu balayait ça rapidement.

Je dis quand même attention, à force de balayer des questions qui sont pour nous fondamentales, ça risque de tendre le dialogue, et en particulier avec les parlementaires socialistes, qui sont quand même volontaires. Vous l'avez vu, nous avons présenté un contre-budget. Nous considérons que dans la période, nous pouvons être utiles aux Français. Bien entendu, on a bien compris que tout ce que nous disons ne sera pas repris, mais si tout est balayé, à un moment donné, le risque, c'est que les mêmes causes provoquent les mêmes effets et que vous ayez M. Lecornu qui sera censuré. Et je le dis moi aussi tranquillement, ce n'est pas, comment dire, une victoire en soi.

Moi, je ne me lève pas tous les matins en me disant vivement que le Premier ministre tombe et qu'il y ait une solution, parce que je crois que pour notre pays, c'est de l'instabilité. Et je le vois, les habitants de Périgueux me le disent, ils sont inquiets, ils voient que le pays quand même est en grande difficulté, donc ils attendent des responsables politiques qu'on se mette à la hauteur. Mais se mettre à la hauteur, ce n'est pas se dire à chaque fois, les uns et les autres, on a raison.

Moi, je porte des propositions, vous les avez entendues, j'aimerais qu'on ne les balaye pas trop rapidement en disant, ça, c'est impossible, mais ça, on ne peut quand même pas le financer, puisqu'à un moment donné, on ne trouvera aucun consensus. Et je sais que la taxe Zuckmann est en tout cas une forme fondamentale de dire, est-ce que les gens qui ont 100 millions d'euros de patrimoine, c'est ça dont on parle, ce n'est pas vous et moi, je crois qu'autour du plateau, personne n'a ce type de patrimoine, est-ce que de manière temporaire, ils ne pourraient pas contribuer au fait que notre pays puisse se redresser ? Moi, je le crois.

Alors, j'entends très vite qu'on me met des éléments anticonstitutionnels, c'est souvent le cas quand on veut mettre en place une nouvelle mesure, plus progressiste, plus juste. Alors, faisons en sorte déjà de la discuter, jusqu'au bout, et puis si ce n'est pas cette forme-là, peut-être une autre. Mais accorder quand même le fait que, si on veut aussi que notre pays se redresse, ben oui, les plus riches, et oui, les grandes entreprises peuvent contribuer, bien entendu, en maintenant un équilibre, puisque le but, ce n'est pas qu'à un moment donné, on prenne tellement à ceux qui en ont beaucoup, que soit ils s'en vendent, soit ils arrêtent leur activité.

Je crois qu'on peut être juste, d'autres pays l'ont déjà fait, regardons de l'autre côté de l'Atlantique, les États-Unis, quand il y avait eu la crise des subprames, ne s'était pas empêchée de faire ce type d'évolution fiscale.

17:12
Présentateur

– Et une dernière réponse, Vincent Capocanella ?

17:14
Intervenant

– Je crois qu'il y a une place pour une négociation à partir du moment où chacun a de bonne volonté, en restant encore dans un cadre économique qui soit réaliste aujourd'hui. La France n'est pas coupée du monde, on ne pourra pas distribuer de l'argent qu'on n'a pas, et ça fait longtemps qu'on a tendance à le faire. Voilà, donc le Premier ministre n'a pas encore abattu ses cartes. Je souhaite que ça permette à chacun de se positionner de manière responsable. Juste un point, quand on fait une négociation, il faut savoir si on la mène dans l'idée d'aboutir ou dans l'idée simplement de prouver que c'est l'autre qui a tort. Voilà, et je souhaite qu'on se mette en situation d'aboutir.

17:46
Présentateur

– Merci Emric Lavitola, merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis votre ville de Périgueux, dont vous êtes le maire. Merci beaucoup. Les perturbations, on l'a dit, sont fortes dans les transports. Un TGV sur 10 annulé, un intercité sur deux DRR, des métros perturbés en région parisienne à l'occasion de cette journée de mobilisation. Et voilà qui remet au cœur de l'actualité des travaux du Sénat, sur lesquels vous allez nous éclairer, Audrey, c'est l'encadrement du droit de grève dans les transports. – Une idée qui ne date pas d'hier, Auriane, elle est portée par la majorité sénatoriale de droite et du centre depuis au moins 2020.

D'abord avec la proposition de loi d'un certain Bruno Retailleau, plus récemment celle du LR Stéphane Lerusulier. Et puis en 2024, Hervé Marseille, le chef du groupe union centriste au Sénat, avait déposé une proposition qui a été adoptée au Sénat, donc en avril 2024, mais qui n'a pas encore été étudiée à l'Assemblée. Et voici comment il justifiait à l'époque sa proposition. On l'écoute.

18:45
Intervenant

– Trop, c'est trop. Nos concitoyens n'en peuvent plus. À chaque mouvement social, ils sont des millions à faire les frais de ces débrayages, à devoir s'entasser sur des quais ou dans des rames bondées. Dans ces conditions, la défense corporatiste des intérêts des uns se fait au détriment de la liberté des autres.

19:00
Présentateur

– Son idée, c'est de s'inspirer de ce qui se fait déjà en Italie et de donner la possibilité au gouvernement de définir par décret 30 jours par an durant lesquels les agents des services de transport n'ont pas la possibilité de faire grève. En Italie, ces jours font l'objet de négociations avec les syndicats. Ça se passe à l'automne. Pour la version française, cette interdiction serait limitée à 7 jours glissants et vise plus particulièrement les vacances scolaires, les jours fériés, les élections et les référendums, ainsi que les événements d'importance majeure. Une mesure fustigée en 2024 par la gauche lors de l'examen au Sénat. On écoute.

19:39
Intervenant

– Pouvons-nous engager de telles restrictions d'un droit fondamental, renverser ainsi les conditions d'encadrement légal du rapport de force des conflits sociaux ? À ces questions, si nous étions raisonnables, il faudrait aujourd'hui répondre non.

20:00
Présentateur

– Monsieur le Sénateur, la gauche estime que cette proposition, même si elle était étudiée à l'Assemblée, serait inconstitutionnelle, car le droit de grève en France est un droit à valeur constitutionnelle. Et là, il s'agit d'une interdiction, même si c'est pour quelques jours et même si c'est négocié en amont. Vous qui êtes centriste, j'imagine que vous soutenez la proposition de votre président de groupe. Alors comment on fait pour que ce soit constitutionnel ?

20:19
Intervenant

– Alors d'abord, on peut encadrer le droit de grève par la loi. Je l'ai fait s'agissant du transport aérien et des contrôleurs du ciel, en instaurant une obligation de se déclarer gréviste à l'avance, ce qui permet aujourd'hui d'ailleurs d'établir qu'il y a une centaine de contrôleurs grévistes et on a des retards qui sont annoncés, mais pas ou quasiment pas de suppression de vol. Parce qu'on sait à l'avance le nombre réel de grévistes. Donc oui, on peut trouver des voies et des moyens qui permettent de concilier le droit de grève et le respect du droit aussi de se déplacer. Mais nos concitoyens ont quand même le sentiment d'être souvent pris en otage.

Regardez, il y a eu en juillet une grève d'une partie des contrôleurs du ciel, des syndicats minoritaires. Il y a eu le mouvement du 10, il y a ce mouvement aujourd'hui. Qui est moins suivi par les contrôles horaires. Le ministère du ciel majoritaire cette fois annonce un nouveau mouvement du 7 au 9 octobre. Donc voilà, il y a un moment où il faut se poser la question, permettre cette liberté fondamentale, mais aussi éviter par exemple ce qu'on appelle les préavis dormants, ce qui permet à tout moment de déclencher une grève parce qu'il y a des préavis de grève déposées toute l'année. Ça par exemple, il faut l'encadrer.

Après, Hervé Marseille a fait une proposition de mon groupe, évidemment, je la soutiens, qui doit permettre aussi de réfléchir à des périodes clés, des périodes de vacances. Quand les Français, finalement, veulent souffler un peu, à ce moment-là, est-ce qu'on ne peut pas aussi se dire qu'il y a des zones où on évite d'avoir des conflits sociaux, mais il faut permettre cette liberté à d'autres moments. Voilà, donc c'est un débat qui peut exister, mais surtout au-delà de la grève. La question, c'est qu'en France, il faut arrêter cette logique de dialogue social par la confrontation et la grève. Il faut savoir se mettre au tour de la table.

En Allemagne, par exemple, les syndicats sont forts, mais ils négocient. Et ça, c'est la voie qui devrait marcher.

21:57
Présentateur

– Alors justement, en ce qui concerne les contrôleurs aériens, vous avez apporté un texte, vous l'avez dit, pour limiter l'annulation des vols. Ça a déjà des résultats. Ça permet aux compagnies de s'organiser. Vous avez même dit, résultat, on voit moins les effets de la grève. Mais est-ce que ce n'est pas le principe, justement, d'une grève d'être visible et de peser dans les négociations ? – Avant, c'était paradoxal, parce que comme on ne savait pas combien il y avait de contrôleurs grévistes,

22:19
Intervenant

on faisait ce qu'on appelle des abattements, c'est qu'on supprimait des vols à l'avance, et finalement, il y avait 10 grévistes au niveau national. Donc c'était un système qui était totalement pervers. Là, c'est la vérité des prix, si j'ose dire. En fonction des nombres de grévistes, il y a des suppressions de vols. Et ça permet aussi aux voyageurs de ne pas se rendre dans les aéroports pour, au dernier moment, se rendre compte que le vol est annulé. Ça permet d'un peu mieux organiser les choses. Et les petits mouvements se voient moins, c'est normal, mais les gros mouvements… Là, le SNCTA, qui est le syndicat majoritaire, a annoncé un prévu de grève.

On sait que quand le SNCTA fait grève, il y a 60 à 80 % de l'annulation des vols. Donc là, ça oblige à négocier en fonction de la proportionnalité du nombre de grévistes. Ça me paraît logique, mais en tout cas, dans le transport aérien comme partout, moi, j'appelle le dialogue social en respectant les réalités économiques. Il faut assurer la performance. La France est regardée aussi. Et on doit sortir de cette fatalité, finalement, qui est un pays qui est éternellement bloqué, qui ne voit pas les réalités économiques et qui ne sait pas se moderniser. La France a un talent formidable. On a des atouts formidables.

23:18
Présentateur

Mais regardons de l'avant. Il y a un blocage politique aujourd'hui, notamment à l'Assemblée nationale. Il y a un sentiment de ne pas être assez entendu. Il faut aussi qu'on réfléchisse sur la façon de faire de la politique, de s'adresser à nos concitoyens, de leur permettre de participer plus.

23:30
Intervenant

Mais il faut aussi se dire que si on sait regarder les réalités financières, on pourra les traiter. Il y a des économies à faire. Ça ne règle pas tout. Il faut retrouver la croissance aussi. Si on avait un taux d'emploi égal à celui de la manne, on n'aurait aucune difficulté végétaire. Ça, c'est l'essentiel. Moi, je voudrais qu'il y ait une grande conférence sociale sur ce genre de questions-là.

23:50
Présentateur

Un mot, Vincent Capocanella, puisqu'on l'a vu dans le journal, Sébastien Lecornu hier a écrit une lettre aux maires, aux 35 000 maires du pays. Il leur promet une reconnaissance plus juste de leur engagement comme agent de l'État, notamment dans le budget de 2026. Ça doit se traduire comment, selon vous ?

24:05
Intervenant

D'abord, Sébastien Lecornu a un parcours d'élu local qui le qualifie particulièrement pour essayer de résoudre cette contradiction entre un État fort, un peu omnipotent, qui se croit omniscient et qui a tendance à asphyxier les initiatives locales. Donc voilà, c'est en partant du terrain qu'on va y arriver. Il y a une vraie question qui est comment on refait l'équilibre entre l'État et les collectivités locales, comment on donne plus de liberté au territoire

24:30
Présentateur

pour s'organiser et pour trouver des solutions localement. Il y a des questions de plus d'autonomie des collectivités locales. Et donc moi, je trouve que c'est de bonne alloi cette lettre du Premier ministre. Après, le Cénat va s'en saisir. Le président de l'Archer l'a indiqué. Il y aura un travail important qui va être mené dans cette maison là-dessus pour un nouvel acte de décentralisation. Ce que je sois simplement,

24:47
Intervenant

c'est que ça ne soit pas que de la posture politique et qu'on ait une majorité pour le voter.

24:51
Présentateur

Mais que promet dans cette lettre aussi Sébastien Lecornu, ce grand acte de décentralisation ? Sauf que ça va faire huit ans maintenant qu'Emmanuel Macron promet un grand acte de décentralisation. Est-ce que vous pensez que cette fois, c'est la bonne ? Je crois que l'intention est très bonne. Mon petit doute, c'est juste qu'en l'absence de majorité claire à l'Assemblée et juste avant les grandes échéances, ça risque d'être difficile.

25:14
Intervenant

Mais je crois que c'est un des sujets consensuels et que la démarche est bonne. Je souhaite qu'elle réussisse. Le Sénat fera tout pour qu'elle réussisse. Mais je dis simplement qu'il y a deux assemblées et il faut que dans l'autre assemblée, on cesse un peu les jeux politiques sur au moins ce sujet-là, qui est un sujet d'intérêt général. C'est comment on prend les décisions au bon niveau et comment on donne aux élus locaux la liberté d'agir au bénéfice de nos concitoyens.

25:35
Présentateur

Pour terminer, on va voir l'actualité dans votre département. On va à Montreuil. On retrouve Charles-Henri. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous, journaliste à citoyens.com. Et vous vouliez interroger Vincent Capocanella sur le dossier brûlant du projet d'extension de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

25:50
Invité

Oui, bonjour. Merci pour l'invitation. En effet, Aéroport de Paris a présenté au printemps un nouveau plan d'aménagement de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Ce projet arrive quatre ans après l'abandon de la construction d'un quatrième terminal. Il est adossé à toute une stratégie pour absorber la hausse attendue du trafic aérien dans les prochaines années. Dans la foulée de l'annonce de ce nouveau projet, ADP a organisé une consultation préalable avec le public sous l'égide de la Commission nationale du débat public. Le bilan sera présenté le 9 octobre, mais déjà dérivera.

Parfois des élus, des associations ont fait connaître leurs inquiétudes quant à la pertinence même du projet et plus particulièrement sur les nuisances sonores qu'ils engendreraient. Des associations réclament dès maintenant la mise en place d'un couvre-feu à Roissy, comme c'est le cas à Orly, pour limiter le trafic aérien de nuit. Et j'ajouterai qu'en fait, ce sujet fait aussi écho à un autre projet d'actualité en Seine-Saint-Denis, qui est la liaison du CDG Express sur la ligne B du RER. Donc, M.

Vincent Capocanella, pouvez-vous nous apporter votre éclairage sur les enjeux du projet d'extension de l'aéroport de Roissy et sur l'équilibre à trouver pour mieux prendre en considération les impacts sanitaires et environnementaux de l'activité aéroportuaire ? Et enfin, est-ce que vous êtes favorable ou non à un couvre-feu sur l'aéroport de Roissy, Charles de Gaulle ? Alors, il y a en fait deux procédures en cours.

27:31
Intervenant

Il y en a une dite approche équilibrée qui est menée dans l'Union européenne. Et c'est le préfet du Val-d'Oise qui fait une proposition à ce titre-là qui vise à réglementer les questions que vous évoquez de nuisances sonores,

27:45
Présentateur

de quel type d'appareil peut atterrir, à quelle heure, etc. Donc ça, c'est le préfet du Val-d'Oise qui va faire une proposition. Il a déjà commencé une concertation là-dessus

27:52
Intervenant

sur tout l'aspect réglementaire de suivi des nuisances sonores. Et je fais confiance dans le représentant de l'État pour faire la meilleure proposition là-dessus. Ça sera mis en débat dans les semaines qui viennent. C'est un sujet particulièrement important, c'est vrai. Ensuite, l'aéroport de Paris a un programme d'investissement. Il est normal que cet aéroport se modernise pour mieux accueillir les passagers, pour faire que aussi l'outil de travail des salariés s'améliore. Et pour qu'on organise mieux la mobilité, c'est dans un cadre de décarbonation. C'est très important. Ça n'est pas le projet d'avant, ça n'est pas le T4.

28:23
Présentateur

C'est un projet qui vise à mieux relayer les terminaux et au fur et à mesure,

28:28
Intervenant

sans grande cathédrale, si j'ose dire, à permettre de bien accueillir, d'améliorer la qualité de service. Il y a une concertation volontaire qui a été menée par l'aéroport de Paris. Je pense que c'était une démarche utile.

28:39
Présentateur

Ils n'y étaient pas obligés. Ils vont en tirer le bilan. Je vais participer à un certain nombre de réunions là-dessus. Je pense que cette démarche est positive. On a un outil d'emploi, on a un outil de mobilité, mais il faut qu'ils prennent en compte, évidemment, l'environnement aussi. Je ne suis pas sur l'idée du couvre-feu.

28:56
Intervenant

Je pense que ça ne marche pas. Il y a un couvre-feu à Orly. Si on ne peut pas avoir un couvre-feu, d'ailleurs, dans les deux aéroports, parce que finalement, il y a des avions qui doivent aussi décoller la nuit.

29:07
Présentateur

On a un sujet fret en particulier. Il faut réglementer tout ça. Mais là-dessus, voyons la proposition qui va être au départ proposée par le préfet du Val-d'Oise et qui ensuite sera discutée. Et puis, à la fin, le ministre tranchera sur ces différents points là-dessus. Mais je crois qu'il faut avoir un développement concerté et laissons le dialogue se dérouler là-dessus. Merci. Merci, Charles-Henri, d'avoir été avec nous, journaliste à citoyens.com. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Merci, Vincent Capocanella, d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Et Audrey, nous, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale.

Oui, et c'est évidemment la grande journée de mobilisation qui fait la une de l'actualité ce matin. Mais je vous parlerai aussi d'une frayeur qui a eu lieu en plein vol dans le ciel corse. On voit ça tout à l'heure. C'est d'abord. Ce sera dans 20 minutes dans la revue de presse. Mais d'abord, c'est l'heure de notre entretien. Et c'est la députée européenne, LHC Manon-Brie, qui nous rejoint. Bonjour, Manon-Brie. Bonjour. Merci d'être notre invitée. Vous êtes députée européenne, membre de la France Insoumise. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de West to France. Bonjour Stéphane.

30:31
Intervenant

Bonjour Ariane. Manon-Brie, bonjour.

30:33
Présentateur

Bonjour. On va commencer en parlant bien sûr de cette grande journée de mobilisation aujourd'hui qui s'annonce très suivie. Votre objectif, c'est de mettre la pression sur Sébastien Lecornu ? Notre objectif, c'est de mettre la pression sur Sébastien Lecornu. Et on ne va pas se raconter d'histoire aussi sur Emmanuel Macron puisque c'est Emmanuel Macron lui-même qui a nommé un de ses derniers fidèles une sorte de clone à Matignon avec Sébastien Lecornu pour poursuivre sa politique. Et Emmanuel Macron n'a toujours pas compris que tant à l'Assemblée nationale que dans la rue que de la part des syndicats, ce qu'on attend, c'est une rupture avec la politique macroniste.

Ce qu'on attend, c'est de ne pas subir un budget austéritaire. Celui présenté par François Bayrou dont a priori celui présenté par Lecornu s'inscrira dans la continuité. C'est des sacrifices sociaux terribles. Je veux dire, quand vous faites une année blanche, c'est concrètement des foyers qui ne payaient pas l'impôt qui vont le payer. Concrètement, c'est des prestations sociales qui ne vont pas augmenter à la hauteur de l'inflation. C'est concrètement quand vous avez l'augmentation des franchises médicales, quand vous allez chez le médecin, quand vous allez à la pharmacie payer plus cher vos médicaments, vos consultations médicales. C'est des choses très concrètes dans la vie des gens.

Et oui, on refuse que l'écrasante majorité de la population paye les cadeaux fiscaux qui ont été faits ces dernières années au plus riche de notre pays.

31:45
Intervenant

La rupture dont vous parlez, elle peut se faire avec Emmanuel Macron qui reste à l'Élysée et un Sébastien Lecornu qui aurait une marge de malheur pour changer. Vous continuez à demander la démission du président de la République ?

31:56
Présentateur

Je ne vois pas, honnêtement. Je pense qu'après cette année assez chaotique qu'on vient de vivre politiquement, tout le monde comprend assez aisément que le problème vient de l'Élysée et vient d'Emmanuel Macron lui-même.

32:06
Intervenant

Donc ce que vous demandez, c'est la démission du président de la République ?

32:09
Présentateur

Oui, on demande son départ, que ce soit via une démission ou via une procédure de destitution que nous avons initiée à l'Assemblée nationale. Et qu'il y a peu de chances d'aboutir à l'heure actuelle ? Écoutez, on nous avait dit qu'il y avait peu de chances que François Bayrou parte dès le début du mois de septembre. Il est parti dès le début du mois de septembre. La motion de destitution, quand on l'a déposée une première fois l'an dernier, on avait 71 signatures. Là, on l'a redéposée il y a une semaine et elle a 104 signatures.

Au fur et à mesure que les coûts de force antidémocratique d'Emmanuel Macron se multiplient, son opposition grandit et en particulier, son opposition d'un point de vue aussi purement démocratique. Parce que je veux dire par là, qu'on soit d'accord ou pas avec les positions de la France insoumise, j'entends d'autres personnalités politiques, Valérie Pécret, Jean-François Copé, pour ne citer qu'eux, qui ne sont pas de mon bord politique et qui disent la même chose. En fait, on ne pourra pas tenir comme ça deux ans. Il faut qu'Emmanuel Macron s'en aille pour remettre en quelque sorte les compteurs à zéro. Donc la journée d'aujourd'hui, elle vit surtout Emmanuel Macron ?

Je veux dire, ce n'est pas moi qui donne les mots d'ordre de la journée d'aujourd'hui, mais quand j'étais présente dans la manifestation mercredi dernier, le 10 septembre, en vrai, il y avait quand même une pancarte sur deux où était inscrit le nom d'Emmanuel Macron. Parce que tout le monde a compris que dans la Ve République, celui qui détient tout le pouvoir, et c'est d'ailleurs un des problèmes à mon sens, qui mérite une réforme institutionnelle en profondeur pour aller vers une VIème République davantage parlementaire, mais tout le monde a bien compris que le problème se trouve à l'Élysée et que c'est Emmanuel Macron lui-même et qu'il parte.

Et d'ailleurs, c'est un des slogans de la manifestation aujourd'hui. Blocage, Macron dégage. Voilà, c'est des termes qui sont utilisés par les manifestants. Il y a des inquiétudes de la part des autorités du ministère de l'Intérieur sur des violences et des casseurs qui pourraient venir dans ces mobilisations. Ce matin, Bruno Retailleau s'est exprimé très tôt, il parlait de 5, 6, 7, 8 000 casseurs qui pourraient venir dans les différentes mobilisations. Devant l'ultra-gauche, le casseur, nous serons là, dit le ministre de l'Intérieur. Un ministre de l'Intérieur qui est finalement un ministre du désordre de l'Intérieur parce qu'il ne cesse de multiplier les provocations.

C'est déjà ce qu'il avait fait la semaine dernière. Dire qu'il va y avoir des casseurs, c'est une provocation ? Écoutez, il a multiplié les propos par ailleurs en nous visant, nous directement, élus de la France insoumise alors que, comme chacun le sait, nous sommes des partisans des actions non-violentes. On ne cesse de le répéter. Jean-Luc Mélenchon l'a répété aussi hier soir en étant très clair. Et oui, Bruno Rotaillot se livre à une forme de provocation en ne cessant de prendre la parole pour dire « va y avoir de la casse, va y avoir de la casse ». Je veux dire, la semaine dernière, la seule casse qu'il y a eu, ce sont des gaz lacrymaux qui ont notamment provoqué un incendie à Châtelet.

C'est un manifestant qui a eu une commotion cérébrale à cause des jets ultra-puissants au dos. Je veux dire, dans aucun autre pays d'Europe, des manifestations se traduisent par autant de blessés de la part du côté des manifestants. Donc, oui, Bruno Rotaillot multiplie les provocations. Moi, ce que je souhaite, c'est qu'on ne réponde pas à ces provocations. Je souhaite que ces manifestations soient le plus massive, le plus joyeuse et les plus pacifiques possibles. C'est la meilleure réponse que l'on puisse apporter à Bruno Rotaillot qui n'a qu'une seule envie, c'est qu'il y ait de la casse pour pouvoir surfer sur ces braises-là. sur ces braises-là.

Et moi, ce que j'ai vu la semaine dernière, c'était beaucoup de détermination, beaucoup de jeunes aussi. J'étais surprise de voir autant de jeunes dans ces manifestations. Et j'espère, ce qu'on peut voir d'ores et déjà ce matin, c'est que les mobilisations vont être encore plus importantes, encore plus déterminées. Et c'est beau à voir qu'il y a une forme d'espoir qui se recrée dans le pays. Et pendant ça, Sébastien Lecornu consulte les oppositions. Hier, toutes les forces de gauche étaient à Matignon, sauf la France insoumise. Est-ce que la politique de la chaise-vite, c'est une politique responsable ?

Écoutez, la première question qui nous est posée, c'est est-ce que Sébastien Lecornu est légitime pour être Premier ministre ? Nous, nous posons une première condition, c'est qu'il y a un vote de confiance à l'Assemblée nationale. On a reproché beaucoup de choses à François Bayrou, mais il a fait au moins une chose de bien, c'est qu'il a demandé, tardivement certes, un vote de confiance à l'Assemblée nationale. Ça ne lui a pas tellement réussi

36:25
Intervenant

en même temps ?

36:26
Présentateur

Ça ne lui a pas réussi, mais je pense que dans une démocratie, c'est sain de savoir si vous êtes en capacité de gouverner face à l'Assemblée nationale et face au Sénat. Mais juste, pourquoi ne pas aller discuter avec Sébastien Lecornu ? Mais à quoi bon en réalité ? Vous avez un Premier ministre qui n'a aucune légitimité et dont on sait très bien qu'il est là pour appliquer la politique macroniste. Il a parlé de rupture, son premier mot c'était le mot de rupture. Rupture, en allant pour premier rendez-vous qu'il a fait, il a pris rendez-vous avec Nicolas Sarkozy. Donc en termes de rupture, on y repassera.

Ça c'est pour la méthode et sur le fond, mis à part la suppression des deux jours fériés...

37:06
Intervenant

Il a aussi consulté François Hollande, il a consulté la présidente de l'Assemblée nationale. Il a reçu les syndicats

37:12
Présentateur

avant même de recevoir les oppositions. Les socialistes qui sont sortis hier du rendez-vous ont dit il n'y a rien à en tirer et les socialistes se sont fait piger la dernière fois. On leur avait promis la carotte du conclave sur les retraites. Qu'est-ce qu'il est sorti de ce conclave absolument rien ? À aucun moment cette réforme des retraites dont pourtant l'opposition est unanime tant à l'Assemblée nationale que par les syndicats que dans la rue que dans la population française il n'est rien ressorti. Donc vous voyez moi j'ai passé l'âge de croire au Père Noël désolé j'espère qu'il n'y a pas d'enfants qui me regardent. Votre conviction est faite

37:44
Intervenant

il n'y a rien à négocier

37:45
Présentateur

avec Sébastien Lecornu. Je veux dire il n'y a rien à négocier. Donc c'est même pas la peine d'aller le voir. Il nomme un Premier ministre dont le premier point de sa trajectoire politique est d'avoir été ministre de l'ensemble des gouvernements d'Emmanuel Macron. Et c'est le seul qui est dans cette position. On ne va pas se raconter d'histoire. Sébastien Lecornu c'est le dernier fusible. Après Sébastien Lecornu Emmanuel Macron il va se nommer lui-même à Matignon. Parce qu'il n'a plus personne pour aller le représenter et pour continuer sa politique parce que sa politique elle est détestée. Est-ce que ça veut dire que socialistes, écologistes, communistes ont eu tort de se rendre à Matignon ?

Je pense qu'ils ont eu tort. D'ailleurs j'observe que quand ils sortent de ces rendez-vous ils disent ça n'a pas servi à grand-chose. Après on a des stratégies différentes. Mais il dit c'est républicain. Un premier ministre vient d'être nommé. C'est républicain d'aller discuter avec lui. Ce qui est républicain c'est de suivre les règles républicaines. Et dans une démocratie la moindre des choses c'est de demander un vote de confiance. S'il y avait eu un vote de confiance que ce vote de confiance avait été passé et s'il y avait eu des rendez-vous qui avaient été faits par la suite on ne s'y serait rendu. Mais alors déjà il n'y a pas de gouvernement et le Parlement ne siège pas.

Demander d'avancer la date de la session parlementaire c'est tout à fait faisable. Et ça fait partie des choses que nous... Il peut nommer son gouvernement là dans les heures qui suivent. Il n'y a pas besoin de trois semaines pour nommer un gouvernement. D'autant plus que scoop il y aura probablement Gérald Darmanin il y aura probablement Bruno Rotaillot bref les mêmes on recommence. Il ne se donne même plus la peine de faire un espèce de petit jeu de chaise musicale où symboliquement on change ton portefeuille. A la fin c'est vraiment on prend les mêmes et on recommence. Tout le monde a bien compris. un gros scoop ce matin j'aurais bien voulu mais malheureusement ce n'est pas le cas.

Donc avec ce gouvernement qui sera plus ou moins le même on pourrait commencer la session parlementaire dès la semaine prochaine. En tout cas en ce qui nous concerne nos élus insoumis sont prêts.

39:33
Intervenant

Alors ce que vous disiez c'est que chacun sa stratégie la vôtre elle est très claire vous demandez un vote de confiance que probablement très probablement vous n'obtiendrez pas donc il y aura dépôt d'une censure spontanée et vous avez l'intention de faire tomber donc le gouvernement à peine installé.

39:48
Présentateur

Oui pour une simple et bonne raison c'est que ce gouvernement n'a aucune légitimité démocratique et populaire. On est en train de s'habituer à une forme de fait du prince où le président de la république nomme qui il veut issu de groupes minoritaires comme si c'était absolument normal. Je veux dire à l'époque des premiers gouvernements macronistes à l'époque au début du premier quinquennat Emmanuel Macron ça nous paraît il y a une éternité mais il y avait des votes de confiance nous on votait contre on était minoritaires dans l'assemblée et puis que la suite venait assez logiquement avec un gouvernement Edouard Philippe qui gouvernait etc.

Donc là on est dans une assemblée nationale qui est difficile à manœuvrer c'est pour ça que je pense qu'à terme la seule voie qui est possible c'est une nouvelle élection présidentielle parce que je ne vois pas comment on va réussir à gouverner cette assemblée dans les deux années qui est long

40:47
Intervenant

cette nouvelle élection présidentielle il n'est pas question d'essayer de l'obtenir après le vote d'un budget est-ce que le fait que la France soit privée de budget à nouveau en ce début d'année 2026 ce n'est pas un problème pour le pays pour son économie écoutez

41:02
Présentateur

s'il n'y a pas de vote de budget je vais vous dire que c'est même moins pire que ce que nous propose ou ce que nous proposait le gouvernement Bayrou et qu'on va nous proposer de manière assez similaire pour la simple et bonne raison que d'un point de vue juridique s'il n'y a pas de budget adopté alors on prolonge le budget actuel pour l'année 2025 on le prolonge moins par mois pour l'année 2026 en laissant courir

41:25
Intervenant

les déficits

41:25
Présentateur

pourquoi je vous dis que c'est moins pire c'est moins pire parce qu'on n'aura pas les deux jours travaillés supplémentaires on n'aura pas ça le Premier ministre qui a renoncé certes mais on n'aura pas tout le reste qu'il y a dans le budget par exemple la hausse des franchises médicales l'année blanche donc ça nous permet de nous protéger de ça

41:44
Intervenant

mais on n'aura pas l'économie non plus par rapport aux déficits

41:47
Présentateur

et ensuite dès qu'un nouveau gouvernement se réformer s'il y a une nouvelle élection présidentielle il fera ce qu'on appelle un budget rectificatif qui permettra lui de reprendre la main et oui la question des déficits même si elle est largement annuancée pour tout un tas de raisons notamment parce que aujourd'hui à chaque fois qu'on délivre un titre de dette on a trois acheteurs qu'on reste à des taux d'intérêt qui sont inférieurs aux années 2000 mais sans entrer dans les détails oui il y a un sujet quand même à traiter sur les déficits qui de notre point de vue le premier sujet à traiter c'est le sujet des recettes fiscales qui n'ont cessé de baisser depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir mais j'en arrive à la question initiale de comment régler ça oui avec une élection présidentielle le plus rapidement possible mais qui permettra de repartir d'une feuille blanche d'avoir un débat politique projet contre projet c'est pas une mauvaise chose et ensuite à la fin les français trancheront une orientation politique qui ensuite sera plus claire je pense à l'Assemblée nationale

42:45
Intervenant

avant la démission du président il y a une autre piste il y a une alternative c'est une nouvelle dissolution est-ce que ça vous y seriez favorable ?

42:52
Présentateur

écoutez moi je ne suis jamais défavorable à revenir devant les urnes et devant les françaises et les français on ne doit jamais avoir peur du vote mais de manière assez pragmatique s'il y a une nouvelle dissolution probablement on arrivera à une tripartition assez similaire de l'Assemblée nationale peut-être avec probablement les macronistes qui perdent encore un peu plus des plumes

43:14
Intervenant

et le Rassemblement national qui augmente de manière assez forte

43:17
Présentateur

peut-être qui augmente même si je suis prudente avec les sondages puisque vous le savez que la dernière fois les sondages donnaient le Rassemblement national gagnant dans l'ensemble des sondages de l'entre-deux-tours et que finalement c'est le nouveau Front populaire en termes de siège qui est arrivé en tête mais on ne s'éloignera pas de manière significative de l'équilibre des forces actuelles je pense qu'il faut repartir dans l'ordre qui est malheureusement l'ordre qui nous est donné par la Ve République élire un président de la République qui lui permette ensuite d'asseoir et de proposer une majorité parlementaire et j'espère tirer les leçons de l'impasse politique dans laquelle on s'est trouvé avec une refonte parlementaire une refonte institutionnelle et une nouvelle République

43:55
Intervenant

Je trouve que vous venez de le dire la dernière fois il y avait un nouveau Front populaire est-ce qu'il pourrait y avoir un nouveau Front populaire est-ce qu'il y a encore un espoir une possibilité d'une union de la gauche compte tenu des rapports que vous entretenez les uns avec les autres Moi ce que je souhaite

44:08
Présentateur

en tout cas c'est qu'il puisse y avoir partout en France des représentants du programme du nouveau Front populaire donc ça n'a pas à être systématiquement le programme oui en tout cas en ce qui nous concerne de la première à la dernière page Est-ce qu'aujourd'hui ce n'est pas le programme de la France insoumise et les autres s'en détachent ? On a fait campagne sur un programme commun qu'il y en ait qui fassent le choix de faire campagne sur un programme et de s'éloigner de ce programme d'un point de vue démocratique moi je trouve ça problématique C'est manifestement

44:36
Intervenant

le cas des socialistes qui ont pris la page

44:38
Présentateur

Et je le regrette Moi je préférais qu'ensemble on continue à défendre l'abrogation de la réforme des retraites qu'ensemble on continue à défendre une réforme fiscale dans son intégralité qui permette de restaurer de la justice fiscale comme par exemple davantage de progressivité sur l'impôt sur le revenu pour ne prendre que cet exemple Et avec davantage de personnes qui le payent C'est aussi ça votre programme ?

Alors on peut aller dans le détail si vous voulez notre programme de réforme de l'impôt sur le revenu qui propose 14 tranches tous ceux qui gagnent moins de 4500 euros par mois paieraient moins d'impôts Donc ça fait quand même beaucoup de gens en France ça fait 92% des Français pour être très précise Mais on peut prendre cet exemple comme d'autres connaissent assez bien le programme du nouveau Front populaire justement parce que nous on le défend et c'est peut-être un peu vieux jeu j'ai que 35 ans mais c'est peut-être un peu vieux jeu mais moi je pense que quand on fait de la politique on défend des programmes et on les défend jusqu'au bout sinon ça s'appelle l'électoralisme vous faites semblant que vous défendez quelque chose et puis quand vous êtes élu vous faites autre chose Donc pour vous les socialistes on fait l'électoralisme ?

Le fait est qu'à chaque fois qu'ils trahissent ce programme on font la démonstration qu'ils ont fait une campagne sur un programme sur lequel ils ne croyaient pas vraiment puisqu'ils le remettent en question aujourd'hui je le regrette parce que je pense que ça fait du mal à la politique quand on va dans la rue et qu'il y a des gens qui nous disent tous les mêmes de toute façon vous ne tenez pas vos promesses je veux dire la gauche dans son ensemble a mis tellement de temps à se relever du quinquennat Hollande où il avait fait un certain nombre de promesses il avait même dit mon ennemi c'est la finance et puis il avait fait tout l'inverse ensuite on a mis du temps à nous grâce je pense à la France insoumise à reconstruire la gauche sur des bases de gauche sur d'abord la NUPES le nouveau front populaire à ramener le parti socialiste à gauche et puis manifestement ils n'ont pas tiré le son de leur échec

46:19
Intervenant

et ils repartent

46:20
Présentateur

je ne dis pas qu'ils ne sont plus de gauche je dis qu'ils tournent le dos au programme du nouveau front populaire qui a permis de reconstruire la gauche qui a permis de redonner de l'espoir à tellement de gens dans le pays qui se sont dit on a une alternative au Rassemblement National et si demain il doit y avoir une élection telle qu'elle soit législative ou présidentielle je ne veux pas que les gens soient de nouveau désespérés je veux leur dire il y aura des gens pour porter ce programme du nouveau front populaire parce qu'on y croit jusqu'au bout parce que c'est l'alternative parce que de la retraite à 60 ans à plus de justice fiscale à la transition écologique à des refontes institutionnelles comme la 6ème République on y croit vraiment et on va continuer à le défendre et il faut voilà on fait une offre Jean-Luc Mélenchon on en a parlé ce week-end à la fête de l'humain on fait une offre fédérative fédératrice l'objectif c'est de rassembler le plus largement sur ce programme tous ceux qui y croient encore venez on appelle ça comme vous voulez je m'en fous mais on a besoin d'être le plus nombreux possible autour de ce programme La semaine prochaine Sébastien Lecornu va faire face à une autre mobilisation c'est celle des agriculteurs mobilisés notamment contre le traité Mercosur est-ce que la France peut encore empêcher ce traité l'entrée en vigueur bien sûr elle le peut et malheureusement elle n'a rien fait pour je veux dire quand même Emmanuel Macron est président de la République depuis 8 ans ce traité est négocié depuis 20 ans mais les négociations se sont accélérées ces dernières années il n'a jamais rien fait au Conseil il n'a jamais rien fait est-ce qu'il avait les possibilités de bloquer ?

est-ce qu'il a eu cette minorité de blocage ?

il avait la possibilité de créer une minorité de blocage il n'en a jamais pris l'initiative il n'a jamais rien dit non plus contre le passage en force de la Commission européenne qui prévoit c'est un peu technique un saint dinge d'un point de vue juridique ce qu'on appelle le split qui va contourner la validation des parlements nationaux et contourner l'unanimité des états membres tout ça pour essayer de passer en force le Parlement européen a aussi été mis de côté je suis première vice-présidente de la Commission des affaires commerciales au Parlement européen nous n'avons pas eu accès au texte alors qu'on est censé être co-décisionnaire et cet accord c'est une catastrophe à tout point de vue catastrophe d'un point de vue agricole concurrence déloyale vis-à-vis de méga fermes usines d'Argentine ou du Brésil catastrophe d'un point de vue sanitaire un tiers des pesticides qui sont autorisés au Brésil sont interdits dans l'Union européenne donc ça va nous empoisonner et enfin c'est une catastrophe environnementale pourquoi diable aller importer du maïs du soja de la viande bovine du poulet de l'autre bout du monde alors qu'on en produit ici et pour toutes ces raisons avec notre groupe de la gauche on a déposé une motion de censure au Parlement européen pour contrer l'accord avec le Marcosur mais aussi pour dénoncer la complicité de l'Union européenne dans le génocide à Gaza dénoncer les reculs en matière sociale mais est-ce que vous demandez la démission d'Ursula Van der Leyen si on demande son départ oui elle peut partir d'elle-même en démissionnant c'est une motion de censure faute de quoi nous avons déposé une motion de censure c'est la première motion qui vient de notre groupe de la gauche de l'histoire donc ça marque quand même et c'est pas rien parce qu'on a aussi un glissement de la droite qui fait de plus en plus de coalitions avec l'extrême droite au Parlement européen

49:19
Intervenant

oui alors ce qui est amusant entre guillemets c'est que vous avez aussi les députés français du Rassemblement national qui ont déposé eux aussi une motion de censure contre Ursula Van der Leyen et il y a une censurie de française parce qu'en fait il y a que les français qui déposent des motions de censure

49:32
Présentateur

vous savez la motion de censure de l'extrême droite elle est hypocrite parce qu'en réalité la commission européenne actuelle elle conduit de plus en plus de politiques d'extrême droite notamment sur les questions migratoires l'extrême droite a un vice-président de cette commission européenne et c'est la première fois de l'histoire ce qui nous concerne je veux dire déposer une motion de censure pour dénoncer la complicité de l'Union Européenne dans le génocide à Gaza je ne crois pas que le Rassemblement National soit d'accord avec ça et oui l'objectif c'est aussi d'envoyer un avertissement et que la gauche se réveille il faut que la gauche se réveille quand je vois que mes amis mes camarades écologistes et socialistes français ont refusé de signer cette motion de censure alors qu'ils signent les motions de censure en France je veux dire Ursula Van der Leyen elle est plus à droite que les ministres et les gouvernements français actuels et donc moi j'appelle la gauche à se réveiller pour envoyer un avertissement et dire maintenant stop à ces alliances de droite et des communistes Stéphane une dernière question

50:25
Intervenant

à Gaza ce mercredi donc hier la commission européenne a annoncé des sanctions contre Israël les sanctions individuelles et la possibilité de suspendre l'accord commercial bilatéral entre la commission européenne et Israël qui existe depuis 25 ans c'est bien enfin insuffisant qu'est-ce que vous en dites ?

50:39
Présentateur

Rendez-vous compte il aura fallu plus de 700 jours de génocide dans la bande de Gaza pour que la commission européenne annonce sa toute première mesure à l'encontre du gouvernement Vous vous demandiez depuis longtemps

50:51
Intervenant

mais ça y est on y est là

50:52
Présentateur

j'y arrive sur le fond mais quand même 700 jours je vois que quand il s'agissait de la guerre entre la Russie et l'Ukraine la commission européenne a raison n'a pas attendu la moindre minute on en est à 18 paquets de sanctions et là c'est seulement la première sanction qui est prise et ces sanctions oui c'est trop peu trop tard dérisoire eu égard à l'ampleur du génocide c'est dérisoire parce que vous prenez par exemple la suspension des mesures davantage commerciaux vis-à-vis d'Israël ça va concerner seulement 37% des produits commerciaux qui entrent dans le sol européen c'est pas du tout un embargo ça va juste surenchérir le coût commercial de 220 millions d'euros je veux dire un génocide ne vaut pas 221 millions d'euros ce qu'il faut faire c'est des véritables sanctions je termine là-dessus des sanctions économiques des sanctions contre le gouvernement un embargo sur l'envoi d'armes ça ce serait des véritables sanctions à mesure de mettre un terme à ce génocide qui a trop duré et qui aujourd'hui la vérité c'est que les dirigeants européens ont du sang sur les mains et qui devraient faire face à leurs responsabilités merci Manon Brie merci d'avoir été avec nous la une de Ouest France Stéphane c'est la grande sociale et les syndicats qui restent mobilisés même sans gouvernement merci Stéphane merci Manon Brie on regarde l'info dans nos régions c'est l'heure de notre reportage dans nos régions sur cette journée de mobilisation dans le pays des grèves dans les transports dans les écoles mais aussi dans les hôpitaux l'intersyndicale de l'assistance publique des hôpitaux de Paris notamment a appelé massivement à manifester aujourd'hui Gaëlle Fonseca est allée à la rencontre de soignants prêt à bouger

52:40
Invité

devant le plus grand

52:45
Présentateur

hôpital public de France nouveau rassemblement symbolique pour mobiliser le plus grand nombre le 18 leur cible les 5,5 milliards d'euros d'économies sur la santé du plan Bayrou le coup de prêt est rapide une fois qu'ils auront l'hôpital Bichat ce qui se passe pour l'hôpital Bojon à l'hôpital Tenon aussi Auréliane infirmière en salle de naissance constate des difficultés sur ma maternité quand on embauche une auxiliaire puère et qu'elle se rend compte qu'elle va devoir s'occuper seule de 17 bébés en fait elle arrête là nous je pense qu'il faut qu'on redescendre dans la rue cette soignante est fière de son métier mais ne peut cacher sa colère en évoquant son quotidien dans le 20ème arrondissement de Paris en fait c'est une forme de frustration de savoir ce qu'on pourrait faire et ce qu'on fait en réalité manque de moyens en fait on est forcément maltraitant on est dans un système qui rend fou des fois je dis à mes patientes bon j'arrive je viens vous voir dans 20 minutes je voudrais réévaluer dans 20 minutes la situation mais je sais très bien que dans 20 minutes je ne reviendrai pas je sais très bien que ça ne sera pas 20 minutes ça sera 1h20 le problème c'est pas d'avoir des journées dures de temps en temps on sait qu'on va avoir des journées dures de temps en temps on sait qu'on va avoir des urgences on sait qu'on va avoir des choses pas prévues on le sait ça le problème c'est d'avoir des journées dures tout le temps et d'être tout le temps seul pour les affronter si on n'arrive pas à changer les choses et à inverser la tendance bientôt il n'y aura plus d'hôpital il n'y aura plus d'hôpital parce que plus personne ne voudra travailler là-dedans à l'une des entrées de l'établissement Eva, salut ça va vous ?

c'est l'unanimité chez ses collègues

54:19
Intervenant

les manipulateurs radio là actuellement du coup ils sont 8 sur 18

54:25
Présentateur

on est très souvent au bord du burn-out et les patients sont moins bien pris en charge qu'auparavant donc nous on veut vraiment se battre pour un hôpital public digne de ce nom et un hôpital plus digne c'est aussi avoir de bonnes conditions matérielles à la CGT c'est assez régulier de recevoir des mails avec des photos de services qui sont dans des états plus que discutables c'est une table de consultation gynécologique la vétusté le manque d'équipement mais plus que tout les coupes sur le personnel causent l'épuisement des équipes

55:01
Invité

quand je suis rentré à la PHP il y avait 95 000 professionnels à la PHP on est à 70 000 ça fait 36 ans que je travaille à la PA on voit bien que la barrière d'ajustement elle est sur le personnel ce qu'on veut

55:17
Présentateur

c'est une enveloppe avec de l'argent dedans pour l'hôpital pour la santé c'est tout pour Auréliane et ses collègues ce n'est pas à l'hôpital public de porter la dette de la France et le 18 septembre n'est qu'une première étape les professionnels de santé ont déjà indiqué se mobiliser le 4 octobre prochain jour des 80 ans de la sécurité sociale et voilà on va continuer à parler évidemment de cette grande journée de mobilisation puisqu'Audrey vous avez fait le tour de nos quotidiens régionaux et dans une très grande partie de nos quotidiens et bien c'est cette grande journée de mobilisation qui fait la une En effet Auréliane regardez un jeudi noir prédit le Dauphiné libéré éducation transport service public des milliers de personnes vont se mobiliser partout en France ce jeudi à l'appel de l'intersyndicale qui affiche un front uni l'objectif s'opposer aux mesures budgétaires de François Bayrou que le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu n'a pas encore écarté et justement cette journée de mobilisation c'est l'épreuve du feu pour Sébastien Lecornu souligne la dépêche du midi un sondage publié en page intérieure montre qu'une majorité de français 56% d'entre eux approuvent ce mouvement le journal qui publie aussi une interview de Sophie Binet la secrétaire générale de la CGT qui prévient regardez si le gouvernement ne répond pas la mobilisation ne va pas s'arrêter Auréliane et on va voir comment se passe cette mobilisation dans nos régions on va aller du côté de Marseille on retrouve Olivier Biscay bonjour Olivier merci beaucoup d'être avec nous très heureuse de vous retrouver dans cette émission Olivier directeur de la rédaction de La Provence et Olivier en une de La Provence ce matin une galerie de portraits de manifestants qui sont-ils ?

56:58
Intervenant

Oui on a fait le choix Auréliane de mettre en avant et de faire témoigner des manifestants qui vont défiler tout à l'heure dans nos rues il y a trois rassemblements à Marseille à Arles à Aix et un peu partout dans la région ils sont infirmiers étudiants agriculteurs pharmaciens chefs d'entreprise ils en ont assez c'est ce qu'ils nous disent évidemment dans nos colonnes ce matin pour beaucoup il y a de l'historique ils ont manifesté ces dernières années mais il y en a quelques-uns qui manifestent pour la première fois parce qu'ils considèrent qu'il y a trop de désespérance trop de ras-le-bol et qu'on ne les écoute pas on ne les entend pas et donc on a voulu tout simplement illustrer humaniser ces manifestants on a tendance à dire que les rassemblements seront nombreux que ce sera un jeudi noir mais qui sont-ils réellement et comment ils ont été conduits à finalement faire entendre leur voix ce matin alors les rassemblements seront évidemment très importants à Marseille à Aix à Arles dans beaucoup d'établissements on annonce 30% de grévistes dans les établissements scolaires dans Vaucluse par exemple et des pharmacies fermées vous le savez ici entre 80 et 90% avec des transports qui seront plus ou moins à l'arrêt il faut le dire aussi parce que beaucoup de services ont été imaginés ces derniers jours pour permettre à chacun évidemment d'aller travailler pour celles et ceux qui le souhaitent

58:09
Présentateur

et dans le cortège marseillais également des responsables politiques

58:11
Intervenant

Oui des responsables politiques notamment Jean-Luc Mélenchon qui sera ici présent ce matin il fera une conférence de presse dans la matinée aux côtés de Manuel Bompard Sébastien Delogu évidemment que c'est un mouvement social un mouvement économique mais aussi un mouvement politique on l'a dû les unes de nos journaux le montrent Sébastien Lecornu est en pleine réflexion négociation LFI la France Insoumise n'a pas souhaité rencontrer Sébastien Lecornu la France Insoumise préfère la rue le mouvement et on l'aura tout à l'heure évidemment pour l'interroger sur cette journée et ses intentions au-delà du 18 septembre

58:48
Présentateur

Merci beaucoup Olivier merci d'avoir été avec nous on revoit la une de la Provence Mouvement du 18 septembre ils seront dans la rue c'est à la une de votre journal merci Olivier et à très vite Audrey on va poursuivre la revue de presse parce que parmi les mesures plébiscitées par les français il y a la taxation des grandes fortunes sur le patrimoine En effet ça intéresse le midi libre ces ultra riches payent-ils assez d'impôts ils en payent en tout cas plus que chez la majorité de nos voisins européens même si ça n'empêche pas la fortune des 500 plus riches de France d'avoir été multipliés par 14 en 30 ans le journal a aussi tendu le micro à des économistes sur la fameuse taxe du Kman cet impôt planché de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros mais eux ces économistes ils ont aussi d'autres idées taxer par exemple le capital qui dort ou arrêter certaines aides aux entreprises les aides aux entreprises ont souvent la forme de perfusion certaines entreprises font plus la chasse aux aides qu'aux clients et ça c'est malsain Tout autre sujet le républicain Laurent s'intéresse aux dépenses des étudiants une hausse de leurs factures mensuelles comprise entre 3 et 5% le coût du logement reste la principale charge du budget on se retrouve le ventre vide au moment des examens l'une des solutions poussées par l'UNEF l'un des syndicats étudiants c'est la gratuité des transports qui permettrait un peu d'alléger la facture pour les étudiants et puis je termine par cette histoire qui elle se termine bien heureusement mais qui fait froid dans le dos surtout quand on a peur de l'avion comme vous et moi Oriane ça fait la une de Corse matin les passagers du vol Paris-Ajaccio ont dû patienter en vol pendant une vingtaine de minutes au-dessus de la mer parce que le contrôleur aérien s'était endormi impossible d'atterrir sans son autorisation évidemment d'autant que la piste était plongée dans le noir finalement le contrôleur a fini par sortir de sa sieste et l'avion a pu atterrir sans encombre à aucun moment il y a eu de mouvements de panique tout le monde est resté serein précise une passagère on est rassuré l'aviation civile a tout de même ouvert une enquête interne merci Audrey merci beaucoup pour cette revue de presse régionale et on va revenir sur la journée de mobilisation la rue qui met donc la pression sur Sébastien Lecornu qui tente toujours de trouver un accord de non-censure il poursuit ses consultations après le socle commun il recevait hier les forces de gauche et l'ERN avant d'en parler avec nos éditorialistes on va voir comment se sont passées ces consultations avec Lémentine Louise suite des consultations hier à Matignon avec pour commencer la journée les forces de gauche premiers reçus les socialistes ceux qui n'avaient pas censuré François Bayrou en janvier dernier pourrait-il à nouveau épargner un premier ministre sans majorité

1:01:32
Intervenant

nous l'avons dit très clairement que si il était là pour refaire François Bayrou les mêmes causes produiraient les mêmes effets maintenant le premier ministre est resté très flou sur cette intention

1:01:44
Présentateur

prudence et silence face à un dilemme cornélien le premier ministre ne lâche pas un mot sur la composition du budget 2026 face à nous nous avons eu un premier ministre qui très clairement se débat entre des contraintes extrêmement complexes soit Sébastien Lecornu renverse la table soit il sera renversé absent autour de la table hier les représentants de la France insoumise qui refusent tout compromis avec le nouveau premier ministre le parti communiste et places publiques étaient en revanche à Matignon avant de laisser la place aux représentants du Rassemblement national nous attendons un budget pour pouvoir juger si véritablement il y a une rupture ou pas et comme l'a rappelé Jordan

1:02:27
Intervenant

s'il n'y a pas de rupture il y aura censure nous maintenons qu'il est nécessaire de revenir aux urnes

1:02:32
Présentateur

Sébastien Lecornu clôturera aujourd'hui ses consultations avec l'UDR d'Éric Ciotti alors que des manifestations massives sont attendues partout en France et pour en parler Mickaël Darbon bonjour Mickaël merci d'être là éditorialiste à 24 News et à Public Sénat et Pablo Piovivien bonjour Pablo bonjour merci également d'être avec nous rédacteur en chef de la revue Regards on a vu Sébastien Lecornu qui a donc entamé hier ses consultations avec les oppositions avec la gauche avec le RN avec lequel il doit trouver notamment la gauche les socialistes un accord de non-censure est-ce que ça vous paraît possible Pablo ?

1:03:08
Intervenant

absolument pas alors je ne vois vraiment pas quelle marge de manœuvre pourrait avoir le Premier ministre pour obtenir cet accord de non-censure je pense que du côté de l'opposition de gauche au sens large de la France insoumise au parti communiste Europe Écologie Les Verts et le parti socialiste ils ont tous dit d'ores et déjà que de toutes les façons ils allaient voter la censure on l'a entendu dans votre reportage en fait ils le disent dès le jour 1 quant au RN ils vont avoir une difficulté c'est-à-dire que s'ils sont les seuls à ne pas voter à ne pas voter la censure par exemple à s'abstenir ils seront notamment par la gauche tenus pour responsables du gouvernement qui sera alors composé c'est-à-dire que par exemple si je prends l'exemple de François Béroud François Béroud au départ il n'avait pas eu il y avait eu un accord de non-censure enfin en tout cas il n'avait pas été censuré ni par le RN ni par le parti socialiste donc il y avait un espèce de flou artistique sur qui soutenait véritablement le gouvernement est-ce que c'était le RN est-ce que c'était le parti socialiste si le RN se retrouve seul en dehors du socle commun à ne pas soutenir le gouvernement alors bon bah ce sera lui qui sera responsable de tout ce que fera tout ce que proposera le gouvernement or dans la séquence politique dans le moment politique dans lequel on est aujourd'hui c'est-à-dire avec une dissolution qui pend au nez de tous nos députés avec une présidentielle qui est dans un an et demi il n'y a pas beaucoup de raisons que le rassemblement national se fourvoie dans un gouvernement quand bien même Sébastien Lecornu et ses amis Retailleau Darmanin etc.

tendraient la main par le biais de multiples propositions vers le rassemblement national

1:04:51
Présentateur

Il ne peut pas ressortir quelque chose de ces consultations Michael selon vous ?

1:04:56
Intervenant

Ça dépend du résultat de la principale et la seule réelle consultation qui a lieu en ce moment c'est celle qui existe entre Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron En réalité tout ce que l'on voit là c'est du facial c'est de l'hologramme La réalité c'est en ce moment c'est la discussion qui se déroule entre les deux têtes de l'exécutif de la part d'Emmanuel Macron c'est qu'est-ce que je vais accepter comme abandon symbolique de mes mantras économiques et politiques fiscalité offre compétitivité enfin tout ce qui fait le macronisme on va dire entre guillemets pour pouvoir permettre donc à Sébastien Lecornu qui est le plus proche qu'il a nommé qu'il voulait nommer depuis longtemps d'avoir au fond une espérance de vie plus longue que les autres premiers ministres Donc c'est jusqu'où il peut mettre en oeuvre la rupture ?

C'est tout c'est exactement ça puisque le mot rupture on peut imaginer tel qu'on connaît les relations entre les deux que lorsqu'il va sur le perron de Natignon face à François Bayrou il re-gla-faire en 6 minutes le mot rupture a été validé et donc à partir de là maintenant c'est comment on met quel contenu on met à l'intérieur de cette rupture qu'est-ce qu'on abandonne de manière symbolique de manière à pouvoir tenter parce qu'effectivement c'est extrêmement compliqué tenter de construire un accord de non-censure pour tenter d'avoir une espérance de vie supérieure donc la vraie concertation en ce moment elle est entre les deux

1:06:19
Présentateur

Accord de non-censure que Sébastien Lecornu cherche à construire notamment avec le Parti Socialiste qui a été reçu hier matin à Matignon on va écouter le premier secrétaire du Parti Socialiste qui était l'invité ce matin de TF1 voir ce qu'il a pensé de cette rencontre

1:06:33
Intervenant

c'était un premier rendez-vous une prise de contact et le Premier ministre a donné le sentiment de ne pas encore savoir vraiment dans quelle direction il voulait aller si on devait voter aujourd'hui je ne sais pas d'arrer très bien sur quoi on voterait mais vraisemblablement on voterait la censure parce qu'en réalité il n'y a eu aucune avancée

1:06:53
Présentateur

Est-ce que c'est une manière pour Olivier Faure de continuer à mettre la pression sur Sébastien Lecornu et de mettre la barre des exigences plus haute ?

1:07:01
Intervenant

C'est une manière pour surtout Olivier Faure et le Parti Socialiste en général de s'affirmer dans l'opposition le Parti Socialiste depuis on va dire les années Hollande il cherche à se reconstruire une identité un squelette idéologique une position dans le paysage politique français il l'a fait notamment avec deux jalons qui étaient importants qui étaient l'appartenance à la NUPES et l'appartenance au nouveau Front Populaire c'est-à-dire réancré le Parti Socialiste dans la gauche réancré dans l'opposition au néolibéralisme au centre-droit ou à la droite d'ailleurs que pouvait représenter Emmanuel Macron aujourd'hui ils ont depuis les dernières élections législatives ils avaient un peu changé leur fusil d'épaule c'est-à-dire qu'ils avaient un peu réorienté ils avaient dit bon bah écoutez nous on va discuter avec Michel Barnier c'est-à-dire que c'était le seul groupe du nouveau Front Populaire à ne pas avoir voté la censure et de Michel Barnier au départ puis de François Béroux au départ c'est-à-dire qu'ils avaient dit on a une autre méthode en fait nous que le reste de nos partenaires de gauche le seul problème c'est que cette méthode a fait long feu deux fois ils se sont fait rouler dans la farine c'est-à-dire que deux fois on a fini avec un premier ministre Michel Barnier et François Béroux qui au départ avaient dit non mais ça nous intéresse le Parti Socialiste puis à la fin bon bon on va peut-être supprimer l'AME pour le transformer l'aide médicale d'État pour faire du pied au rassemblement national ça a été le cas et pour Michel Barnier et pour François Béroux donc ils se disent là quel gage on pourrait avoir de ce Sébastien Lecornu qui est issu exactement en fait du même moule idéologique du même socle commun que les deux précédents qui nous ont roulé dans la farine donc ce que fait ce que fait Olivier Faure c'est qu'il essaye de dire nous on est parti socialiste donc on est responsable donc on écoute donc on va discuter mais au fond il a aussi une position de gauche à tenir une opposition en fait à incarner sinon il va être lâché et par le reste de la gauche ce qu'il ne peut pas se permettre sinon autant prendre un autre nom et s'appeler Ensemble ou Renaissance et par ses militants les militants socialistes aujourd'hui ils ne veulent pas en fait que le Parti Socialiste participe à cette mascarade de nouveau gouvernement Lecornu

1:09:18
Présentateur

Il est coincé Olivier Faure ?

1:09:19
Intervenant

Bon en fait il s'est déjà fait roulé dans la farine en fait parce qu'il a cru il y a une zaine de jours qu'il serait à Matignon donc de ce point de vue là lui aussi il a eu son moment voilà roulade si je puis dire et à partir de là il essaie effectivement maintenant de faire aussi machine arrière et de montrer qu'il est effectivement dans une logique d'opposition et de contre de contre ce gouvernement il a aussi fait avancer le Parti Socialiste vers au fond un retour à une forme de culture de parti de gouvernement avec l'adoption notamment à Blois d'un contre-budget avec 21 milliards d'économies et au fond une vraie contre-proposition de gouvernement ce qui permet ce qui envoie le signal en disant ça y est on est sorti de cette espèce d'emprise d'opposition LFiste qui au fond ne débouche pas sur la politique publique mais permet de revenir dans cette logique là mais il faut c'est de constater qu'il n'y a pas d'énergie politique non plus et que de ce point de vue là c'est beaucoup trop compliqué pour le PS puisqu'il gère toutes ces mutations compte tenu des enjeux électoraux qui arrivent et qui vont aussi obliger à encore des contorsions

1:10:34
Présentateur

autre personnalité qui a été reçue hier à Matignon c'est Fabien Roussel pour le Parti communiste Fabien Roussel qui dénonce l'attitude vis-à-vis du Parlement on va l'écouter ce matin sur RTL

1:10:45
Intervenant

Le Parlement

1:10:47
Invité

n'est pas respecté les français ne sont pas entendus et le 49-3 tombe comme une guillotine à chaque fois pour imposer des mauvais coups contre le peuple contre le monde du travail

1:10:59
Intervenant

contre la réforme des retraites enfin à la fin pour se faire entendre je suis désolé mais il faut passer par là et il faut qu'il y ait de vastes mobilisations dans le pays aujourd'hui pour se faire entendre il n'y a pas d'autre choix

1:11:12
Présentateur

Le Parlement n'est pas respecté ?

1:11:14
Intervenant

Fabien Roussel a totalement raison sur ce point le Parlement n'est tellement pas respecté qu'aujourd'hui on se retrouve dans une situation de blocage et j'aimerais rappeler parce que très souvent on entend des gens dire non mais le problème c'est qu'à l'Assemblée nationale il y a une tripartition politique donc vous avez la gauche la droite et puis l'extrême droite et que comme il n'y a pas de majorité absolue ça bloque le blocage il n'est pas à ce niveau-là le blocage il est entre le Parlement et l'exécutif et l'exécutif notamment incarné par Emmanuel Macron qui ne veut pas changer sa politique qu'il mène depuis maintenant 2017 et déjà avant lorsqu'il était ministre de l'économie sous François Hollande il ne veut pas changer d'un iota c'est ce que Michael racontait tout à l'heure et du coup à chaque fois il refuse en fait de voir que il y a des évolutions dans la société mais en fait ça bouge ces députés ils ne sont pas toujours d'accord les députés de la nation ne sont pas toujours raccords avec ce que propose Emmanuel Macron par exemple sur la réforme des retraites sur la réforme des retraites il n'a pas voulu aller jusqu'au vote enfin ils n'ont pas voulu avec Elisabeth Borne première ministre aller jusqu'au vote parce qu'ils se sont dit oulalala là on a une majorité de députés qui va voter contre la réforme des retraites et il en allait de même dans cette même composition de l'Assemblée nationale enfin qu'aujourd'hui enfin c'était il y a un an sous Michel Barnier il y avait eu un débat sur le budget ça avait duré plusieurs semaines plusieurs mois et puis à la fin les députés dans leur sagesse collective ils avaient co-construit ils étaient en train de co-construire une loi budgétaire qui ressemblait à quelque chose alors après évidemment l'exécutif n'était pas content de genre la mouture qui était en train de sortir de l'Assemblée nationale mais ils allaient le faire et c'est à ce moment-là que Michel Barnier a fait oulalala on a un truc qui va revenir sur beaucoup des acquis enfin oui des acquis du quinquennat du premier quinquennat d'Emmanuel Macron donc 49-3 et il prend la copie qui sort du Sénat parce qu'il aimait beaucoup plus la copie du Sénat mais c'est pas ça et ensuite il a bien sûr chuté à la suite de ce 49-3 ce que je veux dire c'est que si Emmanuel Macron si Michel Barnier avait laissé faire le Parlement il y aurait eu le vote d'une loi budgétaire enfin voilà ça aurait fait son petit bonhomme de chemin des petits allers-retours entre le Sénat et l'Assemblée nationale et à la fin il y aurait eu quelque chose donc là moi ce que je dis c'est que Sébastien Lecornu c'est toujours le truc qui me fait un peu rire c'est qu'on a l'impression que c'est le gouvernement en fait qui vote et qui écrit la loi budgétaire non non non le gouvernement il fait une première mouture qui l'envoie en fait au Parlement ensuite il y a des discussions entre parlementaires à la fois les sénateurs et les députés et ensuite ce sont les parlementaires qui votent la loi budgétaire et c'est eux qui co-construisent la loi budgétaire ce n'est pas le gouvernement ne leur en déplaise et ça il va falloir qu'à un moment les gens se mettent ça dans la tête et quand je dis les gens c'est surtout Emmanuel Macron et si les parlementaires ils ont décidé de faire des choses qui reviennent sur pas mal des choses qu'on fait Emmanuel Macron et bien ça sera le cas et ça sera comme ça et il faut qu'ils l'acceptent sinon c'est là qu'il y a un blocage et c'est là qu'il y a un risque de crise institutionnelle profonde

1:14:19
Présentateur

– Et dans son interview à la presse régionale Sébastien Lecornu il fait l'éloge du parlement en semblant décider une nouvelle méthode est-ce que ça peut passer par là ?

1:14:26
Intervenant

– Écoutez la nouvelle méthode pour l'instant consiste à légaliser ou à blanchir si vous voulez le délai très long que traditionnellement on connaît pour la formation d'un gouvernement jusqu'à présent on disait tiens ça dure ça prend du temps c'est la faute du président c'est la faute des ministres c'est la difficulté à monter un gouvernement et aujourd'hui on dit mais c'est normal c'est la méthode donc mais c'est le même le résultat est le même c'est-à-dire qu'on attend et d'ailleurs vous pouvez remarquer à quel point au fond la question du gouvernement est sortie des agendas qui parle de la formation du gouvernement personne ni vous ni moi ni le monde public personne ne se soucie du fait qu'effectivement et bien voilà on rentre dans une période de gouvernement des missionnaires très davantageux pour les ministres qui restent en poste sans obligation sans résultat puisqu'ils ne peuvent plus rien faire à part vraiment les affaires urgentes pour le ministère de l'intérieur c'est évidemment aujourd'hui du travail mais c'est intéressant de voir à quel point la question de la formation du gouvernement est sortie de nos esprits on ne parle que des concertations que des consultations que de la capacité éventuelle à construire comme si on était venu des allemands où on sait qu'on met trois mois à construire un gouvernement après des élections mais sur un programme sur lequel on va s'entendre entre parties alors que pas du tout on n'est pas du tout dans la culture politique allemande de ce point de vue là quant à Fabien Roussel il a regardé le marché il va dans une matinale il doit dire des choses qui passent le mur du son et en bon communiste quelque part il veut se raccrocher au mouvement social il y a cette nostalgie des communistes qui emmène le peuple pour pouvoir lutter contre le pouvoir effectivement il essaie de rattraper l'histoire

1:16:13
Présentateur

il y a une question qui va se poser c'est est-ce que Sébastien Lecornu peut rompre avec le marconisme donner des gages à la gauche sans pour autant perdre sa droite et perdre son socle commun est-ce que ça c'est une équation difficile à résoudre pour lui ?

1:16:29
Intervenant

Alors la première chose c'est l'identité de Sébastien Lecornu depuis qu'il a été nommé les adjectifs qui reviennent le plus souvent pour le qualifier c'est qu'il est proche d'Emmanuel Macron c'est qu'il est loyal envers Emmanuel Macron et c'est que finalement il est le double ou le miroir d'Emmanuel Macron donc on ne voit pas trop pourquoi cette personnalité qui est très discrète dans les médias qui n'a jamais fait de grand discours de politique générale qui ne s'est jamais très avancé sur au fond son idéologie on ne voit pas pourquoi il irait perpendiculairement à ce qu'a fait Emmanuel Macron depuis le début ça c'est la première chose après la deuxième chose c'est que c'est intéressant parce que quand il a dit de mon rupture sur le perron de Matignon on peut l'entendre de deux façons est-ce qu'il entend rupture au sens de la gauche c'est-à-dire la gauche de rupture ou bien est-ce qu'il l'entend du côté de l'extrême droite parce que si jamais il commence à épouser l'agenda le projet le programme de l'extrême droite comme d'ailleurs ça a été en partie le cas de ses prédécesseurs on peut imaginer que ce serait aussi une rupture le mot rupture est quelque chose qui fait partie du vocabulaire aussi du rassemblement national ils disent nous on veut une rupture avec la politique immigrationniste qui est menée depuis maintenant 50 ans en France etc.

donc la rupture elle peut être de l'autre côté de l'échiquier politique donc aujourd'hui on ne sait pas trop comme tout le monde l'a noté il ne fait pas beaucoup d'interviews il est très économe en mots et en citations et en machin donc on ne sait pas du tout où est-ce qu'il veut aller mais moi de ce que j'ai entendu j'ai parlé avec des gens qui l'ont rencontré et des syndicalistes et des responsables politiques qui m'ont dit franchement tout ça m'a l'air très très flou il ne dit pas grand chose il prend des notes et c'est ok c'est un taiseux mais le problème c'est qu'au bout d'un moment il va falloir rentrer dans l'art de la politique mais encore une fois moi je n'ai absolument je ne me fais et d'ailleurs même dans le socle commun comme on dit enfin où est-ce qu'il en reste tout le monde sait très bien que le gouvernement Lecornu durera vraiment le temps des roses enfin je veux dire ça ne va pas durer longtemps et Pablo

1:18:47
Présentateur

vous parlez des syndicalistes les syndicats qui appellent aujourd'hui à la mobilisation une journée de mobilisation très suivie comment il peut répondre à cette colère Sébastien Lecornu quelle marge de manœuvre il a pour répondre à la colère qui s'exprime aujourd'hui dans la rue ?

1:19:00
Intervenant

Il n'y en a pas beaucoup puisqu'on voit bien qu'au fond ce sont deux mouvements je dirais deux dynamiques séparés il doit parler avec les groupes parlementaires pour obtenir une capacité d'avoir un chemin de budget et quelque part à côté de cela il doit répondre ou en tout cas entendre ou montrer qu'il est sensible à une colère qui s'exprime un désarroi de la part d'une partie importante de la société et de la part des syndicats d'ailleurs il a déjà commencé à le faire finalement parce que les premières mesures symboliques de suppression il a supprimé la suppression donc de ce point de vue là il a commencé à dire ok je vous ai compris on va dire et il a la fameuse mesure aussi totalement symbolique mais qui est demandée par le peuple parce que le peuple aime les symboles aussi c'est normal de la suppression des avantages donc accordés aux anciens dirigeants premier ministre président ce sont des manières de dire je vous ai compris et c'est une manière aussi de dire parce que de rappeler et de confirmer qu'il a une proximité paradoxale avec Emmanuel Macron parce qu'en réalité il est totalement antagoniste avec la pratique du pouvoir qu'a Emmanuel Macron puisque c'est un élu local c'est quelqu'un qui effectivement considère qu'il faut parler avec tout le monde que les corps intermédiaires c'est important il a fait tout le parcours ringard que pointait à l'époque Emmanuel Macron c'est à dire il a fait toutes les élections et tous les postes locaux et donc de ce point de vue là c'est étonnant de considérer qu'il est proche de lui il est peut-être proche de lui dans la matrice idéologique mais dans la pratique du pouvoir c'est différent et c'est peut-être là que ce pourra à un moment donné parce qu'il y aura forcément des tensions se matérialiser une forme de rupture entre les deux

1:20:46
Présentateur

Dans la rue les gens demandent notamment plus de justice fiscale plus de justice sociale et ils reparlent aussi de la réforme des retraites est-ce que là-dessus Sébastien Lecornu peut lâcher des choses ?

1:20:57
Intervenant

On verra si effectivement il devient c'est un ancien proche de Bruno Le Maire et donc je vais dire de la zone Dominique de Villepin il est le dernier premier ministre d'avoir lâché quelque chose Dominique de Villepin et la réforme du CPE a été la dernière victoire syndicale donc aussi le rapport l'enjeu il est aussi du côté des syndicats qui certes peuvent mobiliser parce qu'ils ont la capacité technique et en force syndicale dans les entreprises de pouvoir mettre des gens dans la rue c'est leur métier mais la réalité d'un rapport de force elle est quand même encore à questionner la réforme des retraites il y a eu beaucoup de monde pendant des mois et des mois elle a été votée elle n'a pas été votée elle a été adoptée absolument merci très juste et aujourd'hui on demande effectivement qu'elle soit suspendue ou en tout cas qu'elle soit même abrogée mais force est de constater que la dernière fois où une mobilisation dans la rue a amené un gouvernement à dire je recule la fameuse promulgation suspension de Jacques Chirac à l'époque pour ce dispositif c'était le CPE bon il faut regarder maintenant les histoires ça remonte un peu quand même 20 ans presque

1:22:11
Présentateur

qu'est-ce qu'ils peuvent obtenir aujourd'hui les syndicats au-delà de la démonstration de force et du nombre de manifestants qui sera massif derrière qu'est-ce qu'il peut y avoir

1:22:22
Intervenant

alors c'est assez intéressant parce que quand vous regardez les mots d'ordre de l'intersyndicale qui appelle à manifester aujourd'hui c'est assez flou et c'est assez disparate parce que en vérité le communiqué de presse était parti alors même que Bérou était encore en poste et donc c'était contre le budget Bérou sauf qu'aujourd'hui il n'y a plus de budget Bérou en tout cas il est largement en train d'être remanié par Sébastien Lecornu on ne sait pas trop où est-ce que ça va aller d'ailleurs mais la mobilisation a priori va être très importante il y a déjà des grèves qui sont importantes dans les transports dans les services publics notamment de l'éducation et moi j'ai essayé de prendre le pouls auprès des syndicats etc et les gens ils m'ont dit mais nous on en a marre en fait on en a ras-le-bol on stop en fait au bout d'un moment trop c'est trop ce qui est très rare en fait dans une manifestation intersyndicale normalement les intersyndicales ont des mots d'ordre qui sont très précis c'est l'abrogation de la réforme des retraites c'est genre la hausse des salaires là c'est un peu diffus et c'est en ça que c'est intéressant

1:23:30
Présentateur

Juste pour aller dans votre sens Pablo-Marie-Lise Léon qui dit ce matin sur BFM que ce défilé c'est pour permettre l'expression de la colère

1:23:38
Intervenant

Exactement et d'ailleurs cette colère qui s'articule en fait avec d'autres choses qui sont en train de se passer dans notre pays il y a eu la mobilisation du 10 où il y a eu plusieurs centaines de milliers de personnes qui ont défilé dans la rue de manière spontanée c'est un terme qu'on utilise en sciences sociales pour parler de ce genre de mobilisation où il n'y avait pas vraiment de gens qui appelaient et puis finalement si et puis c'était les réseaux sociaux et puis c'était du bouche à oreille et puis les gens sont sortis dans la rue le 10 septembre le mouvement Bloquons tout il y a aussi le problème la crispation institutionnelle et politique et donc l'articulation en fait de toutes ces crises avec maintenant l'entrée dans la danse on va dire des syndicats montre sans mot d'ordre montre à quel point il y a un problème mais très très profond la question de comment est-ce qu'on y répond comment à la fois la gauche parce que genre on est quand même comme ce sont des syndicats c'est quand même un mouvement de gauche comment la gauche va réussir à offrir un horizon politique en fait à tous ces gens qui vont être dans la rue est une première question la deuxième c'est la réponse de l'exécutif et moi depuis maintenant trois jours j'entends la façon dont l'état au sens large répond d'ores et déjà en fait à ce qui est en train de se passer à ce qui va se passer le 18 c'est des préfets de police sur les plateaux télévision et Bruno Retailleau qui fait un point presse ce matin à 6h du matin pour expliquer que c'est bon il a débloqué je ne sais pas quoi c'est à dire que la réponse n'est qu'une réponse de l'ordre de l'ordre il ne parle que d'ordre alors on ne peut pas répondre à de la colère sociale juste en envoyant des flics oui mais alors peut-être qu'il va falloir arrêter d'envoyer des ministres de l'intérieur pour répondre à la colère sociale nickel en tout cas il est vrai que au fond ce que dit le syndicat en disant il faut laisser la colère s'exprimer bon c'est une manière de dire on n'attend pas grand chose parce qu'en réalité et effectivement c'est très juste un mouvement social existe et réussit s'il est concentré sur une mesure si sur les banderoles vous avez parce qu'il faudra bien regarder les banderoles cet après-midi il faut voir qu'il y a le retrait l'exigence du retrait d'une mesure et de ce point de vue là à partir du moment où on est pour la justice sociale pour les salles de respect des services publics et pour la démocratie on sait que c'est une journée d'ambiance qui certes continue à imprégner et à raconter et à cristalliser la situation irruptive dans le pays et on le voit bien et d'ailleurs force est de constater qu'à chaque fois qu'il y a un sondage ou un scrutin ça n'est pas la gauche qui est au port du pouvoir donc de ce point de vue là il y a aussi une réponse que les syndicats doivent apporter et que les partis de gauche doivent apporter c'est-à-dire comment faire pour à la fois reconnaître qu'il y a une colère mais qu'en même temps aujourd'hui aujourd'hui ce ne sont pas eux qui sont en situation de pouvoir y répondre

1:26:25
Présentateur

Merci à tous les deux merci on va terminer par l'histoire du jour et elle nous emmène en Haute-Loire pendant 4 jours la ville du Puy-en-Velay se met à l'heure de la renaissance pour les fêtes du roi de l'oiseau est-ce que vous connaissiez Pablo et Michael ?

1:26:39
Intervenant

Non je connaissais les lentilles

1:26:40
Présentateur

et c'est une tradition c'est la 40ème édition On le connaît

1:26:44
Intervenant

pour un autre moment très important au début des Gilets jaunes et l'histoire des Templiers mais là non

1:26:51
Présentateur

Là alors c'est la 40ème édition donc on est quand même sur une tradition alors hier c'était la cérémonie d'ouverture des coups de canon présentation des troupes et vous le voyez un énorme gâteau d'anniversaire alors on est sur un gâteau de compétition 1m20 de large 2m40 de long 600 œufs 38 litres de lait 40 kilos de sucre rien que ça et vous le voyez la foule elle était au rendez-vous pour admirer le défilé des troupes qui avaient revêtu leurs plus beaux habits et cette journée elle s'est terminée par un bal masqué à l'hôtel du département alors si vous aussi vous voulez revenir le temps d'un week-end à l'époque de la renaissance vous avez jusqu'à dimanche pour aller au Puy-en-Velay

1:27:29
Intervenant

du pain et des œufs

1:27:30
Présentateur

exactement merci beaucoup merci Michael merci Pablo d'avoir été avec nous et merci à tous de nous avoir suivi on se retrouve demain on vous souhaite une très bonne journée sur Public Sénat retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada

1:28:05
Locuteur

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