Le Grand Dossier du vendredi 13 mars 2026 - Édition spéciale : La France entrainée dans la guerre ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à 16h45. Bonsoir à tous. Bienvenue dans votre grand dossier consacré ce soir essentiellement à la mort de ce soldat français mort en Irak.
Et cette question : la France va-t-elle devenir partie prenante dans cette guerre contre l'Iran ? Il s'agit du premier militaire français tué au 14e jour du conflit entre d'un côté les États-Unis, Israël et de l'autre le régime des Mola. Que s'est-il placé ?
Qui a frappé la France ? Comment ? Autant de questions et de réponses auxquelles on tentera de répondre avec nos experts et nos reporters sur place.
Et forcément, cette question ce soir, quelle réponse a apporté Emmanuel Macron ? Doit-il engager nos forces dans cette guerre ou au contraire faut-il protéger nos soldats dans la région ? Plus de 4000 militaires déployés ?
On écoutera notamment le chef de l'État qui a répondu et puis la France qui a les yeux tournés vers le D3 d'Ormous. Selon la presse américaine, Paris et plusieurs capitales européennes discutent avec Teran pourvrir le passage. Peut-on y croire ?
De son côté, Donald Trump lui donne son feu vert pour une opération terrestre étendue au Liban. On retrouvera tous nos reporters sur place pour vous rendre compte de la situation dans cette édition spéciale bien sûr sur LCI. Mais d'abord, écoutons le président français Emmanuel Macron qui rend hommage aujourd'hui à l'adenant chef Arnaud Frayon tombé lors de cette attaque en Irak.
Au nom de la nation, je veux m'incliner aujourd'hui avec respect devant la mémoire de l'adjudent chef Arnaud Frillon du 7e bataillon des chasseurs alpins de Vars. Il est mort pour la France cette nuit lors d'une attaque lancée à proximité de Herbill. Je veux aussi adresser tout mon soutien à nos militaires blessés.
Et on en parle avec nos invités. Galager Fenwick, bonsoir. Grand reporter, spécialiste des questions internationales.
Le général Nicolas Rich nous fait le plaisir d'être ici. Bonsoir. Ancien commandant de la 7e brigade blindée, Hélène Bonet, journaliste international TFLC est également avec nous.
Et puis j'accueille Sébastien Reignot, bonsoir. Spécialiste de l'Iran et du Moyen-Orient. Vous êtes auteur de ce livre notamment La modernité iranienne, culture, société, organisation, pouvoir, coopération aux éditions l'arrmatan.
D'abord, regardons ce visage et ce nom qui s'affiche depuis ce matin. Donc la mort de ce premier soldat français Arnaud Frillon, adjuge en chef au bataillon des chasseurs alpins de Vars. Il est mort donc cette nuit lors d'une attaque au drone au niveau de la région d'Ebille.
Il était sur place depuis un mois et demi. Que sait-on exactement de cette attaque ? On va en parler avec vous immédiatement Hélène Bonet parce que nous avons plusieurs informations sur ce qui s'est passé concrètement cette nuit avec notamment ces images.
Que sait-on de cette mort et de cette attaque ? Alors ce que l'on sait c'est que cette attaque a eu lieu à 20h40 hier heure de Paris. Un drone Shad s'est abattu sur une base dans laquelle se trouvait plusieurs soldats français.
Bilan de cette attaque six blessés et un mort. l'adjudent chef Arnaud Frion dont vous avez parlé il y a quelques instants. Il avait 42 ans.
Il faisait partie du 7e bataillon de chasseur alpin de Vars en Iser où il a gravi euh les échelons. Euh il a notamment eu la médaille militaire en en 2021. Il a à son actif près d'une dizaine d'opérations.
C'est ce qu'on dit ses supérieurs. C'était un soldat expérimenté. Il était déployé en Irak depuis le 24 janvier dernier.
On ignore pour l'instant l'état dans lequel se trouvent les six soldats, les six autres soldats blessés. D'après l'état-major ce matin et bien ils étaient pris en charge à l'hôpital et leur rapatriant rapatriment en France se mettait en place. Un mot sur les responsables de l'attaque.
C'est un groupe qui l'a revendiqué Achab Alkaf qui signifie en français on peut le traduire par peuple de la grotte. Il s'agit d'un groupe iraakien armé proiranien qui opère publiquement depuis 2019. Jusqu'à maintenant, il avait principalement ciblé des intérêts américain mais cette fois c'était la France qui était visée.
Et que saisit-on exactement sur cette base française attaquée ? Alors la base en question est une base curde, la base de Malakara qui hébergeit des des soldats français. Elle se situe à environ 60 km d'Herbille qui est la capitale du Kurdistan iquien.
On n'est pas sur le modèle des grosses bases françaises des Émirats. Le rôle des militaires français euh présents sur place, était de former les forces iraakiennes euh à la lutte antiterroriste. Il s'agit notamment donc de l'opération qu'on appelle l'opération Chamel qui a démarré en 2015 qui compte 1200 soldats.
Alors tous ces hommes ne sont pas déployés en Irak. Il est difficile d'ailleurs de donner un nombre précis. La France a plusieurs implantations dans le pays et dans la région, mais l'armée française ne communique ni sur le leur localisation ni sur leur nombre par mesure de sécurité.
Merci beaucoup Hélène Bonet pour toutes ces précisions. Évidemment la question elle est centrale ce soir. Est-ce qu'on a passé un cap ?
Est-ce que la France est aujourd'hui partie prenante dans cette guerre ? Je vous pose la question d'abord général Nicolas Richou. Est-ce qu'aujourd'hui c'est un tournant pour la position française dans ce conflit entre d'un côté les États-Unis ?
Vraisemblablement pas. Alors, il y aura peut-être une réaction française à cette affaire- làà, mais je ne pense pas que la France rentre en guerre contre l'Iran parce qu'un de ses proxis a ciblé une base en Irak. Je rappelle quand même que cette base, il a il y a pas de base française en Irak.
C'est ces gens-là étaient au sein des forces iraakiennes pour les former, pour les entraîner dans le casadre de l'opération chamale. Donc c'était quelque chose, ils sont vraiment ce qu'on appelle imbit si vous voulez donc au sein des forces iraakiennes. Donc il est impossible qu'avec un drone shahed, on ait ciblé spécifiquement les forces françaises.
En fait il y a le hasard a voulu que sur cette base ce soit les soldats français qui soient atteints. Alors la réponse appartient au président de la République. Là vraiment on est dans le domaine politique absolument supplan militaire on saurait faire.
Est-ce qu'on va cibler avec des des bases de de ces proxy euh proiraniens ? Est-ce que la France va tempérer ? Est-ce que je sais que la France est en train de négocier le passage du détroit d'Ormous pour donc je suis je ne pense pas que on va aller vers une montée aux extrêmes dans tous les cas de figure avec l'Iran.
Il peut y avoir une réaction effectivement vis-à-vis de ce process particulier mais c'est vraiment la décision et est celle du président de la République qui est chef désormais. Alors, justement avant d'évoquer les les enjeux et la suite, on est encore dans l'émotion ce soir de découvrir que un soldat français est mort euh ces dernières heur en Irak. Écoutez justement le colonel François Xavier de Chînet qui euh est chef notamment dans cette section euh de Vars dans les chasseurs alpins.
Il nous parle de de son collègue. Écoutez, la duanchrion pour que pour que vous le sachiez, c'est vraiment ce que l'armée de terre, les chasseurs alpins produisent de mieux en terme de soldat. Donc c'est c'est vraiment un un c'est un excellent soldat.
Voilà, c'est quelqu'un qui était ultra compétent, euh très performant euh et donc comme on dit euh un peu de façon un peu euh un peu banale, hein, c'est c'est les meilleurs qui partent les premiers. Voilà, donc l'adfrion euh voilà, moi j'ai j'ai un profond respect pour pour le parcours qu'il a qu'il a qu'il a déroulé jusqu'à présent. Et puis ben voilà, il est mort dans l'exercice de son métier.
Il est mort en soldat, en combattant. Galager Fenomik, on rappelle que ce soldat n'était pas partie prenante de ce conflit. Il était là sur place, comme le rappelait le général Richou pour lutter contre le terrorisme en fait en Irak.
Absolument. C'est ce que l'on appelle l'opération Chamale qui s'inscrit dans le cadre d'une opération du nom de Inherent Resolve qui demu des années déjà, qui réunit 80 pays, des milliers d'hommes euh sous les les drapeaux de ces différents pays qui participent à la lutte à la fois en Irak et en Syrie contre ce qu'il reste de l'organisation État islamique. soldat paix à son âme, il était déployé depuis janvier, donc depuis quelques mois avec des missions, c'est en tous les cas comme cela que la France la la présente, qui relève essentiellement de la formation, formation d'unité irakienne mais également kurde encore une fois pour lutter contre la menace terroriste dans la zone, pas pour lutter contre l'Iran.
H justement, on va retrouver sur place en direct en Irak notre correspondant Dylan Adamat. Dylan, on imagine que c'est un choc aujourd'hui en Irak. Est-ce qu'on pouvait s'attendre à ce que ces soldats français soient ciblés de la sorte ?
Oui, effectivement. Alors, c'est c'est difficile d'avoir une opinion très précise à ce stade. Donc, j'imagine que les soldats français eux-mêmes présents dans le pays sont conscients des risques qui pèse à l'égard de toute présence militaire dans le pays, quel que soit le camp dans lequel on est d'ailleurs.
Mais je pense que cette attaque est quand même surprenante puisque le les Français n'ont jamais été particulièrement ciblés en Irak. qui n'ont jamais été perçus comme hostile à la population irakienne, ni comme une force d'occupation, notamment du fait du refus de la France d'attaquer le pays en 2003 malgré les pressions américaines et britanniques. Donc l'attaque de la nuit dernière qui a coûté la vie à l'addusant chef Arnaud Frion euh est donc un choc d'autant que la présence militaire française dans le pays comme vous le rappeliez à l'instant est officiellement cantonnée à la formation des armées locales.
Il s'agit donc euh à la à la demande des autorités locales et donc les militaires français ne sont pas des forces combattantes qui auraient été visé dans le cadre d'une confrontation directe. Merci beaucoup Dylan Adamat en direct de Airbill en Irak. Sébastien Rignot, lorsque vous avez appris la nouvelle, est-ce que vous avez été étonné que des soldats français comme ça puent être ciblés ?
Alors, j'ai été étonné et puis je me suis interrogé et c'est là je crois toute la question de savoir est-ce que l'Iran est prescripteur ou pas parce que en fait c'est ça détermine en fait toutes les décisions qui vont verra juste après justement. Connaissant bien l'Iran, je je doute que l'Iran soit prescripteur. Pourquoi ?
Parce que ces groupes, ces milices comme on dit, chiite conservve une forme d'autonomie. On appelle ça les compagnons de la caverne. C'est c'est des c'est des c'est des groupes qui ont été formés en 2019 et qui sont des groupes arabes, hein.
Je vous rappelle que l'Iran est Pers et qui conservent une forme d'autonomie. Et je crois que en fait toute la la question et et là tout le problème vient de là. C'est-à-dire que le la direction de de cette opération chamale, toute la direction militaire est aux mains des États-Unis.
Et c'est cela qui est visé. C'est-à-dire que euh pour à la faveur, si vous voulez, de l'attaque américaine contre l'Iran, euh si vous voulez, nos soldats se retrouvent malgré eux finalement dans une situation de difficulté car ils sont dans en Irak sous la direction d'accommandement militaire américain. Et je crois que euh c'est ça, c'est cela qui est visé avant tout.
Et je crois que euh le ce que ce que nous dit le chef de l'État euh dans dans sa réflexion, nous sommes dans une approche défensive et ça, je crois que les Iraniens l'ont bien compris et c'est pour ça qu'il y a des relais diplomatiques qui sont toujours enclenchés pour notamment libérer le D3 d'Ormous et la France peut jouer un rôle extrêmement important euh dans cette région, c'est parce que nous sommes toujours dans une approche défensive mais compte tenu de la situation de l'offensive américaine et israélienne contre l'Iran, nos militaires qui sont au commandement, au service d'une armée militaire américaine se retrouve malgré eux pris pour SIM. Qu'est-ce qu'on sait de cette base générale Nicolas Richou ? Parce que elle a été attaquée au drone.
On voit les images, elles sont protégées comme des grandes bases. Hélène nous rappelait tout à l'heure que il ne s'agit pas là d'une base très grande à l'échelle peut-être de la base à Dubaï, enfin dans les Émirats arabes unis. Euh qu'est-ce que qu'est-ce qu'on sait de la protection de c ?
Je je ne connais pas cette base particulière, mais je connais les bases que j'ai vu en Afghanistan puisque j'y étais déployé. Donc généralement, il y a des bastion walls, c'est-à-dire avec des vous savez des des remparts un petit peu. C'est un peu comme le camp de Babaroor Rome si vous voulez avec des gros sacs remplis remplis de terre ou de sable qui sont dans des dans des tréis métalliques et qui avec avec des sur sur les côtés des tours un petit peu à l'ancienne véritablement et puis vraisemblablement des abris.
Encore faut-il queil y ait eu une alerte pour pour mettre pour mettre ces gens à l'abri. Dans tous les dans toutes les bases, normalement euh on doit pouvoir se mettre aux abris. Quand j'étais à Cabou que il y a ça tapait sur l'aéroport, on descendait aux abris.
Voilà. Donc euh mais c'est très difficile de parer un drone chaide. C'est pas une attaque au sol, c'est pas euh c'est c'est un vecteur aérien.
Il ne se sentait vraisemblablement pas particulièrement visé dans cette affaire là compte tenu du fait qu'il ne se battait pas contre l'Iran. Donc je je pense qu'il y a eu aussi un phénomène de surprise dans cette affaire là. Et et pour revenir sur ce que je disais à l'instant, c'est-à-dire la direction du commandement militaire américain, les Italiens qui étaient dans le même type euh de de d'opération ont décidé il y a quelques jours de quitter cette base.
Vous voyez donc c'est en fait c'est les États-Unis en attaquant l'Iran ont mis en difficulté finalement tous les alliés parce que en attaquant l'Iran, même sans même concertation avec le chef de l'État français ni les Européens finalement toutes nos forces et c'est un peu le cas à Dubaï et dans tous les pays du golf. C'est-à-dire que ils ont pris une décision unilatérale sans concertation avec leurs alliés européens et donc ont mis en danger toutes nos forces armées dans la région. Et c'est cela qui se passe parce que si vous voulez euh je crois que les les Iraniens ont bien compris et le chef de l'État français l'a bien expliqué que nous n'étions pas dans une démarche offensive mais bien défensive de nos alliés stratégiques.
Juste sur votre question, la base de Malakara, elle est à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Herbille. Elle est très facilement identifiable et elle est identifiée. Tout le monde sait qu'il y a là des curdes et des étrangers.
Et l'info dans ce que vous disiez, monsieur Rot, c'est que les Français ne sont pas les seuls étrangers sur cette base. Maintenant, quelles sont les autres nationalités qui sont ? Je n'en sais rien.
Il y a une rotation qui est effectuée. Là où il y a, entre guillemets vraiment pas de chance, c'est que les Français sont assez peu nombreux. sont quelques centaines grands maximum probablement dispersés sur différentes emprises à l'intérieur du compound entre la logistique, les armes, le mess et cetera.
Il y a aussi pas mal de Français à Bagdad et il y a d'autres emprises. Ça ne sont pas les seuls. Donc est-ce qu'il ciblait, j'allais dire siamment avec l'info, c'est là que vous allez toucher des Français ?
C'est pour ça que le président a raison quand il dit "Je veux un point de situation complet sur l'enquête". C'est qu'à ce stade, ni lui ni n'avons toutes les infos. On ne les aura nous journalistes probablement jamais.
Il y a pas mal de choses qu'on peut déterminer assez facilement. Tout à l'heure, j'ai vu que Liseron Boudoule qui est sur place s rendu facilement. J'imagine qu'elle a passé un coup de filet à son fixeur en lui disant "Elle est où la base ?
Où sont les Français ?" Et dans les 5 minutes, le type est monté dans sa voiture, il a pas eu besoin d'appeler, j'allais dire 10 contacts pour savoir où est-ce qu'elle est. Ce sont des emprises encore une fois qui sont très facilement identifiables, repérables, géolocalisables.
Je suis pas allé par exemple sur Google Maps en vision satellitaire pour voir ce qu'on voit. Je suis quasiment sûr que soit on voit un périmètre flouté, ce qui veut dire en prise militaire, soit on voit effectivement euh euh des choses. Donc et ensuite, il faut le rappeler, même si euh l'adjudant chef est arrivé en en janvier, ça fait des années que les Français, les Américains, les Italiens et d'autres sont là.
Encore une fois, Cham, c'est la déclinaison française d'une opération plus large Inherent Resolve, euh qui n'est toujours pas euh terminée. Les Américains aimeraiit que ça se termine, ils aimeraient se se retirer. Et cette lutte contre cette organisation terroriste, non seulement elle se poursuit, mais là où l'histoire se complexifie et se complique, c'est que de temps en temps, certaines de ces organisations irakiennes proiraniennes ont lutté contre l'organisation État islamique au côté des Américains français, des occidentaux.
Les liens n'étaient pas simples, on en parlera tout à l'heure ensemble au tableau, mais euh les compagnons de la caverne, c'est un peu comme Shamal Swenherent Resolve, ça s'inscrit à l'intérieur d'un axe HD Shabi, donc les unités de mobilisation populaire où eux, je parlais, je disais il y a 80 nations dans Hand Reserve, euh l'opération H de Shab ou plutôt les unités de mobilisation HD Shab, c'est 80 organisations proiraniennes avec des tailles différentes des agendas qui sont parfois légèrement différent encore une fois sous un commandement avec un lien pas toujours et monsieur Rou l'a très bien expliqué pas toujours évident à j'allais dire consolider en matière c'est à quel point est-ce qu'ils sont autonomes qui financent qui armment qui donnent des directives et quel est leur périmètre d'action en terme de liberté par rapport à ce que souhaiterait Teran entre guillemets et ce que peuvent et veulent faire les occident justement la transition est tout trouvée galager fen week puisque on va s'intéresser à cette milice qui a donc identifié ses ses Français dans dans cette base. On en sait un petit peu plus depuis plusieurs heures. Elle s'appelle Acha Valcab. en français, vous l'avez dit, c'est le peuple de la caverne.
Et ce qui est très intéressant de noter, c'est que cette milice, donc ces miliciens, ont menacé justement les soldats français quelques heures avant la frappe. Tout petit point de prononciation, c'est pasab, c'est Ashab, ça veut dire les compagnons, le peuple, ashab, les amis de la caverne. référence à une sourate dans le Coran où Dieu aurait permis au prophète d'aller se ou plutôt à des compagnons d'aller se protéger dans une caverne puisqu'ils étaient à l'époque persécutés par un roi qui voulait les pousser à renoncer à leur foi.
Il remontrait j'emploie le conditionnel parce qu'en réalité c'est un groupe assez petit qu'on connaît assez mal en 2019 mais avec certaines revendication déjà qui remonte à 2017 qui se sert principalement du canal télégramme aujourd'hui pour et bien menacer la France pas forcément pour revendiquer directement cette cette attaque en menaçant attention tous les intérêts français à travers la région. tous les intérêts, ça veut dire pas uniquement les militaires. On a entre Jibouti et euh l'Irak, 5500 militaires euh environ qui sont positionnés sur place.
Concernant nos intérêts euh civils, on a tout simplement des centaines de milliers de concitoyens qui sont soit établis là-bas dans le cadre d'une expatriation, soit qui sont de passage. On voit justement ce ce message, cette menace adressée aux soldats français. Rappelez-nous Galager euh que sait-on exactement combien de miliciens il y aurait justement dans cette dans cette milice proérenne ?
Alors cette milice, on n pas de chiffre précis sur le nombre de de de membres à l'intérieur de cette milice. Tout à l'heure en plateau, je le disais, ils font partie d'un d'un grand arc qui s'appelle H des Shab, les unités de mobilisation populaire qui regroupent des dizaines de milistes d'organisation ir iraakienne pardon pro iranienne. En revanche, on a quand même une indication et il faut le noter, l'utilisation d'un drone shade iranien.
Nous avons donc là le tout premier français et un militaire à être tué par ces drones dont on parle tant et depuis des années maintenant sur ce plateau. Quentin, merci beaucoup Galagar Fenwing pour ces précisions et justement on va retrouver en direct de Tran Siav Gazi puisqueévidemment la question qu'on se pose c'est la la responsabilité de Teran dans cette attaque et dans le le la mort de ce soldat français. Fa Gazi correspondant France 24 RFI qui fait partie de notre dispositif dans tout le proche Orient.
Si est-ce qu'on peut voir la responsabilité de Teran dans la mort de ce soldat français ? pas forcément directement mais tous ces groupes tous ces tous ces ces milistes chites qui sont plus ou moins intégrés à has shabi donc ont des liens très étroits avec l'Iran et bien évidemment la France selon selon mes informations est le seul pays occidental à avoir décidé ou annoncer de de l'envoi de de de bateau ou de navire de guerre des frégates dans le détroit d'Ormose. Et donc c'est pour ça que la France est ciblée par cette milice.
Alors certaines organisations, certaines milices islamiques donc iakiennes sont intégré dans ce Hashl Shabi qui comprend bien, on n pas le nombre exact mais une quelques 70, on parlait même de 67 ou 80 sont intégrés au sein de de l'armée iraakienne mais d'autres ont ont plus liberté et ne sont pas totalement intégrés. Donc ils ont ces ces autres miles ont plus de liberté d'action donc et donc peuvent mener des actions par exemple contre les intérêts américains ou contre les les intérêts français par exemple ou d'autres pays les Italiens. Donc ce qui permet de donc aujourd'hui de c'est sur ce qui leur a permis de de mener ses ces frappes donc contre des bases donc dirigées par les Américains dans la dans la région d'Erbil.
Il est vrai que hier dans le message euh donc lu par la télévision d'État euh donc le message du nouveau guide suprême iranien, il est il est très clairement demandé donc à toutes ces euh ces proxies iraniennes d'entrer en action et et donc d'étendre la zone du conflit. Et donc c'est pour ce cela qu'on enfin qu'on on peut comprendre le lien avec l'Iran, avec ce avec ce discours euh euh sur ce premier message du guide suprême iranien euh qui a été lu à la télévision iranienne. Et donc c'est juste après la la lecture de ce discours de son message que cette opération a eu lieu et la France est visée en particulier parce que la France est le seul pays européen occidental à donc d'avoir décidé d'envoyer des frères gâes au des trommos le des tr qui est sous le contrôle de l'Iran et l'Iran qui affirme qu'il n'est pas question que d'autres pays puissent intervenir.
Merci à Vog Gazi. La la lésion vient d'être coupée. Merci beaucoup correspondant France 24 RFI TR, toujours important d'avoir ce témoignage.
Hélène, quand on voit les caractéristiques de de cette ministre proiranne, quand on voit l'utilisation d'un drone chet, dont on parle tant depuis des années maintenant, notamment en avec la guerre en Ukraine, est-ce que la marque la main de Teran ne fait aucun doute sur cette frappe ? C'est difficile de pas y voir le lien parce qu'on imagine pas cette milice fabriquée un DR Cha. Enfin, elle elle a elle a été équipée sans doute par le par le le voisin iranien euh qui maintient justement ses milices euh pour étendre son son emprise sur la région.
Puis a aussi quand même cette concordance hein parce qu'effectivement hier il y avait ce ces propos du nouveau guide suprême en tout cas si c'était bien lui puisqu'on ne l'a pas entendu, on ne l'a pas vu. Euh qui en fait appelait aussi les les milices à à réagir à cette à cette opération américaine et israélienne. Donc mais on pensait qu' qu'il ne ciblerait que les Américains que les Israéliens. de ce que j'ai vu, de ce qu'on a vu.
Alors, si on lit, c'est il faut regarder ce communiqué de de ce groupe euh les compagnons de la caverne. Alors ça c'est leur discours, mais eux disent le fait d'avoir transféré un porte-avion dans la zone MoyenOrient, en tout cas en Méditerranée orientale près d'un théâtre de guerre, eux considèrent en tout cas dans leur propos que les la France participe en quelque sorte ou en tout cas soutient l'opération américaine, même si la France ne le perçoit pas comme ça. Eux le perçoivent comme ça.
En tout cas, c'est comme ça qu'il le présentent et c'est le lien qu'ils font et c'est pour ça qu'ils disent voilà, nous allons vous cibler. H Sébastien Reign P Galger. Oui, c'est comme un petit peu si vous voulez les les bases américaines qui sont dans tous les pays du golf si vous voulez.
Les pays du golf se sont retrouvés malgré eux entraînés dans une situation où compte tenu du fait qu'ils ont une base militaire américaine dans leur propre pays, se sont retrouvés visés par les Iraniens. Et ça, les Iraniens l'avaient l'avaient bien expliqué même avant la guerre. Ils avaient expliqué si les États-Unis nous attaquent, nous allons nous en prendre aux intérêts américains dans la région.
Et comme finalement les intérêts américains sont extrêmement intégrés aux intérêts de de différents pays comme le nôtre, euh alors là, je parlais du pays des pays du golf avec les bases militaires, mais c'est exactement pareil si vous voulez en Irak avec l'opération Chamal, c'est-à-dire que nous avons détaché des euh soldats français au service d'un commandement militaire américain et donc nous nous retrouvons malgré nous euh visés par une guerre qui a été déclenchée par les États-Unis contre l'Iran. Et c'est un petit peu ça, nous sommes pris un peu en en étu en tenaille et c'est un petit peu le problème de tous les alliés dans la région. C'est-à-dire que Donald Trump en décidant unilatéralement même en en en contre la la vie des de tous les pays du Golf et sans doute et et des pays européens a précipité si vous voulez à mise en danger l'ensemble de ces alliés dans la région et nous nous en tirons les les peaux cassées aujourd'hui.
Mais est-ce que c'est malgré nous quand on envoie on en parlera juste après également le Charles de Gaulle en Méditerranée quand même ? Il y a Non. Alors le Charles de Gaulle, c'est bien comme ça qu'il a été défini. il esté il est arrivé ici pour une approche défensive et c'est là où le le rapport entre ce qui est défensif et ce qui est offensif, c'est complètement différent.
Et c'est pour ça que moi, connaissant les Iraniens, ils font bien cette distinction. Alors peut-être pas tous ces groupes milices iraakiennes en Irak font cette distinction, mais c'est clair que d'un point de vue de l'État iranien, il y a bien cette distinction entre ce qui relève de l'offensif et de ce qui relève du défensif. Et donc euh le le le porte-avion Charles de Gaulle rentre dans cette logique euh défensive et euh je pense que il va préparer, il va amener à euh cette négociation euh qui est en cours de libérer euh le D3 d'Ormous et et dans lequel euh les Iraniens sont intégrés dans la boucle.
C'est-à-dire que c'est en négociation avec l'État iranien puisque la France et l'Iran continuent de parler que nous allons peut-être réussir à trouver une voie, une porte de sortie car tous les toutes les informations le montrent si vous voulez. On voit bien que les Américains sont dans une espèce d'impasse politique. Je parle pas de la l'impasse militaire. dans l'impasse militaire, il y a pas de questions à se poser mais d'un point de vue politique, ils sont vraiment dans l'impasse.
Est-ce qu'on peut avant d'avancer et de d'éventu de parler justement de la l'éventuelle poste française un mot qui a la guerre FWick, est-ce qu'on peut estimer que dans pour une telle frappe Tran donne son aval, donne son feu vert ou alors au contraire ces milices elles peuvent agir librement parce que effectivement elles ont eu l'aval déjà en amont du du guide suprême. Bah vous posez la question que le président se pose en ce moment et il demande à ses services, au spécialistes, au renseignement d'y répondre afin de calibrer la réponse en essayant d'en mesurer à la fois la validité mais aussi les conséquences au potentiel. Hélène Benet avait tout à fait raison quand elle parlait de de ce drone et je l'ai cité quand on est allé au tableau ensemble.
C'estàd que ce drone shaed, c'est un symbole très très fort pour nous français. Rappelez-vous cette phrase prononcée par Vladimir Zelenski, président ukrainien, le 28 février, non pas de cette année qui est la date de lancement de l'opération américano-israélienne, mais 1 an avant, quand Zelenski est reçu dans le bureau Val Donald Trump et il dit, je cite au présidents américain, si vous ne vous occupez pas des Russes, vous allez ressentir la menace russe. Donald Trump s'énerve et lui dit "Vous n'avez pas à me dire ce que je vais ressentir.
Là, nous français, nous ressentons la douleur infligée par ces chares russes. Attention en revanche à ne pas, j'allais dire trop compresser le delta qui est parfois large et qui sépare les éléments de langage. Typiquement la posture défensive de la perception que l'un ou plusieurs des béirants ont de notre posture.
Quand la France permet à des ravillateurs ravitailleurs américains d'atterrir sur les bases. Quand la France envoie un porte-avion dans le sillage des trois porte-avion américains. quand la France fait publier un communiqué en E3 avec les Allemands et les Britanniques dans lequel elle dit, et je cite, "Si nécessaire, nous irons cibler la source des missiles et de la menace type drone, bien peut-être que effectivement les Iraniens malgré toutes leurs finesses, eux ne sont pas d'accord avec ce qualificatif là, celui d'une posture défensive.
Je suis désolé, il y a les mots, il y a les les actes. Un porte-avion qui débarque, ça symbolise quelque chose d'extrêmement fort. Donc moi, je suis d'accord.
Le le président français est sur une ligne de crète qui est extrêmement ténue qui consiste à déplacer énormément d'hommes, de femmes et de matériel en disant protection de nos intérêts, protection de la France, protection de nos ressortissants, protection des pays Emmirat, Coè, Qatar avec lequel nous avons des partenariats de défense, implication éventuelle dans le D3 DO. Il est possible que du côté iranien et de ces acteurs avec le lien extrêmement complexe qu' peuvent avoir avec Teran euh ben nous mettent dans une case Israël, États-Unis et non pas dans une case médiane. J'en termine juste par une chose, nous sommes européens.
Est-ce que vous trouvez que les Européens payent parlent d'une voie commune et coordonnée sur l'attaque israélo-américaine contre l'Iran ? ce que dit le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, le chancelier allemand Friedrich Schmers et le président français et Georgia Meloni notamment. Et effectivement justement la première réaction française, on l'a appris cet après-midi, c'est d'évacuer justement les Français de cette base près d'IRB.
Notre équipe sur place, Liser Rombondoule, a réussi à à se rapprocher euh de cette de cette base. Elle est une des toutes premières journalistes justement à pouvoir avoir accès à la zone et elle nous raconte ce qu'elle a vu et écouter. Regardez au bout de ce prêt, c'est la base de Malakara, la base où vivaient euh les soldats français.
Ils étaient plusieurs dizaines. On ne sait pas exactement combien pour des raisons de sécurité. On ne peut pas donner le chiffre exact, mais il y avait des forces spéciales.
Aujourd'hui, il n'y a plus aucun euh français dans cette base. Ils ont bien sûr quitté les lieux euh après l'attaque. Donc à l'intérieur maintenant, il n'y a plus que des pêchega, c'est-à-dire des soldats kurdes iraquiens.
Et d'ailleurs, on en a vu quelques-uns qui sont en train de de renforcer le mur de protection que l'on voit là au loin avec des grosses quantités de bouts et puis il creusent aussi des tranchées. Voilà, on nous a recommandé de ne pas trop s'approcher parce qu'en fait les pêches merga craignent qu'il y ait une autre attaque aujourd'hui qui pourrait survenir à tout moment notamment quand la nuit tombe. Et il faut saluer encore une fois le le courage de tous nos reporters sur place qui sont vraiment au côté juste là où ça se passe, là où les événements se passent pour nous faire vivre cette guerre et tout ce qui se passe.
J'accueille sur ce plateau George Marbrun. Bonsoir, vous êtes grand reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient. On a beaucoup de questions à vous poser ce soir.
Vous faites partie des journalistes français qui connaî le mieux cette région. D'abord, une première question après est-ce qui s'est passé cette nuit et ce soldat français est mort. Est-ce qu'aujourd'hui on peut dire que les soldats français sont devenus une cible privilégiée de l'Iran et de ses proxis dans cette guerre ?
Alors, privilégié euh peut-être pas, mais sont devenus une cible, hein. Euh d'ailleurs, l'Iran l'avait dit euh euh il y a quelques semaines, vous souvenez euh lorsque euh des responsables iramiens avaient euh clairement euh dit que si les pays qui s'engageraient au côté euh des États-Unis et de et et des monarchies du golf serait considéré comme en quelque sorte comme des comme des ennemis. Donc effectivement la France par sa posture et est une cible à la fois de l'Iran, mais surtout je pense comme ça a été le cas de ces relais hein qui qui agissent qui ont agi sur commandienne parce que ce groupe est un petit groupe en fait un paravant de groupes plus connus qui qui sont clairement des groupes qui sont télécommandés par Teran Et donc euh donc voilà, donc c'est un c'est une c'est une men c'est un message très clair hein, euh qui a été adressé à la France comme il y avait eu un message clair adressé à l'Italie et puis avant d'autres messages alors encore plus clairs euh contre des intérêts américains, euh des bases militaires, des centres de euh pétroliers et cetera.
Donc effectivement que pour la France ça ça change la donne d'autant que d'autant qu'on peut penser que il y a les les intérêts quand on lit le communiqué du groupe qui a frappé les intérêts français en Irak et ailleurs. Bon, alors est-ce que je veux dire est-ce que le c'est pas ce groupe mais on sait que la France a des a des soldats aussi au Liban la finule, il y en a 700 et donc on on se doit d'être d'être prudent. Et quand on voit ce ce communiquer, cette réponse justement de cette ministre, ce n'est que ce qui s'est passé ces dernières heures n'est que le prélude d'un événement majeur.
Est-ce qu'il faut s'attendre à ce que nos soldats français soient de nouveau attaqués dans les prochaines heures dans la région ? Ça je pense bon il faut le tenir c'est important mais prélude d'un événement majeur ça peut être aussi de la rodo he événement majeur je je sais pas mais ce qui va se passer c'est que l'Iran va surveiller la réaction française. Le président de la République a me semble-t-il eu raison de dire que on n'était pas impliqué qu'on avait une posture défensive parce queon est quand même vulnérable.
On est quand même très vulnérable. On a des soldats en Irak qui sont euh connus de de ces groupes-là qui sont des groupes qui sont imbriqués dans les forces armée iraakienne, qui ont des soutiens euh qui ont enlevé une chercheuse euh israélo-russe pendant 3 ans. Euh donc voilà, on est quand même vulnérable.
Donc les Iraniens et leurs relais vont regarder quelle va être la réaction de la de la France et ensuite euh ensuite euh voilà, on passera à autre chose. Mais le alors justement euh vous avez parlé de la réaction d'Emmanuel Macron, euh il a réagi effectivement et sur la posture, est-ce qu'on la question qu'on se posait depuis cet après-midi, depuis ce matin, est-ce que la France changerait sa position dans cette guerre, dans ce conflit ? Le président français s'est exprimé.
Écoutez ce qu'il a dit. La France continuera de faire preuve de sang froid, de calme, de détermination, d'être fiable vis-à-vis de nos partenaires, de protéger nos ressortissants et de défendre nos intérêts et notre sécurité. Et rien jamais ne nous détournera de ces objectifs.
On comprend donc que la France ne s'engagera pas davantage dans ce conflit. Général Nicolas Richou, est-ce que le président français a a raison de maintenir cette position ? Oui, je pense qu'il a raison.
C'est une raison. C'est c'est assez équilibré. Il y a pas de changement de posture en fait.
On on réaffirme que on tient nos engagements vis-à-vis de nos alliés. C'està-dire que on est capable à partir de la Jordanie, à partir des Émirats arabes Unis, pourquoi pas à partir de Djibouti, d'envoyer des vecteurs pour protéger l'espace aérien si on est attaqué. Ensuite, on a bien vu que c'est une milice qui est toute petite.
On ne sait pas vraiment dans quelle mesure elle a été téléguidée directement ou pas par l'Iran. On voit bien également qu'il était quasiment impossible de cibler directement ces ces soldats sur sur cette base làxe. Il y a il y a aussi un phénomène de hasard et donc il est normal de pas perdre son sang fr dans cette saffaire là et de commencer à déclarer à la guerre à l'Iran immédiatement.
Donc là effectivement euh on verra si euh ça il est décidé d'avoir une une action de rétorsion vis-à-vis de de cette de cette milisme. En tous les cas de figure effectivement euh on reste quand même assez modéré dans notre position euh vis-à-vis de l'Iran à cette heure-ci et ça ne change pas. Sébastien Ron.
Oui. Moi euh par rapport à toute l'expérience que j'ai, de l'analyse que j'ai eu du comportement de l'Iran et de tout ce qui gravite autour de l'Iran, euh ce qui est très clair pour moi, c'est que euh l'Iran n'est pas prescripteur de tout ce qui se passe dans la région. En revanche, l'Iran a une capacité à tous ces groupes de les empêcher de de d'agir.
C'est-à-dire que là, par exemple, quand le groupe dit que c'est le prélude à quelque chose de plus fort, euh il peut y avoir dans la diplomatie française un appel à l'Iran pour dire "Vous calmez tout de suite vos groupes" parce que dans ce sens-là, ça fonctionne beaucoup mieux. C'est-à-dire que c'est tout le rapport entre l'autonomie et la prescription. Euh ces groupes-là disposent d'une certaine autonomie de de d'action.
C'est pour ça que euh moi j'ai tendance à considérer que l'Iran n'est pas prescripteur dans ce genre de d'événement. En revanche, l'Iran a une capacité à dire à tous ces groupes "Arrêtez euh de faire ce que vous faites." Et c'est et c'est là où euh si vous voulez on joue dans un jeu, est-ce qu'on rentre dans dans un jeu politique, enfin où on rentre dans une négociation pour empêcher que il y a une un embrassement ?
Nous sommes pas encore dans une phase hein par rapport à ce qu'avait prévu les Iraniens dans une phase où ils mobilisent l'ensemble des communautés chides du groupe du du monde. He on en on en est pas à cette phase- là. cette phase-là va peut-être arriver, mais pour l'instant euh les Iraniens n'ont ne sont pas dans un appel à la mobilisation de tous les groupes chites euh de la région pour défendre euh leur euh leur cause.
Euh donc euh dans cette phase où nous sommes une phase 2, ce qu'on appelle parce qu'il y a phase 3 et 4 dans les dans la ça peut aller beaucoup plus çaoup ça peut aller beaucoup plus loin. Les les phases suivantes iraniennes, c'est blocage physique du tr d'ormous et mobilisation générale des chites du monde entier. Donc euh si vous voulez, on on en est pas là.
Euh là pour l'instant, il y a eu ce cet incident. Comme je le rappelle, euh ces euh ces groupes, ces soldats français travaillaient sous un commandement militaire américain. Du fait que les États-Unis attaqué l'Iran, ils nous ont mis en difficulté par rapport euh à notre alliance avec les États-Unis car les Américains sont clairement eux pour le coup des cibles légitimes pour les Iraniens.
Avant de vous donner la parole, Galager juste, je voyais réagir George Malpruno sur le fait que Tan puisse contrôler en tous les cas euh dire non euh à une potentielle attaque de ces milices chiites. C'est-à-dire, on sait qu'en Irak, il y a il y a une petite demi-douzaine de milices qui sont clairement sous commande iranienne. Katae, bezbolla, Alnoujaba et ce groupe qui est un petit groupe qui est issu qui est une espèce de paravant justement d'un de ces groupes là et qui permet à un de ces groupesl d'avancer un petit peu masqué.
C'est la raison pour laquelle d'ailleurs le shaid est un un drone de conception iranienne. C'est c'est la raison pour laquelle quand on interroge les les iraakiens euh voilà, il y a peu de doute que si vous voulez attaquer au drone une base où il y a des Français, c'est pour eux une décision qui est qui est importante. Et donc je pense que la le la commande elle elle fait pas faite, il y a pas d'autonomie pour ces petits pour ces groupes proiranien et que ça rentre dans un contexte comme on l'a dit.
L'Italie a aussi été attaquée, les bases américaines avant et tout cela ça rentre dans un contexte comme vous l'avez dit progressif mais qui moi fait penser quand même que la commande elle est elle est até. Alors justement, on va retrouver notre correspondant sur place à Oman, notre envoyé spécial à Oman Thomas Misraki qui fait partie de ce dispositif. La question qu'on se pose, c'est toutes ces bases françaises dans la région, sont-elles en état d'alerte maintenant depuis plusieurs heures avec cette frappe qui a tué un nos compatriotes ?
Thomas, est-ce que il y a du changement dans le dans le niveau d'alerte des bases françaises dans la région là où vous vous trouvez ? Alors, effectivement euh euh le le niveau de l'alerte a été euh relevé pour tous les militaires français, mais vous savez euh aujourd'hui euh pour tous ceux qui sont dans cette région et et qui assurent notamment le système défensif de euh de la France, ce niveau d'alerte, il était déjà euh excessivement ou haut. C'est une guerre qui est en cours.
La France n'y participe pas directement mais elle a des effectifs, vous le savez, ces h frégates, c'est portes hélicoptères, ce porte-avion dans le secteur et et c'est de fait les Français font partie de cette cette opération aujourd'hui et une vigilance extrême parce que des frappes, il y en a tous les jours sur l'ensemble de cette région. Elle concerne évidemment, vous l'avez dit, les les militaires français, mais aussi les les autres armées euh présentes euh ici dans le golf. Donc euh pour répondre à votre question, l'état d'alerte, il est aujourd'hui général.
La vigilance, elle est maximale. Elle n'empêchera pas les frappes d'un côté ou de l'autre. et avec les dernières annonces du président américain Donald Trump qui euh annonce qu'il va donc renforcer euh ses ses frappes ou augmenter ses frapp sur l'Iran dans les jours dans les jours à venir et probablement la semaine prochaine et bien le la tension et l'état d'alerte vont rester au maximum.
Merci beaucoup Thomas Misrakim. Merci également à à Thbo qui vous accompagne justement en plus de ces bases françaises dans la région. Il y a maintenant ce ce déploiement, cette armada peut-être pourrait-on dire de ces de de ces moyens notamment ces navires français avec notamment le Charles de Gaulle.
On va le voir avec vous général Nicolas Richou parce que ce porte-avion français est arrivé ou va arriver dans les prochaines heures dans la Méditerranée proche d'Israël et mais surtout il n'est pas seul ce porte-avion français, il est accompagné de de plusieurs navires. Expliquez-nous. Oui, c'est c'est une force aéronavale.
Un porte-avion n'avigue jamais seul. Un porte est toujours particulièrement vulnérable parce que son rôle c'est de faire décoller et d'atterrir des avions. Finalement, c'est une piste d'atterrissage.
Donc lui seul il est vulnérable. Donc il est toujours entouré d'une force aéronavale, c'est-à-dire de frégates antiaériennes, de frégates antinavire et éventuellement euh de sous-marins euh pour euh sous sous l'eau et puis bien entendu suivi par un navire avitailleur parce que il faut encore du kérosène parce que les avions en consomment. Si le nucléaire ne consomme pas, il faut des avions des navires à vitailleurs pour tout ce qui est nourriture bien entendu, mais aussi kérosène pour faire décoller les avions.
Donc tout ça c'est très important. Et là, il y a une force aéronavale particulièrement considérable qui a été mise en place et on la voit en image. C'est c'est le porte-avion.
Il y a huit frégates. Je rappelle que nous avons 15 frégates de premier rang. Donc c'est absolument considérable comme comme déploiement.
Nous avons également deux portes hélicoptères et puis il y a un sous-marin et puis bien entendu, comme je le disais, l'environnement autour. C'est-à-dire qu'il faut faire vivre cette euh ces ces milliers d'hommes à la mer, donc avec bâtiments ravitailleurs et cetera et cetera et puis des renforts euh ponctuels de de pays alliés de l'Union européenne comme les Pays-Bas par exemple. Et donc on remarque quand même que la le déploiement cette expression de puissance navale par exemple par rapport aux britanniques qui ont été incapables de faire décoller un seul de leur porte aéronef de du Royaume-Uni.
La question évidemment que beaucoup de se personnes se posent, c'est qu'effectivement on parle de ce porte-avion mais on l'a vu, il y a également un sous-marin d'attaque nucléaire. C'est obligatoire de déployer un tel engin, un sous-marin lorsqu'on déplace comme ça un porte-avion. Il y a quasiment toujours un sous-marin euh nucléaire d'attaque nucléaire qui est donc on a plus que des sous-marins nucléaires.
Nous de toute manière, on a plus de diesel. Donc il y a toujours un sous-marin d'attaque qui accompagne le châle de Gaulle pour parer à toutes les menaces sous-marines mais aussi toutes les menaces antinavir. Je rappelle également qu'un sous-marin est capable d'envoyer des missiles.
Donc tout ça c'est une puissance considérable. On peut aussi envoyer nous des des missiles de croisière à partir de de ce genre de de composition navale. Et donc c'est une bonne partie euh de de la flotte française qui est à la mer.
C'est assez inédit. Et et ce que je veux dire simplement pour finir, c'est que euh par rapport à ce que sont capables de faire les Européens à côté, et bien il y a quand même un espèce de cocorico qu'il faut souligner ce soir. Et merci beaucoup général Nicolas Richou pour ces précisions.
Hélène Bonet, lorsqu'on voit ce dispositif qui est quand même très important. Ça fait très longtemps que la France n'a pas déployé autant de moyens en mer. Euh, est-ce qu'on peut vraiment se dire qu'on on reste à 100 % dans la posture défensive ?
Est-ce que quand même on ne se prépare pas au cas où si les choses venaient à s'envenimer dans les prochaines semaines, dans les prochains mois à un déploiement un petit peu plus massif et une autre une autre stratégie ? Je pense qu'il y a deux choses. Je pense qu'il y a des militaires qui forcément doivent vivre et réfléchir, ne serait-ce que parce que Galager le mentionnait tout à l'heure dans une déclaration commune entre la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne il y a un peu plus d'une semaine.
Euh vous aviez cette hypothèse de pouvoir euh réagir à une attaque de missile en détruisant euh à la source. Donc ça à la source a priori c'est une frappe potentiellement en Iran. Euh donc on imagine que l'État major a euh réalisé une série d'options à partir du moment où vous déplacez autant de moyen près d'un théâtre de guerre.
Après, il y a la dimension politique et pour l'instant c'est Emmanuel Macron qui reste maître de la décision en tout cas qui insiste sur la posture défensive. La seule difficulté, c'est qu'on est dans une situation où on peut pas se prévenir d'une escalade. Donc après, il faut voir déjà quelle va être notre réponse euh une fois que le président aurait eu toutes les toutes les informations concernant ce qui s'est passé.
Euh a priori, la France va pas jouer l'escalade, mais on peut très bien imaginer un scénario où nous sommes forcés dans une situation de défense de réagir plus fermement. Est-ce que c'est un un risque également Galager Fenwick de voir d'autres de nos soldats français frapper ? nouveau soldats qui sont dans la région, ils sont aujourd'hui des cibles pour les milices iraniennes, enfin pour les milices proirannes pour l'Iran.
On pense au outil qui sont pas très loin outil également. Enfin, je veux dire, ce sont des nouvelles cibles pour Je pense que cette expression tout à fait que vous employez, celle des cibles, elle surgit dans votre esprit parce que vous avez à l'esprit cette expression, la posture défensive. Qu'est-ce que ça veut dire une posture défensive ?
Ça veut dire qu'on est des cibles. Ça veut dire que voilà, on joue un rôle d'interception à partir du moment où ça arrive dans notre direction. Donc c'est tout ce qu'on est prêt à faire.
Je dis pas que la France, elle est dans un dilemme stratégique mais elle en est pas loin à ce stade. C'est ça la page qui est en train de de se tourner parce queà partir du moment où l'un de nos soldats a été tué de manière intentionnelle par un drone shaed, donc d'origine iranienne, on a pas tant d'options que cela. Soit nous ne faisons rien, c'est une possibilité.
Quel message est-ce que ça envoie alors que nous sommes fondés euh à réagir dans le cadre d'une légitime défense ? Notre présence, et ça a été dit depuis le début de la journée par notre correspondant en Irak, elle est légale. Nous sommes là-bas à la demande des autorités, qu'elle soit iraakienne et ou kurde.
En revanche, si effectivement nous agissons et c'est peut-être ce que l'Iran cherche, on pourrait se dire "Mais quel intérêt ? Ça a pas, c'est irrationnel. Mais regardez la stratégie iranienne pour le moment, ça consiste à impliquer le plus d'acteurs possibles à leur camp défendant qui ne veulent pas en faire partie mais qui commencent à avoir bien du mal à ne pas en faire partie.
Est-ce que la France se retrouve pas quelque part un petit peu dans la position des états du golf qui disent écoutez nous c'est pas notre guerre mais les Iraniens disent bah vous avez des bases américaines indirectement tombent dans le piège iranien non je pense pas justement je pense que le président de la République l'a bien dit on est dans une posture défensive il faut se souvenir que Emmanuel Macron et ses conseillers avant le déclenchement de la guerre le message qui nous transmettait nous sommes contre une intervention militaire et nous pensons que une intervention militaire ne renverserait pas le régime iranien et ne ferait pas redescendre dans la rue les manifestants. Et donc Emmanuel Macron avait à postériori raison. Et donc je pense qu'aujourd'hui euh fort de cette analyse qui s'est révélée juste, euh il va pas se lancer euh comme ça euh rapidement sur une réplique.
On répliquera tôt ou tard. Euh plutôt tard que tôt, je pense. Et euh et il faut toujours avoir à l'esprit que OK riposter, mais encore une fois euh nos soldats sont assez vulnérables là-bas.
Il faut se souvenir que dans le passé dans le passé vous souvenez dans le passé quand on avait été victime à à Beouh du Dracard et c'était 50 plus de 50 tués, on a riposté contre des baraques vides dans la plaine de la BC. Voilà. Donc voilà, je pense que il y aura une riposte ou tard, mais dans ce genre de dans ce genre d'opération, on ne l'annonce pas et elle interviendra au moment venu.
Juste une question d'abord générale. Qu'est-ce que serait pourrait être la ligne rouge française ? À quel moment la France pourrait se dire "Là euh la ligne est dépassée, on entre un peu plus dans ce conflit.
C'est quoi ? C'est un deuxième soldat qui qui pourrait être visé, tué ? Je ne crois pas.
Peut-être que si le portte-avillon était était atteint directement, peut-être il y aurait-il une réaction ? Mais je crois que la France n'a pas intérêt à entrer en guerre contre l'Iran. Je je crois je ne crois pas que ça ça n'arrivera comme ça véritablement.
Il faudrait vraiment une provocation directe assumée en disant maintenant nous nous considérons en guerre contre les Français. Si vous vous approchez on tire sur tout ce qui bouge. Ça peut arriver ça.
C'est pas c'est pas bien je ne crois pas moi. Enfin je Non je je ne crois pas non plus. D'autant que l'Iran a la capacité via ses proxis de nier de dire nous on n rien.
Donc il pourrait y avoir une riposte si s'il y a tr qu soldats français qui sont encore tués sur la base en Irak, il y aura une riposte mais l'Iran ne sera pas visé officiellement calibré elle sera calibrée. Elle sera calibrée pour bien montrer queon reste dans des dans de les limites raisonnables et qu'on ne cherche pas l'escalade ni la guerre. Enfin, je veux dire, on a c'est on voit bien les difficultés qu'ont les Américains.
On va pas entamer une guerre contre un pays qui fait 1800000 km². C'est pas c'est pas notre guerre en fait. La véritablement ce cette ce mort est est est malheureux vrais.
C'est enfin c'est c'est un c'est un compagnon d'armes pour moi. C'est un c'est un frère d'arme. Mais la France ne rentrera pas en guerre parce qu'il y a eu un mort à Herbill.
Ça vraisemblablement pas. Ouais, mais je suis désolé, on choisit pas toujours ses ennemis et on commande pas toujours les intentions de ses ennemis. Donc la France peut avoir effectivement une posture précise et puissante, mais on peut pas décider par la simple force de nos paroles de manière incontatoire qu'on en fera pas partie.
C'est les Iraniens veulent qu'on en fasse partie et c'est là la réponse à votre question sur la provocation. Moi je ne sais pas quelle forme elle peut revêtir. Effectivement les proxy les forces mandataires, ça permet de jouer le déniusible.
Mais s'ils choisissent de ne plus jouer le déniusible, mais de dire effectivement maintenant tous les occidentaux quels qu' soi qui sont dans la région, on vous considère comme étant complice. C'est exactement le message qu'ils ont droit qu'ils envoient pardon aux puissances golfiques en disant vous avez des bases américaines. Ils l'ont dit, ils ont envoyé une lettre aux Nations- Unies avant le déclenchement de l'opération américaine-raenne en disant à partir du moment où il y a des Américains chez vous, où vous considère comme étant directement et toutes ces emprises seront, je cite, des cibles légitimes créer de la distance et ça a été dit par monsieur Rot entre nous et les Américains alors qu'on agit à leur côté dans le cadre de l'opération resolve avec notre déclinaison chamale, ça peut être fait, ça peut être dit, ça peut être écrit, ça peut être rappelé Mais si ce pouvoir qui a quand même montré jusqu'ici qu'il avait peu de limite en décide autrement, ça peut nous forcer, je le redis, à changer notre posture.
Est-ce qu'on la changera ? Je n'en sais rien mais je pense que l'équation elle peut devenir davantage compliquée. Réag Oui.
Non, elle peut devenir plus compliquée mais l'Iran a clairement désigné ses ennemis sont les bases américaines et depuis très très longtemps, moi je vais en Iran depuis 29 ans, l'objectif stratégique de l'Iran, c'est que les bases américaines au Moyen-Orient, qui sont quand même qu'il encerclent, il faut le reconnaître, disparaissent. Donc avec la France, la relation est tumultueuse, elle est pas elle est pas bonne et cetera, mais on n'est pas l'ennemi numéro 1 aujourd'hui de l'Iran. L'Iran nous a envoyer un signal fort.
L'Iran va regarder quelle va être l'arryposte, la réaction de la France, du président de la de la République et elle adaptera. Et comme ça a été dit, ce qui me frappe moi, et on on ne devrait pas être surpris, c'est qu'effectivement l'Iran fait ce qu'elle dit qu'elle va faire depuis le début. Elle a dit, "On va attaquer les bases américaines qui sont dans le pays du golf, on va fermer le détroit d'ormous et les pays européens, on vous met en garde si jamais vous participez, vous pourrez être considéré comme cobigérant." D'où la prudence du chef de l'État qui réaffirme à juste titre, je suis tout à fait de votre avis, euh on est dans une posture défensive qui consiste surtout à dire à nos alliés du Golf qui se sentent un peu floués par les Américains, euh et bien regardez, nous on sera le partenaire de compensation.
Il faut bien voir que dans cette triangulaire, la relation entre les Américains et les pays du golf, ça a toujours été le l'allié privilégié. Lorsque les États-Unis et ces pays du golf se chamaillent après le 11 septembre, et bien ces pays du golf font appel à la France qui intervient. C'est le ce que j'appelle le partenaire de compensation et c'est pourquoi la solidarité s'affiche auprès d'eux.
Mais la France n'a aucun intérêt à aller effectivement de participer à la guerre. et le président de la République l'a bien dit en corps et il a tout à fait raison. Justement, avant d'avancer, j'accueille Guillaume Lasconcongarias.
Bonsoir. Vous êtes euh cher euh historien militaire pardon et ancien et chercheur au collège national de de l'OTAN. Euh il y a un débat sur ce plateau, on l'entend justement sur la position française.
Est-ce qu'aujourd'hui la France est sur une ligne de crête après ce mort la mort de ce soldat français et ce déploiement de cette armada avec le Charles de Gaulle qui est arrivé ou qui est sur le point d'arriver ? Est-ce que la France joue un jeu dangereux sur cette sur ce conflit ? Non, alors je dirais pas un jeu dangereux, au contraire, il y a une forme là encore de dire de lien très net entre ce que l'on annonce dans nos documents stratégiques et ce que l'on fait dans la réalité.
Autrefois, on utilisait le terme de puissance d'équilibre. C'était avant la revue nationale stratégique de 2025 pour définir le la façon dont la France se positionne entre différents acteurs internationaux. Sachant que pour nous le terme exact, on évoquait le terme de solidarité stratégique, on pourrait dire aussi le terme de crédibilité.
Euh je pense que les deux vont ensemble et et ce qui est intéressant, c'est de mettre en avant le fait que par rapport à la fois aux États du golf, mais aussi quand on regarde le déploiement du Charles de Gaulle, c'est d'abord en lien avec un pays qui est dans l'Union européenne, c'est autour de Chypre. C'est aussi comme ça qu'il faut le rappeler. C'est d'abord pour cette partie particulière d'intérêt toujours pour la France qui est la Méditerranée orientale.
Alors, il y a Chypre et il y a aussi effectivement le Liban. Mais là encore, on est, il faut toujours le rappeler, euh dans une posture d'équilibre, de crédibilité et aussi dans l'idée que la garantie de sécurité qui a autrefois été apportée par les Américains et bien aujourd'hui elle va devoir être compensée par d'autres acteurs et c'est un jeu que la France a déjà engagé il y a plusieurs années et d'ailleurs on considère aujourd'hui de moins en moins les pays du golf comme des marchés d'armement que comme vraiment des partenaires stratégiques et on les aide à monter en gamme. Il faut aussi rappeler que si ce soldat a été tué en Irak, c'est parce qu'on a un un partenariat stratégique avec l'Irak depuis maintenant une douzaine d'années, je crois, sur lequel on bah finalement on a des actions de formation commune avec l'armée iraakienne.
Alors, il y a peut-être un élément que l'on a appris aujourd'hui qui pourrait nous faire comprendre ou en tout cas nous donner des éléments pour expliquer cette position française qui reste assez mesurée après la mort de ce soldat français. Selon les informations du Financial Times, aujourd'hui, la France et plusieurs capitales européennes discutent en ce moment même avec Teran pour ouvrir ou négocier une voie de passage pour ces bateaux dans le D3 d'Ormose. On le sait, le D3 d'Ormose est bloqué depuis plusieurs jours maintenant, plusieurs semaines même et c'est tout l'enjeu économique stratégique dans cette région. notre journaliste, notre envoyé spécial sur place Thomas Misrakiqu avec Thiba Bruc et dans le golfe d'Oman tout près de ce tr d'ormouse.
Est-ce que Thomas ces négociations peuvent débloquer la situation ? Oui, c'est capital effectivement parce qu'il y a euh beaucoup d'énergie, beaucoup d'argent en jeu dans ce D3. En temps normal, environ 3000 navires y passent chaque jour.
Cela représente, pour vous donner un ordre d'idée, entre 20 et 24 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturelquifié. Donc c'est capital et bien que ce trafic puisse reprendre pour les pays européens. Ce qu'affirme le Financial Times, donc le le quotidien britannique, et bien c'est que plusieurs pays européens, la France, l'Italie Aur est aussi essayé tente de négocier directement avec l'Iran pour assurer le passage de leur navire bloqué que ce soit d'un côté ou de l'autre.
C'est important. Pourquoi ? D'abord parce que selon des informations qui ont été confirmées, bien la Turquie a réussi à négocier le passage de l'un de ces navires.
Il y a une quinzaine de navirtures qui sont bloquées à l'intérieur de de ce D3 ou à proximité de ce D3, et bien l'un d'entre eux a pu donc passer avec l'accord des autorités iraniennes. Donc les autres pays européens pour certains d'entre eux en tout cas se disent qu'ils ont tout à à gagner à tenter de négocier directement avec Terran. Il y a plusieurs petits problèmes à cette stratégie.
D'abord, l'Europe n'est pas sur la même longueur d'onde pour ce qui concerne chacun des des pays. Par exemple, la Grande-Bretagne a fait savoir qu'elle allait pas négocier directement avec le régime iranien, ce qu'a choisi de faire la France. La France qui entretient, vous le savez, des rapports, on va dire direct avec l'Iran.
Président Macron s'est entretenu avec le président iranien il y a quelques jours. Discussion qualifiée de de rugueuse. Mais le choix qui est fait par la France et bien c'est de discuter.
Alors discuter pour le pétrole ça peut aussi amener à discuter pour autre chose. Ce n'est pas la stratégie que font tous les Européens. Ce n'est pas non plus la stratégie qu'on les Américains qui veulent eux imposer et faciliter ces passages du pétrole et du gaz naturel par la force avec leur armement.
Ça reste compliqué à faire pour plusieurs raisons. D'abord parce que les Iranens ont toujours des drones, ils ont des missiles. Alors même si les capacités militaires dans la région sont capables d'intercepter ces drones et ces missiles, il y a aussi les mines.
Vous savez que plusieurs bateaux poseurs de mine ont été détruits par les Américains ces derniers jours, mais l'Iran posséderait entre 2000 et 6000 mines marines. Donc de quoi encore perturber évidemment le passage des pétroliers dans ce D3 d'Ormouse. Pour vous donner un ordre d'idée, le D3 d'Ormous à son point le plus resserré, c'est 54 km.
Donc c'est assez vaste, sauf que les deux couloirs de navigation qui sont empruntés par les les navires ne font que 3,7 km chacun. Donc ils sont relativement faciles à bloquer. Thomas Misraki avec Thba Brut, Thba Bruc dans le golfe domaine.
Hélène Bonet. Est-ce qu'un deal aujourd'hui est possible avec Ton sur ce sujet du droit d'ormous ? Je n'en sais absolument rien.
Je ne sais pas. Va falloir voir dans les dans les prochains jours. Non mais qu' y a des tentatives, c'est intéressant.
Et ça montre aussi que il y a il y a sans doute une volonté. Voilà, de de modération mais qui est pas simplement française. On parlait de la Turquie aussi ces derniers jours qui a été visée par des par des missiles euh pour rediscuter avec des diplô non mais attention, on sait pas toujours bien entendu avec les Iraniens mais ça reste des partenaires économiques.
On sent que il y a beaucoup de pays effectivement de la région ou même nous européens qui n'avons pas envie de rentrer dans une confrontation avec l'Iran. On n'y a pas forcément intérêt pour tout un tas de raisons. Et alors, est-ce que l'Iran va accepter euh de de négocier avec les pays européens pour les laisser passer ?
Elle a fait visiblement pour la Chine. Euh on n'est pas tout à fait dans la même posture. Il y a un gros point d'interrogation quand même.
Juste avant de vous donner la parole George Barpunot, écoutons Guillaume Vernet, le porte-parole de l'armée française qui confirme que les négociations avancent de cette manière puisque la France va tenter de faire passer plusieurs bateaux. Écoutez là, s'agissant du D3 d'Ormouse. Aujourd'hui, la priorité c'est d'abord de supprimer la menace.
Donc en fait d'envisager cette cette possibilité avant cesser le feu ou avant au moins une réduction des hostilités dans cette zoneel n'est pas envisageable. Et donc ça veut dire que ça serait d'abord le fruit. C'est pour ça vous parlez de question de négociation avec client.
On ne peut pas imaginer ça sans en avoir parlé avec client. Donc c'est bien un préalable à tout le reste. Charge Malbron.
Oui. Évidemment que l'Iran, il faut signaler d'ailleurs que l'Iran n'a jamais autant exporté de pétrole depuis longtemps qu'au cours du dernier mois là parce que l'Iran laisse passer ses bateaux laisse passer les bateaux chinois qui pourra acheminer le le pétrole. Euh, d'autre part, en euh le paradoxe dans la situation, c'est que euh l'Iran ne veut pas d'une négociation euh qui conduirait à un cesser le feu temporaire.
L'Iran veut un cesser le feu euh qui lui permette de assorti de garantie qui lui évite un 3è round. Après les juin où ils négociaient, ils sont ramassés quelques coups sur la tête. en janvier où ils négocient, ils sont ramassés quelques coups.
Donc l'Iran aujourd'hui nous dit "Nous ne voulons pas euh de négociation euh autour d'un cesser le feu temporaire. On parle effectivement l'Italie, la France. Euh on sait aussi que la Russie sur le le dossier nucléaire négocie.
La presse américaine a rapporté des indiscrétions selon lesquelles l'Iran les États-Unis ont demandé à l'Iran qu'est-ce que vous voulez pour arrêter ? Et l'Iran n'a pas répondu. L'Iran a fait demander au aux Français de les États-Unis ont fait demander à la France de passer ce message vraisemblablement lorsque Emmuel Macron a parlé au président Pesquian.
Et donc voilà, il y a une et la réponse iranienne de dire on veut quelque chose qui soit qui soit bouclé. Et l'objectif, et c'est là où ça va être difficile à atteindre parce que l'objectif stratégique de l'Iran, à la fin de la guerre, c'est d'arriver à une espèce de de nouvel équilibre euh régional euh quiffasse que et bien ils ne seront plus visés par une guerre. Et ils réclament aussi la levée des sanctions.
Donc ça risque d'être compliqué. Donc c'est pour ça qu'avant il peut y avoir effectivement des négociations. Et l'Iran aujourd'hui comme elle a la clé autour du D3 d'Ormous, elle l'a dit.
Elle l'a dit déjà depuis 15 jours, tout pays qui veut faire passer ses enœurs nous appelle, nous négocie, vous faites ami ami et vous et vous passez. Évidemment que c'est un scénario qui peut difficilement se passer mais voilà, tous les canaux ne sont loin d'être rompus et à Paris, on dit bien qu'on cherche une solution diplomatique au conflit. Alors, parallèlement à ces négociations, il y a la guerre qui continue et Donald Trump, lui, qui continue de menacer et qui est loin de ralentir.
Selon le média israélien israillum, le président américain a donné son feu vert pour une extension du conflit, une opération terrestre israélienne au Liban. On va retrouver justement sur place en Israël tout près de la frontière libanaise notre correspondant Nicolas Rouget. Et Nicolas, vous êtes sur place.
Est-ce qu'on on sent après cette annonce feu vert américain que quelque chose se prépare du côté israélien ? Oui, tout à fait. Alors, on le voit ici sur les routes he énormément de transports de troubles, mais d'armement aussi des tanks, des blindés, les pièces d'artillerie qui pilonnent, hein, le Liban à longueur de journée, vous les entendrez peut-être même pendant ce direct, c'est vraiment toutes les minutes ici euh à la frontière libanaise.
Je suis ici à Metoula et vous voyez dans la population locale, on sent bien ce sentiment, cette pression qu'elle met sur son gouvernement aussi pour mettre des bottes sur le terrain. Le l'idée, c'est de pousser l'occup une certaine occupation israélienne jusqu'au Luthanie, une occupation israélienne qui serait asymétrique. Vous voyez ici à ma gauche, ce sont des villages chrétiens.
Il y a encore des lumières. Ici à ma droite, il y avait une ville de 25000 habitants Phar Quilé qui a été vidé. C'est ce plan semble être bien en route la la population ici à l'oreille du gouvernement israélien et de l'armée qui semble prête à bondir.
Merci beaucoup Nicolas Rouget. Comme en écho, on va retrouver du côté libanais notre correspondant Arthur Saradin. Du côté de de Beout.
On le sait, les évacuations euh sont nombreuses depuis plusieurs jours maintenant après ces ces menaces israéliennes et ses frappes. Est-ce que ces évacuations après ce feu vert américain se sont intensifiées ? Euh Arthur ?
Alors Arthur qu'on retrouvera juste après une réaction d'abord sur ce feu vert américain Guillaume Lasconcongias. Alors, en fait, c'est pas une véritable surprise, mais ça démontre bien quand même qu'il y a euh deux types de guerres qui sont en train de se mener. D'abord, il y a la guerre entre l' Israël et le Esbola euh avec cette dimension terrestre essentiellement.
Et puis euh effectivement, il y a la guerre aérobalistique avec euh aussi son volet naval en Iran. Le fait de donner l'autorisation d'avancer au moins jusqu'au Litanie, voire peut-être au nord, c'est créer une zone tampon. H mais une z tampon est-ce qu'elle suffira déjà d'une part ?
De deux c'est une extension sans limite du conflit parce que là ça va créer véritablement des molles de résistance et ça risque d'être extrêmement compliqué. Faut jamais non plus ignorer que le esbola est dans cette zone là depuis longtemps. Ils se sont préparés.
C'est un peu ce qui se passe alors sur une version terrestre ce qui se passe aussi à Ormous. On a en fait, on est en train de faire le jeu d'un adversaire qui s'y est préparé. Oui, ce sont des jeux des dire un entraînement, un war gaming si vous voulez, sauf que là c'est la réalité euh avec des adversaires qui s'y sont préparés, qui sont évidemment dans une logique presque eschatologique.
C'està dire on peut y mettre derrière tout ce que l'on veut mais ils sont prêts et donc quelque part la dimension notamment de la des pertes humaines risque de monter de manière assez radicalement dans dans les peut-être à partir du moment où ça va se dérouler. Je vous coupe, je suis désolé euh Guillaume Lascon parce que priorité évidemment à nos équipes qui sont sur place, on va retrouver justement Arthur Saradin. Je le disais, vous êtes à Beou avec ces évacuations qui se sont enchaînées et ces derniers jours avec les frappes israéliennes.
Est-ce que à l'annonce de ce feu vert américain d'une extension d'une éparation terrestre, les évacuations se sont intensifiées ? Alors oui, elles sont intensifiées. C'est-à-dire que depuis plusieurs jours déjà, le sud du Liban était euh totalement visé par une un ordre d'évacuation qui concerné 300000 civils jusqu'à ce qu'on a jusqu'à ce qu'on appelle le feuve litanie.
Et bien depuis hier, ces ordres d'évacuation remontent jusqu'au nord, jusqu'à presque la ville de Saida, on est sur presque 20 % du territoire libanais qui est amené à être totalement euh déplacé de ces populations en préparation d'une incursion de l'armée israélienne. He ça fait plusieurs mois déjà que les Libanais s'inquiètent de cette de cette invasion de l'armée israélienne avec un processus de désertification qui avait déjà été mené notamment dans les premiers kilomètres du Liban après la frontière. Et on voit avec ce feu vert de Trump et bien que les troupes israéliennes vont pouvoir revenir et peut-être à terme et c'est le traumatisme qu'a laissé la précédente occupation israélienne qui avait duré plus de 20 ans au Liban peut-être rester sur ces territoires où aujourd'hui les habitants commencent à partir.
Merci beaucoup Arthur Sarada en direct de Beou. Jusqu'où va aller Benjamin Netaniaou Galagerfenwick ? Ben, c'est la grande question.
C'est-à-dire qu'il ne cesse d'appeler à, je cite, la victoire totale, mais ça ressemble énormément à la guerre permanente puisque ce cauchemar infligé à la fois par le Esbola avec l'aide de l'armée israélienne aux libanais et aux libanaises, ils le connaissent malheureusement tristement par cœur et depuis un moment déjà. C'est-à-dire que l'on sait et la France et d'autres le disent, la solution ne sera pas militaire. C'est-à-dire, c'est évidemment fantasmagorique d'aller penser qu'ils vont déloger chaque combattant du Esbola, chaque personne qui adhère à l'idéologie et cetera alors qu'il y a une opportunité pour créer creuser un écart qui est déjà manifeste entre la base et j'allais dire les échelons supérieurs qui ont largement été éliminés par les Israéliens jusqu'au cesser le feu paré à la à la fois par la France et les États-Unis à la fin de l'année 2024. violé à de multiples des milliers de reprises selon l'ONU par Israël.
C'est le Esbola là qui choisit de faire démarrer ce ce round entre guillemets en au passage pour citer la une de l'excellent l'Orient le jour suicidant le pays alors que à la fois le premier ministre Nawaf Salam et le président Joseph Aoun leur ont interdit de le faire. Mais avec quel moyen ? C'est ça qui est en jeu, c'est de donner au FAAL, aux forces armées libanaises les moyens d'exercer la souveraineté du Liban sur tout le territoire libanais au-delà du Litanie en faisant enfin respecter la résolution 1701.
Je rappelle juste au passage que nous la France nous joue un rôle, j'ai parlé du CC le feu, j'en termine par là, mais nous avons 700 Français qui font partie de la finule et qui malheureusement ont un mandat qui ressemble peu ou prou à celui d'un garde garde champre qui ne peuvent qu'observer un Liban qui à nouveau va et c'est déjà le cas Arthur Saradin l'écrivait très bien énormément souffrir avec un résultat très incertain. Vous êtes d'accord général, aujourd'hui on se dirige vers une opération euh d'occupation longue durée de des militaires israéliens au Liban. Oui, je pense qu'ils vont occuper le essayer de réoccuper le le sud Liban jusqu'au fleuve britan.
Alors pour bien rappeler à tout le monde le fleuve Britani, pourquoi ? c'est parce que c'est la limite de tir euh des des roquettes, grosso modo. C'est-à-dire que si on occupe jusqu'au fleuve litanie, on s'assure qu'il y aura pas de tir sur Israël ensuite.
Ce qui est ce qui est curieux dans cette affaire là, c'est que bon, le Esbola a était extrêmement affaibli, mais par cette offensive, Israël redonne une légitimité politique en fait au Esbola quelque part. C'està dire qu'il il lui redonne cette il le réaffirme comme de ses adversaires prouvant bien qu'il a pas été détruit. Et donc là, c'est cette légitimité politique, c'est une légitimité de l'action.
Et euh ils ont euh bien montré en 2006 qu'ils étaient capables d'infliger des pertes, hein, parce que la la campagne de 2006 a pas été une campagne pavé de rose, hein. Ils ont il y a eu des embuscades, ils sont ils ont perdu des Mercava et cetera. Donc il est pas possible là que comme Netaniou est dans une logique quand même assez jusqu'au boutiste avec l'Iran et avec le esbola qu'on qu'on entame une campagne de de longue durée et mais qui me paraît très incertaine parce que moi je n'ai toujours pas compris comment on détruisait on peut détruire une armée mais on détruit pas une idéologie, on détruit pas des idées et puis et on détruit pas le le la la volonté si vous voulez de résister quand il y en a un qui tombe, il y en a deux qui se relèvent.
C'est c'est assez compliqué. Je suis d'accord avec Galaguer la solution là-bas n'est certainement pas militaire. Ça se saurait parce que Israël est en guerre depuis suffisamment longtemps pour savoir que si la guerre ils ont si si la guerre était la solution et ben il serait déjà en paix depuis très longtemps.
Alors justement, je vous le disais, Donald Trump lui n'est pas prêt de s'arrêter, n'est pas prêt de ralentir dans son opération. Euh le président américain qui s'est exprimé ces dernières heures et qui a a rappelé euh que les États-Unis allaient frapper très durement l'Iran et ses proxis, en tous les cas la région dans les prochains jours et notamment la semaine prochaine. Écoutez le président américain.
Nous le ferions si nécessaire mais vous savez espérons que tout se passera bien. Nous verrons bien, beaucoup de choses vont se passer car nous les avons déjà tellement endommagés qu'il leur faudrait des années pour se reconstruire et nous allons les frapper très fort la semaine prochaine. Et il y a eu également cette autre information cet après-midi qui nous est parvenue, le Pentagone qui a approuvé le déploiement de 2500 marines supplémentaires dans la région.
On va retrouver sur place notre correspondante à Washington Marion Russell. On a beaucoup de mal à comprendre exactement de quoi il s'agit. Euh est-ce qu'on peut légitimement peut-être se poser la question d'éventuelles troupes au sol sur l'homme dans la région dans les prochains jours ?
Oui, c'est une information Oui. qui est par le Wall Street Journal il y a quelques minutes maintenant. le déploiement d'un nouveau navire d'assaut dans la zone du Moyen-Orient, le USS Tripoli qui est actuellement près du Japon qui serait donc en route vers le Moyen-Orient avec plusieurs milliers d'hommes, plusieurs milliers de marines qui viendraient avec.
Alors, c'est un dispositif qui n'est pas inédit pour les États-Unis. Ça ressemble au déploiement de Marines qui avait été fait par exemple en 2023 dans la mer rouge dans un contexte de montée de tension avec l'Iran. C'est aussi des moyens similaires à se déployer dans la mer des Careilles pour lutter contre le trafic de drogue.
On sait que c'est un sujet important pour Donald Trump mais c'est ce renforcement des forces sur place et bien forcément ici il l'interroge. Pour l'instant il n'y a pas eu de précision sur l'utilité que ce qui sera faite de ces hommes arrivés qui arriveront dans quelques jours. Mais SLAV pose forcément la question sur le déploiement possible de troupes au sol.
La question n'a vraisemblablement pas encore été tranchée par Donald Trump, mais on voit bien là que le Pentagone, le président américain sont en train de renforcer leur présence sur place avec toujours cette éventualité qui plane d'une d'un déploiement au sol. Il va falloir que Donald Trump soit sur un numéro d'équilibriste entre l'opinion publique complètement opposée à cela et les besoins éventuels que de l'armée américaine pour terminer ce conflit rapidement. C'est en tout cas ce pourquoi plaide le président Donald Trump depuis plusieurs jours maintenant.
Merci beaucoup Maria Russell en direct de de Washington. Guillaume lacongarias George Bronau je vous ai vu réagir sur ce chiffre 2500 marines. C'est de la gesticulation c'est non c'est vraiment stratégique.
C'est plutôt une interrogation sur quoi faire avec une ce qu'on appelle une marine expeditionary unit, c'est-à-dire une composante du corps des marines qui a d'abord cette particularité d'être au service de la Navy une forme d'action amphibie donc depuis la mer en direction de la Terre. La vraie question c'est avec 2500 finalement vous faites soit trop soit pas assez. Et là en l'occurrence j'ai l'impression que pour s'emparer même ne serait-ce que d'un nilo, c'est probablement pas suffisant parce que 2500 hommes, bon seulement il faut déjà qu'il puisse s'emparer, puis ensuite faut qu'il puisse tenir, faut qu'il puisse être logistiquement, faut que ce soit une puissance viable.
Donc quelque part s'emparer de n'importe quel î auge de l'Iran, c'est extrêmement dangereux. vous allez exposer de manière insuffisante insuffisamment protégé ces hommes et on peut l'imaginer en revanche quelque chose qui appartient à la doctrine amphibie c'est créer des formes de déception c'est-à-dire en faisant naviguer en faisant passer transiter ce ce navire là avec les risques que ça ça comporte bien évidemment de vous pouvez laisser peser l'incertitude sur un éventuel débarquement mais ça risque d'être tendu et regardez cette image. en direct dans la banlieu de Tel Aviv nouvelle frappe iranienne vient d'avoir lieu.
Les secours qui sont arrivés sur place, c'est dans la banlieue de Tela Avie. Regardez ces images en direct, LCI évidemment en direct sur place. Le mot de la fin pour vous George Malbrun.
On voit que malgré toutes ces négociations, tout ce qu'on dit depuis le début, la guerre elle elle continue. Oui, parce que de part et d'autres de part et d'autres on n' pas envie d'arrêter. Je vous ai dit l'Iran considère que il lui faut un cesser le feu en bonne et du forme à sortie de garantie et les États-Unis n'ayant pas atteint leurs objectifs si tentai qu'ils aient clarifié défini leurs objectifs et c'est vrai que par rapport au Liban je pense que c'est un piège qui qui est tendu à Benjaminéou mais Israël a compris que la zone justement jusqu'au Litanie n'avait pas été complètement désarné désarmée puisque c'est de là que sont partis un salon de missile contre le territoire euh israélien. et que par conséquent effectivement moi je crois pas à une à une avancée considérable mais il peut y avoir une occupation d'un territoire qui qui est déjà vidé de sa population j' étais il y a il y a 2 mois il y a plus personne et on suivra ça bien sûr sur LCI merci à tous d'avoir animé le grand dossier avec moi tout de suite à vous retrouver IF Calvi pour 24 Yeah.