« FAITES DES BÉBÉS ! » POURQUOI MACRON EST À CÔTÉ DE LA PLAQUE AVEC SON "RÉARMEMENT DÉMOGRAPHIQUE"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:30OuverteRéponse partielle
Quels sont les facteurs expliquant la baisse de la natalité en France depuis 2010 ?
- 7:30OuverteRéponse directe
La natalité est-elle un problème économique récurrent ?
- 12:30OuverteRéponse partielle
Le plan infertilité du gouvernement est-il une bonne réponse ?
- 17:30OuverteRéponse directe
Pourquoi la ministre de l'Éducation a-t-elle scolarisé ses enfants dans le privé ?
- 22:30OuverteRéponse directe
Le financement public des écoles privées est-il justifié ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:20Chiffre
« moins de 700000 bébés sont nés en France en 2023 une première depuis la Seconde Guerre mondiale »
- 23:20Fait
« la mixité sociale dans les établissements privés sous contrat est en fort recul depuis une vingtaine d'années »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
la vraie question c'est est-ce que les couples ont le nombre d'enfants qu'ils désirent si c'est oui bah dans ce cas-là très bienme pas de problème et si la population vieilli il faudra faire avec si c'est non il faut comprendre quelles en sont les raisons est-ce qu'elles sont sociétales c'està dire c'est mal vu d'avoir un enfant mariage tu vois est-ce que c'est médical parce que il y a un problème d'infertilité ou est-ce que c'est des raisons sociale économique c'est ça qu'il faut aller voir bonjour tout le monde je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant porscher l'instant Porsch c'est un petit moment qu'on se prend entre nous avec Thomas pour analyser décrypter et avoir les clés pour comprendre ce qu'il se passe autour de nous ça fait déjà 3 mois qu'on tient le Paris qui a pu sembler fou faire tourner une télé d'info indépendante et engagée des luttes merci pour votre force le média ne tient que par vous n'hésitez pas à rejoindre l'aventure de manière pérenne en vous abonnant à partir de 5 € par mois pour soutenir la première coopérative médiatique de France sur le petit écran nouveauté pour 2024 on le disait j'intégrai souvent vos commentaires et vos questions dans la préparation de l'instant Porcher sachez désormais que nous répondons à une de vos questions économique chaque semaine alors n'hésitez pas en commentaire avec toi Thomas aujourd'hui au programme la polémique autour de la ministre de l'Éducation et sa préférence pour les écoles privées et la politique de natalité d'Emmanuel Macron qui vente le réarmement démographique c'est l'instant porsché [Musique] moins de 700000 bébés sont nés en France en 2023 une première depuis la Seconde Guerre mondiale selon l'INC nous a appris l' FP la semaine dernière il n'en fallait pas plus pour faire paniquer tous les PR politiques de la natalité jusqu'à la macronie la natalité baisse aussi parce que l'infertilité progresse et je parle là d'une forme de tabou du siècle mais les meurs se changent on fait des enfants de plus en plus tard fertilité masculine comme féminine a beaucoup progressé ces dernières années et fait souffrir beaucoup de couples un grand plan de lutte contre ce fléo sera engagé pour permettre justement ce réarmement démographique réarmement démographique he une expression qui a fait grincer des dents tant la politique nataliste peut être une idéologie portée par l'extrême droite avec cette idée de contrer le fameux Grand remplacement les collectifs féministes ont mis le ha là aussi he et pointent le danger pour les femmes de voir régresser leurs droits et liberté notamment avec plusieurs entraves à l'IVG déjà présentes en France la tribune rapporte que l'Élysée travaille déjà sur plusieurs pistes selon leurs informations l'exécutif voudrait généraliser un examen gynécologique pour les femmes et un spermogramme pour les hommes pris en charge à 100 % par la Sécurité Sociale à 25 ans soit l'âge où les femmes sont le plus fertille invité dimanche sur France interre Auberger a confirmé travailler sur cette piste d'autres ont été évoqués toujours dans la tribune on peut lire que le futur plan infertilité prévoit aussi le renforcement de la lutte contre les perturbateurs endocrinien le développement de la recherche sur la procréation médicalement assistée PMA ou encore l'ouverture de 100000 places en crèche ou chez les assistantes maternel d'ici à 2027 l'idée de disposer de jours de congé pour les couples qui sont dans un parcours PMA comme certaines entreprises ont commencé à le faire va aussi être expertisé exite en tout cas toute politique fiscale ou sociale incitative fermé les guillemets Auberger a rectifié le tir en défendant la liberté des femmes à choisir et que le plan du gouvernement était de lu contre l'infertilité ou les facteurs externes qui empêchent le fait d'avoir un enfant quand quand on en a envie Thomas on va un peu fouiller ce sujet là avec toi est-ce que la démographie c'est un problème économique récurrent en fait de de tout temps alors au il y a au 18e siècle au 18e siècle cette question était une vraie question de fond il y a un économiste Maltus qui en a parlé en fait il disait la démographie augmente de manière exponentielle alors que la croissance augmente de manière arithmétique et si à un moment vous avez trop de démographie et pas assez de croissance c'est l'appauvrissement c'est d'ailleurs pour ça qu'il y a tout un tas de politiques qui ont été menées dans certains pays comme la politique de l'enfant unique par exemple en Chine qui visait à contrôler la démographie pour que les richesse puissent être partagé et que ce soit pas l'inverse qui qui ait trop d'enfants pour se partager trop de démographie pour se partager les richesses mais dans les pays dans le monde entier de manière générale depuis le 18e siècle c'est 19e siècle cette idée a été battue nous avons eu toujours plus de croissance pour nourrir la population qui augmenté donc c'est un sujet qui qui a toujours été là en économie et puis là qui revient sur le tapis mais mais c'est c'est un sujet qui est qui est maîtrisé depuis un certain nombre d'années est-ce que la natalité qui diminue en France du coup c'est c'est un problème en fait la natalité en réalité depuis 40 ans elle est elle est plutôt stable enfin la natalité c'est c'est c'est pas un super bon indicateur parce que oui elle depuis 2010 elle baisse mais elle avait réaugmenté à partir des années 2000 vous savez quand vous regardez la fécondité le nombre d'enfants qu'on qu'on peut avoir ça ça la forme d'une courbe en J renversée c'estàd que ça diminue depuis l'après-gerre puis c'est stable et là quand c'est stable vous avez certains pays où ça repart ça a été le cas de la France à partir des années 2000 c'est reparti légèrement puis ça rebaisse maintenant mais depuis 40 ans quand on regarde si on faisait un une tendance c'est plutôt stable et puis il y a d'autres pays où ça s'enfonce très légèrement et ça diminue très fortement c'est le cas du Japon de la Corée de l'Italie voyez de certains pays où là il y a un vrai problème chez nous ça va donc ENF quand on regarde sur des tons il y a pas vraiment de problème après vous savez ce qui est important à regarder c'est ce qu'on appelle la descendance finale c'est-à-dire le nombre d'enfants a une femme au cours de sa vie les femmes qui ont 50 ans aujourd'hui donc il sont nés en 73 qui ont 50 ans aujourd'hui elles ont en moyenne deux enfants donc il y a pas de problème il y a pas de souci les femmes qui ont 40 ans aujourd'hui elles sont à en moyenne c'est une moyenne 1,99 quasiment 2 donc il y a pas de problème donc aujourd'hui c'est impossible de dire on attend la prochaine génération ce ce qu' 30 ans aujourd'hui quiuront 40 ans pour voir parce qu'il y a beaucoup d'enfants qui sont maintenant après 30 ans même après 40 ans ça augmente d'où les problèmes aussi de d'infertilité mais on doit attendre endre encore un peu pour savoir s'il y a un problème ou non pour le moment rien n'indique qu'il y a un problème et c'est ça qui est intéressant chez Macron c'est que Macron et nous sautons tous dessus il arrive toujours à balancer comme ça un truc on est en pleine loi immigration et hop il te rebalance un autre sujet et on parle de cejet on oublie le reste alors que c'est un sujet où oui il peut y avoir peut-être qu'il y a des problèmes d'infertilité parce qu'on les a de plus en plus tard les perturbateurs octrinés enfin d'autres chose la pollution peut-être mais un problème en chasse un autre alors qu'il y a pas lieu d'avoir un vrai problème sur cette question là quand on regarde un peu les données sur le long terme Sandrine Rousseau économiste de base a même dit que c'était une bonne nouvelle qui est que c'est rassurant à l'échelle du monde entier par rapport au réchauffement au changement climatique elle dit aussi qu'on n'a pas besoin pour notre système économique d'avoir plus d'enfants est-ce que tu partages ce point de vue alors j'ai j'ai bien écouté ce ce qu'elle a dit c'est c'était sur Sud Radio je crois c'est ça RMC avec Bour c'est pas RMC c'est Sud oui et et effectivement quand elle l'a dit elle l'a dit avec un peu plus de gêne en fait euh parce qu'elle a eu du mal elle a dit c'est pas politiquement correct je vais vous dire ça en fait elle a commencé par dire que bon ça un peu le même partage que moi ça ne baissait pas et que les femmes étaient libres de leur corps elle a vraiment dit elle a mis des des kimet il faut si on prend tout le propos et puis à la fin elle a dit en même temps ce serait peut-être une bonne nouvelle euh pour pour pour la planète qu'on soit moins nombreux parce que la démographie augmente c'est vrai qu'on était moi quand je fin on était 5 milliards aujourd'hui on est 8 milliards et ainsi de suite et ça va après avec le développement ça ça risque un petit peu stagner mais j'ai du j'ai du mal moi avec avec ce type de raisonnement euh parce que euh déjà la première des choses c'est c'est enfin bon elle l'a dit aussi mais il faut le redire c'est c'est le désir des des couples veulent-ils des enfants ou veulent pas c'est un choix qui qui est typiquement personnel mais après si on regarde tout avec le prisme du climat donc on va se dire quoi si allons jusqu'au bout je car c'est pas ce qu'a dit Sandrine Rousseau mais allons jusqu'au bout du raisonnement donc on va dire bah espérance de vie au Congo Brazaville 40 ans mais c'est une bonne chose h puisque non mais c'est vrai à la fin c'est ça donc si l'espérance de vie augmente c'est une mauvaise chose parce qu'on va être trop nombreux parce qu'on est aussi beaucoup nombreux parce que l'espérance de vie augmente voyez donc si elle continue à augmenter est-ce que c'est non c'est pas une bonne chose et les pays qui ont 40 pour 40 temps d'espérance de vie est-ce qu'il faut qu'ils aient 70 ans comme nous ah bah non parce qu'on sera trop nombreux donc si on commence à faire des calculs comme ça on finit mal la pente vers des choses un peu bizarres donc y compris quand on fait des politiques natalistes je veux dire aujourd'hui la vraie question qu'il faut poser elle l'a dit hein c'est donc je faut pas lui prêter mes propos mais je je montre où est-ce qu'on pourra aller dans le raisonnement euh la vraie question c'est est-ce que les couples ont le nombre d'enfants qu'il désir si c'est oui bah dans ce cas-là très bien problème pas de problème et si la population vieillit il faudra faire avec si c'est non il faut comprendre quelles en sont les raisons est-ce qu'elles sont sociétales c'est-àdire c'est mal vu d'avoir un enfant en mariage tu vois est-ce que c'est médical parce que il y a un problème d'infertilité ou est-ce que c'est des raisons sociales économique et c'est ça qu'il faut aller voir mais justement est-ce que tu peux nous expliquer la baisse depuis 2010 bah ça c'est c'est assz c'est assez intéressant c'est que ça a augmenté dans les années 2000 et puis dans à partir de 2010 ça baisse ça baisse ça baisse ça baisse mais quand tu regardes qu'est-ce qui se passe depuis 2010 en fait 2008 non mais faut vraiment refaire le truc parce que je me dis quand tu es un jeune un jeune de 30 ans aujourd'hui depuis l'âge de 16 17 ans il enchaîne crise sur crise il ne voit que ça de sa vie c'estàdire que sa construction dans dans l'avenir de sa vie les études le couple l'installation et ben elle a été elle a été accompagnée d'un certain nombre de crise 2008 crise financière une crise comme on a jamais vu depuis 1929 2010 crise des dettes souveraines avec un taux de croissance à 0 % la grèe l'austérité qui va peut-être sortir de l'UR enfin vraiment quelque chose d'ASS d'assez compliqué les attentats faut jamais les oublier 2013 je crois et 2015 la crise du covid l'inflation derrière vous avez de manière constante la crise climatique écologique vous avez vu la crise est devenue un état permanent en réalité avec des surprises tous les 2 3 ans comment voulez-vous envisager un avenir serein et faire un enfant et chaque fois c'est des chocs c'est des chocs je veux dire le covid a été un choc l'inflation est un choc la crise économique est un choc et puis vous avez aussi les prix la hausse des prix de l'immobilier donc vous avez vraiment tous les facteurs économiques et sociaux qui vous font reporter l'envie d'avoir un enfant ou même qui vous l'enlève complètement donc moi j'arrive à comprendre que cette génération est de grosses interrogations et de grosses anxiétés face à l'avenir et que ça débouche sur le fait que est-ce que on veut faire un enfant dans ce monde et j'arrive à le comprendre c'est c'est que c'est compréhensible h et du coup il n'en fallait pas plus évidemment de tout ça pour ranimer les débats quels sont les facteurs pour toi qui pourrai aider les couples quand ils veulent un enfant bien de dire quand ils veulent un enfant il y a c'est très difficile à savoir quand on regarde mais il y a un certain nombre de facteurs euh bon bien sûr les facteurs les facteurs culturels sont sont importants che je veux dire on se rend compte que dans les pays où il est mal vu de ne pas être en couple quand on a un enfant et cetera les les femmes renoncent tu euh elles doivent se marier a tout quand il y a vraiment des des traditions très fortes comme c'est le cas en Japon et en Corée c'est c'est c'est c'est très compliqué mais et on on sait qu'il y a des facteurs favorable alors toutes les le congé parental est un facteur favorable pour avoir des enfants la combinaison euh du monde du travail et euh et du monde familial entre guillemets est aussi un facteur favorable on se rend compte aujourd'hui que dans les pays riches le ce sont les pays où il y a le taux d'emploi féminin le plus élevé qui ont un taux de fécondité parmi les plus élevés contrairement à l'idée reçu on pourrait penser que maintenant l'Italie où il y a un taux d'emploi plus faible ils ont des problèmes de de et le Japon ils ont des problèmes de de de de natalité donc là la question vraiment de comment tu articules le monde du travail et le monde familial est très important et puis après il y a aussi toutes les prestations et les politiques publiques lié à la petite enfance les crèches et cetera les les les aides des prestations sociales qui vont t'aider les allocations familiales et cetera tout ça a a un impact favorable donc si on fait le résumé c'est déjà la première question c'est les revenus est-ce que tu peux subvenir à tes besoins parce que un enfant rappelons-le c'est un coupt quand Macron il dit oui il faut faire à des enfants et cetera mais il oublie qu'il y aura une génération qui va devoir supporter effectivement le vieillissement de la population d'accord très bien et et qui va supporter le coût d'un enfant c'est aussi un coût un enfant jusqu'à 18 19 20 21 même pe 25 ans s'il fait des études c'est un cût il faut avoir des moyens donc il faut des revenus ça c'est très important pour se loger des revenus il faut une politique publique euh qui permet d'accompagner les les les couples avec des des crèches et cetera des modes de garde et cetera ça c'est très important et puis il y a l'aspect après culturel qui est important donc voilà voilà les trois choses en fait qui sont très importants qui sont mais qui qui qui n'exliquent pas tout mais qui sont des aspects favorables pour que les gens puissent décider sereinement s'ils le veulent de faire un enfant et ne pas reporter cette décision le débat école privée école publique repart de plus belle en France tout commence avec une des premières sorties de Amélie oua Castera ministre des Sports et de l'éducation après le remanement coup de com de Macron c'était le 12 janvier madame la ministre une question s'il vous plaît sur la scolarisation de vos enfants au lycée Stanislas qu'on a appris aujourd'hui c'est un lycée qui condamne l'homophobie qui condamne l'avortement dans ses enseignements qui prône la non mixité est-ce que dans votre vision de l'enseignement ça révèle quelque chose non là vous êtes totalement dans le procès d'intention alors moi je vais vous dire je vais pas esquiver votre question la première chose que j'ai envie de relever c'est que d'abord si on commence dès le premier jour comme ça sur des attaques personnelles c'est aussi peut-être parce que ce matin ce que j'ai pu exprimer était assez inattaquable sur le fond alors très bien on va aller sur le champ du personnel et bien allons-y moi je vais vous dire pourquoi nous avons scolarisé nos enfants à l'école stanisla je vais vous raconter brièvement cette histoire celle de notre aîné Vincent Vincent qui a commencé comme sa maman à l'école publique à l'école litré et puis la frustration de ses parents mon mari et moi qui avons vu des paquets d'heurs qui n'étaient pas sérieusement remplacés et à un moment on en a eu marre comme des centaines de milliers de familles qui à un moment on fait un choix voilà d'aller chercher une solution différente on habitait rue Stanislas scolariser nos enfants à Stanislas était un choix de proximité et de là débute l'affaire Amélie oua Castera car après cette tirade des anciens ou parents d'élèves de la fameuse école publique litrée ont totalement démenti cette absence de cours la ministre s'est ensuite rendue à l'établissement pour présenter ses excuses sous les hué et cassrolad miapart révèle ensuite un système de contournement de parcours sup au lycée Stanislas le fils aîné de la ministre de l'éducation nationale admu en prépa dans cet établissement l'an dernier a bénéficié de ce système maison qui contrevient au principe d'égalité des chances écrit méia part tout ça a réouvert le débat sur les écoles publiques privées et les subventions de l'État à ces dernières Thomas c'est quoi toi ton regard sur la réponse de la ministre tout d'abord bah comme tout le monde j'ai été étonné normalement une ministre de de l'éducation elle doit avoir une certaine neutralité et là on voit clairement que elle elle avantage le privé sur son histoire personnelle tout en dénigrant le le le le public en disant justement qu'elle a mis ses enfants dans le privé parce que le public n'était pas efficace donc il y a quelque chose d'extrêmement maladroit qui qui montre une forme d'amateurisme mais aussi qui ne surprend pas les gens en réalité parce que nous savons depuis toujours que ces gens-là quand ils ne peuvent pas bénéficier des meilleurs endroits du public ils n'hésitent pas à mettre leurs enfants dans le privé donc il y avait rien d'étonnant mais mais pour une ministre c'est parfaitement condamnable et et scandaleux de ne pas avoir une forme d'équilibre entre ce qui serait le privé et le public et de dénigrer le public pour avantager le privé comme elle l'a fait et en pensant que tout ça est naturel est-ce que ce sont les classe favorisé qui mettent leurs enfants dans le privé mais ça dépend en fait ça ça dépend c'està-d sur Paris oui il faut faut faut vraiment différencier Paris du reste de la France sur Paris oui parce que sur Paris vous avez énormément de collèges de lycées de ou d'écoles de très bonnne qualité qui dépendent majoritairement de votre lieu d'habitation vous habitez dans dans le 5e le 6e vous allez avoir des des monages des la voisi des très très très bonnes euh des très très bons collèges ou lycées euh mais il y a des gens qui décident de mettre malgré tout leurs enfants dans le privé donc le choix qui va être fait par exemple pour quelqu'un qui va vivre à Paris de mettre son enfant dans le privé c'est vraiment un choix pour euh ne pas être embêté voilà c'est c'est pour pour que l'entreçoi soit poussé au maximum parce que déjà à Paris il y a une forme d'entreçoi avec les prix de l'immobilier mais là on le pousse au maximum voilà donc on va mettre par exemple son enfant dans le 6e dans à l'École alsacienne donc là il y a une forme d'entre soi nous sommes entre riches on sera pas embêté parce que à louis- legand parce que à laavisier parce qu'à Montaigne il y avait encore la possibilité il y a quelques années qu'un enfant de très bon enfant de banlieu soit accepté et soit là-bas ce qui ce qui dérangeait ces gens-là qui préféraent le mettre dans dans un enseignement privé pour pour pour favoriser entre soi après c'est moins le cas en banlieu et en province quand vous regardez en banlieu vous avez des lycées par exemple comme espérance à henis ou ce sont des gens qui ont des revenus un peu supérieurs peut-être mais ça n'a rien à voir avec des privé parisiens comme Stanislas comme Fidès à l'époque ou comme l'école ancienne ça n'a absolument rien à voir là on va avoir majoritairement des employés et même parfois en province c'est juste des gens qui ont un peu plus d'argent que les gens qui vivent sur mais qui restent quand même des employés ou des petits commerçants et qui veulent donner un peu plus de chance à leurs enfants eu la Cour des comptes note un net recul de la mixité sociale et scolaire je la cite la mixité sociale dans les établissements privés sous contrat est en fort recul depuis une vingtaine d'années les élèves de famille favorisé et très favorisés qui constituent 41,5 % des effectifs de l'enseignement privé sous contrat en 2000 en représente 55,5 % en 2021 à l'inverse la part des élèves boursiers s'élevé à 11,8 % des effectifs en 2021 dans le privé sous contrat contre 29,1 % dans le public les explication à ce phénomène sont nombreuses c'est toujours ce qui écrit la Cour des comptes l'enseignement privé sous contrat apparaît ainsi majoritairement comme un enseignement de recours face à un enseignement public perçu par une partie des familles comme moins performant et moins sécurisant Thomas comment se joue là le séparatisme social à l'école en France non alors sur sur ce que dit la Cour des comptes il faut faire faut faire attention à plusieurs choses il est vrai que clairement à partir du moment où vous allez dans le privé vous devez payer donc il y a il y a une sélection par le par par le revenu très clairement et et en plus l'école choisit qui elle veut choisir en réalité donc il y a une double sélection donc elle va privilégier des gens qui ont un peu plus de revenus peut-être des des familles qu'elle estime être comme bourgeoise dans l'endroit où elle est parce que la bourgeoisie parisienne n'est pas pareil que la bourgeoisie euh d'une ville du 93 c'est quand même on a des niveaux quand même de revenus de patrimoine complètement différents mais mais elle va se dire bon lui c'est un enfant d'enseignant ou un enfant de de prof de fac ou un enfant de de de de quelqu'un qui aurait plusieurs commerces ou une PME donc il est considéré comme riche relativement à la population locale alors qu'à Paris le très riche de l'école alcienne c'est un enfant de très grand industriel de grandes familles industrielles français c'est complètement différent avec ce qu'on peut voir dans d'autres privés donc il faut faire faut faire quand même attention oui les revenus sont plus élevés mais tout est relatif comme je l'ai dit quelqu'un qui qui va mettre son enfant à espérance à hnais ou ou à Fenelon à vos jours ce n'est pas un enfant d'une grande famille française bourgeoise c'est un enfant de petits commerçants d'employés et c'est souvent des gens qui n'ont pas le capital social de l'école et qui pour donner le plus de chance à leurs enfants sont prêts à débourser de l'argent alors que vous avez à Paris des gens comme notre ministre qui ont le capital social et le capital culturel complètement adapté à l'école mais qui décident de mettre leurs enfants dans le privé pour favoriser un entre soi ne pas être embêté par une minorité minorité dans les lycées publics des des environnements qui pourrai être un peu plus pauvres des enfants de concierge des enfants peut-être dans de de de d'arrodissement périphériques qui ont réussi à aller dans cette école mais mais mais mais c'est pas du tout la même chose c'est pas du tout le même phénomène je veux dire il faut vraiment comprendre une chose c'est que vous avez quand même des gens qui vont faire toute leur scolarité dans le public et qui vont dire moi j'ai fait ma scolarité dans le public c'est super mais qui n'ont fait qu'une scolarité d'entre soi parce que leur lieu d'habitation les amis dans un collège où il n'y avait que des gens comme eux 80 % peut-être 20 % d'une petite mixité que eux ont supporté contrairement à autre ministre qui après vont faire des prépas qui après vont faire des écoles publiques comme science po ou Normal Sup Normal Sup va les payer même pour faire des études et qui vont te dire ah moi je suis un pur produit du public mais ces gens-là sont souvent beaucoup plus des des nantis que des gens qui vont être en province dans une petite ville ou en banlieu et qui vont mettre le leurs enfants dans le privé donc faut pas avoir une pensée binaire vis-à-vis du privé faut pas c'est c'est complètement chaque situation est différente et je pense qu'il y a beaucoup de gens g des classes populaires qui ont dans leur environnement quelqu'un qui a mis ses enfants dans le privé parce qu'il voulait donner plus de chance à à ses enfants pas parce que il voulaient faire de la ségrégation raciale ou parce que c'était un anti la ségrégation sociale pardon c'était un anti ce qui interpelle c'est surtout l'état de l'école publique aujourd'hui he c'est le fond du débat c'est pour ça qu'on débat privé public même si tuas tu tu tu soulèves autre chose quand on sait que les écoles privées sont subventionné par l'État c'est d'ailleurs ce qu'a pointé Aurélie philippeti pardon ancienne ministre de la culture et de la communication sur le plateau de ces politiques hier les établissements il faut rappeler quand même que ils sont financés par de l'argent public c'est-à-dire que aujourd'hui les écoles des riches sont financées par les impôts des pauvres c'est ça la réalité les financements publics pour les écoles privé les écoles privées aujourd'hui en France cette année là ell elles sont financées à hauteur de 12,2 milliards d'euros par an par le par l'État parce que il y a les financ depuis la loi depuis la loi de Bray 1959 voilà il y a des financements de l'État obligatoire il y a des financements des collectivités locales et il y a des financements facultatifs des collectivités locales bon donc ça fait 12,2 milliards d'euros cet argent là il est donc investi par l'ensemble de la collectivité sur un certain nombre d'établissements dans lesquels il n'y a aucune obligation d'avoir de la mixité sociale et cette mixité sociale dans le privé elle a même reculé on est on est passé de 30 % environ hein de de de d'enfants des milieux très favorisés pas seulement favorisé très favorisé 30 % en 2000 aujourd'hui on est à 45 %fisssu de milieu très favorisé c'est la Cour des comptes quiil dit si on prend les milieux favorisés et très favorisés on est à 55 % ce qui veut dire que cet argent public et là je reprend la la notion fondamentale de République parce que la République française elle repose l'un de ces piliers peut-être le pilier alors le financement apporté par l'État aux établissements privés sous contrat est prépondérant dans leur modèle économique 55 % pour le 1er degré 68 % pour le second degré c'est ce que rapportait la Cour des comptes Thomas est-ce que tu partages cette cette indignation bien sûr et à partir du moment où il y a de l'argent public qui va dans dans le privé il faut qu'il y ait des conditions et les conditions ce serait euh qui est effectivement de la mixité sociale euh c'est la moindre des choses qui a des des possibilités d'avoir des des élèves boursier qui ne paye pas et ainsi de suite et là l'État devrait devrait l'imposer c'est c'est c'est c'est une réalité donc oui oui je je partage ses propos après vraiment ce que ce que j'ai envie de dire c'est très important parce que il y a cette pensée binaire moi je je viens du public j'ai j'ai fait j'ai fait le vrai public c'est-à-dire j'ai pas fait le public élitiste j'ai fait la cour neuve viletaneuse les amphies à 300 viltaneuse la cour neuve le doctorat public voyez donc j'ai pas de problème avec ça moi mais il y a un public élitiste il y a un séparatisme social dans le public quand vous faites une école une prépa Henri où vous êtes où vous avez des gens de droite de gauche des grands des grands écrivains ils sont ét tous dans la même prépa ils se connaissent que vous faites une école qui est soit-disant publique comme science po ou que vous faites Normal Sup vous êtes dans une forme de séparatisme aussi social et les pourcentages le prouvent il y a très peu d'enfants d'ouvriers dans C on est obligé de faire la discrimination positive d'aller chercher en banlieu des gens pour les faire venir à sciencep et souvent en banlieu ça ne profite pas au plus au plus pauvres ça profite à des enfants de classe supérieure de banlieu qui arrivent à utiliser cette discrimination positive pour faire rentrer leurs enfants plus facilement dé fils de de prof de fac ou ou de chercheurs ou de prof de agrégé de de de de lycée il y a beaucoup d'exemples là-dessus donc il faut faire attention c'est-à-dire que les classes riches elles ont toujours les classes élevées elles ont toujours su manœuvrer dans le privé comme dans le public et je veux dire ce qui se passe à l'école c'est ce qui se passe en haut société vous pouvez être travailler faire Lena une école de l'administration être au fonctionnairees aux finan et aller ber il dans le privé et ben c'est à peu près pareil qui se passe sur l'école vous pouvez faire une grande école et si ça marche pas on va vous ramener dans le privé pour faire une prépa privée pour revenir ensuite dans une grande école publique et et là il y a aussi une forme de S anormal su vous avez très peu d'enfants d'ouvriers et ils sont payés et vous savez je rappelle toujours moi ce truc qui m'a profondément choqué je l'ai découvert à 46 ans alors que je suis dans l'enseignement supérieur quand j'ai vu les témoignages du très regretté Daniel Cohen il y a eu un certain nombre de témoignages d'économist d'ailleurs plutôt de gauche soit dit en passant qui disait qu'ils étaient six en cours six anormal super avec Dani Cohen je n'ai jamais vu de ma vie à la fac des classes à 6 jamais de ma vie j'ai toujours été dans des TD de 40 50 peut-être 30 si on prenait un TD le samedi matin j'ai toujours été dans les amphi de 300 400 500 et là normals c'est le public et donc moi j'aurais bien aimé je fais normal sub et après je dis à tout le monde je fais la morale de ceux qui vont être en banlieu qui vont qui n'ont pas ce capital social et culturel pour faire les grandes écoles pour choisir première langue allemand pour faire en sorte que leurs enfants soient toujours dans les espèces de pseudo classe européennes y compris dans les lycées publics et après expliquer à ceux qui n'ont pas ce capital là mais un tout petit peu plus d'argent en banlieu ou en province et qui veulent donner plus de chance à leurs enfants en leur mettant dans le privé donc il faut pas avoir cette pensée bébê binaire et simple et je pense que si on interrogait aussi beaucoup de dirigeants politiques de gauche on aurait des surprises d'ailleurs il y en a eu quelquesuns qu'on a interrogé de gauche qui se sont pris un peu les pieds dans le tapis quant à la scolarité de leurs enfants et toi tu trouves que que l'État pousse subventionne ce ce système que tu viens de dénoncer là mais en fait il y a dans le public comme dans le privé une une volonté en fait de faire en sorte toujours que ce soit les mêmes qui se retrouvent ensemble et les autres qui se retrouvent pas ensemble dans les je suis persuadé qui compris dans les dans les collèges et dans les lycées d'ailleurs ça a été il y a des études dans les collèges et dans les lycées parisiens vous avez probablement sur les portes de Paris des lycées où il y a une proportion d'ouvriers beaucoup plus grande puisque c'est moins cher et au centre de Paris dans les lycées publics où il y a une proportion d'ouvriers quasiment inexistante sauf deci de là on sait pas comment c arrivé par là des gens qui ont réussi à avoir l'adresse de machin et cetera donc donc il y a déjà de manière géographique une ségrégation sociale que l'on que l'on retrouve dans les dans dans dans les collèges et les lycées et oui il é en cours àchat que ce soit dans le public ou dans le privé et le privé je pense qu'on a atteint le dernier étage de la fusée c'est pour ça qu'il faut pas que mes propos et l'air de défendre le privé mais on a dans le privé parisien de haute gamme les Stanistlas les écoles alaciennes les fidè on est on est vraiment dans le haut de la fusée c'est-à-dire que c'est les gens qui ont le capital culturel et qui veulent l'entreçoit aussi financier et qui veulent absolument pas qu'on viennent les déranger d'accord mais si vous allez dans dans les grands publics les grands lycées publics parisiens du du centre de Paris vous avez quand même cette entre soi qui existe il faut pas être dupe c'est pas le public tout gentil avec la grande diversité c'est faux h la nomination de Gabriel Atal en tant que ministre de l'Éducation alors que il a toujours été dans le privé parisien on avait fait bondir plus plus d'un aujourd'hui d'avoir Amélie oua Castera après tout cela à la tête du ministère et du ministère des Sports et du ministère de l'Éducation fait poser la question de sa démission a berger ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations et contre cette idée on va regarder je sais pas pourquoi elle aurait pas la possibilité de rester d'être ministre de l'éducation nationale je pense qu'à un moment il faut qu'on qu'on arrête avec ce sujet-là enfin je suis désolé mais un rouvrir la guerre en que certains essayent de rouvrir la guerre entre le privé et public est une très mauvaise idée on a un système qui fonctionne et qui fonctionne bien et notre responsabilité par contre c'est évidemment de garantir que l'ensemble des établissements qu'il soit privé sous contrat ou qu'il soit public respecte scrupuleusement scrupuleusement les règles dans notre pays dans notre République ça a été rappelé à l'établissement en question notamment sur la question de parcours sup par la ministre de l'enseignement supérieur de la recherche par contre aller fouiller dans l'intimité des familles jusque maintenant aux notes d'un des enfants de la ministre je trouve que c'est insupportable ça n'est pas au niveau Thomas est-ce que tu partages ces ces propos moi je pense surtout que ce qu'a fait notre ministre en fait les gens sont pas dupes ils savent très bien que la plupart des gens des hauts dirigeants qu'il soient en politique ou qu'il soient ailleurs ils vont toujours bénéficier finalement du meilleur parcours qu'il soit public ou privé pour leurs enfants parce que ils ont soit les les les connaissances pour que leur parcours soit le meilleur dans le public et donc ils vont faire les meilleurs prépas les meilleures écoles il y a pas de souci et si ça ne marche pas il y aura toujours le privé qui sera en renfort pour faciliter l'entreçoi maintenant quand on est ministre voilà on doit on n pas à dénigrer le le service public euh tout en faisant la publicité euh de de du secteur privé comme elle a fait de l'enseignement privé et donc c'est une faute c'est de l'amateurisme mais on est même plus surpris maintenant que par ce gouvernement il y a un tel amateurisme à tout c'est pas la première phrase qui sera sortie qui sera sorti comme ça de la de la sorte donc bon moi je pense que fut int temp ça aurait été un motif de démission aujourd'hui il y a eu tellement de de choses qui ont été dites et mal faites que le buzz va passer on passera autre chose après mais merci Thomas merci beaucoup et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant porscher nous sommes ravis de de décrypter l'actualité avec Thomas à chaque semaine merci pour tous vos pouces en l'air et commentaires qu'on lit euh sous les vidéos YouTube pour nous deux on vous dit à la semaine prochaine et prochain direct demain à 13h pour l'édition d'actualité du média 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